Compétitivité : « N’attendez pas la rentrée ! » implore Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 2Fait
« il a fallu cinq mois nous le réclamions ici à plusieurs reprises cinq mois pour rendre obligatoire et ça n'est pas encore fait les masques dans les endroits publics clos »
- 3:30Locuteur 2Chiffre
« on nous avait promis 700 mille tests on en fait deux fois moins »
- 5:00Locuteur 2Chiffre
« -11% c'est sans doute un des plus mauvais résultats dans le monde développé en matière de violence de la récession »
- 7:00Locuteur 2Promesse
« annuler le forfait social pas seulement sur les tpe et les pme mais aussi les deux pays »
- 8:30Locuteur 2Chiffre
« la france est désormais de tous les pays d'europe celui qui affiche le taux d'homicides proportionnellement à son nombre d'habitants le plus élevé »
- 10:30Locuteur 2Fait
« il faudra beaucoup de courage il faudra tourner le dos aux idées toutes faites »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le premier ministre le chef de l'état vous a choisi pour diriger le gouvernement de la france il a même eu la délicatesse de choisir aussi vos principaux collaborateurs mais n'oubliez jamais que désormais vous êtes le premier ministre de la france et n'oubliez pas non plus que dans la république il n'y a qu'un seul souverain c'est le peuple français c'est lui et lui seul que vous devez servir dans le cadre de nos institutions républicaines dit caméral vous l'avez site et nous avons été touchés je voudrais simplement redire ce que disait le plus célèbre sans doute des sénateurs victor hugo après bien sûr le président larcher la france dirigée par une assemblée unique ce serait la mère gouverné par l'ouragan ce sont nos institutions et si vous êtes attaché à votre prime gaulliste vous vous en souviendrez votre tâche est lourde à l'image de la lourde épreuve qui accablent depuis plusieurs mois de notre pays elle exige de vous le meilleur et elle exige aussi de nous de la hauteur j'entends depuis que vous êtes nommé de nombreux commentaires qui cherchent à déterminer quel premier ministre vous serez mais l'important n'est pas là peu importe le premier ministre que vous serez ce qui importe c'est ce que vous ferez peu importe votre accent chantant agréable à écouter je dois le dire simplement cet accent est aussi la preuve vocale de ce que disait impôts est le reflet du sol sur les âmes mais ce qui compte au bout du compte ce sera la partition de vos décisions des actes que vous poserez des actes que vous poserez dans une dans des circonstances tellement difficile pour la france avec des crises plusieurs crises en boîte et comme des poupées russes les unes dans les autres crises sanitaires crise économique et sociale et pas la moindre et je terminerai sur celle ci la crise civique la crise sanitaire il vous faudra énormément d'énergie plus d'énergie que jusqu'ici vos prédécesseurs n'ont déployé pour éviter une résurgence j'en prends à témoin deux exemples et masques il a fallu cinq mois nous le réclamions ici à plusieurs reprises cinq mois pour rendre obligatoire et ça n'est pas encore fait les masques dans les endroits publics clos pareil pour le dépistage entendu présent république dire mais on a les capacités mais on n'a pas la demande non c'est pas qu'on a pas la demande on n'a pas la stratégie monsieur le premier ministre pour tester on nous avait promis 700 mille tests on en fait deux fois moins il faut pas attendre la plupart des cas sont asymptomatiques il faut tester pourquoi avoir interdit d'ailleurs les entreprises volontaires les salariés volontaires des dépistages systématiques il faut donc beaucoup plus d'énergie pour régler évidemment cette crise sanitaire pour éviter la résurgence et puis il ya la crise économique et sociale la france est à la croisée des chemins et nous avons un choix terrible entre le relèvement il est possible ou entre l'engourdissement c'est à dire le décrochage le déclin les décisions vous serez amené à prendre dans les prochaines semaines les prochains mois détermineront l'avenir de la france pas seulement pour ce quinquennat mais sans doute pour 10 ou 15 ans qui viennent et partout c'est une course contre la montre les nations du monde les nations européennes ont commencé cette course à la reprise économique nous ne sommes pas bien placé vous l'avez dit vous-même -11% c'est sans doute un des plus mauvais résultats dans le monde développé en matière de violence de la récession il faudra agir agir vite sur deux urgences simultanément l'urgence sociale avec le chômage le chômage sans doute des salariés il faut a toujours préféré financer des dépenses active d'investissement en compétences former plutôt que licencier puis à les jeunes ne vous enfermez pas dans les recettes du passé vous ne bâtir et pas l'avenir avec des vieilles solutions les contrats aidés préféré pour ces jeunes qui sont souvent sans qualification qui ont connu un échec scolaire et ferrer des contrats d'apprentissage d'une nouvelle façon nous avons les propositions monsieur le premier ministre à vous faire et si vous le voulez bien nous les ferons bien sûr l'urgence sociale d'abord l'urgence économique ensuite la clé du relèvement c'est la croissance c'est la croissance mes chers collègues qui paiera nous dette c'est la croissance qui protégera les français du déclassement de l'appauvrissement aussi bien collectif qu'individuel mais pour aller chercher le potentiel de croissance il faut agir agir puissamment sur deux secteurs de secteurs de facteurs sur lesquels la france est faible trop faible l'offre de travail bien sûr les compétences augmenter les compétences de ceux qui en france travaillent mais aussi travailler davantage je ne connais pas dans nos expériences individuelles dans les expériences historiques collective de grande épreuve surmontée dans la facilité oui il faudra du courage oui il faut dire la vérité aux français et tourner le dos à tous les mensonges qu'on leur a fait depuis des années évidemment pour ce qui concerne cette croissance potentielle il y à l'offre de travail mais ici il y à la compétitivité qui est en berne comme l'expriment depuis tant d'années le déficit du commerce extérieur et pour cela il faudra baisser les impôts mais c'est les impôts de production a commencé vous devriez le faire maintenant dans le plfr 3 la c3s dès maintenant baisser les charges au delà de 1,6 smic parce que si vous ne le faites pas vous désavantagés l'industrie et vous voulez pourtant rien du trias lisez la france vous devez faire annuler le forfait social pas seulement sur les tpe et les pme mais aussi les deux pays si vous voulez vraiment relancer puissamment la participation si vous vous dites gaulliste social annulé le forfait social faites le maintenant n'attendez pas la rentrée n'attendez pas demain sans compétitivité il n'y aura pas de souveraineté économique sans compétitivité il n'y aura pas de relocalisation sans compétitivité il n'y aura pas deux ré industrialisation et donc de mobilité sociale parce que de tous les pays d'europe comme vous le savez c'est la france qui s'est le plus tertiarisée nous avons remplacé des salaires de 48 50 mille euros par des salaires plus modestes dans le tertiaire donc il faut déployer les voiles avec ce glaive le glaive la compétitivité de la productivité mais aussi un bouclier le bouclier européen c'est l'allemagne qui depuis quelques jours mes chers collègues cher jean bizet préside l'union européenne c'est avec l'allemagne que les liens se sont un peu rôtissent et il faut les renforcer exiger ce bouclier européen exiger un changement de logiciel pour la concurrence acceptera ton demain face aux chinois et à la planète d'avoir des champions européens pour ça il faut changer le logiciel de la concurrence exige et défendez la pac défendez une politique agricole commune bien sûr mais défendent et aussi une autre conception du libre échange et nous attendons madame la ministre vous qui êtes chargé l'écologie nous attendons avec impatience au sénat qu'on transmette au sénat à notre assemblée pour qu'elle puisse enfin voter le ceta pour que nous puissions voté contre mercer collègues parce que le ceta n'est pas bon ni pour l'agriculture ni non plus pour la planète et nous le ferons nous ferons ce que nous disons et nous le voterons nous voterons contre bien sûr le ceta et puis enfin exigé comme je n'ai entendu d'hervé marseille à quelques instants une frontière wiertz c'est à dire une frontière carbone ce sera bon là encore pour le climat et ça sera encore meilleure du reste pour les emplois il faudra beaucoup de courage monsieur le premier ministre vous avez de la sincérité et je pense que vous avez du courage je n'en doute pas même il faudra beaucoup de courage il faudra tourner le dos aux idées toutes faites un jour discutant avec un journaliste un auteur que j'aime beaucoup hannah arendt avait dealé crise ne devienne catastrophique que lorsqu'on y répond avec des façons tout fait c'est à dire par des préjugés et oui il faudra que vous tourniez aussi le dos à tous ces préjugés à toutes les vieilles recettes oui il vous faut déboulonner les statues pas les statuts qui nous surplombe la statue de saint louis lassitude porte à liszt et la statue de colbert que malicieusement le président du sénat a mis juste dans son alignement et dans le vôtre les statuts quand je parle mes chers collègues ce sont les statuts virtuel ses idoles ses mensonges la première c'est l'argent facile argent magique qui peut croire qu'ils peuvent croire qui peut croire que demain jamais nos créanciers n'exigeront le remboursement de leurs créances qui peut le croire qui peut croire que demain les nations en europe qui compteront auront été les nations qu'ils en ont dépensé sans compter qui peut le penser avec certitude et puis il ya d'autres 7,6 virtuelle celle qui consiste par exemple à faire de la dépense publique le seul critère la mesure la seule mesure de l'efficacité de l'état de l'efficacité des services publics c'est ce que vous faites malheureusement actuellement avec le grenelle de la santé bien sûr il fallait revaloriser les carrières les salaires des personnels présents mais revalorisé faire un chèque de 8 milliards sans ne rien dire de la tarification du financement d'hôpital de sa gouvernance mais aussi de son organisation ses sisyphe c'est le tonneau des danaïdes monsieur le premier ministre donc il faut réformer bien sûr et il faut dire la vérité et non seulement avoir le courage de le dire mais surtout le courage de faire puisque vous disiez il ya quelques temps vous étiez plutôt un taiseux et un faisons bien sûr et puis je terminerais parce qu'elle est fondamentale et qu'elle commande sans doute peut-être tout le reste par la crise syrie ma certitude est que en réalité pour relever pour redresser l'économie d'un pays les ressorts du développement économique sans doute matériel mais ils sont avant tout immatériel ils sont avant tout un matériel parce que et vous l'avez moins prononcé dans ce discours qui hier hier vous avez dû prononcer une quinzaine de fois je crois le mot confiance et bien la confiance est immatériel c'est un climat c'est une atmosphère c'est une relation entre les uns et les autres les citoyens mais sans confiance il ne peut pas y avoir de croissance et nous sommes le peuple de tous les peuples européens voiliers qui avons le moins confiance dans l'avenir qui sommes les plus sceptiques vis-à-vis de nos dirigeants très franchement je vous bien nous mettre dans le même paquet je pense que les français nous mettent dans le même paquet monsieur le premier ministre je ne distingue pas nous nous distinguons pas par rapport au gouvernement mais ce que je vous dis c'est que les français ont sans doute quelques raisons d'être aussi sceptique d'être aussi défiant parce que tous les piliers de nos institutions les uns après les autres ont été ébranlés ébranlé défier la république défier à dijon quand les règlement de différends entre les bandes se règle non pas au commissariat ou à la préfecture mais dans une mosquée défier la république quand les enclaves communautarise séparatistes se multiplient partout en france et quand dans ces enclaves on n'échappe à la règle commune c'est la république bien sûr qui est défiée défier fragiliser la démocratie quand on a tous constaté le taux de participation l'abstention dramatique aux élections locales fragilisé la démocratie quand vous légitimez le tirage au sort la démocratie du hasard la démocratie de la courte paille mes collègues et oui la justification de la décentralisation c'est d'abord d'essayer de recoudre le fil de la confiance dans la proximité et avec la loi note et d'autres textes nous avions construit au contraire la société de la défiance c'est à dire la société de l'éloignement vous devrez construire la société du rapprochement la société de la proximité la proximité c'est l'efficacité nous l'avons montré en pleine crise eu copie c'est en même temps la proximité le lien social le lieu c'est le lien hommes de territoire que vous êtes et en même temps la proximité c'est l'espace de confiance c'était un espace qu'il faut reconstruire mais ne fait pas la différenciation avant de faire de la décentralisation poser d'abord un cadre général et ensuite vous différencier mais fait pâle inverse vous mettrez la charrue avant les boeufs je veux vous le dire au nom de mango aujourd'hui solennellement la démocratie et enfin l'état nation lui aussi fragilisé l'état nation qui est notre façon d'être au monde cette figure historique collective française qui est terriblement ébranlé état nation l'état l'état bureaucratiques qui s'est formidablement dilate et à mesure que l'état régalien s'est rétracté pas un mot du président de la république mes chers collègues le 14 juillet sur le meurtre d'une jeune gendarme pas un mot non plus sur le lynchage à bayonne d'un chauffeur de bus est bien à aiguillon ou à bayonne c'est la loi de la violence ordinaire qui a prévalu la france est désormais de tous les pays d'europe celui qui affiche le taux d'homicides proportionnellement à son nombre d'habitants le plus élevé alors franchement construire et voulait prison est ce que le numerus clausus carcéral tiendra lieu encore de politique pénale ce sont des questions concrètes auxquelles vous devrez répondre parce que l'état a été fragilisée et la nation la nation française déchiré son tissu déchirée pas un communautariste par un séparatisme parent sécessionnisme qui n'ont trouvé en face d'eux pour l'instant qu'une pensée molle que des actes faible que ferez vous reprendrez vous et proposition du sénat en matière d'interdiction par exemple des signes ostentatoires lors des sorties scolaires il y aura des actes concrets à poser là aussi des décisions urgentes courageuse apprendre la nation fragilisé quand certains veulent l'avoir désigné comme coupable éternellement coupables coupables de culpabilité comme disait un personnage dans un film de bergman les fraises sauvages mais si pour être aimable la france voit d'abord se reconnaître coupable comment nous français si nous avions seulement de notre histoire une vision lacrymal et pénitentielle comment pouvons-nous nous projeter dans l'avenir pour surmonter l'épreuve comment est-ce qu'on peut si on dit que la france est un contre-modèle vouloir que les jeunes générations qui sont sur la voie de la sécession puis s'agréger le destin collectif je vous le demande comment vous devrez porter fièrement les couleurs de la nation française nos valeurs aussi alors pour terminer monsieur le premier ministre je serais bref pour dire que la conviction qui nous habite et qui m'habite c'est que vous ne pourrez pas répondre à la dépression économique et sociale sans répondre à la dépression cilic c'est à dire à la défiance la défiance et les filles de l'impuissance cette impuissance plus aucun artifice de communication désormais arrive ne parvient à la masquer la politique crève elle crève de cette obsession de crever l'écran depuis le début du quinquennat sans doute aussi avant évidemment beaucoup de français ont été perdus et ils sont perdus ceux qui veulent retrouver dans la politique ce n'est pas un nouveau chemin ce n'est même pas un nouveau monde ceux qui veulent retrouver c'est la france la france avec son audace la france avec sa fierté la france avec sa destinée un peuple libre unie face à l'épreuve unis dans un idéal français qui est l'est d'el al qui nous rassemble quelles que soient nos appartenances partisanes ou géographique c'est cet idéal français il doit dessiner notre chemin il doit dessiner la seule perspective si vous l'emprunt très nous serons à vos côtés si vous en détourner nous combattrons votre politique vive la république et vive la france [Musique]
Bruno Retailleau