Médecine "On espère que le temps libéré par l'IA va profiter au patient"
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« Cette IA, elle va probablement quand même libérer le médecin d'un certain nombre de contraintes aussi. »
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« On peut espérer, ça se dit beaucoup en ce moment, que ce temps libéré ça va être du temps qui va profiter au patient. »
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« J'utilise très peu de mes connaissances apprises en première année, 2è année et pourtant elles sont nécessaires. »
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Cette IA, elle va probablement quand même libérer le médecin d'un certain nombre de contraintes aussi. Et on peut espérer, ça se dit beaucoup en ce moment, que ce temps libéré ça va être du temps qui va profiter au patient. Ce que je constate en tant que praticien de terrain urgentiste, je vois beaucoup de patients lambda.
J'utilise très peu de mes connaissances apprises en première année, 2è année et pourtant elles sont nécessaires. C'est un socle de connaissance nécessaire. Est-ce qu'il faut pour autant rallonger les études ?
Je ne pense pas. Est-ce qu'il faut pour autant continuer à avoir toute cette formation théorique et cetera ? On pourrait l'édulcorer, on pourrait intégrer un facteur fondamental, c'est l'intelligence artificielle qui va considérablement révolutionner euh nos pratiques et révolutionner la connaissance dans le sens où il y a pas que nous qui avons la connaissance maintenant.
Moi mes patients aux urgences, ils viennent avec chat GPT, avec Claude, avec Perplexity, avec déjà des éléments. C'est bien, c'est pas bien, on est d'accord, on n'est pas d'accord, c'est pas le problème. C'est la réalité.
Je peux pas être contre Internet. directeur médical de Doctimo. On a voilà une information médicale, 7 millions de français chaque mois qui viennent regarder qui parfois arrivent avec la fiche et cetera.
Donc il va falloir et tout ça il faut l'intégrer dans le cursus et il y a probablement un décalage là entre le cursus, la formation initiale et la réalité de pratique du terrain. C'est pareil en pharma en terme de formation on n'est pas pour l'instant forcément bien formé je trouve à ces nouveaux outils, à la télémédecine, à l'IA. Pour l'instant, c'est quelque chose qui manque dans nos études et je pense et je pense pouvoir affirmer que en France, on a un train de retard pour l'instant par rapport à ça.
C'est en train, vous citiziez tout à l'heure, tout ce qui va être la Corée, le Japon, là où c'est assez bien implémenté parce qu'ils ont été visionnaires sur cette des choses et nous on n' pas été. Et en fait, de ce côté-là, même si on essaie de faire changer les choses, encore une fois, par rapport à tout ce qui est déjà dans les programmes, toutes les toutes les les connaissances qu'on doit déjà acquérir, c'est encore des choses en plus alors que les études ne sont pas extensibles. Et donc c'est toujours qu'est-ce qu'on supprime, qu'est-ce qu'on garde.
Oui, c'est très compliqué. Mais en tout cas, pour l'instant à mon sens et en tout cas à la faculté d'Amien et comme dans de nombreuses facultés, on n'est pas suffisamment formé à ça. On a des yeux optionnels parfois mais ça devrait pas être optionnel.
Bien évidemment qu'il faut il faut intégrer l'intelligence artificielle. Elle est déjà, j'ai visité une unité de radiologie, un centre de radiologie il y a il y a quelques mois où l'intelligence artificielle est est déjà présente, hein. Elle est présente, il faut pas s'en priver mais effectivement il faut garder la clinique parce que c'est c'est ce contact avec les patients qui fait la noblesse de la médecine aussi.
Et puis l'écoute, moi je me souviendrai toujours d'un d'un médecin généraliste qui s'asseyait dès qu'il le pouvait au bout du lit du patient. Et il me dit en en s'asseyant, je restais pas plus longtemps avec ce patient-là qu'avec d'autres, mais ils avaient l'impression que j'étais resté longtemps à leur écoute. Je crois que ça faut pas l'oublier.
Qu'on peut-être dire d'optimiste en conclusion, c'est que cette IA, elle va probablement quand même libérer le médecin d'un certain nombre de contraintes aussi. Et on peut espérer, ça se dit beaucoup en ce moment, que ce temps libéré, ça va être du temps qui va profiter au patient. Ça va être du temps d'écoute, ça va être du temps de contact, de discussion, d'empathie.
Euh voilà, j'espère que c'est comme ça que ça se passera mais je pense qu'on peut l'espérer.