Iran-Israël : fake news, arme moderne de guerre ?|LCI
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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Jordan OlivierFait
« Cette information a été reprise par de nombreux médias, notamment les médias proches du pouvoir iranien. »
- 12:00Alexandre CapronFait
« Nous avons retrouvé puis interrogé la première personne à avoir posté cette explosion, un spécialiste du marketing sur internet proche du régime iranien. Il nous a avoué avoir généré cette vidéo par intelligence artificielle. »
- 14:00Michael LenéFait
« La vérité est dévaluée, où finalement on souhaite se débarrasser de la réalité, où l'intelligence finalement va servir de plus en plus à justifier nos croyances. »
- 19:00Michael LenéChiffre
« On met 14h à démentir une fausse rumeur sur X et 2h à confirmer une information vraie. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ce nouvel épisode des vérificateurs avec vous Tristan France et avec la vérife de la semaine. On va voir et bien que la guerre ne se passe pas que sur le terrain, ne se passe pas que par les armes, elle se passe aussi par la manipulation du récit. Et ce matin et bien grand angle sur les 12 jours de ce conflit entre l'Iran et l'Israël.
Vous allez voir des images des images du suite nucléaire de FDau qui a été bombardé par les Américains. Et bien toutes ces images que vous voyez à l'écran sont de fausses images qui ont été générées par l'intelligence artificielle. La bataille a fait rage sur les réseaux sociaux avec des campagnes de désinformation inédites.
Bonjour Jordan Olivier, merci d'être avec nous pour la vérif de la semaine. Des centaines de vidéos de propagande ont inondé les plateformes pendant ce conflit. Oui, avec un premier tweet à vous montrer ce matin.
Il a été publié très rapidement dès le déclenchement du conflit. Près de 19 millions de vues. Vous le voyez, c'est considérable.
L'image est est censée représenter Tel Aviv sous le feu des missiles iraniens avec une mention, une légende. Ce n'est pas de Lia, c'est Telaviv. Peut peut-on lire ?
Alors, doit-on croire cette légende ? et ben ce n'est pas vraiment le cas puisque nos collègues des vérificateurs ont ont mené l'enquête et ils ont trouvé la même photo postée, vous le voyez sur un compte Facebook, un compte tenu par un graphiste égyptien, son nom est d'ailleurs sur la photo, Facebook a ajouté une mention comme il le fait de de temps en temps, juste en dessous du nom, notice sur les sur l'IA. Cela signifie que ce cliché a pu être fabriqué par l'intelligence artificielle et surtout, c'est peut-être là l'information la plus importante, ce cliché a été relayé juste avant que Telélaviv ne soit réellement visé par les missiles iraniens, ce qui rend impossible évidemment son authenticité.
Vous l'aurez compris, il faut se méfier des images que l'on peut trouver sur internet, ça c'est une certitude. Certains signes aussi minimes soit-il peuvent vous mettre la puce à l'oreille. Mais c'est très compliqué Jordan parce que ces images sont tellement crédibles que quelquefois et bien elles sont relayées par des médias officiels.
Oui, c'est le cas avec euh cette autre tweet qu'on va voir euh tout de suite derrière euh moi. On y voit la carcasse d'un avion, euh vous le voyez, carcasse d'un avion présenté euh comme un F35 israélien abattu par la défense iranienne. Le problème, c'est que de nombreux éléments ne collent pas vraiment avec la réalité.
Plusieurs détails d'ailleurs ont été inspectés par des spécialistes. L'emplacement l'emplacement ici de l'étoile de David, l'aile également, puis le nez le nez de l'avion. Et bien tous ces éléments ne collent pas du tout avec la réalité et ne répondent pas à ce qu'on peut attendre d'un avion F35 israélien.
Tout ça a été démontré, je vous le disais, par plusieurs experts. Il s'agit donc d'un avion généré par l'intelligence artificielle. Le problème c'est que cette information a été reprise par de nombreux médias, notamment les médias proches du pouvoir iranien.
Vous le voyez avec Tasnim News, média proche du pouvoir iranien à la au journal télévisé. Ici, le présentateur explique que l'armée de l'air a abattu ce F35 dans l'ouest du pays et que le pilote s'est éjecté. Évidemment, c'est totalement faux.
Totalement faux. Totalement faux. Mais ce n'est pas le seul euh euh camp à avoir relayé des fausses informations.
Je Oui, avec l'armée israélienne aussi. Là, on n'est pas à la télévision euh mais sur les réseaux sociaux avec un tweet qu'on va vous montrer. Voilà ce tweet qui comptabilise quand même près de 4 millions de vues.
Etsal point du doigt l'Iran pour ses attaques. Attaque contre des civils. Ces images ont été diffusées le 13 juin dernier.
Vous le voyez sur le compte officiel de de salle. Le problème c'est que les six premières secondes qu'on vous a identifié ici, les six premières secondes de la vidéo n'ont rien à voir avec l'attaquant en question. Ce sont des images qui datent d'octobre 2024.
À l'époque, la tension était montée d'un cran dans la région. Israël accusait l'Iran de financer le HA suite au aux attaques du 7 octobre. On en avait alors on avait alors assisté à des échanges de tir entre les deux pays.
La question que l'on peut se poser désormais avec toutes ces vidéos, toutes ces images et bien ce que ce soit du côté israélien ou du côté iranien, ces images ont-elles été siamment partagées ou est simplement des erreurs ? Et bien le débat évidemment est ouvert Paul. Et le débat on va l'avoir sur ce plateau.
Venez nous rejoindre Jordan Olivier. Euh je rappelle que bien vous pouvez retrouver toutes les informations sur cet article sur le QR code qui va s'afficher en bas de vos écrans qui relè sur ce site qui s'appelle les vérificateurs de TF1 et qui fait un travail exemplaire pour euh débunker, c'est-à-dire démontrer les fausses informations. Alors Tristan, est-ce que vous pensez et bien qu'un pays comme Israël a pu relayer siamment ces fausses informations ou est-ce que c'est une erreur ?
Ça peut être à la fois de la désinformation volontaire ou de lainformation. Ce que je note, c'est que là, on a vraiment une guerre de de basse intensité qui existe depuis très longtemps entre Israël et l'Iran. Ça date pas forcément de cette séquence.
Ça fait très longtemps qu'il y a de la barbrouserie numérique en ligne ou de la désinformation de ces deux acteurs. Il y a des pics évidemment quand il y a des conflits armés au moment des conflits armés. Et deuxième chose, cette désinformation qui va soutenir un camp ou l'autre, que ça soit Israël ou les Iraniens, elle est pas forcément le fait des États, mais elle est souvent le fait de militants de soutien de gens qui en ligne veulent relayer du contenu.
Donc on a une masse planétaire de gens qui de l'un d'un côté ou de l'autre vont produire, relayer des fausses images, des vidéos, de désinformations ou du tout simplement de désinformations tout court. Et tout ça donne l'impression d'un chaos quand on regarde les les réseaux sociaux. Je vais vous montrer des images qui attention sont fausses.
Là aussi cette fausse image qui nous donne l'impression et bien qu'on célèbre en Iran les frappes contre le régime des Mola. Donc voilà, regardez là, on a l'impression que les Iraniens font la danse. Ce sont des fausses images qui ne datent pas du tout de 2025.
Autre fausses images et bien une soi-disant répression qui est à l'œuvre en Iran. Là encore, vous allez voir, c'est très amusant. Quand on regarde cette image, on a l'impression et bien de de répression qu'elle qu'elle est qu'elle est qu'elle alors on va la voir défiler à l'image.
Quand on la renverse, c'est ce qui est intéressant, on se rend compte et bien que cette image date de 2017. Donc là encore et bien sentiment de chaos et perte de la vérité. On discerne mal le vrai, le faux, on a des fausses croyances.
Oui, il y a différents types de contenus. Donc il y a des contenus qui sont totalement faux et générés par intelligence artificielle. Mais il y a un grand classique dans ces moments de confusion informationnale autour de séquences de guerre, c'est la réactivation de vieilles vidéos, d'anciennes vidéos qui ne concernent pas le pays, qui ne concernent pas la même période ou les individus.
Donc on va prendre des images qui elles sont absolument réelles mais qui ne datent pas de du moment où elles sont revendiquées. Donc il y a c'est vraiment des moments de chaos informationnel assez inquiétant qui font remonter des vrais contenus mais anciens et des faux contenus générés par de l'IA. Ce qui est ce qui est hallucinant, c'est que tout le monde peut donc tomber dans le panneau.
C'estàdire tous les médias finalement peuvent tomber dans le panneau. Exemple le 23 juin avec l'armée israélienne qui a frappé et bien le centre pénitentiaire de la prison d'vine. Le cœur du système répressif du régime des Molas.
Vous allez voir, c'est l'infox de la semaine avec les vérificateurs de TF1. Et ce matin, l'Infox s'intéresse à un tournant de la guerre entre Israël et l'Iran. Lundi, l'armée israélienne a bombardé la prison d'vine à Terran où sont emprisonnés deux ressortissants français.
Bonjour Alexandre Capron. Bonjour Paola. L'établissement n'a bien été touché par une frappe et une vidéo de l'explosion a été diffusée par des médias du monde entier et pourtant elle est fausse.
Oui et regardons ensemble cette vidéo. Elle prétend montrer le moment exact du bombardement sur la prison des vines. Ce moment aurait été capté par une caméra de surveillance.
Tout de suite, des médias israéliens la diffusent et également le ministre des affaires étrangères d'Israël. Ça rend la vidéo crédible. Alors, plusieurs médias internationaux la relaé.
La BBC, CNN, Sky Newsws et en France le monde, BFM, France TV, tout comme notre chaîne LCI avant que nos équipes l'identifiuse car plusieurs éléments ne collent pas. D'abord, la caméra, elle serait au rat du sol si vraiment elle avait filmé avec cet angle. Ensuite, la végétation.
Les arbres n'ont aucune feuille. Or, c'est le début de l'été en Iran. Tout est vert à cette période quand on compare avec d'autres photos.
Enfin, regardez cette image de l'entrée de la prison datant de 2023. Même angle, même arbre, tout correspond. Une entreprise spécialisée dans la détection des manipulations graphiques estime que la vidéo est fabriquée à partir de cette photo.
Alors, nous avons poussé l'enquête plus loin. Nous avons retrouvé puis interrogé la première personne à avoir posté cette explosion, un spécialiste du marketing sur internet proche du régime iranien. Il nous a avoué avoir généré cette vidéo par intelligence artificielle car des outils permettent de créer ce type de contenu.
Certains se sont même amusés à fabriquer d'autres explosions avec la même image. Tout est faux. C'est la preuve qu'on peut faire tout et n'importe quoi avec l'A.
Alexandre, ce conflit Iran Israël, ça a vraiment été un florilège de désinformation. On avait jamais vu autant de contenu générés par Ria dans le cadre d'une guerre. Des vidéos d'explosion, de destruction d'immeubles, d'avions abattus.
Nous en avons dénombré 23 en seulement 12 jours. La majorité a été diffusée par des comptes pro Iran, parfois même sur des médias d'État. Des images de propagande qui tentent de montrer des dégâts infligés à Israël bien plus important que la réalité.
Merci Alexandre Capron et merci à l'ensemble des vérificateurs de TF1. Tristant, les médias du monde entier sont tombés dans le panneau. C'estàd que c'est une fake news qui a été reléguée en mondiovision si je puis dire.
Et pourtant, il y a des astuces qu'on va voir avec vous pour ne pas tomber dans les pièges. Et la première et bien, c'est d'observer les arrières-plans avec attention puisque les détails et bien se situent en arrière-plan. Oui.
Alors, c'est des faisceaux d'indice, hein. Il y a plusieurs indices qui peuvent nous donner une indication sur le fait que c'est une vidéo qui a été générée par intelligence artificielle. Donc, évidemment, il y a l'arrière-plan, on peut voir des fois des incohérences visuelles dans la vidéo.
Donc ça, s'il y en a une, évidemment, c'est une IA. On a aussi les textes qui sont générés dans les vidéos. Si on voit du texte écrit sur un panneau quelque part, s'il y a des incohérences textuelles, encore une fois c'est de l'IA.
Si la vidéo est très très longue, là c'est plutôt une suspicion que c'est une vidéo légitime parce que celles qui sont générées par sont en général extrêmement courtes, quelques secondes, entre 5 et 8 secondes. Et enfin, il y a des incohérences visuelles de façon assez globale. Lorsque vous voyez une foule et bien vous allez voir quelqu'un qui va disparaître derrière un autre individu.
Donc tout ça, ce sont des faisceaux assez faibles mais des faisceaux qui peuvent nous indiquer, nous aider à distinguer une vidéo générée par Ria ou pas. En tout cas, ça nous trouble complètement. On a du mal à repérer le vrai du faux.
Quel rapport aujourd'hui avons-nous avec la réalité ? On va en parler avec un invité qui va venir nous rejoindre. Bonjour Michael Léné.
Venez nous rejoindre sur ce plateau. Vous êtes maître de conférence en économie à l'université Paris 8 et vous signez l'aire de la postvérité aux éditions de la découverte. Alors l'aire de la post-vérité déjà, qu'est-ce que c'est ce terme, ce concept qu'on va devoir apprendre à utiliser ?
Oui. Alors, ça désigne une are où euh la vérité est dévaluée, où finalement on souhaite se débarrasser de la réalité, où l'intelligence finalement va servir de plus en plus à justifier nos croyances, à les sauvegarder au mépris du doute et de la réalité. Alors, quand on regarde les images qu'on a vu défiler, notamment celle de la prison d'Évin où on voit des bombardements, ces images font peur et elles sont massivement relayées.
Est-ce que ce sentiment de de peur nous pousse à les relayer justement ? Oui, tout à fait. Euh les algorithmes qui charpentent tout le cyberespace, les réseaux sociaux comme internet, que ce soit un moteur de recherche typique de Google ou YouTube, sont faits pour mettre en avant du contenu clivant et anxiogène parce que c'est avec ce contenu qu'on s'engage, c'estàd qu'on interagit longuement et la peur constitue un motif très puissant de rejet de la réalité.
Ce qu'on a très bien vu avec la démonstration de Jordan Olivier, c'est qu'il y a deux camps. Il y avait le camp pro israélien et le camp pro iranien. Or, ce qu'on ce qu'on apprend très bien dans votre livre et bien on peut tomber dans un dans un algorithme dans un couloir de nage qui ne relaye que des informations anti-israéliennes ou anti-iranienne et ce qui renforce finalement la haine de l'autre, si je puis dire.
Tout à fait. Et bien en fait les algorithmes sont donc unis. hein.
C'est pour ça qu'on peut en parler au pluriel de façon générale par une même logique qui est euh donc de faire en sorte que l'on s'engage le plus possible et donc pour ça va nous euh présenter du contenu qui nous conforte dans nos croyances et donc du contenu qui suscite en nous certaines émotions incontrôlables, du style, peur, indignation, colère. Et quand on est dans ce cocktail là, effectivement, on peut tout à fait rejeter la vérité, avoir moins d'esprits critiques. La peur à ceci terrible qu'elle éveille en nous un sentiment de vulnérabilité.
Hm hm. ce qui nous pousse à vouloir sauvegarder nos croyances, à nous abriter dans le groupe qui nous protège finalement et donc de nous montrer intransigent face à la critique et de désactiver l'empathie envers l'autre euh et ça pousse au conformisme de groupe. Et donc ça c'est c'est terrible comme logique par rapport à à à la réflexion et et à notre rapport à la réalité.
Oui, ce que je trouve assez intéressant et passionnant aujourd'hui hein, c'est que la porte d'entrée de la fabrique de l'opinion, notamment des jeunes générations aujourd'hui, c'est les plateformes sociales, c'est les réseaux sociaux et c'est à travers ça que bah les jeunes vont se faire une représentation de ce que eux croivent être le réel dans notre société. Et les réseaux sociaux sont évidemment totalement impactés par les algorithmes. C'est le sens de l'histoire.
Les générations plus anciennes consomment moins les réseaux sociaux mais le sens de l'histoire c'est que demain la fabrique de l'opinion se fera via les réseaux sociaux. Oui, tout à fait. Nous sommes dans des bulles cognitives.
C'est ça que vous racontez très bien dans votre livre, c'est-à-dire enfermé par une réalité virtuelle. Oui, tout à fait. Et donc ça c'est un effectivement on réfléchit avec l'objectif non pas de rechercher la vérité mais de sauvegarder ses croyances quand on en a.
Et donc ça c'est terrible. et une expérience de laboratoire vous montre que le simple fait de se poser la question typique des réseaux sociaux, est-ce que je partage ou pas, le simple fait de se poser cette question va altérer notre discernement du fait d'un conflit cognitif dont nous n'avons pas conscience entre la vérité et la réputation. par souci de sa réputation, on émou son esprit critique, on s'auto conclusion et ce qui fait que sur internet se vérifie tous les jours la loi de Brandolini selon laquelle on met beaucoup plus de temps et d'énergie à réfuter une idée fausse, absurde que à confirmer une idée vraie.
Donc c'est même 14h, on met 14h à démentir une fausse rumeur sur X et 2h à confirmer une information vraie. Est-ce qu'il veut dire que l' la fausseté la fake news a toujours un temps d'avance sur la vérité ? En fait, la vérité euh est celle qui nous plaît aujourd'hui sur les réseaux sociaux.
C'est ça que vous dites. C'estàd que si par exemple je suis euh pro palestinienne et que mon fil est alimenté euh d'images très difficiles et dramatiques de Gaza, c'est c'est la vérité qui vient à moi, comment on peut dire ? Oui.
Oui, tout à fait. Et des expériences vous montrent que en fait lorsque nous éprouvons de la peur qui est la un peu l'émotion la plus puissante, l'effet passe très peu. Il y a une expérience que j'aime bien mobiliser parce que je pense qu'elle est très parlante qui vous dit que quand les internautes euh sont confrontés à des fake news sur un sujet qui peut susciter la peur, l'immigration et bien il se laisse une partie d'entre eux conséquente se laisse convaincre fake news.
Et quand ces f sont suivis d'un fact checking issu de sources fiables, les individus ne vont modifier que leur connaissance factuelle mais pas l'interprétation qu'ils en ont tiré. Et ce qui est intéressant c'est qu'évidemment on capitalise là-dessus puisque ceux qui génèrent et bien euh des vidéos faites par l'intelligence artificielle souvent les monétisent. Donc ils vont créer un contenu viral pour le monétiser qu'il soit massivement partagé.
Oui oui. Oui. Tout à fait.
Et ça fonctionne très bien. Par exemple, puisque il y a une accélération permanente au niveau de l'internet, qu'il y a une guerre de l'attention dont l'internaute et est l'objet. Par exemple, 92 % des retweets ont lieu dans l'heure.
Donc ça va très vite et beaucoup trop vite pour le recul critique. Euh et par ailleurs, 70 % des vidéos que les internautes regardent sont des suggestions de l'algorithme. Et l'algorithme a très bien appris en reniflant toutes nos races numériques, en les interprétant qui nous sommes.
Donc il est capable de brosser de nous un portrait type qui il y a 10 ans déjà avec l'intelligence artificielle de Facebook dresser de nous un portrait type plus fidèle que n'est capable de le faire nos proches il y a 10 ans et maintenant avec les progrès évidemment de l'intelligence artificielle. Je vous laisse deviner ce qu'il en est aujourd'hui. Merci infiniment à Michel Lené d'avoir été euh l'invité de LCI, l'aire de la post vérité, c'est-à-dire aux éditions euh de la découverte à suiv