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interviewBFM TV (sur YouTube)· 12 septembre 2023 20 min

Face-à-Face : Gabriel Attal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] BFM TV face à face Apolline de Malherbe il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Gabriel attache vous êtes le ministre le nouveau au ministre de l'éducation nationale il y a beaucoup de choses à voir avec vous sur tout ce que vous avez annoncé pour cette rentrée scolaire sur les changements que ça va entraîner pour les élèves pour les professeurs on va d'ailleurs faire le bilan de cette rentrée d'hier mais est-ce que vous avez réalisé au fond et j'y réfléchi en préparant cette interview que vous avez comme flingué en vol le et en même temps c'est à dire c'est à dire que jusqu'à lors et vous n'êtes pas le premier ministre de l'éducation que j'ai en face de moi et que je l'ai interviewé j'ai interviewé vos deux prédécesseurs c'est à dire Jean-Michel Blanquer et Papen DIY et sur des questions comme la Baya honnêtement ça a louvoyé on a compris que Jean-Michel Blanquer il n'était pas pour mais il n'a jamais complètement 100% assumé Papen DIY quand je l'interrogeais avait l'air presque d'ironisé pas comprendre pour qu'on lui posait la question en tout cas estimait que ça n'était pas son rôle de trancher vous vous êtes arrivés et ce et en même temps vous avez dit non ça suffit moi je crois que la laïcité elle doit s'appliquer de manière pleine et entière et la laïcité je pense rassemble beaucoup de Français l'école elle est gratuite elle est pour tout le monde et elle est laïque et moi je veux pas d'une école où on pourrait identifier la religion des élèves en les regardant je pas d'une école ou il y aura une forme de pression sur certains ou certaines en l'occurrence pour s'habiller d'une certaine façon parce que on verrait tout d'un coup un vêtement qui manifeste une appartenance religieuse se développer dans cette école j'assume d'avoir pris cette décision et de faire appliquer cette règle mais encore une fois qui n'est que l'application à mon sens et au sens de beaucoup que je vois sur les plateaux beaucoup d'experts beaucoup de juristes de la loi de 2004 qui proscrit dans l'enceinte des établissements scolaires des signes manifestants ostensiblement une appartenance religieuse les Français vous donnent plutôt raison dans tous les sondages qui ont été faits depuis votre annonce c'est un succès d'opinion les Français sont d'accord avec vous plus de 70% des Français se disent favorables à cette interdiction de la Bahia y compris amis les électeurs de la France insoumise y compris parmi les professeurs mais arrivé à vous après papel après Jean-Michel Blanquer moi j'ai quand même une question ça y pense quoi le Président il a eu l'occasion de le dire il l'a dit la semaine dernière il la redit hier soir et surtout il a fait un discours très important sur la question de la laïcité au Mureaux vous vous en souvenez il y a quelques quelques j'aimerais savoir quel est le fil rouge bah écoutez moi ce que je peux vous dire c'est que je crois que tous mes prédécesseurs étaient attachés évidemment respect de la laïcité ensuite il y a un sujet qui est compliqué sur la question de la Baya qui a un phénomène on va dire plutôt récent il y a quelques années qui s'est développé assez rapidement dans nos établissements scolaires 120% d'augmentation sur un an et voilà moi j'ai été nommé à ce poste je suis pas là pour donner des leçons à mes prédécesseurs j'étais nommé à ce poste et j'ai considéré qu'avant cette première rentrée dans mes nouvelles fonctions de ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse je devais à l'école de la public mais aussi au chef d'établissement aux principaux principaux adjoints proviseur proviseur adjoint CPE une clarté sur la règle pour qu'il puisse vous allez nous donner dans un instant d'ailleurs le bilan de la journée d'hier précisément sur ce point mais finalement si je relis effectivement depuis le début d'Emmanuel Macron à l'Élysée je me dis au fond qu'est-ce qui nous dit que le prochain ministre sera pas à nouveau pour la Baya c'est à dire que il y a quand même beaucoup de changements de doctrine et mon prédécesseur non je crois pas je crois pas que c'est ça je pense que ce qu'il y avait été décidé c'est de renvoyer l'appréciation de la situation et de la règle au niveau local au chef du service en tout cas pour le ministre c'était pas un sujet voilà très sincèrement moi je jette la pierre à personne c'est un sujet qui est difficile moi je suis comptable de ce que je décide moi et de ce que je fais appliquer moi et donc j'ai pris cette décision et je l'assume encore une fois je vous pose une dernière question de la République lui-même en allant une conviction ou est-ce que c'est vous qui qui lui avait tordu le main non non bien sûr il en a l'intime conviction on a échangé à plusieurs reprises sur sur ce sujet et évidemment vous l'avez vu dans ces déclarations il est tout à fait en soutien de cette de cette décision mais encore une fois vous l'avez dit qu'il rassemble aussi beaucoup de Français et y compris politiquement j'ai entendu Fabien Roussel le chef du parti communiste j'ai entendu des responsables socialistes Jérôme Guedj le maire de Montpellier Michael de la fosse Carole Delga qui se sont exprimés aussi en faveur de la décision que j'ai prise donc on voit bien que cette la laïcité c'est une valeur fondatrice de l'école de la République très largement les Français comment ça s'est passé hier concrètement à l'entrée des établissements vous savez que la grande priorité que j'avais donnée elle était au dialogue et à la pédagogie moi je suis pour évidemment l'application des règles dans l'école mais une règle elle doit être expliquée et j'oublie pas que derrière la Baya le camis il y a des jeunes filles il y a des jeunes garçons à qui il faut parler comme des jeunes adultes à qui il faut expliquer les choses il y a des familles aussi donc ce que j'avais demandé à mes équipes au chef d'établissement à leurs adjoints c'est d'être dans une explication de la règle pour celles et ceux celle surtout qui ne la n'aurait pas forcément comprises et qui se serait présenté à l'école ces situations ce sont en effet présentés ou est-ce que d'elle-même avant même de se présenter à l'entrée il y a un certain nombre de personnes de jeunes filles qui se sont présentés en disant moi j'avais l'habitude de porter la Balea l'année dernière là j'ai entendu la nouvelle règle donc je ne me présente pas en abaya c'est présenté beaucoup et puis ensuite il y a des jeunes filles qui se sont présentées en abaya dans leur établissement scolaire hier je crois que c'est un peu moins de 300 298 personnes il y a eu ensuite toute cette phase d'explication de pédagogie de dialogue et une très grande majorité ce sont conformé à la règle et c'est pour ça pour moi qui est très important une règle quand elle est expliqué elle est appliquée vous avez des chiffres très précis donc j'imagine que vous en avez aussi sur ceux qui ont refusé cette règle 298 personnes nous annoncez-vous ce matin qui se sont présentés malgré tout en Aya hier combien ont accepté de l'enlever combien ont refusé je disais qu'une grande majorité avait accepté de l'enlever je crois que c'est 67 des personnes qui n'ont pas accepté de se conformer à la règle elles sont rentrées chez elles et ensuite dans les prochains jours elle reviendront puisqu'elles doivent être scolarisées et puis on verra si elles se sont conformées à la règle ou pas et sinon il y aura un nouveau dialogue et c'est comme ça qu'on va continuer à avancer je précise de Malherbe allez-y que hier pour les lycées dans la plupart des cas c'est essentiellement les secondes qui faisaient leur entrée donc aujourd'hui demain il va y avoir les premières les terminales il peut y avoir d'autres situations qui se présenteront surtout pour des personnes qui étaient déjà scolarisées au lycée l'année dernière et qui donc avait pu prendre cette habitude parce qu'en seconde c'est des personnes qui étaient au collège l'an dernier donc évidemment mes services vont rester mobilisés pour encore une fois expliquer les choses on a envoyé dans les établissements pour lesquels on sait que ces situations se présentent des personnels formés les équipes valeur de la République des rectorats des formateurs laïcités de ce dialogue vous nous dites qu'il y a donc 67 jeunes filles qui ne sont pas rentrés à l'école hier au collège en l'occurrence elles seront convoquées dans les qui viennent quelle est la procédure elles se sont vu remettre leur emploi du temps elles sont rentrées chez elles elles se représenteront au lycée pour aller en cours et on verra si entre-temps elles se sont conformées ou pas à la règle on leur a remis aussi une lettre que j'ai adressé moi-même que j'ai signé moi-même à destination de leur famille pour expliquer les choses pour expliquer que la laïcité c'est pas une contrainte c'est une liberté vous êtes engagé personnellement vous avez signé ces lettres ces lettres sont entre leurs mains elles les ont rapportées à la maison et les ont fait venir à leurs parents je pense que ma responsabilité c'est d'être aux côtés de mes agents et d'assumer la responsabilité de la décision que j'ai prise donc oui j'ai souhaité qu'il y ait une lettre signée de ma main celle du ministre à destination des familles pour leur expliquer les choses leur expliquer que l'école elle ne stigmatise personne que leur enfant à sa place dans l'école de la République et que précisément pour que chacun puisse avoir sa place dans l'école de la République il faut que les règles soient appliquées et notamment les règles de la laïcité Gabriel Attal vous personnellement vous vous engagez effectivement sur ce sujet vous en faites un quasiment un combat personnel ça en tout cas vous vous engagez y compris jusqu'à signer de votre main ces courriers est-ce que ça vous coûte est-ce que vous vous sentez aujourd'hui la cible quand vous entendez mais en stigmatisme et c'est islamophobe est-ce que vous vous êtes senti ciblés par ces critiques moi je fais pas voilà je pense que ceux qui sont en première ligne c'est avant tout mes équipes sur le terrain c'est les chefs d'établissement c'est leurs adjoint c'est leurs équipes c'est les enseignants qui eux-mêmes évidemment sont confrontés à ces situations et doivent expliquer les choses faire de la pédagogie non mais je je suis pas là pour parler de moi moi encore une fois l'important c'est d'expliquer les choses d'expliquer la règle et surtout d'être toujours aux côtés de mes personnels d'être aux côtés des enseignants d'être aux côtés de celles et ceux qui font vivre l'école et qui transmettent les valeurs de la République un dernier mot encore là-dessus vous avez une précision géographique à nous apporter c'est à dire c'est 67 d'abord c'est 298 personnes qui se sont présentées avec un Amaya et ses 67 qui ont refusé de l'enlever c'est où non il y a pas de [Musique] [Musique] [Musique] vous avez par exemple des règles qui disent votre enfant doit venir vécu je donne un exemple mais d'un jean et d'un t-shirt de telle couleur voilà c'est le même exemple qui a utilisé d'ailleurs le président de la République t-shirt ça pourrait être l'idée moi ce que j'ai dit sur ce sujet là c'est que je ne sais pas si l'uniforme est une solution un peu miracle qui permettrait de régler les problèmes de harcèlement d'inégalités sociales de laïcité et autres ce que je sais c'est que c'est un débat qui est présent dans le pays et depuis un certain temps et moi je pense qu'un débat il faut toujours le faire progresser là encore je précise d'ailleurs que votre prédécesseur n'y était pas favorable là aussi c'est un changement de doctrine en tout cas moi je suis comptable encore une fois de ma ligne je pense que ce qui permet de faire progresser un débat c'est de passer par des expérimentations de tester les choses et de regarder ensuite si c'est un impact ou pas et donc ce que j'ai annoncé c'est que il y a un certain nombre d'élus ou d'établissements qui ont manifesté ces dernières semaines leur souhait de pouvoir expérimenter l'uniforme ou la tenue scolaire unique je les invite à rapprocher de mes services il y a un certain nombre vous avez d'ailleurs eu au téléphone Eric ciotique qui a dit qu'ils étaient qu'il y était favorable vous avez eu peut-être aussi Robert Ménard non non favorable pour Béziers et il y a Martine va ça la présidente du département des Bouches-du-Rhône qui demande à ce qui éventuellement son département puisse être un département pilote il y a aussi des maires d'autres communes en France qui se sont déjà non mais je pense pas qu'il y a que des gens de droite comme vous dites qui soient en l'occurrence ceux-là sont tous manifestés auprès de mes services moi ce que je dis manifestez-vous auprès de mes services et ensuite à l'automne je présenterai des modalités et un calendrier d'expérimentation dans un certain nombre d'établissements il faut qu'on se fixe un calendrier il faut qu'on fixe aussi une méthode d'évaluation c'est très important quand on expérimente d'être d'accord sur la manière dont on va évaluer les effets de l'expérimentation pour se poser ensuite la question de savoir si on généralise la question aussi de qui paye c'est-à-dire que si c'est gin t-shirt bah c'est les parents si c'est uniforme ça peut aussi être avec l'aide de l'établissement ou de l'É nationale c'est pour ça que je pense qu'il faut tester différentes organisations et regarder ce qui fonctionne ou pas jean-shirt ça pourrait être pour garçon et fille encore une fois moi je priante pas l'expérimentation qui sera faite je pense qu'on peut tester un certain nombre de solutions quand je vous pose la question et quand je vous dis que votre prédécesseur n'y était pas favorable c'est pas pour dire que vous êtes différent c'est pour poser la question de la colonne vertébrale du président de la République moi je pense que c'est un sujet sur l'uniforme il y a je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui sont partagées moi-même à titre personnel j'avoue être partagé sur cette question donc moi je suis favorable à l'expérimentation et je suis j'y suis favorable notamment parce que je pense que ça me permettra et nous permettra aussi pour un certain nombre de nous forger une opinion le choc des savoirs c'est quoi le choc des savoirs c'est dire que on a besoin de renforcer dans notre pays ce qu'on appelle les savoirs fondamentaux et savoir fondamentaux c'est les savoirs qui permettent tous les autres c'est le français et les mathématiques si vous maîtrisez pas la lecture l'écriture vous aurez du mal en histoire-géographie ou dans d'autres matières si vous maîtrisez pas les mathématiques si vous savez pas compter vous aurez du mal en physique chimie et dans d'autres matières qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui un élève sur trois qui rentre en 6e ne maîtrise pas pleinement les fondamentaux un élève sur trois qui rentre en 6e à des difficultés de lecture d'écriture ou de calcul et donc oui j'ai dit que je voulais un choc des savoirs un choc des savoirs fondamentaux c'est-à-dire mettre le paquet renforcer notre action sur ses savoirs fondamentaux notamment en primaire il y a cette tribune signée aujourd'hui dans le journal Le Monde par un grand nombre de personnalités il y a Jamel Debbouze Agnès Jaoui il y a des acteurs qui disent attention nos enfants ne savent plus lire et ne savent plus écrire au sens enchaîné des mots avec une réflexion il vous alerte il vous demande notamment qu'il y ait une demi-heure d'écriture par jour pour les enfants est-ce que vous êtes favorable alors d'abord moi je suis évidemment favorable à ce qu'on renforce l'apprentissage de la lecture et de l'écriture en primaire je vous le disais qu'est-ce qu'on fait en cette rentrée d'abord on a un nouveau plan de formation pour les institutrices les instituteurs en maternelle pour l'initiation à la lecture et à l'écriture de vérifier avant le CPA exactement donner les premières bases qui va permettre ensuite au CP d'apprendre ensuite au CP ce qu'on dit c'est qu'il faut au moins deux heures par jour d'activités autour de la lecture ce qu'on dit ensuite c'est qu'en CM1 et en CM2 il faudra qu'il y ait chaque semaine deux textes longs tour de 1000 mots qui seront lus chaque semaine au moins par les élèves et on va continuer à renforcer ses actions encore une fois en faveur de la lecture et de l'écriture donc ils ont tout à fait raison de faire cette tribune d'ailleurs je les mobiliserai comme ils sont engagés sur cette question là pour qu'ils puissent eux aussi se faire les ambassadeurs de cette question là interdire un Jamel Debbouze par exemple s'il peut s'adresser directement aux chercheurs dans les établissement scolaire et d'ailleurs parce que je le disais à l'instant on a encore aujourd'hui au collège beaucoup d'élèves qui ne maîtrisent pas ces fondamentaux je pense que c'est important de pouvoir aussi aller interdire aussi du numérique est-ce que c'est pas un gadget dont aujourd'hui on s'aperçoit qu'il a éloigné les enfants de la lecture je pense à l'exemple de la Suède la Suède qui fait machine arrière qui remet des bons vieux manuels scolaires parce qu'elle dit que finalement derrière le côté ludique de l'écran on les a éloignés de la lecture à proprement parler est-ce que vous vous dites bah tiens c'est un exemple peut-être dont il faut s'inspirer ou en tout cas c'est une alerte à prendre en compte moi je pense que le numérique il est utile dès lors qu'il est au service de la transmission et de la pédagogie pour moi c'est c'est pas un outil ça c'est un outil mais qui doit être toujours au service de la transmission et donc à chaque fois qu'on développe des initiatives en lien avec le numérique on doit toujours se poser la question est-ce que ça permet de renforcer l'apprentissage des fondamentaux la transmission en direction des élèves il y a une stratégie sur le numérique éducatif qui avait été bâti par mon prédécesseur au début de l'année 2023 j'ai souhaité avec mes équipes réinterroger sa stratégie on va regarder si on fait évoluer certaines choses mais en tout cas moi ma priorité c'est ça c'est moins l'outil que de savoir ce qui est plus utile pour l'apprentissage des élèves le harcèlement le harcèlement à l'école il y a cette décision de pouvoir bannir des réseaux sociaux un enfant qui serait harceleur il y a aussi l'option de les renvoyer des établissements vous allez rencontrer la famille de Lindsay je crois oui absolument demain demain j'ai déjà rencontré la maman de Lindsay et Maëlys qui était l'ami la meilleure amie de l'Insee qui elle-même fait l'objet et a été victime de harcèlement à la suite du drame tragique qui s'est noué avec le suicide de l'INSEE et je pense que c'est très important de tirer toujours les enseignements de de ces drames mais très concrètement quand on dit par exemple que l'on va bannir un enfant des réseaux sociaux qui va vérifier comment est-ce que vous allez les priver de téléphone portable est-ce que vous allez être derrière chaque pseudo qu'il va pouvoir prendre pour renaître de ses cendres comment vous allez faire on aura besoin des plateformes d'ailleurs je vais les convoquer à mon ministère pour travailler avec elle sur cette question c'est une mesure qui figure dans le projet de loi sur le numérique qui est porté par mon collègue Jean-Noël Barraud on va préciser toute le processus pour lequel on pourra arriver à cette peine complémentaire de bannissement des réseaux sociaux pour une durée de 6 mois à un an notamment quand il y a du harcèlement quand il y a des deep fake quand il y a du Revenge porn on sait que c'est un vrai problème aussi des souvent des jeunes garçons qui demandent des jeunes filles des photos dénudées qui ensuite les font circuler sur les réseaux sociaux ce qui produit là aussi des drames bref on sait que le numérique a une place aujourd'hui majeure dans le harcèlement et dans ce que subissent beaucoup on doit toujours continuer à renforcer nos actions en la matière moi je crois aussi beaucoup à la prévention il y a les mesures répressives comme celles que je viens d'évoquer mais je pense que l'école elle a aussi un rôle en matière de prévention en matière de prévention sur une culture de l'empathie à l'école en matière de prévention aussi sur les comportements de harcèlement qu'on peut repérer en matière de signaux faibles très tôt il faut qu'on développe vraiment cette culture là à l'école vous en ferez une priorité ah bah c'est ma priorité absolue oui évidemment c'est insupportable d'avoir des élèves et quand vous écoutez les témoignages qui sont maltraités à l'école et c'est des élèves ensuite qui peuvent se retrouver en échec scolaire parce que évidemment quand vous êtes harcelé à l'école quand vous êtes maltraité à l'école vous pouvez pas apprendre dans de bonnes conditions c'est profondément injuste et les harceleurs ils seront renvoyés j'allais dire jusqu'à jusqu'où jusqu'à c'est à dire que s'ils sont renvoyés ça veut dire qu'on les on va les déplacer d'une école à une autre c'est à dire qu'ils vont arriver dans une autre école avec peut-être d'autres cibles vous faites référence à une une règle qui est issue d'un décret que j'ai signé cet été ou effectivement on dit désormais que c'est à l'élève har de changer d'établissement et non à sa victime on comprend pas et évidemment j'apparais presque une évidence sauf que si on tire le film malgré tout ça veut dire que vous allez déplacer le problème et que vous allez potentiellement mettre ces enfants harceleurs face à d'autres enfants pas ça de nouveau camarades je n'en suis pas certain mais ce qui est sûr c'est qu'il y aura besoin d'un vrai suivi pourquoi j'en suis pas certain d'abord parce qu'il y aura un suivi on prie dans l'établissement nouveau ensuite parce qu'on sait que c'est des phénomènes et ça les experts le disent qu'ils peuvent souvent être des phénomènes de meute vous avez un élève qui harceleur mais qui parfois est le fait dans un contexte dans un environnement où il peut être encouragé soutenu par d'autres élèves donc voilà isoler le harceleur l'élément perturbateur en changeant d'établissement ça peut être une solution mais c'est pas la seule moi je veux qu'on aille beaucoup plus loin on aille beaucoup plus loin sur la formation d'un certain nombre de référents dans les établissements on a développé au programme pourquoi vous maintenant ministre qu'est-ce qui fait qu'à un moment parce qu'on sait que ça fait quand même très longtemps que vous auriez espérer ce job pourquoi maintenant ça faut poser la question et la première ministre moi c'est des questions les questions d'éducation qui me passionnent quand on s'engage en politique je crois qu'on le fait quand même pour chercher à bâtir une société meilleure et quel meilleur manière que de bâtir une meilleure société que d'investir sur l'école parce que la réalité c'est que ce qui permet de réduire les inégalités de destin ce qui permet d'assurer l'égalité des chances c'est quand même l'école de la République donc j'ai travaillé sur ces questions d'éducation en tant que député dès 2017 quand j'ai été élu j'ai été secrétaire d'État au ministère de l'Éducation nationale et de la jeunesse entre 2018 et 2020 sous Jean-Michel Blanquer à l'époque de Jean-Michel Blanquer et donc oui c'est des sujets qui me passionnent et qui m'animent en tant responsable politique mais aussi en tant que citoyen et donc c'est une chance immense aujourd'hui d'occuper ses responsabilités Gabriel Attal on leur a bien compris nouveau ministre de l'éducation nationale merci d'avoir répondu à mes questions et de nous avoir donné donc ce premier bilan de la rentrée

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