Retraites : retour vers le futur ? | Chaque voix compte - 24/10/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 31 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui justifie cette urgence à traiter la question des retraites alors que d'autres sujets comme le budget sont aussi importants ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vos calculs de retraite sont bons ou vous hésitez encore à partir ?
- 11:20OuverteRéponse partielle
Pourquoi la retraite à point a-t-elle été abandonnée après le Covid sans discussion approfondie ?
- 15:50OuverteRéponse directe
Quelles améliorations allez-vous apporter pour la pénibilité et les retraites des femmes ?
- 20:50OuverteRéponse directe
Le gel des pensions ou la suppression de l'abattement fiscal vous inquiètent-elles ?
- 23:20OuverteRéponse directe
Comment éviter que les rustines successives ne continuent à alimenter l'angoisse des retraités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:10Sylvain MayardChiffre
« Il y a 41 milliards d'euros cachés de surcotisation de l'État pour payer les retraites des fonctionnaires. »
- 25:50Jean Didier BergerChiffre
« 58 % des personnes âgées de 55 à 64 ans ont un emploi en France, mais dans le reste de l'Union européenne, c'est 64 %. »
- 0:30Locuteur 2Fait
« Je fais 90 heures par semaine et ça me convient très bien. »
- 2:30Locuteur 2Fait
« On va passer des années des mois et des années à parler de la retraite, de parler de tout ce qui la fin de la la vie évidemment c'est important. »
- 3:30Locuteur 2Chiffre
« 20 milliards de plus d'impôt de production avant le moindre outil argent gagné, vous payez vous payez euh vous payez de la l'impôt. »
- 4:30Locuteur 2Fait
« C'est un choix de société. Est-ce qu'on veut conquérir le monde ou bien est-ce que on accepte une sorte de déclin que l'on ressent tous depuis des années. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP canal 8. Nous sommes ensemble pour une heure de débat mais c'est vendredi et le vendredi l'émission elle est à vous. L'émission est en public parce que bah parce que chaque voix compte pour parler ce soir du dossier brûlant du moment évidemment les retraites.
Qui va payer la suspension de la réforme ? Les retraités vont-ils être mises à contribution ? Quel avenir pour le système par répartition ? et bien vous allez pouvoir poser toutes ces questions mais aussi toutes les vôtres, celles qui vous préoccupe aux trois députés qui sont ce soir vos invités.
Je vous présente Sandrine Runel, député PS du Rô, bonsoir. Sylvain Mayard, député ensemble pour la République de Paris, bonsoir. Bonsoir.
Et Jean Didier Berger, député droite républicaine des Hautes SC, bonsoir à tous les trois. Et surtout merci d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public et puis de vous être extrait pendant quelques minutes pour nous de l'hémicycle où commence, vous le savez, le le travail parlementaire sur le budget. Je salue également Mariette d'arrégran qui est avec nous ce soir.
Bonsoir Mariette. Alors Mariette, elle est sémiologue, elle interroge le sens des mots. Donc vous faites très attention au mots que vous choisissez ce soir parce qu'elle va veiller au grain, n'est-ce pas Mariette ?
Oui, même sur des mots très usuels comme retraite, vous allez voir qu'il y a des choses à soupçonner. Voilà, ça c'est le menu du soir a priori puisque cette émission c'est vous qui allez la faire en fait. Donc je compte sur vous.
Mais sachez aussi que je vous réserve une petite surprise, une très jolie surprise à la fin de cette émission. Voilà, installez-vous confortablement. Chaque voix compte.
C'est parti. [Musique] Quand et combien ? Ce sont les deux questions qu'on se pose tous en général RAL lorsque l'on songe à sa propre retraite.
Quand est-ce que je pourrais partir et combien je gagnerais ? Et malgré tous les outils qui existent, les applis, et bien tout ça nous paraît souvent flou et ce flou ne s'est pas dissipé après l'annonce de la suspension de la réforme de 2023. Alors c'est Marco Pomier ce soir qui rembobine le film pour nous. [Musique] C'était la condition des socialistes pour ne pas censurer.
Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Au pied du mur, le Premier ministre annonce une suspension jusqu'à janvier 2028. Concrètement, la génération 6468 pourrait arrêter de travailler 3 mois plus tôt que prévu.
Mais comment appliquer cette mesure ? Projet de loi à part entière amendement. Dès le lendemain, Sébastien Lecornu apporte une première réponse.
Je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre. Oui, mais voilà, la gauche et le RN réclament une troisème voix, la lettre rectificative pour ajouter au budget de la sécurité sociale la mesure de suspension. Objectif garantir un débat au Parlement en s'assurant que la promesse voit le jour.
Gage de transparence accepté par le Premier ministre après une semaine de tergiversation. Je souhaite vous dire que le Conseil d'État a été saisi cette nuit d'une lettre rectificative et qu'un conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l'adopter. Monsieur Sébastien Lecnu tente d'apaiser le débat pendant que le chef de l'État remet de l'huile sur le feu quelques heures plus tôt, le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui consistait à qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance.
Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension, c'est le décalage d'une échéance. Suspension ou décalage, débat sémantique qui ne fait pas oublier pour autant les questions qui fâchent. D'abord, combien ça coûte ? 100 millions d'euros en 2026, 1,4 milliards en 2027 et qui va payer de pistes mettre à contribution les complémentaires santé mais aussi les retraités avec des pensions non alignées sur l'inflation.
C'est maintenant aux députés de trouver le chemin du compromis dès lundi en commission des affaires sociales. Trouver le chemin du compromis, on l'aura beaucoup entendu ces derniers temps cette expression. Je voudrais donner la parole pour commencer à deux personnes dans le public qui vont être les premières concernées.
Marco Pomier en parler à l'instant dans le sujet, la génération 1964 1968. Je crois qu'il y a dans le public qui sont dans cette tranche d'âge. On va commencer par vous Antoine.
Antoine, est-ce qu'Antoine a un micro ? Antoine est né en 1965, c'est ça ? Donc la retraite a priori c'est pour bientôt pour vous.
En théorie, oui. Et en pratique, tout dépend de du montant de de la retraite que je vais pouvoir bénéficier et de mon attrait pour le travail. Là, quand on est si près de la date du départ à la retraite, est-ce qu'on commence justement à bien calculer sa pension de retraite, ce qu'on gagne en restant encore un peu ?
Vous êtes dans ce genre de calcul ? Alors moi à titre personnel, mais euh auprès de mes collègues, puisque j'ai un engagement syndical euh Oui, je précise que vous êtes à la CFE CGC, c'est ça ? Absolument. et je m'exprime en mon nom propre et non au nom de mon organisation syndicale.
Donc oui, moi personnellement non, mais tous mes collègues de ma génération attendent une réforme enfin parce que ça fait quand même plusieurs années qu'on parle de réforme. Il y en a une toutes les 5 6 ans et ils ne savent pas du tout sur quelle base ils vont pouvoir partir à la retraite. vous aujourd'hui dans vos calculs, enfin d'abord est-ce que vos calculs sont bons ou est-ce que vous vous dites "Non, mes calculs sont pas bons, donc je pars pas tout de suite".
On a l'impression que vous êtes encore dans le doute alors que c'est dans quelques mois en fait. Oui. Oui.
Parce que euh entre 2017 et aujourd'hui, on a eu quand même plusieurs projets qui l'ont pas abouti. Donc je ne sais pas exactement combien j'auraiis à la retraite. Alors, vous avez face à vous trois députés, quelle question avez-vous envie de leur poser ?
La première c'est Bonsoir. La première c'est qu'est-ce qui justifie cette urgence de traiter la question de la retraite ? Alors que d'autres sujets tout aussi importants sont sur la table.
On parle du budget notamment et les déficits de l'État. Qu'est-ce qui justifie cette précipitation à vouloir absolument une retraite ? Et qu'est-ce qui explique qu'on passe d'un projet à un autre sans aucune adhésion des Français manifestement ?
Alors, qui veut répondre à Antoine ? Moi je je veux bien commencer si pourquoi on parle des retraites et pas du budget mais en fait les retraites c'est le budget parce que dans le budget on voit qu'il y a une part très importante du déficit qui correspond au déficit des retraites. La Cour des comptes l'a l'a évalué si on ne fait rien, même si on ne suspendait pas la réforme des retraites et à forceurie si on la suspend et je vous parle même pas de si on l'abroge, on va avoir des déficits qui vont se compter en dizaines de milliards d'euros.
Et déjà aujourd'hui, quand on regarde en fait le déficit caché sur les retraites, il y a 41 milliards d'euros cachés de surcotisation de l'État pour payer les retraites des fonctionnaires. Donc c'est qui va payer ? Mais c'est vous qui allez payer.
C'est vous qui payez déjà. C'est tous les Français, ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé. Et donc l'urgence, c'est de trouver une solution qui corresponde à la réalité.
Il y a des pays en Europe qui passent à 67 ans voir à 70 ans et nous on est là en train de se demander si on va revenir en arrière, passer à 62 ans, voir à 60 ans et pourquoi pas 50, pourquoi pas 40. Il faut tenir compte il y a 50 ans, il y avait quatre cotisans pour un retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5 cotisans pour un retraité et demain un pour un voire moins de 1 pour un 1,3 en 2030 dans les prévisions c'est vous.
Sylvain Mayard. Oui, je crois que beaucoup de choses ont été dites et qui sont très vraies. Notre système de retraite à l'heure actuelle, vu la démographie, est une pyramide de Ponsi tout simplement.
C'est-à-dire que vous cotisez, chacun d'entre vous qui travaille est cotisé mais en fait ça vous donne un droit. Ça ne vous donne en aucun cas une somme d'argent qui serait bloquée sur un compte bancaire. C'est pas comme ça que ça fonctionne.
Et donc on est obligé de revenir comme vous l'avez dit tous les 4 ans, 5 ans, 6 ans à une réforme des retraites parce que au fur à mesure de la démographie, il faut l'adapter si on veut pas. Et peut-être parce que la précédente était pas bonne parce que les les chiffres de la démocratie sont implacables, on ne les découvre pas tous les 5 ans. C'est que c'est toujours difficile de reculer l'âge de départ à la retraite et cette fois-ci ça a été incandescent.
On a porté, moi j'ai porté une réforme qui était extraordinairement impopulaire parce qu'on demandait un effort supplémentaire. Mais en réalité, comme l'a dit très bien mon collègue, euh dans tous les autres pays autour de nous, tout le monde travaille plus longtemps. Nous nous n'arrivons plus à porter une réforme où il faut que nous travaillons un peu plus parce qu'on a un système par répartition qui à l'heure actuelle va faire que là on avait dit 64 ans mais en réalité si on va dans les chiffres, on devra dans les années après qui continuent être à 67 68 le maintenant les Danois sont à 73 ans parce que la démographie s'effondre.
Donc il faut réformer ce 70 ans le Danemark 70 70 possiblement jusqu'à 60 73 on voit bien de la trajectoire dans laquelle on est donc il faut y réfléchir et de toute façon ce système là demandera encore des évolutions dans les temps à venir. Je vais me tourner maintenant vers Fa alors peut-être que vous voulez pardonnez-moi paronnez-moi Sandrine Ren peut-être que vous vouliez aussi apporter un élément redire de deux trois éléments quand même. avec mon collègue député l'a dit une réforme très impopulaire et donc je pense que c'était important et c'est ce que nous nous défendons de revenir en fait sur la violence démocratique qui a été imposée par cette réforme en 2023 par son adoption par la manière dont les débats se sont produits.
Aujourd'hui, les organisations syndicales, mais aussi les Françaises et les Français à la fois ceux qui travaillent et qui pourraient bientôt partir à la retraite en fait sont mécontents de cette réforme et en fait ont demandé donc c'est quand même une suspension qui est plébiscitée par plus de 70 % de la population et ça c'est important de de le dire. Après évidemment, moi je ne suis pas d'accord, le message qui vous a envoyé, c'est vous qui allez payer pour vous faire peur. En fait, c'est faux.
Aujourd'hui, en fait, on est dans un système de solidarité et donc c'est quand même important de se dire que ce système là, en fait, nous devons le préserver. Arrêtez de prendre des exemples en disant "Nous allons regarder les pays à côté, il travaillent jusqu'à 67, jusqu'à 70 ans." Oui, très bien.
Est-ce que vous voulez qu'on parle des pays où nous n'avons pas de démocratie, des pays en gar ? Enfin, il faut pas prendre non plus les exemples du pire. Et je pense que c'est quand même important euh de dire aujourd'hui que aujourd'hui nous allons revenir sur le départ à 64 ans, que l'âge légal va donc être à 62 ans et 9 mois, mais il y a aujourd'hui en fait un âge pivot qui est 67.
Donc il y a des personnes qui pourront continuer si elles le souhaitent et au regard du trimestre des trimestres manquants et puis par ailleurs aussi à à la décotte en fait hein le notamment la pension que vous allez recevoir une fois que vous serez vous aurez liquidé vos années que vous serez à la retraite qui peut évidemment continuer. Donc il y a quand même aussi aujourd'hui des systèmes et quand vous préparez votre retraite les caisses vous vous l'expliquent qui vous permettent de continuer si vous le souhaitez et si la pénibilité aussi dans votre emploi n'est pas n'est pas tout à fait la même. On n'est pas logé à la même enseigne quand on est un cadre d'entreprise et quand on est un artisan ou un ouvrier sur des chantiers.
Voilà, je voulais me tourner vers Fa parce que vous êtes aussi dans la fourchette 1964 1968. Vous avez fait le calcul de quand vous allez partir ? Non.
Il vous faut un micro. Merci. A priori non.
Euh j'imagine que je partirai aux alentours de 64 ans. Je peux vous demander ce que vous faites ? Je fais la gestion de patrimoin mais je suis en train de d'imaginer la suite.
Et donc je pensais je suis en train de de me former à la médiation pour être pour avoir une activité en libéral et voir si je peux euh cumuler ma retraite future avec cet emploi que je je voudrais euh faire à ce moment-là. Donc vous allez le faire par goût, par plaisir, par nécessité. Je pense un peu des deux parce que je sais que ma ma retraite ne sera pas très très importante.
Elle me permettra pas de de vivre de me quel que soit l'âge auquel vous partiz quel soit l'âge auquel je partirai. Donc j'essaie de de trouver une activité complémentaire qui me permettra ensuite bah d'assurer mon niveau de vie. Et quelle question vous voudriez poser à vos députés ?
Je voudrais savoir pour quelle raison la retraite à point qui avait été imaginée au départ a été abandonnée après le Covid sans qu'on puisse revenir dessus et en discuter davantage. Ouais, c'est l'idée qui avait été lancée puis enterrée en 2020. La retraite à point peut-être mais plus destiné à moi du fait que c'est vous qui aviez enterré majorité.
Oui, c'est une c'est une réforme qui a été parce qu'elle est elle est vraiment c'est une réforme systémique qui n'a pas été comprise. Elle a été portée par à la base par la CFDT en réalité hein, une retraite à point. Moi, je crois beaucoup à la retraite à point, mais pour la financer, il fallait qu'on garde un un âge pivot dont on parlait tout à l'heure et la CFDT était totalement opposée au fait qu'on augmente l'âge pivot à l'heure actuelle et qu'on l'emmène à 64 voire 65 ans.
C'était la discussion que nous avions et donc on s'est un moment enfermé aussi dans une incompréhension et on a on a vu tout simplement que nous n'avions plus de majorité pour pour porter cette réforme à point. Mais mais fondamentalement, en tout cas dans l'idée que nous portons, nous on pense qu'il faut individualiser beaucoup plus les retraites et votre exemple est magnifique. C'est-à-dire que vous vous dites bah peut-être que je continue une activité peut-être partielle après si j'en ai la force, l'envie parce que au fond on voit bien que tout le monde est heureusement n'est pas cassé au moment de partir à la retraite et envie de continuer par goût parfois par nécessité aussi de continuer l'activité.
Donc la retraite à point évidemment correspond assez bien au justement avant avant de continuer ensemble, je voudrais que je voudrais qu'on regarde ce reportage. Vous le dites, de plus en plus de seniors n'ont pas le choix eux et doivent continuer à travailler pour arrondir les fins de mois parce que leur leur pension de retraite ne suffit pas. C'est un reportage sur le terrain en Loire Atlantique signé Clément Perot et Eva Billion. [Musique] À 74 ans, Céline n'a pas dit adieu à la chasse, aux fautes d'orthographe et aux entorses aux règles de syntaxe.
Retraité de la fonction publique depuis près de 15 ans, elle s'est installé son petit espace à l'étage de sa maison et continue à travailler des missions de tactylographie. Aujourd'hui, elle retranscrit le compte-rendu d'un examen psychiatrique. En psychiatrie à plusieurs reprises.
Il reçoit une fois par mois une injection de neuroleptique retard. Point. Oui, j'aime bien taper.
Ça fait travailler la motricité. Ça maintient donc concentré et puis ça me permet de de voir que je suis encore opérationnelle et puis ça rend service aux gens. Donc voilà quoi, je tape des courriers, des rapports pour étudiants.
Ça m'est arrivé de faire des livres. Les tarifs, c'est à la page souvent au nombre de caractères. Oui, ça ça revient à 12 € à peu près de l'heure. 12 13 € quoi.
Je fais peut-être 8 10h par semaine. Céline est veuve. Elle touche 2500 € par mois entre sa pension et celle de son défunt mari.
Son travail lui offre un revenu complémentaire sillant entre 200 et 900 €. une somme non négligeable pour payer les frais engendrés par sa maison où elle espère rester le plus longtemps possible. Alors, j'ai à payer don jardinier qui vient régulièrement, ton de la pelouse, tailler les arbres.
J'ai ma femme de ménage qui vient régulièrement aussi qui entretient la maison, qui fait les vitres, tout ce qui est un peu dur pour moi physiquement donc elle vient à mon secours. Céline est loin d'être un cas isolé. Les retraités sont toujours plus nombreux à garder une activité professionnelle.
Valérie Gruau est la fondatrice d'une agence spécialisée dans la mise en relation entre professionnels et travailleurs senior. Il y a 580000 retraités qui travaillent en France tout en étant en touchant leur pension ce qui représente quand même 65 % de plus qu' a 10 ans. Ils ont besoin de compléter leur revenus parce que soit ils ont tout simplement perdu du pouvoir d'achat parce que quand on passe à la retraite on perd à peu près 25 à 30 % de ses revenus.
Soit ils ont une toute petite retraite et là c'est encore plus fort pour les femmes euh parce que les femmes ont des retraites qui sont de 40 % moins élevées que celles des hommes. Donc elles sont plus touchées. Parmi les activités les plus plébiscitées par les retraités, les gardes d'enfants, l'aide à domicile, le jardinage, le secrétariat, le transport des personnes ou encore le conseil aux entreprises.
Ce qu'on voit dans ce reportage, c'est aussi les sujets qui seront dans le nouveau conclave, pardonnez-moi, la conférence sociale du printemps prochain où il sera question entre autres de la retraite des femmes et de la pénibilité. Euh quelles améliorations allez-vous apporter au texte euh ou en tout cas jus jusqu'à son application en 2028 euh pour la pénibilité, les carrières pénibles, les carrières longues et et la et les retraites des femmes comme on l'a vu dans le reportage. Allez-y.
Allez-y. Oui, je je pense quand même que ce qui est important de rappeler, c'est que ce qui a été demandé et c'est ce que en tout cas moi en tant que député socialiste, j'ai défendu, c'est que cette suspension en fait intervienne aujourd'hui et qu'elle permettent donc d'avoir à la fois un débat et donc une nouvelle conférence sociale, mais surtout qu'elle permet d'avoir un débat pendant la présidentielle. Et vous posiez la la question tout à l'heure de pourquoi la la question de la retraite à point avait été abandonnée.
Ça va être important dans le cas du débat présidentiel qui va démarrer en 2026 jusqu'en 2027 que chaque candidat, chaque parti, chaque personne qui souhaite en fait diriger notre pays à partir de 2027 puisse faire des propositions parce que oui, on voit bien quand même que le système a changé et que il y a de plus en plus de personnes qui vont partir à la retraite. On a une société qui est vieillissante et que les actifs peinent finalement à compenser à compenser cela. Donc c'est important pour répondre à votre question.
On a un débat qui démarre donc lundi en commission des affaires sociales dans lequel il y a aujourd'hui des articles dans ce projet de loi de finance de la sécurité sociale qui concernent l'amélioration de la retraite des femmes et notamment la réduction des inégalités. Donc mieux prendre en compte la la retraite des femmes et ça veut dire mieux prendre en compte leur carrière. Donc notamment mieux prendre en compte euh les enfants en fait et du coup avoir des trimestres qui compensent en fait parce que c'est vrai qu'aujourd'hui beaucoup de femmes ont dû s'arrêter, beaucoup de femmes en fait n'ont pas travaillé pour avoir à charge l'éducation des des enfants et que finalement au moment de la retraite elles ont pâtissent et que par ailleurs les effets de la vie font que il peut y avoir aussi en fait des séparations, il peut y avoir en fait des décès donc certaines femmes se retrouvent seules et donc du coup elles ont moins de revenu et un pouvoir d'achat qui qui diminue.
Donc ça c'est c'est important. Donc c'est mieux prendre en compte en fait la vie des femmes, mieux prendre en compte aussi la possibilité et ben de travailler et donc du coup ça veut dire aussi ben garde d'enfants, ça veut dire aussi meilleur accompagnement aussi entre l'égalité entre les pères et et les mères. Et puis à la question de la pénibilité, on avait précédemment une dizaine de critères qui permettaient de définir qu'est-ce qui était la pénibilité et du coup il y a des critères qui ont été supprimés et aujourd'hui moi ce que je propose en fait c'est qu'il puisse évidemment que ces critères-là soient remis euh dans le le calcul mais surtout qu'il y ait de nouveaux critères.
Aujourd'hui on a des métiers en fait qui ont quand même beaucoup évolué qui ont changé. Il y a la question de la charge émotionnelle en fait pour notamment tout ce qui concerne les soignants. On en a beaucoup parlé. soignant c'était très bien de les applaudir en 2020 pendant le Covid mais après on a bien oublié quand même la difficulté pour une infirmière une aide soignante le personnel hospitalier de voir des personnes qui sont en souffrance des personnes qui décèdent des personnes qu'on accompagne en fait quand on est une infirmière libérale pendant des mois et qui disparaissent comme ça il y a aussi depuis aussi quelques jours la question de savoir qui va payer la suspension de la réforme des retraites dans les prochains mois le débat pas s'ouvre donc à l'Assemblée nationale.
Le premier ministre a donné hier des pistes de financement, mais ça va être à l'Assemblée nationale, aux députés, au Parlement de décider de comment on finance la suspension de la réforme des retraites. Et pour l'instant, dans les pistes du gouvernement, il y a l'idée d'aller chercher l'argent soit chez les complémentaires santé et chez les retraités. Donc, les pensions pourraient être gelées l'année prochaine.
Je vais me tourner vers les deux retraités les plus pimpants de notre public. C'est Martine et Marc. Martine, je peux dire votre âge ?
Martine, vous avez 78 ans, vous étiez professeur de français. Vous êtes parti à la retraite quand ? En 2009.
Est-ce que le gel des pensions ou la suppression de l'abattement fiscal de 10 % sont des éléments qui vous inquiètent aujourd'hui ? Oui, bien sûr. Bon, disons que jusqu'ici c'était correct.
La ma retraite était correcte. Mais là, je m'inquiète un peu de de l'avenir parce que alors moi, j'aide quand même beaucoup ma petite fille. H c'est une façon de à l'état central, à l'école centrale mais c'est très coûteux et donc et donc vous l'aidez financièrement pour ses études participe.
C'est là alors je sais pas si je pourrais mais enfin bon elle aura bientôt terminé mais enfin effectivement bon je m'inquiète je m'inquiète avec ce que ce qui ce qui est dit mais c'est assez angoissant ce qu'on entend en plus. Qu'est-ce qui vous angoisse ? Bah euh l'incertitude, on entend euh des choses contraires.
Euh on n' pas toujours, on comprend pas toujours exactement vers quoi on nous mène et c'est un peu angoissant. Voilà, c'est ce que ressentent aussi des amis retraités. Entre amis retraités, vous vous dites quoi ?
Vous vous dites que nous retraités, on va devoir participer à l'effort. Oui, tout à fait. Mais dans quelles conditions et qu'est-ce que ça va avoir comme conséquence sur notre vie quoi sur notre vie ?
Parce que c'est quand même euh moi enfin moi personnellement c'est vrai que je suis un peu inquiète. Bon vous avez trois députés devant vous, vous pouvez leur poser les questions. Vous pouvez même leur suggérer des pistes de financement.
Pourquoi pas ? N'hésitez pas. Je peux pas suggérer de piste de financement parce que c'est pas mon rôle.
Mais euh la question à savoir c'est vers quoi on va réellement enfin en réalité ? Moi je dirais c'est c'est vous qui allez décidé. En 2017 et en 2022 il y a eu deux élections présidentielles ratées du point de vue du débat public. deux élections présidentielles où on a été obligé de choisir en fonction plus des affaires judiciaires ou de il faut faire barrage à un tel ou à une telle plutôt que sur les vrais débats de fond.
Et on a poussé la boule du déficit public. On a dit ben ça on verra plus tard, on verra plus tard. Ça fait 50 ans qu'on dit on verra plus tard.
Et au bout du compte, c'est à vous qu'on demande de faire des efforts. Moi, je considère que demander au retraités de faire des efforts, c'est ce qu'il y a de plus injuste parce que c'est pas à la fin de la partie qu'on peut changer les règles. C'est vous allez pas reprendre un bleu de travail, retourner à l'usine ou retourner à l'école vous occuper de d'enfants de maternel ou en crèche.
Donc c'est très difficile de de faire comme ça. Et là, ce qui est prévu, c'est non seulement de geler pour cette année, mais en plus de geler partiellement pour les années qui suivent. Geler à 0 plus 0,4 % mais s'il y a 2 % d'inflation, 3 % d'inflation, 4 %ori l'année prochaine, c'est plutôt 1,2 %.
Vous savez aujourd'hui personne n'en sait rien. Les choses sont tellement imprévement que c'est très compliqué. Donc moi, ce que je propose c'est d'indexer la durée de cotisation sur l'espérance de vie.
Il y a 50 ans 100 ans, on vivait pas aussi longtemps qu'aujourd'hui. Quand on cotisait pour sa retraite, on savait qu'on allait en profiter quelques années, mais mais en moyenne pas aussi longtemps qu'aujourd'hui. qu'il faut tenir compte de ça et ça permettrait de le faire en plus branche par branche pour tenir compte de la pénibilité et on aurait pas à y revenir tous les 4 5 ans à effet j'en dit berger les chiffres vous donnent raison puisque la durée de vie moyenne en retraite était de 15 ans en 1965 elle est aujourd'hui de plus de 24 ans.
Donc bon c'est heureux qu'on vive plus âgé tant mieux enfin voilà on va pas s'en plaindre mais c'est sûr que c'est une autre façon de financer la retraite qu'il faut imaginer Sylvain Mayard Oui. J'ai j'ai vraiment envie d'avoir un discours de vérité en fait hein dessus et et j'entends toujours ici on passe notre temps à dire non mais on va on va on va vous aider, on va faire un plus, on est toujours à donner, on adore dépenser l'argent, je veux dire, on a beaucoup dépensé de l'argent, il y a pas que nous. Mais précédemment, on a du mal à porter des réformes un peu dures parce qu'en fait ce qu'on demande, c'est que les Français qui le peuvent travaillent un peu plus.
Et oui, c'est impopulaire parce que ça fait 25 ans qu'en fait on on est parti sur le principe de travailler moins et qu'on arrive un peu au bout de l'histoire. Et donc il faudra que chacun d'entre nous fasse des efforts. Ceux qui travaillent travaillent un peu plus.
Je sais que c'est très impopulaire de dire ce que je dis mais j'essaie de répondre vraiment à vot à votre question. Il faudra que ceux qui le peuvent travaillent un peu plus pour financer les retraites, pour financer leur propre. Bon Martine, elle a 78 ans, donc elle elle travaillera pas plus que ceux qui le peuvent qui travaillent et donc des gens comme nous de travailler un peu plus longtemps peut-être un peu plus tout simplement aussi tout au long de la vie parce que nous travaillons moins que nos voisins allemands.
On voiton par exemple allemand. Moi, je prends beaucoup l'exemple Allemagne, je je trouve qu'on travaille moins. Mais aussi dire que il faut que aussi une une certaine solidarité.
C'est-à-dire que quand on voit que les transmissions euh les décès, les héritages passent maintenant de personne, je je caricature mais de retraité à retraité. Quand on voit que le niveau des d'épargne, vous on a pu regarder depuis les 5 dernières années, 65 % de l'épargne qui a été fabriqué par les Français a été fabriqué par les retraités. Et donc à un moment, il faut aussi qu'il y ait une certaine solidarité entre ceux qui travaillent qui pour beaucoup d'entre eux travaillent avec gagnent un SMIC, un SMIC amélioré ne seront jamais propriétaires de leur logement et une partie des retraités, je sais bien que c'est pas tous les retraités, je sais bien qu'il y a des retraites difficiles, mais il y a aussi des retraités qui ont pris qui ont été dans une situation plus favorable pour s'endetter, pour être propriétaire et je crois qu'il faut qu'on retrouve une certaine équité et pour moi, il faut individualiser les retraites avec une part de capitalisation, une part de retraite à On va y venir.
Voilà pour l'avenir. Martine, je voudrais que vous donniez le micro à la personne derrière vous. C'est Marc.
Marc, je peux dire votre âge ? Vous avez 70 ans. Vous êtes à la retraite depuis combien de temps ?
Alors tout le monde est d'accord pour dire vous les faites pas du tout. C'est comme Martine vraiment vous êtes pimpant tous les deux. Vous êtes parti à la retraite à combien de temps ?
Il y a presque 2 ans maintenant. Il y a presque 2 ans. À 68 ans.
Vous êtes parti tard. Oui mais j'aimais bien mon métier. Je suis j'étais violonniste dans un orchestre à la Philharmonie de Paris.
Et donc vous avez joué du violent toute votre vie. Voilà. Euh j'ai travaillé 48 ans donc je suis parti, j'ai commencé tôt.
Et aujourd'hui alors votre retraite ? Moi je suis très content. Je voilà les retraites heureux.
Pas de commentaires négatifs à faire. La question que je me pose, c'est de savoir si on va continuer à s'enfoncer dans ce puit sans fond finalement avec toutes ces rustines successives qui ont été mis en place depuis tant de gouvernement qu'on va pas revenir là-dessus. Et je crois que le problème de la participation, que ce soit les retraités ou d'autres, moi je suis pas opposé, mais c'est qu'on voudrait avoir confiance dans un système qui soit pérenne et non pas dans des rustines successives parce que rien ne dit que dans 2 ans ou dans 3 ans on va pas recommencer.
C'est ce qui se passe exactement depuis 20 ans. Et je crois que la la question de l'angoisse qui est posée par sur cette sur cette histoire de retraite, c'est beaucoup plus la confiance qu'on peut avoir dans ce qui va être proposé que de savoir s'il faut participer ou pas. Parce qu'en fait si si les gens étaient vraiment convaincus, je crois qu'il y aurait pas de problème de participation.
Et je crois aussi que le système de à point est meilleur parce que je crois que les limites de notre système, on le vit tous les jours depuis déjà longtemps et on l'a vu arriver. Il y a il manque un peu de courage politique quand même dans Marc. Mais j'ai pas de mon avis hein.
Vous êtes vous êtes violoniste mais Marc vous êtes violoniste et vous dites la même chose que le prix Nobel d'économie Philippe Agon. Je vous propose de de l'écouter si vous voulez bien. Il faudra proposer une nouvelle réforme.
À mon avis à point. Les Français n'aiment pas qu'on leur mette le couteau sur la gorge et qu'on donne des âge pivot âge limite. C'est pas pour la France.
Nous, il faut les points. C'est tout. C'est tout.
C'est Il y a des manières, il y a des choses qu'on aime, des choses qu'on aime pas. La Français sont allergiques aux âges minimum. Bah voilà, tu contournes l'allergie quoi.
Voilà, tu fais autrement. Est-ce que la retraite à point c'est ça permet de de contourner le la fameuse barrière de l'âge dont parle le prix Nobel d'économie ? lui dit le problème qu'on a en France c'est que l'âge c'est un épouvantail.
Est-ce qu'il faut sortir cette notion de la réforme des retraites en fait ? Et ben moi je je voudrais répondre à Marc en fait oui il y a aujourd'hui on a vu deux exemples de retraités. Moi je vois quand même sur le plateau aussi des jeunes et l'inquiétude elle est sur les jeunes en fait c'est ces générations là qui commencent à peine à travailler ou font des études ou voilà sont sont en activité depuis très peu de temps et qui se disent 40 ans, comment je vais faire ?
Est-ce que je vais vraiment avoir 40 années à travailler ? Est-ce que je vais vraiment trimestre ? Enfin voilà, je je crois que aujourd'hui on on ne rentre plus en fait dans l'activité avec cette insouciance là qu'on pouvait avoir comme vous avez pu l'avoir j'imagine Marc il y a il y a quelques années.
Mais oui euh finalement on cristallise beaucoup nos débats autour de l'âge. Euh et c'est important en fait d'avoir un âge parce que il y a des carrières longues, il y a de la pénibilité, il y a des métiers qui sont plus difficiles que d'autres. Pour autant, il y a des métiers, je le disais tout à l'heure, euh qui permettent de travailler plus longtemps.
Il y a des dispositifs aussi et vous en parliez tout à l'heure sur le cumul emploi retraite qui est un dispositif légal qui permet une fois que vous êtes à la retraite et que vous touchez votre pension de quand même pouvoir continuer à avoir une inactivité. Donc on voit bien que finalement certains sont à la retraite, continuent à travailler ou parce qu'ils en ont besoin et parce qu'en fait leur retraite est trop petite, pas assez élevé et donc du coup ils ont besoin de de travailler, d'avoir des revenus supplémentaires ou parce qu'ils en ont envie aussi, il peut y avoir ça ou parce qu'ils ont voilà besoin de de continuer à avoir une vie sociale, un lien social qu'il n'auraiit pas et qu'ils ont peur de Moi ce que j'entends aussi depuis le début, allez-y marqu évidemment un problème aussi dans les tranches d'âge au travail, la jeunesse a beaucoup de mal à la semaine, il y a beaucoup de chômage dans la jeunesse et on narrive pas bien devant votre bouche faire travailler les seigneurs au de 50 55 ans donc ça c'est un problème qui qui ne cesse de s'amplifier depuis des années quand est-ce qu'on va s'y atteler réellement ou s'ampli pardon ouais vas-y non ça juste rapidement c'est pas tout à fait vrai ça s'amplifie pas depuis quelques années on a remis un peu plus de 2 millions de personnes au travail et on peut regarder les chiffres regardez il y a quelques années moi quand j'ai commencé à travailler dans les années 90 trouver un boulot y compris pour quelqu'un qui était diplômé, c'était difficile. C'est moins difficile, bien moins.
Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'en France, on commence par les études beaucoup plus tard à travailler que dans les autres pays. Plus longtemps d'âge élevé dans les pays européens, le nombre de gens qui travaillent près de la retraite, il y en a beaucoup plus que chez nous. On on a on a démultiplié les plans sociaux, on a organisé on on on a organisé aussi une société.
C'est ça qu'il faut que euh que que qu'on change, c'est-à-dire de faire en sorte que les gens travaillent plus longtemps quand ils le peuvent. et on on a organisé, c'est pas nous hein, c'est c'est depuis 25 30 ans, les entreprises se sont bien arrangées avec leurs salariés parce que dans la pièce, il y avait un perdant en fait, c'est celui qui allait payer, c'est-à-dire l'ensemble de la communauté mais il y avait l'employeur et puis le salarié et puis tout le monde y avait plutôt intérêt. Donc donc il faut que ça s'arrête, ça s'est bien arrêté depuis hein.
Moi je voudrais faire trois remarques pour répondre à mais c'est intéressant le levier le levier dont parle Marc, c'est le levier de l'emploi des seniors. Aujourd'hui, 58 % des personnes âgées de 55 à 64 ans ont un emploi en France, mais dans le reste de l'Union européenne, c'est 64 %. Oui.
L'emploi des seniors. Oui. Ce qui prouve que ça n'est pas une fatalité.
Si les autres arrivent à le faire, on devrait être capable de le faire. Vo bien qu'il y a il y a plusieurs il y a plusieurs problèmes pour répondre à Marc. D'abord, il y a une inadéquation entre l'offre et la demande.
Il y a des tas de secteurs dans lesquels on recherche sans arriver à à les trouver du personnel, que ça soit dans les collectivités, dans les associations, dans les entreprises, dans la restauration, dans l'hôtellerie, dans les métiers du bâtiment, dans les métiers de de service, d'aide à la personne. Donc comment on fait pour mettre les gens qui cherchent de l'emploi sur les bonnes formations ? Deuxièmement, il y a un écart trop faible entre les revenus de l'assistance et les revenus du travail.
Si on veut vraiment que les gens aient envie de retourner travailler, on peut pas cumuler les aides sociales au-delà d'un certain plafond. Nous, on considère que les allocations sociales, c'est très bien. Il faut garder le bon social.
On peut tous avoir un trou d'air dans une carrière, un trou d'air dans la vie. Donc qu'on aide les gens, c'est super. Par contre, il faut que ça soit plafonné à 70 % du SMIC pour que celui qui va travailler et qui a du mal à gagner déjà le SMIC, il se disent pas à aucun moment qu'il aurait plutôt raison de rester à la maison.
Et puis la troisème remarque, c'est le système à point. Euh moi je bien tous les systèmes, mais vous verrez dès qu'on sera passé au système à point, tout le monde fera ses simulations. Tout le monde se dira "Mais combien de temps il me faut à moi pour arriver à avoir mes points ?" et tout le monde reviendra à la question de l'âge.
Donc moi je crois que la vraie solution, c'est pas ce que dit le Nobel d'économie, je veux pas vous contenir hein, mais le il a sans doute il a sans doute ses raisons. Mais moi je moi je vous je vous fais par que vousmême je vous fais par que vous-même le jour où il y a le système un point, le premier truc que vous ferez que vous ferez votre simulation et moi aussi vous aussi. C'est déjà le cas par ailleurs parce que vous pouvez liquider en fait déjà à un âge.
Aujourd'hui ça va être 62 ans et 9 mois mais en fait si vous voulez continuer vous pouvez. Donc en fait aujourd'hui euh cette question-là en fait elle n'existe déjà plus et euh moi je prône effectivement pour qu'on sorte la question de l'âge euh mais par contre il y a cette question euh notamment des cotisations des trimestres et qu'on puisse choisir au moment où on a envie de partir en fonction encore une fois de ces choix de vie. Et vous reparlez de la confiance en fait.
Oui, je pense que c'est un modèle de société euh qu'on doit déterminer, qu'on doit proposer et une fois que les citoyens auront confiance dans ce modèle- là, ils pourront se projeter. Mais aujourd'hui, c'est pas le cas. Et c'est sûr que la réforme de 2023 nous a pas aidé à avoir un débat démocratique apaisé.
Je suis désolé. Juste pardon juste juste rebondir parce que c'est moi qui donne les mauvaises nouvelles ou si on met pas pour le moment l'âge en fait il y a pas d'équilibre du tout à la réforme des retraites. On est on sait bien que c'est très impopulaire mais on on il y a il y a une mesure d'âge parce que pour le moment si on passait complètement à la retraite à point ce qu'on souhaite en réalité il y a un déséquilibre total de la de de s'il y a pas l'âge devient presque protecteur en réalité.
Donc euh euh attention, c'est un équilibre complexe à trouver. Euh et ça demandera des efforts, moi je vous le dis en face, ça demandera des efforts. Il y a pas de choses simples.
On peut faire des critères de pénité mais mais à tout le monde. On peut demander des critères de pénité. Évidemment qu'il faut accompagner les carrières des femmes, mais tout ça euh les retraites, c'est pas un service social en fait.
C'est ça. Ça traduit l'ensemble de des cotisations que qu'ont payé des gens. Et donc moi, j'entends et je suis prêt à faire plein de choses et à d'avancer.
à un moment, il faut quand même que qu'on paye quoi. Oui, j'entends bien monsieur mais moi, j'observe pas hein ce que vous dites sur la facilitation pour les jeunes diplômés aujourd'hui dans l'intégration de l'entreprise. Je le vois pas.
Je vois effectivement que il y a eu une accélération avec l'apprentissage universitaire. Voilà. Il y avait des dispositifs, je crois d'ailleurs pour faciliter ça.
Je crois qu'ils ont toujours présents. Voilà. Mais le problème c'est que moi ce qu'on observe c'est que euh ces entreprises qui font appel à des contrats d'apprentissage universitaire he master de pro ou ou licence pro euh utilise euh ces jeunes dans leur entreprise et puis une fois le diplôme obtenu, ils sont remerciés.
Faut pas caricaturer ça. Non non monsieur, je caricature pas. Je vous dis ce que nous observons nous.
Bon, écoutez, je je je veux pas laisser dire ça. Il y a de tout. Il y a vous avez sûrement des mauvais chefs d'entreprise et il y en a sûrement des très bien C'est pas une question d'être bon ou mauvais hein.
Moi, j'ose j'oppose personne, j'observe. OK. Je voudrais qu'on se tourne.
On a interrogé les futurs retraités si vous voulez bien. Euh pas de critère d'âge mais aujourd'hui un jeune qui sort de l'université s'il est excellent il sort à 26 ans. S'il si elle est des des incidents de parcours, il ressort un peu plus tard.
Et euh à quel âge ils vont partir à la retraite ? 6. On va leur poser la question tout à l'heure.
Je suis pas sûr que ce soit le premier sujet d'inquiétude quand on sort de des études de savoir quand on partira à la retraite. Je pense que c'est d'abord de savoir qu'on va travailler. Trava.
Ouais, c'est ça. Mais on va y revenir dans un instant. Je je pose la question en fait.
Je je voudrais d'abord donner la parole à Mariette si vous voulez bien avant tout cela parce que Mariette elle vous écoute depuis tout à l'heure, elle entend ce mot retraite et vous aviez envie de disséquer ce mot aussi parce qu'il est étonnant ce mot retraite. Alors il est étonnant et son histoire dans notre langue française je crois va éclairer un certain nombre de de débats et de de presque de d'impasses dans lesquels nous sommes. Alors Adeline, il faut commencer par dire que c'est un mot riche.
Lui il est riche. il cumule, si j'ose dire, deux emplois, hein. C'est-à-dire, il y a deux grandes idées pour parler de la retraite.
On a bien entendu la première idée, c'est lié à l'espace et c'est très physique. Qu'est-ce que c'était prendre sa retraite au 17e siècle ? Et ben, c'était euh sortir voilà, sortir de la foule, sortir de se retirer du monde.
Et vous souvenez, Adeline, peut-être le bac français, la la princesse de Clève à un moment la faillette. Ouais. Vous souvenez, elle va dans il y a une preuve de françaisement, elle va dans sa maison maison de retraite mais ça veut dire maison religieuse hein dans laquelle elle va se voilà se protéger des feux de l'amour.
Alors aujourd'hui on a un peu ça quand on nous dit par exemple certains voyagistes vous allez faire une retraite de yoga dans une méditation dans un très beau lieu naturel. C'est ça. Mais c'est quelle racine ?
Alors la précé latine c'est un verbe qui est rééré, c'est-à-dire tout simplement retirer. Le ré veut dire en arrière. Soit on se retire soit en arrière, soit quelque chose ou quelqu'un.
Donc on fait un pas si vous voulez, on prend du champ. Alors par exemple Montagne. Montagne bah quand il prend sa retraite il a 38 ans.
Et en fait pourquoi il le fait ? pour aller, il était à la mairie de Bordeaux, il avait beaucoup de travail comme nos députés et mais il se retire dans son château pour écrire au calme ses essais. C'est est-ce que c'est aussi cette même racine, ce même sens qu'on a dans la retraite de Russie ?
Ben oui. Alors là, c'est un sens terrible mais c'est la même chose. On se retire du front, on va vers l'arrière, on revient en France dans les plaines enneigées russes et c'était absolument terrible.
Près de la rivière BZina. Oui, voilà. Berzina.
Alors dimension 2uxè jambe he du mot et dimension beaucoup plus positive, c'est celle qui est liée à l'argent. Parce que qu'est-ce que c'est une traite ? Une une traite c'est une somme d'argent soit que l'on doit soit qu'on nous doit.
Donc en fait s'il faut entendre traite c'est-à-dire deuxème salaire quand on n plus salarié justement. Ah quand on arrête de travailler donc après la fin du salariat. après la fin du salariat.
Mais ça c'est spécifique à la langue française. Enfin en espagnol par exemple, je parle sous la gouverne de Alejandra qui est de langue natale espagnole. Il y a deux mots, le retiro.
Bon, on se retire comme la retraite en français et puis il y a très jolis mot la rubilation, la jubilation. On va jubiler, on va profiter d'une somme d'argent que l'on n pas que l'on a gagné en quelque sraite qu'on touche en Espagne, on l'appelle la jubilation. Jubilation.
Ah, c'est formidable. Et alors dans nos débats actuels, oui, pardon, j'ai pas comment vous dites ? Roubelation.
Roubelation. Roubé la fion. Dans nos débats actuels, est-ce qu'on retrouve ces deux sens ou est-ce qu'il y en a qu'un ?
Bah oui, là on a bien entendu, les deux sens sont là, le temps et l'argent. Mais je crois que ce qui se passe en ce moment et ça explique certains certains blocages à mon avis, c'est que la question du temps, elle est obsédante. On ne parle que de ça depuis 3 ans. 63,5 67.
On ne sait plus effectivement à quel temps croire. Donc ça c'est très problématique. C'est là que ça se crispe.
Alors il me semble que on fait ça parce que la vraie question sous-jacente qui est celle de l'argent qui est celle du financement et bien elle n'est pas réglée parce que il nous arrive cette révolution démographique en effet hein. Vous avez vous l'avez bien dit Adeline, avant les gens vivaient une dizaine d'années euh à la retraite maintenant c'est presque 30 et on ne sait pas comment profiter justement avoir la jubilation de cette nouvelle tranche d'existence. C'est très problématique et c'est ça dépasse à mon avis la question politique.
Là, il faudrait tous s'y mettre. Et alors en attendant, qu'est-ce qui se passe ? Bah, nous sommes tous euh des petits montagnes dire les gens peut-être qu'ils ont envie de s'arrêter pour faire de la musique, pour faire des belles randonnées, je ne sais pas.
Mais ils n'ont pas tous un beau château réel, un château d'Em. Voilà, exactement. Pour se retirer.
Merci Mariette, c'est sûr. Ou le talent de montagne et les compétences de montagne peut-être aussi. Je voudrais me tourner vers les actifs parce qu'on a eu ceux qui sont bientôt à la retraite, ceux qui sont déjà, je voudrais qu'on parle de ceux qui payent les pensions des retraités actuel.
C'est ça le principe de la retraite par répartition. Alexandra. Alors du coup, c'est Alejandra.
Alexandra. Alexandra, c'est pas Aland. Bon, vous avez 47 ans, c'est ça ?
Et vous, vous cumulez deux emplois. Oui. Est-ce que vous vous interrogez sur votre retraite ?
Et j'ai ça l'autre jour à mon mari. En fait, quand je suis arrivée en France, j'avais 27 ans. Avec un enfant, je me suis jamais posé la question de la retraite.
Ils sont passé déjà 20 ans. Il ont dit ça passe vite. Oh waouh, ça va arriver vite parce que 20 ans sont déjà passés.
J'ai vraiment je suis quelqu'un de très positif. J'ai la chance de travailler comme cadre et et comme vous avez dit, c'est pas la même chose que les artisans. Et j'ai cumule travail d'assistant de direction et construction et je suis professeur d'espagnol à l'institut catholique de Paris.
Donc j'adore travailler. J'espère arriver à l'âge de bah un bel âge pour continuer à travailler. Mais c'est vrai que mon ça fait rêver d' avoir une retraite à 38 ans.
J'aimerais bien aussi de partir voyager. Mais la question que me pose plus un peu de de nostalgie c'est les artisans parce que mon mari c'est un artisan. Il est plus fataliste.
Il dit, il me dit Alex, Alex, il me dit à la maison, est-ce que ça coûte la peine de travailler jusqu'au à 67 ans alors qu'il se casse sa santé ? Il est VTC. Il est il est il est VTC.
Ah oui, donc il est en voiture c'est de s'oublier des de beaucoup de réformes. Donc si vous pouvez répondre à cette question pour les pour les oublier, je ferai j'aimerais faire un appel à pas les oubliers. C'est tout.
Qui veut répondre à Alexandra ? Je je je pense que vous avez raison et qu'aujourd'hui il y a plusieurs catégories. En fait, on parle beaucoup de la retraite pour les salariés euh parce que c'est quand même la majeure partie aujourd'hui des en tout cas de la population active et on voit bien que finalement ça ne suffit pas et que un certain nombre de euh enfin voilà d'activités, on peut dire alternatives euh et euh je pense qu'il a le statut peut-être d'auto-entrepreneur ou voilà euh se se sont développés euh et il y a beaucoup de professions en fait qui sont aujourd'hui dans le statut d'auto-entrepreneur.
Il faut arriver à distinguer le métier, ce qu'on fait, ce qu'on fabrique ou ce qu'on fait chaque jour et le statut en fait qui permet de cotiser. Et on parle de la retraite mais on pourrait parler aussi de la protection sociale en fait, de la sécurité sociale et du coup s'il est en maladie aussi aujourd'hui, il est pas protégé en tout cas moins qu'un qu'un salarié. Le statut d'auto-entrepreneur s'est beaucoup développé et il est attractif sur le moment au moment où vous travaillez.
Par contre, vous ne cotisez pas. Donc vous ne cotisez pas pour la retraite et vous ne cotisez pas pour la sécurité sociale. Tant que vous êtes en bonne santé et que vous travaillez, tout va bien.
Mais le jour évidemment je je ne lui souhaite pas où il lui arrive quoi que ce soit, où il a un accident, s'il est VTC, il a un accident de voiture, il ne peut plus travailler, il a mal au dos, en fait il n'est pas couvert. Et donc c'est ça en fait la la difficulté. Et l'autre difficulté pour nous en tant que état, enfin pour le système en fait de protection sociale et son financement, ce sont des cotisations en moins.
Donc on voit bien que finalement en fait on a un déficit et on a un problème avec les cotisants en fait avec les personnes qui travaillent et qui ne côtisent plus assez pour financer derrière. Exemple Alexandra, comment votre mari il envisage sa retraite ? Il a il met de l'argent de côté, il y arrive.
H c'est compliqué en fait. Je vois tous les jours que c'est difficile pour les et en général pour les VTC, pour les taxis. C'est compliqué aujourd'hui.
Le travail c'est pas les mêmes qu'avant. Avant je pense ça fait 10 ans c'était différent mais c'est je pense que c'est devenu aussi un travail informel pour beaucoup de gens qui qui n'ont pas l'accès au travail. Et comme vous avez dit avant, j'étais auto-entrepreneur aussi.
J'étais traductrice, j'ai donné des cours d'espagnol dans les institutes et moi je me suis dit, je me suis posé la question il faut mieux que je sois salarié. Oui. Et là aujourd'hui, je les regrette pas.
Et là la société en fait, elle s'est libéralisée et le travail s'est vraiment beaucoup trop libéralisé et donc du coup notre système qui reposait quand même sur la solidarité euh et ben il ne fonctionne plus. Et c'est aussi pour ça qu'on a des déficits énormes et qu'on arrive plus à financer derrière la protection sociale au sens large, sécurité sociale et retraite. J'en disg, je crois que c'est la question de la soutenabilité de notre modèle social qui est posé.
On est tous très attachés à notre modèle social, le chômage, la sécurité sociale, la solidarité, la solidarité en général et les retraites. Si on veut que ça continue, si on veut que ça continue à bien se passer, on dit parfois qu'on a le meilleur système social du monde. En tout cas, on est le pays qui dépense le plus en matière des dépenses publiques et dans la dépense publique, 1 € sur 2, c'est le système social, retraite, maladie, chômage et cetera.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on le laisse mourir ? Est-ce qu'on le laisse tomber ?
Ou est-ce qu'on prend les décision courageus qui s'impose pour faire en sorte que ça continue à durer ? Il suffit de se comparer avec les autres pays européens qui sont pour l'essentiel des grandes démocraties qui sont comparables à la nôtre. Durée de cotisation aussi durée d'indemnisation pour le chômage mais aussi règles s'agissant des des arrêts maladies.
Les arrêts maladies par exemple, ils ont triplé en 25 ans, on est passé de 6 milliards à 17 milliards. Est-ce que quelqu'un ici pense queon va pouvoir comme ça tripler tous les 25 ans et qu'on va continuer à pouvoir indemniser correctement ceux qui sont malades si jamais il y a des de tels abus du système ? Moi je pense que les Français sont ils sont prêts.
Je pense que vous êtes prêts. Je pense que tout le monde est mur à au fait de faire des réformes courageuses pour peu qu'elle soit juste, qu'elle soit équilibrée, qu'elle soit crédible dans la durée et qu'on puisse se dire là c'est bon avec ce type de réforme. Voilà.
Mais ça veut dire aussi que quand vous votez, il faut faire attention. C'est facile de de d'écouter ceux qui vous disent euh on aimerait euh on va on va vous proposer de faire plus, on va vous proposer que ce soit plus facile, on va proposer que de travailler moins, on va proposer de plus vous ademniser, on va proposer mons et merveill mais derrière qu'est-ce qu'il y a ? Bah il y a un échec total du système.
Marc, vous vouliez intervenir ? Est-ce qu'on pourrait aborder la la question de la taxation du capital par rapport à la taxation du travail ? parce qu'il y a quand même un énorme différentiel qui quand même pourrait participer pour une bonne part au financement du budget de la France.
Mais je vous invite à suivre les débats demain dans l'hémicycle. Vous pouvez passer votre samedi devant LCP. Moi moi je voudrais apporter je voudrais apporter une réponse très courte à Marc sur le sujet, c'est que la France n'est pas une île.
La France est dans un dans un écosystème européen et mondial. Donc si nous on décide demain parce qu'on trouve ça plus juste de prendre davantage sur le capital que sur le travail, qu'est-ce qui risque de se passer ? C'est qu'on risque d'avoir des délocalisations, des transferts, des investissements qui simplement vont se faire ailleurs.
Mais oui, ça se fait déjà. Et c'est pour ça que parce que ça existe déjà, il faut faire attention que ça s'aggrave pas et il faut être il faut se comparer. Et dites-vous simplement une chose, c'est que on est dans le pays globalement entreprise français tout confondu, on est dans le pays le plus taxé du monde.
J'entends souvent parler chez mes collègues d'injustice fiscale, mais si nous on est injuste, je parle de déséquilibéquilibre. Moi je ne pense pas de taxation globale. Je suis absolument d'accord sur le sur le niveau global de la taxation. taxation capance est-ce qu'elle est la taxation du capital que ça soit le capital l'impôt le patrimoine ou le reste c'est parce qu'on est très taxé qu'on est plus compétitif et quand on est plus compétitif les choses elles se passent sans nous elles se passent à vous vouliez intervenir je voulais intervenir justement pour rebondir sur ce que vous disiez c'est que effectivement il faudra être courageux et tout le monde devra mettre faire un effort mais je autant les travailleurs les les gens salariés, les gens qui côtisent feront un effort parce qu'ils subissent la réforme.
Mais il faudrait peut-être aussi que les gens qui ont les moyens puisse subir aussi ces réformes là et nous aider nous qui cotisons et qui sommes salariés. On ne peut pas aller chercher dans un espèce de tonneau d'anaïdes infiniment pour payer ce qu'on ce qu'on nous réclame. Et vous savez madame dans France on est tous le riche de quelqu'un d'autre.
Donc au début, on vous dit qu'on va prendre sur les 1800 familles les plus riches et à la fin c'est vous qui payez les impôts, c'est les classes moyennes. Donc il faut toujours se méfier dejà en fait contrairement oui bien sûr mais on est dans un système tous en même temps. C'est une volonté politique monsieur.
Faudra simplement tout le monde peut le regarder. Le le gens les plus riches dans notre pays ils payent l'immense majorité des impôts qui nous permettent de faire fonctionner le pays. Donc ça c'est ça c'est la vérité.
Tout le monde peut le regarder. Il y a les chiffres de l'INC, le les gens qui sont les dans les 10 % des salaires les plus élevés payent déjà 70 % les deux plus des de tiers. Oui, mais on parle pas de ces gensl ultra rich parce que ceux que vous appelez les ultra riches souvent c'est ceux qui Bernard Arnaud il me semble plus riche que tous les personnes autour de la table.
Oui, je pense que Bernard Arnaud Bernard Arnaud, il est déjà bien sympa de rester en France parce que vous voyez avec des mécaniques comme ça, avec des mécaniques comme ça, mais vous savez madame, il p il p énormément d'impôts lui et les entreprises qui les entreprises qui le dirigent. On on se focalise sur Bernard Arnaud, il revient sur la table aujourd'hui. Bernard Arnaud est effectivement bien sympathique de rester en France, mais la France offre un système éducatif de professionnalisme et ces menaces de partir aux États-Unis pour fabriquer ces sacs buitons, ça va pas être si commode que ça.
Non, surtout avec dans nos impôts, on paye effectivement des impôts. On trouve ça tous un peu cher mais en contrepartie on a un système éducatif, on a un système professionnel de technicité et c'est par l'impôt que que qu'on l'a. Donc il y a effectivement la partie dépenses des uns et des autres et les dépenses collectives, mais il y a aussi ce que l'État redistribue.
On là, on est sur un horizon 2030 et moi à vous entendre c'est à ceux qui travaillent et à ceux qui ont fini de travailler qui doivent prendre en charge en grande partie les problématiques de financement de demain. Moi c'est pas j'ai pas terminé. Oui, mais il va falloir donner un peu le micro aux autres aussi.
Mais du coup, comment se fait-il que les femmes soient à temps partiel de façon quand même très généralisé euh ou comment fait-on pour rassurer pour assurer la la les nouvelles générations ? Je vais aller je vais aller confisquer le micro Antoine, c'est pas possible. Je pose des questions.
Mais vous posez des questions, je vous taquine. Moi je je suis ravi. Je je réponds ou non que vous voulez.
Répond. Non, allez-y, répondez-lui Sylvin. Non, très enfin très rapidement.
En fait, c'est c'est compliqué. C'est un c'est un vous savez c'est moi je suis euh j'ai un peu une une différence par rapport à mes collègues, c'est que moi je continue mon activité professionnelle à côté de mon métier de député. Moi je suis un chef d'entreprise, je continue mon activité.
Je ne veux pas dépendre de la politique. Ça a toujours été pour moi quelque chose d'important. Avant des vous, je sors de l'entreprise et je vais travailler toute la nuit.
Je cumule, je suis un cumular comme j'entends. Je fais 90 heures par semaine et ça me convient très bien. J'ai la chance d'être en bonne santé pour le faire.
Moi je ce qui me vraiment ce qui m'effrait beaucoup, j'ai la chance de beaucoup voyager, c'est que on va passer des années des mois et des années à parler de la retraite, de parler de tout ce qui la fin de la la vie évidemment c'est important, mais le monde est en train de se transformer à une vitesse incroyable. Il y a des défis incroyables tout au long. Je vois les jeunes ici, ils devraient ils devraient partir pour conquérir le monde et on est en train de le faire.
Oui, il y a de la place. Oui, oui, on peut faire des choses. Oui, on a de la chandise français.
Oui, on a une bonne éducation et il faut se battre. Mais oui, la compétition est forte et partir avec des boulets au pied comme partent nos entreprises. On n pas parlé de l'industrie hein, 20 milliards de plus d'impôt de production avant le moindre outil argent gagné, vous payez vous payez euh vous payez de la l'impôt.
Et donc en fait, c'est un choix de société. Vous l'avez parfaitement dit, c'est un choix de société. Est-ce qu'on veut conquérir le monde ou bien est-ce que on accepte une sorte de déclin que l'on ressent tous depuis des années en se disant bah au fond le monde continue à avancer nous pas très vite non plus à côté.
Vous savez que je vous ai promis une surprise au début de l'émission euh vous vous souvenez hein je voudrais qu'on accueille un homme qui a décidé lui de recommencer à cotiser et je suis sûre que vous le connaissez tous. Bonsoir Gérard Holz et merci d'être avec nous ce soir Gérard. On voulait absolument vous faire un clin d'œil avant la première de votre nouvelle émission qui a lieu ce soir sur LCP.
C'est à 21h, ça s'appelle le banquet. Vous serez au côté d'Anakamana pour parler culture. Que va-t-on voir ce soir dans le banquet Gérard ?
Alors, on a appelé ça le banquet déjà. Explication parce que on veut parler de toute la culture de Platon, hein, Aristophane, ces hommes qui l'a coupé en deux jusqu'au banquet d'Astérix. Voilà, toute la culture et j'ai même renommé LCP la culture populaire.
Voilà, c'était simple à trouver la culture populaire parce on veut être capable de parler à la fois de Tintin et de la danse classique, des plus grands prix littéraires jusque jusqu'au tatouage euh tout toute la culture mais la culture sans se prendre la tête parce que c'est ça l'idéal et c'est pour ça aussi que j'ai accepté. Je su Gérard, je suis désolée mais on vient de on vient de de de consacrer notre émission à la retraite. Bon, vous vous aviez quitté la télévision en 2016.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de replonger ? LCP, c'est très simple. La chic, la la chaîne chic et intelligente.
Quand je vous écoutais, moi c'est là où il y a les débats sans sans avoir trop de polémique dans le respect des uns des autres. Ça c'est plaisant. et puis les documentaires aussi qu'il y avait sur LCP et puis surtout aussi euh Anna Cabana Anna Cabana qui m'appelle en disant "Gérard, j'ai besoin d'un complice, tu seras pas ça ça va pas être le rôle de ni de Chavan euh ni d'un autre dans les autres émissions.
Ça va être une complicité permanente entre nous parce que tu vas nous apporter bah de l'humour de la culture beaucoup et puis une façon de voir les choses avec beaucoup de bon sens." Et j'ai dit du oui tout de suite. Quand Anna m'a appelé, j'ai dit oui tout de suite euh pour ce banquet là qu'on va partager ce soir.
Alors ce soir, on va parler ce soir ben d'un album qui est sorti hier soir, c'est-à-dire Astérix. Astérix le gaulois. Phénomène, est-ce que c'est l'identité française ou est-ce que c'est de la caricature ?
Et on a Anne Gosini, Sylvie Huderzo, on a Jules dessinateur extraordinaire qui va aussi nous parler de Pixou mais qui est fou d'Astérix. Nous avons également Nicolas Rouvière, un un universitaire qui a fait sa thèse sur Astérix. C'est quand même extraordinaire.
Il connaît tout tout Astérix. Et puis la scrise sur le gâteau, ben c'est un homme politique qui a plutôt marqué son temps et qui a continué et qui continue de faire l'actualité. C'est Édouard Philippe.
Venir. Absolument. Absolument.
Vous choisirez le personnage que vous allez lui attribuer, hein. OK. Bon, Édouard Philippe qui est fou d'Astérix, on ne le savait pas forcément mais qui a été très bluffant en disant "Moi, je préfère Astérix par exemple chez les Corse ou l'Astérix dans la Zizanie".
Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Il a dit lui-même qu'il préférait. Alors Gérard, vous ne les voyez pas mais tous les députés en plateau font "Oui oui oui oui oui oui oui oui".
Pas très étonnant. D'accord. Merci en tout cas, c'est super sympa d'avoir été avec nous en direct ce soir.
Gérard Rols, le banquet. C'est donc à 21h sur LCP tout à l'heure pour la première avec Anna Cabana. Longue vie au banquet Gérard et nulle part ailleurs.
Merci. Vive le sport et surtout vive la culture. Salut.
Euh je voulais vous remercier aussi d'avoir été là. Je voulais donner la parole à Alexandre qui a 19 ans, qui est étudiant, qui s'inquiète déjà pour sa retraite mais qui s'inquiète aussi pour le travail. Un tout petit mot Alexandre parce que quand même Oui.
Voilà. tout l'avenir hein, c'est vous qui cotiserez pour nous. C'est ça.
Donc bon, je pense que déjà s'il y a pas d'effort, on s'en sortira pas. Ça c'est important. Il va falloir que les retraités fassent un effort, que nous aussi les jeunes nous allions vers un modèle meilleur.
Ensuite, moi je suis fils d'agriculteur. Voilà, j'habite dans un petit village de 600 habitants de l'héros euh qui se nomme Saint Nazer des pesants. Je salue mon merci nous regarde d'ailleurs.
Euh écoutez, là-bas, j'ai appris ce que signifie le mot travail. Ouais. Euh je j'ai travaillé dès l'âge de 10 ans avec mes parents dans les champs.
On commence avant que le soleil ne se lève. H et euh il y a une fatigue que ces personnes-là taisent car elles marchent toute la journée dans les champs. Voilà.
Donc moi j'ai une question. Euh mais on a plus le temps Alexandre. Moi je voulais vous donner le mot de la fin parce que je voulais vous remercier d'être venu parce que je je savais que vous aviez ce message de laur que vous vouliez porter ce soir sur le plateau.
C'est promis. On vous réinvite la semaine prochaine à venir dans chaque voix compte. Je serai dans les mais vous reviendrez vous reviendrez je vous le promets.
Je voulais vous remercier d'avoir joué le jeu ce soir avec le public de chaque voix compte. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Lundi, vous avez rendez-vous avec Francis Leetellier pour l'indic politique.
Il recevra Sébastien Chenu. Nous, on sera là mardi à 19h30 évidemment. Dans un instant, vous embarquez pour quelle numéro 8 et puis après à 21h, vous vous souvenez.
C'est le banquet avec Anna Cabana et Gérard Rols. Passez une belle fin de semaine et à mardi. Merci à tous. he. [Musique]
Emmanuel Macron