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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 23 avril 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

La fille de François Bayrou révèle avoir été victime de violences à Bétharram

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous au témoignage d'Hélène Bayrou sur les violences subies à Bétharram ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous ressenti en apprenant ce témoignage ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Ce témoignage change-t-il la donne pour François Bayrou ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Les travaux de la commission d'enquête parlementaire vous semblent-ils utiles ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Ce nouvel outil de signalement aurait-il pu vous aider ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Cyril GanFait
    « C'est le premier témoignage dont j'entends parler sur des violences dans le cadre des colonies. »
  • 2:01Cyril GanFait
    « La majeure partie des violences intenses se passait dans l'intimité d'un bureau. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et on revient donc sur ce témoignage que publie ce matin Paris Match, le témoignage de la fille de François Bairou. Pourquoi je n'ai rien dit à mon père, Hélène, la fille du Premier ministre âgé de 53 ans aujourd'hui et qui vient ajouter donc son témoignage à ceux des victimes de Betaram dans ce livre à paraître demain avec d'autres témoins, d'autres victimes de l'Institution catholique du Béarne. On est en ligne avec Cyril Gan.

Bonjour Cyril, bonjour. Comment allez-vous ? Bonouron ben ça va.

C'est à vous qu'il faut demander ça. Alors on se connaît évidemment puisqu'on a eu l'occasion d'échanger ensemble depuis la révélation et les révélations qui s'enchaînent dans l'institution Betaram avec l'ouverture aussi de sa commission d'enquête parlementaire qui se déroule en ce moment même. Alors Cyril, vous êtes un ancien de l'institution de l'école de Betaram.

Vous avez vous-même porté plainte et vous êtes arrivé exactement à peu près les mêmes choses qu'à tous les autres. Mais quand vous avez entendu et vous avez su que Hélène Bairou, Hélène 53 ans qui était élève à Betaram a brisé la loi du silence et elle aussi raconte ses sévis lors de ce camp dans les dans les Pyrénées, ce camp d'été où elle a été tirée par les cheveux, roué de coup par un curé qu'il avait à l'œil, lui disait-il. Euh qu'est-ce que vous avez ressenti ?

Est-ce que pour vous c'est un témoignage qui va peser ? Alors ce témoignage est intéressant. La première des choses, c'est que c'est le premier témoignage dont j'entends parler sur des violences dans le cadre des colonies.

C'est-à-dire que jusqu'à présent, on a toujours parlé de ce qui se passait dans le cadre du collège et de de l'école. La deuxième des choses qui est intéressante dans ce témoignage, c'est la violence en fait dans cette dame a été victime parce que on va on a cette fameuse interview de Angemur qui expliquait que on nous collait des baffes en public mais la majeure partie des violences intenses se passait dans l'intimité d'un bureau. Exemple ce qui se passait dans le bureau de monsieur Cheval.

Donc euh ce témoignage est très intéressant. Ensuite, il y a quelque chose qui m'interpelle, c'est que donc j'ai lu ça hier soir parce que j'ai été contacté par vos collègues qui m'ont donné euh qui m'ont donné ça hier soir, c'est que on parle de 40 personnes qui étaient dans ce camp et qu'on a qu'un seul témoignage. Hm hm.

Donc la première des choses qui m'interpelle, c'est que ils ont dû forcément avoir d'autres d'autres victimes. H La deuxième la l'autre chose qui m'interpelle, c'est que euh on a personne qui confirme avoir été témoin de ceci. Et ça par contre ça serait quelque chose d'intéressant, c'est de trouver quelqu'un qui confirme parce que c'est quand même un peu surprenant que on est d'un côté un élève qui dit "J'étais frappé à côté de cette fille en étude" et que elle l'a pas transmis à ses parents.

Hm hm. Mais par contre quelqu'un du même de la même époque qui a été qui a été témoin de ce de la de l'intensité de ce qu'elle a traversé puisque ça a quand même été violent. là terminé avec ses avec ses vêtements souillés et cetera, il y a personne qui dit "Oui, moi j'ai vu." Hm hm.

Donc ça veut dire pour vous qu'il y a quelque chose, il y a encore peut-être des parts d'ombre en tous les cas des des témoignages encore à les creuser. Mais mais malgré tout son témoignage il vient avec d'autres comme comme le vôtre hein Cyril Gan. Est-ce que la position la place de François Bairrou qui je rappelle doit passer le 14 mai devant la commission d'enquête parlementaire qui se déroule en ce moment ?

Est-ce que ça le fragilise ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est important pour vous euh qu'il qu'il disent ce qu'il savait vraiment ou pas ?

Bah c'est important. Oui, parce que d'un coup en fait monsieur François Beou passe dans le camp des victimes. Hm hm.

Et oui, d'un coup les victimes. Donc forcément ça interpelle quoi. Euh c'est un sacré joker.

Hm hm. Alors je précise que Hélène a téléphoné explique d'ancienes interview à Paris Match. Mon père m'a téléphoné, m'a demandé ce que j'allais raconter effectivement dans dans ce livre.

Il il disait "J'ai un peu la trouille, est-ce que tu vas me dénoncer ?" Et il m'a dit "Mais toute façon, je te fais confiance. Partout où tu iras, j'irai.

On voit la confiance entre un père et et sa fille." Mais ce témoignage peut être une bascule, hein, vous dites, Cyril aussi dans ce dossier. Alors, effectivement, il y a une certaine forme de bascule là parce que d'un coup, ça change beaucoup la donne de beaucoup de choses.

Hm hm. Ouais. Ensuite euh il y a il y a des éléments quoi qui font que on est euh sur le groupe des victimes de Betan dont j'ai été exclu dont j'ai été exclu il y a 48 heures sans aucune explication.

D'accord. Euh sur un groupe où on nous dit qu'il ne faut pas parler politique mais forcer de constater quand même que l'entourage de monsieur Beirou est assez proche de toute cette histoire de tout ça. Donc pour vous c'est effectivement Ouais. parce que ben donc là maintenant nous avons cette dame qui qui a donné son témoignage.

Nous avons aussi un proche de monsieur François Beou qui est élu à la mairie de Peau qui est un proche de monsieur Esquer. Hm hm. Nous avons maintenant monsieur Esker qui est dans une commission avec Ouais.

Peut-être que que tout ça on va pas on va pas tout cerner de l'entourage et et et on va dire des ramifications à l'intérieur des des différents groupes. On sait que c'est compliqué mais ce qui est intéressant c'est de voir que l'enquête avance. Est-ce que les travaux de la commission d'enquête parlementaire en revanche vous les suivez ?

Vous les victimes, est-ce que vous regardez ce qui s'est dit ? On on en a parlé ici sur Sud Radio le témoignage de de ces gendarmes hein qui ont confirmé que il y avait eu une intervention pour savoir ce qui s'était dit dans ce dossier lors de de de la plainte en en 1996. Est-ce que tout ça vous vous le regardez, vous le suivez et vous en attendez quelque chose pour terminer avec vous Cyril ?

Alors, je le suis très attentivement effectivement parce que c'est l'histoire de ma vie. Donc, euh c'est essentiel pour moi de me tenir au courant de ces choses-là et euh j'attends chaque nouvel élément, chaque nouveau chapitre de cette histoire euh avec vigilance. Oui, pour vous, c'est quelque chose d'important.

C'est des travaux qui qui se déroulent en ce moment, qui ont repris d'ailleurs hier avec une inspection dans un lycée public dans le nord du côté de Valencienne où il y avait eu des dénonciations, en tous les cas des plaintes pour viol de la part d'un enseignant. Donc là aussi, on voit tout le travail qui est fait et toutes ces ces commissions d'enquête. Juste, j'en profite que vous êtes là, Cyril.

Le ministère de l'éducation nationale va va donner à chacun des élèves à la rentrée prochaine en France un un questionnaire qui sera adapté au niveau de de l'enfant de la de de la maternelle à la terminale. Chacun aura ses propres mots pour répondre au questionnaire. Sur les violences qu'il subit, euh il pourra y répondre en toute indépendance et en toute tranquillité.

Ça aurait pu vous aider ça vous les anciens de Betaram si ça avait existé ce genre d'outil ? Alors, je pense effectivement que ça nous aurait aidé. Ensuite, il aurait fallu nous apprendre à parler parce qu'à l'époque, on nous a appris à nous taire.

Hm hm. C'est ce que disent toutes les toutes les victimes dans cette affaire. Merci Cyril Gan, merci infiniment d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio pour réagir en premier hein sur cette interview de de la fille de de François Baot et on y reviendra tout à l'heure avec dans le débat avec Françoise Degou et Élisabeth Lévi dans No.