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interviewLCP (sur YouTube)· 12 juin 2026 26 min

Affaire Lyhanna : une défaillance systémique ? | Parlement Hebdo - 12/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver pour nouveau numéro de "Parlement hebdo", l'émission qui revient sur les moments importants de la semaine au Parlement. Comme chaque semaine, un débat entre une députée et une sénatrice.

Cette semaine, j'accueille Laurence Rossignol, sénatrice socialiste du Val-de-Marne et ancienne ministre des familles. Face à vous, Perrine Goulet, députée MoDem de la Nièvre et présidente de la délégation aux droits des enfants à l'Assemblée nationale. Edition spéciale consacrée à la mort de Lyhanna qui a bouleversé la France entière.

Des dysfonctionnements...

Une loi d'urgence est réclamée par les députés. Sébastien Lecornu a déjà annoncé des mesures comme la peine à perpétuité pour les violeurs d'enfants en série. D'abord, le Gouvernement tente de donner des explications sur cette affaire. - Un moment de recueillement, en silence, juste avant la séance de questions au Gouvernement.

C'est en hommage à la mort de Lyhanna. - La France entière partage cette émotion. Il faut faire toute la lumière sur ce qui s'est passé et établir les responsabilités. - Une enquête administrative a été diligentée par le Gouvernement.

Les conclusions seront sur le bureau du Premier ministre vendredi prochain. Mais devant les sénateurs, Sébastien Lecornu a commencé à évoquer une première piste. - Les premières remontées n'ont pas la mission d'enquête mais de la hiérarchie, des parquets.

Cela laisse démontrer des dysfonctionnements qui n'ont rien à voir avec un problème de moyens. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas un sujet de moyens pour l'institution judiciaire. - Réponse du Premier ministre pour défendre son Gouvernement sous pression.

Gérald Darmanin et Laurent Nunez avaient déjà dû répondre pendant deux heures aux questions des sénateurs de la commission des lois en début de semaine. - Nous ne devons pas adopter une nouvelle loi, des nouveaux moyens, c'est un problème spécifique. Nous devons traité cette plainte comme on traite n'importe quelle autre plainte. - Le garde des Sceaux exclut de quitter son poste.

Pour lui, ses instructions étaient assez claires. C'est l'un des aspects qui vérifieront les sénateurs qui ont lancé une commission d'enquête. - On va évaluer la politique pénale, la façon dont elle est mise en oeuvre, la priorité qu'elle détermine aussi la façon dont on se donne les moyens de pouvoir mettre en oeuvre ces priorités.

Et aussi les dysfonctionnements, la façon dont on se donne les moyens de traiter ces affaires. - Est-ce que c'est un problème individuel ou une faille plus large de notre système ? - Depuis le début de cette affaire, on dit que c'est systémique.

Il y a plusieurs étages dans cette dimension. Les faits systémiques, ce sont les violences contre les femmes et les enfants. Les hommes abusent le corps des femmes et des enfants en toute complaisance.

Il faut considérer que c'est une infraction pénale de forcer le consentement. Il faut aussi faire attention à l'autorité paternelle. Ce ne sont pas des exceptions.

C'est massif. Il y a de la complaisance. Cette complaisance est dans toutes les institutions.

Elle est aussi dans les institutions judiciaires, policières...

Il y a des violeurs dans ces institutions. Il y en a partout. Notre société a besoin d'une révolution culturelle.

C'est pourquoi on a parlé de loi intégrale. Dans cette affaire, je crois que le Gouvernement dit ce qu'il dit et qu'on va effectivement trouver des fautes individuelles. Mais, au niveau systémique, c'est tout le sujet d'une organisation. - Perrine Goulet, qu'est-ce que vous en pensez ? - Effectivement, cette malheureuse affaire qui conduit à la mort de cette enfant.

Cela met en cause comment on gère la protection des enfants placés sous protection. On verra ce que l'enquête dit. Il ne faut pas non plus tout de suite aller trop vite.

Il est important qu'il y ait le temps de l'enquête et qu'on voit s'il y a eu des dysfonctionnements individuels. Ce que je ressens de la justice, pour être à leurs côtés régulièrement, c'est qu'on a amené, ces dernières années, une libération de la parole qui amène de plus en plus d'affaires, que ce soient de violences faites aux femmes ou aux enfants. Nous ne sommes pas complètement dimensionnés pour accueillir toute cette libération de la parole qui était mise sous silence depuis des années.

Cette violence systémique aux femmes et aux enfants, il est temps de mettre les moyens, notamment humains. Ce qui m'interpelle, dans cette enquête, c'est cette partie très archaïque du dossier, on parle de poste, de tampon, de vérification...

Pour être allée en Espagne il y a quelques semaines avec le garde des Sceaux, ils ont fait une révolution numérique notamment sur les violences faites aux femmes. Ils ont un dossier unique avec l'audition...

Hier, on voyait une audition d'enfants. L'enquêteur retranscrivait tout. On pourrait peut-être gagner du temps en disant qu'à telle minute la petite fille dit qu'elle a eu le sexe du monsieur dans la bouche.

On gagnerait du temps plutôt que de lire six heures de transcription. Il y a aussi cette chose à regarder, faire passer notre justice au XXIe siècle. - Vous dîtes que notre pays n'est pas encore assez dimensionné pour accueillir cette parole.

Mais Emmanuel Macron a dit que ce n'était pas un problème de moyens. - C'est ce que Emmanuel Macron a dit assez rapidement. Cette augmentation des moyens, elle a principalement concerné le bâti, moins les juges.

Même s'il y en a eu plus. On est toujours en sous-effectif. Pas simplement dans la justice, de la police aussi.

Dans toute la chaîne d'enquête. Nous sommes affectés par l'absence de ressources humaines. Il y a bien un problème de moyens.

Le Gouvernement y est venu progressivement. Le Premier ministre à nuancer un peu ce propos-là. Nous avons besoin de moyens supplémentaires.

Ce sera long. On ne va pas recruter 5000 magistrats à la fin de l'année. On ne les recrute pas en première année de droit.

Il faut être formé. Il faut aussi former ceux qui sont déjà en poste. Il faut former les générations précédentes.

On forme les nouvelles générations mais il y a une quantité de magistrats qui ne connaissent rien au sujet des violences sexistes sexuelles car ils n'ont pas été formés et ils n'ont pas d'obligation de se former. Il y a des mesures qui permettent à un enfant de ne pas raconter trois fois la même histoire. Car répéter, c'est revivre.

Ce qu'on fait depuis déjà de nombreuses années c'est complice dans un projet de loi... - Il faut une vision systémique. - Oui.

On ne sait jamais où on en est. Il y a des PPL et des amandements, on est perdu. - Il y a un problème de culture de sensibilisation au sein de la justice et de la police de la priorité donnée à ces enquêtes ?

Gérald Darmanin a parlé de priorité. - Ca commence à aller un peu mieux. La parole des femmes est mieux écoutée quand elles arrivent au poste de police.

Il y a une meilleure récupération de la plainte. C'est dommage car à chaque fois on avance sur les violences faites aux femmes mais on avance pas pour les enfants. Cette trame de prendre la plainte de la femme, on n'a pas l'équivalent pour les enfants.

Quand on fait des avancées pour une population fragile, là, c'est beaucoup les femmes, quand on regarde sur les enfants mais aussi sur les personnes en situation de handicap. Il faudrait avoir les mêmes droits pour toutes ces personnes fragiles. Aujourd'hui, un enfant ne peut pas bénéficier d'ordonnance de protection.

Il faut modifier la loi. - Ce scandale, c'est aussi le bilan d'une politique en matière pénale ? Darmanin était ministre de l'Intérieur pendant des années.

Vous appelez aussi à sa démission, Laurence Rossignol ? - Il parle du sujet. Il n'est pas indifférent au sujet.

C'est un des le garde des Sceaux qui a été le plus attentif et le plus vocal sur le sujet des violences faites aux femmes et aux enfants. Pour autant, il n'a pas pu imposer ce que nous menons depuis plusieurs mois, une approche globale. Je ne demande pas sa démission car je ne saurais pas par qui ou par quoi le remplacer.

On désigne qu'il faudrait qu'on désigne une experte qui aurait comme seule fonction de faire évoluer la loi là-dessus. Ce n'est pas tant le sujet. Je voudrais qu'on continue pas de légiférer de la même façon.

Pourquoi on demande une loi intégrale ? Personne renvoie à la dimension systémique. La question n'est pas tant de savoir comment aller jusqu'au bout du parcours judiciaire.

La plupart du temps, quand les violeurs arrivent jusqu'au bout du parcours judiciaire, sont punis. Parfois, les peines ne sont pas suffisantes. Dans ce qui se balade entre l'assemblée et le Sénat, on a des motifs d'aggravation des peines, on a ça.

Il y a le viol sériel...

On a tout identifié. Ce que j'avais, C'est que la question est de savoir comment les hommes vont arrêter de violer. Et quand.

Ce n'est pas simplement une question de répression. La peur du gendarme ne suffit pas. On a trop de classement sans suite.

C'est un problème d'enquête, d'engorgement, d'insuffisance de juge d'instruction. Les parquets suivent les enquêtes sur lesquels sont sûrs d'avoir des condamnations à la fin. Si on continue de légiférer, rajouter...

Si on continue de légiférer comme ça, quand est-ce qu'on parle de la prévention, de la réparation, de la prise en charge des victimes, de la protection sociale... - Cette loi intégrale pour protéger nos enfants face aux violences sexuelles, les députés la demande en toute urgence au Gouvernement. - C'est rarissime, chaque groupe politique pose une question sur le même sujet.

L'affaire Lyhanna. Le banc des ministres est devenu le banc des accusés. - Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à mettre 3 milliards sur la table pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants ? - Le 25 novembre dernier, avec plus de 110 députés, nous avons déposé une proposition de loi intégrale, depuis huit mois, je vous interpelle et nous vous demandons d'avancer.

Jusqu'alors, ce sujet n'a pas été votre priorité. - Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin est la première cible de la gauche. - Pourquoi avez-vous décidé de ne rien faire ?

Quand assumerez-vous votre part de responsabilité en présentant votre démission ? - Il est en première ligne pour répondre aux questions. - Ne faisons pas croire aux Français que dans ce cas extrêmement précis, c'est une nouvelle loi ou des moyens supplémentaires qui auraient empêché ce drame. - Sur tous les bancs, les députés demandent un changement, - Combien de Jérôme Barella sont, à cette heure, libres dans nos écoles, les foyers de l'aide sociale à l'école... - A la droite, en passant par l'extrême droite. - Comptez-vous prendre tout remettre à plat pour permettre aux Français de retrouver la confiance... - Deux jours avant la disparition de Lyhanna, le Gouvernement avait présenté un projet de loi de protection de l'enfance.

Face à l'émotion, Sébastien Lecornu va l'amender. Il propose de durcir les peines, jusqu'à la perpétuité pour les violeurs en série. - Nous encadreront dans un quantum de trois mois qui obligera les enquêteurs et les parquets d'effectuer les premiers actes d'enquête qui permet ou non d'emmener un présumé coupable à la garde à vue. - Le projet de loi sera examiné en juillet au Parlement.

Concernant l'idée d'une loi intégrale sur les violences contre les femmes et les enfants, le Premier ministre n'a pas complètement fermé la porte. Lundi, il recevra les députés des huit groupes qui l'ont rédigé. - Perrine Goulet, cette proposition de loi intégrale signée par une centaine de députés et qui est réclamé de toute urgence par le Gouvernement, pourquoi vous n'avez pas signé ce texte ? - C'est de la négligence.

Je n'ai pas fait attention, on a tous les jours des demandes de co-signature. Puis, j'ai regardé entre-temps cette loi car j'étais vraiment passé à côté. Il y a déjà des choses qui sont en cours.

C'est ce que disait très bien la sénatrice, on s'y perd aujourd'hui, il y a des choses qui sont entre les chambres. Typiquement...

Quatre exemples sur cette loi intégrale qui sont en cours. L'avocat pour l'enfant, le 30 juin, il va arriver en lecture finale à l'Assemblée nationale. Les enfants auront un avocat. - Les enfants placés auront un avocat. - La fin du devoir conjugal est en navette et est aussi dans cette loi intégrale.

On aura également l'attestation d'honorabilité et l'ordonnance de la sûreté de l'enfant. Je l'ai fait voter en janvier. - C'était la Commission indépendante sur l'inceste. - C'est en navette avec le Sénat et on a une nouvelle mouture qui arrive dans le texte au mois de juillet.

J'ai un vrai sujet, vous le disiez très bien, c'est comment on fait pour ne pas être qu'en défensive tout le temps, en punition...

On a besoin de mettre des moyens sur la vie affective et relationnelle à l'Education nationale pour que dès le plus jeune âge, dire à un enfant que son corps est son corps. Il a le droit de dire non. Et dès qu'un adulte lui fait du mal, il peut le dire tout de suite.

On a aussi la question du soin, on le voit sur ce cas. On n'a pas fini de découvrir les déviances de la famille de Jérôme Barella. J'entends certains qui parle de castration chimique.

Ces hommes...

C'est résumé à l'acte sexuel. Mais tous ces pédocriminels qui passent leur temps sur les réseaux sociaux pour faire faire des viols à des enfants...

C'est mental. On en a besoin d'investir énormément dans le soin des victimes mais aussi des auteurs. Si on ne traite pas les auteurs, ils sortiront de prison et pourront recommencer.

J'aimerais qu'on investisse sur les enfants victimes pour éviter des phénomènes de répétition dans l'avenir. Quand vous avez un enfant dont les parents l'ont violé depuis tout petit, dans son esprit, les parents l'ont quand même aimé. Pour lui, viol veut dire manière dont mes parents m'ont aimé.

Quand vous placez un enfant dans un foyer, qui commence à adorer quelqu'un de son entourage, il va commettre les mêmes gestes qu'il a vécus chez lui. On a besoin de soigner ces enfants et de plus de soins. Sans ça, on va continuer à faire du défensif.

Oui, il y aura des peines plus lourdes mais des enfants comme Lyhanna seront décédés. Le but, ce n'est pas qu'on mette en prison pendant des années. C'est important mais il ne faudrait plus de victimes au départ.

Qu'est-ce qu'on fait dans notre société pour changer les mentalités et pour soigner les déviants qu'on a partout dans ce pays ? - Il y a beaucoup de mesures qui sont en cours d'examen au Parlement, concrètement, est-ce que dans ce calendrier de fin de quinquennat, assez restreint, on a le temps de débattre au Parlement une proposition de loi intégrale ou est-ce qu'il faut privilégier ce projet de loi sur la protection de l'amendement de l'enfance avec des amendements ? - Le temps se trouve.

Cette semaine on va étudier au Sénat la proposition de loi qui porte atteinte au jour férié chômé du 1er mai. On va passer trois heures dans l'hémicycle pour permettre aux boulangeries d'ouvrir. Ce n'est pas une priorité.

Mais la protection des enfants en est une. Oui, si on votre le temps, on le trouvera. En quoi c'est important d'avoir une proposition de loi intégrale ?

C'est plutôt une loi de programmation. Elle va programmer des moyens qui intègrent des mesures qui sont du domaine réglementaire mais c'est le sens d'une loi de programmation. Il y a des angles morts terribles.

Personne ne parle des clients, des mineures qui sont victimes d'exploitation sexuelle et livrés à la prostitution, où sont-ils ? On n'en voit jamais rien devant les tribunaux. Or, une relation sexuelle tarifée avec un enfant est un crime.

On va parler de l'impact de la pornographie sur la violence sexuelle ? Pourtant il est documenté. Par le Sénat...

Aussi l'Espagne. L'Espagne a fait un travail là-dessus. On sait aujourd'hui qu'une consommation intense de porno vous amène vers des vidéos de plus en plus trash et on finit sur de la pédopornographique.

Les enfants qui y sont, sont des enfants victimes de violences sexuelles. Un homme qui regarde de la pédopornographique est un pédocriminel. Sur les moyens, le parquet de Paris nous disait il n'y a pas très longtemps qu'il avait identifié beaucoup d'hommes qui commandent des viols sur Internet.

Et qu'il n'avait les moyens que d'en poursuivre 20 %. Pendant ce temps-là, il est autorisé de commander des viols sur Internet. Il y a un problème de moyens d'enquête, de traitement judiciaire...

Il faut arrêter de noyer le poisson. - Sur la récidive des pédocriminels, il y a des débats en faveur de la castration chimique, vous y êtes favorable ? - C'est regarder le sujet par le petit coin de la lorgnette.

Vous n'allez pas empêcher qu'il viole avec ses mains, qu'il continue à regarder des choses pornographiques ou de la pédocriminalité sur un écran. Oui, Ca peut être intéressant mais tout seul, ça ne résoudra pas le sujet. Le vrai sujet, c'est comment on fait en sorte que ces gens, on les soigne ?

C'est une déviance pour éviter qu'ils recommencent. On ne s'en sortira pas. L'exploitation sexuelle des jeunes filles et des jeunes garçons, il y a pas mal de garçons livrés à la prostitution.

Mais par Internet. Quand on voit aujourd'hui certains sites et on a essayé de les convoquer...

Certains ont répondu et d'autres pas. Il est important qu'on regarde toutes les manières de consommer du sexe. Comment faire pour que ces jeunes ne tombent pas dans ce système pédocriminel.

On a reçu des jeunes exposés à cette pédocriminalité, victimes d'exploitation sexuelle. Au départ, ils étaient victimes et ils avaient une telle vision de leur corps...

Même avant d'être auteurs, tous ces jeunes, quand on regarde leur parcours, 80 % ont été victimes de violences auparavant. Comment on accompagne aujourd'hui ? Sur le soin, c'est essentiel. - Est-ce qu'on peut soigner ces pédocriminels ?

Darmanin dit qu'ils sont incurables. - Le ministre dit des bêtises. Il devrait rester dans son domaine.

Les pédocriminels, il y a une diversité. Il n'y a pas de profil type de pédocriminel. Certains sont des anciennes victimes.

Un tiers des violeurs sont des victimes de viol dans leur enfance. Qu'est-ce qu'on fait pour ses enfants ? Pas grand-chose.

Il y a des foyers qui accueillaient les filles victimes de viol familial. Pour les enfants garçons, il n'y en a pas à ma connaissance. On est à la ramasse sur le soin.

On laisse se préparer des futurs violeurs. Tous les enfants victimes deviennent pas des violeurs. Mais parmi les violeurs, il y a une prévalence, une proportion forte d'enfants victimes.

Après, vous avez dans le viol, une absence de barrière morale. C'est un mécanisme de domination. C'est incurable ?

Je ne crois pas. Si la pédocriminalité relevait de la psychiatrie, ils seraient en hôpital psychiatrique, pas en prison. Il n'y a pas de femmes atteintes de ça. - On finit sur ces mots.

Merci d'avoir participé et d'avoir suivi cette émission. On se retrouve la semaine prochaine.