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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 19 janvier 2023 259 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

🔴Revivez les manifestations contre la réforme des retraites

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Marie-Cécile, depuis qu'on nous en parlait de cette manifestation, ça y est, c'est un une journée importante pour le pays.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que les Français ont bien compris tout ça ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Marie Cécile il peut y avoir un statut quo ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi est-ce qu'il ne l'a pas fait lui pendant son quad ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Peut-on rétropédaler sur cette réforme ?

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi les black blocs ne sont-ils pas arrêtés malgré leur présence sur les réseaux sociaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Marie-Cécile RenaultFait
    « On voit les images du cortège qui doit s'ébranler à partir de 14h et qui va aller de la place de la République à la place de la nation. »
  • 6:00Marie-Cécile RenaultFait
    « Il y a également des manifestations en province. Je crois qu'on attend 200 points de rassemblement prévu en France. »
  • 9:00Marie-Cécile RenaultChiffre
    « Selon les autorités, on attendait 550000 à 750000 manifestants dont 80000 dans la capitale. »
  • 12:00Marie-Cécile RenaultChiffre
    « Le report de l'âge légal. Il va passer de 62 ans aujourd'hui à 64 ans. Ça sera applicable à la partir de 2030. »
  • 0:30François de l'ÉtrageChiffre
    « À Lyon, les TCL transportent 775000 personnes par jour. »
  • 1:00François de l'ÉtrageChiffre
    « À Paris, les autobus transportent 3 millions et demi de personnes par jour. »
  • 1:30François de l'ÉtrageChiffre
    « Le métro, c'est 4 millions. »
  • 4:00Marie VisoChiffre
    « On sera largement au-delà du million. Ce sera gros succès si on passe le million et demi. »
  • 3:00JournalisteChiffre
    « 20 interpellations à Paris en marge de la manifestation selon la préfecture de police. »
  • 10:00JournalisteChiffre
    « On parle d'un million de personnes, on sait pas trop. »
  • 15:00JournalisteChiffre
    « 400000 manifestants à Paris selon le syndicat CGT. »
  • 20:00JournalisteFait
    « Le gouvernement a décidé de rajouter un critère. »
  • 25:00JournalisteChiffre
    « 6 français sur 10 opposés à la réforme. »
  • 1:00invitéChiffre
    « l'économie espérée euh avec cette réforme, à peu près 12 milliards d'euros par an »
  • 3:00invitéFait
    « le travail n'apparaît plus comme une obligation »
  • 5:00invitéFait
    « Laurent Berger s'est tellement engagé sur le refus de toute mesure d'âge »
  • 7:00invitéFait
    « le projet va passer en conseiller les ministres la semaine prochaine »
  • 9:00manifestantFait
    « faire travailler jusqu'à 65 ans, 64 ans, excusez-moi, euh c'est c'est complètement aberrant »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le jour de grève est arrivé jeudi 19 janvier, il est 14h3. Bonjour, bienvenue sur le Figaro Live, dispositif spécial pour suivre la manifestation parisienne de cet après-midi. Vous avez vu les premières images, on écoutera les leaders syndicaux, les leaders politiques, tous les experts du du Figaro seront sur ce plateau à commencer par Marie-Cécile Renault.

Bonjour Marie-Cécile. Bonjour Thbo. Rédactrice en chef adjointe du service économie du du Figaro.

On tentera également d'avoir une réaction du président de la République qui est en Espagne aujourd'hui. Euh tiens, c'est une surprise d'ailleurs qu'il soit en Espagne. Enfin, peut-être pas tant que ça.

Nous allons voir et pourquoi essayer d'en discuter. Puis surtout, nous serons sur le terrain avec Vincent Roseron notamment. Vincent, est-ce qu'il m'entend ?

Vous êtes place de la de la République ? D'où s'élance le cortège ? Est-ce qu'il y a du du monde déjà Vincent ?

Non, Vincent n'est pas encore là. Bon alors c'est toujours un peu compliqué ces début de de manifestation parce que il y a beaucoup de monde et parfois des problèmes de réseau. Bon ben je commence par vous poser des questions.

Alors Marie-Cécile, depuis qu'on nous en parlait de cette manifestation, ça y est, c'est un une journée importante pour le pays. Ah bah oui, c'est une journée importante. C'est une journée noire.

Euh là, les la manifestation para être très suivie là. On voit les images du cortège qui doit s'ébranler à partir de 14h et qui va aller de la place de la République à la place de la nation. Il y a également des manifestations en province.

Je crois qu'on attend 200 points de rassemblement prévu en France. Euh et les selon les autorités, on attendait 550000 à 750000 manifestants dont 80000 dans la capitale. D'accord.

Et bon bien sûr c'est une journée noire. Je suis en tenue un peu sportive, excusez-moi. Je suis venu à vélo aujourd'huis dû trouver une solution pour aller au travail.

Bah oui, parce que aujourd'hui on a un ter/ 10 qui ne qui fonctionne simplement, un TGV sur 3. Le métro est très perturbé donc oui, c'est une journée de blocage, une journée noire. Bon, regardez ces images qui nous parviennent de la place de la République.

Ça y est, je crois qu'on a retrouvé Vincent Roseron. Vincent, est-ce qu'il y a du monde déjà ? Est-ce que vous avez aperçu des figures politiques ?

Est-ce qu'on nous entend ? Ouais, pour l'instant, je crois qu'on a du mal à avoir à avoir Vincent, mais c'est normal, il y a du réseau, peu de réseau quand il y a beaucoup de monde comme ça. On va voir si on peut retrouver nos envoyés spéciaux.

On a plusieurs équipes sur le terrain, vous inquiétez pas, on va les on va les retrouver. Euh essayons de faire un peu de pédagogie. Euh Marie-Cécile euh pour être clair avec cette réforme, qu'est-ce qui va changer ?

Bon, alors je pense que tout le monde a bien compris qu'il y avait deux points essentiels dans cette réforme. D'une part, le report de l'âge légal. Il va passer de 62 ans aujourd'hui à 64 ans.

Ça sera applicable à la partir de 2030, hein. 64 ans, c'est pour les gens qui partiront en retraite à partir de 2030. Et à cela s'ajoute une accélération de la durée de cotisation.

Donc, il va falloir travailler plus longtemps pour toucher une retraite à ta plein. Il faudra avoir 172 trimestres euh c'est-à-dire 43 ans de cotisation pour pouvoir toucher sa retraite à ta plein. Sinon, si vous avez pas tous les trimestres, une décote s'applique.

Et l'âge d'annulation de cette décote. Et lui ne change pas. il reste fixé à 67 ans.

Bon, mais euh voilà, par exemple, quelqu'un qui est né en 1969 68 69 devront ces personnes devront attendre 64 ans pour prendre leur leur retraite et devront travailler 172 trimestres. Bon, c'est compliqué. Est-ce que vous pensez que les Français ont bien compris tout ça ?

Moi, j'en suis pas persuadé. Alors, j'ai j'ai parlé des deux mesures des deux mesures phares. Après, il y a plein de mesures d'accompagnement pour adoucir un peu cet effet pour les personnes qui ont commencé à travailler tôt, pour les personnes qui ont des travaux un travail pénible.

Donc, il y a quand même plein de mesures d'accompagnement euh pour les person les fonctionnaires en catégorie active, pour les personnes en régime spéciaux. Ces gens-là continueront à partir plus tôt que les autres. La mesure d'âge s'applique à eux, ils devront travailler plus longtemps, mais ils continueront à travailler plutôt que les autres.

Non voilà. Tentative numéro 3. Marie- Cécile, pardon, je vais vous redonner la parole.

Est-ce que nous avons Vincent Roseron ? Vincent, mon cher Oui, ça y est, vous êtes là. Bon, dites-moi, est-ce qu'il y a du monde Vincent ?

Est-ce qu'il y a des leaders syndicaux, des leaders politiques autour de vous ? Oui. Alors, effectivement, je me trouve pas forcément place de réprière moi, ça a l'air un peu clairsemé.

Et c'est parce que je suis pas du tout pour l'instant à l'endroit de la de la manifestation, en tout cas euh pas euh très proche, c'est-à-dire République, je suis à 3 arrêts de métro au-delà au niveau du métro Saint-Sébastien Froissard. Et vous le voyez, je vais vous tourner un peu les images là, vous allez voir, c'est le PCF qui est là avec Yan Brossa. Fabien Roussel devrait arriver d'ici quelques instants un peu plus de ce côté de la rue.

De mon côté, il y a LFI qui est là où Mathilde Panu devrait tenir un point presse à partir de 14h30. Sinon Marine Tondolier de Ecologie Lever s'est déjà exprimé tout à l'heure à 13h15 et on a eu aussi tous les leaders syndicaux, les principaux leaders syndicaux qui ont qui ont parlé Martinez Laurent Berger qui était là de la CFDT Philippe Martinez de la CDT se sont aussi déjà exprimés. OK Vincent vous essayez de les avoir hein ces leaders syndicaux.

S'ils peuvent venir à votre micro on les écoutera bien sûr. Est-ce que Marie Cécile il peut y avoir un statut quo ? Est-ce que on pourrait se dire tiens pas besoin de réforme ?

Moi je suis pas un spécialiste. Je connais pas forcément les tenants, les aboutissants. J'écoute des économistes, j'écoute des hommes politiques, j'écoute des journalistes.

Je sais pas où donner de la tête. Je sais plus qui croit. Non, je pense que tout le monde reconnaît qu'il y a un problème un problème d'équilibre du régime d'entraide.

Même la CFDT a reconnu qu'il y avait ne ni pas qu'il y a un problème de déficit. Après, ils sont pas d'accord sur les réponses à apporter. hein.

Eux disent qu'on pourrait par exemple faire rentrer plutôt les jeunes sur le marché du travail ou euh qu'il a une meilleure équité de de salaire homme-femme, ça permettrait d'avoir plus de cotisation. Ils sont pas d'accord sur les les les réponses à apporter, mais sur le constat, tout le monde quand même s'accorde à dire qu'il y a un déficit, que le régime des retraites sera en déficit sur les 25 prochaines années. Et donc le statut quo, il est pas tenable. il a une nécessité financière d'équilibrer le régime et encore avec cette mesure le gouvernement prévoit de revenir à l'équilibre en 2030 mais c'est avec un taux de chômage de 4 % donc c'est quand même très ambitieux 4 % bah c'est quasi le plein emploi qu'on a jamais atteint voilà et c'est en plus sans tenir compte des 30 milliards d'euros de déficit du régime de la fonction publique que l'État comble avec nos impôts.

Donc vous voyez, il y a quand même une nécessité financière, il y a aussi une nécessité économique. Je vous rappelle que la France est un pays qui a 3000 milliards d'euros de dette que la note de la France a été dégradée, enfin pas dégradée mais mise sous perspective négative en novembre dernier. on en a pas énormément parlé mais et donc c'est la capacité de la France à emprunter, à avoir des taux d'intérêt qui ne s'envolent pas, à avoir sa sa note respectée.

Et c'est aussi une question de crédibilité de la France vis-à-vis des partenaires européens. Ça fait des années qu'on leur vend euh on va réformer que on va se mettre dans les Oui. Alors, j'ai vu ça un peu partout euh de certains hommes politiques.

Euh Florian Philippo qui dit "Cette réforme c'est l'Union européenne qui la veut, qui nous la réclame. On est à la botte de l'Europe, on est obligé de la faire." Bah non, mais on a une crédibilité vis-à-vis de nos partenaires européens.

On est tous ensemble. On sait le président s'est engagé à revenir euh sous le les 3 % de déficit du 3 % du PIB euh en 2027. Si on veut tenir ces ces objectifs, et bien il faut absolument faire cette réforme des retraites.

C'est le seul moyen, le seul levier pour retrouver une marge de manœuvre financière. Donc c'est aussi le respect de la parole de la France vis-à-vis de ses partenaires européens. C'est euh notre capacité à emprunter et à rour enfin voilà à à assurer notre dette.

Donc c'est très important. Et puis bien c'est une nécessité financière, une nécessité économique, c'est aussi une nécessité politique pour Emmanuel Macron. Ah oui, ça vous avez raison.

Mais alors ça je pour le coup la nécessité financière économique à terme les Français peuvent le comprendre je pense. Je pense qu'ils le comprennent. la nécessité politique, les Français et le besoin politico politique d'Emmanuel Macron, je suis pas persuadé que ça les intéresse beaucoup, voyez.

Alors d'accord ça bon pour Emmanuel Macron, c'est sa stature de réformateur hein, c'est c'était ça le projet depuis 2017, c'était le réformateur. Mais est-ce que les Français ont intérêt aussi à ce que ce quinquena soit un quinquena pour rien ? Parce que s'il ne va pas jusqu'au bout de cette réforme, pourra plus rien faire après.

Donc ça veut dire qu'on perd encore 5 ans. Donc euh c'est quand même aussi l'intérêt des Français. C'est l'intérêt politique d'Emmanuel Macron, mais c'est aussi l'intérêt des Français que le pays ne soit pas bloqué et que voilà qu' puisse évoluer et et avancer et avancer.

Je salue tous ceux qui nous rejoignent sur le figaro.fr, volp évidemment, Rem for Dream, vous êtes nombreux également sur YouTube. Vous n'hésitez pas, vous réagissez.

Je lis vos vos questions, vos réactions, je les transmets à mes invités. Cécile Renault est la première d'entre eux. Aujourd'hui, on va retourner sur le terrain dans un instant.

On me dira si Vincent Roseron euh peut répondre à nos questions. Lui aussi, il est dans la manifestation et on va essayer de voir tout ça. Euh alors, rappelez-moi parce que ça aussi c'est compliqué, on est sur une réforme paramétrique.

Vous me confirmez ? C'est-à-dire qu'on fait bouger un paramètre. On fait bouger essentiellement l'âge et la durée de cotisation.

Alors, c'est ça. Et les autres paramètres, c'est quoi ? Le montant des pensions et le taux de cotisation.

Ça, on y touche pas. Non, c'est ce qu'on appelle le triangle infernal des retraites. Oui, infernal, pour ceux qui n'y connaissent rien comme moi, c'est difficile parfois à comprendre.

Non, mais finalement, c'est assez simple. Soit vous baissez les pensions des retraités. Ouais.

Socialement, c'est très compliqué de de baisser les pensions bah de nos parents. Je ne suis pas certaine. La retraite moyenne, elle est à 1400 € hein.

C'est pas si élevé que ça. Euh les retraités ben ils ont l'inconnu du vieil du du de la fin de vie. Est-ce qu'ils vont devoir faire face à des dépenses de dépendance, payer un EPAD, payer des personnes à domicile ?

Voyez, c'est compliqué. Et donc de toute façon, le pouvoir d'achat des retraités, il va baisser ses inscrits puisque euh les retraites n'ont pas suivi l'inflation, il y a eu une désinindexation pendant des années. Donc mécaniquement, le pouvoir d'achat détraité déjà, il va baisser.

D'accord. Et en plus, je rajoute pour aller dans ce que vous dans le sens de ce que vous m'avez dit il y a quelques instants, politiquement les retraités sont très importants pour Emmanuel Macron. Ils ont très largement voté pour lui au de tour de la présidentielle.

C'est vrai. Donc ça me paraît difficile d'agir sur le montant des pensions. H après vous disiez augmenter les cotisations.

Alors très bien mais je vous signale quand même que la France est le pays d'Europe qui a le plus le taux de cotisation le plus élevé et les cotisations, elles sont payées à 60 % par les patrons mais 40 % par les par les salariés. Donc si vous augmentez les cotisations, ben c'est une perte de pouvoir d'achat pour les actifs et puis c'est aussi pénalyser les entreprises. Ça alourdit le coût du travail, ça nu à la compétitivité des entreprises françaises par rapport à leurs concurrents européens et infin ça se retournera contre l'emploi parce que si le coût du travail est trop élevé et ben elles n'embaucheront pas.

On va parler dans un instant de du taux de cotisation encore parce que ça m'intéresse notamment certaines personnalités politiques notamment François Hollande en personne a dit que ça pouvait intéresser certains français mais d'abord on retourne sur le terrain. Vincent Roseron, vous êtes avec ça y est un leader politique Yan Brossa du parti communiste. Oui je exactement je suis avec Anne Brossa du parti communiste.

Monsieur Brosa, j'imagine que pour vous et tout le parti communiste c'était très nombreux. C'était très important de se montrer très nombreux aujourd'hui pour cette journée de mobilisation. Ah, ça c'est déjà un objectif qui est atteint.

Il y a énormément de monde. Dans toutes les manifestations en région, on atteint des scores de mobilisation exceptionnelle et par ailleurs la grève aussi est très massive. J'étais tout à l'heure avec les chemineaux de la gare de Lyon.

C'est des chiffres qu'on a pas atteint depuis des dizaines d'années en terme de proportion de gréviste. Donc je pense que la démonstration de force est d'ors et déjà réussie. Combien vous pensez est-ce que vous pensez que il y a 1 million de personnes dans les rues aujourd'hui ?

Ah, je n'en ai aucun doute. Enfin, les chiffres définitifs seront donnés quand les manifestations se seront tenues. Mais en tout cas, c'est énorme et je pense que le gouvernement ne pourra pas tenir très longtemps comme ça, d'autant que le mouvement va assurément s'ancrer dans la durée.

C'est ça. Alors, aujourd'hui, il y a une manifestation, mais l'idée c'est voilà, c'est d'arriver à continuer et et que ce mouvement perdure dans la durée comme vous le dites. Oui, il y a une double bataille.

Il y a la bataille de l'opinion publique et cette bataille là, elle est gagnée puisque l'écrasante majorité des Français notamment de ceux qui travaillent ne veulent pas de cette réforme. Et puis deuxièmement, il y a la bataille de la mobilisation par les grèves et par les manifs. Et cette bataille là, en tout cas la première manche est gagnée.

Mais il est bien évident que ce rapport de force, il va falloir l'inscrire dans le temps pour que le gouvernement soit obligé de reculer. Très bien. Merci beaucoup monsieur Bossard.

Brossard. Yan Brossa du parti communiste qui lui espère que le le gouvernement recule. Évidemment, on aura surtout des réactions dans la rue de personnes qui sont favorables à à cette à cette qui sont favorables à un retrait de la réforme des retraites évidemment.

Oui, je vous parlais de François Hollande de gauche qui nous disait depuis quelques jours, qui nous dit depuis quelques jours, lui et ses amis, euh que finalement euh augmenter le taux de cotisation, c'était peut-être une bonne idée, que quelques Français préféraient peut-être payer un peu plus et voir leur retraite rester à 62 ans et pas plus. Et pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Je vous pose la question.

Pourquoi est-ce qu'il ne l'a pas fait lui pendant son quad ? Il a fait la réforme tourenne du nom de Marissa Touren qui était qui était la la ministre de voilà en charge des retraites et de la santé. La la réforme tourenne c'est une accélération de la durée de cotisation.

C'est le nombre de trimestres qui augmente. Là le gouvernement a repris cette réforme mais en allant plus vite avec la réforme tourelle on augmentait d'un trimestre tous les 3 ans. C'était très lent.

C'était assez malin de la part de François Hollande parce qu'il faisait une réforme de retraite mais dont les effets ne se feraient pas sentir sous son quinquenard. Donc euh moi, j'estime que c'est pas vraiment très courageux politiquement. Donc revenir maintenant en donnant des leçons aux autres.

Euh voilà. Euh donc la durée de cotisation, je vous disais, elle est quand même déjà très élevée. On est le pays d'Europe où où elle est la plus élevée.

Donc euh c'est à la fois priver les actifs de pouvoir d'achat si vous faites ça et c'est aussi pénaliser nos entreprises à réduire leur compétitivité parce que nos entreprises françaises, elles sont dans le jeu international hein, elles sont pas toutes seules. Donc il faut qu'elles puissent il faut pas qu'elles court avec un boulet au pied, elles en ont déjà suffisamment. Euh donc je ne pense pas que ce soit la solution.

Après, personne n'a envie de travailler et quoi que n'a envie de travailler plus longtemps, mais euh c'est finalement la moins douloureuse des solutions. Voilà, on a vu euh il y a quelques instants sur les images euh un homme défilé dans ce cortège, un certain Laurent Berger, le boss de la CFDT. Oui.

Alors ça c'est presque la surprise, on le sait depuis un moment mais c'est une surprise puisqu'il y a 2 ans 3 ans même maintenant, il n'était pas contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron qui était différente. Ceci dit, mais il soutenait plutôt Emmanuel Macron. Là, ce n'est pas le cas.

Compl, il le soutenait complètement. Vous avez raison Thbo. La CFDT était tout à fait en soutien de la réforme de 2019, la réforme pour un système universel et une retraite en point qui ne prévoyait pas de report de l'âge mais qui avait une vision, c'est une réforme systémique, c'est-à-dire qu'on refisait on refondait le système de retraite.

L'idée était de mettre plus de justice, plus d'équité et cetera. Et euh c'était une autre vision de la société. On touchait aux pensions de réversion, on touchait au trimestre pour enfants des femmes.

Voilà, il y avait une refonte globale du système. On repensait complètement le système. Voilà.

Et la CFDT euh a toujours été favorable à ça. Elle la CFDT, elle se bat pour une vision de la société et elle elle a trouvé son compte dans cette dans cette réforme. Mais euh là euh le problème de l'équilibre économique euh de le problème du déficit du régime des retraites, c'est réinviter dans le débat et nous sommes maintenant sur une une réforme paramétrique dont l'objet c'est de rétablir les comptes, c'est pas de refonder un système.

Et puis bon, les Français, on l'a vu, avait beaucoup de mal. La première réforme était très ambitieuse, elle toucha plein de paramètres en même temps. Finalement, elle était trop trop complexe.

Euh les retraites, c'est un sujet hyper sensible pour les Français parce que ça touche à toute la vie, à la à la fin de vie qui est un moment compliqué. Et donc euh c'était trop complexe, ça touchait à trop de paramètres en même temps. Il faut y aller quand même pas à pas et le gouvernement a fait marche arrière.

D'ailleurs même les députés avaient du mal à défendre cette réforme sur certains points tellement elle était compliquée et large. J'ai une question sur YouTube, elle est simple, paradoxe, qui me la pose. Peut-on rétropédaler sur cette réforme ?

Est-ce que il y a une chance Marie-Cécile Renaud qui Emmanuel Macron se disent "Bon ben, il y a trop de monde dans la rue, bon c'est trop compliqué à l'Assemblée nationale, je repousse cette réforme." Non, il aura pas de réforme. Je ne sais pas, je n'ai pas de boule de cristal.

La météosale, c'est un élément très complexe, personne n'est capable de prévoir, mais je pense que Emmanuel Macron ne va pas euh faire marche arrière. Euh je vous rappelle qu'en 2019, en décembre 2019, il y avait eu des grèves massives très importantes. C'était des grèves les plus importantes depuis euh les fameuses grèves de 95.

Bah pour autant, est-ce qu'il a reculé ? On sait pas au final il a le Covid est passé par là et la réforme des retraites a été reportée. Mais je sais pas si projet de loi s'il aurait renoncé ce projet de loi.

Il a été voté en 493 en première lecture à l'assemblée. Il était parti au Sénat et bing le Covid est arrivé donc bon tout s'est arrêté mais le je me rappelle que le projet de loi avait été voté en première lecture à l'Assemblée et qui suivait son chemin parlementaire. il allait arriver au Sénat et puis il serait revenu à l'Assemblée.

L'Assemblée aurait eu le dernier mot. Euh voilà. Donc je ne vois pas pourquoi euh cette fois-ci Emmanuel Macron reculerait.

Mais alors d'accord. Alors je vous suis. Pourquoi n'a-t-il pas proposé à nouveau cette réforme de 2019 si c'était si simple à l'époque ?

Si vous me dites qu'il était en train d'aller au bout, je pense qu'il a il a intégré le fait que effectivement, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, la la réforme était trop complexe, trop difficile à appréhender et puis euh et lui est revenu en boomerang. Ce ce la réalité économique nécessitait fait loi. Aujourd'hui, il y a un problème de déficit.

Alors que quand il est arrivé en 2017, le corps avait donné des prévisions qui lui permettaient de dire qu'il y avait pas de d'urgence financière. Mais la situation aujourd'hui c'est les chiffres sont apparus et euh voilà donc là il est contraint à mon avis il ne il ne fera pas de marche arrière. En revanche ce que les manifestants peuvent obtenir les opposants à la réform peuvent obtenir ce sont des adoucissements à l'assemblée lors du débat parlementaire. les parlementaires peuvent apporter des amendements.

Il va y avoir une bataille d'amendement pour essayer de d'arrondir les angle de de voilà d'apporter des des modifications, du sucré comme on dit dans le salé. Apporter du sucré dans le salé. Alors moi je mets aussi en garde parce que cette réforme quand même bah les parlementaires pas de conseil à leur donner mais pourquoi pas s'il nous écoute écoutez Marie-Cécile Renault et ses conseils non mais faisons attention que cette c'est toujours le problème avec les réformes elles doivent générer des économies c'est pour ça qu'on les fait mais attention à ce que toutes les mesures d'accompagnement ne viennent pas gr les économies attendues et les que les les mesures faites pour épargner quelques-uns, aussi justifier que ça puisse l'air ne viennent pas grver les les efforts de tous les autres.

Déjà, Bruno Lemire a expliqué que cette réforme doit apporter en 2030 17, milliards d'euros d'économie. D'accord. Le déficit et auquel il faut déjà enlever 4,8 milliards d'euros de mesures d'accompagnement.

H on économise 17 milliards et on on doit déjà dépenser 4 milliards 8 et c'est avant le passage à l'assemblée et c'est avant même d'intégrer ces fameuses revalorisations des petites dites que ça va pas assez loin ? Ben, je vous dis que attention de ne pas trop charger la barre des mesures d'accompagnement parce que au final cette réforme de servira à Bah oui. Alors, vous me dites ça va pas assez loin.

Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron pendant la a été élu et pendant la campagne, il prévoyait d'aller à 65 ans. Oui, il est resté fou. Mais le chiffre 65 65 ans, il l' il l'a dit, a été prononcé à plusieurs reprises.

Vous avez raison, vous avez raison. Il est 14h25, nous sommes en direct. Vous voyez les manifestants qui affluent place de la République avec ces images en hauteur.

Quand même, nous verrons les chiffres officiel en fin de journée. Sachez quand même qu'on a des premières remontées euh des chiffres en région parce que les les manifestations dans les autres grandes villes avaient lieu ce matin. 30000 personnes ont ainsi des fil à Toulouse, 26000 à Marseille, 15000 à Montpellier, 14000 à Tour, 13600 à et cetera et cetera.

Et sachez que ce sont des niveaux comparables voire supérieurs à ceux du 5 décembre 2019. Au démarrage de la contestation contre le précédent projet de réforme des retraites. La police avait compté alors 806000 manifestants en France à CGT à l'époque disait 1005.

Euh est-ce que Marie Cécile honnêtement ces images vous impressionnent ? Est-ce que vous attendiez à ça ou non quand même là il y a du monde. Je pense ça attendait tout le monde s'attendait à une mobilisation importante, une mobilisation massive parce que les retraites c'est un sujet qui touche tout le monde.

C'est c'est interprofessionnel, ça touche toutes les professions. Donc c'est ça mobilise fortement. Et puis c'est disais tout à l'heure, c'est un sujet d'inquiétude forte parce que quand on arrive à la retraite, on finalement on a pas les moyens de se refaire si si vous voulez.

Voilà. Donc euh c'est un sujet très anxiogène. Donc là le le but pour les syndicats, c'est de dépasser le million de de manifestants.

Est-ce qu'ils y seront ? Bon, on verra en fin de journée. Eux disent déjà qu'ils y sont.

Je vous j'ai noté quelques petites déclarations qui ont été faites de Laurent Berger qui s'est félicité d'être au-delà de ce qu'on pensait. Philippe Martinez CGT dit le million de manifestants va être dépassé. Donc pensez vous savez au aux trois frères des inconnus.

Le million le million bon et on a entendu Yan Brosa d'ailleurs il y a quelques instants sur le Figaro live qui nous disait que le million allait être dépassé. Laurent Escur de l'UNSA euh a dit "On a des chiffres de manifestants en province qui sont considérables, des moyennes qu'on a jamais atteintes. On annoncé peut-être 1 million, on y sera et bien au-delà aujourd'hui." Euh voilà, donc ils sont tous très bon c'est normal, attendons la fin de journée pour avoir les chiffres officiels.

Mais effectivement, les images que vous montrez montrent une mobilisation importante. Mais ça c'était attendu cette journée. Après la question est de savoir qu'est-ce qui va se passer ensuite ?

Ah oui bah c'est justement ça qui m'intéresse. Est-ce que on aura ça tous les jours ou presque en tout cas à chaque journée de mobilisation ou est-ce que ça va s'essouffler ? Alors c'est toute la question de savoir qu'on va trop vite en besoin attends de voir ce qu'il y a aujourd'hui.

Mais on va voir. Mais la la question c'est qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Est-ce que ça va tenir ?

Quelle stratégie vont adopter les syndicats ? qu'ils doivent parler ce soir ou demain. C'était pas complètement arrêté là.

Mais euh oui, ils sont en train de chercher une stratégie parce que euh j'entendais certains syndicalistes qui me qui m'expliquaient qu'en 2015, au moment de la loi travail, je sais pas si vous vous souvenez de la loicomerie, la loi travail, il av était pas loin derrière cette référit. Ils ont fait une quinzaine de jours euh de mobilisation très importante euh euh étalé sur 3 semaines et au final ben ils n'ont pas eu gain de cause. Donc euh la question était de savoir est-ce qu'on change de stratégie ?

Est-ce qu'on fait des grosses journées de mobilisation saut de mouton comme ça et se passé ou est-ce qu'on fait des mouvements reconductibles sur plusieurs jours ? Donc je pense que ils vont s'exprimer et on aura la suite des événements. Euh voilà, à voir les les réactions également du gouvernement.

Euh le président de la République est en Espagne avec 11 ministres. Est-ce que ça vous a surpris que le président ne soit pas en France aujourd'hui le président et puis les 11 principaux ministres ? Il y a pas de Bruno Lemer, il y a pas de Véral Darmanin par exemple.

Ouais, je pense que c'est un peu étonnant ça. En tout cas, en terme d'image, de communication comme si le président se désintéressait. Mais après, on connaît les agendas présidentielles qui sont prévus longtemps à l'avance et c'est parfois difficile.

Qu'est-ce qui est le plus marquant Marie-Cécile ? La rue, les images là de de milliers de personnes d'un million de personnes qui défilent ou un blocage du pays. Je pense au transport, aux écoles, aux raffineries.

Qu'est-ce qui peut qui pourrait amener Emmanuel Macron à desserrer la vis et pourquoi pas renoncer ? H alors finalement les transports qui ont souvent focaliser l'attention euh on va voir hein mais depuis le Covid il y a quand même deux éléments nouveaux c'est d'une part le télétravail qui est entré dans les murs. Donc il y a alors bien sûr tout le monde ne peut pas ne peut pas faire de télétravail.

Les infirmières à l'hôpital elles peuvent pas faire de télétravail. les sur les chantiers dans le BTP, les gens ne peuvent pas faire du télétravail mais il y a quand même toute une partie de la population qui maintenant est outillé habitué les entreprises ont fait leur leur révolution culturelle. Bref, le télétravail est quand même entré dans les mœurs.

Donc on va voir dans quelle mesure ça permet de de contourner les blocages des transports. Et il y a aussi ben l'émergence du vélo, des pistes cyclables qui se sont développées un peu partout. Ben tout à fait, quasiment en piste cyclable de bout en bout.

Bref, il y a quand même eu aussi des travaux et euh les gens se sont équipés de vélo et alors c'est peut-être très peut-être plus parisien, enfin plus urbain. Effectivement dans les campagnes, les les gens ont moins ses peut-être ses outils mais ils sont aussi moins handicapés par les problèmes de transport. Marie Cécile, je vous coupe un instant parce que Clémentin l'une des leaders de la France insoumise est en train de prendre la parole.

On écoute évidemment euh comment on doit entendre le message. Ouais et bien on n pas entendu longtemps. Clémentin ah ça y est, je crois qu'on l'a récupéré.

Non, est-ce que la connexion est donc ces taux de gréviste sont particulièrement impressionnants aussi parce que c'est dur de perdre un jour de salaire dans le contexte actuel et donc le gouvernement doit entendre et c'est seul lui qui a les moyens aujourd'hui de faire en sorte que voilà la situation s'apaise et que les gens retournent travailler. C'est une première victoire finalement pour l'union syndicale et l'un oui. Ça faisait 12 ans qu'on avait pas eu d'union syndicale 12 années. et je constate que voilà, il a fallu être patient.

Il y a eu un travail que je salue mais vraiment je salue entre les syndicats et qui permet aujourd'hui cette réussite. Travaille aussi de front politique avec la NUPES qui a aussi décidé de mener la bataille en commun à l'Assemblée nationale au Sénat et et je pense que c'est ça aussi qui payant ce qui frapp comme 95 les gens ils sont là dans la rue pour faire reculer le gouvernement sur de années de retraite supplémentaires. Oui, on a du mal à voir et à entendre Clémentine, mais on a bien compris qu'elle se félicitait de ce front syndical hein.

Elle a dit combien ? 14 ans qui n'avait pas eu 12 ans 12 ans que les h organisations syndicales représentatives n'avaient pas défilé de façon unanime et tout en toutes ensemble. Merci beaucoup Marie-Cécile Renault.

Merci de d'avoir partagé un moment avec nous avant que cette manifestation ne débute. Vous allez être relayé tout au long de l'après-midi par les différents collègues du Figaro. On retrouve Vincent Roseron sur place.

Alors, on entendu des leaders euh politiques. Pour l'instant, vous êtes avec une manifestante, mon cher Vincent. [Musique] Oui, je suis avec une manifestante, une aide soignante, Patricia qui est avec nous.

Et je voulais lui demander, alors elle qui a ce panneau avec elle, euh je voulais lui demander pourquoi est-ce qu'elle était là aujourd'hui pour manifester. Bah aujourd'hui, je manifeste parce que on me dit que je pourrais partir cette année avec 1600 € alors que j'ai mon temps de travail comme je suis une carrière longue et que si je pars pas, je prends 2 ans supplémentaires et si je veux partir entre ces 2 ans, je pars en décôte et je pars encore avec moins que ce qu'on me propose cette année. Oui.

Pour vous la situation est un peu hubesque en fait, c'est bah je ne sais pas quelle décision prendre en sachant que si même si je la prends là, si je travaille en plus ce qu'on m'autorise à faire comme j'aurais pris ma retraite et ben je ne cotiserai plus du tout pour ma retraite même dans le privé parce que les lois sont passées. Avant j'ai travaillé dans le privé tout en étant fonctionnaire. Ça ça contrat mais pour 64 au lieu de 62.

Et là, malheureusement et ben on me dit ben tu peux travailler, c'est imposable mais tu travailleras plus pour ta retraite. Et qu'est-ce que vous vous pensez de la de la mobilisation aujourd'hui du nombre de personnes qui sont présentes ? Et ben elle est très forte parce que nous sommes tous nombreux.

Il y a beaucoup de syndicats qui sont représentés dans toute la fonction. Moi, je suis de la santé mais j'ai des amis qui sont policiers qui sont là, des amis pompiers qui sont là parce que nous on travaille avec eux et on espère que il y aura beaucoup plus de monde. J'ai appris qu'il y avait des gens de la Sma aussi qui étaient là, la RATP, la SNCF de DF et on espère que ça va porter ses fris que monsieur Macron va revoir sa copie quoi.

Très bien. Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous.

Voilà Tibo pour cette interview d'une manifestante. Voici les images. Là je me trouve à côté du cortège de Solidaire.

Oui Vincent tiens reste avec moi une seconde. Ça a pas encore débuté 14h34 je croyais que ça devait partir à 14h. Faites-moi le parcours d'ailleurs.

On en a pas parlé je crois. Alors le parcours la manifestation va partir de la place de la République. Place de la République qui est tout là-bas au fond.

Je sais pas si vous voyez la la statue euh qui est tout là-bas au fond et qui va prendre donc la première rue qui est pris, c'est celle-ci euh le le boulevard du temple qui devient bouvard du Funical Calv qui est tout là-bas. Et ensuite on va aller jusqu'à la place de la Bastille. Et une fois qu'on arrive à la Bastille, on va arriver à la place de la nation qui est là en fait le le chemin habituel en fait pour les grandes manifestations euh parisienne.

Euh et la mation, vous m'avez demandé si elle avait avancé déjà un peu. Oui, un petit peu. Elle a avancé un petit peu, pas beaucoup.

Elle est on a l'impression qu'elle est bloquée mais on s'attendait à ça. Pas une manifestation qui démarre à 14h pile c'est sûr. Et avant de faire l'interview avec cette manifestante, j'ai croisé pas mal de responsables politiques Olivier Fort Marie Tondelier qui essayait de trouver une place en fait pour rentrer dans la manife mais j'étais perdu donc je ne sais pas où est-ce qu'ils sont partis.

Vous avez une mission, vous avez une mission. Les récupérer les retrouver. Nous on continue en plateau.

Christophe Corneva. Bonjour. Bonjour Vincent.

Moi c'est Thbo. Oui oui, je comprends bien que vous trompiez avec Vincent Roseron qui est sur place rédacteur en chef adjoint au service société du Faro, spécialiste des questions de sécurité et de renseignement. Bon, on aura des chiffres officiels en fin de journée.

Quelles étaient les attentes hier ? En fait euh c'est toujours pareil, c'est la prévision, c'est pas une science exacte évidemment dans la en matière de de maintien de l'ordre et en fait ça a évolué un peu euh à mesure qu'on s'est approché de l'événement. C'est-à-dire que au tout départ les les policiers euh les services de renseignement, le renseignement territorial en particulier estimaient entre on va dire 500 à 650000 700000 maximum maximum.

Oui, c'est pas mal. Mais était pas mal. Ouais.

Et dans la soirée, ils ont revu leur chiffres et ils ont dit "On pourrait atteindre les 800000." Ah oui, aujourd'hui, je viens de faire un point avec eux euh enfin avec des des analystes de la place Bovaau et l'un d'entre eux m'a écrit que je cite euh l'hypothèse haute, c'està-dire des des 800000 sera atteinte et voir dépasser. Alors, c'est lié.

Ah oui, donc on dépasserait les 800000 parce c'est ce que je donnais tout à l'heure les les chiffres en région parce que les manifestations notamment à Marseille, à Nice, à Lyon ont lieu plutôt aux alentours de 10h 11h mid donc on a déjà des chiffres et apparemment ils sont plutôt élevés. Ils sont élevés effectivement Thiba parce que euh par exemple les policiers ils avaient dit à Marseille ils seront autour de 25000 là on est à 26000 donc peu prou on est un peu près dans le même dans la même configuration. En revanche, il y a des surprises à à Nant par exemple, ça a énormément mobilisé.

Il faut se rappeler Nant une ville comme Nant en 2010 pendant la la première réforme des nombreuses réformes. Vous avez raison, celle qu'on a qu'on a qu'on a qu'ils ont recensé comme modèle euh en 2010. Donc c'était celle où on passait de de 60 à 62 ans.

Euh il y avait 10000 manifestants à ce moment-là. en 19 en 2019 quand euh mo de décembre juste avant le juste avant le Covid quand il s'est agit de de réfléchir à à cette retraite à point euh là il y avait 20 plus de 20000 personnes et là aujourd'hui et là on est à plus de 30000. Ah oui, donc c'estàd que là euh on commence à à crever des plafonds.

Et alors ce que me disent et c'est encore plus intéressant les services euh spécialisé, c'est que notamment euh ça pousse très très fort dans les petites et les moyennes villes. Oui. Alors parce que j'ai vu ça aussi par exemple pot 13600 12000 à Perpignan et on a jamais vu ça.

Oui. Par exemple une ville comme Gap dans les Alpes du Sud. Ouais. dans les voilà GAF ou alors Ding, j'ai noté il y a plus de 5000 personnes.

Ah oui, c'est énorme. C'est énorme. À l'échelle de la taille de la de la ville.

Oui. À Mont Marsan, plus de 5000 personnes. Il y a des villes où ça ne manifestait jamais ou très peu genre Verdin ou c'est pas non plus le le foy le foyer de la Fronte sociale en France.

Et ben là, il y avait plus d'un millier de manifestants sur 20000 habitants de la commune. C'estàdire que tout d'un coup, il y a un un étalement de la de de la de la colère, en tout cas de la contestation sur l'ensemble du territoire et dans les replis en profondeur du pays. Mais alors, on donne des chiffres qui sont élevés en nombre de manifestants.

Combien de personnes étaient attendues hier soir à Paris ? Alors, à Paris, on avait une fourchette entre 50 et 80000. Donc si on suit votre logique, il y aura plus de 100000 personnes à Paris.

La logique haussière qu'on constate visiblement dans toutes les villes de France, il y a plus de 100000 personnes cet après-midi dans les rues de Paris. Ce qu'on pourrait dire Tibo, c'est que au moins on va rester sur l'hypothèse haute 80000 ce qui me semble effectivement quand on voit les images euh de la mobilisation à long haut de la place de la République place de la République qui en plus vous avez vu déborde hein sur les sur les adjacents. On est vraiment en droit d'imaginer que le chiffre de 80000 est sera très très largement atteint.

Après, on va peut-être attendre la fin de la journée pour euh pour compter de manière euh définitive, mais en tout cas, ce qui est clair, c'est que euh la mobilisation, la cristallisation de la de la fronde est est peut-être plus euh plus forte que ce qu'on pouvait attendre. Bon, nous verons tout ça dans les dans les heures qui viennent avec les chiffres qui vont commencer à à remonter. Il y a plusieurs manifestations partout en France.

Est-ce que c'est toujours comme ça ? J'ai le souvenir qu'on disait "Allez, on monte tous à Paris." Là, c'est pas le cas. 200 250 points de manifestation, c'est entre 220 et 250.

Euh a priori euh là, on est dans un schéma de journée nationale d'action. C'està-dire que euh un peu comme à l'époque de de la contestation de la loi Alcomerie Oui. 2015 tout à fait jusqu'à début 2016, il y a eu c'était effectivement des des journées nationales où il y avait finalement des foyers contestations un peu partout dans le pays.

Ça dépend véritablement du de du monde d'organisation. Là, les syndicats ont décidé que on le ferait de manière unitaire et partout en France. euh euh garde en mémoire que euh samedi la France insoumise, elle euh a décidé de faire l'inverse, c'est-à-dire que ce sera une marche unitaire dans la capitale.

Et donc c'est-à-dire que là, on sera sur peut-être des chiffres encore plus forts, en tout cas dans Paris par définition que ceux qu'on a actuellement. Oui, nous verrons parce que il y a pas forcément l'appel des syndicats. Là, c'est une journée où les syndicats et les partis politiques semblent se retrouver.

C'est pas forcément le cas sur la manifestation de samed euh expliquez-moi Christophe, ça m'intéresse parler de ces chiffres, mais comment on les connaît ? Comment on les prévoit ? Comment travaillent les services de renseignement pour avoir déjà des données et puis essayer d'imaginer la tendance de la de la mobilisation ?

Alors euh beaucoup de précautions, beaucoup de pincettes, hein. Je vais prendre toutes les précaution en fait. C'est Non, non, mais en fait c'est simple, c'est dire que il y a euh c'est un cocktail de capteurs qui euh qui sont travaillés par les services.

Alors maintenant, il y a notamment les les réseaux sociaux. C'està-dire que dès que quelqu'un lance faire un appel à manifester, il y a les pages Facebook, il y a les comptes Twitter et cetera et là on peut déjà mesurer un niveau de fréquentation, ça donne une lecture. Après, il y a aussi le travail à l'ancienne, je dirais. euh celle des renseignements généraux qui étaient là dans les assemblées générales qui allait au contact des organisateurs qui prenait le le pou un petit peu de de de ce mouvement c'est du travail de de de terrain département par département antenne départementale par antenne départementale du renseignement tout ça remonte à Paris fait une synthèse et et vient corroborer ou non les premières lectures que l'on a pu avoir sur les réseaux sociaux D'accord.

Enfin, donc on recoupe tout information. Et puis après, il y a aussi des des indicateurs purement euh euh on va dire mécanique du genre si vous faites une manifestation à Paris, ben vous comptez le nombre de bus. Ah oui, voilà.

Donc les beaucoup par exemple les le nombre de bus qui monte sur Paris peuvent donner une une lecture un peu plus cour. Par par exemple, si on a un préavis de grève à la SNCF avec un taux de grève important, on peut déjà imaginer qu'il y aura du monde dans la rue. D'accord.

Voilà. Exactement. Et d'ailleurs et vous avez même parfois ça peut ça peut prendre des formes sur des flux de covoiturage enfin et cetera et cetera.

Donc c'estàd que en fait il y a pas une séance exacte, c'est un comme dans toutes les affaires de police et de renseignement, c'est le croisement d'un certain nombre de données plus ou moins objectives. Il dessine une fourchette. Vous avez vu tout à l'heure qu'on disait entre 600 et 800000 entre 50 et 80000 à Paris.

D'accord. Sachant que après il y a les fêes surprise là par exemple dans les petitte ville et difficile de là tout d'un coup. Voilà.

Alors, autre donnée information qu'on les services de renseignement, c'est la nature des manifestants. Et ce qu'ils peuvent savoir et est-ce qu'on sait euh sur cette journée de grève de ce jeudi 19 janvier, s'il y a des gilets jaunes, des membres des gilets jaunes, des manifestants issus des gilets jaunes dans ces cortes ? Alors, bien évidemment, il y en aa, mais je pense que leur présence restera relativement parcellaire.

H euh les dernières les dernières les derniers rassemblements des des gilets jaunes auront peu ou prou fédérer à travers le pays jusqu'à 4000 personnes. C'est 4000 versus on va dire 800000 et cetera. Donc dire que on était très on est très loin des 200000 d'ailleurs des premières c'était quoi en 2018 he des premièr Ouais donc 4000 c'est vraiment un tout petit échantillon les les derniers résistants quoi.

Exactement. Là, on est véritablement pas sur une queue de comète, mais sur euh un dernier carteron de gens qui sont radicalisés et dont les spécialistes savent déjà qu'ils n'auront a priori aucune possibilité de reprendre la main sur ce mouvement social qui est quand même bien tenu et cadnassé par les par les syndicats parce que cette impulsion est là. Bien tenue, bien cadnassé.

Justement pendant la période des gilets jaunes, on s'est dit des syndicats sont morts, ils arrivent plus à tenir le peuple si j'ose dire. Les gens qui manifestent, les gens qui ont envie d'aller dans la rue, ils ne se font plus représenter. Là, c'est pas le cas sur une manifestation comme ça.

Il y a les services de sécurité des syndicats. Tout le monde est là. C'est la CGT qui décide et la CFDT et les autres qui décident de cette manifestation qui est la toolire de la manif.

Exactement. C'estàd que en fait il faudrait euh il il est clair que le syndicalisme n'a peut-être plus la puissance qu'il a eu il y a il y a 30 ou 40 ans mai. Il serait je pense que ce serait une grosse erreur de de considérer que ces ces forces syndicales sont en sont en voie de disparition.

D'ailleurs, s'ils arrivent à fédérer un million de personnes dans la rue, euh ils auront rempli leur paris qui n'était pas forcément évident euh il y a encore 15 jours. Et par ailleurs euh on peut remarquer que ces syndicats euh arrivent à fédérer extrêmement large. C'estd que bah ils fédèrent euh évidemment dans leur dans leur bassin habituel qui sont la fonction publique, l'énergie, les transports et cetera.

Mais vous allez là dans cette manifestation et c'est ce que c'est ce que c'est ce qu'on c'est ce qu'attendaiit euh aussi les service de police et dans le gendarmerie. Vous avez aussi des de la contestation plus spontanée qui se greffe à ce mouvement syndical qu'en fait ça c'est plus large quoi. Alors vous allez me parler de tout ça des retraités des jeunes.

On attend hein de savoir si eux seront dans la rue. Mais d'abord on va dans la rue justement avec Vincent Roseron. Vincent, vous êtes avec un un manifestant un manifestant casqué visiblement.

Oui. Oui. Alors, je tiens avec un manifestant avec Jean-François qui a avec lui ces énormes Alors, je sais pas si c'est les corbeaux, si voilà, il y a voir ce que vous avez fait.

Pourquoi c'est important pour vous d'être là aujourd'hui ? Pourquoi je suis là aujourd'hui ? Je suis venu pour manifester mon opposition à cette réforme des retraites que je juge absolument injuste et injustifié.

On a pas besoin de ça et je suis pas tout seul à le penser. Donc je suis venu apporter par solidarité mon soutien à à cette opposition là. Et j'ai voulu faire aussi avec attaque parce que c'est une forme qui me plaît de le faire dans quelque chose d'un peu festif et joyeux euh avec des arguments pensés mais aussi une forme drôle quoi.

On en parlait de la de de la mobilation. Est-ce que vous êtes satisfait de la mobilation qu'il y a aujourd'hui ? On a qu' a quand même beaucoup de monde ici.

Alors, je m'attendais à quelque chose de d'assez fort. Là, j'ai eu quelques chiffres sur des rassemblements dans d'autres villes de France où apparemment c'est assez gros et assez énorme. Donc pour l'instant, c'est encore un peu tôt pour en parler mais j'ai l'impression que c'est assez fort.

Ouais. Ser quoi la suite après ? Il va falloir vous vous allez continuer à vous mobiliser, on imagine.

Je vais continuer à mobiliser, ouais bien sûr. Et puis je pense que enfin j'attends et j'espère des formes de mobilisation fortes qui peuvent aller m' au-delà de ces manifestations, des grèves, des blocages, enfin le le maximum parce que le gouvernement a pas l'air tellement de d'être à l'écoute et de d'être en situation de de d'entendre le ce dialogue. J'ai j'ai l'impression qu'il y a besoin de de rapport de force encore plus fort.

Donc oui oui, je vais continuer à venir pour ma part en tout cas dans les manifestations et à attendre plus de formes de grève et de blocage. Très bien. Merci beaucoup.

Alors, je vais vous montrer du coup les les fameux corbeaux qu'on voit depuis tout à l'heure de de attaque dont le sien carité, créité. Je vois ces corbeaux avec le visage du président de la République au-dessus. Ce monsieur nous disait "Je viens avec une espérant qu'il y a une ambiance bon enfant." Ça a l'air d'être le cas pour l'instant, mais il y a un dispositif de sécurité important qui est prévu he Christophe.

Il y a un dispositif de de sécurité qui est très important. Très important. C'est-à-dire que on est donc à à l'échelle nationale 10000 policiers qui sont spécialisés dans le et gendarme spécialisés dans le maintien de l'ordre.

C'est les CRS et les gendarmes mobiles. C'est surtout essentiellement les CRS, les gendarmes mobiles et avec appuis territoriaux d'unité comme à Paris par exemple la direction de l'ordre public et la circulation. Euh et puis euh si on va un peu plus loin dans la dans la dans dans l'intervention, c'est là c'est pour encadrer la manife et si euh le le lait déborde de la casserole et qu'il y a des manifestations un peu plus violents, il y a en deuxième rideau les brigades anticriminalité et donc ce qu'on appelle les fameuses braves notamment à Paris, c'est ceux qui se déplacent, c'est ça en moto, les brigades de d'action anti de répression d'action violente.

Voilà. Euh 10000 10000 c'est important là sur Alors, c'est toujours pareil, c'est en prévision de ce qui pourrait se passer hein. C'est en prévision de ce qui pourrait se passer.

Voilà, moi j'ai eu à là à Paris, on vient de recevoir un message euh donc qui me dit que à l'heure où l'on parle, il y a eu enfin peu avant 14h, il y a eu on était déjà à 2300 contrôle préventif dans la capitale. D'accord. euh et euh 15 une quinzaine d'interpellations principalement pour des ports d'armes prohibés, mais on me disait à ce stade, bonne physionomie générale, c'est-à-dire que on n'est pas sur quelque chose de tendu.

Euh en revanche, il faut savoir que ces manifestations là sont des manifestations considérées à risque au regard du nombre potentiel de de manifestant et du côté un peu inflammable he de la du du sujet qui est qu' est qu'il est réuni. Mais donc pour faire pour éviter qu'il y ait trop de débordement, il y a eu quand même des choses qui ont été faites en amont. C'est-à-dire que euh notamment euh il y a eu euh euh une inspection des parcours qui a été faite dès hier notamment à Paris entre la la République et la place de la nation.

Les policiers ont remonté mètre par mètre tout le parcours de part et d'autre de la rue pour essayer de retrouver comme on l'a vu pendant précédente manif des des caches d'armes par destination. Et donc les manifestants commencent dans les jours avant la manifestation à poser, je sais pas, dans un pot de fleurs, dans une poubelle. Ah oui pour éviter, voilà. pour éviter de se faire prendre la main dans le sac avec des avec une batte de baseball ou avec des des objets incendiaires, il est prédispose sur le long du parcours pour s'en emparer et au moment où il passe et le jeter et et voilà.

Et donc là, le nettoyage a été fait. Euh ça c'est une première chose. Et puis après il y a eu euh donc c'est 2300 contrôles préventif en amont de la manif.

C'est dire que tous les gens qui avaient un profil un peu euh peut-être euh suspect ont été contrôlés. Et enfin il y a quand même aussi tout ce qui est défense passive he de la ville. Ce qu'on appelle la défense passive.

C'est-à-dire que on a vu hein vous le je les commerçants se se barricader, protéger leur vitrine. On a vu que les banques ont protégé les distributeurs automatiques de billets euh par des des coffres métalliques. Oui.

Alors ça c'est c'est presque les commerçants eux-mêmes qui font le job, qui font le travail, qui mettent une euh des quoi des grands morceaux, des plus grandes planches de bois. On l' vu surtout sur les Champs-Élysées par exemple. sur les Champsélysées.

Là, on le là, on le verra sur les grands axes qui mènent de la République à à Bastille puis de Bastille à à la nation. Euh l'idée c'est que euh ces commerçants, il faut quand même garder en mémoire qu'à l'époque des gilets jaunes euh euh nombre d'entre eux ont vu leur activité dévastée et euh et et au sortir de la pandémie et au sortir d'une période où tout est devenu très cher, l'idée de l'idée de de d'être d'être pillé par par une nuée de criquet, c'est pas bon. Je vous annonce que le président de la République est en Espagne, vous savez peut-être, et que on va avoir des images dans quelques instants parce que il n'est pas tout seul.

Il est avec le ministre de l'intérieur euh Gérald Armalin. Il y a 11 ministres avec le président de la République en Espagne pour ce sommet qui était prévu de longue date, ce sommet franco-espagnol. Est-ce que ça surprend, ça étonne les forces de l'ordre de voir leur ministre absent alors qu'on le sait, il y a un risque de débordement dans ces manifestations ?

A priori, on peut imaginer effectivement que le ministre de l'intérieur est vocation à rester sur le territoire national pendant les périodes de de fortes tension sociale. Euh il en est il demeure pas moins que euh euh j'imagine et j'en suis même la certitude, c'est que il doit être informé minute par minute de tout ce qui se passe et que euh il a son que vous pouvez voir de Barcelone. Alors, on va demander à à Riad Becky en résie de nous montrer tout ça parce qu'il y a plusieurs ministres qui sont en train de de signer petit à petit des j'imagine des accords avec les les espagnols.

On me dira quand on pourra montrer les espagnols sont des partenaires stratégiques en mère de sécurité stratégique parce qu'il y a la drogue parce qu'il y a des migrants. Euh c'est quand même c'est un partenaire de premier plan. On voit ces images, monsieur Sanchez, monsieur Macron qui sont ensemble et on voit d'ailleurs Gérald Armanin, regardez à gauche de dos, il est là le ministre de l'intérieur, il se lève justement tiens euh il est pas renseigné heure par heure là parce qu'il a pas d'oreillette.

Euh bon euh est-ce que c'est Non, ça étonne pas forcément les les les policiers tout ça ? A priori, je vous dis, normalement, je pense que s'il avait eu l'opportunité de ne pas avoir assigné des documents à Madrid, il serait resté à Paris. Et peut-être qu'il a pas une délégation de signature.

Je n'ai pas ce cette information là. Ce qui est sûr, c'est que euh l'ordre public, ça se gère pas, contrairement à ce qu'on peut imaginer au moment où ça se passe. Ça gère en temps réel.

Il y a une image quand même à donner. Voyez, on se souvient notamment à l'époque des gilets jaunes où Christophe Castaner le soir aller sur le terrain avec les le préfet des images depuis les QG de sécurité Placebov là ce soir il aura pas ça. C'est sûr, c'est sûr, c'est sûr que là il sera pas sur le sur le terrain.

Pour l'instant sont sur le terrain évidemment le préfet de police de Paris, Laurent Lunes, le directeur général de la police Frédéric Vau et le directeur général de la de la de la gendarmerie Christian Rodriguez qui ont chacun une main assez forte sur les sur les unités. Euh après il faut voir si euh si euh il va passer la journée et passer la nuit à Madrid, je suis pas sû va rentrer parce que Madrid c'est 1h de d'avion, 2h d'avion, il va peut-être revenir. Vous avez ces images donc en direct depuis Barcelone.

On va repasser également sur les images à Paris parce que c'est ce qui nous intéresse tout particulièrement. Et puis on suivra évidemment la potentielle déclaration du président de la République parce que je suis certain que les journalistes sur place ne passera pas à côté de l'occasion de lui poser une question sur ce qu'il se passe dans les rues parisiennes. Allez, je continue avec vous Christophe sur ces blackots.

On en entend parler à chaque manifestation. Est-ce qu'il y en a ? Comment on les repère ces black box ?

Alors, les blacks déjà c'est sans sans remonter à des périodes en tête déiluvienne. Euh c'est quand même pas très jeune, hein. C'est euh c'est des mouvements qu'on connaît de assez bien quoi.

Parce que ils ont les premiers Black Blocks, ça remonte à euh plus de 40 ans, hein. C'était dans les années 80 en Allemagne. On appelait ça à l'époque les charson block.

Charson block. Donc les blocs noirs, c'était les c'était les comment les Vous avez un très bel accent allemand. Euh oui, merci.

C'était ma deuxième langue he donc je me suis bien battu et et en fait c'était c'était dans les squat et les guise de l' squat un peu ber berlinois et cetera, toute la tout tout le côté un peu punk underground et cetera et en fait il commençait un peu à avoir des des vélités de revendication et cetera et après ce mouvement de Black Blocks est monté en puissance. Il s'est transposé aux États-Unis avec très brièvement pendant la guerre du golf en 1990 à Washington. Ils ont commencé à vraiment être très bougeillons et puis après on les a vu arriver en France avec surtout 2016 qui a été Oui, c'est arrivé assez tard finalement en France.

Enfin, c'est assez j'imagine qu'il y a toujours eu des cases dans les dans les manifestations mais à partir de quel moment on a donné cette appellation Black Block qu'est-ce qu'ils ont de différent ? Et ben justement bah en fait c'est lié à leur à leur leur look, leur leur tenue. C'estd que le black c'est pas alors le black c'est pas il faut déjà ce qu'il faut bien ce qui est hyper important c'est que les gens pensent souvent que le black c'est un groupe de gens qui sont black blocks.

C'està-dire je fais pour je fais partie du mouvement black blocks. Pas du tout. Les blacks, c'est une technique que dans cette technique, vous pouvez avoir des gens de l'ultra gauche, des anarcoautonomes, des libertaires, des étudiants qui s'ennuient, euh des adistes.

Qu'en fait c'est une technique, c'est un mode opératoire. Le mode opératoire s'explique très simplement. Vous êtes en tenue normale comme vous Tibo.

Peut-être pas avec la cravate, mais ou la cravate, c'est peut-être pas top en manif. Oui, mais voilà. Et euh et après euh tout d'un coup vous vous ce qu'on appelle dans le technique dans le mot policier, vous vous désilhouettez, vous changez de silhouette, vous passez tout de suite, vous avez des vêtements, vous mettez en noir en en très rapidement.

Pour faire cela masque, j'imagine, vous masquez évidemment et vous mettez des gants et et ça ne peut se faire que quand la manifestation a un certain nombre de personnes. Faites pas dans une manifestation de de 1000 personnes parce que ou je rappelle que Christophe Corneva n'est pas en train de vous donner le manuel du gentil black box. Voilà, comme ça on comprend comprend en fait.

Voilà. Et en fait donc il se silhouettent, il passent à l'action donc harcèlement euh action comme des red coup de point quoi. C'est dire alors ils attaquent euh euh les évidemment les symboles de l'État, les symboles du capitalisme parce qu' évidemment tout ça est de est d'inspiration d'ultra gauche hein euh dans l'écrasante majorité.

Et euh et une fois qu'ils ont une fois qu'ils ont qu'ils ont frappé, je dirais, ils se ils se redésilhouettent, ils se remettent en ils retournent dans la foule et ils sont donc proprement enfin difficilement saisissables. Mais alors ce que je comprends pas, c'est que j'ai lu votre article qui nous dit qu'il pourrait y avoir quoi 600 black block. Bah à Paris à Paris entre 200 et 400, c'est une estimation.

D'accord. Mais alors si on arrive à savoir ça, pourquoi on arrive pas à les attraper avant ? Parce que vous me dites qu'ils sont sur les réseaux sociaux.

Si on arrive à les pas trop, ils sont pas trop sur les réseaux sociaux. Non non, ils sont pas trop sur sait qu'ils vont y en avoir 400 mais on peut pas les attraper. C'est je pense que les gens et du coup internaut vous arrivez à comprendre ça.

Moi j'ai du mal à comprend qu'en fait c'està dire que en fait le la difficulté des de pour travailler sur le phénomène black block c'est qu'en fait c'est c'est les black sont une culture du secret. C'est-à-dire c'est un activisme à l'ancienne. Euh concrètement un black blocks, ça va être du bouche à oreille.

Oui, d'illeurs en gros euh une sorte de cooptation, vous êtes Black Block donc vous dites bah tiens demain genre manifir et cetera. Voilà, c'est ça. Et donc en fait donc pour pénétrer cette sphère, cet écosystème c'est pas simple.

Donc il faut en gros avoir des ce qu'on appelle des sources, des des indiques, des informateurs qui peuvent vous donner des tendances. Mais une fois que vous avez ça, c'est pas sur le terrain pour les interpeller. C'est hyper dur parce qu'en fait ils ont une stratégie de ce qu'on appelle de recomposition perpétuelle.

C'est-à-dire que ils attaquent pas forcément tous en groupe. C'està-dire qu'ils peuvent par petit groupe harceler les forces de l'ordre d'un côté, se replier, disparaître, se créer dans un autre. Donc c'est c'est assez éclaté.

Et donc il y a le des ciblétage dont je vous ai parlé. Et le la dernière chose qui n'est pas la moindre, c'est que euh le politique pendant très longtemps euh n'a pas voulu euh rechigner un peu à à aller au contact avec les Black Blocks parce que dans les Black Blocks, il y a euh c'est c'est quand même des gens qui en niveau culturel qui sont parfois assez élevés, des des gens de des lycéens de lycée assez prestigieux, voir de de d'université assez prestigieux. J'ai lu ça plusieurs fois.

C'est un bon niveau social hein. C'est un très bon niveau social. C'est des gens parfois qui peuvent se retrouver dans des qui ont aussi des concours assez assez élitistes hein.

Et donc en gros dès qu'il y a des jeunes euh la le le politique n'a pas forcément envie d'aller d'aller dessus. Christophe, on va devoir enchaîner mais j'ai encore deux petites questions. Je vous demande de me répondre rapidement.

Est-ce qu'on surveille aussi l'extrême droite ? Alors très rapidement l'extrême droite oui mais c'est pas forcément le plus gros souci. En fait, l'idée c'est que on il y a parfois des des des groupes d'extrême droits qui veulent s'instimuler dans les manifes et ça peut frotter des créer des frictions mais c'est marginal.

D'accord. Euh petite question. Est-ce que la CGT a c'est euh garde du corps ?

On m J'entends souvent à l'époque le service de l'ordre de la CGT c'était quelque chose. Maintenant ils font n'importe quoi et ils arrivent plus à tenir leur foule. Est-ce que c'est le cas ou est-ce que il y a quand même des gens qui tiennent les manifestants ?

Moi, je me souviens quand je suivais des manifestations il y a 20 ou 25 ans euh sur le terrain euh pour le pour le pour le CP ou des manifestations plus anciennes, euh on avait un service d'ordre notamment de la CGT qui était tout à fait exceptionnel et qui n'avait rien à à Ouais. Il était d'un niveau comparable à celui des forces de l'ordre classique. C'estàd des gens qui étaient extrêmement solides avec des anciens dockers, des anciens ouvriers du livre.

Aujourd'hui, est-ce que c'est encore le cas ? Aujourd'hui euh on a des assauts qui sont encore euh assez solides mais un peu moins puissants qu'il ne l'était avant. Tout simplement parce que il y a moins d'adhérents et et puis et puis il y a des professions qui ont disparu euh ou qui sont moins importantes que qu'avant.

Donc euh le service d'ordre est est peut-être moins étoffé mais euh ça reste des gens relativement sérieux. Allez, dernière question très rapidement. Je suis désolé Christophe mais on attend Sophie Tarlet qui va nous parler des profs et puis on va aller voir Vincent Roseron sur place pour voir quelle est l'ambiance.

J'ai l'impression que pour l'instant la manifestation est à l'arrêt. Euh, ils ont le droit de grève les policiers. J'entends qu'ils sont plusieurs à aller dans la rue.

Finalement, ça s'est un peu déchauffé cette histoire, non ? Alors, en fait, non, les policiers, ils ont absolument pas le droit de grève. En fait, c'est un métier de ce qu'on appelle un métier de souveraineté comme les gendarmes, comme les militaires, comme les magistrats.

C'està-dire que vous pouvez pas dire bah non, aujourd'hui je vais mettre en grec. En revanche, en fait, les policiers euh, ils ont en fait un régime spécial, hein, euh qui fait que en gros, en gros, voilà, c'est en fait ce qu'on appelle un système sans rentrer dans le détail de bonification quinquenal, c'estàdire que tous les 5 ans ils ont euh une année de cotisation en plus de gagner et mais pour la toucher, il faut qu'il fasse 27 ans dans la maison. Voilà.

Et donc c'est qu'ils peuvent partir assez tôt. Si si on avait touché à ce régime spécial là je vous promets qu'il y aurait eu des problè régime spécial. En revanche, ils vont reculer l'âge de départ comme tout le monde.

Prendre 2 ans dans la dans la figure si j'ose dire. Ils vont reculer un petit peu plus. Ça ils sont pas d'accord.

Ils disent "On va pas commencer à courir après les voyou à 55 ans." C'est trop. Oui, ben oui, ça c'est sûr que c'est sûr que si vous êtes par exemple dans une brigade anticriminalité euh et que vous êtes dans le dans des quartiers dans des quartiers chauds, vous n'aurez pas la même vélocité dans l'interpellation à 60 à plus de 60 ans qu'à qu'à 25.

Mais après, c'est une administration qui compte 147000 personnes et euh et et un un inventaire de boulot extrêmement riche. Donc après je pense qu'on peut toujours trouver un finir sa carrière dans une autre branche dans un état major ou je sais je ne sais où. Voilà.

Merci beaucoup Christophe Cornevin, merci d'être venu. Bon si jamais en fin de journée il y a des incidents, vous nous ferez parevenenir toutes les informations. On suivra tout ça sur ficaro.fr et on espère évidemment que ça se passe bien.

Vincent Roseron. Vincent vous êtes toujours dans la manifestation, vous êtes avec un manifestant visiblement le ctage est à l'arrêt. Non.

Oui oui oui. Alors attendez alors ça ça commence à capter assez mal ici parce qu'il y a quand même Ouais Christophe Cornevin nous quitte. Vincent Roseron visiblement a des soucis de de connexion.

On va récupérer les les images voilà de la place de la République. Et Sophie Tarle, venez, rejoignez-moi cher Sophie. Euh rédactrice en chef du Figaro étudiant.

Bonjour Sophie. Bonjour. On va changer votre nom.

Voilà. Non, c'est pas encore François Xavier Bourau. C'est Sophie Tarl.

François Xavier qui arrive tout à l'heure pour nous parler de politique. Grande journée dispositif spécial autour de ces journées de cette journée de mobilisation de manifestation et on va parler des profs. On va essayer de retrouver Vincent Roseron mais évidemment il a l'air d'avoir du monde et le réseau est un peu capricieux.

Sophie, les profs sont dans la rue. Pas forcément très étonné. Ils sont dans la rue et puis aussi les jeunes sont dans la rue hein.

Oui, on va parler de tout ça. Vous avez raison de parler des jeunes puisque vous êtes, je le rappelle, rédactrice en chef du Figaro étudiant. Bon, parlons des profs d'abord.

Euh mobilisation moins importante que ce qu'on croyait, non ? J'ai vu passer des chiffres ce matin. Oui, un peu moins en primaire par exemple, un peu moins de la moitié s'est mis en grève et euh et c'est vrai que c'est un peu étonnant mais je pense que ceux qui sont il y en a quand même pas mal qui sont venus manifester aujourd'hui et euh il y a plusieurs il y a pas que la réforme des retraites qui les mobilise.

Il y a aussi évidemment toute la partie des salaires qui avec le l'inflation, avec les revendications salarial, avec les réformes de blancaires qui avaient eu lieu. Enfin, il y a beaucoup de revendication autour de beaucoup de choses qui crient les enseignants. Donc c'est pas uniquement la réforme des retraites mais bien sûr c'est important pour eux parce que c'est pour eux bah il pratiquent un métier un métier fatiguant, épuisant nerveusement et ils ne veulent pas poursuivre leur carrière évidemment jusqu'à 64 ans.

Il faut pas oublier qu'il y a beaucoup de femmes parmi eux. Les enseignants sont d'abord en majorité des enseignantescord et beaucoup ont bah parfois ont des carrières un peu hachées, on ont dû ont dû s'arrêter pour des grossesses et où on commençait un peu plus tard. et euh et non pas forcément de bonnes retraites.

Donc il y a aussi cette inquiétude là du fait de euh de la particularité de de cette profession. J'ai vu que les syndicats annonçaient 60 % de grève. Hier, ils établaient plutôt sur 70.

Donc ils ont revu leur chiffre à la baisse et les chiffres officiels. 42 % de gréviste dans le primaire. C'est ça.

Oui. Tout à fait. Et 35 dans le secondaire.

Tout à fait. 35 % dans le secondaire. Euh oui, j'aurais pensé que ça allait être un peu plus important quand même.

Ouais. Euh c'est vrai que nous on a plus vu il y a des lycées bloqués euh il y avait des lycées bloqués ce matin à Paris. Alors c'est toujours un peu par les étudiants par les lycéens mais les enseignants, c'est vrai que c'est un petit peu étonnant euh de voir.

Euh je pensais enfin franchement honnêtement je pensais qu'il y aurait plus de d'enseignants en grève. Après on va voir les chiffres définitifs hein on aura peut-être des surprises mais oui c'est un petit peu un peu étonnant. 15h8 nous sommes en direct.

Vous voyez ces images à Paris avec ce cortège qui devait s'élancer à 14h de la place de République. La République visiblement, il a du mal à avancer pour se diriger vers la place de la nation. On va retrouver nos envoyés spéciaux sur place, mais il y a beaucoup de monde.

C'est difficile d'avoir du réseau. On parle avec Sophie Tarlet des profs et des étudiants qui et des lycéens qui visiblement se mettent en GF. Juste une question, si je suis parent aujourd'hui, je peux emmener mon enfant à l'école, il y a pas une obligation d'accueil dans les mairies des mares ?

Comment ça se passe ? Euh oui oui, tout à fait. Il y a beaucoup d'écoles alors non pas forcément court mais mais oui, il y a des a les écoles restent ouverte en fait hein.

Donc normalement vous pouvez vous avez pu même amener votre enfant à l'école. Euh ce matin, voilà, j'ai vu les ados partir au lycée et alors souvent on leur a dit de venir plus tard, ne pas venir euh il y avait pas forcément cours à 8h, je tiens à le dire, mais euh mais à 9h oui, j'ai on n pas eu de on n pas eu de de mots comme quoi il y avait pas cours aujourd'hui. Donc finalement après le le problème des enseignants, c'est pas forcément des enseignants qui font forcément grève mais il y a beaucoup d'enseignants qui n'ont tout simplement pas pu venir à l'école aujourd'hui du fait des gr tout simplement.

Donc beaucoup d'enseignants, notamment en région parisienne habitent en banlieu évidalement les loyers sont moins chers. ont forcément les moyens d'habiter d'habiter à Paris et euh et c'est vrai que et c'est vrai qu'ils n'ont pas pu venir prendre les transports. Il y avait quand même pas mal de métro qui marchaient quand même mais les ter les les trains de banlieu ne marchaient marchait mal et c'est vrai que ben parfois les enfants tout simplement ont pas eu cours à cause de ça.

Les profs une des principales forces syndicales du pays. Non c'est toujours pareil. Les profs sont toujours aussi syndiqués, mobilisés, les premiers à faire grève ou c'est moins le cas ?

Euh oui, ben c'est en fait les syndicats sont très forts dans l'enseignement. Euh il faut savoir que euh moi souvent je demande aux enseignants "Mais euh vous êtes tous syndiqués ? Enfin comment ça se passe ?

Et euh même si on est de droite, on est dans un syndicat de gauche par exemple parce que forcément tous les enseignements sont de gauche et c'est vraiment des questions que tout le monde se pose finalement parce qu'il y a forcément des des enseignements qui sont pas la CGT." Non, ils m'ont dit mais même si on n'est pas forcément dans les ces mêmes idées politiques, en fait, on est obligé d'être syndiqué pour avoir tout simplement accès aux informations pour les promotions, pour les en fait c'est ces syndicats sont extrêmement forts dans en tout cas c'est le retour que j'ai et souvent bah ils sont obligés de en fait s'il ne s'ils ne se tiennent pas au courant via les syndicats euh il ils sont pas tellement informés. Donc souvent d'ailleurs ils se plainent d'être peu informés.

On le voit souvent, on a les informations à la télé, on voit les informations dans le Parisien ou dans le Figaro, mais finalement on est on n'est pas informé par notre ministère ou bien on a les informations par les syndicats. Donc oui, les enseignants euh euh sont pas forcément syndiqués au sens propre du terme, mais disons que ils ils sont tous mis plus ou moins infligés pour être informés tout simplement de de des salaires des Vous leur vous leur parlez au aux profs quel est leur état d'esprit ? Est-ce qu'on peut s'attendre à une grève qui dure ou là c'est un coup d'essai puis on verra demain il y aura tout le monde en classe.

Oui, je pense que il y aura tout le monde en classe demain. Mais mais c'est vrai qu'il y a quand même un un ral bol. Ce que je vois c'est que euh ils sont lassés en fait lés par toutes les réformes, les futures réforme l'asser des des promesses un peu de de revalorisation salariale et puis aussi des problèmes vécus en classe.

C'est vrai qu'on parlait d'école inclusive de de bah souvent bah ils doivent accueillir des enfants handicapés en classe. Souvent ils le vivent mal parce qu'ils trouvent qu'ils n'ont pas assez de moyens pour les accueillir. des classes surchargées parfois.

Donc oui, un petit ralbol, un gros ralbum même et puis aussi le fait que c'est une profession qui n'est pas très attractive, mal valorisée, beaucoup de de gens qui sont partis et on a du mal à recruter. On l'a vu au mois de septembre avec les speed dating donc je m'en souviens de cette histoire de recruter rapidement des profs en les formant à la va vite. Oui, c'est vrai qu'en plus c'est quelque chose qu'on voyait souvent régulièrement.

C'était pas complètement nouveau, mais c'est vrai de le voir comme ça euh en image, c'était assez assez frappant. Donc oui, il y a un ralbol. Après, est-ce que ça va se cristalliser pour la réforme des retraites ?

Je n'en sais rien. Les manifestations et les mouvements sociaux en général, c'est extrêmement difficile de prévoir la suite. Vous êtes nombreux à nous suivre sur YouTube sur le figaro.fr.

Euh cortège qui semble un peu à l'arrêt, visiblement. Euh peu d'images, les leadersicaux ont déjà parlé. On va retrouver bientôt nos envoyés sur envoyés spéciaux sur place. pour qu'il nous explique ce qu'il se passe.

Mais pour l'instant, on avec Sophie Tarlet, on parle des profs. Tiens, aujourd'hui, très simplement, les profs, ils partent à quel âge à la retraite ? Euh bah, normalement, c'est bah en fait, ça dépend ça dépend des ça dépend de l'âge où on commence à travailler, ça dépend de euh Il parent plus tôt que les autres ou pas ?

Il y a un régime spécial pour les profs he 57 ans il me semble. Ouais, chose comme ça. Alors, je saurais pas donner le chiffre exact mais mais ils partent plutôt mais ce qu'on voit c'est qu'ils veulent pas partir à 65 ans, c'est sûr, ou 64 ans.

Alors que ben bien souvent de toute façon, ils seront peut-être obligés de travailler plus longtemps tout simplement par pour avoir un taux plein. Ouais. Donc euh parfois ils ont commencé tard euh parce que l'âge de départ à la retraite, c'est aussi euh l'âge où on a commencé à travailler et euh c'est pas des gens, c'est des gens qui ont fait des études forcément et qui euh qui ont commencé plus tard euh à travailler.

Et euh l'idée de de bah de prendre leur retraite à 65 64 ans et bien c'est un problème parce qu'ils ne se sentent pas le courage. Je comprends. Allez, autre point intéressant Sophie, vous en avez parlé tout de suite.

Comment les jeunes vont se mobiliser ? Ça c'est intéressant. J'ai l'impression que ça vous intéresse presque plus que les profs.

C'est un peu attendu les profs. Bah c'est pas ça, mais c'est c'est vrai que au figur étudiant s'intéresse plus aux étudiants et aux lycéens que qu'aux enseignants, même si on aime beaucoup les enseignants. Euh et les lycéens, c'est eux qu'on a suivi depuis ce matin.

Euh on je vous entendais parler avec Christophe Cornovin des d'éventuels casseurs. Euh c'est vrai que euh on a envoyé un un journaliste que je vous encourage à suivre sur Twitter, Victor Mera, qui est sur place en ce moment euh avec les étudiants et euh et en fait euh il a devant les lycées, il y avait pas mal de euh pas mal de enfin certaines personnes euh masquées, cagoulées euh et euh bien déciée Talba non Turbo Turboy Turbo à Paris et oui donc avec bien l'intention de mettre le je voulais pas dire de gros mots le bazar cet après-midi. Donc c'est vrai que j'écoutais attentivement euh les commentaires de Christophe Cornevin et oui en effet il y a quand même un risque en tout cas ils étaient assez assez décidés ce matin à mettre le bazar dans les dans les rues.

Alors attendez mettre le bazar oui ça c'est un peu problématique évidemment mais faire greff lycéen c'est un peu facile. On perd pas d'argent là on bloque et puis c'est tout. Est-ce qu'ils sont crédibles les lycéens dans des périodes comme celle-ci ?

Non, mais on a déjà vu des manives de lycéens pour les grèves, pour les pour la pour les les retraites. Euh c'est vrai qu'en 95 par exemple, ça remonte un petit peu à loin, mais c'était déjà pour cette raisonlà et les jeunes avaient manifesté aussi. Donc c'est c'est tout à fait plausible.

Après, c'est vrai que euh en les interrangeant euh devant devant leur lycée euh euh c'était assez amusant de voir qu'il disaiit "On est contre la retraite à 70 ans." Enfin bon, ils avaient pas tellement suivi l'actualité. Euh ils étaient euh euh ils disaient "Oui, on manifeste aussi contre parcours sup." Euh donc les les propos étaient bon, pas toujours très très motivés et pas toujours très informés.

Mais euh mais euh et puis c'est toujours un petit peu même les les mêmes lycées qui sont bloqués, hein. C'est toujours le les lycées un peu de du centre de l'Est parisien qui euh qui euh qui bloquent leurs établissements et euh et pas toujours. Euh c'est un voilà, c'est euh c'est c'est des ils vont manifester mais évidemment pour la retraite, ils sont c'est un peu lointain pour eux.

Ouais. Les lycéens évidemment. Est-ce que les étudiants eux sont mobilisés ?

On le sait hein. Et l'exemple type évidemment mes 68, on en est très loin bien sûr, mais est-ce que ils peuvent finalement déclencher quelque chose ? parce que les syndicats étudiants pour l'instant on en entend pas trop parler dans c euh ils ont quand même appelé la FAGE, l'UNEF et les principaux et la voix lycéenne pour les lycéens ont ont appelé à manifester aujourd'hui et à bloquer certains à bloquer les lycées.

Ça reste calme parce queévidemment c'est pas c'est moins facile de mobiliser des jeunes sur une réforme des retraites qui est évidemment un peu lointaine pour eux mais il y a des étudiants, il y a des lycéens aujourd'hui dans les rues de Paris et ailleurs dans les villes de France qui qui sont mobilisées. Donc après, je dis pas que il y aura un mouvement fou et que tous les étudiants sont concernés mais il y a quand même oui les syndicales étudiants et lycéens ont clairement appelé à manifester. Je vais recevoir dans un instant pour vous succéder Sophie François Xavier Bourmau.

Je vous rappelle que nous sommes en direct dans cette manifestation, cette manifestation qui pour l'instant semble au point mort. Mais on va suivre tout ça. On a ces images en hauteur de la place de la République qui est quand même très fournie de ce qu'on voit.

Une autre image du président de la République, lui il est en Espagne, figurez-vous cher Sophie. il est en train de prendre la parole pour l'instant euh dans un discours qui concerne ce sommet entre la France et l'Espagne. On écoute tout ça.

Est-ce qu'on peut avoir l'image dire si on peut montrer le le chef de l'État ? Voilà, il est ici le président de la République. Pour l'instant, il parle si importante.

Notre coopération a aussi été forgée, rappelons-le, autour de la lutte conjointe et victorieuse, voilà, contre le terrorisme de la lutte conjointe sur les territoires. Et on va discuter de tout ça avec François Xavier Bourmau. Merci.

Merci beaucoup. Merci de nous avoir expliqué tout ça concernant les profs, les étudiants rejoindre dans dans un instant. On va retrouver les images bien sûr parce que c'est là que ça se passe nous suivons la manifestation cet après-midi beaucoup de monde place de la République.

Venez mon cher François Xavier. [Musique] Maintenant, tu partage le bon. On a aussi une petite chanson pour Macron sur la question de la force d'inflation et la nécessité d'augmenter nos salaires.

C'est une petite notice. Est-ce que vous êtes prêt à la chanter ? C'est le père qu'on va l'inflation en filant du cognon à tous les grands patrons où on n a jamais cru. dans la rue richesse cet quels sont dur c'est ferm qui combat l'inflation du pneumon à tous les patrons a jamais cru descend dans la rue produit les richesse à nousendu c'est le permettre qui combat Balance en filant du pognon à tous les grands on n jamais cru on descend de la rue on produit les richesses nous qu'elles sont dur et c'est les images de la répends mes questions président de la République en Espagne.

Alors, il est parti signer un traité d'amitié euh franco-espagnol. C'est euh une une rencontre qui était prévue de longue date, en moins 6 mois. On sait que ce ce genre de rendez-vous diplomatique s'organise très longtemps en amont et euh surtout peut pas être annulé à la dernière minute.

C'est les syndicats qui ont choisi la date du 19 janvier, ben sans sans voir que il y avait ce cette rencontre qui était programmée à à Barcelone à peu près ils ont ils ont pas calé la rencontre en disant "Ah mince, le président sera pas là." Voilà. Non non non, c'est une c'est une coïncidence forite.

Je pousse le curseur un peu plus loin. Le premier, le président de la République n'est pas là. 11 ministres sont avec lui.

Le ministre de l'intérieur est avec lui. Est-ce que ça c'est pas un peu particulier ? Il pouvait pas rester en France Géraldmanin alors que il peut y avoir des débordements aujourd'hui que les forces de l'ordre sont mobilisées.

Ça c'est étonnant. Alors, il y a un ministre qui était prévu pour pour Barcelone et qui est à qui on a demandé de rester en France, c'est le ministre du travail Olivier Dusopt. C'est une façon de signaler que le sujet du jour est avant tout lié à la réforme des retraites.

On laisse le l'un l'un des ministres en tout cas qui est qui est concerné par ces par ces manifestations et pas un sujet sécuritaire. Donc Gérald Armanin, le ministre de l'intérieur est à est à Barcelone. Euh c'est une façon de signaler de la part du du gouvernement qu'on regarde cette journée en France avant tout comme une manifestation syndicale en lien avec les retraites et pas du tout un sujet sécuritaire.

D'accord. Bon alors euh ces images, on y vient. C'est un message envoyé au gouvernement.

C'est assez fort selon vous pour le faire reculer ou non ? Faut pas exagérer pour l'instant. Non non non.

Là, on est vraiment dans dans l'épure de la la chorégraphie d'une contestation de réforme des retraites. C'est c'est quelque chose de tout à fait chorégraphié. On connaît les on connaît les figures.

Donc il y a eu euh acte 1, première étape euh on va l'annonce de la réforme des retraites, concertation, présentation du projet de loi, réaction outrée des syndicats et des oppositions. Ça c'était l'acte 1. Acte 2, ça commence aujourd'hui.

Voilà, ça c'est la scène 1. Euh la manifestation syndicale avec un franc syndical uni dans toute la France avec appel à la grève, mais on est encore que dans le la première étape du bras de fer. Derrière l'enjeu pour les syndicats, c'est d'amplifier parce que le gouvernement ne va pas dire ce soir Emmanuel Macron en rentrant de Barcelone ou là là il y a du monde dans la rue, je retire mon projet.

C'est pas comme ça que ça se passe. Il y a effectivement du monde. Ça engage un rapport de force.

Les syndicats vont revenir le voir en lui disant "On a mis vraisemblablement Alors là Martinez parlait d'un million de personnes. Plus d'un million de personnes. Oui.

Pour l'instant nous attendons de voir ça. Mais ben je parierraai sur un chiffre de 155 de la part des syndicats. Ouis d'accord.

Vous vous faites les paris des syndicats et de la part de du gouvernement et en tout cas des du ministre de ministère de l'intérieur combien ? En dessous du million. En dessous du million.

Bon voilà. C'est-à-dire que en fait c'est c'est ça paraît anecdotique. Effectivement, il y a toujours des écarts entre les estimations de l'intérieur et et les estimations syndicales, mais c'est aussi de la part de chacun une façon d'entrer dans le bras de fer.

Euh les syndicats disant on a énormément mobilisé quit à quit à grossir le grossir le trait avec tout de même une limite, c'est ils doivent franchir le cap qu'ils ont atteint aujourd'hui à la prochaine manifestation. Donc il faut le fixer haut pour être euh fort par rapport au gouvernement mais pas trop haut pour euh Ah oui, ce que vous me dites c'est que c'est comme quand on fait un premier film. Le premier film c'est bien mais il faut confirmer sur le deuxè d'accord.

Donc il faut faire un bon score sur la première mais faire encore mieux sur la deuxième. Alors avec une nuance c'est que les nombres de places de cinéma vous pouvez les compter ça vous avez les tickets vendus. C'est là c'est une c'est une estimation.

Donc les syndicats doivent fixer le le curseur assez haut pour se présenter en position de force face au gouvernement. mais pas trop haut pour pouvoir dépasser ce chiffre lors de la prochaine manifestation. Honnêtement, François Gavier, est-ce que vous attendiez à de telles images aujourd'hui avec cette foule ?

Vous me dites "Oui, non, c'est impressionnant, ça allait pas". Non, il y a beaucoup de monde. Ouais.

Euh donc là, j'imagine qu'on va vraisement parler du côté syndical de démonstration de force réussie euh et appeler le gouvernement à retirer son projet de loi, voir enfin donc le là le rapport de force en tout cas la première la première scène de l'acte 2 de la réforme des retraites est en faveur des syndicats. Ah donc ça tiens ça m'intéresse honnêtement c'est une bataille hein qui va durer longtemps mais là première bataille gagnée par les syndicats. sur la force de l'image, pourquoi le gouvernement n'arrive pas à convaincre si autant de Français sont dans la rue, ça ne sera peut-être pas suffisant.

Ce n'est peut-être pas la majorité des Français, même si les sondages disent que visiblement les Français sont plutôt contre cette réforme des retraites, pourquoi le gouvernement n'arrive pas à couvrir ? Alors là le la réforme des retraites, on parle de maire des batailles ou maire des réformes. Bon, on est dans le symbole absolu.

C'est-à-dire que on n'est plus du tout dans les les considérations techniques. C'est plus plus personne n'entend rien. Là, on est dans un bras de fer où euh c'est c'est extrêmement maniquéin.

Le gouvernement dit "On va faire la réforme, on ne reculera pas." La rue dit "Il faut retirer la réforme, on reculera pas." C'est ce rapport de force qui il est il est plus question de convaincre.

Maintenant, c'est un bras de fer et il se remporte en plusieurs étapes. Là, la première étape, Julie, en faveur des des syndicats parce qu'il y a effectivement beaucoup de monde dans la rue. Euh c'est lié aussi au front syndical uni euh qui est assez rare dans le dans le le monde du social de voir tous les syndicats derrière le Alors, ça faisait ça faisait 12 ans mais même au-delà avant c'est c'est aussi très très rare. 95 de mémoire, les grandes grèves de 95 qui essayent de reproduire les les syndicats aujourd'hui.

Une des images fortte de ces grèves là, ça avait été la poignée de main entre Louis Viennet qui était le patron de la CGT à l'époque et Marc Blondel, le patron de FO à l'époque, deux centrales syndicales qui étaient historiquement ém Oui, bien sûr, puisqu'il y a une cission, on le sait, entre la CGT et France ouvrière. Voilà. Donc le l'unité syndicale, c'est vraiment le dis donc c'est le c'est le turbo de la mobilisation syndicale.

Là on voit que ça a fonctionné aujourd'hui. L'enjeu pour les syndicats, c'est de la maintenir et l'enjeu pour le gouvernement c'est de la briser. Et pour la briser, et ben il faut réussir à décrocher à si possible la la CFDT.

Et pour ça, il y a quelques billes en poche. Euh Emmael Macron s'est pas lancé dans la réforme des retraites bill en tête. Il a gardé quelques quelques concessions éventuellement à faire au syndicat via la discussion parlementaire à l'Assemblée nationale si la bataille d'amendement laisse la place enfin que que veulent mener les insoumis laisse de la place pour discuter éventuellement d'ouverture.

Mais le toute la la chorégraphie maintenant qui va se qui va se dérouler c'est une sorte de de phase de négociation deuxème étape de négociation de discussion. Xavier, quand je vois les sondages, je les sondages qui demandent aux français, "Êtes-vous pour ou contre la réforme des retraites ?" Plus le temps passe, plus ça va, plus les vagues successives de sondage arrivent et plus les Français sont contre.

Le gouvernement est incapable de faire comprendre cette réforme. Le gouvernement est incapable de convaincre. Pourquoi ?

Mais alors c'est c'est impossible de vendre une réforme des retraites. Euh vous pouvez pas susciter de l'enthousiasme populaire avec une réforme des retraites qui vous demande de travailler. Donc la de toute façon la B pourquoi la tendance va pas dans l'autre sens voyez avec de plus en plus de français qui se laisse convaincre par cet argument qui est simplissime mais qui est utilisé par le gouvernement.

On vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps. Pourquoi les français si c'est si simple que ça ? Le gouvernement le répète, le répète, le répète.

Si c'est si simple que ça, pourquoi les Français le comprennent pas ? et parce que le gouvernement est entré dans la réforme des retraites en ayant déjà perdu la bataille de l'opinion. Ça ça peut pas s'améliorer, sauf circonstances particulières.

Euh les retournements d'opinion, c'est très rare. Hm hm. Il y en a eu un euh spectaculaire sur un autre sujet, c'est le nucléaire.

Euh ça faisait des années que les Français étaient opposés au nucléaire. Enfin, ça a pris des années, ça a pas pris de mois comme le temps le temps une réforme. Dit, vous l'avez dit, ça a pris des années.

Euh sur les retraites, la seule chose qui pourrait faire basculer ou provoquer un basculement de l'opinion, ce serait ce qu'on a pu observer pendant les les la crise des gilets jaunes. C'est une dérive mouvement ou des blocages qui perturberaient la la vie du pays, qui vraiment gênerait les les Français parce que pour l'instant, on est encore sur une discussion qui consiste à dire il va falloir travailler de ans de plus. Donc le tout tout le côté sucré de la réforme, la retraite à 1200 € enfin tout ce que le l'exécutif a essayé d'apporter comme euh comme compensation sociale pour amortir un peu la la dureté de la de la réforme.

Pour l'instant, ça n'a pas encore euh atteint l'opinion et en plus ce sont des mesures qui sont assez techniques. Oui, enfin là, même si tout a été simplifié hein en comparaison de la réforme de 2019 par Édard Philippe et Emmanuel Macron. Tout a été simplifié, mais il y a quand même quelque chose qui s'est produit euh après la présentation de cette réforme.

Euh beaucoup de monde a été voir sur le sur internet le site France Connect, combien il leur restait de trimestre à cotiser et à quel âge il pourrait partir à la paire aussi sur le figaro.fr. On a un super simulateur fait par le FIC data.

Je vous conseille franç. plutôt sur le sur celui-ci et en réalité tout le monde a eu une mauvaise surprise en réalisant qu'il allait qu'il allait falloir encore travailler longtemps, partir à la retraite très tard et pour un montant pas forcément très élevé. Ça c'était le premier effet de la réforme Touren qui avait qui était passé en 2013.

Oui, on s'en souvient qui allongeait progressivement la durée de cotisation. Voilà. Donc les Français ont réalisé en 2023 ce qui allait leur arriver avec la réforme de 2013.

Hm hm. Et on leur présente une réforme qui va encore durcir ces conditions ça va s'accélérer. Voilà.

Et donc ça ça ne pouvait pas euh ça ça ne pouvait pas emporter l'adhésion populaire. Et d'ailleurs au sein du gouvernement euh en coulisse, on s'en cache pas. C'est une réforme financière qui vise à équilibrer le système et on n'emporte pas l'enthousiasme des foules avec une réforme financière qui demande de travailler plus longtemps.

Voilà, c'est quelque chose d'acté. Est-ce que cette stratégie parce que c'est vrai, le gouvernement ne fait que très peu de faux semblants en disant mais si elle est bonne pour vous, assez peu finalement, bon sur certains points un seuil à 1200 € et cetera, mais il est assez clair en disant on n pas le choix et il faut faire des efforts. Est-ce que cette stratégie peut durer ?

Est-ce qu'il faut pas justement aller dans peut-être plus de douceur, prendre les Français par la main, leur dire "OK, on fait ça mais on vous donne ça de l'autre côté pour essayer de les convaincre." Ils ont déjà essayé. Ah bon ?

Mais ils ont déjà essayé. C'est ce qu'ils essayent de faire depuis le début en mettant en avant les mesures dites sucrées. La Oui, c'est ce que nous a dit Marie CC Renault tout à l'heure.

Sucré. Oui. Donc c'est c'est quelque chose qu'ils ont essayé mais qui n'est pas passé dans l'opinion encore.

Bon, nous verrons si mais encore une fois, on est vraiment dans dans la la chorégraphie classique d'une réforme des retraites. Ce qui est intéressant à observer, à regarder dans ce dans ce type d'événement, c'est s'il y a un élément qui sort de cette chorégraphie classique. Alors, qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui ? que autour des manifestants traditionnels, c'est des bataillons syndicaux se greffent un hallo de personnes qui n'ont pas l'habitude de se mobiliser et commerçant vraisemblablement personnes du privé aussi qui Oui, parce que les transports, les profs, ça c'est les bataillons ordinaires. et le autour de ces bataillons ordinaires est en train de se greffer un nouveau hallot et c'est ça qui avait fait la différence en 95 c'est-à-dire que les salariés du privé avaient rejoint dans la grève enfin il pouvait pas aller travailler mais mécaniquement rejoint le le les les les grévistes en 95 et que peu petit à petit l'opinion s'était mis à soutenir massivement les grévistes si cela arrive est-ce que le gouvernement est face à un problème insoluble qui un désintérêt, une nouvelle vision de voir le travail.

Est-ce que ça dans les ministères on se dit depuis le Covid, depuis l'apparition du télétravail, les gens ont moins envie de travailler et ça on peut pas aller ? Oui. Alors et puis il y a il y a il y a même des réflexions qui vont qui vont bien au-delà de ces seules questions du télétravail, de l'impact du Covid, la société des loisirs, des 35 heures, ça bien bien au-delà qui qui porte sur un un basculement de civilisation.

Alors là, on est on est on passe dans un autre monde. Oui, mais c'est presque philosophique là. Voilà, on passe dans la philosophie où euh la la société capitaliste aujourd'hui soit matérialiste aurait perdu en transcendance et serait à la recherche une sorte d'idéal qu'une qu'une génération qu'une génération euh trouve dans la défense de l'environnement par exemple.

Mais euh en gros la société serait en recherche d'idéal et le travail répondrait plus à cette à cette recherche d'idéal. Bon là là on part assez loin, peut-être pas s'attarder dessus parce que c'est Oui, mais mais j'imagine que dans au gouvernement, on est obligé de faire attention à ces tendance. Ils s'inquiète en tout cas sur le le sur la vision du travail que véhiculent les manifestants.

C'estd que le travail serait perçu comme une comme une purge et pas comme un facteur d'épanouissement. Bon, c'est un peu compliqué de vendre le travail comme un lieu de réalisation de soi-même quand vous devez faire face à de l'inflation parler et donc à des des salaires qui provoquent des pertes de pouvoir d'achat. Bien sûr, si je parle de chiffres alors qu'on voit ces images impressionnantes quand même de la place de la République, on ne sait pas, c'est toujours pareil si cette foule est très concentrée ou si elle déborde dans les rues adjacentes, nous aurons des chiffres plus définitifs dans la dans la fin de la de journée.

À partir de combien de personnes dans la rue, cette journée sera une réussite et le gouvernement pourra s'inquiéter un petit peu ? Bah le les syndicales l'ont dit eux-mêmes, on en parlait tout à l'heure, c'est euh plus 1 million. C'était le c'était le CAP.

Euh la dernière référence, c'était donc euh euh c'était 2018, la dernière réforme des retraites, les syndicats avaient revendiqué 155. Donc le il devrait vraisemblablement ce soir annoncer un chiffre autour de 1500000 manifestants. Dit une fois encore, l'enjeu étant de réussir à le dépasser lors de la prochaine manifestation.

Donc ils vont décider la date. La date ce soir, qu'est-ce qui est le plus marquant ? Beaucoup de monde dans la rue, les images comme ça de milliers de personnes, peut-être d'un million de personnes qui défile ou un blocage du pays.

Je pense évidemment au transport, je pense aux raffineries, je pense aux profs avec des parents qui ne peuvent plus l'école. Qu'est-ce qui gênerait le plus le gouvernement ? C'est les blocages.

Là, il y a pas de enfin, il y a aucune aucune hésitation sur le sur ça. C'est vraiment les blocages parce que les blocages mais c'est de la perte de PIB. Euh c'est ça a un impact sur la croissance. euh sur le sur le même le fonctionnement du pays.

Donc c'est les c'est les blocages que redoutent le plus le pays. Mais euh là euh on est enfin c'est ça tout ça va dépendre des stratégies syndicales. Ça se décide en intersyndical avec donc ce front syndical uni.

D'accord. Toute la question parce que bon tout a été pris en compte en fait de de tous les côtés. Je voulais vous je vous fais le film.

Allez-y. Bon, alors, conseil des ministres 23, conseil des ministres du 23, présentation de la réforme qui part directement au Parlement euh où là, elle va devoir être examinée en 21 jours. Donc le 23 euh c'est mardi prochain.

Voilà, le mercredi prochain. Non, le 23 c'est lundi. D'ailleurs, c'est lundi pour le 23, il passe au conseil.

Pourquoi ? Peut-être qu'Emmanuel Macron est à l'étranger. Bon, normalement 23 janvier, présentation du conseil de projet définitif.

Voilà. En conseil des ministres. il part au parlement.

Au parlement, il y a 21 jours pour les pour l'étudier avant qu'il parte au Sénat. Sénat, il y a une procédure parlementaire un peu complexe, l'article 471 euh étude accélérée pour éviter les batailles d'amendement et que le texte dure trop longtemps. Pourquoi ?

Parce que derrière c'est au bout de ce délai d'une vingtaine de jours, vous tombez sur quoi ? Je me demande les vacances de février, les vacances d'hiver. Ah oui, c'est vrai.

Surtout pas rater les vacances de février. Il y a une petite semaine au ski prévu, il faut y aller. Voilà.

Et donc mécaniquement et ben les mobilisations pendant 3 semaines parce que c'est des semaines tournantes sur trois zones. Vous avez 3 semaines durant lesquelles la mobilisation va être plus compliqué. D'où l'enjeu pour les syndicats de soit parier sur une montée en puissance du mouvement très rapide et très forte, c'est-à-dire reprogrammer dès ce soir une mobilisation pour la semaine prochaine avec il faut qu'avant la mi-février hein, même le 10 février, le 10 février, il faut que il y ait eu trois énormes manifestations avec un million de personnes dans la rue quoi.

Voilà. Et puis parce qu' parce que l'enjeu aussi c'est de peser sur les débats qui vont se dérouler au Parlement. Bien sûr.

Donc vacances de février, le texte reviendra du Sénat et là à nouveau Attendez juste, je récapitule, j'ai entendu que si les députés ne se mettaient pas d'accord, ils partaient sans amendements au Sénat. Expliquez-moi ça. Alors, c'est l'article 471 qui est c'est la chose déjà que le 493, il est pas toujours très clair pour alors l'article 471, que dit-il ?

Je veux pas perdre vos vos spectateurs, c'est les intéresse, j'en suis persuadé. Vous réagissez si François Xavier n'est pas clair sur le FO si ou si je me trompe parce que c'est assez technique. La réforme des retraites va être passée dans le cadre du PLFSR qui est le projet de loi de finance rectificatif de la sécurité sociale sur lequel le gouvernement peut activer l'article 493 le faire passer en force mais il ne veut pas utiliser cet article parce que par que sur tous les il faut je j' juste une précision sur tous les textes qui sont relatifs au budget il y a 493 liimité voilà ce qui n'est pas le cas sur l'ensemble des autres textes il y en a qu'un pour l'ensemble des autres textes donc économiser à 493 euh pour pouvoir faire passer éventuellement d'autres textes.

On va laisser les autres textes de côté, on va se concentrer sur les sur les retraites. D'autres plus tard. Cette réforme des retraites, elle est étudiée dans le cadre d'un loi budgétaire, voilà, sur lequelle il y a des 493 à répétition possible, mais le gouvernement ne veut pas utiliser de 493 pour ne pas mettre de l'huile sur le feu et venir grossir les rangs des manifestants qui sont déjà très fournis.

On imagine le symbole politique, la rue contre le gouvernement l'assemblée contre le gouvernement avec un 49 obligatoire difficile de faire passer une réform ça fait cornéiser. Ouais. Le gouvernement a trouvé des alliés à l'assemblée LR qui sont prêts à voter la réforme.

Donc pour éviter le 493, on va passer par l'article 471 qui raccourcit l'examen du du texte, la durée d'examen au Parlement. Normalement, c'est c'est éliminé illimité jusqu'à ce que tous les articles soient soient examinés. S'il y a tous les amendements que compte déposer la France insoumise, ça peut durer une plombe.

Voilà. Et si ça dure si ça dure très longtemps, le risque c'est que la contestation dure elle aussi très longtemps et que vous bloquiez le pays pendant 1 2 3 mois. Enfin et et quand vous bloquez un pays ou vous mettez un pays sous tension pendant aussi longtemps, le rapport de force tourne pas forcément en faveur du gouvernement.

Donc on va dire propre article 471 procédure et puis en plus on sait comment ça se passe. Euh toute l'actualité fautualiser sur la réforme de retraite pendant 3 mois. Le gouvernement n'arrive pas à parler d'autres choses et c'est évidemment très négatif pour lui.

Voilà donc série d'aller-retour et au bout du compte on arrive à un délai d'une cinquantaine de jours pour pouvoir faire adopter cette réforme des retraites par le par le parlement. Donc le 10 avril, si j'ai bien calculé, 50 jours non avril non euh le 10 mars. Oui plutôt mars.

Oui. Dans 50 jours disons c'est le 10 mars, il pourrait y avoir une réforme de retraite signée. Adopté enfin en tout cas voté par le parlement.

Voté par le parlement. Et là vous opposez la légitimité de bah des des desée enfin des élus, la légitimité politique à la légitimité sociale. Euh bataille de légitimité et euh du côté du gouvernement en pariant pour que la contestation s'essouffle.

C'est moi qui m c'est compliqué hein mon cher français. Oui mais c'est c'est c'est compliqué mais si on regarde étape par étape il faut il faut pas en fait cette journée là les ces images qu'on voit euh il faut pas les lire en statique, il faut les voir en dynamique comme les sondages. C'est-à-dire qu'il va falloir les juger au regard de la prochaine.

Ça c'est un point de départ. Et au point de départ, on a une forte mobilisation euh que les syndicats vont appeler à amplifier. Et donc la semaine prochaine, vraisemblablement, on aura bis répétita, journée de grève et manifestation.

Alors avec ensuite, il y a plusieurs figures. Là, on est dans des manifestations dans toute la France. Oui.

Mais ensuite, vous pouvez avoir la manifestation syndicale à Paris où là si vous mettez si vous mettez 800000 personnes à un million dans la rue à Paris, changez de braquet. passer euh dans voilà une autre étape. Quel est l'état des discussions entre les syndicats et le gouvernement aujourd'hui ?

Est-ce qu'il y a la moindre chance honnêtement de faire fléchir un syndicat ? Et on pense évidemment à la CVT. Alors non parce que sur les tant que enfin non tant que le le report de l'âge légal de départ est maintenu à 64 ans, l'enjeu pour le gouvernement c'est pas de faire accepter à la CFDT ça parce que à son dernier congrès Laurent Berger a reçu un mandat clair de de ses militants qui était de refuser tout report de l'âge légal. le le cette question là c'est une porte fermée.

Le gouvernement n'obtiendra pas de Laurent Berger qu'il sera lié à sa réforme. En revanche, avec des concessions parallèles sur d'autres sujets, l'emploi des seniors, la pénibilité, il peut obtenir non pas une adhésion, mais en tout cas euh certaines forme de neutralité ou de mise en retrait ou en tout cas de Laurent Berger ne dira jamais d'accord à cette réforme, il pourrait dire bon nous on appelle plus à descendre dans la route. Voilà.

Mais à partir du moment où il se retire du front syndical uni, mécaniquement vous descendez de vous descendez d'un étage dans la mobilisation. Quelle est la plus grande bataille pour le gouvernement ? La rue, les syndicats ou l'Assemblée nationale ?

Est-ce que aujourd'hui, on entend que les les députés les républicains devraient pourraient voter cette réforme ? Est-ce qu'ils vont le faire ? Est-ce que le gouvernement en a l'assurance ?

C'est après c'est des il peut y avoir de deux trois petites choses à discuter, à négocier à l'Assemblée nationale, mais le le l'accord ça a l'air d'être topé. Euh il peut y avoir des défections à droite à gauche, mais le disons que la majorité pour faire voter une réforme des retraites a l'air d'être verrouillé euh ou en tout cas verrouillable. Le plus gros le plus gros enjeu, c'est la rue évidemment, c'est la rue et l'opposition syndicale.

C'est les blocages s'il devait s'installer sur la durée dans le pays. Le le le vrai enjeu, c'est ça. Le ce qui est ce qui est il faut bien comprendre que quand Emmanuel Macron se lance dans cette dans cette réforme des retraites, sa difficulté par rapport aux autres réformes qui ont pu être mises en œuvre sur d'autres d'autres quincana, c'est que lui, il avait deux fronts sur lesquels se deux fronts à à aborder. un front politique avec des alliés à trouver et un front syndical avec des adversaires à affronter.

Sur le front politique, les alliés, il les a trouvé. Eric Sioti approuve la réforme des retraites sur le front syndical. Les adversaires sont là dans la rue aujourd'hui et c'est c'est eux qui doit maintenant qui doit maintenant affronter et en tout cas s'efforcé de de de contenir dans la montée en puissance de leur mouvement.

Est-ce que cette alliance aujourd'hui entre les syndicats et les partis de gauche peut durer ? Euh ça c'est intéressant. Les leaders de politiques de la gauche sont acceptés he dans cette magnifique pas ce du Rassemblement national.

C'est ils sont pas alliés hein. Euh ou là alors là c'est subtil, ils sont pas alliés, c'est-à-dire ils vont faire en sorte de pas se croiser alors qu'on voit les images en direct d'Emmanuel Macron à Barcelone. Et évidemment, on imagine que une question lui sera posée sur cette journée de mobilisation et on l'écoutera à ce moment-là.

Je vous laisse poursuivre. François Xavier, est-ce que expliquez-moi cette nuance entre allié et euh Oui, la la la grammaire syndicale est compliquée et complexe. Euh aujourd'hui, c'est une manifestation syndicale à la à l'appel des organisations syndicales dans laquelle les partis politiques euh peuvent venir se se joindre.

Mais vous noterez bien qu'il n'était pas dans le carré de tête. le carré de tête qui est qui est un peu le le je dire le le char d'ouverture du défilé était composé uniquement des des leaders syndicaux. Les euh les leaders politiques sont renvoyés à l'arrière en accompagnement.

Il y a une manifestation des de la France insoumise samedi spécifiquement contre les contre les retraites. Mais vous n'avez pas vu Jean-Luc Mélenchon qui était à Marseille il me semble. Il était à Marseille était à Marseille. euh vous l'avez pas vu et vous n'avez pas vu les leaders politiques euh défiler main dans la main avec les leaders syndicaux.

C'est c'est quelque chose l'indépendance syndicale, c'est quelque chose auquel ils sont tous très attachés. Ils veut pas, ils ne veulent pas prendre le risque de la récupération politique. Et à côté, vous avez des leaders politiques qui font tout pour la récupération politique parce que une foule comme ça, c'est pas LFI qui va la mettre dans la rue samedi.

Je suis prêt à prendre les paris que vous n'allez pas retrouver mais LFI euh et au-delà de LFI, la NUPES aimerait bien pouvoir apparaître en tête de cortège et apparaître comme leader d'une d'une telle vague populaire. C'est pas le c'est pas le cas. Et ça les les syndicats font prennent font énormément attention à ce que ça n'arrive pas.

Emmanuel Macron et Barcelone et on lui pose une question sur les retraites. On l'écoute s'exprimer. C'est le principe même d'une démocratie et qu'en vertu de notre constitution le droit de manifester puisse s'exercer comme il se s'exerce dans toutes les démocraties de notre continent et ailleurs et je fais confiance aux organisateurs de ces manifestations pour que cette expression légitime de désaccord puisse se faire sans créer trop de désagrement pour l'ensemble de nos compatriotes et évidemment sans débordement ni violence ni dégradation.

Je pense qu'il y a, comme vous le dites, dans une démocratie des des règles et un bon fonctionnement. Il faut que les choses soient dites au moment où les choix démocratiques sont faits et à l'élection présidentielle qui s'est tenue somme toute il n'y a que quelques mois et aux élections législatives qui ne se sont tenues, y compris qu'il y a quelques mois, les choses ont été dites clairement. Elles ont ensuite été négociées dans un temps que nous avons laissé avec les forces syndicales et patronales.

Nous rentrons maintenant dans le temps de la proposition du gouvernement. Elle va donner lieu à un travail démocratique parlementaire qui permettra à toutes les forces politiques à l'Assemblée au Sénat de s'exprimer, d'enrichir le projet et de pouvoir aller au terme d'une réforme qui est une réforme qui a donc été démocratiquement présentée, validée, qui est une réforme surtout juste et responsable. Et il suffit de regarder partout ailleurs en Europe et de voir que la France s'est un peu décalé et que si nous voulons être juste entre les générations et sauver notre système par répartition, nous devons faire cette réforme dans des pays qui vivent de plus en plus longtemps où nous avons créé des systèmes justes et forts qui reposent sur l'égalité entre les générations.

Euh des moments où vous avez bah de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités. Si vous voulez que le pacte entre les générations soit juste, il faut procéder à cette réforme. Et donc nous le ferons avec respect, esprit de dialogue, mais détermination et esprit de responsabilité.

Voilà pour les mots du président de la République qui essaie d'être dans l'apaisement. Bon, on s'attendait pas à autre chose. Pas de grande déclaration.

Non, non. Faut encore là, on revient dans le les figures classiques de cette chorégraphie d'une réforme des retraites avec une spécificité euh s'agissant d'Emmanuel Macron par rapport à ses prédécesseurs, c'est euh lui a reçu mandat de réformer les retraites et même de porter l'âge légal de départ à 65 ans. C'était l'élection présidentielle euh à laquelle il fait référence ici.

Et et ensuite alors il parle des élections législatives, on pourra revenir un peu sur le sur le sujet mais pour l'instant Emmanuel Macron oppose la légitimité politique qu'il qu'il détient pour faire cette réforme des retiettes à la contestation de la rue. Donc on est là le dans un dans un bras de fer qui est engagé euh du côté d'Emmanuel Macron et des syndicats. Enfin c'est c'est vraiment la concrétisation de la première journée de de ce bras de fer.

J'ai été élu pour faire la réforme des retraites. Oui. Il se il se cache non, il se cache pas mais il dit c'était en plus on peut plus accorder ce crédit que lors de la présidentielle c'était la réforme que tout le monde comprenait.

On sait qu'il est entré en campagne très tard que c'était parfois un peu flou sur ses propositions. Alors ça c'était clair. Ouais.

C'est la seule la seule proposition qui a été identifiée clairement par les électeurs dans dans son programme et donc c'est ça qu'il invoque, la légitimité démocratique. Il a été investi par les électeurs, par le par le pays pour faire cette réforme. Alors en face, on a beau jeu de démonter l'argument en expliquant c'est ce qu'on entend beaucoup au sein de la NUPES qu'il a surtout été élu pour que Marine Le Pen ne soit pas présente.

Mais bon à cette élection présidentielle, il y a eu ce qui sera important aussi hein. C'est vrai qu'il y a eu un un rejet de Marine Le Pen qui s'est traduit aussi dans les urnes, mais c'est un des volets du bras de fer. Donc il y a la légitimité politique que revendique Emmanuel Macron d' côté et puis il a la légitimité de la rue que revendiquent les syndicats aujourd'hui avec cette cette manifestation et sans aucun doute c'est ces prochains cortèges qu'ils vont organiser dans les les jours semaines qui viennent.

Merci beaucoup François Xavier Mourau, merci d'être venu nous voir. Puis au moment, le service politique qui est là puis au moment où le président de la République s'est exprimé depuis Barcelone. On va euh avoir François de l'ettras qui nous parlera de la question des transports dans un instant.

D'abord, on va voir Timothé de LEM. Timothé, vous êtes sur place, vous êtes aux alentours de la place de la République. Est-ce que ce cortège s'est mis en marche ?

Oui Thbo, ce cortège s'est mis en marche. Nous, on a enfin réussi à résoudre les problèmes de connexion. Il faut le dire qu'il y a énormément de monde ici.

Et bien donc, le réseau apparaît saturé comme c'est le cas lors de ce genre d'événement. Pour l'instant, nous sommes sur le boulevard Voltaire. Le boulevard Voltaire parce qu'un un deuxème axe a été ouvert.

C'est ce que nous confie un CRS à l'instant. Le cortège principal qui se situe boulevard du temple. Un petit peu derrière mais voilà, énormément de monde et c'est la raison pour laquelle et bien monde également sur ce boulevard Voltaire.

Nous nous trouvons, il faut dire que beaucoup de monde, 50000 à 80000 personnes sont attendues ici. La manifestation qui a pris un petit peu de retard. Le début du cortège était annoncé, le départ du cortège était annoncé à 14h.

Ça a pris du retard. Mais en tous les cas, ici cela le le pas lent mais assuré de ce cortège se maintient avec cette cette marche vers la place de la de la nation. Pour l'instant, en tous les cas, pas de pas de heure là où nous nous trouvons.

Beaucoup de pancartes évidemment, les manifestants qui redoublent d'inventivité. Euh vous écoutiez Emmanuel Macron à l'instant et bien le chef de l'État qui bien sûr est la cible des manifestants. Emmanuel Macron, président des patrons, on va plier ta réforme à ton à-ton lu sur certains slogans.

Euh 62 ans, ça dépasse les bornes est-il également écrit sur les sur les pancartes. Voilà les manifestants qui continuent en tous les cas leur marche vers la place de la nation dans une ambiance pour l'instant assez calme. Merci beaucoup Timothé Dolem.

On rejoindra dans un instant Vincent Roseron qui lui aussi est sur place. Et d'abord, j'accueille François de l'ras. Bonjour François.

Bonjour. Journaliste au Figaro magazine évidemment spécialiste des transport hein François. Les syndicats de transport sont évidemment en première ligne comme souvent c'est eux qui mènent la lutte.

C'est eux qui sont comment on dit la devant les wagons la locomotive. Voilà. Pardon.

Excusez-moi. Oui, ça fait 2 he que je suis en direct. J'en permets mon Non non mais c'est c'est normal que les transports soient en première ligne.

Alors pourquoi ? Bah imaginez que vous ayez une petite entreprise, une petite PME à Macon avec 10 personnes qui fait la grève ou à Chalant sur sauc ou à Barleduc. Il y aura aucune il y aura aucune résonance nationale.

Oui. Imaginez que ça soit l'entrepôt d'Amazon en Bourgogne qui fasse grève. C'est déjà un peu plus gros.

On en parlerait un peu plus mais imaginez que ça soit les infirmières sur le plan national et donc là ça a une résonance énorme et en terme de transport on est face à de très grosses entreprises très syndiquées et ça concerne tout le monde et oui et et comme c'est un comme ce sont des jobs transversaux regardez si nous deux on fait la grève oui bon ça intéresse pas grand monde. Enfin si il y a du monde qui nous suit ou je sais mais ça ça gênera pas grand monde. Oui, parce qu'on parce qu'on a pas des métiers transversaux.

En revanche, si les anesthésistes font la grèffe dans un hôpital, l'hôpital ne peut plus tourner. Ah, donc il y a des métiers qui sont plus importants que d'autres en qui sont des rouages essentiels. Qui ont des rouages essentiels.

Et le deuxième phénomène, c'est qu'on ne se rend pas compte à quel point le transport public transporte de monde. On l'oublie. Je vais vous je vais vous donner quelques chiffres tout simples.

Allez-y, je prends note. À Lyon, les TCL transportent 775000 personnes par jour. 775000 à Lyon.

À Lyon ? Oui. À Paris, les autobus transportent 3 millions et demi de personnes par jour.

Rien que les autobus. Le métro, c'est 4 millions. 4 millions.

Le Transien, c'est encore plus. Donc chaque jour, par exemple, en Île-de-France, il y a 10 millions de personnes qui sont transportées par le transport public. Donc le transport publi c'est quelque chose de phénoménal.

Je vais vous donner un petit exemple en province aussi la ligne en Laoren qui est une des lignes T les plus fréquentées. Ah oui, c'est l'une des premières. Vous même expliquer ça créé dans les années 70, ça transp.

Donc vous vous rendez compte des chiffres qu'on a en transport public. Donc ça veut dire que le transport à partir du moment où il où où il a il y a un acchoppement avec le transport, ça a une une résonance à la fois politique et pratique qui sont phénoménales. D'où la force de la grève dans les transports.

Je comprends. Euh bon, c'est historique, ça a toujours été le cas. Est-ce que les leaders syndicaux ont toujours la main ?

CT surtout Sudraille ont-ils la main sur la base parce qu'on se souvient de ce qui s'est passé à Noël et ça nous a un peu surpris. Quoi que expliquez d'ailleurs ce qui s'est passé Noël. Je je vais vous je vais vous rappeler quelque chose.

Guillaume Pépi, l'ancien patron de la SNCF nous avait dit en dans une réunion de presse, vous allez voir le le paysage syndical va changer. Pourquoi ? parce qu'on a énormément de gens qui partent à la retraite qui qui étaient les gens d'après-gerre qui avaient fondé le mouvement syndical à la SNCF. ces gens-là partant, on engage beaucoup de jeunes et donc le paysage va changer.

Et ben, il s'est totalement trompé parce que les jeunes ont adopté l'ADN de l'entreprise et l'ADN syndicale de l'entreprise. Alors, on a une c'est-à-dire qu'on arrive à la SNCF, même si on n'est pas syndiqué, en 3 ans, ça y est, on devient devient, on le devient alors on le devient peut-être plus pour un syndicat réformiste que pour un syndicat extrémiste genre Sudraille et encore que mais ce sont des entreprises fortement syndiquées. D'accord.

Allez, on retrouve Vincent Roseron, il est sur place, on continue à parler des transports avec François de l'Étrace. Vincenton, vous êtes éloigné un peu à si vous m'entendez, j'ai vu que vous avez fait un petit un petit geste. Vous êtes éloigné parce qu'il y a beaucoup de monde et qui dit beaucoup de monde manque de réseau.

Expliquez-moi ce que vous voyez, ce qu'il y a autour de vous. Et j'ai l'impression que les gens sont bloqués place de la République sur les images qu'on reçoit. Non, exactement.

Alors pour être tout à fait honnête, ça fait 2h et que je suis allé place de la République la première fois et les gens qui sont ici ont peut-être avancé de 100 m a priori je pense. Mais effectivement pour le moment la manifestation est bloquée de ce côté-là en tout cas par son axe principal, on va dire la la manifestation qui devait rejoindre République à Basti puis nation. Et voilà François de l'étras, vous avez vu, il y a trop de monde dans ces manifestations.

On a perdu Vincent Roseron, on va le retrouver évidemment. Je sais qu'il fait tout pour pouvoir nous donner toutes les informations depuis la place de la République. On dit des blocages pendant la grève, ils auront moins d'impact qu'avant vraiment l'apparition du télétravail.

C'est vrai ou pas ? Dure un jour. Oui, mais à partir du moment où l' grève comme l'a expliqué notre collègue quelques secondes, risque de recommencer plusieurs fois.

Le télétravail, ça va quand c'est de temps en temps. Et puis il y a plein de métiers où le télétravail n'est pas possible. Regarder nous deux, regarder les caissières dans les magasins, regard enfin, il y a 1000 métiers où le télétravail n'est pas possible.

Alors, j'ai vu qu'il y avait 37 % des Français qui avaient un accès au télétravail. Ouais, c'est beaucoup. Oui, ça c'est grâce au Covid, hein.

Oui, parce que les entreprises se sont adaptées. Euh est-ce que les syndicats, et je voudrais revenir à ça, ont encore du poids dans les entreprises de transport ? Je voudrais parler François de ce qui s'est passé à Noël avec les contrôleurs.

Les contrôleurs sont entrés en grève sans l'accord, sans la démarche des syndicats et sans sans l'appui des syndicats. L'appui oui. Pourquoi ?

Parce que les les centrales syndicat l'avaient déposé des prêts à Villegrève. Elle n'avait pas donné d'ordre de grève et donc les contrôleurs ont profité de ces préavis de grève qui avaient été déposés pour eux-mêmes faire grève de manière spontanée. Vous voyez, on est dans une une certaine ambiguïté mais il est vrai queavec les réseaux sociaux, on a parfois des conflits qui démarrent sans que les syndicats n'en soient à la tête.

D'accord. Ça veut dire que il y a une gilégionisation du de de la manifestation des mouvements sociaux. Pourtant, je croyais que les syndicats, c'était justement leur faire de l'an.

C'était là où ils étaient le plus fort dans les entreprises de transport. C'est là où ils sont le plus fort mais là ils se sont fait déborder par les contrôleurs. Il y a eu un ral bol, il y a eu un ralbol naturel des contrôleurs parce que leur métier a beaucoup changé, que c'est c'est moins facile qu'avant enfin et cetera et cetera.

Et donc il y a eu il ils se sont parlés entre eux et ça ça a débouché à ça. Euh pour une pour une entreprise comme la SNCF ou la RATP, c'est très embêtant. C'est des choses comme ça hein parce que c'est ingérable, c'est compliqué, c'est Et on dit, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, les contrôleurs c'est un job transversal.

S'il y a pas de contrôleur dans un seul contrôleur dans un TGV, le TGV peut pas rouler. Donc vous voyez, c'est il a autant de poids que le machiniste. J'ai une dernière question avant de vous libérer, mon cher François. des régimes spéciaux.

On sait qu'en 2019 euh les euh syndicats et euh et employés des entreprises de transport faisaient grève pour qu'on ne touche pas à leurs régimes spéciaux. Ce n'est pas le cas. On ne touche pas aux régimes spéciaux et pourtant ils sont dans la dans la dans les manifestations et c'est intéressant parce que les Français étaient contre les régimes spéciaux.

Ils ont l'air d'être plutôt contre cette fois la réforme des retraites. C'est-à-dire qu'à l'époque, ils voulaient qu'on balaye les régimes spéciaux. Donc ils étaient plutôt contre ces employés des transports.

Est-ce qu'ils ont tout intérêt à rester assez discret quand même là dans la période qui vient ? Alors, ils sont discrets pour une raison toute simple, c'est que plus personne à la SNCF par exemple n'est engagé aujourd'hui et aura droit au régime spécial demain. Donc c'est c'est quelque chose qui va mourir doucement avec avec le départ à la retraite des gens et leur décès plus tard.

Donc tous les nouveaux entrants de la SNCF n'ont pas droit au régime spécial. C'est déjà le cas. D'accord.

Donc c'est pour ça qu'on en parle moins puisque c'est un c'est un un régime vieillissant. Oui. Enfin bon, on parle peut-être de [Musique] des régimes spéciaux à 30 ans 40 ans, c'est long encore.

Ouais mais bon c'est le temps qu'il faut pour que pour que les choses se fassent hein. Il faut prendre du temps dans les entreprises de transport. Merci François de l'Étrage rejoint tout de suite Timothé de LEM sur place.

Timothé ben non on l'a pas. On l'a pas Timothé de LEM. Alors ce qu'on va faire mon cher François, c'est je vous laisser partir et je vais accueillir dans un instant Marie Viso, la rédactrice en chef du du service économie du Figaro.

Allez, on met les images en en plein écran, on essaie d'écouter un peu l'ambiance et dans un instant Marie est là. [Musique] [Applaudissements] [Musique] la solidaré [Musique] les gars je [Applaudissements] [Musique] OK. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Rion [Musique] Bonjour Marieo.

Bonjour en chef au service économie du Figaro. Bon, c'est une journée historique ou non parce qu'il y a du monde. Ça fait longtemps qu'on nous en parle he de cette grande mobilisation après la réélection d'Emmanuel Macron.

C'est le jour. Ouais, c'est le jour. Et puis on le voit sur les vises d'imagement il y a du monde hein.

Journée noire. C'était un peu l'interrogation he qu'on avait en amont de cette journée de bomilisation. Y allait-il avoir du monde ?

Il y avait une vraie incertitude. Euh on savait pas où on allait aujourd'hui et puis bah là les images que vous nous montrez depuis ce matin le confirme euh il y a du monde. Euh alors les images, vous avez raison Marie, on a des images en hauteur.

C'est assez impressionnant. On sait jamais si ça déborde dans les rues mais surtout on a les chiffres de ce matin en région qui sont plutôt bons. Qui sont plutôt bons.

Alors vous avez raison les images dans le reste de Paris, je sais pas si vous vous êtes baladé, moi j'ai fait un petit tour ce matin, il y a personne. Oui oui, c'est vrai que j'ai pas eu trop de mal à venir. L'autre côté de Paris est est quand même assez calme.

Alors effectivement c'est la journée où on fait le focus sur le trajet de la manifestation. Oui, il y a du monde à Paris. Oui, il y a du monde en région.

Il y a beaucoup de monde à Marseille où on manifeste sous les slogans la retraite avant l'artite. Enfin, c'est voilà, il est pas mal celui-ci hein. On l'a repéré.

Euh ouais, il y a du il y a du monde partout. Euh on sera largement au-delà du million. Ce sera gros succès si on passe le million et demi.

Bon, enfin voilà, enfin le million et demi, on y est pas. Ne nous emballons pas. Le million et demi sera peut-être dépassé avec les chiffres des euh syndicats.

Tout à fait. le jeu des chiffres entre les syndicats et et ceux de la police nous feront jouer encore entre réalité. Voilà.

Bon allez, maintenant que vous êtes là Marie, je voudrais qu'on essaie de faire un peu de pédagogie. On va suivre évidemment ces ces images mais pour tout vous dire moi j'ai quand même du mal à y comprendre. Pourtant, vous savez que tous les jours, je lis vos papiers, vos articles.

Qui je peux croire j'écoute des journalistes, des économistes, des hommes et des femmes politiques. Et j'ai l'impression à chaque fois que j'en entends et que j'en écoute un, dire il a raison. Et puis 5 minutes après, j'en entends un autre qui dit totalement autre chose et il me convainc.

C'est très difficile de se faire une idée. Et est-ce que les Français qui sont dans la rue, ceux qui nous regardent, comprennent ce qui se passe vraiment ? Alors euh c'est intéressant ce que vous soulevez comme question.

C'est-à-dire que vous dites que l'un puis l'autre arrive à vous convaincre. Bon, vous devez écouter des politiques beaucoup quand même. Oui, c'est vrai.

Alors effectivement là chacun est dans des économist chacun est dans son rôle. Alors il y a des économistes de t de tous les bords. Les uns vous parleront plus du recul de l'âge de la retraite.

Les autres vous parleront plus de la durée de cotisation. Euh certains se concentreront sur mais oui, mais ça protège euh les carrières longues. Donc on se concentrera sur euh des aspects vu comme positif pour d'autres cette de cette réforme.

Donc c'est un peu normal que vous soyez euh que vous soyez perdu parce que chacun donne une orientation finalement à cette réforme des retraites. Mais alors ça veut dire qu'ils ont tous un peu raison. Mais oui et en fait ce qu'il faut c'est la la regarder dans sa globalité.

Alors essayons de faire ça. D'accord. Donnez-moi selon vous votre avis quelle est la bonne réforme ?

Est-ce que celle-ci est bonne ? Alors, est-ce que celle-ci est bonne ? En tout cas, euh je je c'est pas à moi de vous dire si celle-ci est bonne.

Elle est présentée comme la réforme étant la réforme équilibrée. Et là, je reprends les éléments de langage euh de notre gouvernement euh parce que elle recule de 2 ans l'âge légal de dép à la retraite à la retraite pardon, on l'a tous compris. Ils sont tous là dans la rue précisément pour cette question là.

On passe de 62 à 64 là vous me tenez pour l'instant. On ajoute le la durée de cotisation. Alors, c'est là où on commence un peu à perdre les gens.

Pour avoir une retraite à ta plein, c'estàd optimum, il faudra avoir travaillé 43 ans. D'accord. Donc donc en fait, on n'est pas assuré de partir à 64 ans.

C'estàd que si à 64 ans j'ai cotisé que 41 ans, il faut que je fasse et ben il faut il faut vous faire les il faut vous faire les de ans de plus et je vous conseille pour ça le simulateur là qui est sur le site du Figaro. Oui, le ficata très bon boulot. On recevra Arthur Bijota tout à l'heure qu' l' fait.

Il viendra nous en parler. Voilà. Ben moi, je peux vous dire que je découvre que je je ne perds pas du tout en retraite à 64 ans.

Ah bon ? Voilà. J'en suis désolé pour vous.

Et d'autres de nos de nos téléspectateurs spectateurs pardon le découvriront aussi. Voilà, ça c'est l'histoire de la durée de cotisation. Il faut avoir Mais est-ce que ce n'est pas déjà le cas aujourd'hui ? l'âge de départ légal est à 62 ans.

Mais il faut alors aussi un nombre de il faut un nombre de un nombre de cotisations. C'est la réforme tourenne que cette réforme d'Emmanuel Macron accélère. C'est-à-dire que plus rapidement que prévu, il faut qu'on arrive à ces à ces 43 ans de de cotisation.

Donc ça c'est le cadrage un peu global des des années de travail. Après, il y a toute cette partie qui qui est appelée l'accompagnement social. C'està dire que les carrières longues sont préservées voire amélioré par la réforme.

On tient compte de tout un tas de spécificités. On va rentrer dans la discussion et le débat sur la pénibilité. Alors ça ça va être un gros morceau.

Ça ça va les remettre encore dans la rue. Euh voilà, là je vous résume quand même très rapidement mais on a le cadrage général de cette réforme. Est-ce que cette réforme a une ambition sociale sociétale ou est-ce que c'est uniquement pour que les comptes soient à l'équilibre dans 10 15 20 ans ?

Il y a les deux. Il y a les deux. Elle marche, elle marche sur ses deux sur ces deux pieds.

Alors financièrement, on a bien compris tous collectivement, même si certains le réfutent et qu'il y aura toujours des débats là-dessus que financièrement, on n pas le choix. Oui. Alors ça justement tiens, je m'arrête là-dessus.

C'est ça paraît d'une simplicité évidente. On vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps. Le gouvernement et on a plus de baby boomers qui sont en train d'arriver à la retraite en ce moment à l'instant même où on se parle.

Mais pourquoi les Français ne le comprennent pas ? c'est que c'est trop complexe, c'est que il y a il y a un blocage à moment l'équation financière en tout cas et on peut débattre hein de qu'est-ce qu'on veut laisser comme situation à nos enfants ? Est-ce que on veut continuer cette retraite de solidarité entre les générations ?

Mais mais le fait est que l'équation, il y a les baby boomers, on vit plus âgée, il y a davantage de personnes à la retraite et c'est ce qu'on appelle le ratio d'actif par rapport au retraiter. Tout ça n'est pas à la faveur de l'équation financière. Donc bim, on se dirige tout droit vers des déficits cumulés qui sont habissaux.

Aujourd'hui, ça va là cette année ? Oui. Alors, c'est c'est ça, c'est que la gauche et le Rassemblement national qui qui en ont fait un de leur argument.

Voilà, pour l'instant ça va, il y a pas de problème. Effectivement, c'est demain que ça ne va plus. Et oui, c'est demain que ça ne va plus.

Et ça c'est toujours compliqué à faire à faire entendre. C'est ce que Emmanuel Macron vient de d'appeler la à l'instant la responsabilité chef de l'État qui est en Espagne qui sommet franco-espagnol et on lui a posé la question. Exactement.

Et donc il dit c'est notre c'est notre détermination de le faire et c'est notre responsabilité de le faire. Voilà c'est les question elle est assez imparable en tout cas financièrement parlant. Bon, vous êtes en train de me convaincre mais attention si quelqu'un arrive sur ce plateau, il prochain va vous convaincre de l'inverse.

Vous savez ce qu'on va faire ? On va aller voir Vincent Roseron. Lui, il est sur place, il est auprès des des manifestants.

Vincent en espérant que ça passe cette fois que ça ne coupe pas. Oui, il y a beaucoup de monde dans la rue et le réseau est parfois difficile. Vincent, les manifestants, il parlent de quoi précisément cette tâche de départ, c'est ça qu'il mettent en avant.

C'est ça qui est le plus compréhensible pour tous. financer nos retraites, c'est bien évidemment oui effectivement c'est cet âge de de départ qui pose problème. Beaucoup nous ont dit moi le problème c'est que voilà au lieu de partir à 32 ans, je vais partir à 64 ans.

On l'a beaucoup entendu. C'est sur ça surtout que les manifestants veulent faire reculer le gouvernement 2 ans de plus c'est ce qu'ils ne veulent pas. c'est les slogans majoritaires sont euh pour euh ce voilà pour cette comment dire cette mesure.

Ouais, merci Vincent évidemment et puis si vous avez je sais que vous êtes un peu à l'écart mais si vous arrivez à trouver des manifestants, vous leur posez la question et ils nous diront même Ah, vous avez quelqu'un ? Je Alors, je vous ai trouvé. Ah, allez-y Vincent.

Alors, je vais vous trouver mieux que mieux que mieux qu'un manifestant. Mieux mieux qu'un manifestant. Je vais être rejoint par un par un député, figurez-vous.

Ah c'est pas vrai qui qui qui met son écharpe pour pour venir me rejoindre pour pour tout vous dire. Exactement. Venez tourner à côté de moi.

Attendez. Hop. On va voilà les alléas du direct.

Marie Viso. Oui. Un député.

Voilà. Bonjour. Est-ce que vous déjà vous pouvez vous présenter ?

Alors Bertrand Pancher. Je suis le président du groupe liberté indépendant outreemire et territoire à l'Assemblée nationale et député de la Meuse. Vous dis tout tout à l'heure que c'était votre première manifestation contre les R.

Oui absolument. Moi, je suis un parlementaire de centre-Droit. J'ai pas l'habitude d'aller à des manifestations organisées par des des grandes organisations syndicales, mais cette fois-ci avec d'ailleurs l'ensemble des parlementaire de mon groupe, nous opposons fermement à cette très mauvaise très mauvais projet de décision d'augmentation aussi forte de de la durée de départ à la retraite.

C'est ces 2 ans en plus qui pose problème pour Oui, c'estes 2 ans. Ces 2 ans rien ne justifie une réforme aussi abrute. Rien de justifie.

C'est incompréhensible pour l'ensemble de nos concitoyens. Je demande vraiment solennellement au gouvernement de revenir en arrière et puis de se remettre à la table de la discussion. Nous avons beaucoup de propositions.

À quoi sert d'allonger l'âge de durée à la retraite si on règle pas par exemple l'emploi des seniors ? Tout ça est incompréhensible. C'est une réforme qui est pas comprise par un très grand nombre de nos concito parce qu'Emmanuel Macron le disait encore il y a quelques années.

Ça ne sert à rien de repousser la je à la retraite parce que les seigneurs sont pas assez envoyés en France. C'était exactement la formule du président Macron il y a 5 ans. Qu'est-ce qui a changé ?

Rien n'a changé. Le comité le le le corps le dit comme on le dit très bien. Il y a certes à terme une question de rééquilibrage de nos de de notre régime de retraite mais pas comme ça.

Pas de façon aussi forte. C'est c'est vraiment pas compris par l'ensemble de nos concitoyens. Vous du coup vous attendez un retrait pur et simple ou au moins un amendement ?

Tout va dépendre des de l'importance des des manifestations. Moi, je pense que si une très grande partie des des Français s'oppose massivement à ce projet de réforme, il faudra que le gouvernement revienne en arrière. Je l'avais d'ailleurs dit à la première ministre, tu sais, tu ferais mieux de t'attaquer à une réforme plus compréhensible, plus acceptée, moins ambitieuse mais qui se fasse pas contre l'ensemble de nos concitoyens.

Une une dernière question là. La la l'obligation vouz être impressionnante aujourd'hui. Bah écoutez, moi je suis la première fois, je peux pas vous dire.

Je sais que ça bouge pas donc j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de monde. Oui oui mais vos commentaires vous le diront sans doute ce soir. Nous le tr bien.

Merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous aujourd'hui. Merci beaucoup. Voilà Tibo, je vous rappelle que je me retrouve actuellement place de la République un peu à l'écart de la place de la République vu que pour l'instant le cortège n'a pas avancé sur son axe principal qui doit rejoindre Basti mais comme vous l'avez dit Timothé des il semblerait qu'un autre cortège soit parti par le boulevard Voltaire qui pourrait rejoindre directement la la place de la nation.

On voit Timothé de Lem en haut à droite et on le rejoindra dans un instant. Marie Visiso, témoignage étonnant de Bertrand Pencher qui est un ancien de l'UMP, un ancien de l'UDI. Donc on peut pas le taxer d'un femme gauchiste.

Et lui il nous dit que cette réforme, elle est pas forcément très bonne. Oui. Alors, il dit plusieurs choses intéressantes ce député.

Euh oui. Alors, effectivement, il dit "Elle est pas très bonne." Il argumente pas beaucoup hein sur le "Elle est elle est pas très bonne." Il dit aussi autre chose, trouver un peu populo, quoi.

Non, mais il dit par contre, il dit un truc qui est très intéressant. Il dit le le vrai sujet et d'ailleurs il commence son intervention par ça. Il dit le vrai sujet c'est l'emploi des seigneurs et ça c'est vrai.

Euh c'est quelque chose qui est connexe à cette réforme des retraites et et au sujet de la manifestation aujourd'hui. Mais tant que les seniors en France ne resteront pas plus longtemps en entreprise, les efforts qui seront faits et qui seront liés à cette réforme ne porteront pas pleinement leurs fruits. C'està dire que c'est dire qu'OK, on repousse mais on repousse mais si les gens ne sont pas gardés par les entreprises, il faut être très très lucide là-dessus.

C'est c'est culturel. Alors ce que nous disait Olivier Verran, je l'ai entendu le porte-parole du gouvernement. Oui mais ils vont de fait les garder de ans de plus.

Oui, mais ils finiront par être soit licenciés, soit soit placardisés, soit on sait pas ce que ça va avoir comme comme effet ou comme effet boomerang de reculer l'âge de l'âge de départ de 2 ans. Et ça c'est une c'est une discussion de négociation qui va s'ouvrir avec les les partenaires sociaux. C'est c'est tout l'enjeu en fait des prochains mois à l'issue de cette réforme.

J'ai une autre question dans vous avez l'impression que vous allez me répondre qu'à moi parce que j'ai besoin de savoir mais je pense que beaucoup d'internautes sont dans la même situation que moi et comprennent pas forcément. J'ai compris que c'est une réforme paramétrique. On touche un paramètre.

En l'occurrence l'âge de départ à la retraite, de cotisation. Le montant des pensions, on n'y touche pas. Ça c'est non.

Et le taux de cotisation, on n'y touche pas non plus. Ouais. Pourquoi ?

Ah oui, pourquoi ? Parce que certains le réclament. Alors, certains effectivement François Baou, ça a été évoqué aussi par François Hollande, disent, "Il y avait peut-être d'autres voix que celle du recul. euh de l'âge de la retraite, il y avait euh alors l'argument, je vais je vais vous euh donner directement la réponse et puis après je vais vous argumenter le truc.

Eu le gouvernement, il dit "C'est la moins mauvaise des trois voilà des des trois scénarios qui qui se présentaient à nous." Bon, il y en a il y en a il y a une des solutions montant des pensions. Ça c'est vite les écartes.

Non, mais montant des montant des pensions, vous imaginez aujourd'hui baisser le montant des de la retraite des gens qu'on sort d'une année où on a que parler du pouvoir d'achat. Retraités. Alors, j'ai vu partout que les retraités de France les retraités français étaient les mieux lotis d'Europe et que finalement, ils étaient plus riches que les actifs.

Mais ce sont ceux dont le pouvoir d'achat recule le plus vite. D'accord. C'est-à-dire que leur niveau de vie, c'est vrai, aujourd'hui est relativement plus élevé.

D'accord. Mais leur pouvoir d'achat recule plus vite que celui des autres. D'accord.

Donc si vous voyez la pente H. Non, mais j'ai compris. Vous venez de me donner un argument.

J'aime bien quand quand vous me faites comprendre comme ça clairement les choses. Donc ça c'est un premier point. Euh donc évidemment, on sort de cette période d'ultrainlation qui est pas terminée politiquement.

Politiquement pour tout un tas de raisons, c'est impossible de baisser les retraites des gens. Donc on a la raison économique, on a la raison politique. On ne baisse pas la retraite des gens, ça se serait ça ne serait pas passé dans l'opinion.

Et l'autre l'autre scénario, c'était celui d'augmenter les cotisations. Oui. qui sont déjà très élevés en France.

Donc c'est-à-dire que le salaire net baisse un peu mais ce que les Français cotisent ou ce que les patrons payent en plus en charge sociale augmente un peu. Augmente donc les patrons déjà un bon paquet de charge sociale. Et j'entends partout qu'en France c'est ceux qui payent le plus.

C'est pareil là si on prend les comparaisons au CDE, les courbes là à la France on est on est bien au top. C'est 28 % les cotisations en moyenne aujourd'hui en France. Donc qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que on on abîme la compétitivité des entreprises parce qu'elles paye davantage. On abîme essayie de rectifier Emmanuel Macron. C'est exactement ça.

C'estàd que c'est allé à l'encontre de précisément la politique économique qu'il mène depuis depuis son premier quinquena et même avant quand il travaillait avec François Holland. Donc on bride la compétitivité des entreprises. On joue sur le pouvoir d'achat des salariés.

Bien sûr, dans toute cette période aussi où on essaie de redonner et redorer la valeur travail, se dire qu'on prend sur la les cotisations euh sur le salarié, ça va pas. Et au final, en bout de chaîne, celui qui paye c'est l'emploi, donc c'est le français. H euh donc je vous schématise vraiment le processus économique mais augmenter les cotisations c'est gagnant pour personne.

Oui, on on affaiblit les possibilité d'embauche. C'est ce que vous me dites. Alors que Emmanuel Macron le dit depuis un an longtemps vise de plein emploi à 4 et demi 5 % chômage.

C'est ça. Ouais. Ouais.

Donc ça peut pas aller. Et donc donc il choisit la moins pire des solutions qui met quand même un million de personnes dans la rue aujourd'hui. Mais en tout cas c'est celle qui l'a trouvé la plus judicieuse.

Alors on va et qui nous remet à la moyenne de pas tout à fait à la moyenne de nos partenaires européen. On va retrouver Timothé de continuer avec Marie Biso. Timothé vous êtes avec une manifestante.

Tiens dites-moi qu'est-ce qu'elle vous dit ? Qu'est-ce qui la met en colère ? Qu'est-ce qui la pousse à être dans la rue aujourd'hui ?

Oui, Tibou avec Sabrina qui est venue dans la rue aujourd'hui pour manifester contre cette réforme des retraites. Pour quelle raison êtes-vous venu manifester ? Pourquoi c'était important pour vous d'être là aujourd'hui ?

Qu'est-ce qui vous met en colère ? Ce qui me met en colère, ben justement, je fais partie de la tranche qui va devoir travailler 2 ans supplémentaires. Euh aujourd'hui, j'arrive à mes 60 ans et donc ça devient compliqué.

Je suis gardienne d'immeuble et dans ma profession en fait travailler jusqu'à 64 ans ça devient de plus en plus dur. Déjà à 60 ans on est déjà épuisé par la pénilité. Marie Viso disait à l'instant en plateau que finalement Emmanuel Macr, il avait plusieurs options sur la table.

Il a choisi peut-être pour lui la moins pierre. Qu'est-ce que vous en pensez par rapport à cette à cette réforme ? Est-ce que est-ce que Emmanuel Macron est-ce qu'il avait quelque part est-ce qu'il avait le choix ?

Bah il avait le choix qu'est-ce qu'il aurait pu faire d'autre ? Euh alors, qu'est-ce qu'il aurait pu faire d'autre ? Peut-être faire travailler peut-être davantage le seigneor plutôt que de les mettre en préraite ou au chômage et euh donner aussi l'occasion à des jeunes de pouvoir travailler plutôt euh c'est-à-dire que leur donner du travail et donc ça aurait pu euh donc donner un petit peu de au potentiel de retraite des futurs retraités.

Ça fait très longtemps qu'une telle intersédicale n'avait pas été formée. De nombreux syndicats qui sont présents aujourd'hui. C'est important pour vous.

Qu'est-ce qui se dit dans dans les rangs des syndicats ? Vous faites partie de de l'UNSA comme vous me comme vous me le disiez. Qu'est-ce qui se dit dans les rangs des syndicats et en particulier de l'UnsA ?

Nous sommes ravis euh enfin les syndicats ne passent pas pour les méchants euh de service et que on puisse rassembler autant de monde pour quelque chose qui concerne toute la population. En fait, vous êtes venu également avec une banderole alors que le cortège comme vous le pouvez le voir euh Thbo euh reprend. Il y avait eu un petit moment un petit moment d'attente.

Faut dire qu'il y a énormément de monde ici. Le cortège qui continue de de reprendre vers cette place de la Bastie. Une dernière question peut-être avec vous Sabreda, vous êtes venu avec cette j'allais dire cette banderolle, en tous les cas cette pancarte.

Euh qu'est-ce que cela représente ? Bah ça représente euh la population aujourd'hui qui euh euh il y a de plus en plus de personnes de personnes qui partent à la retraite qui devraient partir à la retraite et aujourd'hui ce que nous demandons c'est de pouvoir partir en bonne santé et de ne pas partir cassé. On va peut-être lire ce que vous avez écrit et puis montrer sur cette image de Julien Leclerc cette cette pancarte.

Voilà, ras le bol de pédaler la retraite avant l'arthrite. Voilà pour cette pour cette banderole avec donc cette manifestante qui continue et bien comme l'ensemble du cortège de se diriger vers cette passe de la Bastille alors que nous avons certaines informations qui nous viennent de journalistes du Figaro qui sont présents au niveau de la place de la Bassie et qui nous disent qu'il y a eu quelques affrontements, quelques charges sur la place de la Bassie. Ici en tous les cas Bouvard Voltaire, boulevard Voltaire pardon.

Euh je peux vous dire que pas d'affrontement, l'ambiance est plutôt plutôt calme et tout se déroule dans l'ordre ici sur ce boulevard Voltaire. Pour l'instant, pas de débordement, c'est l'une des inquiétudes évidemment de la journée. Je suis toujours avec Marie Viso, rédactrice en chef au service économie du du Figaro.

On parlait donc de ces points qu'on pouvait toucher dans une réforme paramétrique. Pourquoi Emmanuel Macron a abandonné cette idée de cette grande réforme systémique avec la fin des régimes spéciaux sur le modèle suédois qui aurait réglé tous les problèmes définitivement ? Pourquoi ça s'est passé à l'AS ?

Oh bah c'est passé c'est passé à l'AS. qui avait déjà enfin elle avait déjà provoqué des vives réactions contre elle he sa réforme systémique. Euh il avait longtemps dans depuis longtemps dans sa tête décidé de de l'abandonner euh justement parce qu'il pense que ce qu'aujourd'hui ce qui présente aujourd'hui est plus acceptable que la réforme systémique dont il rêvait hein au début de son premier quinquena.

Euh et puis aujourd'hui euh il nous l'a rappelé tout à l'heure aussi, il il dit euh vous m'avez élu sur euh sur ce que je vous présente aujourd'hui. Euh j'ai la légitimité de vous de de de faire ce que je vous présente aujourd'hui puisque c'est le projet du gouvernement. Euh donc oui, il est passé il est passé à autre chose Emmanuel Macron, il a laissé derrière lui cette réforme dont il rêvait. et puis il n'a plus euh Édouard Philippe comme premier ministre qui lui poussait largement pour que cette réflass c'était assez euh c'est assez juste.

Euh vous connaissez bien les syndicats mariés au service économie forcément sommes aujourd'hui face à un front syndical uni. C'est rare ça hein. Ouais ouais ça faisait très longtemps.

Ça faisait très très longtemps parce que c'est risqué pour des syndicats de se mettre en alors déjà ils sont pas complètement tous sur la sur la même ligne on sait les réformistes, les moins réformistes, les pas réformistes du tout. Euh et puis parce que puis ils sont parfois concurrents he dans les élections évidemment. Ah ben bien sûr, bien sûr, bien sûr.

C'est évidemment un élément de considération et puis et puis c'est risqué pour eux de se mettre tous ensemble si ça marche pas, si ça marche pas aussi bien que prévu. Ils aiment bien un peu se singulariser les uns des autres. Bah là forcé de constater qu'ils ont eu ils ont fait le bon choix. euh compte tenu de leur position commune euh face à la réforme des retraites, il y avait une certaine logique, hein, ce qui soit tous ensemble aujourd'hui euh euh puisque pendant un temps, on s'est demandé si la CFDT allait tenir sur sa ligne dure contre le relèvement de l'âge de la retraite.

Elle a tenu donc ils sont tous ils sont tous ensemble aujourd'hui, sont en train de préparer l'étape d'après. Ils sont en train de euh on sera ce soir hein, de discuter de la prochaine journée de mobilisation, dès prochaines journées de mobilisation. Il va y en avoir plusieurs.

Euh fini. Euh notre ami Laurent Berger parce que lui il peut être un des maillons, hein, qui peut faire changer les choses et qui peut faire rentrer la la protestation dans une autre dimension ou au contraire l'affaiblir. La CDT est dans la rue cette fois.

Pourquoi précisément alors qu'on le rappelle il y a 3 ans 2 ans et demi, il était clairement dans le camp d'Emmanuel Macron he il poussait à ce que cette parce qu'il aimait la réforme systémique, il aimait le principe de la de la réforme systémique. Il a toujours mis une ligne rouge Laurent Berger à la hausse de l'âge de la retraite. Donc il tient sa ligne.

Oui. Mais alors il y a il y a 2 ans et demi, il y avait quand même une hausse de l'âge de départ. Oui, mais c'estàd que tout ça n'était qu'un élément d'une d'une réforme plus large et et pour lui, alors il disait pas comme ça mais pour lui ça passait.

Cet ensemble qui était bien plus ambitieux, cette retraite à point. Voilà, ça passait ça aujourd'hui ça ne passe pas. Est-ce que vous pensez que la rue peut faire fléchir le gouvernement historiquement lorsqu'on remonte dans le temps ?

Est-ce que un million de personnes dans la rue, bon d'accord, très bien. Et puis après, est-ce que le gouvernement peut se dire aïe aïe aïe ? en recul.

Alors euh c'est pas son état d'esprit hein évidemment mais c'est ça n'est que le début. Euh pour en avoir discuté avec euh les ministres du gouvernement, ce qui nous ont ce qu' nous ont expliqué c'est que euh ils avaient deux possibilité dans leur stratégie de face à cette réforme des retraites. Soit il présenter un texte euh qui allait trop loin dans leur esprit et ça leur permissait de négocier et de faire du marchandage avec les syndicats pendant la discussion parlementaire qui va commencer bientôt.

Soit il mettait directement sur la table un texte qu'ils estimaient équilibré, ce qui est le cas aujourd'hui avec du coup comme condition de ne rien lâcher. C'est ils se disent "Oui, on n' pas choisi le moyen le plus facile. On met aujourd'hui le texte qui nous semble être le bon mais ça veut dire qu'il faut qu'on tienne sur ce texte et ça c'est l'état d'esprit d'Emmanuel.

Si je parle chiffre à partir de combien de personnes dans la rue les syndicats Oui. Oui. Seront-ils contents ?

Revendiqueront une victoire ? il revendic une victoire quoi qu'ils sont déjà contents. Ils sont déjà contents.

Ils ont déjà considéré on sait pas s'ils avaient vraiment une inquiétude mais mais le fait de ce million qui semble être dépassé, on a passé le cap du million pour eux c'est déjà énorme. Donc pour eux dans le discours, dans les éléments de langage, dans ce qu'ils vont aller raconter dans les cortèges et à la télé ce soir, ils auront gagné. Ça c'est sûr.

Nous verrons ce que nous disent les les syndicats. Dans un instant, on retrouve Timothé de Lem. Qu'est-ce qui est le plus marquant ? rue sous entendu qu'est-ce qui peut qui a même plus à même de faire transiger le gouvernement.

Est-ce que c'est la rue ou est-ce que c'est les blocages ? Je pense au prof, je pense aux raffineries, au transport évidemment. C'est une bonne question, c'est évidemment un combiné des deux qui comptent hein.

Je vous fais une réponse à la suite ou la Normande. Oui, j'aime beaucoup. Euh évidemment que les les les trains euh bon sur une journée, la question ça va être est-ce que ça va durer ?

Oui. C'est-à-dire si les transports sont bloqués dans la durée, euh si les gens ne peuvent pas aller travailler, euh parce que n'oublions pas que toute la France ne peut pas télétravailler, euh le prisme très parisien, il faut s'en faut s'en méfier hein. 37 % des Français même pas même pas, c'est un/art des Français qui peuvent réellement téléravailler, c'est les travailler tous les jours.

Enfin, voilà. Euh, allez, entre un/4 et un/ers, non, mais bon, j'ai entendu suivre. Si vous me dites qu'il est faux, je vous crois et euh et euh donc pensons à tous les autres.

Bloquer une journée, ça va bloquer sur la longueur. Euh et c'est un peu ça qui déterminera qui déterminera la suite des réflexions de de l'exécutif face à cette France à l'arrêt ou pas. Il a l'air d'avoir du monde quand on se rapproche la place de la Il y a du monde.

Et d'ailleurs, si le cortège n'avance pas, c'est parce qu'il y a beaucoup de monde. Euh, dernière question Marie, quels sont les secteurs les plus mobilisés là ce matin et quels sont ceux qui ne sont pas encore totalement mobilisés et qui pourraient faire euh donner une dynamique plus positive, enfin plus impressionnante encore au mouvement ? Enfin ceux qui devaient se mobiliser, ils sont mobilisés aujourd'hui hein.

Ils arriveront pas en cours de route. On a vu là, on regarde depuis ce matin, donc il y a des jeunes, il y a beaucoup de jeunes, il y a des lycéens, il y a des retraités non concernés par la réforme qui viennent soutenir les générations futures. Alors ça ça y a la fonction publique qui est assez mobilisée.

On est presque à 30 % de grévistes dans la fonction publique. On est à un peu plus de 40 % chez les gaziers de mémoire. Euh donc ça c'était c'était les les gros les gros morceaux avec évidemment SNCFRTP.

Euh est-ce que les étudiants peuvent venir euh donner de l'ampleur au mouvement vous savez à quoi je pense mais 68 évidemment on est très loin. Je fais pas de comparaison active mais forcément ça donne une impulsion. Oui.

Alors euh on peut peut-être juste venir à 95 où euh il y avait eu euh euh entre 1 et 2 millions de manifestants dès la première journée. Alors chiffre syndicat ou chiffre euh police euh c'est c'est un petit peu difficile euh tout comme il était difficile il y a 48h ou il y a 72 heures de savoir ce que donnerait cette mobilisation. Savoir comment elle va tenir dans la durée, je trouve ça assez difficile aussi de le de le prédire.

Donc moi je je m'avance pas. Bon ben on est là la semaine prochaine. On est là la semaine prochaine.

Avec plaisir. Parfait. Merci beaucoup Marie Viso euh rédactrice en chef au service économie du Figaro.

Timothé de Lem, vous êtes avec une une députée. C'est ça. Vous avez la parole.

Absolument Tibo avec Sabrina SB député Europe écologie des Hauts SC. Bonjour madame la députée. Pourquoi est-ce que c'était important pour vous d'être là aujourd'hui à cette manifestation ?

Ben en fait, c'était très important d'être présente aujourd'hui sur cette mobilisation historique puisqu'on voit bien qu'on a affaire à une réforme totalement injuste. Le gouvernement depuis plusieurs semaines à coup de mensonge et honté nous explique que cette réforme est nécessaire. Or, on voit bien qu'on a plus de 70 % de la population française qui est opposée à cette réforme dans toutes les catégories sociales.

D'ailleurs, queles que soient les professions et puis surtout dans les différents rapports du corps dont le gouvernement se sert d'arg à coup d'argument. Il n'y a qu'un seul scénario le plus défavorable qui indique que potentiellement on aurait un déséquilibre à hauteur de 12 milliards mais que ce déséquilibre reviendrait de lui-même finalement à un équilibre. Donc aucune raison de faire cette réforme totalement injuste. 50 à 80000 personnes étaient attendues ici pour cette manifestation aujourd'hui.

Un chiffre évidemment difficile à vérifier en tous les cas dans notre position parce qu'on a du mal à mesurer l'ampleur de cette mobilisation. Dans tous les cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a beaucoup beaucoup de monde. Est-ce que cette mobilisation, c'est une réussite selon vous ?

Alors, c'est une mobilisation qui est une grande réussite parce que c'est le premier rendez-vous, c'est le début de cette mobilisation contre cette réforme comme je me comme je le disais qui est totalement injuste et on voit bien que finalement tous les corps ont répondu présent. Nous sommes très nombreux. On est tellement nombreux que vous voyez ça fait plusieurs heures qu'on a démarré, il y a encore des gens qui partent de la République.

Donc oui, c'est un rendez-vous réussi et ce n'est que le premier. Quelques retours nous viennent de ce qui se passe sur la place de la Bastie. Quelques quelques affrontements, quelques débordements.

C'est dommage, ça gâche le message. C'est toujours dommage quand une manifestation se termine mal. Ce que j'espère c'est que le les débordements seront vraiment à la marge et que ce qu'on retiendra de cette journée, c'est cette mobilisation historique contre ce projet de réforme.

Un mot, Sabrina SBI sur le fond de cette réforme. Emmanuel Macron a consulté les syndicats, les oppositions également. Il y a un certain nombre de mesures d'accompagnement dans cette réforme.

Ça n'est pas suffisant selon vous ? Non, ce n'est absolument pas suffisant parce que cette réforme, elle ne devrait pas avoir lieu. Donc on n pas besoin d'avoir des mesures de compensation pour une réforme qui est totalement inutile.

Si vous voulez, si demain on nous expliquait que le système de retraite serait totalement déséquilibré, qu'il y aurait un risque qu'il n'y ait plus de caisse de retraite pour les gens, on pourrait c'est un petit peu ce qu'Emmanuel Macron dit en tous les cas. Oui, mais sauf qu'il se base sur des scénarios dont en fait un seul scénario prévoit ce déséquilibre et pendant quelques années de manière transitoire. Donc en réalité cette réforme est totalement inutile.

Nous n'avons pas besoin et au contraire nous ce qu'on dit aujourd'hui c'est qu'il faut préserver les travailleurs et notamment les travailleurs les plus précaires qui vont être les plus impactés par cette réforme. Parce que ceux qui ont commencé à travailler très tôt, ce sont eux qui vont devoir travailler le plus longtemps dans des conditions déplorables. Et on le sait aujourd'hui, la moyenne d'âge en bonne santé en fait, elle a elle a diminué et pour les hommes, à 62 ans souvent c'est déjà la mort.

Donc qu'est-ce qu'on attend en fait de cette catégorie finalement de personnes les plus précaires qui travaillent jusqu'à la mort ? C'est ça en fait le projet d'Emmanuel Macron et nous nous disons que ce n'est pas nous l'autre. Aujourd'hui c'est la première grande mobilisation contre cette réforme des retraites et qu'est-ce qu'il va suivre après ?

On sait que le texte doit arriver à l'Assemblée nationale au début du mois de de février. Est-ce que vous appelez à ce qu'il y ait d'autres mobilisations, d'autres manifestations d'ici là ? Oui, bien sûr.

Alors, il y aura d'autres mobilisations, ça c'est évident. On se mobilisera dans la rue mais aussi à l'Assemblée nationale parce que vous voyez bien ce texte que ce soit sur le fond ou sur la forme, le choix de le faire passer par un projet rectificatif de la loi de financement de sécurité sociale, c'est aussi un dénique pour les parlementaires qui ont été élus par le peuple. Donc nous ce que nous disons, c'est que nous resterons mobilisés bien sûr pour les prochains rendez-vous et il y en aura d'autres car vous le voyez la mobilisation est réussie et les gens ne lâcheront pas sur cette réforme.

Et aussi à l'hémicycle, les parlementaires, nous sommes prêts aussi à nous battre jusqu'au bout. Quelle va être la stratégie des députés de votre groupe écologie Europe écologie lév à l'Assemblée nationale ? Euh qu'allez-vous faire pour essayer et bien de convaincre le gouvernement peut-être et bien de modifier cette réforme ?

Et bien, nous déposerons des amendements pour rectifier euh au maximum ce texte jusqu'à ce qu'on au final notre espoir c'est que par la rue et par nos amendements, on fasse plier le gouvernement sur cette réforme. J'espérais que le texte se soit retiré. Absolument, c'est l'objectif.

Voilà pour cette réaction de Sabrina Sbaybe député Europe écologie les verts des hautes scènes Thbo. Alors que le cortège continue de se diriger vers cette vers cette place de la Bastille et ici et bien vous le voyez c'est drapeau de la CFDT. Vous le voyez sur ces images de Julien Leclerc la CFDT qui qui continue et bien de marcher lentement mais sûrement vers cette place de la Bastille.

Timothé, on vient vers vous dans quelques instants, mais vous voyez Vincent Roseron en bas à droite de l'image. Vincent, vous êtes vous aussi à proximité de la place de la Bastille. Racontez-moi ce que vous voyez.

J'entends dire qu'il y aurait quelques échauffés. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que vous voyez ça autour de vous ? une journée alors alors j'ai pas écoute très bien entendu votre question parce qu'il y a beaucoup de bruit autour de moi ce qui est en train de se passer c'est que je vais vous montrer ce qui se passe. c'est qu'en fait ici c'est le le chemin normal de la manifestation qui est bloqué en fait depuis 2h et que veut emprunter la CGT mais le il est toujours bloqué et du coup ce qui se passe depuis c'est que d'autres syndicats passent par un autre chemin par le bou Voltaire sur lequel est Timothé Délè dont vous avez parlé tout à l'heure et là vous voyez c'est une qui était bloquée sur la place de République depuis le début de la manifestation et qui là passe par cet endroit donc Voilà la place qui commence à se vider en fait petit à petit finalement mais en passant par un endroit un autre itinéraire on va dire.

Ouais intéressant ça que et bien il a trop de monde peut-être dans cette cette manifestation et donc que certaines certains véhicules soient obligés euh de passer par d'autres endroits. C'est pas forcément autorisé. Enfin s'ils le font.

Sans doute que la préfecture a dû donner son autorisation. Je vois du gaz autour de vous Vincent. Est-ce que ce sont des gaz lacrymogènes ou non ?

Seulement des fumigènes ? C'est ça, ils ont eu non non. Ce ne sont que des fumigènes ce sont que des fumigènes et de la fumée des mergais aussi un peu.

Mais beaucoup de beaucoup de fumigènes là qui ont été craqués à l'instant. Euh mais voilà dans beaucoup de fumè l'ambiance est très bon enfant ici place de la République. Vraiment on n pas vu on a vu aucun débordement en tout cas ici place de la République.

OK je vois. Merci merci Vincent. Allez, on vous laisse avancer et vous voyez que Sophie Dravinel me rejoint.

Grand reporter au service politique du Figaro en charge de la gauche. Vous revenez de la manifestation. Bon, comment ça s'est passé ce début là avec les leaders politiques, les leaders syndicaux ?

C'est pas tous les jours qu'on voit ça hein. Alors qu'on je vous coupe juste un tout petit instant. Sophie, on est en train de voir les premières images d'affrontement malheureusement.

Bon, pour l'instant ça a l'air marginal. Voilà. Mais quand même, on est obligé de les commenter et vous signaler si vous nous rejoignez que c'est la première fois, il est 16h39 que nous voyons des images comme celle-ci depuis le début de cette manifestation.

Je vous laisse reprendre Sophie. Comment ça s'est passé ? Ça s'est passé, on a vu arriver Marine Tondelier sur la place de la République en première.

Donc c'est la nouvelle responsable du Parti des écologistes élevés qui a été rejoint très rapidement par Fabien Rousell du Nord, lui aussi le patron des communistes, rejoint ensuite par Olivier Fortrons des socialistes sortant les communistes, les socialistes et qui ont rejoint les insoumis, Mathilde Panot, Alexis Corbière, toute la bande des députés insoumis, ils se sont tous retrouvés pour essayer parlementaire de rejoindre la tête des responsables syndicaux. Il était à peu près 13h30 quand ils ont tenté. Euh ils ont pris une rue parallèle pour rejoindre le cortège mais les responsables syndicaux n'ont pas vraiment voulu d'eux.

Ah alors ça m'intéresse parce que Vincent Roseron qui était sur place tout à l'heure nous a dit qu'il a vu arriver Olivier Fort qui n'arrivait pas vraiment à rentrer dans la dans la manife et en fait vous dites que c'est les leaders syndicaux qui voulaient pas faire la photo avec quoi. Et bien c'était un peu compliqué. C'est-àdire que Pierre le Peltier était présent sur place avec moi, mon confrère qui suit la gauche, notre binôme de choc et il a pu observer avec moi cette difficulté qu'ont eu ces socialistes, ces communistes, ces écologistes, insoumis à aller saluer comme il le souhaitait les h responsables syndicaux qui donc étaient dans le cortège de tête. et ils ont été ballottés ces politiques d'un côté de l'autre dans une foule absolument étouffante et au bout d'un moment mais ils ont abandonné et il n'y a pas vraiment eu ou peut-être de façon anecdotique en tout cas pas de façon médiatique en tout cas pas que nous ayons pu l'observer alors nous non plus on était alors on est loin mais on a les images qui viennent des confrères aussi on pas vu ça non plus et moi je vois là les pompiers qui sont effectivement les pompiers en grève Il y en avait pas mal que j'ai croisé sur le cortège de fait.

Donc c'était un front uni de politique aujourd'hui à côté d'un front uni de syndicat et les deux ne marchant pas de conseil. D'accord. C'est intéressant ça.

Alors ça arrive ou pas ou c'est parce on l'a dit 12 ans qu'il n'y avait pas eu un front syndical uni avec les politiques. C'est déjà arrivé par le passé. Il faut remonter à combien de temps pour avoir pas tant que ça.

C'était je pense 2019 la dernière réforme volonté de réforme des retraites he guidé par Édouard Philippe. Non mais il y avait un front uni de politique. D'accord.

De politique. Mais est-ce qu'il vous avaient fait la photo avec est-ce qu'on avait vu la photo Mélenchon Martinez à l'époque ? Non pas de pas de cette façon.

Alors ici, Mélanchant Martinez, oui, c'était un petit peu avant des tensions, il y avait des rassemblements. Alors, je ne me rappelle plus exactement s'il y avait Mélenchon Martinez. Euh aujourd'hui, c'est sûr qu'il y a une faille de ce côté-là et des tensions très fortes entre disons la direction sortante de la CGT et le patron des insoumis, Jean-Luc Mélenchon qui avait posé sa date avec les jeunes du 21 janvier, donc samedi qui vient.

Euh les syndicats, la CGT en tête très vexé d'avoir été euh euh pris euh de cours par les politiques ont posé leur propre date avant donc le 19 alors que vous avez prévu à l'origine de se retrouver un peu plus tard. Bref, un peu des gros euh des des tensions euh qui se lisent aujourd'hui dans Ça c'est intéressant. C'est-à-dire qu'il y a une sorte d'union puisquil de fait ils sont tous contre la réforme, il a une réelle union. une réelle union union sur les idées mais alors on veut pas faire de photos ensemble enfin où certains essayent c'est pas quelque chose d'original très forte pudeur chez les syndicats dans leur rapport aux politiques.

C'est toute l'histoire de la France, c'est toute l'histoire des relations entre les politiques et les syndicats et évidemment à l'origine un petit peu la domination du parti communiste sur la CGT. Aujourd'hui, il y a des liens historiques et évidemment des tensions entre les communistes et les insoumis. Tout ça est un peu compliqué peut-être pour nos auditeurs.

Ce qu'il faut retenir, je pense, c'est que il y a un front uni de syndicat, un front uni de politique et une unité à peu près euh enfin disons une volonté commune à tous de s'opposer au projet du gouvernement. Il y a une contreéforme qui est en cours et qui va être proposée par les politiques au parlement notamment. Euh et je crois qu'en tout cas euh le côté massif euh de cette mobilisation euh n'échappe à personne.

Euh et certes s'il y a des tensions au sein euh de chacun des des groupes parce qu'il y en a évidemment aussi au sein de la CGT, il y en a évidemment aussi entre la CFDT et la démocratie, il y a un d'avoir dans heureusement. Ouais, on revient évidemment sur ces manifestations, les ambitions politiques de chacun, le jeu politique de chacun. Mais d'abord on retrouve Timothé de l'emè.

Timothé, vous êtes avec des pompiers, vous les avez vu Sophie. Timothé, vous avez la parole, vous avez la main. On va te retrouver.

Oui, avec les pompiers, vous le voyez sur ces images de Julien Leclerc, je suis avec l'un d'eux sapeur pompier. Dites-nous d'abord quel est votre poste précisément et pourquoi vous êtes là aujourd'hui ? Donc je suis Jérémy Courtel.

Je suis donc secrétaire général adjoint à la Fédération autonome SP PAT donc syndicat national des pompiers représentatifs. Pourquoi c'était important pour vous de venir manifester aujourd'hui ? Alors c'était important pour nous.

Pourquoi ? Parce que déjà c'est soutient à la population française qui se verra donc du coup impacter donc de 2 ans supplémentaires avant de pouvoir avoir le droit de partir à la retraite. Notre profession sera pas épargnée par ce cette réforme là.

Aujourd'hui, les savonpiers, c'est 57 ans pour pouvoir avoir le droit de partir à la retraite. Demain, avec la réforme, ce sera 59 ans. Et pour nous, c'est inacceptable de pouvoir voir des collègues à cet âge-là partir en intervention au risque qu'ils peuvent prendre sur intervention.

Vous êtes très nombreux, en tout cas, on l'a vu sur ces images 200 me disiez-vous, une ambiance plutôt plutôt bon enfant dans le cortège. L'ambiance, elle est bonne. Elle est bonne parce que derrière, on veut se faire entendre. on veut pas entre guillemets qu'il y ait des des clivages qui permettent une quelconque récupération qui permettrait du coup de mettre à mal ce mouvement social.

Et qu'est-ce que vous dites à Emmanuel Macron alors que le projet de l' doit être présenté en conseil des ministres dans quelques jours, il doit ensuite arriver à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous lui dites aujourd'hui ? Est-ce que vous espérez que le projet de loi soit purement et simplement retiré ?

Est-ce que vous souhaitez qu'il soit amendé ? Nous ce qu'on lui demande et ce qu'on souhaite principalement c'est qu'il écoute et qu'il voit ce qui est en train de se passer. Euh les pompiers, c'est une des professions qui est au plus proche de la population.

On va dans on va se rend compte surtout quand elle va mal. Donc on est bien conscient de la détresse sociale qui peut y avoir aujourd'hui dans le pays et euh reculer l'âge de retraite fera derrière ça sera encore beaucoup plus compliqué avec des travailleurs qui seront beaucoup plus âgés qui avec tous les les mots qui sont liés avec notre société aujourd'hui. Voilà Thb pour cette réaction donc des sapeurs pompiers qui sont présents pour cette mobilisation alors que le cortège continue de se déployer vers la place de la Bastie avec quelques fumigènes que je vois au loin, des fumigènes bleues également rouges et quelques pétards également.

Alors que voilà le le jour commence petit à petit à tomber ici mais le cortège qui continue d'avancer vers la place de la Bastille. Le cortège qui avance difficilement. Sophie, vous me l'avez dit tout à l'heure, ça a du mal à eu du mal à se lancer hein.

Tu sais évidemment parce que il y avait aussi les les syndicats qui disaient "On bougera pas tant que les politiques sont là et puis les politiques qui voulaient quand même leur image un petit peu." Ah oui, ça a un petit peu eu du mal à démarrer à cause de ça. Euh de fait ensuite, bon, il y a eu évidemment tout toutes les les stationnements successifs et vraiment beaucoup de monde.

Je discutais avec Clémentine Notin tout à l'heure qui me disait c'est un parfum de 198 député de la France insoumise de scè Saint-Denis un tout petit peu considéré comme une voire beaucoup frondeuse au sein du mouvement des insoumis mais ça mélang pas tout à fait mais enfin disons qu'il y a quelques tensions mais qui n'ont pas lieu d'être en ce moment en tout cas c'est leur volonté d'essayer de les masquer tant que la mobilisation sociale est très forte et on voyait là je vois il y a beaucoup d'instruments de musique et C'est vrai que cette mobilisation, il faut comprendre aussi pourquoi elle est si forte. C'est-à-dire qu'il y a un jeu qui se passe au Parlement. Dire que il y a le 493, peut-être que nos auditeurs maintenant commencent à savoir ce que c'est.

Mais on peut dire hein, c'est le gouvernement qui peut passer en force entre guillemets sans accord des députés mais en mettant en jeu sa potentiel une potentielle destitution. Absolument. Et il ne peut pas le faire éternellement. sauf dans quelques cas de figure notamment sur les finances mais il y a aussi le 471 et le 471 c'est un peu cette façon que nous a expliqué tout à l'heure François Xavier absolument et disons que je vais pas revenir dessus mais c'est une façon de limiter le débat dans le temps en fait ça permet d'accélérer absolument la procédure de débat et donc ça ça contraint dans le temps et donc il fallait pour les organisations syndicales et politiques que la mobilisation soit très forte parce que disent-il absolument la force appelle la force Et donc une mobilisation de cette nature peut inviter ceux qui étaient hésitants à descendre dans un deuxième temps, soit samedi avec Jean-Luc Mélenchon et ce sera peut-être d'autant plus facile que ce n'est pas un jour de semaine et donc on n'est pas obligé de poser un jour.

Et c'est vrai que une mobilisation de cette nature dans un contexte économique très compliqué d'inflation où les Français notamment les plus populaires, ont vraiment du mal à boucler la fin du mois. Euh c'est un sacrifice de participer à une mobilisation de de cette nature et donc évidemment la la foule dit quelque chose peut-être de la colère. François Xavier nous expliquait tout à l'heure que c un jeu de calendrier finalement entre le gouvernement qui essaie d'accélérer les choses euh les forces syndicales et les mouvements de politique d'opposition qui essayent de mobiliser le plus possible avant les vacances est assez fin et c'est un jeu politique peut-être une petite fenêtre.

Je je réponds quand même à certains de nos internauts qui demandent est-ce qu'il y a des violences ? Alors, pour tout vous dire, euh je lis hein euh ce que nous disent nos journalistes sur le terrain. Alors 20 interpellations à Paris en marge de la manifestation selon la préfecture de police.

Donc 20 interpellations ont été opérées lors de la manifestation. Alors que des heures ont éclaté entre les forces de l'ordre et des manifestants autour de la place de la Bastille, les heures se sont déroulées alors que les délégations syndicales se trouvaient loin derrière. Vous m'aviez dit tout à l'heure que ça avait du mal à se lancer. que finalement les heures qui ont pu avoir l'ure étaient plutôt près de la la place de la Bastille.

Euh allez, on revient à la politique. Sophie, je sais que vous suivez la gauche, mais vous avez une vision d'ensemble. Que faisait Emmanuel Macron en Espagne aujourd'hui ?

Ah et bien écoutez euh qui sait s'il n'avait alors il y a évidemment des des enjeux des enjeux internationaux, des enjeux européens. Moi ce que je peut-être qu'il avait envie un petit peu de détourner le regard de cette mobilisation, c'est ce que diront en tout cas évidemment les les forces unies de la gauche. Cacher cette grève que je ne saurais voir exactement.

Et on peut dire de la même chose de Jean-Luc Mélenchon qui'est-il allé faire à Marseille puisqu'il n'était pas à Paris aujourd'hui ? C'est son habitude ça ? Non non et oui quand il était député de Marseille mais je vous rappelle qu'il n'est plus député de Marseille et donc on me répond du côté du parti communiste comme des insoumis.

Oui mais Marseille est la deuxème ville de France mais c'est la capitale des luttes sociales. C'est comme ça qu'il perçoivent cette ville. La cité foissé.

Attendez, j'arrive pas à saisir votre parallèle entre Emmanuel Macron, loin de la France et Mélenchon dans Paris. Je vais vous raconter, c'est qu'en fait Jean-Luc Mélenchon justement est un peu en tension avec quelques-uns chez lui et avec quelques-uns euh à la CGT et sans doute pouvait-il redouter euh des tensions plus fortes encore entre le cortège politique et le cortège syndical si Jean-Luc Mélenchon avait été présent et donc sans doute a-t-il voulu tenter de de d'apaiser un petit peu euh les les relations pour monter donc ce front un. Évidemment, il était aussi invité à Marseille et euh et bien écoutez Emmanuel Macron, je ne sais pas, on n'ira pas dire comme les gilets jaunes qu'il craignait de se faire déloger à l'Élysée.

Je crois que ce n'est absolument pas le cas. Nous sommes loin un sommet avec et nous sommes très loin de ces heures de décembre lorsque les gilets jaunes il y a quelques années menacaient. Oui.

Mais alors d'un point de vue de l'image, c'est pas forcément euh non, c'est pas étonnant. C'estàdire qu'on alors l'image d'un président à l'écoute. Il y a 11 ministres avec lui.

Don Bruno Lemire dont Gérald Darmalin. Deux ministres qui sont quand même concernés. L'un par la réforme des retraites c'est un ministre du travail mais Bruno Lemer l'autre par de potentiel échauffé et même sans échauffé une manifestation de cette importance dans les rues de la capitale elle dépend forcément du ministère de l'intérieur.

Absolument. Et c'est là, je dirais en terme de communication politique, même si c'est toujours compliqué hein, parce qu'on peut lire les choses différemment du selon le le l'endroit où on se trouve, mais en tout cas vu de la gauche, ça ne donne pas le sentiment d'un président à l'écoute, même si comme vous l'avez très justement souligné, le calendrier international n'est pas guidé par le calendrier social et inversement. Euh mais c'est vrai que ça donne Bon, on va voir comment tout ça se termine.

J'ai du mal à croire que ça peut se terminer très très calmement parce que on a toujours eu la preuve jusqu'ici quand même de fortes tensions dans les dans les que de cortège. Je sais qu'il y a eu de la part des forces de l'ordre et Christophe Cornevin est venu vous le dire je crois en début d'après-midi. beaucoup de de vérification énormément de d'un travail en amont effectué pour éviter les un travail de renseignement assez impressionnant.

Voilà, évidemment ou il y a un travail de renseignement et puis surtout les personnalités leaders des des mouvements qui veulent casser l'ambiance et casser les boutiques sont repérées, sont exfiltrés. On essaie d'empêcher qu' qu'ils arrivent même sur place et surtout avec le matériel. Mais nous on a vu aussi dans le cortège beaucoup de de jeunes, beaucoup de lycéens.

Vous me confirmez ça ? Ouais, moi j'en ai vu, j'en ai vu beaucoup pas autant que dans certaines manifestations évidemment, mais il y en avait. Je discutais avec Daniel Simonet, député LFI de la donc député insoumise de Paris qui était avec des lycéens ce matin qui les a fait très déterminé, très politisé.

Bon, il faut la croire mais de fait il y a des images. Je pense que cette mobilisation, ces fermeture d'école aujourd'hui qu'on peut observer dit quelque chose. Je je parlais aussi avec Julien Bayou, l'ancien patron des des écologistes qui se fait discret mais qui était absolument là dans la manifestation et très engagé avec les autres même si je crois qu'il est assez fatigué de tout ce qui a eu cours de polémique sur lui à titre sur personnel. très personn évidemment, on va pas rentrer là-dedans à nouveau.

Mais non, mais en l'occurrence, il était là et il me disait avoir discuté avec Laurent Berger et Laurent Berger euh lui ayant dit sa surprise ou disons le fait qu'il ait observé qu'il y avait beaucoup de de salariés modestes qui d'habitude ne prennent pas part à ce type de manifestation et qui étaient cette fois-ci engagé pour lutter contre cette réforme. Sophie euh parlé de la gauche de toutes ces problématiques internes avec chacun qui essaie de se faire voir sans se braquer avec les autres. Parlons un peu du gouvernement.

Euh est-ce que ces images là peuvent le faire vaciller ou pas encore ? Et on voit Vincent Rosevon en bas droite de l'image. On ira le voir dans un instant.

Est-ce que ça peut Emmanuel Macron là depuis Barcelone voit ça et se il y a du monde quand même là. Disons que ils ont euh la possibilité euh de faire bouger un petit peu le texte quand il va être discuté, débattu à l'Assemblée nationale. Et je je discutais hier avec une ministre du gouvernement qui me disait qu'il y avait euh évidemment dans l'esprit de tous l'idée que ce texte était là pour être discuté, pour être amendé.

Alors, jusqu'à quel point évidemment là aussi on est dans la communication politique, on l'ignore mais en tout cas et on ne sait pas bien sur quoi il pourrait être prêt à à bouger. Sans doute pas sur les fondamentaux de cette réforme qui est pour Emmanuel Macron un vrai marqueur de son mandat. Euh il y a un bras de fer qui est engagé.

Euh je pense qu'il doit y avoir pas forcément encore une certaine fébrilité mais en tout cas une prise de conscience. que euh on verra ce soir hein, on attend 17h les chiffres de la préfecture, ceux des syndicats qui seront évidemment 30 4 ça risque de tomber très vite. Voilà, ceux des syndicats qui seront sans doute 40 ou 50 % plus haut.

Mais je pense que déjà ce matin, on observait quand même dans les préfectures, on avait des retours d'une forte très forte mobilisation. Je vois les sondages euh petit à petit finalement de français parce que vous êtes pour contre cette réforme. Plus c'était assez partagé et puis plus ça avance plus les Français semblent être contre cette réforme.

Oui. Surtout le report de l'âge de de départ. Voilà pourquoi plus le temps passe plus le gouvernement occupe l'espace.

C'est ce qu'avait demandé Emmanuel Macron conseil des ministres il y a 2 jours disant expliquer expliquer expliquer encore hein. C'est Arthur Bern qui nous racontait ça les coulisses du conseil des ministres. Pourquoi plus les ministres expliquent, plus les Français sont contre ?

Je sais pas s'il y a une un rapport entre l'explication des ministres et l'opposition des Français. Je pense que plus la communication se fait sur la nature de cette réforme, plus peut-être les Français ils sont opposés. C'est une aussi une possibilité.

C'est-à-dire que au fur et à mesure que les jours passent et que l'information sur la nature de cette réforme se diffuse dans la société, peut-être que les Français se disent "Ah oui, j'avais pas vraiment réalisé de quoi il s'agit et ce à quoi je vais avoir droit pour la suite." Je pense que les Français ont entendu aussi pour certains d'entre eux en tout cas c'est à gauche ce que les les les partis et les syndicats veulent dire, c'est que le conseil d'orientation des retraites qui est cet organisme qui avait été chargé de le corps absolument on entend beaucoup parler he voilà de donner un un de de de faire un rapport en amont de cette réforme et et bon les 7 à 10 milliards de déficit cumulés dans le ne semble peut-être pas totalement insurmontable aux Français quand on leur donne aussi les montants par exemple les les supports dont peuvent bénéficier des entreprises privées et qui sont des dizaines de fois plus élevé. Euh c'est peut-être réducteur, ça allait sans doute.

Euh et c'est un discours populaire, populiste surtout, pardon. Euh mais les Français n'y sont peut-être pas insensibles. Euh et je pense que voilà, ils ont la conviction que euh cette d'une certaine réalité, c'est-à-dire que cette réforme, la volonté de réforme est peut-être autant voir plus politique que vraiment économique.

On va essayer de retrouver Timothé dans un instant. Timothé peut pas par les pompiers. Non, je je crois pas hein, j'ai pas l'impression.

Mais on va essayer de de le retrouver. C'est lui en bas à gauche. Voilà, si vous metz toutes les informations.

Les images en bas à gauche, c'est Timothé de Lem. Les images en bas à droite, c'est Vin. Heureusement que le reste c'est le fou.

Évidemment, vous voyez ces images de la place de la B, ça doit aller jusqu'à nation. J'ai l'impression que ça va prendre du temps, hein, Sophie. cette manifestation et cette marche là.

Oui. Et c'est d'autant plus impressionnant qu'il fait quand même un froid de canard. Ça fait une demi-heure maintenant que je suis revenue de la place de la République et j'ai encore des fourmis dans les mains.

Ah oui euh oui. Il faisait vraiment je pense proche proche de zéro. Euh peut-être pas tout à fait mais enfin voilà.

Et donc ça aussi c'est un élément euh fort de significatif hein. Les conditions météo sont pas rassemblées pour voilà favoriser une descente dans la rue et pourtant il y avait du monde. Et je pense que ce n'est pas la dernière mobilisation et c'est ça qui est aussi important à dire à vos auditeurs.

Oui. D'ailleurs, on les salue YouTube son vous êtes nombreux chers amis. Vous n'hésitez pas à vous poser vos questions.

Je les transmets à Sophie qui est encore quelques minutes avec nous. Je la laisse rentrer après parce qu'elle était sur la manifestation, a des papiers à écrire et puis sur Figaro.fr évidemment.

Pourquoi pas la dernière ? On est sûr de ça. Alors oui, on sait qu'il y aura d'autres grandes journées.

François Xavier Bourma, votre collègue au service politique, nous disait tout à l'heure, il faut que ce soit tout de suite fort mais pas trop fort pour pouvoir faire mieux le coup d'après. Oui, ça c'est toujours évidemment la montée en puissance. Il peut y avoir soit plus fort le coup d'après, soit partout ailleurs en France aussi.

Euh, il peut y avoir, ça y est, là on voit quelques quelques quelques petites fumé qui ne ressemblent pas à celle des syndicats. Surtout les forces de l'ordre à droite devant une bande. Voilà, ça commence un petit peu à se lancer.

La nuit tombante, c'est souvent à ce momentlà les fameux les lancés de de de pétard sur les forces de l'ordre. On va essayer de mettre les images en plein écran comme ça on ne ratera rien et puis on continue de de parler dessus Sophie en espérant que c'est débornement soit marginaux comme toujours. Là c'est pour sans doute permettre à une colonne de se déployer avec les photographes qui ont l'air quand même assez cool de fumer leur cigarette à côté.

Ouais. Non, moi les les photographes sont de bons indicateurs pour moi. C'estàd que je les repère quand je les repère et que je les vois un peu tendu, je me recule.

Euh alors quand même, on voit là, c'est jeune he ça l' de des jeunes, masqués, cagoulé. Ouais. Qui attendent un petit peu l'affrontement, qui le cherche.

On reste sur ces images. Je dis à Ri Becky en régie, mais j'interroge Timothé de Timothé euh qu'en est-il ? Est-ce que vous voyez des débordements des échauourés ?

Vous êtes en train de remonter en tête de cortège ? La fumée des gaz lacrymogènes. En plus nos images.

Dites-moi tout, Timothé. Absolument Thibo. En tête de cortège, sachant qu'il y a, je vous le rappelle, deux itinéraires qui ont été tracés cet après-midi car il y a beaucoup de monde.

Nous, nous sommes euh sur ce boulevard Voltaire à 1 km à peu près de la place de la nation. 1 km normalement en marche, ça se fait très rapidement. Mais là, je peux vous dire qu'il va qu'il va falloir beaucoup de temps pour arriver sur cette sur cette place de la nation parce que tout simplement nous sommes en train de piétiner.

Ça se voit peut-être pas dans l'immédiat là parce qu'il y a un petit un petit trou mais vous vous le voyez sur ces images de Julien Lecler qui va vous faire un panneau voilà beaucoup de monde cette ce ce boulevard Voltaire qui est en fait tout simplement noir de monde. Et vous le voyez il y a des jeunes des moins jeunes euh voilà beaucoup de monde beaucoup de toutes les générations sont là sont représentées. Vous me demandiez s'il y avait des heures.

Moi personnellement, je n'en ai vu aucun. Pour l'instant, plutôt plus de bon enfant. D'ailleurs, vous le voyez sur les sur les visages, on voit que il y a pas particulièrement de tension ici.

On entend plutôt les tambours. J'ai presque envie de vous dire que c'est une ambiance bon enfant. En tout cas, en ce qui nous concerne, je ne sais pas ce qui se passe au niveau de la place de la Bastie ou bien au niveau de nation.

Je n'y suis pas encore arrivé. Mais ici euh la foule, les manifestants qui continuent d'avancer tranquillement, j'allais dire vers cette cette place de la nation. Intéressant ce fils que nous dit Timothé.

Euh voilà, on a vu ces images mais dans ce que nous disent nos reporters sur place, pour l'instant c'est assez calme. Alors c'était prévisible à 50 ou 100 m d'un point très chaud sans pouvoir percevoir tant la foule danse. Alors évidemment vous entendez des explosions mais c'est compliqué de savoir exactement de quoi il s'agit. quand on n'est pas sur place et il peut y avoir des des microtensions aussi, des déclenchements.

Voilà, il y a pas forcément de phénomène massif qui impacte toute la marche, surtout quand elle est aussi longue et en plus comme l'a très bien dit notre confrère séparé en deux cortèges. Moi, j'ai vu le le lancement du cortège de la sé que nous disait Vincent Roseron il y a un instant. Comme cela n'avançait pas, il y a eu une autorisation pour passer par un par une grande un boulevard parallèle.

Euh et de fait, c'est tout de même assez rare. Moi, j'ai j'ai peu assisté à cela. Euh c'est aussi sans doute une façon pour fluidifier le cortège, d'éviter le surplace, le surplace qui peut être propice aussi aux tensions, aux agacements.

Donc, il faut que ça avance, il faut que ça déroule. Euh la préfecture peut avoir décidé ça en coorganisation avec euh les responsables de la marche, donc responsables syndicaux. Euh et euh on voyait les points fixes des politiques tout à l'heure plutôt du côté du cirque d'hiver.

Euh je pense que là ils sont en train soit de s'ébranler dans la marche, soit de partir les uns et les autres à leur vœux. Et c'est à ce moment-là à leur vœux parce que je c'est la période hein où tous les parlementaires vont à leur vœux respectifs et c'est souvent à ce moment là, c'est-à-dire quand quand la foule bon enfant commence à se à se disperser voilà mais là ça ne semble pas être encore le cas et je vous dis la mobilisation est très forte aujourd'hui et donc évidemment le temps tout s'étale un peu plus dans le temps. Sophie je vous garde encore un instant parce que je vais vous poser une dernière question sur ce qui va se passer à l'assemblée.

Évidemment, on parle de ce qui se passe aujourd'hui dans la rue et qui mieux que Vincent Roseron qui est sur place pour nous dire ce qui se passe dans la rue, ce qui se passe autour de lui, Vincent euh visiblement vous avancez. Enfin, c'était pas le cas depuis le début de la journée. Ça avait du mal à se lancer cette manifestation.

Non. Oui. Oui.

Oui, effectivement. Alors, attendez, je vais me filmer rapidement pour vous montrer un peu ce qui se passe de mon côté. On a effectivement on a beaucoup marché là depuis quelques temps.

On a pris ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est l'itinéraire parallèle. En fait, on a arrêté de d'aller vers Bastille, on va vers Nation directement. En fait, ça a été fait comme ça pour que ce soit plus facile.

D'ailleurs, je suis avec un un manifestant de la de la de la CFTC. Hop, je vais tourner ma caméra. Bonjour monsieur.

Ça a mis du temps à avancer cette manifestation. Oui, bonjour. Oui, je sais pas s'il y a eu des problèmes au début du cortège mais nous là on avance bien maintenant mais apparemment c'est vi boucher quelque part on sait pas trop où en fait pour l'instant là ça va on commence à bouger quoi.

Alors juste pour parler quand même de cette manifestation des retraites vous c'est quand même très important de de venir ici. Oui c'est très important parce que faut que monsieur Macron et et madame Borne grave ça sur le marbre à l'Élysée. Les Français ne veulent pas mourir au travail en fait.

Faut pas faut pas qu'on meure au travail. Alors, tous les syndicats sont ici aujourd'hui. C'est sympa.

C'est une puissance que monsieur Macron et madame Born doivent doivent voir comme voilà les Français ne veulent pas mourir au travail. Il faut que ça soit gravé chez eux là. Oui.

Et et et la CFTC qui est là avec tous les syndicaux, c'est c'est quand même une grande première. Oui, c'est une grande première et c'est puissant. C'est très puissant.

On parle d'un million de personnes, on sait pas trop. Faut pas non plus, on verra ça plus tard, mais c'est puissant. Tous les syndicats ne veulent pas qu'on meure au travail.

Très bien, merci beaucoup monsieur. Voilà. Et alors je vais vous montrer quelque chose d'assez surprenant, c'est qu'en fait le le le ce deuxième itinéraire qui vient d'ouvrir à l'instant la circulation vient d'être aussi rouverte en fait juste derrière.

Ça y est, la circulation est rouverte. Ils ont voilà en fait la place de la République grâce à ça et en passant par ce boulevard Voltaire qui va amener en fait directement à la place de la nation. La voiture balée mon cher Vincent Roseron.

Euh, allez-y, remontez progressivement dans le cortège. Sophie, vous me tendez votre portable et vous me donnez un chiffre 400000 manifestants à Paris selon le syndicat CGT. Non, d'autres je regarde, je me permets face à vous de d'essayer de de trouver cette info.

Évidemment, on précise que ce sont les chiffres de la CGT et c'estàd que ce ne sont pas ceux de la police. Voilà. et que Christophe Corvin est venu tout à l'heure, il nous a dit que la police de l'ordre envisageait plutôt entre 50 et 80000 que ce pourrait être un peu au-dessus au vu de la tendance qu'il y avait dans les autres villes de France ce matin sur les différentes manifestations à Marseille, à Nice, à Lyon, à l' et cetera et cetera.

Donc on s'attend à un peu plus que 80000 personnes. 50 80000 personnes. Peut-être pasoute.

Non, sans doute. Euh là, si je dis plus 50 %, on serait nettement Je ne vois pas encore pour l'instant. Euh non, je ne vois pas.

Enfin, enfin, les chiffres vont tomber petit à petit. Vous me parliez de l'assemblée tout à l'heure. Oui.

Allez, on y vient. On parle un peu de l'assemblée Sophie parce que il y a deux combats pour le gouvernement. Celui de la rue finalement.

S'il y a du monde, c'est forcément un problème pour le gouvernement, pour Ellisabeth Born et pour Emmanuel Macron. C'est pas la seule problématique parce qu'il faut en plus de ça gagner et faire voter ce texte à l'Assemblée nationale. J'entends que ce serait plus ou moins validé que la droite aiderait et voterait ce texte.

Est-ce que c'est sûr ? Est-ce que c'est fait ça ? Il y a trois courants au sein de la droite, ce qu'on dit habituellement, c'est-à-dire un courant qui est plutôt proche de de la majorité présidentielle, un courant qui est plutôt entre les deux et un courant qui est plutôt très opposé et plutôt tente tourner vers d'autres alliances que celles de l'exécutif, celle avec l'exécutif.

De fait, il y aura donc de la défection, des conditions posées. Ils savent qu'ils sont des king makers, c'est des des faiseurs de roi. Des king makers, voilà l'accent he qui va bien.

Vous aurez remarqué des feurs de roi, hein, n'est-ce pas ? Non, non, vous ne devriez pas être surpris par le niveau d'anglais des journalistes du service politique du F. On va continuer cette interview en anglais.

Je regarde non, en italien si vous voulez, ça me fera de bons souvenirs plutôt. Euh et puis c'est vrai que non. Bref, King Makers, absolument et donc il y aura aussi des défections au sein de l'exécutif.

On l'a vu pour Barbara Pompili et quelques-uns euh de ceux de son courant qui ont déjà dit qu'il voterait contre mais ils ne sont que cin ou ancien ministre absolument ancienne ministre mais qui sur ce dossierlà a clairement dit qu'elle y était opposée. Je discutais l'autre jour avec Benoît Barreau qui est député de la Côte d'Or et qui lui député Renaissance, proche de François Repsamen et de son courant social-démocrate et qui disait lui qu'il allait s'abstenir et qu'il pourrait pencher vers une opposition. On avait vu tout à l'heure un député Liot qui nous disait que lui non et plutôt de centre droit ancien de l'UMP Blancher.

C'est ça. Blancher. Alors ça je je le et qui nous disait non ben moi je suis là, c'est la première fois que je suis dans une manife mais je suis contre.

Donc même des élus centre droit. Voilà. Oui oui.

Non mais ça c'est sûr et ils font partie aussi de ceux à droite qui ne sont pas donc proches de l'exécutif et qui peuvent pour des raisons diverses vouloir s'opposer à cette réforme puisque s'opposer à la réforme c'est aussi s'opposer évidemment de retramp en cher s'opposer à l'action du gouvernement c'est une façon de s'opposer à l'action du gouvernement. Il va y avoir, on discutait avec Clémentine Notin, donc cette députée insoumise tout à l'heure, elle nous disait "Nous allons déposer des amendements, beaucoup d'amendements, mais il faut que ce soit des amendements intelligents." C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas être qu'une force d'opposition, ils veulent aussi être euh un une dynamique de proposition et source d'espoir.

Et c'est un petit peu la difficulté pour cette gauche qui est assez loin du pouvoir au moins dans les sondage c'est de mon Alors attendez ça change d' ans et demi où ils avaient passé un paquet assez incroyable d'amendements avec des amendements qui étaient tous les mêmes enfin bon c'était l'obstruction parlementaire alors si il y en aura forcément mais ils ne veulent pas faire que cela et ils veulent surtout diffuser un message d'opposition intelligente, c'est-à-dire de donner envie finalement aux Français pour ceux Français qui vont assister au débats parlementaires parce qu'il faut tout de même rappeler que les débats parlementaires sont aussi et beaucoup des débats d'initiés pour des personnes politisées qui sont engagées dans l'arène de de la démocratie. Oui, c'est intéressant mais c'est vrai que c'est ça peut être long et un peu technique. Un peu technique et pas forcément très grand public.

Euh et donc l'image qu'ils veulent donner, c'est une image constructive euh d'opposition euh qui n'est pas que dans l'obstruction euh mais qui veut donner de l'espoir. Euh et donc c'est un fil un fil un peu étroit, un chemin un peu étroit sur lequel ils veulent s'engager. Ce que nous disait Clémentine Notin.

Et c'est pour ça qu'ils sont dans la rédaction en ce moment d'une contreproposition avec notamment des engagements des des propositions de solutions financières pour justement parvenir à réduire ce dont nous parlions tout à l'heure qui est ce déficit cumulé entre 7 et 10 milliards 12 milliards peut-être pour certains de de des retraites jusque l'avenir 2070 et donc cette gauche qui veut montrer que que tout voilà n'est pas que un nom mais c'est aussi on peut faire autrement et c'est ce qu'ils veulent montrer dans le débat parlementaire. Euh est-ce que la droite sera ma dernière question Sophie après je vous relâche. La droite peut s'allier être d'accord entre ell ça c'est une vraie question.

On dit souvent j'entends souvent de votre part d'ailleurs les journalistes politiques du Figaro sont des indépendants les députés LR qui font un peu ce qu'ils veulent chacun de leur côté. Alors, je sais que vous suivez la gauche, mais vous avez les retours de vos collègues. Est-ce que ils vont si Eric Sioti nouveau boss DLR, si Olivier Marlex, le président des députés LR à l'Assemblée décide de voter en faveur de cette loi avec Emmanuel Macron et les siens, est-ce que tous seront dans cette ligne ?

Et bien écoutez, je ne pense pas que le mot Godillo soit tout à fait adapté les concernant surtout en ce moment étant donné les tensions qu'il y a entre Erxioti et Ooota. Euh des tensions liées évidemment à l'organisation du gouvernement des LR euh qui est assez compliqué. Euh nous avons dans le journal eu une interview d'Éric Créti qui a pas mal suscité de tension.

Nous aurons d'autres oui évidemment sur les places accordées aux uns et aux autres en fonction des résultats euh dans leurs élections dans leur élection interne. Euh et ces ces tensions là arrivent au moment du débat et peuvent être utilisées pour exprimer des accords, des distentions. Enfin, je je voudrais parler sous le contrôle de Marian Mourg et d'Emmanuel Gallero, nos nos spécialistes au service politique de la droite.

Mais en tout cas, je pense que jamais autant qu'aujourd'hui, chacun chez LR a envie d'en faire entendre sa voix. Merci beaucoup Sophie Dravinel qui était sur le terrain aujourd'hui qui nous a rapporté ce qu'elle a vu, qui nous a analysé tout ça. Merci beaucoup.

On rejoint dans un instant Timothé DM. Timothé, vous êtes où ? Je vois des forces de l'ordre derrière vous.

Euh pas des chau-fourés pour l'instant. Est-ce que vous êtes là ? Non pas des chaufouré Thbo, mais en revanche énormément de force de l'ordre vous le savez 48 compagnies de escadron pardon de gendarmerie mobile et compagnies de CRS qui sont mobilisé aujourd'hui en plus des policiers.

Vous le voyez sur ces images de Julien Leclerc et bien ce sont les euh quarts de la gendarmerie mobile qui sont en train d'avancer. Ici, nous sommes en tête du cortège, en tête de l'un des deux cortèges, devrais-je dire. En l'occurrence, le cortège qui se situe sur le boulevard Voltaire, comme je vous l'ai dit tout à l'heure.

Et donc, en tête de ce cortège, vous le voyez tout d'abord une bonne dizaine et bien de quarts de donc de la gendarmerie mobile. Et puis là-bas, vous le voyez également, ce sont les CRS qui sont en tête de cortège et qui et bien s'arrêtent s'arrêtent tous les 20 30 m. Pourquoi ?

Et bien, pour euh éviter que la foule ne se disperse trop et pour que le flux soit bien compact. C'est ce que me confiait à l'instant euh l'un de ces euh gendarmes euh mobiles. Et vous le voyez donc ce flux extrêmement compact d'ailleurs hein, euh on on le voit euh cette foule qui qui est en train de de s'avancer et c'est vraiment c'est vraiment noir de monde.

Il faut il faut bien le il faut bien le dire, il faut bien le constater également. et nous sommes en train de nous rapprocher de plus en plus de la place de la nation. Allez, nous sommes à 500 600 m.

Merci. Merci Timothé. Oui, j'ai l'impression que ça a pris un peu de retard.

Quoique 19h à Nation, c'est ce qui était prévu. Bon, nous verrons Arthur Bijota nous rejoint. Bonjour au fic data.

Alors, j'ai mis sur YouTube, vous pouvez le voir et on va vous le mettre également sur le figaro. Un petit lien, c'est le le simulateur de retraite que va changer pour vous la réforme ? Euh évidemment, on suit les images en direct s'il y a des échaud fouré, si il y a des leaders syndicaux qui s'expriment, même si c'était plutôt dans la journée.

On va essayer de faire un peu de pédagogie avec vous. Arthur. Ce simulateur difficile, comment vous avez fait déjà pour le mettre en place ?

Euh, on a pris du temps, on a pris de l'avance également. qui qui précédait l'annonce de la réforme des retraites par le gouvernement et tout simplement c'est une bonne connaissance du système. On s'appuie à la fois sur les sites de l'assurance retraite de les sites du service public tout simplement et et on salue notre développeur Nicolas Dunis qui a participé avec moi à la conception de ce simulateur qui était on va dire quelque chose de pratique pour nos lecteurs. informations et vous avez votre âge de départ à la retraite.

Est-ce que change pour vous la réforme ? Moi c'est ça qui m'a étonné. Je rentre donc mon âge c'est ça mon année de naissance.

Je suis un homme femme quand j'ai commencé à travailler et le nombre d'enfants et le nombre d'enfants. Dès que j'ai ça, est-ce que je sais sûr que je l'âge de départ laquelle auquel je postule pour prendre ma retraite ? Alors, notre simulateur est évidemment un outil simplifié et il prend en compte une carrière complète à partir du début du à partir de l'entrée dans le marché du travail.

Mais évidemment, si vous avez travaillé trimestrant, que ce soit par des stages, par des petits boulots d'été, ce qui peut tout à fait arriver, il suffit de voilà, il suffit de retirer 3 1 2 3 4 trimestres à notre simulateur et vous pouvez avoir votre âge de manière de manière très claire et et très simple. Alors euh si j'ai été au chômage par exemple, j'ai été au chômage 4 ans dans ma vie. J'ai 55 ans, j'étais 4 ans au chômage dans ma vie.

Est-ce que on peut savoir l'âge à laquelle on on doit partir à la refaire ? Oui oui oui. Alors le chômage c'est pas déjà est-ce que c'est compté au-delà de votre simulateur ?

Expliquez-moi ce que prévoit la réforme. Alors ce que prévoit la réforme sur le chômage ça ne va absolument rien changer. La règle actuelle qui est que quatre trimestres c'est-à-dire 1 an de chômage peuvent être pris en compte dans votre calcul et dans votre relevé de carrière finale.

Ça ne va pas changer. Il y aura toujours ces quatre trimestres qui seront pris en compte. D'accord.

Donc si j'étais 2 ans au chômage, je vais partir à 65 ans. Ouis, parce qu'il y a une année qui sera prise en compte. D'accord.

Si j'étais enceinte, bon, il y a peu de chance pour moi. Mais si je suis enceinte, est-ce que ça change ? Alors, beaucoup de de personnes nous ont demandé pourquoi on avait mis le nombre d'enfants et le sexe dans le simulateur en se demandant à quoi ça pouvait bien servir.

Et bien justement, c'est pour ça la maternité ou l'adoption, he je le précise, c'est c'est important, donne droit à quatre trimestres. Peu importe que vous vous soyez arrêté 1 mois, 6 mois, 15 jours, juste le temps d'accoucher. Non, si vous êtes une femme que vous avez accouché ou adopté, vous avez quatre trimestres offerts entre guillemets par enfant.

Oui, par enfant. D'accord. Donc si j'ai trois enfants, j'ai donc 3 ans.

Ce n'est pas fini. Ce n'est pas fini. Attendez, vous me compliquez tout ça.

Allez-y prends les notes parce que c'est compliqué. C'est très compliqué. Quatre trimestres pour la maternité et quatre trimestres pour l'éducation de votre enfant.

Ces trimestres depuis la loi de 2010, vous pouvez les partager avec votre mari, votre compagnon. C'est-à-dire que lui il peut en prendre deux, vous vous pouvez en prendre deux. Donc ces quatre trimestres d'éducation peuvent être partagés.

D'accord. Les trimestres éducation qui ne sont pas les quatre trimestres de maternité qui sont réservés. Oui, évidemment aux femmes.

D'accord. Donc en tout trois enfants, vous me dites que j'ai, si je ne partage rien, j'ai 6 ans. 3 x 8 24 trimestres effectivement ça fait 6 ans.

Ah oui, d'accord. Donc ça compte énormément. Ça va pas changer.

C'est dans la réforme d'avant, dans la nouvelle, dans les deux. dans les deux. C'est c'est c'est un des paramètres qui ne changera pas avec la réforme proposée par Ellisabeth Borne et son gouvernement.

Allez, autre question. Si j'ai une carrière longue, j'ai commencé à travailler à à 17 ans ou 18, allez, disons 18, comment ça marche ? Ce ne sera pas la même chose si c'est 17 ans ou 18.

Ah ben, vous voyez, voyez comme comme vous l'avez dit, tout semble très simple, le gouvernement a décidé de rajouter un critère. D'accord. Auparavant, vous aviez des carrières longues 16 ans et des carrières longues 20 ans.

Ce qui était ou là, attendez 16 ans, le l'âge de départ, l'âge de début. Alors, c'est presque ça. C'est pour avoir une carrière longue, il faut avoir 5 trimestres complets l'année de vos 16 ans ou l'année de vos 20 ans. 16 5 trimestres complets l'année de mes 16 ans.

Ça veut dire Ça veut dire que au dans le dans la meilleure des hypothèses, vous avez commencé à travailler à 15 ans et 9 mois. D'accord. Ça c'est la carrière longue 16 ans.

Ça concerne extrêmement peu de de personnes. Oui. Oui.

Quasiment personne. Oui. Quasiment personne.

Et il y avait la carrière longue 20 ans. Donc c'était le même principe. 5 trimestres complets l'année de vos 20 ans.

Ça ça concernait beaucoup plus de monde. Ça veut dire que si j'ai commencé à travailler, on va dire à 16 17 18 19 ans et 3 trimestres, voilà, je peux bénéficier d'une carrière longue 20 ans. C'était ça.

Le gouvernement a décidé de rajouter un troisème paramètre. La carrière longue 18 ans. D'accord.

Donc entre les deux. Voilà. Donc c'est assez compliqué mais qu'il faut retenir maintenant.

Mais la carrière longue 20 ans, elle continue à exister celle-là. La carrière longue 20 ans continue à exister et avec une carrière longue 20 ans, vous pouvez partir 2 ans avant l'âge légal. Donc l'âge légal sera de 64 ans en 2030 avec cette réforme.

Donc ce sera 62 ans. D'accord. Et c'est déjà le cas aujourd'hui.

C'estàd que ceux qui partent avec une carrière longue 20 ans partent aujourd'hui à 60 ans à la retraite. C'est ça. Donc les carrières longues augmentent un peu.

Un petit peu effectivement. Ils vont suivre l'augmentation de 2 ans de l'âge légal pour pour la majorité des travailleurs en France. C'est pas si simple hein.

C'est pas si simple. Direct. Il est 17h23. les manifestations à Paris qui qui se poursuivent, qui semblent être à l'arrêt.

Elles ont du mal à avancer ces manifestations. Il y a eu plusieurs route parce que le cortège ne démarrait pas de la place de la République en direction de nation. Mais on a entendu Timothé deem il y a quelques minutes qui nous disait qu'Alz la foule, les premières personnes devraient arriver place de la nation dans allez un petit quart d'heure.

Il nous a dit 500 m. On va voir ce qu'il en est. Bon Arthur, reprenons depuis le début.

Expliquez-moi ces modifications parce que j'imagine qu'en faisant votre simulateur, vous êtes penché sur cette réforme des retraites et pour ceux qui nous rejoignent, on va essayer de faire de la de la pédagogie. On touche l'âge de départ à la retraite et la durée de cotisation. Expliquez-moi la différence.

C'est ça. Alors, le système de retraite et la retraite marche entre guillemets sur deux jambes. Vous avez l'âge légal qui est à l'heure actuelle de 62 ans et la durée de cotisation, c'est votre nombre de trimestres à travailler.

Donc, il était si ma mémoire est bonne de 168 trimestres pour certaines générations. C'est difficile ça. 168 trimestres, il faut faire des calculs.

Oui. Oui. Oui. 168/ par 4, ça fait 42.

ça fait 42 ans et il montait jusqu'à 172 trimestre, 43 ans euh pour la génération 73. Ça, ce sont les paramètres actuels du système de retraite. D'accord.

Avec la réforme proposée par le gouvernement d'Élizabeth Born, vous avez une augmentation de l'âge légal, donc de 3 mois par génération à partir de la génération née en septembre 61. Ah oui alors ça m'intéresse parce que j'ai vu cette polémique autour de la première ministre qui elle est née en avril 61 il me semble. Donc elle n'est pas concernée par la réforme tout.

Tout à fait. Elle n'est pas concerné par la réforme. Donc si je suis né après si je suis né le 31 août pas la même chose que si je suis né le 1er septembre.

Si vous êtes né le 31 août, l'âge légal sera 62 ans. Si vous êtes né le 1er septembre, l'âge légal soit sera 62 ans et 3 mois. D'accord. 62 ans et 3 mois.

Et ensuite ça augmente. Donc pour l'année 62, 62 ans et 6 mois. pour l'année 63, 62 ans et 9 mois.

D'accord. Ah oui, on prend 1 an, on prend 3 mois tous les ans. Donc les premiers qui seront à 64 ans, c'est qui ?

C'est la génération 1968. Ah, dommage pour vous. Voilà, ce sera les premiers entre guillemets impactés totalement par cette par cette réforme des retraites.

Donc ça c'est l'âge légal. C'est la première jambe du système de retraite. Vous avez la seconde jambe du système de retraite qui est la durée de cotisation.

Hm hm. Et la durée de cotisation, elle s'exprime en trimestre. Parler à des gens proches de la retraite, ils sont exactement combien de trimestres il leur reste à à travailler.

C'est un chiffre qui qui à partir de 55 57 58 ans est très très présent dans dans votre esprit. Donc ça la durée de de cotisation va être augmentée d'un trimestre par génération pour atteindre 172 trimestres. génération donc par année à nouveau à partir de 61.

Voil à partir de 61. D'accord. Donc si je suis né en 62, j'ai combien de trimestres en plus de durée de cotisation ?

Un trimestre en plus. Vous passez de 168 à 169. D'accord.

Donc cette durée de cotisation, elle est importante aussi. C'est-à-dire que si j'ai 64 ans avec cette nouvelle réforme mais que je n'ai pas mes 43 années, ben je peux pas mes 43 années de cotisation. 172 trimestres, c'est ça ?

Compliqué, je ne peux pas partir à la retraite. Voilà, c'est pour ça qu'on parle de deux jambes. Vous pouvez très bien avoir l'âge légal.

Imaginez, vous avez ans mais vous n'avez pas votre nombre de trimestre requis, donc vous ne pouvez pas partir à la retraite à ta plein. Vous pouvez partir à la retraite mais malheureusement vous subirez une décote. Je reviens vers vous Arthur Bijotard.

On essaie de tout comprendre. C'est parfois un peu technique, mais je suis sûr que ça intéresse beaucoup ceux qui nous regardent parce que on veut savoir comment à quelle sauce on va être mangé si j'ose dire. Vincent Roseron, vous en êtes où ?

Vous êtes encore à l'arrêt mon cher Vincent ? Je vois les images place de la Bastille, je vois les images place de la nation presque. Et vous, vous êtes où ?

Et moi je suis place Voltaire. Actuellement place Voltaire. Euh donc vous voyez sur ces images-là, c'est encore la fin de Corteège.

J'avais pris beaucoup d'avance mais ils sont en train de me rattraper petit à petit. République est tout là-bas et de l'autre côté toute là-bas c'estes nations. On se retrouve plutôt à Michema en fait.

Là vous voyez le cortège de la CFDT qui a qui a avancé euh vers là-bas. Merci Vincent. Bon je vous laisse avancer progressivement en fin de cortège, on le sait, c'est souvent là qu'il y a des œufs chauffés devant derrière.

Pour vous pas de problème, on est d'accord. Vous m'avez dit, j'ai encore rien vu, hein. Euh, pas d'échau fouré.

Non, non. Aucune échauffé depuis le depuis le début de la manifestation. En tout cas, c'est sûr.

Euh au début, il y avait quelques personnes qui mettaient un peu bazar, on va dire, au début de la manifestation, tout au début avant avant le début. Mais depuis, en tout cas, République est là sur cet axe, c'est extrêmement extrêmement tranquille. On vous laisse avancer progressivement.

Arriverez-vous à atteindre la place de la nation ? Rien n'est moins sur Arthur Bijota, on est encore avec vous quelques instants et puis tout à l'heure Guillaume Roquet nous rejoindra directeur de la rédaction du Figaro Magazine. On fera un un point global sur cette journée de mobilisation.

Vous vous êtes penché j'imagine aussi au f data sur les chiffres sur les sondages peut-être un petit peu. Est-ce que vous avez pu regarder tout ça ? Est-ce que vous voyez des tendances avec les Français qui sont plutôt pour ou plutôt contre ?

J'ai l'impression qu'ils sont de plus en plus contre. Oui, effectivement la plupart des sondages le sondage Odoxa le Figaro mettait 6 français sur 10 opposés à la réforme. Et nous ce qu'on a regardé depuis le début de l'après-midi, c'est les chiffres des manifestations, les chiffres rapportés à la fois par les syndicats et par et par la préfecture.

Alors, j'en ai vu passer un à 17h. Là, vous avez vu celui des syndicats 400000 manifest personnes à Paris selon la CGT. Bon, pour l'instant, on va attendre le chiffre de la préfecture avant de se prononcer.

Mais ce qu'on peut dire déjà avec les chiffres des entre guillemets des plus petites villes, des des des villes en province où on a manifesté ce matin et ce midi, c'est que la mobilisation semble au moins en tout cas aussi forte que lors du premier de la première grande manifestation contre la réforme des retraites en 2019. Pour rappel, il y avait eu 806000 personnes dans la rue le 5 décembre. décembre, c'était le premier jour de mobilisation en 2019 avant le Covid.

On s'en souvient pour la réforme, la grande réforme systémique voulu par Emmanuel Macron, Édouard Philippe à l'époque. Voilà. Et donc nous, on a observé et on a vu des chiffres quasiment semblables voire légèrement supérieur notamment dans les villes dans les villes assez moyennes.

Si ma mémoire est bonne 9000 personnes à Châurou par exemple. Oui, j'ai vu ça à Poau aussi. Voilà, beaucoup de personnes à pot à Harle à à Angoulem également.

On a vu, je crois 23000 personnes à Lyon, 7500 personnes à Nice alors que les syndicats en attendaient 5000. Donc on peut dire là à l'heure actuelle avec les quelques chiffres préfecture qu'on a euh qu'on assiste à quand même une assez grande mobilisation. Vous l'avez rappelé d'ailleurs tout au long de ce direct. 806000 personnes le 5 décembre 2019.

Selon selon la police, les syndicats parlaient de 1,5 million blague récurrente, ça vous le savez selon la police, selon les syndicats parce que donc la CGT nous annonce 400000 à Paris les forces de l'ordre le ministère de l'intérieur tablai plutôt sur 50 à 80000. Christophe Cornevin qui était avec nous tout à l'heure du service société nous disait il y a du monde en région dans les villes de province donc il est possible que la manifestation soit plus importante à Paris. 400000 ça paraît peu probable mais après tout pourquoi pas nous verrons dès que les chiffres seront officiels.

Tout à fait. Oui. Vous vouliez consumer ?

Non non, c'est c'est tout simplement pour dire que pour l'instant on n pas encore les chiffres de la préfecture pour la manifestation parisienne. On fera les comptes et on comparera avec 2019 voire même pourquoi pas avec 1995 dernière grande mobilisation qui avait fonctionné contre la réforme des retraites mise en place par l'injupé à l'époque. Donc on pourra avoir des des points de comparaison ce soir une fois qu'on aura des chiffres.

Merci beaucoup. Merci Arthur Bijota de nous avoir accompagné de nous avoir expliqué. C'était le quart d'heure technique pour avoir toutes les données et pour savoir à quelle heure et à quel âge on part à la à la retraite.

L'heure à laquelle on retrouve Vincent Roson. C'est maintenant Vincent, allez faites-nous un petit bilan de ce que vous avez vu ressenti depuis le début de cette manifestation. Vous êtes arrivé tout à l'heure à 14h.

Est-ce qu'il y a du monde ? Est-ce que vous avez vu des personnalités politiques et syndicales ? Racontez-moi, faites-moi un petit bilan. [Musique] Ahb, est-ce que c'est à moi que vous parlez ?

Oui, c'est à vous mon cher Vincent. C'est à vous que je parle. Thbo, alors je sais pas si c'était à moi que vous parlez euh puisque jeis pas le retour actuellement mais si vous demandiez un petit un petit ce qui se ce qui s'est passé dans la journée.

Donc on est arrivé à enfin à 13h. Les gens ont commencé à se rassembler. place de la République.

On a vu déjà pas mal de prises de parole forcément des syndicats euh de Laurent Berger, de Philippe Martinez puis des différents leaders politiques qui étaient présents. Euh comme le disait tout à l'heure Sophie de Ravinal, ils n'ont pas défilé côte à côte avec les syndicats. Euh, ils sont restés plutôt à côté d'eux.

Ils ont pas réussi à rentrer en fait dans ce dans ce cortège euh comme elle l'expliquait tout à l'heure. Et sinon concernant cette manifestation qui est partie qui devait partir de République aller à Basti puis nation ce qui s'est passé c'est que cette manifestation en fait elle est resté bloqué pendant très longtemps entre République et entre sur la place de République pour aller à Basti et ils ont ouvert un deuxième axe qui est le boulevard Voltaire et là je suis justement sur ce boule Voltaire et on arrive à la place de la nation qui est encore dans 1 km à pied. Merci Vincent Roson.

Oui, c'est bien à vous que je parlais et vous avez bien fait de me résumer votre journée dans le cortège syndical. Euh Guillaume Roquette est avec moi. Bonjour Guillaume.

Bonsoir. Directeur de la rédaction du Figaro magazine. Il y a du monde hein.

Oui, il y a du monde. Euh il y a du monde. Ce n'est pas vraiment une surprise.

Ah ça surend pas. Non, ça ne me surprend pas. Disons que euh c'est pas une information aussi importante que si la mobilisation avait été un semi-échec.

Vous voyez ce que je veux dire ? C'estàdire que on était dans le prévisible dès lors que vous avez enfin les syndicats étaient quand même pour certains un peu inquiets hein. Il disait pas que ça allait être un rat de maré.

Ils appelaient à la mobilisation. Je les ai pas vu fanfaron d'avance. Non, c'est vrai et c'est une forme de maturité, mais quand vous avez à la fois un soutien important dans le pays, que tous les sondage vous disent, plus une unité syndicale, plus le soutien de toute une partie euh de la classe politique, c'est-à-dire la gauche et l'extrême gauche, tous les ingrédients étaient réunis pour que cette première journée soit un succé et c'est le cas et du Rassemblement national, vous avez raison, même s'ils ne sont pas les bienvenus dans les cortèges.

Euh, vous me dites que c'est pour l'instant une demi-information. Est-ce que la grande information c'est la semaine prochaine, celle d'après enfin lorsqu'il y aura la prochaine grande mobilisation puisque ce n'est pas un coup d'essai, il y en aura d'autres je pense. Est-ce que c'est au deuxième rendez-vous qu'on pourra vraiment se rendre compte de l'importance du mouvement ?

Alors euh oui, l'importance du mouvement dans dans la durée, ça va évidemment être déterminant. Je ne pense pas que le le point clé ce soit la mobilisation dans la rue. Il ne faut jamais oublier que lors de la dernière grande réforme des retraites, celle de 2010 menée par François Fillon, premier ministre et Nicolas Sarkozi, président de la République, il y a eu quatre manifestations à plus d'un million de personnes.

Et pourtant, le gouvernement n'a pas reculé parce qu'il y avait vraiment eu une espèce de ciss entre une minorité mobilisée, très syndiquée, très engagé et le reste du pays qui tant bien que mal continuait à travailler. Si on reste dans ce dispositif, c'est-à-dire que s'il n'y a pas un soutien majeur qui peut se traduire par exemple par des mouvements de grève dans le secteur privé, alors je pense que même une mobilisation forte sur la durée ne sera pas suffisante pour faire reculer le gouvernement. Vous me dites que la rue finalement c'est un joli symbole, ça fait de belles images.

Et ce qui fait reculer le gouvernement c'est quoi ? le blocage des écoles avec les profs qui ne donneraient plus cours, le blocage des raffineries avec les sens qui n'arrivent plus dans les stations, avec le blocage des trains et les Français qui peuvent plus dépasser. Ça ça inquiète plus le gouvernement.

Je pense que euh ça peut être ça, même si ça se gère. Regarder le mouvement de blocage des raffineries, ça a été compliqué. Le gouvernement a mis du temps à réagir et à faire les réquisitions nécessaires, mais il a fini par le faire.

Euh je pense que ce qui est déterminant, c'est de savoir si les les salariés du privé, ceux qui sont quand même les principaux concernés, euh vont vont embrayer ou non. C'est-à-dire si il y a euh le sentiment que c'est le la France des actifs dans son ensemble qui s'oppose à cette réforme, alors il y aura un problème de légitimité. Mais sinon effectivement euh il peut y avoir des gênnes, il peut y avoir des blocages.

Il y en avait eu en 2010 notamment dans les transport et pourtant le gouvernement n'avait pas reculé. C'est ce qu'on va faire avec Gu on va aller voir Timothé Dolem parce qu'il est euh avec des policiers et c'est un toujours une image. Les policiers qui ont le calot, ils ont pas le cas sur la tête.

Ça veut dire que la manifestation se passe bien. Vous me confirmez Timothé de LMEM ? Oui, tout à fait.

Thbo, je vous confirme que pour l'instant en tout cas tout se passe très bien ici. Les policiers ici c'est plutôt les gendarmes, la gendarmerie mobile. Ils sont en train et bien de faire avancer le cortège après l'avoir l'avoir arrêté pendant quelques secondes.

Et voilà. systématiquement d'ailleurs lorsque les gendarmes mobiles arrêtent le cortège comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure pour que et bien la foule reste bien compacte et bien nous entendons des sifflé qui s'élance évidemment de la foule qui n'est pas contente de devoir s'arrêter alors que les manifestants scandent de quelques slogans comme par exemple on est là on est là comme vous l'entendez probablement derrière moi. Nous sommes pour bien vous situer, nous sommes à 400 m de la place de la nation sur ce cortège donc c'est sur l'itinéraire, j'allais dire sur l'itinéraire Bouvert Voltaire puisqu'il y a deux itinéraires, je vous le rappelle cet après-midi.

Et nous sommes en train d'arriver sur la place de la nation d'ici quelques secondes, quelques minutes tout au plus. Vous le voyez peut-être, on va demander à Julien Leclerc de vous montrer cette place de la nation. Ça y est, on voit on aperçoit euh et bien euh cette place avec beaucoup de gendarmes et de policiers qui sont là et bien pour accueillir le cortège le cortège du boulevard Voltaire.

Alors que le second cortège qui est passé par la place de la Bastille et bien devrait probablement pas tarder à à nous rejoindre. Je n'ai pas cette information pour tout vous dire parce que nous sommes nous sommes ici depuis le début de la manifestation. En tout cas, pour l'instant, ambiance plutôt calme, plutôt bon enfant ici.

Elle est bien tenue par ses CRS, très vigilant, vous le voyez derrière moi. D'ailleurs, je vais accélérer un petit peu le pas parce qu'ils sont en train de me rentrer dedans. Oui, allez-y.

Ne vous braquez pas avec les fort de Lord, mon cher Timothé. Et puis vous faites attention évidemment. Tiens, Guillam, on sait encore faire des manifestations en France sans débordement.

C'est pas fini mais pour l'instant, c'est pas fini. Il est 17h35, un peu plus. 39.

Merci de cette précision. Et donc c'est effectivement le le la manifestation pour l'instant elle est contrôlée mais ce n'est qu'après la dispersion. Vous savez que il peut y avoir des des dérapages.

Maintenant il y a eu des souvenirs très très douloureux de la part du ministère de l'intérieur avec tous les débordements des gilets jaunes. Je pense que il y a un dispositif policier qui a été extrêmement travaillé. 3000 policiers à Paris, 3000 policiers spécialistes du maintien de l'ordre dans ces situations.

Exactement. Je pense qu'on pourra on pourra dire vers 20h 21h si effectivement tout s'est passé sans débordement. Euh autre question parler du ministère de l'intérieur.

Le ministre de l'intérieur n'est pas à Paris. Le président de la République non plus. Ils sont en Espagne.

Étonnant non ? Oui, mais il y avait un rendez-vous euh qui avait été pris de de longues dates. Euh je pense que ça n'est pas vraiment gênant pour le président de la République.

C'est un signe envoyé qui est que la réforme suit son cours. Il y a un calendrier parlementaire et que ça n'est pas à la rue de dicter son son rythme. Du côté du ministre de l'intérieur, si tout se passe bien, ce sera oublié demain.

Sinon, effectivement, ça pourra apparaître comme une forme de de de décalage comme il en avait eu lors de l'erreur manifeste d'appréciation de ce qui s'était passé au Stade de France c'était au mois de mai dernier de mémoire. Oui et puis on se souvient après les manifres de gilets jaunes de Christophe Castaner qui était ministre de l'intérieur et qui le soir souvent aller montrer des images au QG à Bovau sur les Champs-Élysées. Là on s'enquiète pas, on se dit que ce sera géré, pas de problème, pas besoin de faire de la communication parce autant de signaux qui sont envoyés d'une forme de de sérénité euh qu'affiche le gouvernement.

En fait, euh il y a une vraie interrogation, c'est c'est ça qui est particulier, c'est que euh cette journée semble être une réussite objective du point de vue de la mobilisation. Mais est-ce que est-ce que c'est un un jour de de de basculement dans ce long feuilleton de la réforme des traites ? Je ne pense pas.

Oui, ça ça m'intéresse parce que c'est vrai Guillaume les images, il y a du monde ça. Il y a pas photo. Euh c'est le cas et on se dit tiens première bataille perdue par le gouvernement, il arrive pas à convaincre ou en tout cas il arrive pas à éviter la rue pour l'instant.

Je pense que la vraie bataille perdue c'est celle c'est celle de la conviction des Français. C'est-à-dire que le gouvernement n'a pas réussi à à faire admettre euh à la majorité des Français que cette réforme était indispensable, qu'elle était juste et surtout qu'elle était euh euh extrêmement sociale parce que euh cert il y a des économies Oui, elle est vraiment parce que j'ai pas l'impression que le gouvernement a que sa communication là-dessus. J'ai plutôt l'impression et vous me dites si je me trompe Guillaume qu'il dit "Oui, c'est une réforme dure mais regardez, soyons pragmatiques.

Nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps, il faut le faire." Oui, mais ça c'est sur le plan des principes. Mais pour le reste, que ce soit pour pour les carrières longues, pour la pénibilité, pour la mise en place d'un revenu minimum pour les retraités, il y a là des des des mesures qui vont euh rendre la réforme beaucoup moins douloureuse.

Alors, effectivement, les gens retiennent d'abord cette mesure d'âge de 64 ans, mais la France reste relativement privilégiée par rapport à tous les autres pays européens. Mais ça aussi, le gouvernement n'a pas réussi à en convaincre l'opinion. Et pourtant Ellisabeth Borne, souvenez-vous dans sa communication quand elle a présenté son projet, avait énormément insisté là-dessus.

Euh ce qui est ce qui est compliqué, c'est que le gouvernement en fait a déjà fait une espèce de de de compromis politique euh sur cette réforme en en espérant emmener avec lui les parlementaires des Républicains. En revanche, côté social, ben oui, c'est moins évident. Mais est-ce que c'est une surprise ?

Non. Est-ce que de toute façon il y avait un compromis possible ? Dès lors qu'il y avait une mesure d'âge, la CFDT allait être contre, elle en faisait une position de principe.

Donc honnêtement, je pense pas que le gouvernement est commis une erreur, même si en terme de communication, c'est pas un succès. Le cortège qui arrive place de la nation. Enfin, si je veux dire, ça a pris du temps, du mal à se lancer cette manif la place de la Bastille.

Je vois les sondages, les Français sont étaient plutôt contre il y a encore quelques quelques semaines, mais c'était assez équilibré. Plus les vagues de sondage arrivent et plus le gouvernement occupe l'espace médiatique. C'est ce que demandait d'ailleurs le président de la République, c'est un c'est Arthur Berd du service politique qui nous le disait au conseil des ministres.

Expliquer expliquer expliquer et plus il explique plus le nombre de Français contre la réforme augmente. C'est un combat perdu d'avance. Qu'est-ce qu'il fait mal le gouvernement ?

Euh je pense que euh il n'arrive pas à faire changer l'état d'esprit des Français. Ah et et ça c'est presque Mission impossible. Donc euh c'est un échec objectif.

Mais est-ce que c'est de sa faute ? Je ne suis pas certain. Euh moi je pense que le la position des Français vis-à-vis de de des retraites, elle est elle a une double explication.

D'abord euh les gens se disent "Mais après tout, on a lâché tellement d'argent pendant le Covid, on peut bien en lâcher encore un peu sur les retraites." C'est vrai que si vous mettez euh face-àface l'économie espérée euh avec cette réforme, à peu près 12 milliards d'euros par an et tout ce qu'on a cramé pour reprendre l'expression de Valérie PC avec le poid qu'il en coûte où on était au-dessus de 500 milliards d'euros, les les Français comprennent pas qu'on puisse pas à nouveau que l'État puisse pas à nouveau faire d'échec. Et puis le le 2è point qui est plus plus plus profond, je pense c'est une façon de de de se replier sur soi.

C'est-à-dire que fondamentalement, je pense que le refus de cette réforme, c'est un un refus de se de se projeter dans l'avenir, c'est-à-dire de dire "Bon bah, la retraite, c'est ce qui nous reste, alors euh ben pour nos enfants, on verra bien. Mais c'est un peu encore une minute monsieur le bourreau. Vous voyez, je trouve que c'est un petit peu la même chose que sur les enjeux écologiques.

Quand on dit aux gens "Mais vous êtes d'accord que c'est grave le réchauffement climatique ?" Les gens disent "Oui, bon ben alors peut-être qu'on peut augmenter un peu les taxes sur le les énergies fossiles." Là, les gens disent non.

Et donc, c'est une forme de contradiction ou alors une forme de de d'absence de confiance dans l'avenir pour un des peuples les plus pessimistes du monde. Ça me surprend pas complètement. Ça m'intéresse ce que vous dites et et je j'en viens à à cette petite musique que j'entends que je lis parfois dans le dans le journal avec nos amis du Figarovox.

Est-ce qu'il y a un désintérêt des Français pour le travail ? Est-ce que les Français ne veulent plus travailler le Covid passant par là ajoutant bien une envie de profiter de la vie plutôt que de d'être sur son lieu de travail ? Oui, je pense que euh il y a effectivement cette cette forme de de mise à distance du travail euh je pense que c'est d'abord dû au fait que euh le travail n'apparaît plus comme une obligation et ça encore une fois c'est le résultat de ces de ces dizaines de de milliards d'euros qui ont été dépensés, qui ont permis aux entreprises de tenir bon malgré la crise, qui ont permis aux salariés d'être payés avec le chômage technique et donc les gens se sont dit bah finalement on a moins travaillé pendant le Covid et et tout a continué à aller presque comme avant.

Alors pourquoi est-ce qu'on ne continuerait pas ? Je pense que c'est un peu une une forme de de flemme j'ose le mot. On en a d'ailleurs fait une couverture du Figaro Magazine il y a il y a quelques semaines qui a qui a qui a saisi le pays.

Je pense que il il faut se certains certaines personnalités politiques le revendiquent. Sandrine Rousseau notamment qui tweetait hier si vous êtes féministe et féministe et favorable à la flemme, venez manifester dans la rue. Oui, je je comprends.

C'est c'est une tentation qui est explicable surtout quand on a le sentiment que le travail a perdu de son sens, que que il n'y a plus cette adhésion à un projet collectif. Mais je pense que c'est quelque chose qui n'est pas tenable sur le long terme et que justement cette réforme, elle a aussi cette fonction là qui est en quelque sorte de de de remettre les Français. Alors c'est toujours difficile de généraliser parce qu'il y a des Français qui travaillent énormément, mais euh de remettre chacun face à cette responsabilité qui est de dire ben dans un pays surtout quand il est en déclin démographique parce qu'il fait pas assez d'enfants, bah oui, il va falloir travailler plus.

Quel est l'état des discussions aujourd'hui entre les syndicats et le gouvernement ? On sait que le gouvernement ne va pas discuter avec la CGT. Il y a peu de chance que ça aboutisse.

Est-ce qu'il a encore un espoir de faire flancher Laurent Berger et la CFDT ? Est-ce qu'il peut y avoir un accord à terme ? Ben Laurent Berger s'est tellement engagé sur le refus de toute mesure d'âge que euh il sera difficile d'éviter ce ce nœud du problème.

Donc peut-être que le gouvernement peut reculer. Ellisabeth Borne a a choisi de reculer avant même d'engager le bras de fer en passant de 65 ans qui est l'âge minimum évoqué par le président de la République à 64 ans pendant la pendant la campagne présidentielle. Voilà.

Aujourd'hui, si elle recule encore ou si elle abandonne la mesure d'âge, alors ce sera interprété comme une reculade et à juste titre. Et là, le coût politique serait tel que je l'envisage pas aujourd'hui. Euh, est-ce qu'il peut reculer au fond du gouvernement où euh il y a peu de chance finalement ?

Euh là, la tendance actuelle, si vous deviez être peu prophétique, oui ou non cette réforme va-t-elle passer ? Ah, écoutez, c'est vraiment euh c'est vraiment compliqué. En tout cas, je je oui, je pense que le gouvernement peut la faire passer.

Encore une fois, je je vraiment en tête ce précédent de 2010 où une forte mobilisation sociale n'avait pas empêché la réforme, sauf encore une fois si le le secteur privé embray mais je pense pas qu'il embrayera sur la retraite parce que je dirais que les les adqu privés, ils ont l'habitude he ça fait maintenant depuis Édouard Baladur que le régime de retraite et les conditions pour prendre sa retraite ont é durci si le mouvement embray sur une sorte de mécontentement plus général avec par exemple des revendications salariales alors oui ça peut changer mais vraiment je prends mon risque hein parce que encore une fois peut-être que je ferai des bons tit de main et tant pis je passerai pour un idiot mais sera pas la première fois mais disons que aujourd'hui je ne vois pas de de de basculement dans le dans le rapport de force qui pourrait compromettre la mise en place de la réforme mais il va falloir tenir hein vous savez le Le le le projet va passer en conseiller les ministres la semaine prochaine. Al tiens, je veux qu'on parle de ça parce que vous me dites non, le gouvernement peu de chance qu'il recule face à la rue et aux manifestations. Mais quel est le combat le plus difficile ?

La rue ou le parlement ? B je pense que c'est c'est plutôt la rue. Bon, le calendrier est assez long, hein.

Le le la discussion parlementaire commence dans un peu plus de 15 jours, ce qui veut dire que dans le meilleur des cas, le projet peut être voté à la mi-mars. Euh donc, il va falloir tenir 2 mois. Et 2 mois, c'est long.

Mais euh si le gouvernement n'a pas réussi à faire de compromis social avec les syndicats, il a quand même fait un compromis politique. Et alors ça, est-ce que c'est acté ? rappelle Emmanuel Macron n'a pas la majorité à l'Assemblée nationale.

Il a besoin des voix d'autres parties pour faire passer ses lois en l'occurrence sur la réforme des retraite. Il ne va pas viser à gauche, il vise plutôt à droite. Les LR disent plutôt se disent plutôt favorable aurait déjà amendé cette réforme avant même les amendements officiels de l'Assemblée nationale ?

Est-ce que c'est officiel les LR vont voter cette loi ? Mais les LR ils ont la liberté de vote. Donc il y a il y a encore débat.

Écoti, le président du parti, a déjà donné des signes de bonne volonté en disant qu'à priori cette réforme correspondait au projet de la droite et que donc il était prêt à la voter. Je pense que les LR vont demander encore une ou deux mesures supplémentaires pour pouvoir afficher le fait que cette de toute façon les LR tiennent le gouvernement dans dans leurs mains. et ben je ne sais pas qui tire qui parce que euh effectivement ils pourraient jouer la la surenchère ou euh faire usage de leur capacité de nuisance, mais on a une droite qui est déjà assez mal en point dans le pays parce que ces électeurs considèrent que elle elle a du mal à tenir ses engagements.

Ça fait des années que la droite demande cette réforme de retraite. Si elle ne la vote pas aujourd'hui, elle elle se déconsidérera. Mais en même temps, c'est pour ça qu'à mon avis, c'est un piège et que de toutes les solutions sont mauvaises pour la droite.

Euh la droite classique, hein, la droite, si elle ne vote pas, elle apparaîtra comme plus anime. Si elle la vote, euh elle va encore plus à mon avis euh créer euh euh une distance avec les le les classes populaires, voilà, qui lui font déjà cruellement défaut. Et une nouvelle fois, le grand gagnant politique de cette histoire, ça apparaît quand même le rassemblement national.

Vous avez vu cette image juste avant, il y a notre duo Guillaume. Ici en plateau, il y a un autre duo, c'est Timothé de LEM avec un militant cégtiste. Il est là aujourd'hui et on imagine qu'il est contre cette réforme.

Pourquoi Timothé précisément à part l'âge légal, ça on a compris. Est-ce qu'il y a d'autres problèmes pour les CJtistes ? Et bien, on va le lui demander.

Thbo, vous avez manifesté aujourd'hui toute l'après-midi contre cette réforme des retraites. Pourquoi ? Euh bah pour une une mesure que je trouve injuste.

Pourquoi est-ce que vous trouvez que cette cette réforme est injuste ? Est injuste parce que faire travailler jusqu'à 65 ans, 64 ans, excusez-moi, euh c'est c'est complètement aberrant. Il y a des choses qui qui marchent.

On marche un petit peu sur la tête. À mon avis, les gens ont trou ont du mal à trouver du travail. On va faire travailler les gens plus longtemps.

C'est c'est complètement à contre-courant. Euh et puis et puis ça ça le fait pas là. On là ça à chaque fois on revient on revient sur ces sur ce sur les retraites sur les retraite on dit qu'il y a un trou qu'il faut il faut équilibrer les la caisse tout ça.

Mais moi quand je vois quand je vois tous les patrons du 440 qui font des énormes bénéfices et là qui sont énormes et là non on cherche pas ailleurs. On va encore taper sur les retraités, les faire travailler plus. C'est moi je trouve ça scandaleux.

Alors pourtant Emmanuel Macron, il a consulter concert les syndicats. Il y a eu quelques plusieurs mois de de consultation certaines mesures mesures d'accompagnement pour cette réforme des retraites. Par exemple cette réforme minimale à 1200 € la réforme 64 an.

Vous vous dites quoi ? Vous dites ce n'est pas suffisant. Non puis les 1200 € moi je dis que c'est pour faire avaler la pilule.

C'est pour nous dire voilà travaillez plus mais en compensation vous aurez 1200 € mais les 1200 € ça sera peut-être pour une carrière longue. Tous ceux qui ont des carrières un petit peu en donsi détaché tout ça ça va être compliqué pour eux. C'est ça.

Et après 64 ans, on va nous refaire une réforme encore dans dans 10 ans pour nous dire faut travailler jusqu'à 66 ans. Non mais ça devient c'est du grand n'importe quoi. Et puis comme je dis, on trouve de l'argent pour tout un tas de trucs mais alors là pour les retraites non il y a pas.

Il y a pas. Alors, vous n'êtes pas directement concerné par cette réforme d'raite puisque vous me le disiez juste avant que nous soyons à l'antenne. Vous êtes déjà retraité, vous êtes là pour les générations futures.

Pour les pour les générations futures pour parce que moi je me je ne suis pas concerné mais j'ai encore des collègues qui travaillent, j'ai de la famille qui travaille qui là me disent je vais travailler un an de plus, je suis impacté dans des métiers pénibles. Tout ça c'est c'est ça va, ils ils envoyent pas le bout déjà il y a de la sur des postes de travail dans certains moi je parle de la de la fonction publique mais sûrement dans le privé il y a de la maltraitance au travail il y a de la pénibilité tout ça qu'est-ce que vous voulez que des gens qui sont sur des des métiers payibles quand je vois les gens qui sont en train de faire des bâtiments qui sont aux intempéries là que je voyais ce matin leur dire vous allez travailler jusqu'à 64 ans même pour la pénibilité est-ce qu'est-ce qu'il y a dans la pénibilité On le sait pas. Alors, nous sommes sur la place de la nation actuellement.

Nous venons d'arriver. Racontez-nous un petit peu l'après-midi que vous avez que vous avez passé. beaucoup beaucoup de monde.

Le cortège déjà a mis du temps à démarrer depuis cette place de la République. Ah oui oui, le le cartège a mis très beaucoup de temps à démarrer place de la République. Et le problème c'est que au départ il y a devait avoir qu'un cortège qui devait partir boulevard Montmarché et on s'est retrouvé un moment à un coin de rue avec des gens qui étaient on était on pouvait ni avancer ni reculer.

C'était c'était infernal. Il y avait le boulevard Boltaire, on essayait d'aller vers le boulevard Voltaire, on pouvait pas. On essayait d'aller le boulev marché, on pouvait pas.

Il y a des dames qui ont fait des malaises parce qu'on était vraiment opressé tout ça. Vous avez vu des personnes faire des malaises par exemple cet après-midi ? Les pompiers sont pas venus mais il y a on voyait des gens qui passaient qui les qui les sortaient qui essayaient de les emmener autre part.

Mais c'est sûr queil y a dû avoir des malaises assez graves quoi. Quel va être quel va être le programme maintenant ? Vous allez vous allez rester sur cette nation ?

Est-ce que vous pensez déjà aux éventuelles futures manifestations ? Oui, oui, oui, oui, oui. On va pas s'arrêter là de toute façon.

On va pas s'arrêter là. Moi, je pense que si Macron, il retire pas son projet la, on va dire que ça va ça va s'amplifier, le mouvement va s'amplifier. Mais c'est normal.

C'est normal. Alors voilà, on va vous montrer ce qui se passe sur cette sur cette place de la nation avec ces images de Julien Leclerc qui va qui va vous montrer là-bas un fumigène qui qui est en train de s'allumer ce fumigène vert. Vous voyez également beaucoup de fumée que l'on voit clairement à Vu d'œil.

On va aller voir de quoi il s'agit. Vous le voyez également ces quarts de la gendarmerie mobile qui sont qui sont allumés. quelques quelques sirènes également qui retentissent sur cette place de la nation.

Euh voilà, alors que la pluie commence également à arriver. On se demande même d'ailleurs si c'est pas un petit peu de la pluie neigeuse ici. En tous les cas, il fait très très froid mais cela n'a pas refroidi les ardeurs des manifestants qui continue d'arriver sur cette place de la nation lieu d'arrivé de cette manifestation cet après-midi.

Merci Timothé, merci d'avoir posé toutes ces questions. Guillaume, lorsqu'on entend ce monsieur, comment les convaincre ? Moi je n'y connais pas forcément très bien en économie.

J'essaie de comprendre. Je lis les économistes, les journalistes, les politiques. Je crois le dernier qui a parlé à chaque fois ou presque.

Je suis presque à chaque fois convaincu. J'ai l'impression que tout le monde a raison ou que tout le monde a tort. Comment convaincre les Français que cette réforme est bonne ?

Comment bien s'informer ? C'est très difficile hein. Alors, on n'est pas dans une dans une réalité aussi évidente que la physique.

Si je si je renverse ce micro, vous m'entendrez plus. Ça c'est simple. Donc la réforme des traites, bien sûr qu'il y a il y aurait d'autres possibilités. on pourrait euh baisser euh les les pensions des retraités, on pourrait augmenter les cotisations des entreprises, qui finirait d'ailleurs par euh euh retomber sur les salariés puisqu'il faut bien trouver l'argent quelque part.

On pourrait aussi augmenter les impôts comme dit ce ce monsieur retraité semble-t-il du ministère des finances qui est militant CGT et qui reprend effectivement ses éléments de langage mais les milliardaires ont beaucoup d'argent, on peut les on peut les taxer davantage. Donc euh c'est pour ça que de toute façon on peut pas convaincre 100 % 100 % des gens. L'idée c'est de dire quand même que dans un système économique ouvert comme le nôtre euh taxer davantage les entreprises, c'est perdre de la compétitivité, euh augmenter les impôts, c'est euh craindre de perdre les entrepreneurs qui iront investir ailleurs.

Baisser les pensions là pour le coup, ce serait encore plus impopulaire et que donc c'est un moindre mal. Mais je pense que euh il est assez sain de dire que effectivement euh ça n'est pas euh une réalité aussi euh aussi simple qu'une équation mathématique. D'autant que euh le péri n'est pas immédiat.

Vous voyez, une politique publique, elle est acceptée quand les gens on sont inquiets à très court terme. Quand Emmanuel Macron au printemps 2020 dit "Bon, dans 12h, je veux que tous les Français soient enfermés chez eux." tout le monde écoute parce que les gens disent "OK, sinon on risque de choper un truc qu'on connaît pas qui peut être très grave et qui s'appelle le Covid." Aujourd'hui, la le la le perspectives de détérioration du régime des retraites, c'est une c'est quelque chose qui n'est pas immédiat et encore une fois euh c'est dans une un contexte de de dépense publique très élevée et donc c'est il y a une forme de de de retour à la réalité des Français qui pour l'instant n'est pas complètement achevé.

Vous me parlez du taux de cotisation. Bon, le montant des pensions, on a bien compris, on n'y touchera pas au vu de la situation, on ne veut pas toucher au retraités. D'autant qu'Emmanuel Macron, c'est sa base électorale.

He oui, c'est vrai. Alors que objectivement, on on on pourrait y réfléchir. Oui, parce que j'entends j'entends partout.

Alors Marie Viso me disait que c'était plus complexe que ça tout à l'heure, mais que les retraités français sont les plus riches d'Europe et ils sont en meilleur état de santé financière que les actifs. Bah oui, c'estàd que les les retraités ils ont ils ont pu très souvent constituer un petit patrimoine parce qu'ils ont pu investir dans leur résidences dans des conditions plus favorables dans une France et être actif dans une France qui allait mieux que ça Oui, absolument. Et euh et euh donc c'est vrai que objectivement la situation des seniors, même si ce sont des généralités et donc euh donc il faut toujours se méfier des discours globalisants, voilà. euh ils sont les on va dire il aujourd'hui il vaut mieux être retraité en France que que jeunes professionnels, c'est sûr.

Mais encore une fois euh je parlais tout à l'heure de la difficulté de la France à se à se projeter dans l'avenir. Et bien c'est vrai qu'on a tendance à à s'occuper davantage de ceux qui sont euh les plus les plus les plus fragiles entre guillemets par rapport à leur existence et ce sont les retraités. Bon c'est un choix qui a été fait.

Voilà. D'accord. Donc le montant des pensions ne touche pas. le taux de cotisation.

En revanche, est-ce qu'il y a pas un petit débat ? François Hollande qui n'est plus aux affaires, ancien président de la République dit pourquoi pas augmenter un peu les le taux de cotisation. Les Français sont prêts à le à le à le faire si ça peut leur permettre de partir plutôt à la retraite.

Soon sa parole, on entend ou on entend pas ? François Baou. Voilà, j'allais vous dire ou là c'est autre chose.

C'est un allié d'Emmanuel Macron et il dit sensiblement la même chose. Oui. Oui.

Oui. C'est-à-dire qu'effectivement euh c'est le principe du goutte à goutte. vous dites une goutte de plus, ça ça change rien dans le dans le dans le niveau de la bouteille.

Sauf que on a quand même un coût du travail en France qui est déjà l'un des plus élevés d'Europe et on sait ça pèse sur les les marges des entreprises, ça paye aussi ça pèse aussi sur le montant des salaires nets parce que quand les charges sont élevées, les augmentations sont plus difficiles de la part des des employeurs parce que elles sont plus coûteuses puisqu'elles sont inflatées du niveau des charges. Moi je pense que c'est un petit peu comme sur les impôts, il faut avoir une position de principe et je pense que la position de principe c'est pas plus. On est arrivé vraiment à un maximum à la fois en terme de de fiscalité et en terme de cotisation sociale.

Les manifestants qui arrivent place de la nation, c'est pas certain qu'ils arrivent place de la nation parce qu'on a vu beaucoup de monde à République et on voit que progressivement, on a vu beaucoup de monde à Bastie aussi progressivement place de la nation. J' qu'elle se vide au lieu de se remplir alors que les manifestants sont censés arriver. Nous verrons progressivement dans les minutes et les heures plutôt pas les minutes surtout s'il y a encore du monde à l'arrivée de ce de ce cortège.

Je vous garde encore un instant Guillaume Rocket Emmanuel Macron est-ce qu'il joue aussi l'unité de sa majorité dans les jours qui viennent avec cette réforme ? Edouard Philippe lui voulait et on le sait lorsqu'il était premier ministre cette grande réforme systémique. Il s'est prononcé même à une époque pour les 67 ans.

Là il est un peu vague. François Baou n'est pas forcément d'accord. on vient de le dire.

Est-ce que là il a besoin de s'affirmer pour que la fin de son quinquena ne soit pas euh complètement oublié et que ne soit et que ce ne soit finalement qu'une guerre de succession entre ceux qui restent. On voit bien que effectivement les les successeurs potentiels d'Emmanuel Macron dont on rappelle qu'il peut pas se représenter une troisème fois euh en 2027 euh sème des petits cailloux blancs pour pouvoir dire si jamais ça tourne mal. Bah vous voyez, je vous l'avais bien dit, qu'on aurait dû écouter davantage le pays ou qu'on aurait pas dû faire comme ça.

Sur le fond, la majorité est derrière Emmanuel Macron. Ce qu'il joue, ce n'est pas seulement son avenir personnel puisqueencore une fois, il peut pas se représenter en tout cas dans dans l'immédiat. Ce qui joue, c'est c'est la crédibilité du macronisme.

C'estàd que qu'est-ce que c'est que le macronisme en 2017 ? Qu'est-ce qui fait que cet homme entre guillemets sorti de nulle part qui n'a jamais été élu qui n'a pas de parti que les Français ne connaissaient pas 2 ans avant élu de la République ? C'est le réformisme, c'est c'est la promesse de de de bouger la société.

Alors il s'est transformé. Oui. Alors allez-y.

Voilà. Il a les les les la conjoncture a été difficile. Il y a eu cette crise du Covid que personne ne voyait venir.

Il y a ce conflit ukrainien. Donc il s'est transformé avec un certain talent d'ailleurs en en président protecteur, même si ça coûte cher aux finances publiques, mais s'il abandonne complètement ce statut de réformateur, alors c'est toute sa toute sa crédibilité et encore une fois, c'est toute la pérennité du macronisme qui sera remise en question. C'est pour ça que je ne vois pas sa majorité l'abandonner et je ne le vois pas non plus lui reculer, en tout cas pas dans dans dans le la situation actuelle du rapport de force.

Guillaume, dernière question. Après, on retourne voir pour finir Vincent Roseron et Timothé de LEM. Et puis évidemment, on garde les images tout au long de la soirée en direct pour savoir ce qu'il se passe dans les rues de Paris.

On a parlé de la droite, on a parlé de la majorité et la gauche dans tout ça. Est-ce que cette alliance, même si Sophie Dravinel m'a expliqué tout à l'heure qu'elle n'avait pas vu de photo entre les syndicats et les leaders politiques, est-ce que cette alliance à gauche entre syndicat et politique peut durer ? Est-ce que la NUPS peut une nouvelle fois s'affirmer, montrer d'une certaine manière une solidité, une un collectif dans ce moment qui est cette séquence autour de la réforme des retraites ?

Oui, je pense que cette réforme est inespérée pour cette gauche unie qui s'est qui s'était présenté aux législatives sous le sous l'étandard de la NUP parce que il y a beaucoup de choses qui séparent le Parti socialiste de de la France insoumise et même du parti communiste. On voit bien que ça a tangué ces derniers temps, mais là la l'unité est refaite parce que c'est toute le c'est toute la culture de gauche et cette culture commune qui qui rejaille là. Je vous rappelle que si on est dans ce bazar, tout ça remonte à 1981.

Je vous rappelle que en en au mois de de de mars 1981, les Français partaient à la retraite à 65 ans. Et donc c'est François Mitterrand arrivé au pouvoir le 10 mai, voilà, qui a baissé 5 ans d'un coup et et ben ça fait 30 ans 40 ans même 40 ans qu'on est en train de revenir sur ce qui a été probablement euh une conquête sociale et en même temps une erreur historique parce que je pense que ça a beaucoup contribué à à fragiliser le la France et pour la gauche si Mitteran n'avait pas fait descendre la retraite à 65 ans, aujourd'hui on débattrait pour aller à 67. Peut de c'est possible, c'est possible.

Vous savez, on ne réécrit pas l'histoire, c'est pour ça qu'elle est si passionnante. Merci beaucoup Guillaume Roquet. Merci de nous avoir accompagné pour cette première journée de manifestation et de mobilisation.

Je vous relâche et je donne la main à Timothé DM. Timothé, il y a pas grand monde place de la nation. Où sont passés les manifestants ?

Ils ont abandonné en cours de route. Peut-être sont-ils sur la la place de la de la Bastille. Tiba en tous les cas pour ce qui est du cortège passé qui a emprunté le le boulevard Voltaire effectivement ce cortège qui est arrivé ici place de la nation et vous le voyez cette place qui qui n'est pas qui n'est pas remplie loin de là même s'il y a un flux continu de de personnes dans une ambiance assez calme assez contenue même s'il suffit que je dise cela pour qu'un pétard vous le voyez euh explose à quelques mètres de de nous quelques pétards quelques fumées de bingale également fusé Bengal, pardon, de temps en temps quelques fumigènes euh qui qui sont voilà élancés dans le ciel.

Mais pour l'instant, l'ambiance est vraiment calme et contenue avec ce flux continu de personnes qui continuent à arriver sur cette place de la nation. Mais pour l'instant effectivement, la place qui est loin d'être pleine et certains manifestants qui commencent déjà à évacuer les lieux. Alors que vous le voyez, la nuit, ça y est, est tombée sur cette place.

Euh la pluie, elle s'est arrêtée. Merci beaucoup Timothé de Lem. Merci à vous de nous avoir suivi.

Alors ce qu'on fait c'est qu'on garde les images en direct parce qu'on ne veut pas rater euh la fin de cette mobilisation. Nous allons voir si cette place de la nation se remplit ou si au contraire comme nous l'expliquait Timothé petit à petit et bien les manifestants ont quitté le cortège où se sont arrêtés. Place de la Bastie.

Merci de nous avoir suivi. On garde les images en direct. Merci à Ri Becker qui était en régie.

Merci à Alban B qui l'a assisté. On se retrouve très vite et si jamais il y a de nouveaux événements, on revient dans la soirée. Merci. je J Ah. [Applaudissements] Je sais pas s'ils veulent faire e [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Ah. [Musique] [Musique] He. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique]

🔴Revivez les manifestations contre la réforme des retraites — Emmanuel Macron · Pourquijevote