Réforme des retraites: se dirige-t-on vers un 49-3?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le pire des scénarios en fait qui va se jouer ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Qui a intérêt à un 49-3 ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le Président de la République s'est suffisamment impliqué dans la conduite de cette réforme ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que dans l'opinion, Madame Borne résiste aux assauts de mécontentement ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'elle a fait une bonne négociation avec les syndicats ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est la température dans le monde de la culture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00JournalisteChiffre
« Il y a quatre cinq députés d'avance pour une majorité. »
- 3:00JournalisteChiffre
« Il y a eu une motion de censure une seule qui a été votée dans la 5e République c'est 62 1962. »
- 5:00JournalistePromesse
« Le gouvernement dira toujours qu'il trouvera d'autres moyens de financement. »
- 7:00JournalisteChiffre
« Elisabeth Borne est à Matignon depuis 9 mois et 25 jours. »
- 9:00JournalisteChiffre
« On attend entre 50 et 80000 manifestants à Paris. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ok qu'est-ce que le pire des scénarios en fait qui va se jouer entre deux mains et je dis le calendrier c'est ça demain il y a une commission mixte paritaire qui réunit cette sénateurs cette députés après le texte alors le texte qui va être étudié c'est le texte qui sort du Sénat qui a été voté par le Sénat avec un vote bloqué après ce texte va aller au Sénat précisément jeudi matin et jeudi après-midi à l'Assemblée nationale avec des risques et des embûches et des obstacles un peu partout alors c'est quoi le pire première obstacle la commission mixte paritaire il devrait être assez aisément franchissable puisque il y a une majorité de députés de sénateurs de parlementaires qui sont favorables à la réforme des retraites donc ils vont un peu amender le texte sorti du Sénat mais mais on devrait pas avoir de surprise demain en fin de matinée ou en début d'après-midi sur la commission mix paritaire ensuite vient le temps du Sénat et surtout de Assemblée nationale et c'est là que les différents scénaris dont on peut parler sont seront proposés alors il y a celui du kit ou double moi j'ai une n'y crois pas beaucoup c'est à dire que Elisabeth borne et Emmanuel Macron décide de présenter le texto vote 149-3 donc on pensant qu'ils peuvent réunir une majorité et en prenant le risque de voir le texte rejeté et là on arrive au scénario le pire au terme de de quand même de plusieurs mois de tension de débats de délibération un texte qui est rejeté par la représentation nationale ça me paraît un cataclysme beaucoup trop important pour essayer de le tenter on a fait les comptes à Wally Bordas notre journaliste parlementaire a fait des comptes très sérieux sur les différents partis à l'Assemblée nationale ce qui pourrait s’abstenir ceux qui viendrait bon à l'arrivée il y a quatre cinq députés d'avance pour une majorité ça n'est pas assez parce que c'est pas une vérité comptable l'assemblée il y a des gens qui viennent pas il y a des gens qui sont malades il y a des gens qui ont rataient leurs trains donc il moi je ne vois pas comment Elisabeth borne pourrait éviter et ce serait le scénario intermédiaire de faire passer cette loi grâce à l'article 49-3 alors Jean-Yves OK et prendre 49-3 elle y va motion censure en retour et la mention de censure en retour de censure en retour elle peut ne pas être et c'est ça qui est extraordinaire déposé par le rassemblement national ou elle est fit la France insoumise qui sont les deux pôles d'opposition les plus virulents mais par un député là qui s'appelle Charles de Courson qui est le plus ancien dans l'assemblée d'ailleurs et qui fait partie d'un groupe qui s'appelle liotte lui-même étant d'ailleurs un député centriste de tendance centriste et à ce moment-là j'ai entendu dire que tout le monde pourrait tous les opposants pour évoquer pour sa motion de censure et si je fais les calculs ils peuvent faire tomber le gouvernement oui c'est un scénario qui effectivement circule en ce moment qui circule effectivement une motion de censure déposée par un député qui n'est ni nupès ni rassemblement national ni même LR d'ailleurs et qui donc pourrait être voté par tout le monde en théorie effectivement si la nups dans son intégralité le RN l'alliotte une partie du du DLR la vote ils ont la majorité elle peut passer elle peut passer ou si elle ne passe pas ça peut être à très peu de voix donc oui certitude absolue après qui a vraiment envie de de la dissolution de l'Assemblée nationale c'est la vraie question qui a envie d'aller aujourd'hui devant les électeurs et pour quel résultat c'est ce qui pourrait quand même limiter vous savez qu'il suffit qu'il y ait quelques absents il suffit de comme le disait Vincent il faut comprendre que les absents en gros ou les abstentions les blancs nuls votent en gros pour le gouvernement c'est le la manière dont on a de la majorité ce scénario en effet mais si quelqu'un ne se présente pas et ne vient pas voter en gros ça c'est compté comme un de fait comme un vote de contre la censure donc la question c'est effectivement en paroles beaucoup de gens sont prêts à la voter mais il faut imaginer ce que signifie l'adoption d'une mention de censure c'est effectivement une sorte de crise politique c'est la dissolution probablement de obligatoire mais possible dissolution de l'Assemblée nationale retour de vos électeurs enfin c'est un scénario qui reste quand même aujourd'hui un peu improbable aussi certes comme la question c'est le pire des scénarios on est obligé de l'envisager et Claire le pire des scénarios le président de la République l'avait dit en début de quinquennat il a dit moi si la motion émotions contre moi et bien je dissous et une dissolution et bien on sait toujours que c'est toujours très très risqué et risque de faire le jeu de qui d'après vous alors c'est pas le jeu de qui ça fait mais vous disiez quel est le scénario le pire pour le gouvernement le scénario pour l'instant c'est plutôt le pire c'est pour Emmanuel Macron c'est lui qui s'est engagé lors de la campagne présidentielle pour cette réforme c'est lui qui a choisi de ne pas faire une vraie campagne lors des législatives et n'a pas participé quasiment pas participer il n'a pas sa majorité donc il met sa tête sur le bio avait fait c'est-à-dire si la réforme passe pas s'il y a une grosse crise comme vous disiez tout à l'heure les scénarios des pires et bien son son le reste de son mandat est foutu on fait plusieurs années quand même devant lui il peut plus rien faire donc c'est un Président je comprends pourquoi hein parce que il sait très bien le risque qu'il a devant lui alors si on est à 4 personnes près vous imaginez imaginons que ça soit un 49-3 mais qui est pas de motion de censure il y aura moi aussi la voiture auquel cas là on pourra contester peut-être la légitimité de cette réforme non oui on sait bien que beaucoup d'opposants que ce soit des opposants politiques ou les opposants parmi les syndicats ont déjà dit que si le texte était adopté par la procédure du 49-3 donc sans vote c'était un déni de démocratie on peut on peut débattre là-dessus puisque le 49-3 est quand même un instrument prévu par la Constitution quelque part pour la première fois utilisé ça fait le gouvernement d'Elisabeth borne a été elle a utilisé déjà 10 fois et dans les précédents gouvernement de la 5e République il a été évidemment utilisé des dizaines et des dizaines de fois notamment par Michel Rocard voilà donc après c'est une appréciation politique de dire c'est un déni de démocratie il est vrai qu'une réforme aussi importante qui était peut-être une des clairement affichés durant la campagne présidentielle qui serait adopté sans votes à leurs conseils ils sont hostiles c'est effectivement comme pour prolonger ce que disait claire c'est ça affaiblit considérablement la suite du quinquennat quel que soit le premier ministre on en parlera tout à l'heure et en tout cas ça fait virer forcément Emmanuel Macron Emmanuel Macron c'est une première là cette ce contexte qui est aujourd'hui en place pour une dramaturgie qui va durer 48 heures alors dans l'histoire politique je voudrais pas vous dire d'erreur mais sous la Cinquième République j'ai été regardé il y a eu une motion de censure une seule qui a été votée dans la 5e République c'est 62 1962 sur le suffrage universel la proposition de faire voter les lire le président au suffrage universel à l'époque l'assemblée se rebelle contre le général de Gaulle qu'est-ce qu'il fait alors Pompidou démissionne et le général de Gaulle dissout l'Assemblée là au contraire il a eu gain de cause puisque les élections il y a eu de nouveau une majorité égoïste Pompidou est revenu et le suffrage universel a été adopté donc là ça a été coup double coup trip pour le général de Gaulle on n'est pas du tout dans la même situation si on s'interroge sur qui a intérêt à 49-3 c'est quand même assez intéressant parce que les syndicats ayant intérêt parce que ça permet d'habiller leurs défaite et de dire c'est une victoire à la Pyrrhus du gouvernement ça n'a pas été démocratique les opposants séparés ils pourront dire la même chose c'est à dire laupercé le rassemblement national je pense qu'Eric Ciotti se contenterait très bien d'un 49,3 puisque ça jeterait le voile sur les divisions qu'on ne ferait pas le compte à la fin de qui la voté qu'il a pas voté et vous avez même un certain nombre de député de la majorité voir de ministre qui regarde ce 49-3 en disant de toute façon la première victime ce sera Élisabeth borne et donc pour ceux qui aimeraient lui succéder ou qui ne sont pas tout à fait satisfaits de cette première ministre ça n'est pas non plus un inconvénient extraordinaire je dirais même qu'Emmanuel Macron pour lui qu'est-ce qui risque il risque d'être un peu plus impopulaire sur cette réforme mais au point où il en est c'est pas grand chose c'est vraiment qui paierait le plus cher ce 49-3 c'est celle qui a le pouvoir de déclencher c'est Elisabeth borne là et c'est pour ça que depuis une semaine elle dit je vais chercher une majorité c'est intéressant je sais pas si vous souvenez mais au mois de juillet quand elle est devenue première ministre il y a eu l'exact la même question pour le vote de confiance vous savez ce vote de confiance que l'on peut demander une fois qu'on a fait son discours de politique générale et jusqu'au dernier moment on s'est dit elle va le demander en se disant de toute façon elle n'arrivera pas et puis finalement les raisonnable et elle a dû discernement donc elle ne l'a pas fait il me semble qu'on se dirige exactement vers le le scénario sur cette question de l'utilisation de l'article 49-3 écoutez ce qu'on a entendu à ce propos dans le débat politique nous ne voulons pas de 49-3 nous souhaitons transformer notre majorité relative en majorité absolue sur le texte des retraites et nous sommes donné les moyens de le faire en faisant évoluer progressivement notre projet je vous rappelle qu'initialement en parler d'un départ à 65 ans c'est aujourd'hui 64 ans puis nous avons introduit par voie d'amendement à l'écoute des syndicats des forces politiques notamment de la majorité mais aussi des oppositions des mesures fortes des mesures importantes alors j'arrive dans vagin il est pas là le piège aussi c'est adopté en 49,3 recours au Conseil constitutionnel constitutionnel qui dit il y a plusieurs dispositions dans votre réforme qui va ne sont pas constitutionnel parce que elles n'ont rien à y faire c'est pas un peu un problème ça aussi c'est un des risques mais le problème il est quand même d'abord politique c'est-à-dire que ça fait quand même plusieurs jours que les poids lourds du gouvernement annoncent qu'il y aura pas de 49-3 le le patron du parti majoritaire enfin présidentielle en tout cas etc donc avoir laissé entendre et même quasiment assurer qu'il y aurait un vote pour ensuite passer au 43 c'est quand même un peu compliqué sur le plan politique c'est-à-dire c'est une défaite c'est une défaite par rapport à ce qui était annoncé alors peut-être c'est parler des scénarios les pires c'est pas le pire du pire il y a le pire du pire évidemment c'est de perdre au vote le pire du pire c'est la motion de censure donc bon si le 49-3 passe sans censure c'est pas le pire des scénarios mais c'est quand même un mauvais scénario par rapport à ce qui avait été lancé on voit bien que le gouvernement et on peut comprendre si on raisonne en terme de jeu il y a une tentation c'est comme aux cartes quoi il y a une tentation de de jouer son atout parce que c'est vrai que la séquence a été scénarisée de telle manière qu'une victoire au Parlement paraît et à l'Assemblée nationale en particulier apparaîtrait quasiment comme une victoire politique donc il y aurait du point de vue de de l'image de la légitimité de cette réforme etc il y aura une sorte de retournement de situation exactement ça serait très démoralisant sans doute pour les oppositions pour les syndicats je pense que disait les syndices les syndicats eux-mêmes ont on validait d'une certaine manière ce scénario quand le secrétaire de la CFDT dit pas de 49-3 etc c'est une manière de dire s'il y a un vote au Parlement ça aura quand même une légitimité politique non négligeable donc là il y a eu un enfermement quelque part dans un scénario qui était le scénario du vote qui a été validé par la majorité présidentielle enfin le grand présidentiel excuse-moi elle n'est pas majoritaire c'est-à-dire le problème mais bon le camp présidentiel lui-même qui fait qu'aujourd'hui sortir le le 49-3 ce sera une défaite symbolique alors il y a la défaite dans l'opinion depuis le début et l'opinion était perdu dès le départ il s'est rien passé c'est-à-dire que ça a pas bougé absolument pas bouger il y a le exactement enfin de deux semaines en semaine les les mêmes le même rejet le même niveau de rejet qui est très important les deux tiers 70% tout dépend comment on sont des quelles questions pose mais même un soutien au mouvement social qui a très peu bougé et qui est très majoritaire aussi y compris dans une partie de l'électorat d'Emmanuel parce que ça c'est un autre élément qui est intéressant c'est que jusqu'à maintenant sur tous les grands clivages ou tous les grandes crises que Emmanuel Macron a traversé au cours du premier quinquennat sa coalition était soudée derrière lui sur le la manière dont il a fait face aux gilet jaune il a il a même renforcé sa coalition au cours de cette épreuve la crise du de la covid aussi a été un moment de de cohésion du de la collision présidentielle derrière la politique qui a été menée le Pass sanitaire etc tout ça a été validé par son électorat la manière aussi il a géré le conflit en Ukraine tous ces moments là ont été le moment qui qui soudaient son camp là aujourd'hui c'est l'inverse c'est-à-dire que cette réforme elle clique à l'intérieur même de de de de de la du Grand présidentielle et ça c'est le Clive énormément les républicains on sait mais qui aussi une partie de de l'électorat Renaissance c'est c'est très compliqué et alors le 49-3 par dessus si vous voulez c'est c'est quand même c'est pas le pire mais c'est un peu c'est pas totalement mondial pire quand même c'est vrai que r ont mangé leur chapeau qui voulaient qui vont toujours pousser pour un déplacement de l'âge de la retraite ils l'ont et votre compte voudrait mieux pas qu'on ait leur nom publié le lendemain bien sûr exactement alors Fabrice un autre point on parlait du scénario du pire même si la réforme est adoptée même si c'était avec un vote il y a un point qu'on n'a pas abordé c'est c'est toutes les concessions que le gouvernement a fait le gouvernement Emmanuel Macron a vendu à défendu cette réforme en disant l'objectif c'est quand même sauvé notre système de retraite par répartition c'est d'avoir un système équilibré en 2030 même éventuellement excédentaire et puis au fil des concessions l'excédent visait en 2030 a fondu font du fondu le 5 mars Olivier du soft nous disait dans Le Parisien qui on arriverait avec toutes les mesures déficit de 300 à 400 millions d'euros et ça c'était sans compter sur une des dernières mesures accordées au Sénat et appuyée par par LR qui est ce CDI senior qui sans doute une bonne idée pour maintenir les seniors dans l'emploi mais qui coûtera cher au finances publiques on ne sait même pas combien alors la fourchette est assez considérable on ne sait même pas bien l'évaluer parce que ça dépend évidemment combien de seniors on emploie les fourchettes qui circulent c'est de 200 millions à 2 milliards d'euros donc alors évidemment le gouvernement dira toujours qu'il trouvera d'autres moyens de financement mais au final on est quand même en train d'atterrir sur une réforme qui n'est finalement pas financée en tout cas qui arrive à un déficit en 2030 le fameux index Seigneur d'ailleurs qui serait probablement repoussé par le Conseil constitutionnel parce que c'est pas du tout une mesure d'urgence qui est relative un projet de loi de finance de la sécurité sociale supplémentaire enfin rectificatif mais en l'occurrence qui est une mesure ce qui est un indicateur qui qui n'a des mesures de financement qui est considéré comme un gadget par ses opposants et d'ailleurs qui a l'air selon certains plus ou moins abandonnés pour être au profit de ce CDI senior qui est quelque chose de beaucoup plus concret ce serait baissé voir éliminer certaines charges en contrepartie de l'emploi de seniors une fois ça coûterait cher au finances publiques ouais alors c'est le risque que ça aussi c'est que ça coûte plus cher finalement que le régime actuel mais ce qui est très intéressant dans ce que dit Fabrice c'est qu'on en a presque oublié la substance de ce projet de loi c'est-à-dire qu'on est fixé sur un fétichisme de l'âge 62 64 qui est devenu le pivot de la réussite ou de l'échec politique de cette réforme et le contenu même de la réforme et ce qu'il doit apporter n'est même plus ou peu discuter hors de de certains cercles mais ce n'est pas la délibération collective à l'échelle du pays ça n'est plus ça et même et c'est là que le gouvernement a à mon avis un peu failli dans la défense de un projet de loi c'est qui s'est attaché à ce symbole comme si ce symbole emportait avec lui tout le reste c'était vraiment si on passe les 64 ans de façon mécanique toutes les économies que l'on devait faire seront emportés avec et on voit leur selon les différentes études on dit que c'est la moitié voire deux tiers des économies prévues qui ne se qui ne seront pas faites après sur le plan de la symbolique politique il est évident que si à la fin la réforme est adoptée même qu'à un cas même avec un 49-3 même avec un article censuré par le Conseil constitutionnel Emmanuel Macron pourra la brandir comme à trophée les autres lui diront que c'est un trophée pas glorieux mais il sera parvenu à augmenter l'âge de départ à la retraite de deux ans ce qui pourra un chef d'État sous la 5e République et quand même une performance est-ce que le Président de la République c'est suffisamment d'après vous Jean-Yves dans Magin impliqué dans la conduite de cette réforme dans sa pédagogie je trouve que vous soulignez un paradoxe c'est à dire que effectivement il est peu présent boire assez absent et en temps omniprésent c'est-à-dire que quand on regarde les les réformes précédentes elles avaient toujours le nom d'un ministre ou du premier ministre Jean Juppé la réforme de vaquer quand j'étais étudiant la réforme Macron et là et là et là on dit on dit on dit la réforme Macron c'est c'est personne ne dit la réforme borne ou du sort et tout le monde considère que c'est la réforme d'Emmanuel Macron d'ailleurs nous-même on dit voilà bondir etc même si tu théoriquement c'est pas lui mais et tout le monde les syndicats demandent à être reçu par Emmanuel Macron donc on tout le monde tous les acteurs considère que c'est lui qui qui décide et en plus la réforme et en même temps effectivement il est pas très présent c'est-à-dire que on le voit pas beaucoup il en parle tellement il reçoit pas alors c'est un choix stratégique il s'expose pareil ça donc il est à la fois hyper exposé et assez absent et après la réforme elle n'a pas été préparée c'est à dire que nous dans les sondages qu'on faisait au début du processus clairement les Français n'avaient ne comprenaient pas l'utilité de cette réforme quand vous posiez la question de savoir s'il y avait une menace sur les retraites des déficits à venir etc par des Français penser que non donc c'est tout le problème c'est que vous pouvez pas demander espérer gagner une bataille de l'opinion et demander des sacrifices à des gens qui n'envoient pas l'utilité tout ça en plus après le quoi qu'il en coûte c'est-à-dire que une espèce de séquence qui prépare très très mal la réforme on donne l'impression que quand on veut trouver de l'argent on entre on peut en produire c'est le politique qui décide finalement donc il y a en gros il y a pas de limite et vous ne préparez pas l'opinion à la nécessité de la réforme elle n'en est absolument pas convaincu donc il y a aucune raison que les gens acceptent de faire des sacrifices s'ils ont cirque sont quelque part arbitraire je pense qu'elle est vécue comme au contraire c'est pas beaucoup beaucoup de Français qui considèrent qu'elle n'est pas nécessaire quoi faire passer c'est que cette retraite par répartition c'est un contrat intergénération c'est-à-dire il a amené les gens à dire est-ce que vous êtes pour ou contre travailler plus mais pas grand monde et pour travailler plus à part ceux qui ont des boulots formidables en général tout le monde se dit dès que je peux je m'arrête là il a pas réussi à remettre en tête que c'était un grand contraste c'est ceux qui travaillent qui payent pour ceux qui sont à la retraite oh il y a de plus en plus de retraités et de moins en moins d'actifs donc grosso modo si on avait dit est-ce que vous voulez que vos parents finissent ultra pauvre comme autrefois est-ce que c'est ça que vous vouliez ça aurait peut-être été un petit peu moins mal perçue là évidemment travailler plus peut-être que vous allez parler tout à l'heure du rapport au travail ces choses là vous avez raison en plus en changeant de pied d'un quinquennat à l'autre parce que au début c'était la réforme systémique on mettait tout le monde dans un même régime ce qui pouvait se concevoir mais ce qui était vraiment compliqué parce que quand on a vu les avocats quand on a vu les médecins descendre dans la rue là mais alors là ils sont passés à une mesure d'âge effectivement et une démarche individuelle c'est une démarche individuelle dans un dessin national parce que le le système de répartition est une partie du système social français c'est presque un élément identitaire et il aurait et ça aurait pu être proposé comme un des leviers de redressement du pays or ça a été on a simplement dit il faut équilibrer les comptes travailler un peu plus pour équilibrer les comptes c'est pas tout à fait exact si tout le monde travaille une ou deux années de plus quand même ça rapporte enfin peut-être tu dis moins que prévu il y a eu en plus des maladresses accumulées le gouvernement a voulu défendre une réforme juste il y a eu cette histoire des 1200 euros qui a été quand même catastrophique en termes de communication une un moment les Français ont compris et pas que les Français je pense les journalistes que c'est 1200 euros seraient le minimum pour tous les retraités modestes et puis au fil des explications on a compris qu'un an c'était déjà si vous avez une carrière complète si vous avez bien été au SMIC etc etc et au final on parlait de on parle de 10 à 20 000 bénéficiaires seulement donc une vraie catastrophe en termes de communication alors il y en a une qui a quand même été sur le devant de la scène on peut pas le nier et on peut pas lui retirer son engagement c'est Madame borne engagement un peu étonnant d'ailleurs parce que c'est une femme qui vient comme chacun sait de la gauche qui a défendu une réforme qui était considéré au début comme une réforme de droite plutôt avec cette mesure d'âge tout ça c'est un peu cliché mais c'est quand même le cas et elle a pas ménagé sa peine quand même madame borne est-ce que dans l'opinion et bien elle résiste aux assauts je dirais de mécontentement oui elle est elle est assez mais justement elle est pas très polarisante ça revient un peu à ce qu'on évoquait juste avant c'est à dire que la la réforme n'est pas complètement associée à elle on est quand même dans cette situation particulière vous souvenez de 1995 bien sûr Juppé portait la réforme des retraites et on considérait que c'était lui on se doute bien que le Président de la République avait son mot à dire mais je veux dire c'était lui qui n'ont c'était pas seulement en première ligne c'était lui qui donnait l'impression de de piloter la réforme et de la de la tenir et dans décider d'une certaine manière là il se trouve que personne me semble-t-il aujourd'hui n'a cette sensation il y a personne ne pense que la réforme se joue à Matignon et personne ne pense qu'elle est en gros en position de de décider de de de ce qui va se produire donc c'est c'est un vrai bar alors quelque part ça la protège un peu parce que c'est Emmanuel Macron on est dans une session inverse la situation habituelle on a un fusible réunisse le fusible c'est lui qu'on envoie en première ligne et quand il est cramé on le on lance là on est dans une position totalement inverse qui est le la conséquence inéluctable de l'exercice jupitérien du pouvoir le président c'est lui qui est dans même s'il ne s'y met pas tout le monde le considère comme étant en première ligne et nous servir ça la protège elle un peu paradoxalement mais en même temps fusible fusible il faut qu'il soit c'est lui qui doit brûler si elle utilise le 49-3 Vincent on entend dire que elle aura bien du mal à se maintenir à Matignon quand même bah elle sera quand même très affaiblie politiquement si jamais elle n'est pas parvenue à réunir une majorité puisqu'elle a été choisie quasiment pour ça pour sa capacité de négociation son sens du compromis c'est d'ailleurs intéressant parce que elle a elle a pas été elle a pas polarisé mais en fait c'est elle qui a tout fait et qui a essayé d'obtenir les voix les unes après les autres c'est une polytechnicienne à l'esprit très rigoureux qui a découvert par endroits les règles de la politique et notamment les inconstances c'est-à-dire qu'il y a eu des épisodes assez intéressant presque ça vous re sur le la différence entre la politique et les autres univers c'est-à-dire qu'elle avait un accord avec la droite et puis elle voyait que Pradier disait le contraire le lendemain et puis parfois même des gens qui l'avaient eu au téléphone lui disait quelque chose et puis le lendemain disait l'inverse bon comme elle est intelligente elle a elle a très vite compris le fonctionnement des uns et des autres mais elle s'est investie vraiment à chaque instant dans cette dans cette réforme si donc le 49-3 elle doit le passer par 49 ans je pense qu'elle sera affaiblie et qu'avec un autre président qui Emmanuel Macron elle pourrait s'inquiéter après l'expérience nous montre après six ans de Macron à la présidence de la République qu'il aime pas changer les gens qui n'aime pas changer au fait du tout il critique les conservateurs mais il est très conservateur dans son dans son sa pratique du pouvoir et donc on peut imaginer qu'il conservera une Elisabeth borne affaibli en se disant que de toute façon elle ne lui fait pas d'ombre quelle est là pour être une exécutante et que ça ne sert à rien de changer le fusible puisque vous prenez cette image puisqu'il fonctionne encore de façon intermittente donc voilà après on peut il peut y avoir des événements qui décident ou qui accélèrent il y a des gens qui attendent parce qu'il l'a remplacerait volontiers mais il me semble que dans ce que l'on a pu voir durant dernier mandat Emmanuel Macron déteste prendre ce genre de décision il les prend vraiment s'il est contraints et qu'il n'y a pas d'autre solution c'est vrai il n'aime pas le changement et puis il sait ce qu'il perdrait mais ils ne sont pas ce qu'il gagnerait et qui voudrait venir travailler enfin j'allais dire travailler prendre ce poste là vous dites non c'est une équation complète il y en a qui veulent mais peut-être lui ne voudrait pas je ne sais pas s'il arriverait à retrouver un premier ministre comme ça ça a été difficile pour de trouver Elisabeth borne je sais pas s'il a envie de ça si ça ça ferait une nouvelle crise ouverte et papa les multiplier non plus comme ça Matignon ça veut dire qu'elle quitte provisoirement le débat politique non elle pourrait pas rester comme si c'est pour raconter ce qu'elle sait et reprendre ses droits de femmes de gauche totalement intérêt de l'avoir dehors il faut toujours se méfier de ça c'est une dimension un petit élément calendrier c'est un peu anecdotique mais qui la protège quelque part c'est aujourd'hui Elisabeth borne est à Matignon depuis 9 mois et 25 jours c'est moins qui édit de cresson qui avait tenu 10 mois et 18 jours et donc symboliquement qu'elle que la deuxième femme première ministre de la 5e République dure moins que la première est aussi assez négativement je pense c'est pas sur ce genre de considération qu'Emmanuel Macron décidera de la maintenir ou pas évidemment des paramètres bien plus importants qui entre en jeu mais voilà c'est petite est-ce qu'elle a fait négociation a été syndicats Fabrice alors Olivier du soft a pris sa part il était maladroit je pense à sa dernière sortie quand il y a affirmé que la réforme était une réforme de gauche alors en plein discussion avec avec plus que maladroit d'honneur à Olivier marlex la semaine où il avait besoin de ses voix donc magnifique après non je pense qu'elle a fait une partie du boulot effectivement elle avait son expérience à la RATP notamment de négociation avec les syndicats après on est dans la 5e République du République ou le vrai patron ça reste le président et quand le Président donne ce signal de refusé ne serait-ce que recevoir les syndicats qui lui demandaient ça c'est compliqué aussi pour pour la première ministre qui qui compte les points entre les deux mais globalement je pense que n'a pas démérités alors est-ce qu'elle a joué Jean-Yves Normandin son rôle avec une majorité présidentielle relative composite composée de trois groupes trois sous-groupes traditionnellement le Premier ministre c'est le patron de la majorité sauf quand il s'appelle Monsieur Philippe et qu'il voulait pas être le précieux de la majorité précisément est-ce que elle elle a emmené elle a embarqué cette majorité justement sur une réforme où tout le monde c'est moins qu'on puisse dire n'est pas à l'unisson oui mais justement il y a pas de majorité c'est c'est quand même toute la difficulté de l'exercice du pouvoir on le sait depuis maintenant les élections du mois de juin c'est à dire que notre régime a une dimension parlementaire le présidentialisme à la française qui est même un hyper présidentialisme quand les deux majorités coïncident devient une sorte de alors la débride aujourd'hui assez particulier ce qu'il y a pas de majorité alternative enfin c'est une situation très particulière quand même de potentiellement de crise politique assez profonde en réalité ce que le pays est divisé en trois si demain on retournait aux urnes il y aurait encore moins de majorité on fait des stages on fait des sondages on le voit c'est à dire oui les les ça se rayonne une forte procédure rassemblement national et donc là on aurait vraiment en gros trois les LR s'effondreraient et on aurait on me perdrait probablement un tiers la moitié peut-être de leur député et on aurait un bloc nups assez stable une sorte de centre droit qui oui pesera un gros tiers aussi et puis on aurait beaucoup beaucoup plus de députés à ce moment national sans doute c'est pour ça que alors même le rassemblement a peut-être même pas envie d'être dans cette situation c'est ce qui poserait d'autres problèmes mais c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure je veux bien qu'il y ait une motion de censure qui soit votée un autre Premier ministre et lui pourrait avoir la confiance de l'Assemblée sur une autre proposition donc c'est possible mais en tous les cas la dissolution aujourd'hui ne règlerait rien c'est à dire que le il y aurait pas de majorité politique dans ce pays serait quand même encore un peu plus un gouvernable probablement qu'avant donc on est quasiment au bord de la Bible mais de la crise politique alors de sursis que tout le monde l'a en tête alors en plus avec une date qui est dans tous les esprits c'est celle de 2024 puisque c'est à la fois les Jeux Olympiques donc c'est le point culminant du mandat d'Emmanuel Macron avec une réussite et puis les élections européennes c'est à dire le nouveau rendez-vous dans les urnes ou là si jamais les scores sont spectaculaires Emmanuel Macron sera obligé de prendre une décision à peut-être pas la dissolution mais ça peut être un remaniement si on peut imaginer que si la liste Renaissance s'effondre et que Jordan Bardella fait 28.28 ou 29% on doit réagir on ne peut pas favorise voilà on ne peut pas on ne peut pas rien changer donc on est dans cet état de latence avec jusque là alors un débat qui s'installe qui est très fort qui est moins sur la personnalité de la première ministre que sur le calendrier parlementaire c'est-à-dire est-ce qu'il faut faire l'immigration maintenant avec normalement le prochain texte avec la le risque très grand pour la majorité que le texte ne soit pas voté parce que ne votera pas le RN ne votera pas et que si Gérald Darmanin durcit trop son texte pour séduire à LR il y a une partie de la majorité qui dit qu'il ne voudront pas voter ce texte là donc on entend de plus en plus est-ce qu'il faut pas d'abord les institutions l'industrie vertes changer le calendrier parlementaire pour éviter ce rendez-vous mais comme ça fait huit mois qu'on nous tendanise en disant on va faire des trucs sur l'immigration ça moi ça me paraît difficile de les voir changer le calendrier dans ce sens là mais voilà le le là on rejoint la question du 49-3 si jamais dégage pas de majorité elle aura plus beaucoup quand même d'oxygène politique et repartir sur un texte aussi sensible que celui de l'immigration ça peut aussi créer des tensions très fortes qui est pas compris ni à gauche ni à droite c'est un pour le moment voilà tellement hybride que il y a pas grand monde pour me soutenir alors alors bon on est allé à l'Assemblée nationale on est allé à Matignon maintenant on va aller dans la rue dans la rue avec deux mains une manifestation qui est attendue et une manifestation où devrait y avoir moins de monde que en semaine précédemment c'est à dire là on parle de 600 à 800 000 manifestants est-ce que ça veut dire que il y a une résignation est-ce que ça veut dire que et bien les syndicats ça vous battus est-ce que ça veut pouvoir dire beaucoup de choses il y a manifestement un essoufflement de la mobilisation dans la rue le 7 mars il y a eu beaucoup de monde incontestablement mais les syndicats à l'Inter syndicale avaient dit on va mettre la France à l'arrêt on va certains on va même bloquer la France on va remettre l'économie à genoux pour les plus radicaux mais en tout cas tout était d'accord pour dire on va mettre la France à l'arrêt il y a eu des grèves certes mais la France n'était pas à l'arrêt les usagers du train effectivement eu quelques difficultés mais les trains continuaient leur marché au moins pour certains marchés on a eu on n'a pas eu de coupure d'électricité majeure il n'y a pas eu de folie de panique dans les stations-service les écoles étaient pas complètement fermées donc le pays n'était pas à l'arrêt donc ça c'était un échec par rapport au slogan à l'objectif affiché des syndicats et il semblerait effectivement d'après la police que demain on attend entre 50 et 80000 manifestants à Paris ce qui serait sans doute moitié moindres que les précédentes manifestations claires dans le monde de la culture quel est la température est-ce qu'il y a une opposition c'est très forme ou alors le monde de la culture c'est vaste c'est mais comme il y a eu tout un tas de plans autour des intermittents au moment du covid donc là le front est à peu près calme ce qui était très contre les réformes de retraite c'est quand on touchait au régime vous savez la première mouture c'était les danseurs par exemple de l'Opéra qui avait fait ils ont été mis à l'abri là ils ont été mis à l'abri donc le front est à peu près calme il y a pas de mais pour rappeler la mobilisation qui qui chute il faut quand même rappeler que les jours de grève ne sont plus payés ou plus comme autrefois c'est-à-dire que ceux ici qui ont connu les grandes grèves de 95 ça non ça n'en finissait pas on a su après que dans les grandes entreprises publiques c'était quand même assez largement payé ça ça incite là je pense que il y a tout de même des endroits tu sais sans doute mieux que moi ou c'est transformé en jour de congé ou des choses comme ça mais ça n'est plus payé comme autrefois donc ça coûte cher de faire une journée de grève et certains syndicats disent oui on s'arrange pour tourner faire tourner les gens etc ou font ces manifestations le samedi en principe pour que tout le monde vienne n'est pas un jour retenu ça ça joue quand même parce que c'est plus la même France qu'en 95 le covid est pas parvenu à mettre absolument la France à l'arrêt bien sûr aujourd'hui avec à la fois les moyens de transport on peut prendre des vélos des choses en livres services les RTT les le télétravail il y a des possibilités d'esquive des mouvements collectifs qui n'existaient pas à l'époque à l'époque de notamment de 95 ou s'il y avait pas de train on pouvait pas par rentrer en banlieue c'est il y avait pas de moyens de rentrer chez soi donc c'est quand même beaucoup beaucoup plus difficile aujourd'hui d'installer un climat comme ça de glaciation totale qui qui a 25 ans admettons 49-3 le Laurent Berger a dit si c'est ça je sais pas s'il y aura une légitimité mais bon on accepte il a dit s'il y a un vote j'en prendrai acte ce qui peut enfoncer un coin dans l'intersyndical parce que voilà je pensais que la CFDT arrêtera plus ou moins le mouvement vous allez alors que la CGT on pourra en parler de la CGT il pourrait y avoir donc une brèche dans l'intersyndicale en cas de vote dans 49-3 c'est autre chose alors justement en cas de vote et même alors en cas de vote mais on peut aussi envisager le cas du 49-3 en exclure on s'affranchissant des propos de Monsieur berger ça serait quand même une défaite des syndicats ça veut dire que le moyen d'action de la manif avec tentative de blocage et tout ça marche plus oui alors le 1984 c'est une bonne comparaison parce que c'est un mouvement social dans un contexte il ressemble un peu qui gagne et où il y a une pour le coup il y a le blocage ça marche surtout les moyens de transport d'ailleurs c'est pas les seuls secteurs en grève mais enfin c'était quand même globalement les les stations de métro étaient fermées c'est pas qu'il y avait aucune drame qui me saoulait il y avait des grilles les gens et du stop dans Paris effectivement il y avait pas encore la généralisation autant qu'aujourd'hui d'autres moyens alternatifs qui me fait l'autre etc mais bon il y avait les trains il y avait pas un train les rails étaient à l'arrêt et et c'est aussi pour ça d'ailleurs qu'il y avait sans doute le paiement des jours de rêve parce que ça faisait partie des négociations de fin de conflit c'est à dire que pour reprendre le travail il y avait en plus cette exigence là là on est très très loin de ça effectivement on est très très loin de ça on l'a senti dès le début finalement il y avait un nombre de grévistes importants dans l'éducation nationale lors des premières journées d'action ça a diminué ensuite il y avait il y a eu un nombre conséquent mais c'était pour une journée enfin c'était voilà c'était pas c'était pas très radical c'était et en général les mouvements sociaux quand ça part ça part fort et vite c'est à dire que c'est les grands mouvements sociaux sont assez imprévisibles les rend souvent assez surprenant on les attend pas forcément là on est sur quelque chose de plus routinisé de pas très radical de qui faisait partie du scénario prévu et accepté c'est-à-dire que là pour le coup le gouvernement est pas du tout surpris ça fait qu'il y aurait des manifestations il savait qu'elle serait d'une certaine assez grande ce qui était craint c'était des grèves fortes l'éducation nationale qu'aurait compliqué la vie des des salariés ont dû compliquer le fonctionnement du pays la jeunesse aussi il y avait cette inquiétude que les lycées ou les ou les universités il y a eu des tentatives de blocus etc mais ça n'a pas pris et d'une certaine manière le le niveau de de conflictualité ou de détermination et certainement pas suffisant de ce point de vue là pour que le mouvement social l'emporte il est syndicats en plus ont pris un grand risque en annonçant le blocage c'est un peu comme le gouvernement avec le vote c'est à dire que vous annoncer quelque chose vous mettez la barre vous créez une attente vous même vous défiez vous annoncer quelque chose qui n'a pas vraiment lieu ça vous met dans une salle c'est une situation de difficultés et la chose intéressante et ça on le sait depuis le début mais ça va en augmentant c'est que la plupart des Français pensent que la réforme aura lieu alors c'est amusant parce que ouais elle risque pas on vient de parler du fait on pouvait y avoir un silence catastrophe au Parlement mais je pense que les gens vont résonnent pas comme ça c'est pas le Parlement qu'elle y pense c'est le bras de fer entre le gouvernement et le mouvement social et les mêmes ceux qui participent au moment social et qui le soutiennent pensent que le mouvement social ne l'emportera pas et c'est pas très mobilisateur non plus c'est à dire c'est être en grève et de faire des journées de de salaire pour pas se faire un mouvement donc vous anticipez qui va perdre on gère pour ceux qui se battent sont plus plus optimistes nous on voit dans nos sondages les plus mobilisés sont les plus optimistes sur la possibilité mais quand même malgré tout il y a un climat ambiant qui fait que c'est pas très incitatif l'inflation enfin c'est tout s'il y a plein de d'enjeux on est dans un schéma opposition résignation oui qui a l'air assez différent de l'histoire du CPE ce contrat pour les jeunes j'ai plus de l'année exactante et le CPE avait été adopté par le Parlement et c'est finalement ça a été promulgaire même voilà promulgué et finalement parce que le mouvement continue dans la rue avec les risques et la crainte toujours du syndrome Malik ou c'est qui était survenu 20 ans auparavant mais qui reste un traumatisme pour pour la politique le personnel politique les responsable des forces de l'ordre parce qu'il y avait toute cette crainte finalement Jacques Chirac avait renoncé alors que un texte promulgué peut-être que les plus radicaux des protestataires aujourd'hui se disent on peut continuer au bout mais seront-ils suivis Martinez le patron patron de la CGT plus pour longtemps mais lui-même il a dit une phrase comme si c'était presque un lapsus il est dit si toutes ces manifestations ne servent à rien alors qu'est-ce qu'il faut faire c'est à dire que lui-même il y avait on avait l'impression que lui-même avait un constat d'impuissance dire bon parce qu'on se dit 80 000 personnes c'est pas beaucoup enfin c'est la je sais pas combien tu aimes une journée de grève quand même il faut mobiliser il faut organiser il faut mettre les cars etc et lui-même il avait cette phrase alors qu'est-ce qu'il faut faire qu'est-ce qu'il faut faire et ça c'est une réflexion avec un front syndical qui risque de se morceler là alors si ça c'est ce que je disais tout à l'heure effectivement enfin s'il y avait un vote donc Laurent Berger allait s'entendre que bon mais il en prendrait acte ce serait malgré tout une décision qu'il considèrerait comme démocratique et donc il appellerait sans doute ses troupes à cesser le mouvement à côté l'autre grand pilier de cette inter syndicale qui compose de très qui est composé très organisations en tout mais évidemment les les deux principales c'est CFDT et et je trouve que la CGT entre en congrès dans une douzaine de jours pour la succession justement de Philippe Martinez qui qui ne se représente pas et il y a des divisions assez fortes en interne Philippe Martinez pousse une Dauphine qui est Marie buisson pendant ses colos voilà qui veut mettre en avant des sujets plutôt sociétaux et puis il y a des fédérations plutôt dur plus radicales transport énergie alors est-ce que ces fédérations vont essayer d'entraîner leur troupes plus longtemps en tout cas ils vont être occupés à la fin du mois à Clermont-Ferrand pendant une semaine de congrès on verra qui sortira du chapeau et selon le vainqueur le mouvement social peut avoir en tout cas la CGT peut avoir une tournure différente alors on va écouter monsieur berger la CFDT puisque la démocratie sociale n'est pas écoutée il faut peut-être aller aller à la consultation des citoyens [Musique] il peut dire bon bah écoutez si ça continue à trop bouger dans la rue après tout j'en sais rien si le vote va se fait de façon douloureuse on laisse les Français oui mais bon le résultat ne fait aucun doute c'est-à-dire que on répond aux messagers mais pas aux messages les deux oui le résultat ne fait aucun doute donc c'est ça serait quand même un échec politique et en plus pour le coup dans le cadre d'une consultation populaire enfin c'est je pense pas que ça soit un scénario on a parlé de scénario catastrophique c'est un autre scénario un peu catastrophique aussi quand même Macron aime bien dire qu'il prend son risque expression mais il est pas non plus complètement suicidaire je pense qu'il y aura pas de référendum que la réforme à la fin sera adoptée mais qui restera des traces très très profondes forces sociales et notamment chez les actifs il y a des chiffres extrêmement spectaculaires entre 90 et 95% des actifs qui sont hostiles à cette réforme dedans il y a des électeurs d'Emmanuel Macron et ça c'est c'est une nouveauté c'est ce que vous disiez c'est à dire que il restera la population qui restera dans la population et ensuite moi je pense que les leaders syndicaux que l'on a vu ont déjà réuni beaucoup plus de monde que ce qui pouvait espérer mais ne n’arrive pas à saisir la véritable inquiétude de la classe moyenne et qui selon les termes de Christophe guy-lui est une inquiétude de disparition c'est pas une inquiétude de travailler deux ans de plus c'est d'être c'est que leur existence qui s'appelle les gens ordinaires deviennent menacés par une déposition culturelle sécuritaire financière économique et donc à tout prix à tout point de vue et donc là moi je pense qu'il y a des ferments de crise sociale qui sont beaucoup plus spectaculaires que la réforme des retraites et notamment tout ce qui concerne la voiture thermique les zones affaiblissement toutes ces règles normatives et qui fait qu'une partie de cette classe moyenne va se considérer comme exclu d'une part de la vie de la géographie même du pays [Musique]