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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 septembre 2025 27 min

Budget 2026 : "Il y a d’autres manières d’encourager à produire plus", estime Amélie de Montchalin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Améliin. Bonjour. La France aura-t-elle un budget en 2026 avec quel gouvernement ?

Qui à votre place au budget ? Une dissolution est-elle inéluctable ? On va parler de tous ces sujets.

Mais d'abord on écoute le patron du Rassemblement national Jordan Bardella hier à la sortie de Matignan. Le miracle n'a pas eu lieu et évidemment que cet entretien ne fera pas changer le rassemblement national d'avis. Vous avez fait vos cartons à Méline Monchalin ?

Alors moi, je ne suis pas dans cette optique-là. Je suis dans l'optique que chaque jour mon devoir, c'est de servir mon pays. Et aujourd'hui, vous voyez 3 septembre, mon devoir c'est de préparer ce qui permettra au pays d'avoir un budget parce que je suis convaincu que dans notre débat public, à part peut-être certains euh députés ou dirigeants de la France insoumise, je n'ai entendu ni n'ai rencontrer personne qui pense que la France peut se passer d'un budget.

Mais vous y croyez pas. Je n'ai aussi je n'ai aussi rencontré personne qui dit que ce budget va arriver, vous voyez, par miracle et qu'il ne faudrait pas faire de compromis. Mais quand même arithmétiquement, il y a très très peu de chance que vous en sortiez la semaine prochaine.

Est-ce que vous avez commencé à réfléchir à un discours de passation de pouvoir qui pourrait être imminent ? D'abord, ce qui se joue lundi, c'est euh au fond, dans la conscience de chaque député, j'ai été député dans un moment comme ça. C'est pas une décision que chacun prend pour lui.

C'est même pas une décision de vote que chacun prend pour son parti. Chacun en conscience prendra une décision pour la France. La conscience, c'est pas la morale.

Vous croyez encore lundi prochain ? Moi, je suis pas en train de faire de leçons de moral. Ce que je sais, c'est que chaque député a entre ses mains un bulletin qui dira "Est-ce qu'on garde au fond un processus budgétaire qui a commencé sur une base et je le dis très clairement qui a toujours été pensée comme une base de négociation ? parce que nous n'avons pas la vérité seule.

Nous n'avons pas raison tout seul parce que nous n'avons pas de majorité absolue. Sauf que toutes les oppositions reproche unanimement à François Baïou justement de ne pas avoir voulu négocier et aujourd'hui de demander la confiance comme ça. François Baou a fait le choix a fait le choix de dire pour que le processus de négociation se passe bien, d'abord est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur le cadre avant de commencer à discuter des mesures ?

C'est le choix du premier ministre. Mais ce que je vous dis et ce qui intéresse, je crois nos auditeurs, c'est qu'il faut qu'il y ait un budget avant le 31 décembre. Alors comment vous faites concrètement ?

Est-ce que vous allez tendre la main par exemple au Parti socialiste ? Emmanuel Macron appelle, il a appelé hier les chefs du parti du socle commun à tendre la main au socialistes. Qu'est-ce que vous pouvez faire ?

On va faire on va faire un exercice tous ensemble. On va rembobiner le fil. Moi, je suis arrivé dans mon bureau suite à un appel du premier ministre le 23 décembre 2024.

Déjà un problème de budget. À l'époque, il n'y avait pas de budget. Le gouvernement avait été censuré et l'ensemble de la France était extrêmement anxieuse, tétanisée en disant "Mais qu'est-ce qui va se passer ?

Les agriculteurs étaient dans la rue, les associations n'avaient pas de dotation et de subvention, les maires ne pouvaient pas voter leur budget. C'était il y a exactement 8 mois. Mais qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?

Qu'est-ce qu'on a fait il y a 8 mois ? Et c'est pour moi une des plus grandes fiertés et peut-être le plus grand honneur de ma vie politique d'avoir été à l'œuvre pour que nous dépassions ce blocage. Et bien, nous avons mis des hommes et des femmes responsables du Parti socialiste au républicain.

Nous avons travaillé pendant honnêtement 15 jours de manière extrêmement intense et nous avons trouvé à nous mettre d'accord sur l'essentiel et et je le dis ici à faire un meilleur budget. Le budget a été meilleur parce qu'il a été le fruit d'un compromis. Et donc si le premier ministre n'a pas remercié les socialistes pour ce compromis.

Mais moi je je vous dis, je l'ai dit et je vais le redire. J'ai été très fier de ce qui s'est vécu pendant ces quelques semaines. Vous parlez à l'imparfait déjà.

J'ai été très fier et je suis certaine que les gens que j'ai vu dans ces pièces sont les mêmes que ceux que vous voyez aujourd'hui à la télévision. C'est les mêmes qu'à l'Assemblée. Ce qui a fait qu'on a dépassé ce blocage, c'est que nous avons pensé aux français.

Nous avons pensé à leur vie quotidienne. Mais vous répondez pas à ma question. Est-ce que le Premier ministre aurait dû remercier les socialistes s'y prendre autrement ?

Vous par exemple, le ministre de l'économie Lombard, vous avez eu des contacts avec les socialistes cet été. François Baou, il a dit ils étaient en vacances, il ne les a pas contacté. Comment renouer un compromis si déjà on ne discute pas ?

C'est pour ça qu'il y a plusieurs étapes et moi je suis devant vous et je vais pas voyez euh ni lancer des anathèmes ni des critiques. On est dans la situation d'aujourd'hui. Le premier ministre a dit et je pense que c'était une bonne chose, si on n'est pas d'accord sur le point de départ, on va avoir du mal à négocier des mesures.

Ce que je vous dis aussi, c'est que et je veux pas, voyez, mettre le pays dans une forme d'anxiété, de nihilisme ou de fatalité. Je pense que quand on est un parti de gouvernement, qu'on a eu des responsabilités politiques dans le passé et que les décisions d'aujourd'hui, on est prêt à en être comptable pour l'avenir. Ce que les extrêmes ne veulent pas. propos d'extrême et de contr ils veulent pas d'ailleurs aujourd'hui assumer gouver par inter madame la ministre il faut juste qu'on avance pardon excusez-moi un ministre anonyme ce matin n revient pas que François Baouit demandé la confiance sans s'assurer avant le soutien du Rassemblement national et du parti socialiste ministre anonyme déclare donc dans le Parisien en se pensant porte-parole des transins ministres donc vous je le cite il y a beaucoup de colère vis-à-vis de Baerou et maintenant plus il parle plus il nous agace exactement comme Macron lors de la dissolution est-ce que c'est vous ce ministre anonyme non ce n'est pas moi parce que d'ailleurs moi je parle très anonymement, je préfère le parler.

Est-ce qu'il vous agace François Berou ? Non, c'est pas ça le sujet. C'est mon c'est un peu le sujet à Minecrain parce que parle de suicide politique.

Je ne souhaite pas aujourd'hui que nous réduisions un problème majeur pour notre pays. Et le problème majeur, il est politique. Est-ce que c'est pas François Ber qui le crée ?

Le problème majeur problème majeur, il Non, le problème majeur, il s'appelle la fragmentation politique. Le problème majeur, c'est que nous avons fait nous n'avons pas de majorité absolue. Alors pourquoi demandz le vote de confiance lundi ?

C'est ça qu'on vous pose comme question. Vous faire un scoop. Allez, cette majorité absolue, elle va pas revenir par magie.

Vous avez plein de gens qui vous disent la solution c'est la dissolution. Oui, je vous donne mon intuition. Je pense que les Français voteraient, si on les appelait au vote dans quelques semaines, de manière assez conforme à ce qu'ils nous disent dans les sondage et à ce qu'ils ont voté il y a à peu près, voyez, un peu plus d'un an et demi.

Et ce que je viens vous dire aujourd'hui, c'est on peut jeter tous les anathèmes, on peut faire tous les critiques, on peut avoir tous les regrets du monde. Ça ne résout rien pour les Français et surtout ça ne résout pas le cœur de notre difficulté. La dissolution, Nicolas Sarkozi, ancien président de la République la réclame.

Édouard Philippe, ancien premier ministre d'Emmanuel Macron. Nicolas la phrase d'après je ne pense pas que cette solution amènerait une majorité absolue. Donc c'est quoi le sujet ?

Mais il dit aussi que c'est la seule chose qui pourrait apporter plus de clarté. Oui de la clarté mais pas de majorité absolue. Donc ça vous interpelle pas mine monchain que même Édouard Philippe appelle à une dissolution en disant qu'elle est peut-être inéable.

Si on fait pas de langue de bois pas compris le nous expliquer le scoup. Tout le monde parle de dissolution tout le monde parle de solution. Vous voyez bien que la mécanique électorale, la mécanique politique, la fragmentation de notre pays qu'on peut déplorer mais qui est réelle, on peut voter autant de fois qu'on veut.

Je pense que et d'ailleurs y compris après 2027, il y a une probabilité très grande que nous en restions à une assemblée en fait coupée en 3 4 5 bout. Vous êtes en train de nous dire que selon vous, les Français ne donneraient pas une large majorité au rassemblement national permettant à Jan Bal devenir premier ministre. C'est c'est ce que je pense parce que je vois aussi que la dynamique à l'extrême gauche, je vois que la dynamique dans beaucoup d'autres d'ailleurs aussi géographie de notre pays n'amène pas à cette conclusion.

Et donc que préconisez-vous ? Ce que je dis c'est que soit on change de culture politique et on se remet au travail pour les Français et on est d'accord pour se remettre d'accord sur l'essentiel ce qui compte dans la vie des français comme on l'a fait en février et alors on ne sera à la hauteur du moment. Soit on reste bloqué et vous savez en 2027 tous ceux qui s'imaginent président et bien il faut qu'ils se souviennent d'une chose, les Français eux auront de la mémoire.

Ils se souviendront très bien de ceux qui à un moment donné auront su mettre leur différence de côté pour pendant 2 ans donner un avenir au péri mais pas que pendant 2 ans. Mais améine Améine Monchalin le dialogue pardon le dialogue ça ne se décrète pas. Qu'est-ce que vous faites aujourd'hui concrètement ?

Vous dites il faut qu'on travaille ensemble quel gage par exemple vous donnez au Parti social et je vous repose la question. Emmanuel Macron a appelé le socle commun à à tendre la main au socialist qu'est-ce que vous pouvez faire ? Qu'est-ce que vous reprenez de leur contrebudget ?

Mais un alors il y a une chose que je reprends pas, une chose et plein de choses que je reprends et que nous sur lesquelles ils savent que nous sommes prêts à travailler sur l'écologie. On est prêt à travailler sur le travail sur le travail sur le travail qui paye plus. J'ai été depuis des mois à dire les gens, les actifs, les 21 millions d'actifs du secteur privé, les fonctionnaires, les indépendants aujourd'hui paye la solidarité nationale pour 70 millions de français.

Si nous ne changeons pas cette équation, si le travail ne paye pas davantage, si nous ne changeons pas notre fiscalité, si nous disons à ces 21 millions de français, c'est sur vous que tout repose. Vous ne gagnerez pas plus. Ça veut dire qu'il faut renoncer à la suppression des de jours férièrement.

Ça veut dire que produire plus, c'est essentiel. Que nous soyons plus nombreux à travailler, c'est essentiel, mais que les actifs s'y retrouvent, que les classes moyennes s'y retrouvent, que les gens qui ont entre 25 et 60 ans gagnent mieux leur vie par leur travail, c'est essentiel. On ne peut pas dans notre pays dire travaillons tous plus mais ne gagnons pas plus.

Vous n'avez pas répondu sur les deux jours fériers. de jours fériers, je vous le dis depuis le début, depuis l'annonce depuis le 16 juillet, si vous me retrouvez ce que j'ai dit, je dis cette mesure ne peut être compréhensible et acceptée par les Français que si elle s'accompagne d'un gain soit par de l'intéressement, soit par de la participation, soit par du salaire, sinon elle n'est pas acceptable. Donc il faut renoncer à cette Il y a énormément de choses que les socialistes disent sur la fiscalité.

Oui. Vous savez que j'ai lancé moi-même à l'époque, on disait "Ah, elle lance des ballons d'essai". des choses sur les niches fiscales pour s'assurer qu'elle bénéficie bien à tous les Français et pas seulement quelques-uns.

Et puis surtout, je veux le dire et je vais vous le dire très clairement dans ce qui me gêne dans ce qui a été présenté par le Parti socialiste, c'est l'idée qu'on puisse repousser à 2032 le moment où on sort de ce problème de déficit. Pourquoi 2032 c'est un problème ? Parce que 2032, c'est la fin du prochain quinquena.

Et donc ce que dit le Parti socialiste au fond, c'est parce que nous n'aurions pas aujourd'hui le courage de prendre les choix aussi ambitieux qui sont nécessaires, on confisque la prochaine élection présidentielle et on oblige le prochain président, quel qu'il soit, quel qu'il soit, à passer 5 ans à s'occuper de la dette. Là où les Français, je pense, ont raison d'attendre que le prochain président passe 5 ans à ce que on lui lue d'ailleurs un pays avec un déficit plutôt plus proche de 4 % que de 5 % et qu'il puisse faire autre chose ces 5 prochaines années parce que sinon c'est la démocratie qu'on confisque. Moi je ne souhaite pas que on passe encore 7 ans, vous imaginez 7 ans de notre vie politique à avoir le même débat continuellement.

Est-ce qu'on peut faire des économies ? Est-ce qu'on augmente les impôts qui sont déjà très élevés ? On va pas faire ça.

Donc on se ressaisit maintenant. Maintenant, on se dit que il y a des sujets sur lesquels il y a des points d'accord et je peux vous donner plein de points de consensus. Justement, on en parle dans le travail plus consensu que nous investissons pour nos enfants, c'est consensuel.

Que nous investissions pour l'écologie, c'est consensuel. Et je suis moi convaincu convaincu que les hommes et les femmes que j'ai vu trouver un compromis en février peuvent de nouveau trouver un compromis pour peu pour peu. Ça dépend d'une chose.

Est-ce qu'on travaille pour les Français ? Est-ce qu'on leur donne de la stabilité ou est-ce qu'on s'occupe des logiques partisanes qui vont un nous bloquer, bloquer la vie des Français et ne nous amener nulle part ? parce que le déficit, lui, je peux vous dire, il sera toujours là, il va pas se résorber par magie et donc c'est ça qui est notre responsabilité aujourd'hui.

Très concrètement, on va se demander dans un instant qu'est-ce que vous faites pour convaincre le Parti socialiste, notamment comment sortir de cette crise avec vous Améline Montchalin, ministre en surcis ce matin. Mais d'abord, il est 8h45 et c'est l'info en une minute avec Maurine Sunnière. Je ne suis pas défétiste assure François Bairou ce matin.

Le premier ministre estime que les Français veulent de la stabilité. Il risque pourtant d'être renversé en même temps que son gouvernement. Un vote de confiance des députés est programmé lundi prochain.

François Bairou se dit prêt ce matin à examiner toute solution alternative à la suppression de deux jours fériers. L'avocat de Gérard de Pardieu confirme sur France info qu'il fait appel. Il ne veut pas d'un procès pour viol pour son client.

Il dénonce des éléments inexactes, divulgués et la partialité selon lui de la juge d'instruction, c'est la comédienne Charlotte Arnaud qui accuse l'acteur depuis plusieurs années. La finule dénonce ce matin une grave attaque de drones israélien. La finule est la force internationale déployée au Liban depuis 1978.

Cette force affirme que l'armée israélienne a largué des grenades hier tout près de ses militaires. Il n'y a pas eu de blessé. De nouvelles communes décident de bannir le ton en conserve des cantines scolaires.

Un produit qui contient trop de mercure. Il est classé parmi les 10 substance les plus préoccupants pour la santé par l'Organisation mondiale de la santé. Paris, Rennes, Grenoble, Lille ou encore Lyon ont déjà écarté le ton des menus.

France info le 830 France info. Agath Lambret, Paul Larou. Toujours avec Amélie Monchalin, ministre des comptes publics, on parlait du Parti socialiste, il réclame plus de justice fiscale.

Paul, vous dites que vous êtes prêt au gouvernement, madame de Monchalin euh à faire plus de justice fiscale, sauf que vous êtes incapable de détailler concrètement les contours d'une potentielle contribution des plus hauts revenus. Avant de vous écouter, on va d'abord écouter David. Il a 49 ans, il est confortablement installé en terrasse à Neuïi.

Il fait partie de ses privilégiés qui pourraient être mis davantage à contribution si vous le vouliez. À la question si on vous demande de payer plus d'impôts, écoutez sa réponse au micro France info de Marc Bertrand. Je trouverai des solutions pour pas les payer.

Il y a pas de raison de demander à ceux qui ont pris le risque d'être entrepreneur et de gagner plus d'argent de payer pour les autres. Do être à des prélèvements entre 45 et 50 %. On comprend pas pourquoi les autres pays d'Europe s'en sortent et nous on s'en sort pas avec tout ce qui nous prennent.

C'est incompréhensible. Est-ce que vous allez oui ou non le taxer ? David dentiste de Neïi.

Deux choses. Qu'est-ce qu'on doit absolument absolument soutenir ? Les chefs d'entreprise, l'investissement, ceux qui créent des emplois parce que s'il y a plus d'entreprises dans notre pays, s'il y a plus d'entrepreneurs, on peut doit se le dire franchement encore plus avec un modèle social qui repose encore aujourd'hui, on le sait massivement et je pense trop sur le travail, nous n'y arriverons plus.

Donc ce sont les plus riches qui décident dans la start-up nation. Pas du tout. C'est mon premier point. 2e point, est-ce que dans notre pays, ce qui me choque dans ce qui av vient d'être dit, c'est je m'organiserai pour ne pas payer ses impôts.

C'est intolérable, c'est insupportable. La ministre des comptes publics que vous avez devant vous, dans mes responsabilités devant les Français, dans la Constitution, je dois m'assurer que les Français payent l'impôt et lutter contre la fraude, lutter contre la suroptimisation, changer la loi quand la loi permet justement légalement de contourner l'impôt que les que tous les Français payent. C'est ma responsabilité.

J'y ai travaillé. D'ailleurs, à l'époque, en mois de février, c'était un des éléments que le Parti socialiste nous avait demandé de préparer et je peux vous faire une annonce. Nous avons sur la table travailler avec les services de Bery.

Nous avons plusieurs options, des options via les holdings, des options via euh des mécanismes de lutte contre la suroptimisation. Ils sont compliqués à expliquer, vous voyez, à 8h. Essayant quand même.

Essayons quand même parce que si ce sont des annonces concrètes, le but c'est de quoi ? Et il faut que les Français aient confiance dans le système fiscal parce que si chacun paye l'impôt, ils doivent avoir confiance que leurs voisins surtout s'il a plus de moyens queeux, paye plus d'impôts. Donc vous nous annoncez ce matin que par exemp sur les holdings vous allez les taxer que mais c'est dans le débat depuis des mois.

Oui, mais vous allez le faire ou pas ? Bien sûr. Le Premier ministre d'ailleurs dans son plan le dit.

Il dit "Nous voulons au moins 2 milliards d'euros de rentrée fiscal sur la lutte contre la fraude et la suroptimisation des plus riches. La manière de le faire, les modalités, qu'est-ce qui est le plus efficace ?" pas du tout, c'est pas c'est pas flou du tout.

Soit on taxe via les holdings, c'estàd on taxe des entreprises et on regarde si elles permettent à certains de contourner l'impôt, soit on regarde ceux qui ont des haut patrimoines, donc les patriassure et on s'assure que quand on fait un calcul que je pas donc je vais pas détailler c'est la formule et on s'assure qu'ils ont payé l'impôt que tous les Français payent qu'ils ont payé l'impôt sur le revenu, qu'ils ont payé le prélèvement forfaitaire unique sur leur revenu du capital qu'ils ont payé l'IFI bref qu'ils ont payé les impôts que nous tous payons parce que je crois revenu c'est combien Et la question alors il y a on peut le faire soit par la taille de la holding, on peut le faire soit par le niveau de patrimoine, est-ce que c'est 2 millions ? Est-ce que c'est 5 millions ? Et on peut surtout se dire une chose, c'est que ce combat aussi des ultra riches, il se mène au niveau international.

Vous vous refusez une taxe du man au niveau de la France ? Au niveau de la France si la France le fait tout seul, on le sait. Vous avez peur de l'évasion fiscale.

Vous avez vu vous avez ce sous monsieur, il est ài, il voit un journaliste et il dit "Je m'organiserai pour ne pas payer." D'abord, c'est scandaleux. d'ab je pense qu'il pensait d'abord en terme d'optimisation fiscale.

D'optimisation Gabriel Zman, l'économiste auteur de cette taxe dit que ça n'aurait quasiment aucun effet sur l'exil fiscal. Pas avoir ce débat quand on demande à 100 fois moins de gens que ceux qui payaient l'ISF de payer à eux tous cin fois plus. Donc c'est des gens qui vont avoir des des augmentations fiscales de 20 30 50 fois plus d'impôts si on parle de pay beaucoup actuellement.

Mais vous savez qu'aujourd'hui euh et c'est bien un sujet, la France Emmanuel Macron, moi-même parce que c'était euh la responsabilité qui était la mienne entre 2022 et 2024, nous avons d'ailleurs vous avez milité pour la CDE encourager ce travail et vous savez il y a des résultats la semaine dernière grâce à nous, vous savez on a beaucoup parlé pendant des années du secret bancaire. Il y a un autre secret qui existait jusqu'à hier, jusqu'à la semaine dernière, ça s'appelait le secret immobilier. Vous pouviez par des montages très complexes avoir en fait des grands propriétés immobilières dans le monde entier et à la fin personne ne sait à qui elles appartiennent.

Donc quand vous avez des oligarques russes qui sont sous sanction internationales, parfois vous n'arrivez pas à savoir que tel joli château, telle grande propriété est à eux, vous pouvez pas les saisir. La semaine dernière, nous avons trouvé un accord mondial mondial sous l'impulsion de la France pour que nous résorbions cette question. La conclusion de tout cette donc vous pensez qu'on vavaincre le PS avec ces propositions améliin moi ce que je pense c'est que ils veulent parler de niche fiscale.

Ça fait 6 mois que j'en parle. Pourquoi j'en parle depuis 6 mois ? Mais parce que je dis les français ont raison de vouloir savoir si ça marche si leur argent.

On vous a entendu Mine Monchalin François Barou a eu des mots très très durs contre le PS dimanche dernier. Il a dit que Olivier Fort voulait seulement être à Matignon, qui voulait pas discuter avec un parti qui proposait rien. Est-ce que c'était pas un peu contre-productif à nouveau là aussi ?

Et pour que les choses soient clairement dites, on voit bien que notre sujet, il est collectif. Imaginez demain Olivier Fort à Mat. Olivier Fort comme François Bairou, comme Michel Barnier, comme à l'époque Isabeth Born, comme Gabriel n'aura pas de majorité absolue.

Donc Olivier Fort à Matillon devra travailler avec d'autres députés, d'autres partis que le sien. François Baou aujourd'hui a la même équation, c'estàdire on doit travailler avec d'autres gens que notre propre socle commun. Donc plutôt que de critiquer le Parti socialiste, fait de leur, c'est que je pense qu'il faudra qu'on arrête de se critiquer les uns les autres.

Il faut qu'on prenne le sens de nos responsabilités devant les Français. Vous savez quand les portes sont fermées et moi je travaille en ce moment beaucoup à préparer ce qui sera la base de négociation, le texte qui permettra de négocier quand les portes sont fermées. Et vous imaginez que je travaille beaucoup et que je rencontre beaucoup d'acteurs de tout bord.

Tout le monde est d'accord pour dire que avoir un budget est essentiel et urgent. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut un compromis. Et tout le monde est d'accord pour dire "Bon, je te présente ce qui me semble important mais évidemment si tout le monde présente des choses et ne renonce à rien, on pourra pas avancer." à propos de compromis.

On arrête de se critiquer et on se dit qu'une chose, c'est que les Français, qu'est-ce qu'ils veulent qu'on fasse pour eux ? Est-ce qu'ils veulent qu'on fasse tomber des gouvernements ? Je suis pas sûr.

À propos de compromis. Est-ce qu'ils veulent que les mesures que nous mettions dans le débat soient les bonnes pour eux ? Qu'elles changent leur vie, qu'elle leur donne un avenir, qu'elle les protège, qu'elle les aide à se projeter dans leur vie personnelle, dans leur vie professionnelle.

Bien sûr que c'est ça notre responsabilité. On attend toujours ces mesures justement Paul. Merci Agat.

Le premier ministre se dit à l'instant de confrère de BFM, prêt à examiner, je le cite, toute solution alternative à la suppression des deux jours fériers. Est-ce pour vous une bonne nouvelle madame la ministre des comptes publics ? La nouvelle mais qui est pas à nouveau une nouvelle, c'est que nous c'est uneendue en tout cas.

Moi je suis voyez membre d'un parti qui s'appelle Renaissance. Nous avons tous des convictions. Conviction partie renaissance, c'est qu'il faut que le travail paye mieux et c'est que on doit lutter contre la précarité des jeunes qui veulent travailler qui sont chômage et en lutter contre la précarité des seigneurs qui veulent travailler et qui sont mis au chômage.

Les jours fériers, c'était quoi l'intention politique de dire dans notre pays ? Si on produit pas plus, si notre PIB, s'il y a pas plus de croissance, nous n'arriverons pas dans le temps à financer notre modèle social, nos services publics et ce qui fait je crois une forme de fierté des Français. En tout cas, Méline Mon.

Donc s'il y a d'autres solutions, s'il y a d'autres solutions, d'abord un, c'est pas s'il y en a, il y a évidemment plein d'autres manières d'encourager à produire plus. Il y a évidemment plein d'autres manières de s'assurer que si on travaille plus, on gagne plus. Et je l'ai dit, pour moi, la plus grande conviction, c'est qu'il faut que les actifs ne soient pas les seuls à financer la solidarité nationale, la santé et tous les enjeux de modèle social pour 70 millions de Français. 21 millions d'actifs dans le secteur privé plus 5 millions de fonctionnaires plus 3 millions d'indépendants, ça fait un peu moins de 30.

Hm hm. Vous voyez bien que dans un pays où on est 70 millions, on peut pas dire aux 30 millions d'actifs, vous payez pour tout le monde. Et donc qu'est-ce que vous proposez ?

Et donc je propose que une partie des cotisations sur le travail payé par les entreprises, payé par les salariés, payé par les fonctionnaires, payé par nous actifs qui travaillons, soit réparti sur toutes les richesses. Toutes les richesses doivent contribuer à la solidarité nationale et au modèle social. Toutes les richesses, c'est quoi ?

C'est le capital, c'est l'épargne, c'est le foncier, c'est l'héritage. Certains parlent de consommation. Donc ça veut dire que on répartit l'effort, que chacun contribue avec ses moyens indépendamment ou en tout cas de manière moins directe au travail parce que sinon ça déprime tout le monde.

Ça déprime les entrepreneurs qui disent "Mais dire quoi concrètement ? Très concrètement ça veut dire quoi ? On comprend le principe mais concrètement concrètement je prends votre feuille de paye et on pourrait dire on retire des charges qui payent sur les entreprises pour qu'elles puissent investir et vous augmenter et je retire des charges qui payent sur les salariés pour que directement sur votre feuille de paille il y ait plus d'argent. et ensuite par d'autres impôts fonciers, héritage capital épargne peut-être un peu de consommation si on veut mais on dit c'est quoi ? la TVA c'est on n'est pas on a ça peut être mais c'est pas obligé.

D'accord. Et on dit bah on imaginons qu'on retire 20 milliards de charges 10 milliards pour les entreprises 10 milliards pour les salariés. Ces 20 milliards de charges on peut les financer autrement et on peut les financer de manière plus juste.

On peut les faire financer par tous les toutes les richesses qui sont produites dans notre pays. Est-ce que c'est nature à convaincre les Républicains qui réclament eux aussi des mesures ? J'ai décidément fait l'unanimité contre lui.

Écoutez, Bruno Rotaillot un instant, Améline Montchalin et vous réagissez après. Ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est que il fallait pour que les choses soient claires, qu'un certain nombre de mesures qui heurent les Français puissent être soustrait, retiré du plan. Qu'est-ce que vous lui répondez à Bruno Rotaillo ?

Qu'est-ce que vous répondez au LR ? Vous voyez ce que je viens de dire, je n'ai rencontré personne dans le pays qui est contre. Et d'ailleurs, je crois que si je on expose et d'ailleurs beaucoup de gens nous écoutent ce matin, cette idée que ce ne sont pas les seuls actifs, ce ne sont pas les seuls travailleurs qui financent la solidarité pour les 70 millions de français, je ne connais personne qui va être contre.

Donc vous voyez ce que je vous dis, c'est que oui, il y a un blocage politique. Je ne pense pas qu'une nouvelle élection le règle. Je pense d'ailleurs qu'après 2027, nous en serons toujours là.

Soit on parle de ce qui peut aujourd'hui réunir les Français, que le travail paye plus, que la justice fiscale soit plus grande, que les scandales d'évasion et d'optimisation fiscale qu'on a entendu avantine, on n'y mette fin. Et restreindre les soins liés à l'aide médicale d'État, ça aussi ça rassemble les Français ou c'est un geste désespéré pour convaincre le Rassemblement national ? parce qu'on a appris hier que le gouvernement voulait ses soins.

Le on va terminer le 4 décembre 2023, Claudin un homme de gauche, Patrick Stéphanini un homme de droite remettent à la première ministre de l'épulte un rapport pour dire sur ce sujet qui génère fantasme, anxiété, démagogie et toutes sortes d'idées qui n'ont plus rien à voir avec la réalité, voilà 10 propositions pour qu'il y ait que ça fonctionne mieux, que ça soit mieux contrôlé, qu'il y ait moins d'abus et qu'on retrouve de la confiance dans notre pays. un homme de droite, un homme de gauche, il propose des propositions de compromis. Ces propositions, elles sont connues depuis 2 ans.

Personne personne n'a contester ce rapport. Et bien le gouvernement en cours dit à un moment donné, on arrête de faire du sur place, on arrête de tourner en rond. Il y a des propositions qui sonnent à notre main, nous allons les mettre en œuvre et je peux rassurer tous ceux qui nous écoutent, ce n'est évidemment pas la fin de l'AME, mais c'est aussi une manière très claire de résorber ce qu'un homme de droite et un homme de gauche qui ont de manière commune et par du compromis et par un travail, je veux dire sérieux et bien mis sur la table des propositions.

C'est ça qu'on veut faire. On entend, c'est le moment de la question qu'il y a mais mon chin écoutez Paulo. Tous les matins madame la ministre, vous pouvez vous abonner au compte de de vos réseaux de France info.

Nous vous proposons la question qui est ce matin. La question qui sépare l'homme de l'artiste. Emmanuel Macron avait dit de deux par je le cite, que c'était une un immense acteur qui rendait fier la France.

Est-ce que vous diriez la même chose madame de Monchalin ? Un immense acteur peut avoir fait des choses absolument horribles et la justice dans notre pays est là pour faire la part des choses. Donc je suis une femme.

Mon combat comme toutes les femmes, est le fait que nous devons tout être protégés, quel que soit le milieu, le travail, la profession, les circonstances. Et le cinéma ne doit évidemment pas être un lieu d'impunité. Donc on peut être à la fois un immense acteur.

Mais si on a fait des choses absolument, il rend f la France ou pas ? Comment est-ce qu'il rend fier la France ? Char de par Dieu, il a fait des choses qui nous ont rendu fiers et puis il a manifestement de la justice rendra sa décision, peut-être fait des choses qui nous rendent à l'inverse extrêmement déçu, désolé et en fait attérer la question c'est aussi celle du timing.

Au moment où Emmanuel Macron dit que Gérard de Pardieu est un immense acteur et qui renfire la France, il répond aux accusations notamment d'agression sexuelle qui visait l'acteur. À ce moment-là, quand vous entendez le président répondre "C'est un immense acteur, il renfier la France". Vous n'avez pas un peu honte pour toutes les femmes qui ont été abusées ?

Moi ce que je vous dis c'est que ce qui me ferait honte c'est que la justice de notre pays soit entravé. Elle ne l'a pas été puisque vous voyez ce matin manifestement elle l'a pas été. Ce qui me ferait honte c'est que euh il y a de l'impunité.

Il n'y en a manifestement pas. Et donc il y a des moments où voilà, je fais pas la part des choses mais je dis qu'il y a des choses qui ont pu nous rendre fières et puis a des choses qui peuvent nous atterrer et je pense que on a tous la capacité à voir que dans le temps quand parfois les événements changent, on est aussi capable de changer notre jugement. Merci Amélie de Monchalin, merci beaucoup d'avoir répondu aux questions de France info.

Reste un ti retrouver évidemment sur YouTube comme tous les matins. Voilà, vous restez avec nous. On se retrouve dans un instant pour les informer avec Renaudé.

Yeah.