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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 24 février 2026 29 minComplaisantFond programmatiqueSantéSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Vieillir autrement, quelles alternatives à l'Ehpad ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quand on parle d'Ehpad, on pense au livre de Victor Castané. Qu'a révélé ce livre et y a-t-il un avant et un après ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Jean-Pierre Aquino, un chiffre : on entre en Ehpad à 85 ans. Que signifie cette moyenne ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Le prix des Ehpad est-il en lien avec les revenus des familles ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels critères faut-il regarder pour choisir un Ehpad ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'isolement est-il un facteur de dépendance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Jean-Pierre AquinoFait
    « L'anticipation, c'est aussi de se dire que on va pas être forcément l'objet d'une dégradation et d'une mise au banc. »
  • 16:00Jean-Pierre AquinoChiffre
    « L'isolement est un facteur de risque majeur de la perte d'autonomie. On estime en France qu'il y a 500000 personnes âgées en mort sociale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Prévention, solidarité, accès aux soins, innovation. La mutualité française présente [musique] et la santé, ça va ? Bienvenue dans la santé, ça va.

En France, les plus de 65 ans représentent 13800000 personnes et près de 9 fois sur 10, on préfère vieillir chez soi. Pourtant, quand la perte d'autonomie s'installe, l'PPAD apparaît souvent comme la seule solution, [musique] presque comme une fatalité. Alors, est-ce que pensez de cette solution tant décriée suite à certains scandales [musique] ?

Existe-t-il des alternatives à l'PPAD ? Comment peut-on anticiper ces problèmes [musique] d'autonomie alors que l'on est en pleine forme ? C'est le sujet de cette émission.

Vieillir [musique] autrement, quelles alternatives à les pades ? C'est tout de suite. [musique] Annesuiris, bonjour.

Vous êtes sénatrice écologiste de Paris. Vous siégez à la commission des affaires sociales, vous êtes co-autrice d'un rapport d'information EPAD, un modèle à reconstruire. Et Jean-Pierre Aquinot, vous êtes gériatre, délégué général de la société française de gériatrie et de géontologie.

Vous êtes l'auteur de deux rapports. Le premier, anticiper pour une autonomie préservée un enjeu de société et puis les innovations numériques et technologiques. Merci de participer à cette émission.

D'abord Ansuiris, quand on parle despades, on pense tout de suite à ce fameux livre qui est sorti en 2022, les fauxoyeurs de Victor Castané. C'était sur la maltraitance dans les épades de la société privée HRPA. D'ailleurs, pour vous, qu'a révélé ce livre et est-ce qu'on peut dire qu'en matière d'ép, il y avait un avant et un après ?

Alors, d'abord, ça a permis quelque chose de très important ce livre, c'est que on regarde la les la personne âgée dans sa vie quotidienne. Jusqu'à présent, on on met les personnes âgées dans notre société complètement dehors et on les regarde plus une fois qu'ils sont en Épal. Là, on les a regardé.

Alors, évidemment, on s'est aperçu que ça n'allait pas du tout et qu'il fallait faire quelque chose. Maintenant, un après. L'après, il est un peu comme le avant, hein, en vrai dire.

Ça s'est un petit peu amélioré sur ce qui était hors PA. Il y avait le scandale les scandales sur les opérateurs. Mais mais il y a un petit peu plus de transparence mais on est loin du compte.

On n' pas transformé comme on aurait dû faire et comme on doit faire les ÉPADes. Jean-Pierre Akino, d'abord un chiffre sur ces épades. On y entre à l'âge de 85 ans.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on repousse au maximum, qu'on n'icipe pas et qu'on y va vraiment quand on y est contraint. Vous avez utilisé le bon mot, le bon verbe anticiper.

C'est un exercice intellectuel extrêmement compliqué. Cela signifie qu'aujourd'hui, je dois me projeter dans 5 ans, 6 ans, 10 ans. Mais force est de constater que cette projection est extrêmement compliquée parce que nous n'avons pas les éléments de construction de notre propre futur.

L'anticipation, c'est aussi de se dire que on va pas être forcément l'objet d'une dégradation et d'une mise au banc. C'est aussi anticiper le fait qu'on peut rester non pas devenir dépendant mais rester indépendant et pouvoir agir y compris quand on a 9 et oui et de se dire queon on on peut avoir une vraie vie après 90 ans et que c'est pas seulement euh un objet d'aide qu'on est comme dans la l'hôpital et qu'on attend la mort. Donc je crois vous savez il y a un collectif qui s'appelle tout sauf les pades et alors c'est intéressant.

C'est des personnes déjà ça dit quoi d'ailleurs de l'image qu'on a de l'PPAD ? Ben ça dit ce qui est hein, c'est que on sait que c'est un peu la dernière demeure que on pas combien de temps quand on entre en ÉPAD on en malheureusement on y reste en moyenne très peu de temps. C'est enfin c'est c'est en fait c'est souvent 2 3 ans sauf que des personnes restent longtemps hein.

Il en existe quand même qu'elle reste longtemps et puis surtout il faut se dire que on peut être avoir des problèmes d'autonomie et avoir quand même une vie et c'est cette vie-là qu'il faut organiser. Alors, d'abord, le problème c'est quand la dépendance survient brusquement et que on ne l'a pas anticipé comme vous disiez. Je vous propose de voir le cas de Michel Fouin.

Elle a 80 ans, elle habite à Smar, c'est dans la Vienne. Et à la suite de la perte d'autonomie de son époux, et bien elle a été mise face à la douloureuse question de la vie en institution. On regarde ce reportage. [musique] Smarve, village de 3000 habitants dans la Vienne.

Michel en connaît toutes les rues, tous les recoins. Elle est née [musique] et a grandi ici. Je suis allée à l'école, je me suis mariée à Smarve.

J'ai quitté Smarve pour Poitier quelques années. Je suis revenue depuis un bon moment. Ancien aide ménagère, elle a loué pendant des années un pavillon dans ce quartier.

Alors voilà, c'est la mais la maison que j'habitais pendant 30 30 ans, un peu plus de 30 ans. J'avais quelques belles fleurs et une belle clé ma petite. Mais cette maison pleine de souvenirs, Michel a dû la quitter à Contre-cœur il y a 2 ans.

Elle n'était plus adaptée à son mari [musique] amputé des deux jambes suite à une grave maladie. Au rez-de-chaussée, il y a pas la place pour pour un fauteuil pour qu'il puisse se retourner. Et après, donc comme vous voyez, c'est une maison à étage avec la salle de bain et les chambres en haut.

Donc impossibilité d'y rester vu l'état de mon mari. Une prise de conscience brutale sur le temps qui passe et sur la dépendance qui peut accompagner le grand âge. C'est d'autant plus difficile d'y penser qu'à 80 ans, Michel est en pleine forme, tout comme sa sœur estînée Noël.

Salut ! Comment vas-tu ? Pour les deux sœurs, difficile d'anticiper les problèmes.

Bon et ben écoute, on va passer un petit moment. Je pense que je fais un peu la politique de l'autruche. Ouais, parce que je me sens pas encore complètement concernée.

Voilà. Vous vous sentez jeune ? Euh oui, vous savez, je crois qu'on reste jeune dans sa tête.

On vieillit, hein. On vieillit. Le corps le rappelle tous les jours, les la mémoire qui fout le camp.

Enfin, oui, il y a un tas de choses mais en même temps, j'ai l'impression que je suis encore un peu jeune en quelque part. Hors de question pour Noël de quitter sa maison qu'elle habite depuis 50 ans. [musique] Elle a pourtant bien conscience que chaque pièce peut devenir un piège.

J'ai eu de nombreuses opérations, des hanches et à la dernière l'ergothérapeute est venue et elle m'a dit "Madame Michot, ben votre maison ouais est super sympa mais il y a des marches et euh il y a quand même les quatre marches de la cuisine dans lesquelles je me suis déjà étalé. Oui. Donc ouais, c'est vrai.

Difficile de se projeter ailleurs. [musique] LesPAD riment avec les dépendances lourdes. Alors comme 80 % des Français, Noël considère cette solution [musique] comme un ultime recours.

Quant à Michel et à son mari, le problème vient du prix. Une maison de retraite pour une personne, je crois que dans les environs, c'est 2600 €. Et ben voilà, c'est les retraites qu'on a tous les deux.

Je sais pas franchement ce que l'avenir nous réserve. J'évite de me projeter trop loin dans l'avenir. Voilà.

La dépendance, les pades, autant de sujets tabou que les [musique] deux sœurs abordent aujourd'hui pour la toute première fois. Oui, c'est un moment [musique] très fort pour nous deux. Ça c'est [rires] je pense aussi bien toi que moi.

Ansuiris c'est un sujet tabou. Vous avez vu, c'est la première fois qu'elles en parlent et immédiatement les larmes vous montent aux yeux. Moi je les trouve merveilleux ces deux femmes.

Je trouve que moi j'ai envie de leur ressembler à leur âge parce que en vérité elles sont heureuses d'être là. ell on voit que elles ont un bel environnement et qu'elles ont envie de vivre des choses et elles ont peur de quoi ? Elles ont peur d'une rupture.

Elles ont peur que tout s'arrête. Et ce que notre devoir nous à politique, c'est de c'est de montrer que ça peut ne pas s'arrêter. Jean-Pierre Aquino, quand on met de la chair, quand on voit l'émotion de ces deux sœurs, on comprend qu'on nit pas envie de se projeter dans une épade qui signifie les derniers voyages.

Ce témo ce témoignage est particulièrement émouvant parce qu'il repose sur la réalité des faites qui sont des contraintes à la fois psychologiques, des contraintes financières, des contraintes organisationnelles et qui touchent l'humain en plein cœur. C'est un sujet tabou le grand âge. On n pas envie de se projeter à 85.

C'est c'est un constat. Il faut se faire violence. Il faut se faire violence.

Mais il y a aussi des aléas qui malheureusement sont tout à fait imprévibles de chute encore que l'on peut prévenir un certain nombre de situations de chute qu'il existe des actions qui sont pertinentes et efficaces. Notre personne interviewée soulignait les risques de sa maison. Voilà un domaine particulièrement important.

Est-ce que la salle de bain est à risque ? Est-ce que la cuisine est à risque ? Est-ce qu'on peut pas installer un chemin lumineux dans l'appartement pour conduire la personne la nuit aux toilettes ?

Il y a de multiples initiatives qui demandent une approche. Ça veut dire qu'à 60 ans, il faut se dire il faut que j'habite dans une maison où il y ait pas de marche et où la salle de bain soit au rez-de-chaussée est accessible. Typiquement.

Effectivement effectivement j'ai des voisins qui abandonnent leur pavillon pour aller en appartement alors qu'ils se projettent aisément alors qu'ils n'ont que 70 ans. Alors Anne, l'un des freins aussi à l'PPAD, on l'a vu, c'est le prix. La la Michel Foin l'a dit dans le reportage 2600 € en moyenne par mois et encore alors que et vous me dites et encore euh la retraite moyenne en France 1530 € brut est pas.

Ah on y est pas du tout. C'est un reste à charge complètement impossible pour les familles actuellement et qui est assez étrange parce qu'en fait il n'est pas en relation avec les avec les revenus des gens. C'est-à-dire que on les cantines pour les enfants, c'est en relation avec vos revenus et bien pas les pades.

Alors ça devrait l'être en réalité on devrait euh on devrait pouvoir il y a des aides absolument mais quand même bien sûr il y a Non mais on en fait il y a une aide sociale qui fait que vous pouvez à un moment complètement pris en charge mais ça ça se défie quand même que par exemple vous enfin en fait il faut que vous vendiez tout ce que vous avez puisque l'arrêté c'est que c'est pas c'est pas gratuit. Bon mais ça c'est pas grave, c'est possible à faire. Sauf que ça veut dire que on ne peut aller que dans le dans le public.

Ça veut dire que c'est que poser comme question pour bien qu'on comprenne, il y a des épades, il y a des structures publiques et les structures privées. Les structures publiques et dans les structures privées, il y a les structures abut lucratifs comme Orpa, que dénoncé monsieur Castanais et des structures associatives qui sont pas du tout du même genre hein. Voilà.

Les publics sont sont on vous demande combien c'est c'est très abordable ça et son même c'est le même type. Non non c'est quand elle parle de 2600 € on est ça peut aussi bien être dans le public. Dans le public absolument ou tout à fait mais alors après on a un reste à charge qu' a une partie qui est pris en charge et une partie qui reste selon là pour le coup un de critères.

On parlait du scandale PA. Est-ce que la logique privée est compatible avec le la dépendance ou est-ce que c'était où est-ce que le problème est ailleurs concernant PA ? Est-ce que de côté en bourse c'est sain avec s'occuper de nos aînés ?

Bah le problème c'est d'arriver à à avoir des dividendes sur la survie des gens en fait. Et là ce qu'on voyait sur Ora, c'est qu'on leur diminuait par deux ou par trois leurs portions alimentaires pour avoir plus de dividendes sur les actions. Donc oui, il y a un vrai problème.

Alors moi après, j'entends quand on me dit "Oui, mais on a besoin du privé lucratif parce que on n' pas investi assez sur sur le public. public et sur l'associatif. Bah oui, mais faisons-le parce que la réalité c'est qu'en fait ce qu'on investit sur le public reste pour tout le monde alors que ce qu'on investit sur le privé, ce qu'on fait en en investissant et en donnant de l'argent à des structures comme Ora, puisque c'est quand même complètement financé par le public, c'est qu'en réalité, c'est pas aux personnes âgées qu'on donne de l'argent.

Est-ce qu'on pourrait faire un cahier des charges ? Vous parliez des des portions réduites. Bon bah dans le cahier des charges, on met un minimum de voir ce qu'on a ce qu'on a demandé c'était une transparence complète sur l'ensemble des prestation et sur ces sur les dividendes aussi qui étaient donné.

Ça pour l'instant ça a été ça n'est pas le cas. Il n'y a pas une transparence complète et déjà si en fait les familles pouvaient regarder exactement et d'un point de vue financier d'un point de vue prestation l'intégralité avant de mettre leur famille qu'il le regarder agit on agit dans l'urgence. Vous savez, c'est vrai, mais euh vous apercevrez que après le scandale de l'Or Pay et après le Covid, il est resté à peu près 20 % des places qui systématiquement ont pas été reremplies parce que les gens ne veulent plus mettre leur famille et leurs personnes âgées à l'intérieur des épades.

À cause de ça, on a l'impression que ils ont l'impression d'être maltraitant en le faisant alors qu'il y a des épates vertueux, j'imagine quand même et malheureusement le scandale PA sur toute la profession. Bien entendu, bien entendu. Mais donc voilà, donc il faut faut vraiment regarder ça de près et se dire que il y a des possibilités vraiment pour transformer des épades en vrai lieu de vie y compris familial.

Jean-Pierre, je veux pas entrer dans le débat de savoir si verser des dividendes c'est éthique ou non ou non éthique mais je voudrais simplement donner une information. le rapport de la haute autorité en santé qui a publié les critères qualités dans le secteur médico-social qui arrive en premier, c'est le secteur commercial, en deux, c'est le secteur associatif et en trois les structures publiques. Donc là, c'est un fait tout à fait tout à fait objectif.

Le deuxième élément que je voudrais apporter suite à ORPA, c'est le fait que les ARS ont visité tout les autorités régionales de santé ont visité tous les établissements. Et qui ont-elles découvert ? Alors, elles ont découvert un certain nombre d'anomalies dont certaines relevaient du juridique, si je puis dire. 11 % des épades inspectés ont été jugés en situation dégradée.

Voilà. Exactement. Et il y a donc au niveau de la prise de conscience des gestionnaires grâce ou à cause de ces contrôles, des réorganisations qui sont en cours.

Enfin, je veux dire cet après hors PA a des conséquences positives. Ansouiris, vous qui connaissez bien le secteur, pour ceux qui nous regardent, pour soi-même d'ailleurs, quels sont les critères qu'il faut regarder et quels sont les conseils que vous apportez à ceux qui sont en train de chercher un épad pour pour ses proches ? Alors moi je dirais que la première chose c'est de voir combien il y a de personnel pour le nombre de personnes qui de résidentésident c'est vraiment absolument essentiel.

Euh nous notre rapport comme ça a été préconisé dans de nombreux rapports, c'est de dire que il faut euh h personnes pour 10 résidents. Euh c'est beaucoup mais mais vous savez ce sont des gens qui sont en grande dépendance. C'estàd que par exemple euh le matin pouvoir euh laver la personne, l'aider à s'habiller, ça met du temps.

Si vous n'avez pas de personnel et bien euh vous allez mettre euh 5 minutes mais la personne va être maltraitée. Voilà, elle va être maltraitée. On va on va être obligé d'aller vite.

On va être obligé de de lui de de de enfin vraiment pas lui demander son avis sur rien et finalement de la mettre dans un état déjà de désorientation. Donc vous voyez, c'est pas c'est pas rien. C'est la première chose, c'est le qui est quel est le personnel. 2è chose, c'est vraiment qu'est-ce qu'il y a comme activité, qu'est-ce qu'on fait avec eux ?

Euh et ça, il y a beaucoup d'endroits où il ne se passe plus rien en fait une fois que vous êtes dans les pades. C'est pas seulement la beauté du lieu. Il faut se méfier de ça.

Avoir une activité, avoir du lien social, avoir un but dans la vie. C'est essentiel pour bien vieillir Jean-Pierre Aquino. Alors, j'ai pour habitude de dire à des retraités qui se posent des questions sur leur avenir, mesurez votre électroprojectogramme.

Alors, ça vous paraît curieux. Le seul moyen de bien vieillir ou un des rares moyens, c'est d'avoir des projets dans la vie. Le jour où on a des projets, tout va bien.

Le jour où on a plus de projet, c'est un indicateur de mal-être. Ah ouais. Donc euh pouvoir savoir de la personne ce qu'elle envisage, quels sont les projets, quelles sont les initiatives qu'elle veut prendre, c'est un ressort absolument fondamental.

Il y a un deuxième sujet et c'est quoi des des projets ? Ça peut être mais même s'occuper de ses petits-enfants, ça veut dire par exemple voyager, euh aller au cinéma et ce sont des activités que l'on souhaite poursuivre. D'ailleurs, dans les actions de prévention, que dit l'OMS ?

L'OMS dit simplement c'est pouvoir continuer à faire ce que l'on a envie de faire. Voilà comment la médecine des personnes âgées se doit d'être orientée et dans IOP qui est ce programme national ICOP. Voilà.

Alors on va on vou je voulais en parler ICOP donc c'est un site une application qui permet de s'auto-évaluer et de voir si on entre dans la dépendance qui vous met une alarme en disant attention euh il faudrait vous que vous agissiez parce que vous allez devenir dépendant si vous ne faites rien. Exactement. Exactement.

C'est un programme OMS. Icop.fr FR qui est dans la loi bien vieillir, donc qui est en extension au niveau du territoire national et qui permet avec des professionnels de rechercher des indicateurs sur lesquels on va intervenir pour éviter de basculer dans la dépendance.

Donc cette initiative a en particulier pour objectif final pouvoir continuer à faire ce que l'on a envie de faire pour retarder la dépendance. Exactement. Alors justement maintenir du lien social maintient une activité, maintenir un objectif dans la vie plutôt que les pad.

Je vous propose de voir ce reportage qui parle du béguinage. Alors le béguinage c'est quoi ? C'est un habitat pensé pour vieillir chez soi en sécurité mais sans institution.

On regarde le reportage. Tiens le journal. Ouais.

Michel et son mari ont trouvé une solution inespérée. Un appartement flamb. sport pour toi et moi je vais regarder les gros titres avant de déjeuner.

Tout y est pensé et aménagé pour faciliter la [musique] vie des personnes âgées comme ces prises électriques à hauteur pour éviter de se baisser avec le le petit truc là qui permet de d'enlever la la fiche sans forcer. C'est enfantin mais pratique parce qu'il y a des fois des prises qui sont quand même assez difficiles. Dans les autres aménagements, il y a aussi le bandeau lumineux qui bah qui s'allume tout seul quand on passe devant le détecteur.

Ce qui permet, si on est un petit peu perdu dans la pièce de se retrouver beaucoup plus facilement sans chercher la lumière. La douche et les toilettes sont adaptées, les portes sont plus larges pour y circuler en fauteuil et le sol antidérapant. Il est très souple et si on tombe, on risque moins.

Voilà, c'est pas comme un carrelage, c'est plus confortable. Même un marché pied nu, il est très [musique] confortable. Les 15 maisons de ce quartier un peu particulier sont toutes construites sur le même modèle, de plein pied, sans escalier.

Ce village d'un nouveau genre s'appelle un béguinage. [musique] Les logements sont accessibles sous conditions de ressources. Un couple [musique] ne doit pas gagner plus de 40630 € nets par an.

À la manière d'une grande colocation, une salle commune [musique] est dédiée aux activités. On inspire et on souffle à chaque fois qu'on pose la jambe. Allez.

Comme la gym le lundi, le béguinage n'est pas un habitat médicalisé. La motivation première des locataires est d'être entouré comme Gérard qui a vendu sa grande maison dans le Morvent pour venir ici. Un peu de solitude évidemment et puis beaucoup d'isolement.

On a tous besoin de de contact, de voir des gens, de parler, c'est indispensable. Ici tout le monde est locataire. Ça y est, tu t'en débarrasses.

Michel et son mari payent 698 € de loyer, charge commune comprise. Les habitants du béguinage se réunissent régulièrement pour décider des activités. Bonjour mesdames et élaborer ensemble des règles de vie commune.

Comme l'explique Anaïs, la coordinatrice vie sociale. Les réunions du bien ensemble sont très importantes dans le sens où ça permet de un à tout le monde de se retrouver et aussi peut-être de temps en temps de parler de certains problèmes qui peuvent avoir lieu sur place. Par exemple les animaux, comment on met ça en place ?

Et nous avons notamment mon quotidien au béguinage qui met en place les règles de ce béguinage qui a été écrit par les habitants. Michel et son mari trouvent ici un nouvel équilibre. Le béguinoche un mode de vie rassurant et en même temps ce n'est pas infantilisant.

C'est-à-dire qu'on mène chacun sa vie. On est indépendant. Oui.

Il existe déjà 11 béguinages de ce type dans toute la France. Une dizaine d'ouvertures est prévu pour 2026. Alors Ansuiris, ça n'est pas infantilisant, ça n'est pas médicalisé.

Votre regard sur cette solution, on a l'impression qu'on s'inspire là des modèles néerlandais ou d'Europe du Nord ou Ouais ou aussi du où on essaie de de continuer à vivre sans sans sans C'est pas une institution, c'est une vie normale. Oui. Puis c'est du coup c'est pas de en fait c'est pas de prévoir la dépendance, c'est de prévoir son indépendance dans le grand âge.

Et ça c'est vraiment très important. Faut savoir que de toute façon au dans les épades actuellement et c'est ce qui s'est passé depuis le rapport de monsieur Castané et depuis le Covid parce que le Covid a été aussi un grand traumatisme hein quand même de l'enfermement l'enfermement pendant le temps du Covid et la mort des personnes euh massive quand même euh sans qu'il y ait aucun entourage familial de proches. Enfin, ils ont il y a eu une impression de la part des familles d'avoir abandonné leurs personnes âgées, d'avoir d'avoir pas été là, de pas avoir vécu jusqu'au bout et ils ne veulent plus le revivre.

Enfin, c'est resté extrêmement traumatique, hein. Mais quand même euh maintenant les donc ce qui s'est passé, c'est que les gens ont cherché des alternatives et que depuis 2020, les gens vont en ÉPAD quand il y a vraiment euh une grande dépendance qui s'est installée type Alzheimer, problème cognitif lourd avec vraiment une des grandes grande difficultés à et ça pour en revenir, c'est à la donc c'est comment rester indépendant. C'est formidable.

C'est et moi je le dis, c'est carrément formidable. Mais on peut ça c'est quand on habite à la campagne et quand on on fait quelque chose entre soi, on peut tout à fait imaginer euh en pleine ville à Paris aussi euh d'avoir des îlos à l'intérieur de la ville qui soient comme ça ou même des appartements qui sont organisés dans les différents quartiers pour que les gens puissent continuer à vivre dans leur propre quartier. Donc je crois qu'il va falloir faire preuve d'imagination et ça c'est c'est une déjà une belle preuve d'imagination importante.

Jean-Pierre Aquino, on a entendu l'un des résidents qui avait a sauté le pas pour rompre l'isolement. Deux questions. Est-ce que l'isolement et la pente assuré vers la dépendance ?

Et en même temps, on se dit que c'est pas facile de se retrouver carrément en colocation. Là, il y a un côté Friends pour seior. Alors, Friends, c'est très bien à la télévision.

À 80 ans 70 ans, c'est peut-être pas évident, non ? De vivre les uns sur les autres comme ça. Alors, l'isolement est un facteur de risque majeur de la perte d'autonomie.

On estime en France qu'il y a 500000 personnes âgées en mort sociale, c'est-à-dire qui n'ont plus aucun contact avec qui que ce soit. Donc il y a là face à l'isolement des mesures pratiques à organiser. Mais je voudrais aussi revenir sur ce qui vient d'être dit, à savoir que nous avons à imaginer des alternatives à l'ép, on a là un très bel exemple, mais on a aussi la possibilité grâce à un texte de loi, la loi élan, de développer des habitats inclusifs.

Et je pense notamment à tout ce qui est fait à travers la France autour de la maladie d'Alzheimer où il est possible de regrouper dans un pavillon de 6 ou h chambres avec une salle commune la participation d'un auxiliaire de vie, la contribution des familles, d'organiser une vie sociale qui va lutter contre l'isolement de ces personnes et qui va être Attendez, mais dans une même dans un même pavillon, on met les enfants, les petits enfants. Non non non, uniquement les personnes âgées. par exemple à jouer en Josas, il y a une très belle réalisation où il y a huit chambres de personnes qui ont des troubles cognitifs, des qui ne se connaissaient pas forcément avant qui ne se connaissaient pas personnellement avant des partis communes, la présence d'une auxiliaire de vie et les familles qui s'impliquent dans cette démarche.

Et là en vous écoutant me vient à l'esprit cette expérience suédoise qui s'appelle alors je parle pas le suédois tubé ou tube où là on a complètement revu le modèle de l'PPAD c'est-à-dire que ce sont les personnes âgées, les familles et les soignants qui décident de l'organisation avec une ouverture à la vie collective. Mais vous savez au Danemark parce que là on on ben justement on cite d'autres pays parce qu'ils ont quelquefois de l'avant sur la France et ils ont décidé un jour de fermer les épades. Alors quand on a dit fermer les Épades, on se dit ben en fait c'est pas possible, qu'est-ce qu'on fait des gens ?

En fait, en vérité, ils ont pas fermé les éPADES et les ont tellement transformé que ce ne sont plus des épades. C'est que ce sont des habitats vraiment collec enfin collectif parce que c'est c'est des immeubles avec plusieurs personnes mais en même temps ce sont des appartements indépendants un peu comme dans c question de de là pour le béguinage sauf que là tous les épades sont fabriqués comme ça. C'est ce qui reste comme épad.

On a laissé les gens soit dans leur milieu social d'origine, soit ils sont là quand vraiment c'est plus possible avec Alzheimer, avec d'autres sujets, mais ils peuvent venir avec leur famille, ils peuvent le petitfils peut dormir là et continuer à à faire continuer. Il est Louifi, il a tout, il peut il peut faire la cuisine. Enfin, vous voyez, c'est une organisation complète à l'intérieur même donc qui est dedans et dehors.

C'est ce qu'on avait proposé nous dans notre rapport. On a proposé de d'ouvrir complètement les épates sur l'extérieur. Méfions-nous des problèmes d'image.

Effectivement, il y a des difficultés. Effectivement, on peut faire mieux. Effectivement, ça a été le scandale.

Effectivement, ça dysfonctionne. Mais il faut quand même positiver. Nous nous connaissons des établissements où la qualité est présente au quotidien et il faut éviter les pas de bashing hein, je pense et là je ne suis pas là pour défendre la profession mais il y a des établissements où il fait bon vivre.

Un grand merci de nous avoir éclairé en tous les cas sur ces euh questions de dépendance et de grand âge. Et pour aller plus loin, je vous signale ces deux sites d'abord pour-les les-personne-ag.gouv.fr.

C'est un peu fastidieux mais vous y trouverez. C'est le portail officiel de l'État. Vous y trouvez les informations sur les droits, les aides et les solutions d'habitat comme le béguinage dont on vient de parler.

Et puis je rappelle également le site dont vous avez parlé Jean-Pierre Ainocop.fr. FR qui est une application numérique pour les plus de 60 ans d'auto-évaluation pour savoir où on en est soi-même avec les problèmes de dépendance.

Et la santé, ça va, c'est terminé. Merci d'avoir suivi cette émission, à retrouver sur [musique] la plateforme publicsena.fr et je vous dis à bientôt pour un prochain numéro.

Prévention, solidarité, accès aux soins, innovation. C'était et la santé ça va avec la mutualité française.