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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 10 février 2025 7 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Nadège Abomangoli présente la motion de censure déposée par LFI contre le gouvernement Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Nadège AbomangoliFait
    « le projet de voot financement de la sécurité sociale qui nous est présenté aujourd'hui poursuit la même logique destructrice que celle du projet présenté en décembre dernier par Michel Barnier »
  • 1:00Nadège AbomangoliFait
    « vous êtes reparti des conclusions de la commission mixte paritaire parce que vous vouliez nous empêcher de débat et d'amender à nouveau le texte »
  • 1:30Nadège AbomangoliFait
    « vous ne cessez d'alerter sur le déficit prévisionnel qui justifierait de réduire les dépenses mais vous vous gardez bien de dire que ce trou vient avant tout de votre politique qui assèche volontairement les finances sociales à coup de niche fiscal et d'exonération de cotisation sociale »
  • 2:00Nadège AbomangoliChiffre
    « ces allè prive la sécurité sociale de 90 milliards de recettes par an »
  • 2:30Nadège AbomangoliFait
    « la littérature scientifique a bien montré que les exonérations de cotisation n'ont aucun effet notable sur l'emploi et la compétitivité »
  • 3:00Nadège AbomangoliFait
    « 4 milliards de cût budgétaires sur la santé alors que l'été 2024 a vu deux structures sur d'urgence sur trois fermer au moins une ligne médicale »
  • 3:30Nadège AbomangoliFait
    « taxation des salaires des apprentis alors qu'il gagnent en moyenne 356 € de moins que le SMIC 24 € en moins par mois pour des jeunes en situation précaire »
  • 4:30Nadège AbomangoliChiffre
    « l'ondame augmente de 3,3 % mais c'est moins que l'évolution tendantielle et en définitive cette soi-disant augmentation revient à 4 milliards de coup budgétaire »
  • 5:00Nadège AbomangoliChiffre
    « nous pourrions dégager 17 milliards de nouvelles recettes pour réparer ce que vous avez cassé »
  • 6:00Nadège AbomangoliFait
    « un gouvernement macroniste soutenu par l'extrême droite avec un soutien sa participation du Parti socialiste »
  • 6:30Nadège AbomangoliFait
    « il parle de submersion migratoire le lendemain il remet en cause le droit du sol le surlendemain il évoque la préférence nationale pour les allocations familiales »
  • 7:00Nadège AbomangoliChiffre
    « choisir de retirer 15 millions d'euros déévolu à la recherche sur les cancers pédiatriques comme cela a étéé la semaine dernière pour le budget de l'État »
  • 7:30Nadège AbomangoliFait
    « choisir de renier l'engagement pris devant les électeurs en juillet dernier »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre messieurs les ministres chers collègues nous sommes ici devant vous pour censurer le gouvernement le plus antisocial et le plus réactionnaire de la 5e République le projet de voot financement de la sécurité sociale qui nous est présenté aujourd'hui poursuit la même logique destructrice que celle du projet présenté en décembre dernier par Michel Barnier c'est d'ailleurs en fait le même projet puisque vous êtes reparti des conclusions de la commission mixte paritaire parce que vous vouliez nous empêcher de débat et d'amender à nouveau le texte parce que vous aviez peur d'être à nouveau minoritaire parce que vous n'avez plus que des manœuvres antidémocratiques pour vous maintenir et imposer de force votre vision dans laquelle il n'y a pas d'alternative à l'austérité vous ne cessez d'alerter sur le déficit prévisionnel qui justifierait de réduire les dépenses mais vous vous gardez bien de dire que ce trou vient avant tout de votre politique qui assèche volontairement les finances sociales à coup de niche fiscal et d'exonération de cotisation sociale ces allè prive la sécurité sociale de 90 milliards de recettes par an et pour quel effet aucun la littérature scientifique a bien montré que les exonérations de cotisation n'ont aucun effet notable sur l'emploi et la compétitivité ce sont des cadeaux sans contrepartie que vous distribuer au patronat et au très riches comme vous ne voulez pas y renoncer il ne vous reste plus qu'à passer le rabot de sur les dépenses et à faire payer le peuple 4 milliards de cût budgétaires sur la santé alors que l'été 2024 a vu deux structures sur d'urgence sur trois fermer au moins une ligne médicale gelle des pensions de retraite alors que plus de 2 milliards de personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté taxation des salaires des apprentis alors qu'il gagnent en moyenne 356 € de moins que le SMIC 24 € en moins par mois pour des jeunes en situation précaire mise en place d'une deuxème journée dite de solidarité soit 7 he de travail gratuit une proposition qui en fait c'est la qui est la solidarité avec le patronat que vous gavez sur le dos des salariés certains au Parti socialiste nous diront que des compromis ont été trouvés et que le texte est plus acceptable que le projet présenté par Michel Barnier bal hiverne ce budget multiplie les tromp-lœuil on nous dit que l'ondame augmente de 3,3 % mais c'est moins que l'évolution tendantielle et en définitive cette soi-disant augmentation revient à 4 milliards de coup budgétaire on nous dit que le reste à charge sur les soins n'augmentera pas mais les cotisations des complémentaires santé augmenteront en échange soit 1 1 milliard vous donnez d'une main et vous reprenez de l'autre et vous ne changez rien nous savons que nous pouvons faire autrement un autre budget de la Sécurité sociale est possible nous l'avons prouvé avec les amendements que nous avion fait voter en première lecture nous pourrions dégager 17 milliards de nouvelles recettes pour réparer ce que vous avez cassé pour la création d'un pôle public du médicament pour un grand plan de recrutement et de revalorisation des salaires dans le secteur médical et médico-social pour une loi grand âge pour la mise en place d'une réelle politique de lutte contre les accidents et morts au travail enfin et surtout pour l'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans gouverné par les besoins pour vivre mieux mais nous le savons toutes et tous au fond la question qui nous est posée aujourd'hui celle qui nous réunit ce n'est plus seulement celle du budget de la Sécurité sociale la question qui est posée c'est celle du respect de la volonté du peuple car le budget que nous examinons aujourd'hui est le fruit d'un péché originel le vol des élections législative des 30 juin et 7 juillet dernier des élections où le nouveau pro populaire l'a emporté des élections où le peuple a balayé le macronisme et l'extrême droite et voilà qu'après un tour de passe-pe nous nous retrouvons avec un gouvernement macroniste soutenu par l'extrême droite avec un soutien sa participation du Parti socialiste jamais nous accepterons un tel dénis de démocratie la question qui est posée c'est celle de la défense de la République contre un pouvoir qui la piétine un pouvoir qui parle comme le rassemblement national et qui AG comme le rassemblement national un jour il parle de submersion migratoire le lendemain il remet en cause le droit du sol le surlendemain il évoque la préférence nationale pour les allocations familiales enfin il ouvre un débat sur l'identité française il divise le peuple sur la base du racisme pour mieux organiser une bataille pour les mettes de l'austérité entre les pauvres et les précaires il propose un contrat racial en substitution du contrat social jamais nous ne laisserons détruire ainsi les principes qui font notre République et unissent notre peuple il y a péril dans la demeure républicaine et face à cela notre devoir est d'utiliser tous les outils à notre disposition pour la sauver l'outil d'aujourd'hui c'est la censure du budget de la Sécurité sociale la vraie censure celle qui sert à faire tomber le gouvernement pas une censure pour de faux une censure à postériori qui n'a aucune chance d'être voté une manœuvre lâche jamais nous n'accepterons une telle duprix loin de ces faux semblants le choix qui est devant nous aujourd'hui est clair ne pas censurer c'est laisser passer des mauvais budgets choisir de retirer 15 millions d'euros déévolu à la recherche sur les cancers pédiatriques comme cela a étéé la semaine dernière pour le budget de l'État choisir de livrer les soignants et les malades au chaos de l'hôpital dégradé des soins toujours plus chers choisir de mettre à l'aise Bernard Arnaud et son chantage à la délocalisation ne pas censurer c'est laisser faire un gouvernement illégitime choisir d'accepter le holdup antidémocratique contre les résultats des élections législatives choisir de renier l'engagement pris devant les électeurs en juillet dernier choisir une nouvelle forfêure après le référendum de 2005 et après le quinquen Hollande choisir de discréditer à nouveau la gauche so choisir de cracher au visage du peuple ne pas censurer c'est laisser faire ce qui détruisent la République divisent le peuple et rabougrissent la France choisir d'adouber ceux qui pensent que le problème de l'hôpital public ce n'est pas qu'il manque de moyens mais qu'il est rempli de Madou comme le disait Emmanuel Macron choisir d'ouvrir les vannes de la parole réactionnaire et d'une politique raciste ce serait donc ça la responsabilité la stabilité pour nous la réponse est claire nous refusons de laisser nous laisser emporter par la lâcheté de ceux qui cèd au chantage la bassesse des petites ambitions sur le dos du peuple qui finiront au mieux dans l'oubli au pire dans la honte nous ne tremblerons pas il ne s'agit pas ici de pureté tout simplement de solidité pour qu'il reste fidèle au programme du nouveau front populaire construire un programme de rupture pas de compromis avec la politique d'Emmanuel Macron tout simplement de la clarté pour qui se proclame au principe de la République liberté égalité fraternité la censure était impérative en décembre elle est encore davantage aujourd'hui Léo Bloom disait que la moralité consiste essentiellement en le courage de faire un choix collègue députés choisissez collègues socialistes soyez courageux vous remerci