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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 février 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"On s’est battu contre la loi Duplomb, on se battra contre celle qui arrive"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites de toutes les mesures dont on discute ? Est-ce que vous dites que finalement le grand oublié de tout ça et de tous ces débats, c'est l'environnement ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Le président de la FNSA a dit que ce salon de l'agriculture est un peu le premier round de la présidentielle 2027 sur le sujet de l'agriculture. Est-ce que vous partagez son avis et qu'est-ce que vous demandez au futur candidat à l'élection présidentielle en France ?

  • 12:01OuverteRéponse directe

    Une dernière question sur le bio : le gouvernement envoie des signes plutôt négatifs à l'agence bio en voulant redispatcher ses missions dans d'autres agences de l'État. Est-ce que ça vous inquiète ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « le grand oublié, c'est les causes profondes du malaise agricole, hein. C'est pour nous, on essaie de le rappeler ici au salon, c'est le revenu, c'est la régulation des marchés. »
  • 1:00Fait
    « nous paysans et paysanes, on est impacté les premiers par la perte de la biodiversité, par le réchauffement climatique, par le changement des paysages et des habitats. »
  • 2:30Fait
    « ces lois d'urgence, elles nous paraissent dangereuses dans l'intention politique, notamment sur l'eau. »
  • 3:30Fait
    « l'eau, c'est un bien commun qui doit aussi être considéré et partagé avec les citoyens et les citoyennes. »
  • 11:30Fait
    « la bio c'est une solution aussi à partir du moment où on la range pas dans une case de niche mais bien dans un projet de société. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Qu'est-ce que vous dites de tout toutes les mesures dont on discute ? Est-ce que vous dites que finalement le grand oublier de tout ça et de tous ces débats, c'est l'environnement ? Ben d'abord le grand oublié, c'est les causes profondes du malaise agricole, hein.

C'est pour nous, on essaie de le rappeler ici au salon, c'est le revenu, c'est la régulation des marchés. C'est ça les réponses qu'on attendait des nos politiques, hein, pas des reculs environnementaux parce que effectivement toutes les propositions qui sont faites c'est sur les moyens de production, donc euh une accélération vers du productivisme alors qu'on sait euh que le schéma productiviste, il est délétaire euh non seulement pour les paysans, les paysanes, mais aussi pour la santé des citoyens et citoyennes, pour l'environnement et puis finalement pour notre capacité à produire. parce que nous paysans et paysanes, on est impacté les premiers par la perte de la biodiversité, par le réchauffement climatique, par le changement des paysages et des habitats.

Donc nous, c'est ce qu'on essaie de dire, c'est c'est des faux problèmes en fait, c'est des fausses solutions à des à des à un vrai problème. on va pas aller encore accélérer la destruction des sols, accaparer l'eau alors que elle est on c'est une ressource qui va être fragile et qu'il faut partager en fonction de ce qu'on doit prioriser sur les usages. Donc c'est des enjeux fondamentaux pour l'agriculture mais aussi pour les citoyens et les citoyennes.

Donc c'est ça qu'on a envie de dire et qu'on a déjà dit à la ministre. Euh ces lois d'urgence, elles nous paraissent dangereuses dans l'intention politique, notamment sur l'eau. Puisque dans la loi d'urgence sur l'eau, là il y a la proposition justement de changer euh la gouvernance euh des euh des des parlements de l'eau.

On va dire ça. C'est-à-dire que on va changer la représentation à l'intérieur de ces parlements pour donner plus de poids aux professionnels. Sauf que l'eau, c'est un bien commun qui doit aussi être considéré et partagé avec les citoyens et les citoyennes.

On peut pas accepter qu'il y a une dégradation dégradation de la qualité de l'eau et on peut pas accepter non plus qu'on a qu'à par l'eau pour une agriculture qui est vouée à l'export ou en tout cas qui est pas tournée vers la souveraineté alimentaire telle que nous on l'a défini, c'est-à-dire le droit des peuples à choisir leur alimentation. Comment vous qualifiez du coup les démarches politiques qui sont entreprises à la fois par le gouvernement et par les sénateurs LR et centristes ? Bah rétrograde est dangereux.

Euh clairement nous on vous le savez, on a on s'est on a on s'est battu contre la loi du plomb. On se battra contre celle qui arrive qui qui prôneent le retour de la cétamipride parce que c'est ce sont des lois qui ne répondent pas encore une fois euh au malaise profond des paysans des paysanes à aux problématiques de l'agriculture. sur la betterave par exemple pour ne citer que que cet exemple là, c'est pas la capacité de production qui est problématique pour cette filière là, mais bien le fait qu'on ait enlevé des outils de régulation, des outils le les quotas mais aussi des prix garantis qui ont fragilisé cette filière là.

Donc c'est vers ça qu'il faut qu'on aille nous les professionnels et puis les politiques, c'est-à-dire apporter de la protection aux filières à partir de l'économie et pas augmenter lever les contraintes comme on dit en fait qui sont accélérés sur des outils de production qui détruisent les paysans, les paysanes mais aussi encore une fois l'environnement, les territoires et qui impactent durablement la santé des citoyens via l'alimentation. Al, je sais que vous êtes du syndicat de la confédération paysane, mais le président de la FNSA a dit que ce salon de l'agriculture, cit un peu le premier round de la présidentielle 2027 sur le sujet de l'agriculture. Est-ce que vous partagez son avis et qu'est-ce que vous demandez au futur candidat à l'élection présidentielle en France ?

Et ben oui, je c'est évidemment toujours le salon, il s'inscrit toujours dans un agenda politique. Il y a les municipales d'abord hein avant les présidentielles et c'est un enjeu fort hein parce que euh ça n'échappe à personne. Les agriculteurs, ils sont inscrits dans des territoires.

Donc on a comme interlocuteur privilégié les maires et les collectivités. Mais oui, ça s'inscrit forcément dans un agence de politique qui est la présidentielle. Mais nous ce qu'on le message qu'on a envie de dire au prochain au futur aux candidats en tout cas c'est que l'agriculture elle n'est pas externalité enfin elle n'est pas extérieure à un projet de société euh et que elle doit s'encrer dans un projet de société fort qui prenne arbr corps les enjeux euh sociétaux justement de d'alimentation, de santé et d'environnement.

Et l'agriculture c'est pas un problème pour ces enjeuxl c'est une solution. Et c'est comme ça que doivent appréhender les choses euh nos futurs candidats. Là, ce qui se passe, c'est que le le le notre président en fait, lui, il roule en fait euh il est au service d'une d'un certain modèle agro-industriel et il fait fi euh de ces enjeux-là, notamment de l'alimentation. comme moi, il nous m'a dit les yeux dans les yeux que il fallait le fait qu'il y ait une alimentation à deux vitesses, une alimentation pour les pauvres, une alimentation pour les riches.

C'est pas comme ça nous qu'on envisage les choses. Je pense qu'il y a des convergences possibles, des convergences d'intérêt entre le maintien de paysans et paysanses nombreux dans les territoires et assurer leur revenus, mais aussi le la capacité à maintenir des habitats durables et pérennes pour l'ensemble des citoyens et citoyennes avec un environnement correct, faire face aux enjeux climatiques et puis assurer une alimentation de qualité. Je pense que c'est un combo gagnant ça et c'est ça qu'on doit viser.

C'est pas juste accélérer sur un productivisme pour maintenir artificiellement les intérêts de quelques gros agroindustriel ou ou agrianager. Pour vous, c'est ça que fait les lois d'urgence et les lois du plomb par exemple. Bien sûr, la loi du plomb, elle est là, elle est au service d'un modèle.

Quand on regarde en fait sa genèse, c'est une une espèce de prise de conscience de Laurent Duplomb après 2017, le discours de Ringist du du président Macron sur la montée en gamme où il dit en fait on va on va à la catastrophe parce que on ne donne pas les moyens aux paysans aux paysanes, aux agriculteurs d'être compétitif sur le marché international. Donnonsnous les moyens d'être compétitif sur le marché international. Mais en faisant ça, on accélère l'agrandissement des fermes, on accélère la concentration des fermes et on fait disparaître tout un maillage de paysans et paysane.

C'est c'est le schéma depuis euh depuis plus de 50 ans. On est passé d'000 paysans euh dans les années 70. Là, on est aujourd'hui, on est 400000, moins de 400000, il y a des projections à 200000.

Donc c'est ça en fait que promeut la loi du plomb, c'est une accélération vers la disparition des paysans et des paysanes. Et nous on ne veut pas de ça parce que on sait que la souveraineté alimentaire, le fait de pouvoir avoir accès à une alimentation de qualité pour tous et pour toutes, ça part du fait qu'il y ait des paysans nombreux dans les territoires et qu'on peut à partir de ça relocaliser l'alimentation. Et une dernière question sur le bio parce que le gouvernement en tout cas envoie des signes plutôt négatifs à l'agence bio en voulant redispatcher ses missions dans d'autres agences de l'État en poussant la directrice générale à la démission en tout cas en voulant la remplacer.

Est-ce que ça vous inquiète tous ces débats qu'il y a autour de l'agence bio aujourd'hui en France ? Mais clairement la bio c'est une solution aussi à partir du moment où on la range pas dans une case de niche mais bien dans un projet de société. C'est une solution aussi pour partir pour sortir des phyosanitaires.

On voit bien les messages contradictoires de la ministre qui dit ou on a des ambitions de sortir de l'usage des pesticides et puis qu'en même temps elle prône le retour à demiot en fait le retour de l'acétamyde ou de pesticides. Là dans la prochaine loi d'urgence il y a il est question dans les moyens de production d'étendre la l'usage des pesticides à d'autres usages qui sont faits pour certaines filières. C'est-à-dire, on va pour un même pesticide, il pourra être utilisé dans différentes productions.

Donc on voit bien c'est ces doubles discours qui en fait ne servent pas l'intérêt général. Donc pour nous, oui, c'est clair queil faut sortir de ces phy que l'agriculture biologique a fait ses preuves techniques en tout cas pour pouvoir sortir de ces ces phytosanitaires. M.