Marc Fesneau : "On adore taper sur les fleurons industriels"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:16OuverteRéponse directe
Donc ça veut dire qu'en fait, on est impuissant.
- 1:34OuverteRéponse directe
Il y a quand même une initiative européenne, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, le Portugal, ont demandé au fond à l'Europe d'étudier l'établissement d'une taxe européenne sur les super-profits pétroliers. Est-ce que vous, qui êtes un pro-européen, vous dites que c'est peut-être la voie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiqueFait
« On peut à la fois dire qu'on reconnaît la puissance de Total, le fait que ce soit un fleuron, et que ça participe d'ailleurs de notre souveraineté énergétique. »
- 0:10Invité politiqueFait
« Et deuxième élément, de regarder dans quelle mesure il y a du super profit ou il y a des marges qui sont indus, qui seraient mises sur la table, et c'est là le travail qui est à faire aussi par les services de la DGCCRF, et à ce moment-là, de réclamer notre dû. »
- 0:40Invité politiqueChiffre
« Quand vous faites une loi, le temps de voter une loi, vous savez, le temps moyen d'une loi, même en procédure accélérée, c'est entre 6 et 12 mois. »
- 1:09Invité politiqueChiffre
« Alors c'est vrai qu'en plus, si sur les 2 ou 3 milliards de profits supplémentaires, il y en a 2,8 milliards qui sont à l'extérieur de nos frontières. »
Temps de parole
- Marc Fesneau86 %
- Présentateur14 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On adore taper sur les fleurons industriels ou les fleurons économiques. On peut à la fois dire qu'on reconnaît la puissance de Total, le fait que ce soit un fleuron, et que ça participe d'ailleurs de notre souveraineté énergétique. Et deuxième élément, de regarder dans quelle mesure il y a du super profit ou il y a des marges qui sont indus, qui seraient mises sur la table, et c'est là le travail qui est à faire aussi par les services de la DGCCRF, et à ce moment-là, de réclamer notre dû. Mais Total a une situation particulière parce qu'ils sont à la fois foreurs, extracteurs, ils sont raffineurs et ils sont distributeurs. Et parfois pour le compte de tiers.
Donc quand on parle de bénéfices supplémentaires, est-ce que c'est sur les Français ou c'est sur d'autres ? C'est ça la question qu'il faut regarder. On a une maladie française, c'est un président de groupe, ancien ministre des Relations et le Parlement qui vous le dit, c'est de faire des lois. Quand vous faites une loi, le temps de voter une loi, vous savez, le temps moyen d'une loi, même en procédure accélérée, c'est entre 6 et 12 mois. Bon, c'est très sympathique d'aller dire aux Français, attendez si ça... C'est très déclaratif tout ça, c'est très totémique. On fait semblant de, si tant est, que la loi soit votée.
Donc je trouve que ce n'est pas opérant par rapport à la réalité de nos concitoyens. Le dispositif qui a été disposé sur la table par le Premier ministre, qui lui est opérant plutôt qu'une loi sur des profits qu'on ne saura pas qualifier et qu'on ne saura pas qualifier et distinguer entre les profits nationaux et les profits internationaux. Alors c'est vrai qu'en plus, si sur les 2 ou 3 milliards de profits supplémentaires, il y en a 2,8 milliards qui sont à l'extérieur de nos frontières. Qu'est-ce qu'on dit ?
Donc ça veut dire qu'en fait, on est impuissant.
Non, on n'est pas impuissant, puisque la preuve, on met en place un dispositif. Par contre, la vérité m'oblige à dire que nous ne sommes pas en situation, nous tout seuls, de faire en sorte, parce que le seul sujet, c'est qu'on arrive à faire baisser les prix du pétrole. Et là, c'est la question de l'impuissance collective que nous avons face à un conflit que personne n'arrive à maîtriser, pas même les auteurs de ce conflit d'ailleurs.
Il y a quand même une initiative européenne, l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, le Portugal, ont demandé au fond à l'Europe d'étudier l'établissement d'une taxe européenne sur les super-profits pétroliers. Est-ce que vous, qui êtes un pro-européen, vous dites que c'est peut-être la voie ?
Moi, je trouve que dès lors qu'on parle de fiscalité, plus on le fait au niveau européen, pardon, je vous ai coupé, mais plus on le fait au niveau européen, plus c'est opérant. Parce que sinon, il y a des effets d'évitement que chacun connaît. Donc ça, vous ne fermez pas la voie ? Non, non, non, je trouve que... Mais c'est un sujet global.
Marc Fesneau