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interviewBackseat· 27 mai 2023 40 min

Le groupe qui fait trembler le gouvernement - avec Charles de Courson et Olivier Serva

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur Maxime bonsoir bon score le public merci d'être là vous êtes merveilleux bonsoir à toutes et à tous on est de retour sur le plateau de baxy en ce jeudi soir pour continuer à parler de politique chers amis je suis toujours entouré des meilleurs avec Latifa avec Claire avec Antoine merci d'être avec moi merci d'être avec nous on va pas tarder à accueillir nos invités politiques de cette semaine mais avant ça je voulais vous faire une annonce chers amis vous l'avez peut-être déjà entendu parce que je l'ai je l'ai déjà annoncé ce sera annoncé bientôt dans Libération demain mercredi pas demain la semaine prochaine baxy n'aura pas lieu jeudi mais mercredi le 31 mai pourquoi parce que c'est les 50 ans du quotidien Libération et à cette occasion là nous faisons un partenariat nous sommes bexit et partenaire des 50 ans du journal Libération à l'occasion d'un grand événement organisé à la Sorbonne à Paris une journée entière de coloc de conférence à laquelle je vous invite à venir et à vous inscrire ça va être absolument passionnant et le Clos du spectacle si je puis dire ce sera une émission de Backstreet en live depuis la starbuen une émission spéciale 50 ans de Libé avec une programmation incroyable vous verrez on vous l'annoncera plus tard il y aura 400 personnes qui seront dans le public pour cette émission brexit et il y a 80 places qui sont ouvertes pour le public de brexit réservé aux personnes qui ont participé au soutien à baxy donc les personnes qui ont donné sur le kisskissbank Bank vous allez bientôt recevoir un mail et vous le verrez s'afficher sur Kiss Kiss bang point d'exclamation Libé dans le chat aussi pour avoir cette information là donc merci à vous pour votre soutien et pour vos récompenser bien sûr vous pourrez venir c'est gratuit d'ailleurs il y a pas à payer pour ce coup-ci et donc voilà on est très heureux de remercier nos généreux donateurs en leur proposant de venir pour cette émission exceptionnelle l'autre truc que je voulais vous annoncer c'est qu'à l'occasion des 50 ans de Libé avec libération on est heureux de vous annoncer qu'il y a un code promo pour s'abonner à libérer le code promo backs vous permet de vous abonner à la Libye box spécial backside vous avez accès avec 10 balles seulement à 6 mois d'abonnement au journal Libération en numérique plus de PDF collector vous avez le PDF du premier numéro de Libé sorti en 72 et vous avez le PDF du numéro spécial 50 ans de Libé voilà après vous pouvez l'imprimer vous-même avec votre imprimante c'est bien on fait ça avec les enfants pour leur montrer comment c'était à l'époque du papier donc voilà si moi d'abonnement pour seulement 10 balles à Libération franchement je pense que ça vaut le coup n'hésitez pas à foncer n'hésitez pas à vous abonner en plus faites le maintenant parce que dans les six prochains mois mine de rien grâce à la Libération vous allez pouvoir suivre une actualité politique incroyable on va avoir quoi l'abrogation de la réforme de retraite la dissolution le congrès de la France insoumise on va avoir non non attends les six prochains mois il va il va se passer quand même un paquet de trucs donc n'hésitez pas à vous abonner à l'idée et n'hésitez pas à profiter de cette super offre promo pour seulement 10 balles franchement c'est cool si vous n'êtes pas déjà abonné profitez-en voilà ça c'était l'annonce que je voulais vous faire et donc voilà chers amis sans plus tarder je vous propose qu'on se mette un petit générique et c'est parti pour l'invité de la semaine l'invité politique de cette semaine chers amis j'ai le grand plaisir d'accueillir en à distance en visio le député Charles de Courson Charles de Courson qui doit m'entendre normalement à l'heure qu'il est Charles de Courson député de la Marne bonsoir Monsieur le Député merci d'avoir accepté notre invitation sur backside vous m'entendez bien ah super j'en suis très heureux on vous entend très bien aussi monsieur de course ou vous êtes actuellement dans votre circonscription dans la Marne et vous nous avez fait le plaisir d'accepter notre invitation Charles de Courson vous êtes un député célèbre depuis depuis quelques mois puisque vous menez de fait la lutte contre la réforme des retraites on se souvient notamment de la motion de censure que vous avez défendu à l'Assemblée nationale qui n'est pas passée à seulement 9 mois près et vous voilà à nouveau sur le devant de la scène puisque le 8 juin prochain vous défendrez une proposition de loi qui propose d'abroger donc d'annuler en fait la réforme des retraites je voudrais vous entendre monsieur de Courson nous expliquer cette proposition de loi puisque moi j'y comprends plus rien j'ai cru comprendre que elle serait pas débattue alors qu'est-ce qui va se passer le 8 juin est-ce qu'on va avoir une une Loi sur l'abrogation de la réforme des retraites qui va être votée [Musique] alors comme vous le savez la réforme des retraites n'a jamais été votée par l'Assemblée nationale absolument puisque procédure était 49-3 on a quand même examiné l'article premier l'AR ticle Sénat un texte avec censure que vous venez d'évoquer et bien à quel point le gouvernement n'a pas été renversé le texte n'a jamais été voté pendant l'assommation nationale qui je le rappelle et le seul représentant du peuple français oui donc on veut continuer la crise politique c'est à dire que les Français disent il y avait une majorité contre ce texte à l'Assemblée nationale mais par des moyens de procédure on a abouti à sortir un texte et bien à quoi ça sert d'aller côté l'absentéisme et donc l'objet de cette rappeler deux choses premièrement que la façon dont on a voté qu'on n'a pas voté sur la loi qui a été promulguée est un déni de démocratie et la deuxième chose c'est que ce texte était fondamentalement injuste il était pourquoi il était injuste mais c'est très simple puisque en relevant de 62 à 64 ans l'âge légal de départ à la retraite ce sont nos concitoyens qui ont commencé à travailler entre 16 et 21 ans qui sont pénalisés ceux qui font des études et qui commencent à partir de 21 22 23 ans ne sont pas concernés par la réforme donc on demande aux gens les plus modestes car ce qui commence jeune souvent occupent les emplois les plus modestes et on découvre de carrière les plus plates et donc c'est fondamentalement juste nous nous sommes dans un groupe de position mais d'oppositions constructive on a toujours penser que vu la dégradation du rapport entre le nombre d'actifs et le nombre d'inactif de retraités et bien structurellement le système devenait déficitaire et donc il fallait trouver des solutions la grande différence entre nous la position de notre groupe et la position de la minorité présidentielle c'est que nous nous avions proposer à la première ministre 5 mesures pour inciter nos concitoyens à travailler plus longtemps mais les inciter sans toucher à l'âge légal et d'accord je comprends avec les les syndicats de salariés c'est là dessus sur l'affaire des 62 64 ans elle a deux objets premièrement d'annuler le fameux article 7 devenu article 10 dans la loi qui a été promulguée qui portait de 62 à 64 ans et de demander une conférence sociale on va continuer à en parler Charles de Courson on va continuer à parler de cette loi j'ai bien compris vos deux arguments vous restez avec nous en ligne mais vous allez être heureux on va accueillir un de vos collègues qui va nous rejoindre sur le plateau notre deuxième invité politique cette semaine je vous demande d'accueillir Olivier Servat [Applaudissements] bonsoir Olivier Servat merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de bexcite vous êtes vous aussi député liotte donc liberté indépendante outre-mer et territoire vous êtes député de Guadeloupe vous étiez auparavant à la République en marche jusqu'en 2022 où vous avez rejoint merci d'être avec nous sur le plateau on est en ligne avec votre collègue Charles de Courson avec qui vous travaillez en ce moment on a beaucoup de questions à vous poser monsieur de Courson je reviens vers je reviens vers vous monsieur de Courson le gouvernement souhaite visiblement de la bouche de d'Élisabeth borne en se basant sur la présidente de l'Assemblée nationale il y a elbron Pivet utiliser l'article 40 de la Constitution qui permettrait potentiellement d'empêcher l'Assemblée nationale de discuter de cette loi cet article 40 votre loi cet article 40 c'est un article qui interdit la démagogie budgétaire pour le dire vite disant que c'est une loi qui va creuser les déficits puisque la réforme des retraites réglait ce problème de déficit vous monsieur de Courson vous êtes un grand partisan de la lutte contre les déficits en tout cas c'est comme ça que je vous ai toujours présenté à mon public est-ce que vous comprenez que je vous pose la question de savoir sur quel pied est-ce que vous dansez là mais c'est très simple si notre texte est voté nous demandons à ce que on reprenne dans une conférence sociale le problème et le texte qui a été promulgué grosso modo fait 270 millions en 2023 d'économie donc c'est rien et notre position c'est de dire suite à cette conférence sociale dont on peut intégrer les conclusions dans la future loi de financement de la civilisation sociale pour 2024 applicable au 1er janvier 2024 et bien nous aurons des mesures avec un minimum de consensus avec les partenaires sociaux qui permettra de faire des économies mais par les cinq mesures que nous avions préconisées mais on est là dans une conférence sociale chacun pourra se faire avec cette conférence sociale mais est-ce que vous croyez que la présidente de l'Assemblée nationale pourra quand même déclencher cet article 40 on a eu des sons de cloches différents de la réunion de la majorité de mardi matin est-ce que vous en avez peur de se déclenchement de avec le 40 mais absolument pas pourquoi il y a un règlement intérieur de l'Assemblée nationale qui prévoit deux contrôles un contrôle sur les propositions de loi qui sont déposées qui est le contrôle par le Bureau de l'Assemblée nationale ou une délégation issue de ce bureau proposition recevable absolument cette proposition a été considérée comme recevable elle était inscrite à l'ordre du jour on doit elle passe en commission mercredi prochain et en séance publique le 8 juin le jeudi 8 juin j'ai été d'ailleurs désigné par la commission des affaires sociales comme rapporteur de ce texte et donc le premier contrôle a tout à fait était respecté alors il y a un deuxième contrôle possible c'est que la présidente de la commission de l'affaire sociale a saisi le président de la commission des finances qui est le seul chargé de la recevabilité des propositions de loi la saisie en disant cette proposition de loi n'est pas recevable financièrement et il n'a pas encore répondu mais chacun sait qu'il va lui répondre probablement demain ou d'ici la fin de la semaine et en lui disant que c'est tout à fait recevable d'ailleurs là la minorité présidentielle comprenait sens à déposer un certain nombre de propositions de loi une qui s'appelle le mieux vieillir une autre pour faciliter l'accès aux soins qui qui entraîne d'écoute et elle a été déclarée recevable donc raison de torpiller votre proposition de loi sur cet argument là je comprends je comprends mieux monsieur de Courson Olivier Olivier Servat vous aussi comme monsieur de Courson je vous ai entendu à plusieurs reprises vous dire favorables à titre personnel En tant que député au décalage de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans pourquoi cette opposition aujourd'hui en fait nous voulons une réforme de du régime de retraite mais pas celle-ci et d'ailleurs nous avons fait des contre-propositions et je rappelle que le texte va défendre Charles comprend deux éléments tout d'abord arrêter cette affaire de l'âge de retraite à 64 ans puisque ça n'a pas encore été voté par l'Assemblée nationale qui soit les représentants du peuple et puis nous avons une conférence de financement de ce régime de retraite et nous avions fait des propositions l'une d'entre elles étaient de laisser le choix aux personnes de partir à l'âge qu'elles veulent deuxième proposition la CSG sur les revenus du capital aujourd'hui on a des ultra riches 2% qui ont distribué plus de 150 milliards d'euros de dividendes cette année on veut taxer sur 10% pour pouvoir équilibrer ce régime de retraite qui aujourd'hui est et dans les prochains temps Charles va sûrement déjà dit permettrait de pouvoir équilibrer ce régime et donc par exemple chez moi un outre-mer là je départ la retraite moyen c'est plus que 64 ans donc on en fait pas une obsession simplement on veut qu'il y a un dialogue social on veut qu'il y ait un échange le respect des institutions et on veut voter voilà c'est ça qu'on en veut on a on a effectivement l'impression à vous entendre tous les deux que il y a un enjeu par-delà l'enjeu de la réforme des retraites qui est celui de la défense du mandat de député c'est quelque chose auquel on vous sait très attaché monsieur de Courson vous voulez vous aussi que l'Assemblée nationale retrouve son rôle de juge en dernier ressort de la volonté générale c'est ça ce sont les députés qui représentent le peuple et personne d'autre et comment est-ce qu'on peut avoir un texte qui a été promulgué et qui n'a pas été voté par l'Assemblée nationale tout le monde savait que le fameux jour où ils ont déclenché le 49-3 la première ministre la déclenché parce que notre groupe avait déposé une motion de rejet et tout le monde savait on avait les pointages qu'elle passait et on reprenait le problème comme nous l'avons toujours préconisé dans un dialogue constructif entre notamment les syndicats réformistes on en a beaucoup discuté avec eux qui étaient prêts un certain nombre d'accord d'ailleurs nous avons reçu aussi les syndicats patronaux et on voit bien que les syndicats patronaux vous savez ils ont été un peu silence radio pendant toute cette affaire il y a une question il y a une question de Claire ça rejoint un petit peu la tienne genre moi j'ai l'impression que dans votre position au-delà de effectivement le fond de la réforme il y a aussi l'expression d'un attachement au bon fonctionnement des institutions et à la démocratie dans sa liaison avec la démocratie populaire et sociale que quelque part votre volonté d'aller jusqu'au vote c'est aussi pour essayer d'apaiser un peu les choses ou de moins d'avoir une clarification là-dessus est-ce que vous estimez que le processus qu'on a vu là au cours de la réforme des retraites il a abîmé les institutions à quel point les quelles conséquences à long terme c'est exactement ça on veut que le peuple soit respecté nous sommes les représentants du peuple comment imaginer quand dans une réforme aussi importante que la retraite des hommes et des femmes de ce pays où il y a des régimes paritaires vous avez des syndicats de patron et de salariés qui finalement font de la gestion paritaire et que ça fonctionne bien que tous les syndicats salariés soient opposés et que la macronie en jambes c'est affaire là ça n'est pas envisageable vous voyez bien que cette réforme a été promulguée ça fait déjà presque deux mois et que le pays est tendu il est crispé et que ils ne pourront pas réformer sans bloqué sur l'immigration et sans bloquer sur les différents projets de loi et donc ils devront effectivement apprendre à respecter la démocratie de ce pays et ça passe par le respect de l'Assemblée d'ailleurs je salue la présidente de l'Assemblée nationale qui aujourd'hui même pour répondre à votre question a dit moi je n'engendrai pas je ne piétinerai pas le Parlement et l'Assemblée nationale et je ne ferai pas de la mauvaise politique en bloquant avec l'article 40 une bonne chose donc on ira au vote nous mettons en garde ce gouvernement contre des mesquineries obstructives parce qu'il y a un risque encore oui bien sûr il y a le risque de risques importants qui puisse par exemple de façon sale balance le paquet d'amendements par exemple l'action ce serait tout ironique ce serait très la puisqu'il reproche au jardin des filles de faire autant et puis il y a une autre mesquinerie sur laquelle on les met en garde c'est de vouloir faire un vote bloqué ils ont déjà utilisé récemment c'est de dire bon mais finalement vous avez des articles moi gouvernement je vis votre article 1 je prends l'article sur la conférence de retraite de réforme des retraites et de financement et vous votez si vous êtes pour vous votez que la conférence si vous êtes contre vous n'avez rien donc je demande au gouvernement de ne pas rajouter de l'huile sur le feu de s'habituer à un système démocratique j'avais entendu le président de la République et puis la première ministre dans son discours de politique générale dire voilà nous allons fonctionner autrement nous allons y aller autrement nous allons réfléchir autrement pour l'instant le contenu est pas donc qu'on aille au vote comme Charles vous l'a dit nous sommes là pas pour casser la France mais au contraire pour la réformer de façon consensuelle de faire des contre-propositions le système de financement nous avons des propositions qui tiennent la route et qui peuvent fonctionner et que ce Gouvernement arrête de s'entêter d'arrêtent de vouloir en jamais la démocratie Antoine ce serait un peu pour prolonger le la question de Claire finalement est-ce que c'est pas un problème institutionnel qui est plus global où là on en est quand même à devoir demander poliment au gouvernement est-ce que il veut éventuellement bien qu'on puisse que les députés puissent voter s'il vous plaît il y a pas un sujet de fond qui nécessiterait d'avoir une vraie réforme des institutions parce que cette constitution elle mise quand même énormément sur l'efficacité on le voit la séquence des retraites c'était un bingo ou le gouvernement ils ont utilisé à peu près tous les articles possibles pour faire en sorte que finalement il n'y ait pas de vote est-ce que il faudrait pas avoir une réforme plus globale des institutions pour que la Constitution soit plus démocratique qu'elle ne l'est à l'heure actuelle Charles de Courson je partage tout à fait ce que vous dites et j'aime bien rappeler que l'ancien président de la commission des finances Éric verte avait commis un rapport notamment sur l'aspect financier dans lequel d'ailleurs il préconisait la suppression de l'article 40 je me permets de le rappeler bien sûr je me permets de rappeler aussi que le Président de la République en 2017 avait promis juré qu'on ne toucherait pas l'âge légal de départ à la retraite je ne parle pas de Monsieur dupes qui en 2017 lors de la campagne législatives il était encore socialiste pour 15 jours expliquait Urby et orbite qu'il fallait surtout pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite nous nous sommes des défenseurs on a pris la tête d'un mouvement parce qu'on est un groupe central de la défense de la démocratie politique et de la démocratie sociale car je dis souvent aux arrogants qui parfois nous gouvernent je leur dis quelque chose de très simple les partenaires sociaux ont beaucoup mieux géré les régimes complémentaires de retraite qui sont pris des mesures courageuses pour rééquilibrer le régime que les gouvernements successifs et notamment l'actuel sur les régimes de base et on a 42 régimes de retraite de base donc quand on parle de la réforme du système de retraite il faut être conscient qu'on d'origine on est les régimes des libéraux leur âge légal de départ à retraite est entre 65 qui est plutôt 67 pour pas mal d'entre eux donc vous voyez que cette réforme est-ce qu'elle les conserve non non c'est vrai c'est vrai à la limite vous êtes danseur ou danseuse de l'Opéra de Paris vous pouvez prendre votre retraite à 40 ans vous voyez donc on n'est pas du tout face à un système unique et j'ajoute toujours que dans le régime général actuellement alors que là je les gale était à 62 ans l'âge effectif de départ à la retraite vient de dépasser les 63 ans et d'après le corps à la fin de cette décennie on serait autour de 64 ans donc on voit bien que ce qu'il faut et c'est qui c'est ce qu'on propose nous c'est d'encourager ce mouvement qui est déjà largement amorcé mais pas je pars une règle couper près de 62 à 64 ans je comprends effectivement je comprends effectivement il y a aussi quelque chose d'intéressant voire de curieux quand on regarde comme nous quand on est observateur du paysage parlementaire c'est que vous voilà Monsieur Servat monsieur de Courson à la tête comme vous le dites d'un mouvement alors que vous êtes un groupe central sans triste sans que ce soit un gros mot dans la bouche qui se retrouve à coaliser les oppositions au gouvernement la nuit pèse d'un côté dont on ne peut pas vous reprocher d'être proche monsieur de Courson vous l'avez déjà été par le passé que ce soit sur le mariage pour tous sur la maîtrise des comptes publics vous n'êtes pas un homme de gauche et le rassemblement national et là aussi vous n'êtes pas un homme d'extrême droite vous l'avez prouvé par des prises de position sur notamment sur le la loire-enseignement on s'en souvient ça vous fait quoi aujourd'hui d'être le visage désoppositions protéiforme à Emmanuel Macron mais moi je suis démocrate et je respecte tous ceux qui ont été élus par le peuple français et je pense que c'est l'intérêt de tous d'avoir un système démocratique il fonctionne tellement il respecte la diversités qui pensent qu'ils ont la vérité tout seul moi j'ai pas les mêmes positions que telle ou tel groupe très bien mais ça n'empêche pas de discuter voilà et de voir dans tel est-elle situation est-ce qu'il y a un accord n'est pas possible c'est la même chose parmi les partenaires sociaux les cinq principaux syndicats ont des positions très différentes des autres mais ils arrivent à trouver des compromis alors parfois que partielle c'est-à-dire que il y a que deux trois parfois quatre de ces syndicats et avec deux ou trois des syndicats patronaux ils arrivent à des accords et moi je pense que c'est ça une démocratie sociale c'est pas l'envahissement complet par la loi de l'ensemble du champ social et fondamentalement et Olivier je crois partage largement cette analyse nous nous sommes pour une société organisée par le bas c'est-à-dire en application du principe de subsidiarité c'est à dire que l'État ne se mêle que ce dont ne peuvent pas s'occuper des corps intermédiaires on a des grands défenseurs des corps intermédiaires des libertés locales des libertés syndicales des libertés politiques car on pense que une démocratie vivante c'est cela et non pas une conception verticale on oublie souvent je comprends il y a une question de je crois que Latifa veut vous poser une question oui moi c'est je me pose cette question c'est savoir si on n'est pas sur un combat symbolique et de son et de son l'impact en fait auprès des Français sont caractères audible finalement parce qu'on sait qu'au Sénat ça a peu de chance d'aboutir finalement quoi qu'il se passe à l'Assemblée nationale et voilà et aujourd'hui la réforme a été a été promulguée donc évidemment on entend le volonté de consensus de respecter la la représentation la représentation nationale les députés etc mais à quel point là je m'interroge sur ouais à quel point en fait ça c'est pour les Français quelque chose d'important aujourd'hui et ce qu'ils y comprennent quelque chose parce que déjà enfin moi j'ai énormément de mal déjà tous ces à toute cette à toute cette procédure en fait finalement et est-ce que ça mérite de de passer de passer tout tout ce temps à cela quand on sait que voilà ça ça infini peu de chance de passer à la Chambre haute Olivier serra tout est symboles on pourrait penser ça comme ça deuxièmement l'Assemblée nationale aura le dernier mot oui premièrement le snap freiner et sérieusement quand même alors justement parlons du Sénat le Sénat majoritairement de droite le gouvernement avait convaincu les sénateurs LR de voter parce que ils avaient mis dans la réforme d'ailleurs quelque chose qu'il savait est constitutionnel sur l'index seniors c'est vrai donc ils ont roulé dans la farine les républicains qui aujourd'hui sont un peu le bec dans l'eau ils doivent pouvoir prendre leur responsabilité et je crois que certains étaient très hésitants au niveau du Sénat et je pense qu'avec toutes ces mesures qui ont été rendus et constitutionnelles sur l'index au seniors et sur contrat seniors il devrait se poser la question et puis je rappelle qu'il a un système de navette parlementaire et que les représentants du peuple que nous sommes à l'Assemblée nationale des députés nous aurons le dernier mot sur cette réforme et enfin le président de la République et son gouvernement ne pourra pas rester sourd au fait que les représentants du peuple se seraient exprimé le 8 juin qu'ils auraient dit non à ce principe autoritaire Charles a très bien dit je dois le répéter si on ne fait rien on ne fait pas cette réforme à l'horizon à la fin de la décennie on travaillera jusqu'à 64 ans par rapport aux différents réformes qui ont déjà eu lieu donc pourquoi s'entêter pourquoi ne pas laisser des personnes travailler le temps qu'elle veulent leur laisser le choix pourquoi ne pas chercher des autres sources de financement donc je ne pense pas que cette réforme un peu de chance de ne pas aussi au contraire je crois que l'assemblée aura ce dernier mot on voit le gouvernement très fébrile sur cette proposition de loi on a vu une Élisabeth borne sur le perron de de Matignon après sa rencontre avec les syndicats parler de l'inconstitutionnalité selon elle de cette proposition de loi appelé chacun à ses responsabilités Charles de Courson est-ce que vous avez des échanges avec la première ministre avec le président de la République et ce qu'il vous écoute moi aucun d'accord et j'ai été quelque peu étonné des déclarations de la première ministre c'est pas elle qui juge de la recevabilité financière d'une proposition de loi c'est le bureau de l'Assemblée et saisit soit par un député soit par avant du gouvernement le président de la commission des finances et la première étape a déjà été franchie et si le texte était voté le gouvernement peut le déférer au Conseil constitutionnel qui jugera de la constitutionnalité c'est pas madame la Première ministre de juger de la constitutionnalité peut avoir un avis bien sûr mais c'est pas elle qui en décide comment vous voyez les prochains mois à l'Assemblée nationale voir même les prochaines années nous ne sommes qu'à la fin de la première année du nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron on a du mal à imaginer la suite politiquement dans avec cette absence de majorité absolue par le président de la pour le président de la République ou de majorité absolue faute d'avoir une coalition capable de le remplacer c'est un peu ça la logique institution j'ai énormément de mal à vous imaginer d'ailleurs je pense que vous ne le voulez pas être à la tête d'un gouvernement avec le RN la nupestre Elliott non c'est pas envisageable non ce qui envisageable c'est que nous puissions avoir un respect de l'Assemblée nationale c'est tout ce qu'on demande pour l'instant alors est-ce que c'est pas grave d'en arriver à demander ça en fait mais je pense que effectivement ceux qui aujourd'hui crient au feu sans les pyromanes c'est ce sont eux-mêmes qui ont utilisé de substers Fuchs pour dire par exemple que la réforme sera appliquée à partir de septembre vous savez que c'est totalement faux voilà vraiment songe la réforme est une application c'est les syndicalistes de FO qui ne l'ont bien expliqué parce qu'il y a des questions de logiciel donc ça ne sera pas appliqués avant la fin de l'année donc premier mensonge la réforme ne s'appliquera pas en septembre même si elle est promulguées donc aujourd'hui oui nous avons des hommes et des femmes qui n'ont jamais accepté qui ont gardé de mauvais réflexes de majorité absolue pas majoritaire aire ils ne savent pas composer avec ce pays avec les corps institutionnels de ce pays avec les corps intermédiaires de ce pays et avec ce qu'on appelle le Parlement voilà et ça va faire ça mais ils devront apprendre ou bien ça se passera mal et ce sera bloqué sur l'immigration ça n'avancera pas sur les réformes de ce pays ça n'avancera pas il y aura une guérilla parlementaire et ce sera je dirais triste pour ce pays ce sera long 4 ans clair oui moi j'avais une question parce que le 6 juin il il y a une journée de mobilisation qui a été annoncé par l'intersyndical et on comprend bien que vous votre bataille c'est de ferrailler à l'Assemblée nationale en tant que représentant de la nation et je voulais avoir un peu votre vision de l'articulation qui peut y avoir entre le mouvement social syndical le peuple dans sa version manifestante etc et votre travail de représentation au sein au sein du Parlement tout d'abord il n'y a pas de honte à parler au syndicat je le dis haut et fort et vous l'avez très bien dit Charles a très bien rappelé on a à prendre de la gestion paritaire sur le régime de retraite ou par exemple sur l'argile Carco ils ont très bien géré l'État veut sur l'origine générale récupérer tous les milliards qu'ils ont fait un excédent donc les syndicats font partie du peuple nous sommes des représentants du peuple donc nous pouvons parler au peuple et nous nous prisons pas de pouvoir y compris aller manifester le mécontentement que nous avons y compris dans la rue ça c'est le principe vous serez dans la rue va participer à des manifestations je n'exclus pas d'y être le 6 aussi mais c'est vrai notre travail principal c'est le batailler à l'Assemblée nationale et donc nous feraillerons le 8 et nous estimons que le gouvernement n'a aucun intérêt mais vraiment aucun intérêt sauf à ce qu'ils veulent tendre la situation et que le 8 soit vraiment qui en avait un après 8 ans donc oui je vous confirme que si ils enjeux la démocratie qu'il refuse que nous allions au vote et qu'il considère que finalement ils auront raison contre tout le monde contre les syndicats contre l'oignon public contre l'Assemblée nationale ça va créer des conséquences néfastes le groupe liotte est un groupe particulier à l'Assemblée nationale c'est un groupe que j'ai parfois du mal à expliquer puisque c'est un groupe lui aussi assez protéiformes multiples divers on y retrouve des libéraux issus de l'UDI on y retrouve quelques socialistes en rupture de banc on y retrouve des élus régionalistes et autonomistes des territoires d'outre-mer du sud de la France ou de Corse et qu'est-ce quel est l'avenir pour l'iode j'ai entendu dire que vous vouliez éventuellement créer un parti politique pour proposer à des citoyens de rejoindre ça mais c'est quoi ça et bien l'avenir de l'iode c'est la France c'est très joliment dit mais c'est ça répond pas beaucoup la question je vais détailler allez-yote et Charles a très bien dit nous croyons aux girondismes c'est quoi le gérondisme nous croyons que tout doit partir de la base des territoires nous croyons que par exemple les territoires ultramarins sont aux avant-postes de ce qui peut se passer en France hexagonale sur des problématiques de lutte sociale je pourrais revenir sur des problématiques de changement climatique et donc nous croyons que la réalité qui peut nous enrichir au niveau de chacun des territoires de leurs différences nous permettra d'être meilleur à l'Assemblée nationale c'est ce qui nous unit c'est ça le ciment les territoires la base maintenant puisque nous parlons politiques nationales aujourd'hui on constate que le centre de la France politique et affaiblit très affaiblie vous aviez le PS qui est très affaibli vous avez des républiques qui sont très affaiblis vous aviez la marche qui se doatisé au fur et à mesure des positions prises vous avez Ludi qui est affaibli aujourd'hui effectivement c'est pas que nous comptons créer nous avons créé une association politique nationale qui s'appelle utile c'est utile ultramarin territoire indépendant liberté écologique solidarité waouh ça fait beaucoup beaucoup c'est créer c'est une association un parti politique c'est quoi son ambition vous allez présenter une liste aux Européennes c'est une association politique pour l'instant pour l'instant effectivement nous comptons créer des comités locaux utiles partout en France et en outre-mer nous avons créé un la Meuse le président Bertrand brancher en a créé un en créant la Réunion on va créer un par exemple 2 septembre en Guadeloupe et d'ailleurs Charles de cours sont participa cette belle démarche là et effectivement si la mayonnaise prend puisqu'on est au tout début et bien on exclut pas effectivement d'avoir des positions aux européennes et aux présidentielles Charles de Courson une dernière question pour vous qu'est-ce qui vous unit tous députés l'iode qu'est ce qui qu'est-ce qui peut donner envie à des citoyens de rejoindre cette nouvelle association politique utile les territoires c'est suffisant ça pour vous non je pensais ce qui nous est dit Olivier l'a dit c'est la conception de l'organisation de la société on est pour une société décentralisée et pas simplement politiquement socialement de donner davantage d'espace de négociation partenaires sociaux et donc de ce point de vue là nous sommes dans une grande tradition d'ailleurs qui intéresse tant des gens de droite de gauche et du centre dans cette conception de [Musique] l'organisation de la société il y a une seconde chose qui nous unit c'est la défense des libertés les libertés sous toutes leurs formes ces libertés publiques liberté d'association vous voyez la liberté d'expression etc on est toujours extrêmement méfiant quand on ne cesse si vous voulez de renforcer des lois certaines qu'on peut même qualifier de liberticides on a la combattu parfois d'ailleurs avec succès certaines d'entre elles de grosses faire croire à nos concitoyens que ces lois qui vont régler les problèmes fondamentalement on est des humanistes c'est-à-dire qu'on fait confiance à l'intelligence des groupes des groupes sociaux des groupes politiques et nous nous aimons le débat la discussion est d'essayer si vous voulez d'avoir une démocratie vivante dans lesquelles on ne conçoit pas le combat politique uniquement comme l'idée qu'il faut écraser l'autre le détruire et des termes guerriers non il y a une diversité de la France qui est très grande et par rapport à votre question tout à l'heure comment va se vont se passer les quatre prochaines années qui est encore quatre ans si vous voulez si notre mandat va son terme bien vous pouvez pas diriger un pays quand vous avez fait au premier tour des élections législatives 25% des voix et avec 250 députés 251 peu importe voilà c'est pas possible c'est pas possible et quand la Première ministre dit bon c'est pas grave on va faire voter la prochaine voie de finances et la prochaine loi de financement des solides sociales à coûte 49-3 et bien il y aura d'émotions de censure en réplique et la motion censure finira par passer et à ce moment-là le gouvernement sera obligé de démissionner alors le président après c'est à lui qu'il importe de savoir ce qu'il fait est-ce qu'il dissout la plupart des gens pensent qui ne tousra pas puisque tout le monde sait y compris dans la minorité de présidentielle ils sont 250 quand vous discutez avec eux ils pensent qu'il reviendront peut-être centre 100 et 150 [Rires] mais on ne sait jamais vous savez c'est une première solution il y a une deuxième solution qui est changé le Premier ministre mais ça change pas fondamentalement le problème le problème c'est est-ce qu'il peut y avoir un président qui comprend qu'il est ultra minoritaire dans le pays et qu'il faut faire avec ceux qui représentent le peuple français c'est-à-dire des députés et être capable de discuter de négocier et non pas perpétuellement de vouloir imposer dans haut un certain nombre de solutions qui sont rejetées par une majorité de députés et par le peuple français on peut pas diriger une démocratie comme ça c'est pas possible on verra on verra et on suivra de près l'évolution du du groupe et du mouvement utile notamment au moment des européennes et on suivra évidemment de près je diffuserai le 8 juin prochain les débats en séance publique sur cette proposition de loi merci beaucoup Charles de Courson d'avoir été avec nous merci monsieur le député et je vous dis à très bientôt j'ai une dernière question pour vous Olivier Servat merci d'être avec nous sur le plateau vous êtes député guadeloupéen on se souvient on se souvient de de mouvement sociaux assez important en Guadeloupe l'année dernière au moment de la présidentielle on se souvient que Sébastien Lecornu à l'époque qui était ministre avait ouvert la porte à une évolution institutionnelle de Lille pour aller vers une forme d'autonomie où en sont les discussions on en entend peu parler depuis voilà depuis la réforme des retraites ici en métropole nous considérons que ce n'est pas au gouvernement de nous donner le timing politique de notre volonté d'autonomie en Guadeloupe d'accord et nous considérons qu'il était venu faire un peu de la distraction et surtout en plein en pleine tension sociale j'aimerais insister sur quelque chose avec vous s'il vous plaît pourquoi il y a eu des tensions sociales en Guadeloupe si je veux revenir à ça pour vous dire que à ce moment-là le président en janvier la démocratie en disant que ben il y a une majorité de personnes sont au maximum on va aller quand même les forcer ça crée des tensions monstrueuses et ce que je disais c'est que les outre-mer parfois sont aux avant-postes de ce qui se passe après en hexagone je pourrais vous citer aussi mai 67 par rapport à mes 68 et tout ceci pour vous dire que à chaque fois qu'on a inspecte pas la démocratie il y a des tensions ça c'est vérifié un autre mer un peu avant maintenant ça se vérifie avec la réforme des retrait tout le président refuse de pouvoir tenir compte d'une majorité dans ce pays qui ne veut pas cette réforme là merci beaucoup Olivier notre invitation sur le plateau de taxi je vous laisse quitter le plateau merci beaucoup Olivier ça va de Guadeloupe à très bientôt merci beaucoup échange très intéressant discussions passionnante en visio avec Olivier Servat j'espère que vous avez mieux compris liotte son avenir son actualité et je vous invite évidemment à suivre le débat sur la loi d'abrogation le 8 juin prochain [Musique] [Applaudissements] [Musique]

Le groupe qui fait trembler le gouvernement - avec Charles de Courson et Olivier Serva — Charles de Courson · Pourquijevote