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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 octobre 2024 22 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôts

Laurent Duplomb : « Les agriculteurs vivent une énième période de crise »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce gouvernement dépend du Rassemblement National ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Serez-vous pour ou contre le budget 2024 ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les collectivités doivent-elles participer à l'effort d'économies ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les hausses d'impôts ciblées sont-elles justifiées ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il supprimer les 35 heures dans le privé ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Les 75 millions d'euros pour la FCO sont-ils suffisants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Laurent DuplombChiffre
    « l'intérêt de la dette va passer de 48 milliards d'euros en 2023 à quelque chose qui devrait avoisiner 84 milliards »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

on on va reparler des Maes dans quelques instants et et de leur énervement de leur colère face aux économies demandées mais d'abord un mot on l'a vu dans le journal sur la motion de censure euh première motion de censure qu'a affronté hier Michel Barnier motion de censure qui a échoué assez largement est-ce que ce gouvernement il dépend du rassemblement national bah je pense que cette motion de censure il faut la voir et la lire comme l'élection à la présidence de l'Assemblée nationale où en fait la gauche depuis les élections législatives n'a eu de cess parce que Jean-Luc Mélenchon est intervenu le premier pour dire en mettant le pied dans la porte nous avons gagné les élection législativ la réalité c'est que la gauche n'a pas gagné les élections législatives et que on l'a vu à travers la Présidence de l'Assemblée nationale puisque ça n'est pas André chassen qui est devenu président d'assemblée nationale et que cette motion de censure qui normalement a été faite parce que si j'ai bien compris la gauche disait nous faisons une motion censure parce que nous estimons qu'à l'intérieur de ce gouvernement ça ne représente pas les élections législative ben je pense qu'elle a encore démontré qu'elle avait tort et que cette motion de censure n'est pas passée parce que tout simplement ils n'ont pas la majorité comme il voudrait bien le dire pour pouvoir faire aboutir une une motion de censure comme pour pouvoir faire nommer un gouvernement de gauche alors les affaires il de se compliquer pour le gouvernement à partir de demain où sera présenté le budget qui sera examiné au Parlement dans les prochaines semaines de ce qu'on en sait ce budget est-ce que vous êtes parti pour le voter ou est-ce qu'il y a des mesures où vous dites ça c'est pas possible saz moi je cultive une certaine forme d'indépendance souvent on me dit que je suis entre guillemets un ovni au Sénat parce que j'ai une liberté de parole j'ai une liberté d'action euh je peux pas vous dire aujourd'hui que je vais voter le budget parce que tout simplement je ne l'ai pas vu et qu'est-ce que j'en entends dans les bruits de couloir ou les articles que je peux lire ou les éléments de langage que nous pouvons entendre il y a certaines données qui ne me font pas du tout plaisir lesquel quand j'entends une diminution de 5 milliards d'euros aux collectivités locales qui pourrait se traduire par une diminution de la compensation de la taxe d'habitation là je dis que je ne suis pas d'accord je n'étais d'ailleurs pas d'accord en 2017 sur la suppression de la taxe d'habitation vous nêtes pas d'accord sur le fait que ça se transforme comme ça vous n'êtes pas d'accord sur le fait qu'il faut demander des économies au collectivité c'est quoi qui vous pose problème c'est les 5 milliards c'est la manière dont sont fléchés les 5 milliards je ne suis déjà pas d'accord sur le principe qui consiste à dire on vous fait une promesse et on ne la tient pas on ne peut pas commencer en 2017 à dire aux communes ne vous inquiétez pas nous allons supprimer la taxe d'habitation 2017 et vous allez être remboursé à l'euro l'uro ce qui fait que vous êtes remboursé à l'euros l'uro sur la base de 2017 alors que la taxe d'habitation est une taxe qui augmenta relativement bien toutes les années et donc non seulement vous avez supprimé la liberté euh de l'impôt pour les collectivités puisqu'elle ne vote plus le taux de la taxe d'habitation puisqu'elles n'en ont quasiment plus à part les résidences secondaires que vous la limitez à au volume de 2017 et aujourd'hui on ser en train de dire ben non finalement ce qu'on vous avait promis de vous rembourser à l'euro l'euro ça ne sera pas le cas moi je ne peux pas entendre que l'État ne ne respecte pas les promesses qu'il a fait surtout envers les élus donc c'est très clair sur la taxe d'habitation est-ce que néanmoins les collectivités doivent participer à l'effort alors si on regarde la réalité du déficit public le déficit public je me suis amusé à regarder les chiffres pour être très précis il est exclusivement quasiment exclusivement fait par l'État donc que l'État commence déjà de faire le travail nécessaire d'économie avant d'imposer des économies à des collectivités qui je le rappelle ne peuvent pas voter de budget déséquilibré et donc déficitaire alors que l'État vote des budgets déficitaires et cette année avec un montant exorbitant de 6,1 % du PIB ce qui est énorme avec un écart entre la prévision qui nous a été faite il y a 10 mois et que nous avons voté et la réalité d'aujourd'hui ou de fin d'année de plus de 50 milliards d'euros non je pense qu'on ne peut pas être le mauvais élève et continuer d'expliquer aux autres qu'il faut qu'il soit alors que c'est de bons élèves ceux qui participent à l'effort plus que les autres alors l'état qui de qui envisage des hausses d'impôts pour les personnes les plus fortunées pour les plus grandes entreprises des hausses d'impôts temporaires ciblé exceptionnel précise le gouvernement est-ce que ça vous les voterez moi les hausses d'impôts dans la mesure où elles sont justifiées et aujourd'hui il faut dire les choses comme elles sont on est quand même dans un pays qui cultive très difficilement la culture du résultat quand je vois que le ministre de l'Économie partant en sachant pertinemment qu'on allait finir avec 6,1 % de déficit public un déficit public exponentiel convoque invite 1500 personnes je parle de Bruno L si on n l'a pas compris à à Bercy pour faire un discours de départ en disant j'ai tout donné oui c'est bien d'ailleurs tout ce qu'on a à reprocher il a tellement tout donné qu'il a surtout donné tout l'argent qu' qu'il n'avait pas et que nous n'avions pas et donc à un moment donné oui la situation de la France est grave oui aujourd'hui on empreinte plus cher que la Grèce et plus cher que le Portugal à 2 48 % quand la Grèce empreinte à 240 et le Portugal à 42 % oui on a un déficit qui est exponentiel et qui peut que grossir l'intérêt de la dette va passer de 48 milliards d'euros en 2023 à quelque chose qui devrait avoisiner 84 milliards donc les hausses impôts telles que prévu par le gouvernement pour vous voulez voter ben je pense qu'il y a pas le choix il y a une autre sol pas choix mais n'oublions pas que l'État doit être exemplaire donc un qu'il s'applique les règles d'économie et Dieu sait qu'on peut en faire et de qu'on donne la possibil qu'on fasse les les efforts nécessaires pour diminuer le déficit et après il faut regarder aussi les Hauses d'impôts qui peut permettre de redresser la situation il y a une autre solution qui est prenée notamment par Géral haranin lui il dit faut pas regarder du côté des impôts faut travailler plus il faut supprimer définitivement les 35 heur dans le privé vous êtes d'accord avec ça je sais pas si c'est la mesure la plus la plus intéressante à faire ce que je constate vous savez JEI d'une profession en étant à bord de gens qui travaillent 70h à 90h par semaine je suis élev depuis 30 ans je me suis toujours levé tous les matins entre 5h et 6h30 du matin quasiment 365 jours sur une année samedi et dimanche compris la culture aujourd'hui de la France c'est d'être sans arrêt dans un discours qui négative le travail aujourd'hui on ne peut pas objectivement quand vous êtes interviewé dire qu'on est heureux de travailler c'est c'est un gros mot aujourd'hui et on ne peut plus prendre de plaisir à travailler parce que il faudrait toujours être en train de se plaindre oui je pense que les Français travaillent pas assez oui je pense que le travail ne permet pas suffisamment d'être productif et de créer de la valeur et qu' a une chose qui est relativement juste et que je pense tous les Français ont compris pendant C ans quand je dis que quand j'ai eu dit à Bruno lomer dans l'hémicycle que ce que les Français retiendrai après son parcours c'est qu'il serait le ministre de l'économie de la 5e République plusendetter la France je je pense que les Français qui sont intelligemment constitués se sont tous dit à un moment donné on peut pas continuer de dépenser comme ça et je pense que n'importe qui vous comme moi quand on sait comment on gère notre ménage comment on gère notre entreprise ou notre exploitation agricole on peut pas comprendre qu'on puisse être dans des dépenses démesurées sans avoir le premier centime à dépenser et donc là-dessus il faudra faire un effort et je pense que la question du temps de travail de la productivité au travail et de la création de valeur est importante on ne peut dépenser cet argent que si on a d'abord créé la valeur c'est ce qu'on oublie est-ce qu'on a tendance à totalement dévier en terme de discours et en terme de réalité dans notre pays vous le rappeliez leurenduplomb vous êtes éleveur et parmi les sujets dont Michel Barnier a fait une priorité il y a l'agriculture vous avez organisé hier un débat sur cette crise agricole euh au Sénat on va en regarder les temps fort avec Steve Jourdin qui nous rejoint [Musique] bonjour bonjour Steve bonjour Yan bonjour monsieur le sénateur bonjour et Steve dossier Chud du gouvernement Barnier c'est la crise agricole il en était question hier lors d'un débat organisé au Sénat oui un débat demandé par le groupe LR et oui dossier chaud car la crise du monde agricole est très loin d'être terminé la semaine dernière Michel Barnier était en visite au salon de l'élevage à cournom d'Auvergne c'est dans le puit d'Ô objectif désamorcer les tensions car la rentrée est explosive situation sanitaire système assuranciel prix du fermage attractivité du métier renouvellement des générations les mobilisations des agriculteurs datent de plus de 8 mois et pour l'instant pour l'instant les annonces du gouvernement du début d'année tardent à se concrétiser sur le terrain des promesses ont été faites la semaine dernière par le gouvernement on va aller voir des prêts garantis par l'État pour les éleveurs de brebille ou encore le déblocage de 75 millions d'euros pour faire face à la fiefre catarale ovine qui touche plus de 4000 foyers en France hier lors du débat la ministre a parlé d'une filière en détresse écoutezla la filière ovine qui vit une situation cataclysmique avec un taux de mortalité des animaux qui est considérable un découragement même un désespoir des éleveurs total et avec une décapitalisation brutale qui pose les problèmes d'écarissage d'ailleurs que vous avez soulevé tout ça ajouté à la prédation du loup on a là le tableau apocalyptique d'une filière pourtant reconnue comme étant d'excellence au mois de mai aua une loi d'orientation agricole a été votée à l'Assemblée nationale la ministre a confirmé qu'elle souhaite que le texte continue son chemin au Sénat et au plus vite en clair on vise une inscription à l'ordre du jour sans doute après le budget c'est-à-dire au mois de janvier alors la ministre a-t-elle fait d'autres annonces pas vraiment pas vraiment c'était une toute première rencontre entre les sénateur et la nouvelle ministre de l'Agriculture il s'agit surtout de faire connaissance elle a exposé sa vision de la l'agriculture de demain et préciser par exemple sa position pardon sur le traité du mercossur il n'est toujours pas question de ratifier cet accord de libre échange signé entre l'Union européenne et quatre pays d'Amérique latine écoutezla l'UE l'Union européenne et le mercosour ont conclu un accord de principe en 2019 pour créer une zone de libre échange mais l'accord n'a pas été ratifié et la France n'y est pas pour rien vous le savez euh à titre personnel je fais partie d'un groupe politique qui a toujours dénoncer cet accord et je ne vais pas changer d'avis aujourd'hui autre annonce destiné à rassurer les agriculteurs annie jeunevar a confirmé que la PAC serait bien payé en temps et honur et en heure c'est-à-dire mi-octobre comme prévu monsieur le sénateur c'était un premier passage réussi pour la ministre deagriculture oui je pense les questions ont étaient diverses mais quand même basées sur la réalité de ce que vivent les agriculur aujourd'hui c'est-à-dire encore une 1è période de crise avec des difficultés qui sont récentes liées par exemple à la recrudesence des cas de FCO je rappelle FCO stéréotype 8 fi catar halloweine FCO cotype 8 et stéréotype 3 puisqu'on a un stéréotype qui descend du Nord et un stéréotype qui monte du Sud ce stéréotype 8 on le connaissait déjà en 2007 et en 2008 ça touche non seulement les hins mais aussi les bovins on n parle pas souvent mais c'est la réalité et et là les 75 millions d'euros qui ont été débloqués ça suffisant ou vous demandez plus non c'est pas suffisant d' pas suffisant mais le ministre la ministre se retrouve dans une situation un peu difficile le principe qui avait été pris c'était de dire on intervient sur les virus émergents donc le stéréotype 3 le stéréotype t ne l'ayant plus connu depuis 2007 2008 il n'est plus émergent puisqu'il existait en 2007 2008 et donc ce ce ce ce choix de dire on aide par les 75 millions parce que c'est ça la réalité de la traduction ce qui concerne la mortalité et les pertes de capital correspondant au stérotype 3 exclus de ces 75 millions le stérotype 8 qui se voit uniquement aidé par le fmse c'estàdire la cotisation des agriculteurs pour les périodes de crise sanitaire très qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui au gouvernement je pense qu'il faut ouvrir sur la partie de la productionovine l'étude d'une d'une d'une aide à à la mortalité et au pertes de la même manière sur le stérotype 3 sur le stérotype 8 je vois pas comment on peut sur la moitié de la France eter les agriculteurs qui ont eu des partes relativement importantes en et l'autre moitié de la France ne pas avoir d'action particulière le FMS va pouvoir le faire sur une partie mais l'argent du fmson ne suffira jamais à traiter la totalité des des dégâts que le cotype 8 a causé sur le sud de la France Steve sur les négociations commerciales il y a plein de sujets en matière d'agriculture négociation commercial qui débute donc au mois de novembre elles vont se poursuivre jusqu'en jusqu'au mois de mars il y a déjà des accusations sur la responsabilité enfin des accusation mutuelle comme d'habitude entre les les distributeurs et qui voilà sur la responsabilité dans la crise des agriculteurs la question c'est est-ce qu'il faut remettre la loi égalim sur la table est-ce qu'il va falloir rediscuter d'une nouvelle loi on en parle souvent est-ce que il va falloir le faire avec Annie genunevard alors George Marchet disait vous avez votre question j'ai ma réponse je vais pas vous répondre sur la loigalim parce que je pense que le tempo actuel n'est pas de se reposer la question tout de suite sur la loigalim je pense qu'on n pas suffisamment de temps donc il va falloir le reporter après le mois de janvier par contre quand ce que dit la ministre c'est de réinscrire la loi d'orientation agricole et ce que j'ai dit en conclusion été voté à l'Assemblée nationale et qu'il faut voilà examiner et sur laquelle je rapporte ou je me suis arrêté de rapporter au moment de la dissolution et je dis moi ok pour reprendre la looa sans problème mais à une condition c'est qu'avant les étude de la LOA au Sénat on est traité les problèmes récurrents de l'agriculture et les problèmes récurrents de l'agriculture c'est toutes les entraves normative sur la surtransposition mais aussi toutes les entraves réglementaires qui sont fait dans notre pays mais ça c'est pas réglé par ça fait un an ça fait un an il y a rien de réglé du donc c'est pour ça que je propose deux méthodes enfin trois méthodes même le projet de loi de finance pour prendre en compte les annonces qui ont été faite par le gouvernement précédent et en particulier les annonces Atal dans le PLF et donc ça il faut faut qu'on ait les gages pour pouvoir le faire et voir que au niveau du vote ça soit réalisé le deuxième élément c'est qu'on peut une ministre peut prendre des décrets il y a des décrets qui peuvent être pris pour assouplir pour diminuer les contraintes pour enlever les entraves je suis en train de constituer cette liste de décret et je lui proposeai de pouvoir l'avir et de voir si elle est prête à le faire et le troisième point c'est de voter une petite loi qui permet de diminuer les entraves avant la grande loi d'orientation agricole qui à mon sens n'est pas une grande loi d'orientation agricole quand dans une loi d'orientation agricole et vous allez très vite comprendre vous parlez du statut du chien de troupeau ou du statut de la laine excusez-moi mais ça n'en fait pas une loi d'orientation agricole avec mais vous allez PIR l'amender cette loi alors on va l'amender la problématique que j'ai sur les amendements de la loi c'est que le périmètre qui avait été fait par l'ancien gouvernement était relativement très fermé ce qui veut dire que tous les articles que je vais pouvoir mettre dans cette loi en étant pas en lien direct avec le texte vont se retrouver comment dire scratch par par le Conseil constitutionnel donc je dis moi aujourd'hui que nous avons la possibilité de reprendre le schéma de ces de de ces annonces et bien faisons-le dans l'ordre et donc pour le faire dans l'ordre pour éviter de me faire enlever des articles par le Conseil constitutionnel dans la LOA je dis reprenons ces articles qui étaient écrits dans la looi quand je rapportais pour les mettre dans une loi qu'on vote avant la reprise de loi pourquoi vous dites pas Annie jeunevard on remet à plat la loi d'orientation agricole et on fait une grande loi quoi parce que je peux comprendre que Annie jeunevard veut essayer de gagner du temps et c'est normal puisque ça fait 1 an que nous avions des agriculteurs dans la rue et ça fait un an qu'ils attendent des annonces concrètes et des choses votées qui ne le sont pas donc la loi d'orientation agricole a été votée à l'Assemblée nationale qu'elle soit votée au Sénat pour garantir une commission mixte paritaire et qu'elle soit revotée une deuxième fois pour au final à l'Assemblée nationale je dis ok parce que c'est intelligent mais après je dis oui mais à condition que très rapidement on vote un petit texte d'une dizaine d'articles qui libère les énergies et l'esprit d'entreprendre parce qu'on a beaucoup trop contraint on a beaucoup trop entravé la capacité de production de l'agriculture française merci Steve à tout à l'heure je vous dirais comment le gouvernement va faire les passer les les collectivités à la caisse pour combler le déficit ce sera à suivre dans le club nous on va continuer à parler d'agriculture puisque c'est l'actualité dans votre département de la Haute Loire grâce à nos partenaires de la presse régionale on va au pu envlaet où on retrouve Christophe Darne bonjour Christophe merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef du journal l'éveil de la Haute Loire Christophe vous allez nous parler des inquiétudes des producteurs de lait après l'annonce de Lactalis de la réduction de sa collecte ouiz dans un contexte déjà compliqué pour le monde agricole le numéro mondial des produits laitiers a annoncé qu'il allait diminuer à partir de la fin d'année les volumes de lait achetés dans les fermes françaises alors c'est un vrai coup dur pour de nombreuses éleveurs dont la collecte étaé assurée par Lactalis on estime aujourd'hui qu'environ 300 exploitations sont concernées dans les prochains mois par ces ruptures de contrat le groupe Lactalis lui il justifie sa décision en expliquant avoir de grosses difficultés sur le marché de l'export en clair de ne plus arriver à valoriser les excédents de lait qui représenterai environ 30 % de la production le rondup plomb vous qui connaissez bien ce dossier face à cette annonce quelle peut-être d'abord la marge de manœuvre des pouvoirs publics et surtout comment rassurer et continuer d'encourager les éleveurs français pour l'avenir alors déjà pour répondre à cette question il faut déjà bien comprendre ce que l'actalis nous dit l'actalis nous dit je veux diminuer de 450 millions ma collecte la réalité c'est que la décapitalisation en règle générale en France fait qu'à l'horizon qu'il se donne il aura sûrement 450 millions de moins par contre il nous dit quelque chose de totalement nouveau et qui est inacceptable pour moi c'est qu'il décide les endroits où il veut arrêter de collecter c'estàd qu'en fait il ne se charge pas que de dire au producteurs nous allons diminuer le volume mais il se il dit très clairement les yeux dans les yeux au producteur c'est moi le patron c'est moi qui décide de là où je collecte et donc par définition je veux arrêter certaines zones parce que j'estime que j'ai plus besoin de les collecter je sais pas si vous vous imaginez ce que ça représente pour un agriculteur je rappelle que pour être élevur laitier il faut avoir génération après génération investi 7 € de capital pour faire 1 € de chiffre d'affaires c'est des sacrifices de génération en génération par du travail mais c'est aussi des sacrifices en terme d'investissement et de revenus quand vous avez un agriculteur qui se un jeune agriculteur qui installer depuis 2 ans ou 3 ans sur les zones où il va arrêter la collecte vous imaginez le message qu'on lui donne c'estàd que vous avez unesti génération après génération et moi l'actalis au lieu de diminuer globalement ou d'attendre ce qui va se passer naturellement je vous dis les yeux dans les yeux je vais arrêter alors je pense que la réalité de tout ça c'est qu'en fait le groupe lactaliste n'a pas accepté quelque chose de nouveau qu' l'a connu l'année dernière c'est que les producteurs l'ont contat augmenté le prix ce qui lui a coûté grosso modo une centaine de millions d'euros et qu'aujourd'hui ben il veut rentrer dans un dans un match avec les producteurs en disant l'année dernière vous m'avez contrat augmenté le prix stop parce que moi je suis capable de vous contraindre à comprendre que c'est moi qui décide de où je vais collecter et ça c'est dangereux et c'est dangereux en plus pour notre département Cher Christophe parce que rappelez-vous nous avons connu des périodes où on a eu des situations difficiles avec des producteurs et des entreprises qui soit arrêtaient par défaut et donc se retrouvent contraint à arrêter les collectes et des producteurs qui se retrouvaient sans collecteur et là je le dis tout net moi je serais pas de ceux qui pousseront comme on l'a toujours fait les coopératives à être obligé de reprendre ce que les privés ne veulent plus collecter on ne peut pas continuer de faire peser sur les coopératives parce que le statut des coopératives est différent des entreprises privées le principe de prendre les producteurs parce que tout simplement Lactalis ferait un caprice parce qu'étant obligé de payer le même prix que les coopératives alors qu'il n'était pas du du tout habitué à ça se retrouverait à décider de qui il va arrêter en France donc tout ça je pense que ça demande un peu plus de temps j'espère que Emmanuel beignier va comprendre une chose c'est qu'à travers ces 450 millions il y a TR il y a tris TR c'est patron de lactalice il y a 3 temps le patron de d'ctalice il y a 3 temps il y a d'abord le premier où il dit j'arrête la collègue de 160 millions de litres de sur deux zones le sud des Pays de Loire et l'est de la France là il arrête directement les producteurs c'est-à-dire qu'il fait entre guillemets un plan social qu'on le veut ou non alors il dit lui un plan d'accompagnement moi je dis qu'il faut qu'il révise cette position parce que les autres 160 millions c'est l'arrêt d'un contrat avec une coopérative les arrêts de contrat il s'en fait sans arrêt l'actalist n'a jamais fait de communication pour dire tous les arrêts de contrat qu'il a fait avec des partenaires ou avec d'autres et par contre et c'est là que je veux finir sur les autres 130 millions de litres qu'il veut arrêter à terme sur le le la fin de de de sa période il le fait d'un point de vue global ben moi je lui dis faites-le sur le point de vue global pour la totalité si vous pensez qu'il y a besoin de se recaler sur le volume mais ne le faites pas en stigmatisant certains éleveurs certaines zones parce que c'est beaucoup trop dangereux et qu'on sait pas où tout cela va s'arrêter merci Laurent Duplomb merci beaucoup merci Christophe Darne [Musique]