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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 20 décembre 2025 34 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & internationalNumérique

Petits colis, gros ennuis : l'UE veut endiguer la déferlante chinoise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Faut-il taxer les petits colis chinois ou non ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Pourquoi les agriculteurs manifestent-ils contre l'accord UE-Mercosur ?

  • 4:10FerméeRéponse directe

    La PAC va-t-elle être réduite de 20 % ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Les nouveaux OGM sont-ils des OGM déguisés ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Les petits colis chinois contiennent-ils des produits frauduleux ?

  • 10:10OuverteRéponse directe

    Une taxe européenne sur les petits colis est-elle nécessaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Elite SifourouFait
    « On manifeste pour une politique qui porte en elle-même l'esprit de l'Europe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires. Nous allons parler des petits colis que vous faites livrer chez vous.

Alors, faut-il les taxer ou non ? Ce sera à l'objet de notre débat. Mais tout de suite, la semaine a été marquée par les inquiétudes des agriculteurs et leur mobilisation à travers l'Europe.

Les exploitants ont manifesté à diverses reprise singulairement le 18 décembre autour du Conseil européen où l'accord avec les pays du Mercosour d'Amérique latine était au menu. Il protestaiit également contre la baisse de l'enveloppe agricole dans le futur budget européen, les excès de normes européennes entre autres sujets. Nous prenons tout de suite la direction de Bruxelles et de la puissante organisation qui réunit les syndicats et les coopératives agricoles, le COPA Kogeka, vous avez d'ailleurs été nommé à sa tête Éite Siforou en tant que secrétaire général.

Bonjour. Bonjour. Vous êtes donc sa secrétaire générale originaire de Grèce.

Euh vous avez travaillé comme conseillère politique dans les domaines de l'agriculture et du développement rural au Parlement européen puis au Parlement hellénique. Le chiffre de cette semaine, 9 millions d'exploitations agricoles dans un continent de 450 millions d'habitants et un secteur qui ne représente que 1,2 % du PIB de l'Union européenne. Donc un très petit chiffre qui explique la difficulté pour le monde rural peut-être de faire entendre sa voix.

Il est en ébult pour toute une série de raisons lesquelles vous paraissent les plus cruciales. Euh, on a pris la décision unanime au sein de nos organisations membres de manifester dans les rues de Bruxelles le 18 euh décembre. Première euh raison, c'est euh les propositions de la commission sur la nouvelle politique agricole commune après 2028.

Là, on n' pas seulement des coupes budgétaires importantes de 20 % sans compter l'impact de l'inflation qui est déjà là et qui pèse sur la politique agricole commune, mais aussi un changement radical de la structure qui porte vers une rénationalisation de la politique, ce qu'on considère comme un danger pour la communalité de la PAC, on pense que ça va nous mener à des politiques agricoles. 27 politiques agrico au se l'Union européenne. Donc ça va briser le marché unique et le fonctionnement de la chaîne alimentaire.

Oui, elle va être effectivement cette politique agricole commune qui représente encore un/art du budget de l'Union européenne. Elle va être fusionnée avec les politiques de cohésion, l'autre grande politique et puis on va dégager comme ça plus d'argent pour la compétitivité. C'est-à-dire qu'en fait vous vous faites pas partie des emplois du futur.

Apparemment, c'est l'avis de la commission. Ce n'est pas notre euh habit, ce n'est pas ce qu'on revendique. Et tout d'abord, l'enveloppe de la PAC dans cette nouvelle proposition va tomber à la moitié de de ce qui est le cas à présent.

Donc l'agriculture va représenter 15 % un peu moins de 15 % de l'enveloppe totale du budget européen. Donc une baisse très importante et il faut tenir compte que euh la PAC c'est un pilier euh de la construction européenne, c'est un pilier du marché unique et ça c'est prévu dans les traités. Euh la fondance, c'est une politique qui garantit euh la euh l'approvisionnement euh des citoyens européens et euh les prix abordables pour euh euh les aliments euh qui euh sont sur la table de tous les Européens.

Donc on ne manifeste pas pour nos intérêts propres comme agriculteurs. On manifeste pour une politique qui porte en elle-même l'esprit de l'Europe. Je vous propose tout de suite de suivre les toutes dernières nouvelles de l'Union européenne.

C'est l'Europe en bref côté agriculture justement c'est concocté par Charlotte Prudom. Le 18 décembre des milliers d'agriculteurs européens en colère ont manifesté à Bruxelles contre le projet d'accord commercial. avec les quatre pays du Mercosour.

Ils réduisent considérablement les droits de douane mais au détriment des standards et des prix selon les agriculteurs. Nous ne pouvons pas accepter de la nourriture qui ne répond pas à nos normes. Nous ne voulons pas que nos enfants aient à manger des choses dont nous ne pouvons pas lire les étiquettes.

Chaque agriculteur ici fait de son mieux pour se conformer aux règles existantes. Il faut se réveiller vite parce que sinon la culture française et même l'agriculture européenne, elle va mourir et comme on dit, il y a pas d'avenir sans paysan. S'il y a plus d'agriculture, bah pourra se nourrir on sait pas comment.

Sous la pression des agriculteurs, la France et l'Italie de Georgia Meloni ont bloqué le vote sur l'accord du Conseil européen repoussant son adoption par les chefs d'État. Nous pourrons ainsi approuver l'accord du Mercosour lorsque nous aurons toutes les garanties exigées par un secteur qui pourrait autrement être affecté. La présidente de la Commission européenne, Ursula Vlan, s'est dit dite confiante pour y parvenir en janvier.

Depuis plusieurs jours, des foyers de contestation émergent en France. Des éleveurs bauvins s'opposent aux abattages systématiques des troupeaux où sont détectés des cas de dermatose nodulaire contagieuse comme ici en aspergeant une préfecture de sang animal. L'épidémie a éclaté en juin.

Plus de [musique] 3300 beauvins ont été abattus à ce jour. Elite Sifourou, secrétaire général du COPA Kogeka, l'accord n'a pas été validé par les 27 au dernier sommet européen. C'est parties remise.

Alors, on voudrait savoir effectivement est-ce que c'est grave ? Euh le COPA KOJEC a une position très claire là-dessus, soutenue à l'unanimité par tous ses membres. Il faut dire, il faut préciser que dans notre longue histoire euh qui date de du tout début de de l'Union européenne des années 50, c'est le premier accord commercial qu'on oppose.

Et pourquoi ? Parce que euh ce qu'on dit c'est qu'il faut tenir compte euh tout d'abord pour ce qui est l'impact sur les marchés, l'aspect cumulatif du commerce international. Donc c'est pas seulement les secteurs qui sont sur les défensifs euh par l'Union, par l'accord du Mercosur et il faut tenir compte que ces mêmes secteurs reçoit déjà la pression d'autres euh euh accords comme celui avec l'Ukraine ou des futurs accords qui vont venir donc les mêmes secteurs qui sont visés et qu'on considère qu'ils doivent être protégés.

Et le deuxième aspect, c'est la grande question de la réciprocité, des standards. Là, on voit qu'avec les pays de Mercosur, les quart et est énorme. Euh donc ça c'est quelque chose qui ne peut pas être accepté par notre communauté.

Le 16 décembre à Strasbourg, les eurodéputés ont agréé les clauses de sauvegarde de l'accord du Mercosour pour renforcer les gardes de fou. Renforcer les gardes de fou en matière par exemple de d'importation. il sera facile de déclencher ces clauses de sauvegarde sur le fond du dossier.

Vous êtes maintenant convaincu que cet accord va offrir finalement des garanties aux agriculteurs européens. Euh ben tout en reconnaissant les efforts du membre de du Parlement européen de renforcer euh cette direction pour nous euh c'est ça n'apa pas notre inquiétude et ça ne change pas notre position contre cet accord commercial. Pourquoi ? pour une raison très simple que euh la question de la réciprocité reste toujours ouverte.

On n'est pas protégé de cet aspect-là et même dans les clauses eux-mêmes qui concernent le marché, même là on a des questions sur euh l'efficacité de le renforcement. Donc ça ça nous empêche de changer notre position très claire contre cet accord qu'on trouve injuste pour les agriculteurs européens. Les volumes de marchandises sud-américaines qui rentreraient sur le territoire européen. 99000 tonnes de viande de bœuf, 180000 tonnes de viande de volaille, 180000 tonnes de sucre, 650000 tonnes d'éthanol.

Ça n'est ce sont des tout petits volumes qui ne sont pas de nature à modifier profondément euh le marché, un marché de 450 millions euh d'habitants en effet. Oui, on entend bien sûr cela, surtout de la part de la Commission européenne dès le début de cette de ce débat et là euh je reviens à ce que je vous ai dit tout à l'heure, que ce n'est pas une question euh de voir cet accord en lui-même. Il faut voir l'aspect cumulatif et l'impact cumulatif des accoss commercial.

Et là, les secteurs qui sont euh euh sensibles dans cet accord, il faut tenir compte qu'ils sont euh sous pression par d'autres euh d'autres accords. L'accord avec le Canada, le fameux CTA, le précédent accord que nous avons signé, euh il a finalement convenu aux agriculteurs et toutes les sonnets qui avaient été tirées à ce moment-là ne sont plus aujourd'hui forcément justifiées, y compris d'ailleurs les appellations contrôlées. Les AOP ont été relativement contentes des exportations vers le Canada.

Si on parle des des appellations contrôlées, ça c'est une autre dimension des accords commerciaux. Maintenant euh ce dont on parle c'est l'aspect sur le marché et nous euh ce qu'on dit euh pour le mercur et je le répète c'est que les secteurs qui sont visés qui sont sur le défensif, ils sont aussi visés par d'autres accords et on ne peut pas accepter que ces secteurs soient sous autant de pression pour qu'on risque de perdre vraiment des agriculteurs, des exploitations et d'avoir un impact euh sévère sur euh sur sur ces secteurs. L'aspect cumulatif doit être pris en compte.

L'adoption de l'accord avec le Mercosour nécessite une majorité qualifiée, soit au moins 15 États sur 27, représentant 65 % de la population européenne. Est-ce qu'il est urgent de ratifier selon vous cet accord ? Ça change pas quelque chose par rapport à notre position.

Il faut dire il faut tenir compte que dans cette procédure euh de ratification soit au niveau surtout au niveau européen euh on a vu des manœuvres de la part de la commission et aussi euh dans le parlement euh de faire tout pour que l'accord passe. Là, c'est aussi un manque de transparence dans le fonctionnement démocratique euh des institutions et du débat autour de ces questions qui sont fondamentales pour l'agriculture européenne. Et donc pour nous, rien ne change.

Notre position est très claire et ce qu'on demande au collégislateur, c'est de bloquer euh cet accord alors et de résister aux manœuvres de la commission. Nous sommes à un tournant par ailleurs de simplification de la part de la Commission européenne et ça ça vous convient bien de certaines exigences de la politique agricole commune. Réduire par exemple les obligations administratives et réglementaires imposées aux agriculteurs pour bénéficier des aides PAC, réduire les contrôles, rendre flexibles les normes.

Certains disent que vous avez au passage sacrifié des des objectifs de réduction des CO2 pour la filière agricole censé participer elle aussi au pacte vert ? Pas du tout. Euh je dois commencer en disant que la simplification est un exercice important pour les agriculteurs et non seulement.

Il faut tenir compte qu'on est face à une surrégulation qui vient de l'Union européenne qui empêche qui empêche les agriculteurs de produire et surtout à ce moment où la sécurité alimentaire est doit faire partie des priorités de l'Union européenne, la sécurité, personne n'en doute, c'est la priorité absolue. On doit pas mettre à risque la productivité. Donc il y a une masse des législations européennes qui doivent être implémentées euh dans les exploitation agricoles euh à travers l'Union européenne et et cette masse des règlements qui ne font pas sens euh dans plusieurs cas qui ne sont pas pratiques, qui ne sont pas pragmatiques, qui empêchent les agriculteurs de produire doivent être allégés.

Et donc ça ça va au-delà de la politique agricole commune. Euh c'est un peu euh le le euh résultat euh de cette prioritisation qu'il y avait il y a il y a quelques années dans les mandats précédents de la commission avec le parcte vert. Et là, il faut clarifier que les agriculteurs n'ont jamais opposé les objectifs. on a opposé les moyens et la manière dont ce pacte a été implémenté ou pour vrai dire ce qui est arrivé enforcé sur sur notre secteur.

Donc il faut un peu de sens comment il faut que les le cadre réglementaire européen soit allégé. On a besoin de stabilité, on n'a pas besoin euh de d'un cadre réglementaire qui change toutes les toutes les années. Les agriculteurs doivent produire, doivent investir, doivent investir aussi dans la transition.

Euh et ça ça demande euh la profitabilité et ça demande aussi un soutien et une clarté politique et réglementaire de la part de l'Union européenne. Le 4 décembre dernier, les députés européens et les Étatsmembres sont tombés d'accord pour développer des plantes issues de nouvelles techniques génomiques, les NTT pour New Genomic Technics. Ils sont qualifiés par de nouveaux OGM par leur détracteur.

Votre copa KJK comme les grands ce grandciers d'ailleurs soutiennent ces techniques pour développer des variétés plus résistantes aux aléas climatique et moins gourmand enré alors que les organisations de défense de l'environnement s'y opposent. Euh qu'est-ce que vous pouvez dire sur l'introduction de ces ces nouveaux nouveaux alors on vous les appelez au nom OGM alors que le souhait des consommateurs, c'est pour l'instant de ne pas en avoir du tout en Europe. Écoutez euh si on veut avancer en Europe, il faut avoir confiance à la science et il faut pas tromper les consommateurs, il faut pas le faire peur.

Ce n'est pas des ogèmes, c'est une technique qui est très claire qui renforce la résistance des des plantes et et c'est un outil qui est nécessaire pour les agriculteurs. C'est un des outils qui sont nécessaires pour les agriculteurs pour faire face surtout au changement climatique qui ont un un impact très sévère et qui qui risque de de vraiment entraver la productivité et de mettre en risque la sécurité alimentaire en Europe. Donc il faut pas plaisanter avec ces arguments, il faut écouter la science.

Comme Kobaka, on a soutenu dès le début ce type d'innovation. L'innovation est nécessaire pour le monde agricole afin de faire face aux différents défis et afin d'assurer la sécurité alimentaire en Europe. Ellie Tifourou pour terminer la France est en ébullition vous l'avez noté 110 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été détectées. 3000 beauvins euthanasiers dans le cadre d'une stratégie d'abattage total de manifestations.

Vous craignez une une épidémie très large. Est-ce que ça aussi ça fragilise beaucoup le monde agricole ? Écoutez, quand vous le dites, c'est une problématique française, c'est une question nationale.

Toute notre empathie et notre soutien bien évidemment aux agriculteurs français. Eliteourau, secrétaire général du COPACOGK, merci d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous de nous avoir suivi.

Vous restez en notre compagnie avec les chaînes parlementaires. Nous allons parler des petits colis. Euh un autre secteur qui intéresse beaucoup les consommateurs européens, l'avenir des petits colis en Europe.

C'est tout de suite le débat. Bienvenue au Parlement européen à Bruxelles. À quelques jours de Noël, combien de petits colis ont été livré à votre domicile en provenance de la Chine ou d'ailleurs ?

Trop répond l'Union européenne, 4,6 milliards de colis par an. Or, jusqu'à présent, ceux d'une valeur de moins de 150 € était totalement exonéré de droite douane, ouvrant ainsi grand notre marché à la déferlande des plateformes chinoises du commerce à Bakou, les Chines, les Temou et autres Alibaba. Mais les choses sont en train de changer.

Plusieurs États-membres sont en train d'adopter des mesures de rétorsion comme la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg ou encore la France qui veut imposer une taxe de quelques euros par paquet. À ces taxes nationales viendra bientôt s'ajouter une taxe européenne de 3 € à compter de juillet 2026. Des pays qui favorisent un prélèvement fixe estimant que la Chine triche souvent sur le montant déclaré des contenus.

En tout cas, plus largement, c'est la question des normes européennes et de la sécurité. qui est posé à la découverte de la vente de poupée à caractère pédopornographique par Chine et d'armes en France a servi de détonateur les géants chinois du e-commerce sont désormais dans le viseur de la commission alors faut-il les suspendre ? Nous poserons la question à nos deux invités aujourd'hui.

Dir Got, bonjour. Vous êtes néerlandais, vous siégez au PPE ici à la droite du Parlement européen. Donc vous êtes aussi rapporteur pour la réforme du code des douanes dans l'Union euh qui nous concerne puisqu'elle touche également cette taxation des petits colis.

Alors François Calfond en face de vous, eurodéputé français, bonjour. du groupe des socialistes et démocrates, vous avez cosigné début novembre une tribune demandant à suspendre l'accès de Chine au marché européen. D'ailleurs, pour éclairer nos téléspectateurs sur l'ampleur du flux, je vous propose de regarder quelques chiffres, les chiffres clés des petits colis. 12 millions par jour dans l'Union européenne à 91 % en provenance de la Chine et ce sans aucun droit de douane.

Comment on en est arrivé là ? Ben écoutez, c'est très simple. Depuis 2022, c'est au lendemain du Covid, la République populaire de Chine, les plateformes ne sont qu'un instrument et avec la fermeture du marché américain ont décidé de déverser l'excédent de production.

Chaque mois, il y a un excédent de production énorme en Chine qui n'est pas absorbé par le marché intérieur et ils ont décidé de cibler l'Union européenne pour déverser leurs produits subventionnés, leurs produits frauduleux à 80 %. Et c'est ce qu'ils font depuis 2022. l'augmentation euh de l'exportation de ces produits fraudux a augmenté de 353 % dans l'Union européenne.

Et dans votre présentation liminaire, moi je veux être concret, je suis allé avec les douanes à Roy vendredi dernier faire un contrôle sur pièce et bien dans les colis que nous avons ouvert première fraude, les montants déclarés ne correspondent jamais, je dis bien jamais, 10 fois sur 10 au montant que nous avons au sein des valises. Et quand nous ouvrons les colis, qu'est-ce que nous trouvons de la contrefaçon des produits dangereux ? Vous savez même ce qu'on a trouvé.

On va on va revenir sur tous ces aspects mais sur le donc j'en termine sur un point. Ça n'est pas des fraudes simplement sur une poupée pédopornographique. C'est une fraude systémique organisée par le gouvernement chinois qui un peu comme la cavalerie sait que l'Union européenne certes va sanctionner mais des années après mais des années après il sera trop tard pour le commerce pour la production européenne.

Alors Dirgt Goting en tant que libéral j'imagine que vous êtes supporter du libre échange et du pouvoir d'achat. Au fond, les Européens sont devenus accros à ces produits parce qu'ils sont peu chers. Est-ce qu'on peut vraiment leur reprocher ?

Moi, je sais pas pourquoi vous collez cette étiquette, mais euh je pense que je je partage une grande partie de l'analyse euh mais pas que euh le gouvernement chinoise a fait créer un une stratégie euh visant l'Europe. Je pense que les les joueurs économiques ont vu une opportunité parce que l'Europe a pas de contrôle à la frontière. On a un marché très très grande et en plus ils produisent déjà presque tout dans le monde.

Euh moi je suis un défenseur de de du bon commerce h mais ce qu'on a permis et aussi malheureusement grâce à la législation DSA qui en fait donne une responsabilité très limitée aux plateformes, on est devenu le dumping ground le le magasin du dumping du monde. Alors, vous dites la législation donc sur les services digitaux, hein, les services numériques, hein, soyons précis. Alors, c'est vrai que euh en attendant, ce qui se passe, c'est que plusieurs États sont en train de légiférer.

La Roumanie, par exemple, prélève d'ors et déjà 5 € sur chaque paquet. Tandis que le Bénéxe a euh opté pour 2 €. La France réfléchit à une redevance entre 2 et 5 € pour ces petits colis. euh des initiatives individuelles, vous dites nécessaire, suffisantes ?

Alors déjà, il faut comprendre que dans l'état des finances publiques euh français qui est pas vraiment glorieux, il y a moins 4 milliards sur la TVA cette année. Donc, on parle bien d'une attaque systémique et qui est d e-commerce. Je me prononce très directement, je vous réponds très directement.

On parle d'une taxe à 2 € sur les petits colis. Moi, je pense que c'est largement en deassade de ce que cela devrait être. On devrait être dans plutôt dans du 6 ou 8 € pour compenser tout l'argent qui est euh détourné.

Ensuite, je rejoins mon collègue du PPE qui a fait un grand pas contre la concurrence mondiale qu'il promeut par ses positions politiques. Je le rejoins sur le fait que nous ne sommes pas contre le e-commerce s'il y a une fair compétitiveness, c'està-dire s'il y a un juste échange. Mais aujourd'hui, il n'y a pas de juste échange car vous avez 80 % de produits frauduleux.

Et la question qui est posée, c'est que c'est un un choix civilisationnel. Aujourd'hui, quand nous allons dans les villages européens, il n'y a plus de commerce. Aujourd'hui, nous avons les plus grandes difficultés à produire les biens de première nécessité à la veille de Noël, très peu de jouets français, 80 % de jouets chinois.

Est-ce que nous acceptons que ces 80 % de jouets chinois euh représentent un danger immédiat pour nos propres enfants ? Et pourquoi alors la poste française a a une coopération officielle avec TMU, je crois. Alors vous sa et et dans plein de domaines et et Shain a ouvert euh euh son premier magasin à Paris. je je m'interpeller.

Vous vous avez vous avez bien un peu d'influence en en France toujours. Pourquoi vous vous agissez pas contre ça ? Écoutez mon cher collègue euh j'ai rencontré je vous faire une confidence parce qu'on est entre nous personne ne nous regarde.

J'ai rencontré la la patronne de la poste et je lui ai dit les yeux dans les yeux comme nous nous regardons à l'instant. Comment pouvez-vous service public postal vous regardez dans la glace le matin en faisant en sorte que vos facteurs qui sont des agents de service public qui sont les agents du de l'équilibre du territoire distribuent chez les Français des contenus des contenants, des caisses dans lesquelles ils savent que 8 à 9 objets sur 10 qui vont distribuer est frauduleux. Et je le dis à l'État français.

C'est pas que le cas en France d'ailleurs et je le dis à l'État français puisque la poste française appartient à la caisse des dépôt et à l'État français. Il faut que la poste française revenons sur cette histoire de taxe des petits colis d'guting. On voit que pour l'instant ça se fait plutôt en ordre dispersé he chaque état.

Est-ce qu'il faudrait une réponse européenne ? Et pourquoi ? Parce que si on commence à Roissi, j'étais aussi là, si on commence à contrôler à Roissi ou à Amsterdam, euh demain les cargos, ils vont vers Francfort ou Liptig ou notre aéroport.

Et si les taxes ne sont pas les mêmes dans chaque pay, il faut faire une solution européenne, il faut pas jouer la nationale et surtout pas que pour des raisons financier. Je suis très critique aussi par rapport à l'initiative belge euh français mais aussi néerlandais. Ça fonctionnera pas.

Euh on va juste on va juste bouger les flux des des des produits et juste pour en septembre on a dépassé déjà le montant de de l'année dernière en terme de petit compris monsieur Calfond disait que ça allait dans les caisses de l'État français qu'on avait bien besoin. Là si on fait une taxe européenne ça ira dans les dans les caisses de la Commission européenne ça ça ira dans le budget européen. Alors non mais pour répondre parce que je pense qu'il y a une complémentarité.

Pourquoi on a pris des mesures conservatoires en France ? parce que la commission se hâte trop lentement. Il y a des au titre du DSA, il y a deux enquêtes ouvertes contre TMU et AliExpress.

Il y a une phase d'investigation contre Chine. Mais le temps que la Commission européenne agisse, prenne les sanctions qui sont prévues dans le DSA, il va se passer 3 ou 4 ans. Je viens à votre point, je viens à votre point, c'est le plus important.

Oui, c'est par la réforme du code doignier que nous pourrons réellement agir parce qu'aujourd'hui les plateformes de ces places de marché comme on dit disent je ne suis pas responsable de ce qui est vendu et bien il faut les rendre responsable à la fois de la collecte de la taxe et du contenu et ce sera beaucoup plus efficace. Et pour répondre très précisément à votre question si nous taxons, je pense que ce que ce alimente l'autorité douinière européenne et ça alimente à la fois le budget de la commission, oui, il faut des ressources propres et pourquoi pas les efforts des douanes des différents Étatsmembres. Là-dessus, je pense qu'il faut être très ouvert.

Oui. Oui. Et on est le problème euh vraiment dans la législation, c'est queon traite euh YouTube et Facebook euh avec les mêmes législations que Temmu et Shine, le digital service, euh mais les les vidéos euh online, ça a pas le même impact que les colis.

Ça peut pas euh euh faire mettre en danger des enfants avec des jouets qui sont justement, on va venir sur cet aspect. Euh les ONG s'inquiètent de cet aspect des choses, le manquement euh des objets exportés vers l'Europe aux normes de sécurité. Cet expert en plastique de Green tire la sonnette d'alarme.

On l'écoute. Nous avons commandé 56 produits Chines dans H8 pays à travers le monde et les avons fait analyser par un laboratoire indépendant afin de détecter la présence de substances chimiques dangereuses. Les résultats sont alarmants car un/ers de ces produits contiennent de telles substances dont la concentration dépasse les limites fixées par la réglementation européenne sur les produits chimiques.

Est-ce que c'est vraiment possible de contrôler la conformité de tous ces produits, ses jouets, ses bijoux, ses vêtements ? Ils sont globalement dangereux. Mais comme comme aussi mon collègue a vu à Roissi, ouvrir des paquets, c'est très intensif en terme de travail.

On peut pas ouvrir tous les colis, mais ce qu'on peut demander des producteurs, c'est qu'on a des informations sur le contenu et de où c'est produit et de de quoi on s'attend. Et après si on fait un contrôle que on doit pas ouvrir tout mais on peut juste renvoyer euh après une contrôle tout tout le Est-ce que est-ce qu'on aura la force morale de renvoyer des choses en Chine effectivement alors que on veut pas que il nous mettent des droits de douane que il nous fasse une guerre l'Ust l'enjeu est très simple ils sont en train de nous tuer sur la production automobile avec des voitures subventionnées moins 30 % avec une avance prise. Et là de ce dont on parle c'est toute la production du B2C c'estàd toute la production des objets électroniques, des jouets, du textile.

Donc attention, faut pas penser aux mesures de rétorsion de la Chine. Je vous signale que depuis hier, j'ai vu le chiffre, il y a plus de voitures chinoises vendues en Europe que de voitures européennes vendues en Chine. Donc ça y est, ça c'est inversé.

Donc si on ne fait rien, on va mourir guéri. C'est ça le sujet. 2e sujet puisque vous l'avez posé en introduction de ce de ce débat à titre conservatoire, je viens de voir votre reportage mais c'est le cas partout, il faut ne pas avoir peur de suspendre les plateformes tant qu'elles ne se mettent pas en conformité.

Ça c'est la deuxième chose qui m'a pard'hui les personnes la Commission européenne peut faire ça mais seulement après des années des années de recherche après sur sur le côté de la souverainité et nous on est souverain de nos décisions ici en Europe. On va pas se mêler avec la législation en Chine et je pense qu'ils vont comprendre que nous si on légifère et nous on contrôle, ils doivent simplement accepter que nous on fait des lois et si vous voulez jouer sur notre marché vous avez des règles à suivre comme nous on suiv on suiv les règles chez eux et c'est ça que on doit expliquer aussi je suis sûr qu'on on peut le faire François Calfond donc sur les temporalités en fait on a un petit écart sur les temporalités mais mon collègue va venir à des positions beaucoup plus socialistes ça n'est pas un gros mot. Je je pense qu'il il a du chemin à faire.

Je suis pas tribal monsieur. Je suis pas tribal comme vous apparemment. Nous sommes mais nous nous rapprochons sur beaucoup de points.

Moi je dis il faut appliquer le principe de précaution maintenant. Si nous édictons des règles claires et nous soutenons la réforme douanière, alors ceux qui jouent au jeu avec l'Europe, bah ils joueront avec nous parce que c'est un déboucher très important pour eux pour l'export avec nos règles. Aujourd'hui, il se jouent de nos règles et c'est très différent.

C'està-dire que pendant que l'Europe prend du retard, eux, ils passent leur temps à sourire. Donc nous, on continuera à mettre la pression sur la Commission européenne qui prend du retard. C'est comme la cavalerie à l'arrivée.

Toujours après hein, dans les westernes, on a l'habitude de ça. Et bien, nous demandons groupe socialiste, groupe SND, j'espère que ce sera partagé par d'autres, l'ouverture d'une commission d'enquête sur les produits fraud. Écoutez cette réponse de la Commission européenne.

Les poupées sexuelles ressemblant à des enfants n'ont pas leur place sur internet. Les armes, les jouets dangereux n'ont pas leur place sur internet. Mais nous savons, grâce aux autorités françaises, que Chine a vendu tous ses produits en France et nous prenons ça très au sérieux.

Bien sûr, nous avons de sérieuses indications que Chine pourrait présenter des risques plus systémiques pour nos consommateurs dans toute l'Union européenne. Du coup, est-ce qu'on doit les sanctionner ? Pourquoi on les sanctionne pas en France ?

Est-ce que la commission doit attendre toute toute cette longueur d'enquête dont vous avez parlé ? Mais le problème c'est que on a on les a pas fait responsabl pour les produits qui mettent sur notre marché et on doit créer un un loi et on essaie de le faire dans la réforme de la douane. Mais le DSA les les fait les enlève de la responsabilité et c'est ça que la France a découvert avec ces poupées parce que ils peuvent signaler que ça ça va pas ce produit ils vont l'enlever mais le jours d'après, il ils reproposent des produits qui sont complètement illégaux en Europe. avec je suis à moitié d'accord c'est que la Commission européenne il y a deux enquêtes AliExpress et ému il mettent un temps infini à à rendre résultat des enquêtes donc on demande à ce qu'il le fassent ensuite est-ce que le DSA est le bon outil évidemment qu'il faut la réforme doué mais la France n'a pas attendu puisque il y a une dizaine de fédérations professionnelles qui pour les raisons de commerce déloyal distorsion de concurrence ont poursuivi devant le Tribunal Judiciaire de Paris la plateforme Ali AliExpress, Chine est ému.

Il y a le gouvernement français au titre de de contenu illégaux et je parle notamment d'une partie qui concerne le droit pénal sur la promotion de la pédocriminalité qui poursuit Chine devant la juridiction française. Guting, je vais me faire l'avocat non pas du diable mais des petits consommateurs européens. Est-ce que on ne va pas les pénaliser si on si on introduit des taxes ?

Ce sont des produits à coup parfois superflu mais parfois nécessaires aussi pour certains européens. déjà le prix, on a vu, il y a une un vol de l'état des revenus fiscaux sur sur une échelle industrielle, il paye déjà le prix sur les la chimie qui se trouve dans ces produits qui sont en train d'acheter sur le les frais de de tous ces déchets que ça crée. C'est qui qui paye ça ?

C'est c'est les c'est les autorités publiques, c'est les les le le contribuables qui qui payent qui payent ça. Du coup, on doit beaucoup plus investir dans les douanes et dans les inspections parce que ces types d'inspection qu'on a vu dans votre reportage, on n' pas assez de capacités en laboratoire pour vraiment combattre ça parce que à la douane Roissi, il y a pas une énorme laboratoire à côté qui qui fait les contrôles au au Pays-Bas non plus. Et c'est ça un problème, on on doit regarder beaucoup plus le contenu des des produits.

Est-ce que c'est pas cher Chine par rapport à ce qu'on produit ? très cher Chine. Si vous achetez un jouer pour enfants, une peluche et que votre enfant ingère le l'œil de l'ourson et que vous passer 8h aux urgences un 25 décembre, je peux vous garantir que c'est très très cher.

Donc acheter de la sécurité européenne, acheter du CE, même si au moment de dépenser, c'est un peu moins cher. Bon, c'est la promotion de bail européenne avant évidemment les fêtes de fin d'année. Merci à vous de nous avoir suivi.

Voilà, merci à vous et bonne suite de programme sur nos chaînes.