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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 juillet 2023 7 min

Budget : la France doit se préparer à un « effort très substantiel », prévient Pierre Moscovici

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est bien ce que je disais c'est à dire que c'est le vrai une année blanche en termes de redressement de finance publique qui a pas grand chose dans l'entendre de ce point de vue là ça reste un plateau très élevé tout de même au regard de la situation dans le reste et puis de la zone euro qui pour la plupart d'entre eux sont entrés un peu moins endettés que nous ou substantiellement dans la crise covid et qui font un effort un peu plus marqué et un peu plus rapide que nous et donc il y a des effets divergence qui s'observent incontestablement dont on doit tenir compte je reviens maintenant à la trajectoire 2023-2027 tracé par le pestab en ajoutant ce n'est pas un élément de réponse tout à fait votre question monsieur le Président mais c'est déjà une indication qu'il est fondamentale que nous puissions que vous puissiez disposer d'une loi de programmation à l'automne cette trajectoire vient tourner la page de crise sanitaire le message de la cour il est simple c'est cramer le déficitait moins de 3%. et quand je dis moins de 3% je veux dire en vérité significativement moins de 3% de ce point dur les objectifs de la pub est stable sont plus ambitieux que ceux de la première du premier mouture du projet de loi de programmation qui vous a été soumis Elton dernier c'est un objectif atteignable mais au prix d'un effort très substantiel sur la dépense publique d'autant que le scénario macroéconomique qui est sous tend cet objectif dans le pestable en tout cas est optimiste et donc il est à la merci d'une déception je redis ma formule qui devient chez moi presque à mantra il faut baser notre trajectoire sur un objectif ambitieux et 2,7 de déficit en 2027 sur messieurs mais sans plus baisser la dette des 2027 26 et ambitieux mais c'est pas non plus la mer à boire et des hypothèses crédibles et réalistes c'est absolument impératif je ne cesse de le redire non seulement regarde nous a engagement européen mais aussi pour ancrer pour expliciter pour étayer notre finance publique et pour l'heure nous basons sur le pestable ce qui est mieux que rien mais ce qui n'est pas juridiquement solide et cette assurément pour le premier président de la Cour des comptes pour l'institution que je préside un sujet ce projet de la loi devra selon moi apporter des réponses claires à trois enjeux majeurs le premier je l'ai évoqué celui du risque de divergence française au sein de la zone euro puisque la trajectoire proposée par le pesta mais moins ambitieuse que celle de nos principaux pays européens vous avez là devant vous un graphique qui le monde très clairement en la matière nous sommes allez disons-le et moins ambitieux nous tous et donc cette divergence s'accroîtrait deuxième enjeu c'est le réalisme des prévisions macroéconiques utilisées pour construire cette trajectoire de retour ces trois pour cent j'ai déjà eu l'occasion de dire quand nous avons examiné le pestable que les hypothèses proposées étaient trop optimiste notamment en termes de croissance potentielle elles sont au-dessus de toutes les prévisions en matière enfin le troisième enjeu c'est celui de la maîtrise des dépenses avec le niveau déjà atteint par nos prélèvements obligatoires évidemment je ne ferme jamais moi pour ma part le débat sur l'impôt la peau est un instrument d'allocations et de redistribution est utilisable mais en termes de niveau tout de même il est compliqué je pense d'aller beaucoup plus haut et donc c'est sur la dépense qu'il faudra nécessairement faire porter l'effort et les ordres de grandeur sont connues avec une croissance de la dépense plus qu'en volume limitée à 0,4.2 PIB par an hors chars d'intérêt c'est en réalité j'en suis sur ce chiffre entre 10 et 12 milliards d'euros d'économies net qu'il faut réaliser chaque année ce alors que de nouvelles dépenses ont été annoncées la crédibilité et le succès de cette démarche exige donc que le projet qui vous sera soumis soit aussi ambitieux et précis sur les réformes des politiques publiques qui permettront de réaliser ces économies d'où mon quatrième moment la revue de dépenses à laquelle s'est engagé le gouvernement et que la Cour propose d'emblée d'accès sur la qualité et sur les résultats je le dis depuis longtemps ce point de vue là je suis satisfait d'avoir été sinon écoutez du moins entendu une telle revue est indispensable elle peut être elle doit être un instrument puissant au service des objectifs d'une programmation plus réelle réussie si elle est menée et chaque terme compte dans la durée avec détermination si elle porte sur un périmètre large enfin si elle implique est responsabilise tout le niveau d'administration publique si vous ne faites pas tout ça à la fois disons-le quand même c'est pas une revue de dépenses publiques c'est du Canada drive ça peut en avoir le goût mais ça n'en a pas la saveur tout de même et j'ajoute une chose c'est qu'une revue de dépenses publiques n'est pas seulement et pas d'abord un exercice budgétaire c'est beaucoup plus ambitieux exigeant en réalité cela consiste d'abord à les regarder la situation des politiques publiques en faire une véritable revue et infinie peut-être dans découler les économies mais c'est l'inverse d'un mécanisme de rabot c'est beaucoup plus intelligent c'est beaucoup plus exigeant [Musique]

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