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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 mai 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Michel Barnier : « Trump veut voir terminer ce conflit, il a besoin de le terminer »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous la menace iranienne de réponse décisive en cas de déploiement français dans le détroit d'Ormuz ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a répondu qu'il n'était pas question d'un déploiement, mais on se tient prêt. Vous soutenez sa position ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles doivent être les modalités d'intervention de la France dans la région ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les déclarations de Donald Trump sont erratiques. Les Américains sont-ils tenus en échec militairement et diplomatiquement ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Trump veut terminer ce conflit, mais les Iraniens semblent avoir les clés du jeu. Comment l'expliquer ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les alliés des Américains dans le Golfe peuvent-ils accepter une guerre indéfinie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Michel BarnierFait
    « « M. Trump veut terminer ce conflit, il a besoin de le terminer, si possible sur ce qu'il appellera un succès, mais on en est loin. » »
  • 12:00Michel BarnierFait
    « « Le Brexit était improbable, il est contraire à l'intérêt national britannique. » »
  • 14:00Michel BarnierFait
    « « Il n'y a pas de fatalité à la montée du populisme. » »
  • 19:00Michel BarnierFait
    « « Il faut leur parler d'éducation, de santé, il faut leur parler d'Europe. » »
  • 20:00Michel BarnierChiffre
    « « Il n'y a plus d'argent, donc on ne peut pas faire plus. » »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Michel Barnier, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancien Premier ministre et vous êtes actuellement député de la droite républicaine de Paris. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest-France.

Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane, Michel Barnier, bonjour. Bonjour.

Michel Barnier, on va commencer par revenir sur le conflit au Moyen-Orient mais également sur la place que doit avoir l'Europe et les conséquences de ce conflit sur l'Europe. L'Iran, tout d'abord, qui menace la France de manière inédite, averti d'une réponse décisive et immédiate de son armée en cas de déploiement français dans le détroit d Comment vous jugez cette menace ? On regardait ce conflit depuis maintenant qu'il a commencé, il y a plusieurs semaines.

Il est fait de menaces, de revirements, de déclarations erratiques du président des États-Unis, d'une résistance, d'une résilience du régime iranien qui continue à massacrer et à martyriser son peuple à l'intérieur mais à être assez solide à l'extérieur. Donc il faut garder son calme, je crois, et continuer à voir quel rôle, non pas seulement la France toute seule avec son porte-avions et ses navires mais avec les autres Européens, je pense notamment aux Anglais, peut tenir dans cette région pour le moment venu. Et ce moment, on n'est pas venus.

Il faudra cesser le feu, jouer un rôle de stabilisation. Emmanuel Macron a répondu. Hier soir, il n'a jamais été question d'un déploiement, mais on se tient près.

Dit-il, il veut permettre de manière concertée d'assurer la reprise du trafic maritime. Vous soutenez sa position ? – Oui, c'est ce que je viens de dire.

Le moment venu, le président de la République a dit « le moment n'est pas venu ». – Mais il y a une réunion demain déjà avec le Royaume Unis. – Mais ce n'est pas la première fois qu'il y a une réunion.

Regardez cette idée du club des volontaires ou de la coalition des volontaires est une bonne idée que je soutiens, à la fois pour encourager la paix en Europe et soutenir l'Ukraine, continuer à soutenir l'Ukraine qui en a besoin. Et le Kazakhstan est trop prêt, comme le dit le chef de l'État, à intervenir pour préserver la fluidité, la circulation libre du droit d Hormuz est sans doute aussi continué à jouer le rôle qui est le nôtre d'allier et de soutien à certains pays du Golfe, avec lesquels je pense aux Émirats. De quelle manière la France pourrait intervenir ?

Le Charles de Gaulle est prépositionné. Mais quelles doivent être, selon vous, les modalités d'intervention de la France ? On a déjà dans le passé, je pense à des opérations communes des Européens contre la piraterie au large de la Corne d'Afrique.

On a déjà monté des opérations en commun avec des des bateaux, un commandement unique. On peut imaginer une opération comme celle-là. Vous avez cité, M.

Barnier, les déclarations erratiques de Donald Trump. Elles ne cessent de se succéder. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que les Américains sont totalement tenus en échec dans cette affaire, aussi bien militairement que diplomatiquement.

Les Américains ont mené une opération extrêmement brutale et solitaire avec la coopération d l'Israël, sans nous demander notre avis. J'ai dit d'ailleurs dans les premières heures après ce début d'intervention que le régime iranien était plus solide qu'on le croit, avec cette double strate de dirigeants qui se remplacent les uns les autres et puis aussi de services de sécurité qui sont impitoyables. Oui, je pense que c ce n'est pas du tout ce qu'avait imaginé M.

Trump que de voir se poursuivre ce conflit et ce régime durer comme il dure. Est-ce qu'il peut retirer ses troupes aujourd'hui sans donner l'impression d'avoir totalement perdu la – Ce qui est clair, c'est que M. Trump veut terminer ce conflit, il a besoin de le terminer, si possible sur ce qu'il appellera un succès, mais on en est loin, notamment en raison des élections du mid-terme qui arrivent et qu'il peut perdre. – Tout le paradoxe, c qu'on a l'impression que ce sont les Iraniens qui ont les clés du jeu en main. – Oui, parce qu'ils ont ce verrou. – Ils ont une porte de sortie honorable, en fait. – Ils ont ce verrou qui est celui du Détroit d'Hormuz et qui est un levier pour déstabiliser l'économie du monde, on le voit bien, y compris chez nous, avec l'augmentation du prix du pétrole.

Est-ce que les alliés des Américains dans le Golfe peuvent accepter que cette guerre se poursuive indéfiniment ? Je crois que M. Trump cherche un prétexte ou une raison pour terminer ce conflit.

Est-ce que c'est lié à l'uragnement richi ? Est-ce que c'est lié à la destruction de nouvelles installations logistiques ou nucléaires ? Je ne peux pas le dire aujourd'hui.

En tout cas, ils cherchent un prétexte ou une raison d arrêter ce conflit, je pense. Quelle leçon doit attirer l'Europe de ce conflit et du positionnement de Donald Trump ? L'Europe, Tanguy, doit prendre fin.

C'est ce qu'a dit Raphaël Luxman il y a quelques jours pour rappeler à ne plus dépendre militairement des États-Unis. C'est la bonne expression ? Quelle leçon doit-on tirer de tous ces conflits qui nous entourent ?

L'un qui est très proche, je recommande de ne pas l'oublier. La formidable résistance du peuple ukrainien, de l'armée ukrainienne qui fait reculer. On le voit depuis quelques semaines les Russes et puis ce nouveau conflit déclenché par les Etats-Unis et Israël.

La leçon qu'on doit tirer, c'est qu'il faut réduire nos dépendances. Dans tous les domaines, on avait déjà dit ça et Je pense ça d'après le conflit ukrainien, la dépendance en matière d'alimentation à l'égard de deux grands pays qui sont des producteurs de céréales et d'engrais. La dépendance en matière d'énergie, la dépendance en matière de sécurité.

Et il faut amplifier et c'est un moment de vérité pour l'Europe. Je réponds à votre question. Un moment de vérité où nous devons savoir si on reste un supermarché, on voit bien que ça ne suffit pas, ou si on se donne les moyens d'être une puissance, un acteur global.

Qu'est-ce qui fait une puissance ? – Mais ce que vous dites, c'est exactement ce qu'a dit Emmanuel Macron il y a déjà cinq ans. Pourquoi on n'arrive pas justement à transformer les mots en actes ? – Il ne faut pas seulement des incantations ou des discours, il faut une action continue et commune.

L'Europe, ce n'est pas la France toute seule ou l'Allemagne toute seule. On ne veut pas faire une Europe française. On veut que la France reste européenne.

En tout cas, c'est ma conviction. La France doit rester européenne et travailler avec les autres. Dans cette Europe, on ne décide plus de certains sujets tout seul.

Ce n'est pas les autres qui décident pour nous. On décide avec les autres. Donc ça prend du temps parce que, précisément, nous ne sommes pas un État fédéral.

On ne veut pas l'être. Il n'y a pas un État européen, il n'y a pas une nation européenne, il n'y a pas un seul pays européen. Il y a 27 pays qui sont respectables les uns et les autres et qui doivent mutualiser et travailler ensemble.

Je dis qu'est-ce qui fait qu'on n'est un acteur ou qu'on n'est pas un acteur global, qui compte vis-à-vis des Chinois, des Américains ou des Russes. C'est une économie, y compris une économie technologique, c'est une monnaie, c'est une défense et une politique étrangère. On voit bien qu'on n'y est pas encore.

Et c'est le moment d'y arriver, non pas d'un seul coup, mais comme le disait Jean Monnet, on était le 9 mai, il y a quelques heures, pas à pas. – Mais avec qui ? Est-ce que la relance franco-allemand, ce qu'on appelait autrefois le moteur franco-allemand.

Aujourd'hui, il est encore vraiment un moteur ? Il y a des ratés dans ce moteur, si je puis dire. Je n'ai jamais pensé que le tandem franco Cours allemand était la seule chose qui comptait.

Il est de moins en moins suffisant et de plus en plus nécessaire, si je puis dire. De moins en plus nécessaire et de moins en moins suffisant. Il y a les autres pays qui comptent.

L'Italie, l'Espagne, la Pologne, tous les pays comptent, y compris les plus petits en Europe. Vous me dites avec qui on fait ? Ça dépend pour quoi faire.

S'il s'agit de consolider le marché unique, on est 27. La monnaie unique, j'espère qu'on sera 27 un jour. S'il s'agit de politique énergétique de défense, je pense qu'on doit établir un autre format.

Et moi, je suis partisan d'un Conseil européen de sécurité et de défense qui regrouperait en dehors des institutions européennes actuelles. Les pays volontaires, on en parlait tout à l'heure, y incluent des pays qui ne sont pas ou qui ne sont plus dans l'Union européenne, comme l'Angleterre, qui compte beaucoup, ou la Norvège, qui n'en fait pas partie, l'Ukraine. Un cadre intergouvernemental, qui se réapproprierait la stratégie, la politique de défense, la sécurité, peut-être même des sujets d'investissement stratégiques en commun, comme les technologies de rupture, l'intelligence artificielle, le quantique.

Tous ces pays se mettraient ensemble dans une coalition des volontaires, j'appelle ça un conseil de sécurité et de défense. Tout le monde devrait pouvoir y en faire partie. En tout cas les pays qui ont un engagement le plus marqué pour la défense devraient diriger ce conseil européen de sécurité et de défense.

Mais qui serait quoi ? Une sorte de pilier européen de l'OTAN ? C'est précisément dont il s'agit, c'est-à-dire d'européaniser l'OTAN et faire que le pays européen soit dirigé par les Européens. – Ça se ferait forcément avec les Britanniques, vous avez vu les résultats des élections locales au Royaume-Uni dernièrement, donc Kerstheimer est fragilisé, on disait le pays en passe de… Enfin, qu'il y avait la volonté des Britanniques de revenir au sein de l'Union européenne.

Ce résultat-là a l'air de démentir cette hypothèse. Comment est-ce que vous lisez les choses ? Il s'agit d'élections locales.

M. Stermer garde une très grande majorité absolue au Parlement, à la Chambre des communes. Mais c'est un très lourd avertissement pour lui, sans doute lié à des problèmes, il a reconnu même des erreurs dans la politique intérieure, la gestion des questions liées au pouvoir d'achat des Britanniques, l'immigration qui continue.

Moi je continue à penser, j'ai géré le Brexit du côté européen pendant 4 ans et demi, que c'est une formidable erreur et une faute contre l'intérêt national britannique, le Brexit, que d'avoir quitté le marché unique et l'union douanière. Je ne peux pas dire à ceux qui nous écoutent que les Britanniques pouvaient, il y a 10 ans, quitter l'Union européenne et rester dans le marché unique et l'union douanière. Ils ont voulu tout Les Norvégiens sont dans le marché unique, mais ils ne sont pas dans l'Union européenne.

Donc ils ont tout quitté avec des conséquences lourdes. Ça ne veut pas dire que toutes les difficultés sont liées au Brexit, mais je suis convaincu que toutes les difficultés les Britanniques sont plus graves à cause du Brexit. – D'autant que le parti anti-migrants a fait des scores très élevés dans les zones les plus pauvres, ces zones qui précisément avaient voté en faveur du Brexit. – Ce vote insensé, mais permettez-moi de tirer la leçon que j'ai déjà tirée quand j'ai écrit et décrit cette longue négociation.

C'est un avertissement pour nous. Il y a des événements improbables, le Brexit était improbable, il est contraire à l'intérêt national britannique, mais qui se produisent. Et je crois qu'il faut faire tout en France pour que des événements improbables ne se produisent pas.

Dans notre pays ? Oui, chez nous. Je parle de ça.

De quelle manière ? Par exemple l'élection d'un président de la République qui viendrait de l'extrême-droite et qui serait, comme l'est Mme Le Pen et M. Barada, sur la ligne de M.

Farage qui sont ses amis et qui seraient anti-européens. – Mais pour vous le Brexit ça a ouvert la voie à la montée des populismes Non, on voit bien, regardez ce qui vient de se passer en Hongrie et ce qui s'est passé depuis le Brexit en Pologne. Que des pays qui avaient choisi à un moment le nationalisme et le populisme y ont renoncé parce que c'est une impasse et c'est un mensonge.

Mais le temps de s'apercevoir que c'est un mensonge, parfois j'ai fait beaucoup de dégâts. En tout cas, il n'y a pas de fatalité à la montée du populisme. C'est clairement ce que je pense et ce qui justifie mon combat aujourd'hui dans ma famille politique et dans cette idée de rassembler derrière un seul candidat aux élections présidentielles.

Et on va en parler justement sauf que le RN à l'heure actuelle il est toujours en tête dans les sondages, qui peut l'arrêter ? Mais ce qu'il arrêtera c c'est une proposition différente, je l'espère, de la droite républicaine et du centre ensemble sur un programme de redressement et de rassemblant du pays, de réforme du pays. – Programme sur lequel vous travaillez, vous travaillez à un projet, vous appelez les Français y contribuer.

Vous êtes candidat ? Non, il ne s'agit pas de mettre les personnes avant le programme. Moi, je me bats pour l'unité de projet et l'unité qui va avec des personnes le moment venu.

Et ce n'est pas le sujet – Personne, ça ne peut pas être vous ? – Ce n'est pas le sujet maintenant de la candidature de tel ou tel. Il y a déjà beaucoup de candidats, franchement.

Je pense même qu'il y en a un peu trop. – Mais quand on travaille à un projet, Michel Barnier, c'est pour finir par l'incorté. – Non, je veux être utile, je veux être utile et je l'ai toujours Je le suis par exemple en travaillant à ce programme Bâtir Ensemble 2027, auquel tous ceux qui nous écoutent peuvent contribuer.

Il est sur un site particulier, Bâtir Ensemble 2027, on peut y contribuer, on a reçu des milliers de contributions et de réactions. Et je vais publier à la mi-juin une version 2 adaptée, corrigée, augmentée. Je travaille avec beaucoup de parlementaires de ce qu'on appelait le socle commun, même si ça ne serait plus comme ça, c'est-à-dire des mouvements centristes et des républicains parce que je pense qu'il faut à la fois éviter les mots qui fâchent, il y a trop de mots qui fâchent actuellement d'un artème des uns contre les autres. – Y compris de la part de Bruno Retailleau ? – De la part de tout le monde, il y a des des anathèmes, je pense qu'on devra tous travailler ensemble.

Nous savons tous qu'après l'élection présidentielle, il faudra gagner les élections législatives. Permettez-moi de vous conseiller, à vous qui êtes journaliste, de ne pas oublier cette échéance très On le voit bien actuellement, on a un président qui n'a pas de majorité absolue. Donc il faudra un nouveau président qui est une majorité absolue.

Tout le monde a notre œil ensemble, tout le monde le dit, mais en même temps, qu'est-ce qu'on observe en ce moment On a l'impression que les partis dits de gouvernement sont au bord de l'implosion. Regardez, au sein des Républicains, vous avez David Lysnard qui est parti. Mais chez Renaissance, vous avez Elisabeth Borne qui est restée à Renaissance mais qui a quitté le bureau exécutif.

Boris Vallot a fait la même chose au sein du Parti socialiste, ce n'est pas l'union à laquelle on assiste, c'est une espèce de grande désagrégation. Moi je regrette beaucoup cette situation, je pense qu'il aurait été bien préférable dès le début, il y a quelques mois, de se mettre d'accord sur un processus pour avoir un seul le candidat. Ce n'est pas ce qui a été fait.

On a choisi chacun d'être dans son couloir, Renaissance, Horizon, Les Républicains. Laissant ce temps pendant quelques mois jusqu'à l'automne de la décantation aux Chacun défend son projet. Les Républicains dont je fais partie ont procédé à un vote démocratique.

Des militants, je respecte ce vote. Je suis loyal à l'égard de ce vote. En même temps, je suis libre.

Vous le respectez, mais vous n'avez pas voté pour Bruno Retailleau, vous avez préféré voter pour une primaire ouverte. J'ai voté pour qu'il y ait une élection plus ouverte sous forme d'une primaire. Ça veut dire que Bruno Retailleau n'est pas le bon candidat pour les LR ?

Je ne dis pas ça, je ne veux pas non plus personaliser. Ce qui m'intéresse, c'est que le candidat des Républicains soient capables de rassembler les mots et les idées pour rassembler au-delà des Républicains, et notamment des électeurs du centre. – Pardon, on rassemble jusqu'où ?

Le rassemblement pour vous, il doit aller jusqu – Est-ce que vous dites comme Laurent Wauquiez ? Il faut aller regarder jusqu'à ce qu'il n'y a pas. – Je ne dis pas comme M.

Wauquiez qu'il faut regarder qu'à droite. Je pense même qu'il faut faire le contraire et être précisément dans une fierté d'assumer le fait que nous sommes une droite décomplexée, une droite républicaine, comme je l'ai démontré quand j'étais Premier ministre, et travailler avec les élus et les citoyens du centre des centres et ça donc je parle des centres ça veut dire c'est délégué aussi j'ai dit les centres le tous les mouvements centristes non il ya plusieurs centristes nous plusieurs mouvants centristes mais je vais pas mais s'arrête où le centre C'est Hervé Marseille ou il faut aussi aller regarder du côté de Raphaël Guzman ? Non, il s'arrête à Hervé Marseille et à ceux avec lesquels nous avons travaillé quand j'étais Premier ministre.

Vous avez trois formations, l'horizon, la renaissance, le à Modem, d'autres formations qui comptent. Et surtout les électeurs, pensez un peu aux électeurs au-delà des appareils politiques qui sont assez... – Mais vous pensez vraiment que ça suffira face à la montée du Rassemblement national ?

C'est-à-dire que vous n'aurez pas besoin des électeurs de centre des électeurs sociaux-démocrates aussi pour gagner ? Une élection présentielle, c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple. On ne va pas trier les électeurs.

Il faut leur parler à ces électeurs. Quel message vous leur envoyez Il faut leur parler de sécurité au quotidien, il faut leur parler de maîtrise de l'immigration, il faut leur parler de réduction du déficit. Et je suis bien passé pour me souvenir la difficulté de réduire le déficit qui est pourtant d'intérêt national que réduire la dette de 3 200 milliards d'euros qui pèsent sur les épaules de nos enfants, et sur lesquels nous avons une attitude irresponsable de mon point de vue.

Il faut leur parler d'éducation, de santé, il faut leur parler d'Europe. c'est tout ça que j'ai essayé de mettre dans ce projet Bâtir ensemble, lisez-le attentivement – Mais on le lit Juste une question Michel Barnier parce qu'on a bien compris que vous vouliez un candidat commun de la droite et du centre juste maintenant que votre parti a refusé la primaire ouverte on le désigne comment ce candidats. Il faudra laisser le temps de cette décantation, peut-être les sondages, les réflexions des unes et des autres vont y aider.

La lucidité aussi peut être autour de la table au moment venu parce qu'on sait bien qu'à quelques mois d'une l'élection présidentielle, sans doute à la fin de l'année, qui sera en mesure d'être dans la compétition. Donc c'est quoi ? Ce sont les sondages ?

La primaire, ce seront les sondages ? Je pense que tous ces candidats devront, chacun ayant mené sa route dans son couloir, défendu son projet, ses sensibilités. J'espère que chacun, c'est ce à quoi j'appelle, essaiera d'éviter les mots qui fâchent, de jeter des anathèmes ou des exclusives.

Tous ces candidats devront se retrouver un jour ou l Et ça veut dire par exemple si on se place à l'instant T vous pourriez vous soutenir Edouard Philippe qui à l'heure actuelle est le mieux placé dans les sondages Mais ne me demandez pas de dire maintenant ce que nous serons peut-être amenés à faire les uns ou les autres à la fin de l'année, ça peut être le contraire, ça peut être les amis d'Édouard Philippe qui soutiennent un candidat des Républicains, nous verrons bien, c'est trop tôt pour le dire, je regrette cette division, je regrette cet éparpillement, laissons-le se dérouler, c'est ce que j'appelle la décantation, et puis nous verrons bien. Et en attendant, on peut travailler sur les idées, parce qu'au bout de la route, quel que soit le président de la République, j'espère qu'il sera de notre camp, la droite républicaine et le centre, il devra avoir une majorité absolue, notre droite est du centre, ce n'est pas acquis d il devra convaincre les électeurs et mener un programme qui exigera du courage et de la volonté est juste un mot vous avez est ce que vous avez écouté le discours d'édouard philippe à ses cadres d'horizon hier à reims oui je l'ai écouté il a il a parlé d'un d'un grand meeting de lancement de campagne le 5 juillet à Paris, par exemple. Est-ce qu'on vous verra ce type de rassemblement ?

Non, non, le 5 juillet c'est beaucoup trop tôt, chacun est dans son couloir et donc les républicains, leurs candidats, Bruno Rotaio, Jean-Philippe est candidat et l'horizon. Là où je peux être utile, ce n'est pas en étant dans un meeting, c'est en travaillant à l'unité, en rassemblant, en réunissant les députés, les sénateurs, les élus locaux de toutes ces formations politiques et de démontrer ensemble, comme d'ailleurs des électeurs nous l'ont démontré et nous l'ont demandé aux élections municipales. Qu'est-ce qu'ils nous ont demandé ?

Dans toutes les communes qu'on a gagnées, on n'a pas toujours gagné quand on était unis, mais on a toujours perdu quand on était désunis. Eh bien dans toutes les communes qu'on a gagné, des milliers de communes ont basculé vers la droite et le centre. Les électeurs ont montré qu'ils étaient capables de travailler ensemble.

Ils nous ont dit unissez-vous là-haut à Paris et occupez-vous de nos problèmes. Et les problèmes, on en a parlé, madame, ce sont les problèmes de sécurité, d'immigration, de redressement des comptes, mettre de l'ordre dans la rue. Et de pouvoir d'achat à l'heure actuelle.

Les Français, le problème, c'est le pouvoir d'achat et c'est notamment la flambée des prix du carburant, Stéphane. Le gouvernement a publié un décret ce week-end pour venir en aide aux entreprises du BTP avec une remise sous condition de 20 centimes sur le Génère. Est-ce que ces aides ciblées auront -elles un impact sur les finances publiques ?

Je crois que le gouvernement a raison d'être attentif à ne pas laisser les portes ouverte, les vannes s'ouvrir parce qu'on n'a plus d'argent. – On n'a plus les moyens d'aider tout le monde, c'est ça ? – Il faut dire la vérité, c'est une manière de gouverner aussi que de dire la vérité aux citoyens qui sont capables de l'entendre, néanmoins certaines professions, les agriculteurs, les pêcheurs, les aides-soignants, les personnes de la santé, les transports ont besoin d'être ciblés.

C'est ce que fait le gouvernement, je crois que c'est...

Suffisamment ? Oui, il en faut plus. Tous ceux qui sont concernés vous diront qu'il en faut plus.

Il Il faut faire attention. – Mais vous, il connaissez bien l'état des finances publiques. Qu'est-ce que vous dites ? – Il n'y a plus d'argent, donc on ne peut pas faire plus. – Le problème, c'est que la crise dure quand le Rassemblement national, par exemple, demande à renoncer à appliquer les certificats d'économie d'énergie ou à baisser la TVA sur sur les carburants, c'est une bonne ou une mauvaise idée ?

On peut toujours demander plus d'argent, diminuer les taxes. Je pense que ce qui a été demandé aux entreprises aussi, notamment de grandes entreprises comme Total, c'est de stabiliser leurs prix et de bloquer leurs – Un dernier mot là-dessus, est-ce qu'il faut une commission d'enquête parlementaire sur cette flambée des prix du carburant ? – Ah moi je pense que oui.

Je pense que ne serait-ce que pour établir les faits, éviter la démagogie ou montrer le coût de la démagogie aussi. Antoine Vermorel qui est député de mon parti a fait cette proposition, je pense que c'est une bonne proposition. Vous savez une commission d'enquête si elle est bien menée, ça n'a pas toujours été le cas. – Parler du jeu visuel public Oui, il faut éviter de malmener les institutions.

Mais une commission d'enquête est un outil de contrôle des députés. Je suis revenu à l'Assemblée nationale et je vois l'importance de ces outils de des contrôles, des questions écrites, des questions orales et aussi des commissions d'enquête. Et c'est un moment de démocratie et d'explication publique.

Mais est-ce que vous jugez qu'il y a eu un manque de transparence dans la part du gouvernement si vous demandez une commission d'enquête ? Non, je ne vous ai pas dit ça, mais comme il y a plein de choses qui se disent sur l'argent qu'on met de côté. Par exemple, l'État se fait sans doute avec la TVA et certaines autres taxes des surplus de recettes.

Moi, je pense que ces surplus de recettes devraient être utilisés pour encourager l L'électrification, notamment les personnes les plus fragiles, les plus modestes pour les aider à obtenir des véhicules électriques. Voilà, ça c'est une possibilité. Mais une commission d'enquête, c'est un moment de démocratie et d'explication.

C'est la Une de l'Ouest France. Stéphane, ce matin, pourquoi les ventes de voitures électriques sont en plein boom ? C'était la Une de votre journal.

Merci beaucoup Stéphane et merci Michel Barnier. Merci d'avoir été notre invité ce matin. On va voir ce qui fait La Une dans nos régions.