Race, racisme et antiracisme | Formation aux AMFIS 2023
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous pour ou contre les statistiques ethniques aujourd'hui ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous les violences racistes dans les médias ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est prévu pour le suivi des gens du voyage ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment contrer la propagande de l'extrême droite ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi limiter le droit de vote des étrangers aux locales ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Quelles lois discriminatoires faut-il abroger ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Daniel au BonoFait
« la race n'existe pas mais elle est partout elle tue »
- 12:00Daniel au BonoFait
« l'esclavage est une catégorie économique de la plus haute importance »
- 14:00Daniel au BonoFait
« sans esclavage vous n'avez pas de coton sans le coton vous n'avez pas d'industrie moderne »
- 19:00Imane el hamzawiChiffre
« 42% pense que l'immigration et la principale cause de l'insécurité »
- 21:00Imane el hamzawiChiffre
« en 2021 seulement 1382 condamnations ont été prononcés pour infraction à caractère raciste »
- 22:00Imane el hamzawiChiffre
« 14% seulement des victimes de menaces ou de violences physiques racistes et 2% des victimes d'un jurassiste uniquement avaient déclaré avoir formellement porté plainte »
- 24:00Imane el hamzawiChiffre
« le taux de chômage des descendants de chez l'immigrés et descendante d'immigré s’élever en 2021 à 11,6% contre 6,8% pour le reste de la population »
- 25:00Imane el hamzawiChiffre
« les candidats d'origine supposée maghrébine reçoivent 32% de rappels en moins que ceux sans ascendance migratoire supposée »
- 1:50Promesse
« rétablir le droit du sol pour les enfants nés en France sous réserve de leur consentement »
- 2:10Promesse
« instaurer le 4 février comme journée nationale en mémoire des victimes de l'esclavage »
- 15:20Chiffre
« une majorité des Français et Françaises sont favorables aux droits de vote des étrangers aux élections locales »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous et toutes bienvenue aux amphis 2023 organisé par la France insoumise je suis Daniel au Bono et je vais animer cet atelier de formation qui fait partie du cycle de de l'Institut La Boétie ainsi que axé sur la formation théorique et pratique et donc aujourd'hui en particulier vous aurez une série de d'ateliers de ce type là et qui vont aussi se continuer dans les conférences les débats il y aura notamment alors on a un deuxième atelier cet après-midi à 17h sur le même thème et il y aura une conférence samedi sur deux tables rondes sur la question de la lutte contre contre le racisme et les discriminations et qui permettra de continuer ses débats c'est débats continuent bien évidemment dans l'ensemble des espaces formel et informel de de ses amphis et l'enjeu pour nous et à la fois à travers les les dizaines et les dizaines d'invités vous avez vu on a un programme extrêmement riche de chercheurs de syndicalistes de militants et militants de citoyens et citoyennes engagés dans des luttes d'apprendre de ces personnalités que nous que nous invitons de partager les connaissances et les savoirs et les expertises militantes parlementaires d'approfondir nos analyses de d'affiner ces alanir aussi de débattre de questions de positionnement en assumant des accords qui peut y avoir des différences d'approche mais en assurant aussi un cadre respectueux du débat et qui ne met en cause jamais les personnes ni leur intégrité mais assume aussi la vivacité et la passion qui nous porte tous et toutes je pense en tant que citoyen et citoyenne et militante dans les que nous défendons et donc j'espère que cet atelier pourra répondre à l'ensemble de ces de ces sujets je voulais commencer donc la présentation par expliquer un peu pourquoi cette question de la race de du racisme de l'antirisme on reviendra sur les terres et c'est l'objet de de la formation et pour nous une question politique et stratégique centrale ce n'est pas une question périphérique ce n'est pas une question sociétale je vais aussi expliquer d'où est-ce que moi je parle et d'où est-ce que nous parlons collectivement à travers moi en tant que membre de la France insoumise et on puisqu'on va co-animer à devoir on a préparé ensemble cet atelier à deux voies et on va le aimer avec Imane qui fera de même en se présentant ou en expliquant d'où elle parle et et en donnant aussi la perspective qui est pour nous aussi fondamentale dans les débats dans l'échange dans l'instruction collective et l'éducation collective qui a lieu aux amphis et au-delà des amphis d'ailleurs pour nous l'objectif c'est s'organiser pour comprendre pour pouvoir transformer le réel avec notre notre objectif stratégique donc c'est pas juste des débats sympathiques aux amphis c'est aussi des armes politiques le savoir est une arme la compréhension est une arme et pour nous on parlera justement de de tous les espaces on peut continuer et des campagnes qui a amené alors d'où parlons nous d'où est-ce que je parle moi en tant que député peut-être la plupart me connaissent en tant que député de la France insoumise et lui de Paris il a 17e circonscription de Paris membre du groupe de la France insoumise ni pèse j'étais lu en 2017 et relu en 2022 et je suis membre donc notamment de la commission des lois l'Assemblée nationale qui s'occupe d'un ensemble de de questions allant de la police aux questions de justice des des lois constitutionnelles et aussi des questions fondamentales de droit et libertés et la question donc de l'égalité droit des discriminations et donc du racisme notamment fait partie de ce périmètre de la commission des lois même si et on pourra en discuter dans le débat il y a eu peu de de véritables débat au sein de la commission des lois sur les politiques publiques en la matière mais ça c'est on pourra rediscuter et donc voilà en tant que député j'ai cette expertise là entre guillemets et puis surtout en tant que député LFI je suis militante politique depuis très longtemps dans le champ de la lutte antiraciste notamment mais mais mais mais de manière importante et c'est en tant que en tant que militante aussi avec ses expériences-là et je pense qu'on pourra aussi les partager des mouvements des mobilisations mais aussi des débats il y en a des débats des désaccords des polémiques au sein même de des mouvements antiraciste donc j'apporte comme éclairage dans la discussion et c'est aussi par des affinités autre de la vie avoir et ayant une expérience familiarité avec le monde de la recherche et comme on va parler beaucoup de concepts aujourd'hui de mots de termes qui provoque le débat provoque parfois la polémique je l'ai ainsi insisté sur cette dimension là parce que il y a un enjeu je vous parlais de la question du savoir la connaissance et la recherche et et pour nous en tant que militant politique en tout cas en tant que que militant insoumis la question du débat public et essentiel et pour nous rire se débat public on a besoin de cette recherche fondamentale cette recherche en sens social en sciences humaines et qui une recherche qui soit libre et qui puisse justement alimenter notre réflexion et donc c'est aussi une expérience du monde de la recherche qui imprime cette approche là et je vais essayer de mêler les deux dans la présentation de cet atelier je vais laisser la parole à human qui va à son tour se présenter et on va pouvoir commencer l'atelier bonjour à tous bonjour à tous je m'appelle Imane el hamzawi je suis militante au sein du livret antiracisme donc le livret ou l'équipe thématique en tiracisme la fonction ça va être notamment de rédiger le programme concernant l'antiracisme pour des qui a une échéance électorale l'idée également de discuter ensemble de pouvoir proposer des conférences éventuellement des formations aussi et des événements sur le sujet de l'antirisme pouvoir également publier des articles éventuellement sur cette question là en fait l'idée de créer un espace de réflexion pour les militants et les filles et militantes et les filles qui s'intéressent à ces questions là et pouvoir produire produire produire des éléments de réflexion et également des éléments de formation tout au long tout au long de leur militante voilà alors pourquoi est-ce que pour nous la question de la race du racisme et de la terrassisme est une question politique et stratégique fondamentale je commence par là parce que souvent dans le débat on aborde la question du racisme un peu sous l'idée que le racisme par ailleurs c'est une attitude individuelle reviendra sur les sur les sur les définitions c'est un peu une diversion par rapport aux questions centrales de la lutte sociale la lutte syndicale la lutte des classes etc et je voulais insister sur justement le fait de dire que c'est pas une question secondaire c'est pas juste un tiret dans la liste de l'écologie le féminisme le racisme etc et c'est une manière d'organiser la société d'organiser le monde et de notre point de vue c'est aussi une manière d'organiser le combat politique et avec qui et comment on organise le combat politique c'est une question démocratique parce que c'est la question des droits des droits et libertés fondamentales des individus donc à la fois individuel et collective c'est une question sociale parce que ça signifie l'organisation économique de la société et imprimer de ces de ces questions là c'est une question idéologique et culturelle parce que les schémas culturels et sociaux dans lesquels on vit son imprégnés de ces questions là donc c'est un enjeu pour nous militant politique militant révolutionnaire insoumis insoumise qui voulons changer le monde et qui voulons remettre en cause l'ensemble des structures de domination et de hiérarchie aupressive qui structure le monde le monde actuel et qui ont une histoire qui s'inscrivent dans le temps et qui signifie aussi que de notre point de vue parce qu'on a ce rapport là à l'histoire et et au développement des sociétés humaines ce ne sont pas des fatalités c'est un début donc ça peut avoir une fin et donc pour nous la question c'est comment faire en sorte de démanteler ces structures d'oppression et avec qui et de manière la plus collective et majoritaire possible on arrive à mettre à bas ces structures et pour nous c'est encore aujourd'hui une question fondamentale parce que c'est une des uns des instruments qui empêchent justement de notre point de vue la convergence l'unité de celles et ceux qui ont intérêt à ce que les hiérarchies et les domination du monde en contemporain se soit mise à bas pour pour ouvrir des perspectives d'émancipation d'émancipation individuelle et collective nouvelles alors pourquoi parle-t-on et avons-nous décidé de parler de la race du racisme et de l'antiracisme en prenant bien ces termes parce que ce sont des termes qui suscitent le débat qui suscitent l'interrogation qui suscite des rejets de différentes manières mais justement qui doivent être déconstruits et analysés pour en faire des outils de compréhension du monde et surtout de batailles politiques je vais commencer par expliquer pourquoi est-ce que nous pensons que la catégorie de ce qu'on appelle la race et un outil de la légitimation de la domination et qu'il est important de comprendre comment cela fonctionne pour pouvoir le déconstruire le démantelé la sociologue française Colette Guillemin disait la race n'existe pas mais elle est partout elle tue et c'est ce paradoxe fondamental autour de cette notion que que je voudrais rappeler effectivement la race c'est depuis notamment les travaux de l'UNESCO dans les années 50 après la Seconde Guerre mondiale et et le génocide de la Shoah des travaux ont montré que biologiquement contrairement à ce qui avait pu être développé au cours du 19e et du devis 20e siècle se passe comme entité biologique qui diviserait les êtres humains en catégorie et ayant des particularités liées à leur fait nautique à leur couleur de peau etc et qui permettrait du coup de ce point de vue là de les hiérarchiser et d'en faire une une différence fondamentale liée à leur être et indépendamment de de des personnes donc cette idée était infondée biologiquement et scientifiquement et pourtant les conséquences de cette idée là continue à se faire sentir pour les personnes concernées de manière symbolique ou de manière concrète quotidienne voire mortel pour pour ces personnes et aussi pour le reste de la société parce que le reste de la société est aussi traverser par par ce phénomène je vais m'appuyer pour cette cette réflexion sur de travaux alors il y a beaucoup de choses qui qui ont été écrites et donc c'est vraiment très humblement que je reprends les ouvrages de synthèse un peu sur le sujet de Sarah Mazouz qui a fait un ouvrage je vais vous montrer parce qu'il est très il est très clair et et très très facile à lire qui s'appelle race et qui qui a notamment une bibliographie assez intéressante c'est aux éditions anamosa avec dans une collation qui reprend justement les contextes les concepts et qui explique leur leur sens et donne un certain nombre de références et aussi l'ouvrage de Aurélia Michel qui s'appelle un monde en aigre et en blanc enquête historique sur l'ordre racial qui inscrit cette réflexion notamment dans l'histoire de l'esclavage et comment de l'esclavage à nos jours il y a un certain nombre de continuités qui expliquent la société telle qu'on la connaît avec l'activation de ce conseil de race et donc de de notamment des discriminations donc j'emprunte assez chercheuses qui elle-même s'appuient sur une bibliographie très dense en France on a l'impression toujours de découvrir le fil à couper du beurre et que voilà on est on a l'impression que au-delà de notre frontières rien ne se fait mais on parle là de différentes écoles de pensée qui ne se qui ne se qui ne se confondent pas les unes les autres mais des courants des sciences sociales des sciences humaines qui depuis près de 200 ans 200 ans en fait on construit des États-Unis d'Amérique à l'Amérique latine en passant par le sous-continent et dire y compris en fait par certains chercheurs en France continental et en outre-mer on construit un savoir sur ces différentes problématiques qui sont nombreuses et qui ne se qui ne se résument pas on va dire au terme utiliser journalistiquement le wokisme l'indigénisme je ne sais quoi dans le dans les débats français actuel donc voilà c'est quelque chose de très riche je dis tout ça pour dire que je vais faire un gros trait et vous m'excuserez de de la grosse fierté parfois du pro et je vous renvoie du coup aux ouvrages qui affinent cela de manière bien plus intelligente et c'est et c'est fondamental alors le discours ce qu'on appelle le discours critique sur la race par justement de cette contradiction fondamentale de la perpétuation en fait d'une catégorie qui organise des des un rapport de pouvoir de domination et et de et la production d'inégalité à partir d'une d'une vision de ces groupes qui vont être renvoyés à des caractéristiques que ce soit la couleur de peau mais ça va être aujourd'hui on en parlera l'idée d'un d'une culture un peu inamovible et essentialisé la religion aussi tout ça participe en fait du même processus et donc quand on parle de ce point de vue d'une critique de la race c'est employer sociologique sociologiquement n'ont pas dans une dans une acception de biologie des différences mais en tant que construction sociaux historique dont les conséquences sont toujours actuels Aurélien Michel explique notamment comment en fait le propre d'une approche historique justement de ce contexte c'est en fait de situer comme une construction dont on peut situer l'apparition la trajectoire le développement et comme tout processus historique on peut aussi appréhender sa faim en tout cas postuler sa fin possible c'est pas quand on parle de la race mais de et du racisme et des discriminations il s'agit pas d'avoir une posture simplement morale même si on peut et il faut avoir une morale de de l'être humain individuellement collectivement ni une question simplement d'attitude de individuelle il s'agit pas simplement de sanctionner de mauvaise idée et puis l'idée que un peu l'éducation en gros c'est une question juste d'ignorance il y a la question du savoir qui est importante et puis l'éducation va éradiquer l'ignorance mais de comprendre comment un rapport social un dispositif donné va se perpétuer dans l'histoire et par notamment de de l'histoire de l'esclavage parce que c'est un moment tournant dans le développement de ce qui est aujourd'hui le système d'organisation économique et sociale majoritaire mondialisée c'est à dire le capitalisme et elle montre de manière très intéressante comment en fait la catégorie raciale les processus de racialisation vont jouer un rôle de l'esclavage à nos jours comme une manière en fait de perpétuer la justification de l'exploitation l'esclavage Atlantique on va pas faire un cours là-dessus parce que voilà il faudrait une session entière mais voilà ça c'est ça c'est à tester dans de nombreuses recherches l'esclavage Atlantique et la colonisation ont joué un rôle de d'accumulation de de primitive de de la richesse que ce soit lors que ce soit l'exploitation d'une main d'oeuvre par l'esclavisation des populations africaines ça a joué un rôle fondamental dans le développement du capitalisme du mercantilisme et ensuite de la révolution industrielle et de faire des empires européens puis américains les puissances que l'on sait Karl Marx disait à ce propos ah oui il faut que je précise que de là où je parle c'est aussi en tant que on va dire matérialiste l'approche philosophique et politique qui est la mienne c'est pas celle de tout le monde ici et c'est peut-être pas celle de tous les insoumis et les insoumis c'est ça aussi qui fait la diversité de notre mouvement mais en tout cas la mienne c'est c'est une approche matérialiste et marxiste et donc ce sont aussi ces références sur lesquelles sur lesquels je m'appuie et qui est de mon point de vue une lecture pas la seule pas l'unique mais une lecture qui permet de comprendre les processus historiques sociaux et économique donc je me réfère à mars qui expliquait sur l'Europe que l'esclavage direct et le pivot de l'industrie bourgeoise aussi bien que les machines le crédit etc sans esclavage vous n'avez pas de coton sans le coton vous n'avez pas d'industrie moderne c'est l'esclavage qui a donné leur valeur au colonies et ce sont les colonies qui ont créé le commerce de l'univers c'est le commerce de l'univers qui est la condition de la grande industrie ainsi l'esclavage est une catégorie économique de la plus haute importance et donc voilà ça c'est ça c'est ça c'est un fait travailler rechercher et en fait ce qui est intéressant dans l'approche d'Aurélia Michel dont je parlais tout à l'heure c'est c'est qu'elle explique que à partir du moment où la crise la traite atlantique quand on crise pour différentes raisons et notamment pour le fait que en fait ça devient plus coûteux économiquement et politiquement de maintenir le niveau de violence en fait de ce système même si il est très rentable et comme on l'a dit c'est ça qui crée le développement du capitalisme donc il est très rentable mais le niveau de violence qu'il faut pour maintenir les colonies et les contradictions et les débats qui au sein des sociétés et ça c'est un facteur important la la résistance les résistances en fait des personnes esclavées et contre lesquels en fait les colons vont passer en fait tout le temps de la période à essayer de se protéger mais c'est la peur fondamentale de la colonie esclavagiste c'est la révolte et la rébellion des esclaves qui vont avoir lieu régulièrement donc tous ces facteurs amènent à devoir revoir le processus le processus de de d'exploitation autour de l'esclavage et autour y compris de de des différentes catégories morales qui qui l'organise et en fait il faut l'esclavage a été justifié par l'infériorité des des populations esclavisées mais c'est pas véritablement à ce moment-là on parle de de racisme ou de catégorie raciale c'est plus la catégorie de ce qu'on appelle avec des guillemets le c'est-à-dire le non humain et qui permet en fait de justifier du point de vue de la de y compris des controverses religieuses etc le fait de d'exploiter et de et de mettre en travail forcé cette cette catégorie et du point de vue religieux aussi qui permet de justifier la conquête par ses empires chrétiens de de territoire et leur exploitation des populations après les les populations natives et autochtones d'Amérique ce d'Afrique mais en fait le terme le terme de de race il a un usage particulier dans cette période du 15e au 17e siècle qui n'est pas lié directement en fait à l'appréciation contemporaine donc à cette à cette à cette époque le terme Iran il renvoie entre 15e et 17e siècle plutôt aux lignée familiales dans dans la noblesse on parle de race pour renvoyer à cette idée de de lignée familiale ou de lignée animale ou même à un moment donné quand le terme se démocratise pour parler des peuples en fait mais sans connotation immédiatement biologisante en fait c'est à partir de la fin du XVIIIe siècle quand justement l'esclavage disparaît que le terme prend progressivement son sens contemporain et en fait il a il a besoin en fait d'une catégorie pour justifier la poursuite du processus de colonisation parce que l'esclavage est une colonisation des territoires d'Amérique de comptoir en Afrique etc sans le statut de l'esclave qui était un statut particulier qui permettait d'avoir la main d'oeuvre et donc on va avoir un un développement de la justification de la poursuite de cette exploitation avec le l'abolition mais en fait la poursuite de de la même entreprise avec les mêmes les mêmes caractéristiques et le fait que ce que ce qui explique notamment Aurélien Michel le fait que le paradigme de la rage aussi permet à chaque fois de mettre en oeuvre la violence nécessaire au déploiement en fait des puissances européennes et américaines à cette époque c'est à dire déplacement de déplacement contrat exclusion des droits politiques travail forcé soumission de population et occupations des territoires et donc on a cette catégorie qui qui se développe avec le développement des sciences et du coup la dimension de biologisation raciale qui n'est à cette époque ça devient en fait le le concept majeur qui va justifier la nouvelle expansion capitaliste et le développement donc des travaux sur l'anthropologie l'anthropométrie la cryométrie enfin voilà vous vous connaissez toutes ces références et qui vont donner le contenu moderne que qu'il y a de cette de cette de ce terme de de la race en sachant que du coup quand on quand on quand on voit cette évolution aujourd'hui quand on parle de la du discours critique sur la race c'est précisément de comprendre que à partir de cette évolution là même après la fin de la période expansion expansionniste colonial dont je viens de parler les catégories économiques et sociales qui ont été forgés à cette époque là vont continuer en fait à structurer les sociétés et structurer des rapports sociaux marqués par la hiérarchie et et la DOM et donc c'est l'idée de ce discours et de ce travail et de cette analyse critique de la notion de race c'est de montrer comment il y a cette histoire qui s'inscrit dans un dans un contexte particulier c'est à dire la justification après l'esclavage d'un processus de de d'exploitation et de colonisation et en fait les transformations que vont connaître ce ce concept le processus de ce qu'on appelle la racialisation ou la racisation qui fait par exemple que ce n'est pas simplement les populations dominées en fait qui qui subissent la racialisation c'est aussi les populations dites majoritaires qui vont constituer un groupe et qui va bénéficier du privilège d'être majoritaire et d'appartenir à cette cette catégorie raciale majoritaire et dominante et donc c'est ça ces processus de que les chercheurs vont analyser et de voir comment elles vont se traduire aussi dans notamment les institutions et donc dans les comportements individuels et collectifs et l'ensemble de tout cela fait système et c'est là où on arrive à la question du racisme on va parler imam l'ensemble de de ce fonctionnement et de ce de ce mécanisme fait système et notre objectif politique c'est de mettre à bas ce système en ayant analysé de manière claire quelles sont ces ressorts et du coup je vais laisser la parole à Hyman pour vous présenter du coup la suite et le lien qu'on fait entre le concept et la catégorie sociopolitique de de la race et de son origine avec le système qui se perpétue jusqu'à aujourd'hui et qui a en son cœur cette cette notion [Applaudissements] du coup la race comme l'a expliqué Daniel elle arrive à chaque fois en second lieu pour justifier et expliquer un ordre social déjà bien établi un ordre racial même et de ce fait l'ordre social peut s'expliquer entièrement à travers ce qu'on appelle le racisme systémique ou le racisme institutionnel ou encore la racialisation par exemple Sarah Mazouz va préférer utiliser le terme de de racialisation pour décrire pour décrire cet ordre là d'un point de vue matérialiste on peut voir le terme de racisme systémique qui est beaucoup plus utilisé comme une notion qui va décrire une forme d'organisation de la société qui est ancrée dans la société française en l'occurrence et qui va organiser les relations sociales mais également les relations avec les institutions les relations avec l'État et qui va avoir un impact sur de nombreuses sphères de la société pour les individu racisés que ce soit sur l'emploi la justice l'éducation le logement le pouvoir politique etc etc si on devait décrire la mécanique raciste on peut s'appuyer sur les travaux de Pierre thévagnon qu'il expliquait comme comme une idéologie qui a une certaine cohérence alors il va donner quelques quelques éléments explicatifs il dit tout d'abord qu'elle se base sur la différenciation c'est à dire qu'on va utiliser un une caractéristique d'une personne que ce soit une caractéristique phénotypie ou culturelle et puis on va la mettre en exergue et on va créer des différences entre les populations selon cette caractéristique là on va également péjorer cette différence c'est à dire qu'elle va se transformer en stigmate elle va être marqueuse d'un famille ou d'infériorité elle va avoir une une elle va dévaloriser l'individu qui la porte en quelque sorte et puis les individus qui possèdent ces caractéristiques physiques ces populations qui sont créées artificiellement par le système raciste vont être réduites à ce stigmate dans le sens où ce vous aura plu un noir un blanc un musulman mais ce sera il représentera tout tous ces toute la toute la communauté des personnes toute la communauté des personnes noires ou des personnes musulmanes en fait on pourra presque expliquer chacun de ces faits et gestes par cette identité unique étant donné qu'il est considéré comme néant que cette identité et puis bien sûr la naturalisation l'essentialisation l'amalgame on va écraser toutes les autres toutes les différences qui peut y avoir de personnalité de caractère d'éducation pour que pour considérer que toutes les personnes possédant ce stigmate se comportent exactement de la même façon et puis on va légitimer c'est inégalité de traitement par la moindre dignité des racisées c'est-à-dire qu'on va dire bon bah il mérite leur exclusion il mérite l'oppression qui subissent etc etc et dans ce cadre là il y a également une un nouveau le racisme basé sur les catégories raciales qui a commencé donc comme Adji Daniel au 19e siècle ces catégories raciales ne sont plus socialement acceptable aujourd'hui les races biologiques en tout cas et donc il y a une métamorphose idéologique également qui s'est produit du racisme qui ont étudié des chercheurs et chercheuses comme Étienne Balibar et et qui vont proposer une une explication de cette nuit idéologique du racisme et en fait ce qu'ils expliquent c'est que dans la pensée raciste les différences cette fois-ci ne vont plus porter sur des caractéristiques physiques ou de couleur de peau quoi que ce soit mais ça va plutôt porter sur des caractéristiques culturelles en fait dans la pensée racine dans cette nouvelle c'est ce qu'on une pensée raciste contemporaine on va considérer que les cultures sont des entités immuables cloisonnées et que tous les individus sont porteurs exclusifs et unique de des porteurs exclusifs et uniques de ces cultures et que il est tout à fait normal qu'il ne veuille pas enfin il parle de normalité de spontanéité il naturalise donc ces comportements-là qu'il est tout à fait normal qu'il veuille défendre leur culture qui n'a jamais changé tout au cours de l'humanité qui ne s'est jamais dilué et c'est ils utilisent donc cet argumentaire sur la culture pour faire exactement la même chose que ce qui se faisait avec ce qu'on appelait les rases biologiques c'est à dire qu'on aura toujours une différenciation des individus basés sur un critère qui est complètement fallacieux c'est différenciation entraîne systématiquement une hiérarchisation parce que la différenciation de ces cultures va se faire selon des critères qui vont être porteurs de valeurs valeurs de mon neutre donc qui permettent de hiérarchiser les cultures et puis donc on va naturaliser les comportements humains et enfin comme pour le racisme et ben c'est c'est différente culturelles vont simplement comme pour le racisme biologique c'est différente culturelles vont arriver seulement à posteriori pour justifier l'exploitation qui est déjà existante pour justifier la domination déjà existante et par ailleurs un élément intéressant sur ce racisme culturel développé par Balibar c'est qu'il vient en plus de naturaliser les comportements des individus et les différences des individus supposés immuables il va également naturaliser le comportement raciste en lui-même c'est à dire qu'il va que cette pensée raciste justifie même le rejet de l'autre en disant qu'il est naturel que c'est presque dans les gènes des individus de vouloir défendre leur tradition leur mode de vie enfin leur civilisation et que donc c'est tout à fait normal qu'ils aient des comportements racistes donc au niveau de la réalité factuelle du racisme toujours en oeuvre aujourd'hui en France on sait selon une enquête faite par la scène cdH la Commission nationale consultative des droits de l'homme de novembre 2022 que près de 60% des personnes pensent que de nombre et je cite de nombreuses immigrés viennent en France uniquement pour profiter de la sécurité sociale la protection sociale près de 50% pensent que les Roms vivent essentiellement de vol et de trafic 42% pense que l'immigration et la principale cause de l'insécurité 37,6 pense que les Juifs ont un rapport particulier à l'argent et 21,4% des personnes interrogées pensent que les enfants d'immigrés nés en France ne sont pas vraiment des Français on a certains reculs du racisme biologique depuis les années 2000 qui est dû à un renouvellement générationnel parce que les anciennes générations qui étaient plus disposées on la croyance en des races biologiques ont été peu à peu remplacés par de nouvelles générations qui étaient plus hermétiques à ce à ce type de discours cela dit on voit bien avec cette enquête de novembre 2020 de que les stéréotypes et les préjugés racistes existent encore en France et ce type de préjugés de penser raciste l'univers imaginaire raciste crée encore des violences en France ce serait 1,2 millions de personnes qui seraient victimes chaque année d'au moins une atteinte à caractère raciste antisémite ou xénophobe et ça peut aller de l'injure aux menaces aux violences et aux discriminations il faut noter qu'en 2021 seulement 1382 condamnations ont été prononcés pour infraction à caractère raciste alors que je le rappelle on pense on estime qu'il y aurait 1,2 millions de personnes victimes chaque année et le plus souvent les personnes victimes de racisme ont subi qui ont subi des agressions verbales et du fait de la difficulté à qualifier judiciairement le caractère raciste de ces agressions là ne vont être découragés de porter plainte d'autant plus que le dépôt de plainte est très difficile c'est vraiment un parcours du combattant pour des personnes qui sont déjà éprouvées par par l'effet qu'elles ont subi et donc ce qu'on sait d'après une enquête réalisée pendant la période pour le sur la période allant de 2013 à 2018 c'est que 14% seulement des victimes de menaces ou de violences physiques racistes et 2% des victimes d'un jurassiste uniquement avaient déclaré avoir formellement porté plainte seulement ça c'est concernant les violences mais il y a également la question des discriminations la discrimination ça suppose un traitement spécifique appliqué à un groupe discriminé ça exclut a priori les théories les pensées les idéologies et autres formes de pensées du chant de la elles sont tout à fait exclues du champ de la discrimination quand on parle de ce terme-là il s'agit vraiment d'un traitement inégal qui est fondée sur un critère qui est jugé socialement illégitime c'est comme ça que l'explique en tout cas le sociologue est anthropologue DJ Fassin et pour qu'on puisse parler de discrimination il faut que la pensée raciste se transcrive dans le fait qu'elle s'incarne dans un traitement différentiel et si l'on prend par exemple le cas de le cas de l'utilisation d'un critère d'origine ethnique pour pour faire travailler des gens là il s'agit clairement de discrimination par contre si quelqu'un déclare que les personnes de telle origine ethnique ne devraient pas pouvoir avoir de travail ce n'est pas une discrimination c'est par contre du racisme et dans le cas précis c'est également puni par la loi parce que c'est une incitation à la discrimination raciale cependant ça n'est pas considéré de facto comme discrimination tant que cela n'a pas été fait et que des personnes n'ont pas subi ce traitement inégal de facto le Défenseur des droits dit et je le cite le racisme condamne à être davantage exposé au chômage à la précarité sociale à de mauvaises conditions de logement et un moins et un moins bon état de santé il compromet l'insertion professionnelle des plus jeunes surexpose au contrôle policier et à des relations dégradées avec les forces de l'ordre il entrave de façon durable et concrète les parcours de millions de citoyens et citoyennes mettons en cause leurs droits les plus fondamentaux et l'emploi et en fait en 2022 il demeure le premier domaine de discrimination à savoir que la Défenseur des droits a fait savoir qu'il y avait un quart des saisies en matière de discrimination qui concernait l'emploi privé et que le premier critère de discrimination reste l'origine avec près de 20% des cas de saisine sur sur ce critère là de discrimination et selon un testing réalisé par la Dares entre 2019 et 2021 les candidats d'origine supposée maghrébine reçoivent 32% de rappels en moins que ceux sans ascendance migratoire supposée et parmi ces 32% les femmes ont constituent en 29% de chances en moins et les hommes 34 % de chances en moins très précisément et ces écarts moyens vont diminuer bien sûr avec le vont diminuer avec le niveau de qualification mais ils ne disent pas étrange jamais pour autant enfin le taux de chômage des descendants de chez l'immigrés et descendante d'immigré s’élever en 2021 à 11,6% contre 6,8% pour le reste de la population et il était de 13% pour les immigrés et c'est même deux points de plus pour les immigrés africains donc 15% contre je le rappelle 6,8 pour la le reste de la population par ailleurs les immigrés ont souvent plus des emplois des emplois précaires à durée limitée à temps partiel surtout pour les femmes moins qualifiées et donc moins bien rémunéré ou bien plus difficile et plus éprouvant par ailleurs la religion est également un facteur impôt important de discrimination à l'embauche il y a eu un testing très important qui sur sur CV qui a montré que les candidats juifs et musulmans pratiquants étaient défavorés par étaient défavorisés par rapport aux candidats catholiques pour pour un entretien d'embauche en fait les candidats Juifs avaient 30% de chance en moins d'être rappelé qu'un candidat qu'on supposé catholique et les candidats musulmans avaient deux fois moins de chances d'être contacté que les que les catholiques donc on voit que les discriminations s'appliquent vraiment sur tous les domaines de la vie qui qu'elle existe qu'elles font partie de notre de notre société et qu'il est qu'il est vraiment nécessaire de bien les connaître de comprendre les rouages qui permettent leur mise en place et pour pouvoir véritablement les convaincre les combattre pardon et dans ce cadre là il est très intéressant de prendre en compte une notion qui permet de penser les les systèmes d'oppression et de domination qui peuvent toucher des catégories de population qui sont en proie à divers discriminations divers catégories de discrimination et pour ça on utilise souvent le terme d'intersectionnalité le terme d'intersectionnalité a été forgé par Kimberley cruncho pour penser les effets de domination de subordination et de violence liées à des facteurs comme la race le genre l'âge la sexualité la situation géographique en Corse sociale donc elle va prendre plusieurs exemples par exemple des femmes noires qui sont victimes donc qui sont qui subissent des discriminations de genre et des discriminations raciale qui vont être victimes de violences conjugales et à qui on va quand même refuser des logements dans des quartiers blancs des femmes immigrées mariées à des hommes violents qui ne pourront pas quitter ces hommes américains violents qui ne pourront pas quitter ces hommes là sous peine d'être expulsés et en France par exemple les familles l'immigrés se retrouvent au confluent de différents types de discriminations dans les faits elles sont deux fois plus atteintes de VIH que leurs homologues masculins et 74% de sel suivi en psychothérapie à la comète déclaré avoir subi des violences de genre liés à dans leur pays d'origine ou à leur arrivée en France il faut prendre en compte le cas de ces femmes là qui sont immigrées et racisées peut-être et qui ont des parcours des parcours très particuliers qui ont donc des besoins spécifiques et différents des hommes des hommes immigrés ou des autres des autres femmes qui ont la nationalité française c'est très important à prendre en compte et ce que permet de penser l'intersectionnalité c'est de c'est de se dire que certaines discriminations vont se vont se mélanger se reconfigurer pour donner une pour donner une expérience d'oppression et de domination particulière à certaines catégories de population qui sont au confluent de divers stigmates on va dire ou en tout cas divers types de discrimination et c'est catégories de population sont donc systématiquement discriminées exclu et invisibilisé au niveau politique économique social politique et culturel et c'est pour cela qu'une qu'une une réponse antiraciste et véritablement nécessaire et tout à fait urgente merci alors nous en arrivons à la question de l'antiracisme on a fait vraiment tout ça la serpe et j'espère que le débat il y aura certainement des personnes qui pourront compléter et affiner par leur savoir à la expertise toutes les notions qu'on a balayé très très vite grossièrement et pour parler de l'anti l'anti-racisme de la même manière comme nécessité nécessité politique dans un moment et dans un contexte et on arrive à la situation politique en France où il y a une stratégie depuis ça n'a pas de la macronie mais on a vu et depuis Léo sommets de l'État une offensive très forte du pouvoir politique autour de ces questions que ce soit dans le domaine de la recherche c'est aussi pour ça que j'avais insisté sur ce sujet quand Emmanuel Macron explique notamment au moment où il y a toutes les mobilisations contre les violences policières dans le dans le contexte de l'affaire Joy Jean Floyd aux États-Unis mais qui met aussi en lumière la réalité des violences policières racistes en France et où il explique que c'est l'université ce sont les chercheurs de ces domaines là des questions de race des questions de Dick discrimination qui aurait corrompu la jeunesse et qui expliquerait la forte présence de la jeunesse dans les mobilisations et les revendications de ce type là que ce soit la chasse aux sorcières littéralement ma carte lance la ministre de l'Enseignement de l'enseignement supérieur la chasse à l'islamo-gauchisme dans les universités etc c'est Frédéric Vidal pour ne pas la nommer donc on voit cette attaque là et c'est une attaque sérieuse qu'il faut pas prendre par par le manières superficielle parce qu'on est aussi saturé on a un dispositif médiatique qui sature l'espace des polémiques sur le walkies l'islamo cochisme mais comprendre que quand ça vient du sommet de l'État ça signifie quelque chose et ça participe justement de la volonté de maintenir cet ordre là en discréditant celles et ceux qui portent une analyse pour déconstruire ces phénomènes et un autre domaine de discrédit ce sont au-delà de la sœur de la recherche qui est une sphère légitime et c'est pas parce qu'on travaille sur ces questions là qu'on est obligatoirement militant mais c'est pas parce qu'on est militant qu'on a pas une attitude de chercheur mais du point de vue militant du point de vue de lentilles de l'anti assises il y a un enjeu bien sûr à empêcher que d'abord celles et ceux qui subissent c'est c'est violence irrésistent et et et ils mettent fin et puis il y a un enjeu celui de la division que il n'y ait pas d'alliance qu'il n'y ait pas de convergence qu'il n'y ait pas de soutien de la part de la population majoritaire vis-à-vis de celles et ceux qui qui subissent ces violences et pour nous c'est précisément pour ça que l'on tient assise mais il n'existait politique parce que l'antiracisme c'est pas simplement la neutralité c'est ça c'est pas simplement le fait de dire ne pas être assiste c'est pas le fait d'accepter de dire voilà on dit le racisme c'est pas bien etc c'est une action déterminée et volontariste de démanteler en fait le système concret quotidien qui produit les discriminations et le système qui produit les catégories idéologiques et culturelles de domination et cette antiracisme il comme je l'ai dit il est le produit d'abord des personnes concernées il l'a toujours été je l'évoquais tout à l'heure quand je parlais de la question de la de de l'esclavage et de l'insouttabilité à un moment donné de la traite atlantique par la résistance des des esclaves à leur à leur oppression je renvoie au grand aux grandes épopées des esclaves de Saint-Domingue ou de la Guadeloupe et des nèg' marrons et de de toute cette histoire des luttes de libération et d'auto-organisation des des populations esclavisées mais quand on parle précisément de lutte antiraciste et pour en revenir rapidement à notre notre réalité contemporaine de la France du 20e et du 21e siècle c'est lutte en vérité ont toujours eu lieu des années des années 50 à nos jours des luttes des travailleurs colonisés en soutien aux luttes de libération jusqu'à celle des travailleurs immigrés en France et également de celles et ceux qui sont les héritiers de ces histoires là Français et Françaises et qui subissent les stigmates de la race de la racialisation et du racisme depuis une deux trois quatre générations vous aurez au cours de ces amphiles occasions peut-être d'assister au débat que qui auront lieu sur les 40 ans de l'histoire de la marche pour l'égalité je vous invite à y participer il y a au moins deux débats sur sur cette thématique là qui sont un exemple justement de ces formes de mouvement autonomes de personnes racisées racialisées et à la conjonction à la fois entre l'héritage des luttes des des travailleurs immigrés et aussi enfin de des enfants de ces travailleurs immigrés devenus Français vis-à-vis d'une violence d'État particulière qui est la violence violence policière qui fait aussi beaucoup d'écho à l'actualité aujourd'hui et c'est un des exemples emblématiques que cette marche d'égale de l'égalité intéressant de voir que elle a été réduite dans le discours dominant la majoritaire à ce qu'on appelle une marche des beurre qui est un processus de racialisation alors qu'une des revendications de de ce mouvement là outre le fait de d'arrêter de se faire tuer par par la police c'était la question de l'égalité donc la question des droits des droits en tant que en tant que citoyen en tant que Français et français mais aussi des droits des parents issus immigrés ou ici de l'immigration et donc c'est c'est ces mouvements alors voilà c'est un exemple parmi énormément énormément d'autres mouvements qui qui sont qui dans l'histoire de la de la France contemporaine là je parle y compris du point de vue de la France métropolitaine hexagonale on va dire en sachant qu'il y a un angle mort constant de de cette problématique vis-à-vis de ce qu'on appelle les outre-mer avec un certain nombre de particularités mais aussi le fait de considérer que en fait bon les outre-mer c'est pas exactement la France et donc une une forme de de sous-estimation de des luttes et des luttes antiracistes et anticholonial dans les utrères jusqu'à aujourd'hui mais je pense que ça participe également de ça et je pense notamment à la question de la lutte contre le chlore d'école qui alors là aussi il faudrait certainement un débat en tant que tel mais c'est une question qui est de mon point de vue à la conjonction de de beaucoup de thématiques l'économie de plantation puisque la couleur déconne c'est un pesticide qui a servi dans les pour les plantations de de bananes qui est une des sources de l'économie des Antilles et donc une forme d'exploitation qui est un héritage de la colonisation initiale du du 17e au 19e siècle parce que ce qu'on subit les populations et pendant des années alors qu'on savait que c'était un pesticide cancérigène que depuis au moins les années 70 aux États-Unis il avait commencé à être interdit ce n'est que 20 ans plus tard qu'en France il a il a commencé à être interdit et après que toute la population soit aujourd'hui empoisonnée en fait toute la population a aujourd'hui cette molécule là que le taux de cancer et autres pathologies liées en fait à l'usage par les ouvriers mais aussi par l'empoisonnement des sols etc voilà donc un scandale sanitaire absolument incroyable et qui traduit aussi le traitement des populations et et le fait par ailleurs que cette économie de plantation bananière et le monopole d'une d'une minorité issue en fait voilà des des colombes en bref donc c'est un exemple que je donne ici d'une question et des luttes qui existent et de lutte dont on entend peu parler en France continentale sauve de temps en temps mais qui symbolise aussi je crois une forme de de ces de ces luttes antiracistes de de la France de la France contemporaine ainsi voilà de de la lutte pour l'égalité la lutte contre les violences policières la lutte pour le droit de vote aussi des des résidents étrangers qui est issus de ces de ces revendications là les personnes concernées n'ont pas attendu que des chelsher ou autre qui ont joué un rôle certes les libères ou leur donnent des droits et comme sur toutes les questions sur les luttes féminines sur les luges lgpt etc ce sont battus et ont et ont et ont conquis ses droits mais ça pas toujours été simple et c'est là où la question de la stratégie et de la question des alliances et des convergences et fondamentales parce que effectivement on a aussi une conception dans les mouvements de gauche dans les mouvements dans les mouvements sociaux dans les mouvements d'émancipation une tradition qui est aussi imprégnée de ces schémas mentaux c'est schémas dominants on a beau explicité que nous sommes des anti-racistes et nos courants peuvent aussi se prévaloir d'avoir participé et de s'inscrire dans l'histoire de solidarité avec les luttes des opprimés il n'empêche que nous reprodisons aussi dans nos espaces dans la construction de de nos mouvements bah en fait les mêmes processus de micro-hiérarchisation et de de reproduction des préjugés et c'est vrai on pourra revenir sur dans l'organisation matérielle je vais le tenir là et c'est vrai aussi dans la conception de la stratégie et c'est ce que j'évoquais au début sur l'idée que il y a la lutte principale la lutte sociale syndicale économique avec les ouvriers dont la vision pendant longtemps ont été l'école bleue sur les les ouvriers blancs de Renault Billancourt voilà hétéro bien sûr et homme bien sûr donc il y a quand même je le fais vraiment à la serpe quoi mais le stéréotype de ce qu'est l'image de la classe ouvrière et en fonction de ces stéréotypes là le fait de dire que ce sont les revendications sociales et économique et syndicale qui sont les revendications principales et y compris dans l'histoire des luttes des mouvements des mouvements des personnes racisées racialisées il y a eu des oppositions entre le fait je pense dans les années 70 la lutte des travailleurs colonisés immigrés qui s'est faite sans l'aide des syndicats ou des ou des organisations de gauche voire qui ont été stigmatisées qui ont été racialisés qui ont été ramenés à leur confession musulmane puisque c'est ça a été le cas notamment des travailleurs maghrébins musulmans venus d'Algérie du Maroc etc qui et ça ça a été bien sûr utilisé pour empêcher l'unité qui quand ils se sont quand ils quand ils se sont mobilisés ont été ramenés en fait au fait que c'était des des musulmans et qui avaient pas d'unités possibles avec les autres les autres travailleurs et donc il y a un enjeu à dépasser cette vision là cette vision un peu un peu en silo et à comprendre qui comprit quand on part de la classe ouvrière aujourd'hui on parle d'une classe ouvrière qui est extrêmement féminisée par ailleurs et qui est multiculturel et en fait pour qui la question de l'oppression raciale de des discriminations et une question au quotidien et une question aussi de droit et de droits sociaux et comme cela a été dit le fait voilà d'être moins bien payé d'avoir les envois les plus précaires etc les plus les plus dangereux donc c'est une question qui concerne la lutte globale de tous se battre pour les droits des personnes racisées qu'elles soient immigrées ou française dans les lieux de travail c'est se battre en fait pour le droit des droits des travailleurs parce que ça étant en fait la protection de tous et de toutes sur ces lieux de travail et se battre de fait pour les droits de de des personnes racisées comme des personnes discriminées en fonction du genre sont des questions qui concernent l'ensemble de la société parce que ça fait avancer fondamentalement les droits et les libertés de toute la société ça libère toute la société ça je crois que ça c'est un enjeu de de faire front commun et aussi je terminerai là-dessus sur ce point avant qu'on revienne sur les propositions concrètes qu'on a pu développer au sein de la France insoumise dans le travail des livrets et dans le travail parlementaire et je pense qu'il faut je pense qu'il y a aussi une dimension de construction d'un autre récit d'un autre récit je mets des guillemets on pourra en discuter si ça interpelle quelques-uns et quelques-unes d'entre vous d'un autre récit national et d'un autre récit identitaire c'est-à-dire qu'est-ce qui fait de nous une nation et ça ça c'est une question que que nous pensons à la France insoumise qu'il faut qu'il faut se poser parce que nous nous le disons et le redisons ce n'est pas une homogénéité ethnique comme le défend le porte l'extrême droite notamment même si elle et c'est fondamentalement les droits et une communauté de droits politiques d'où l'importance de la Révolution française je vous renvoie au débat et ateliers organisé par le collègue Léo man sur ce sujet mais c'est aussi une vision qui n'efface pas les particularités et les singularités qui considèrent que ce qui fait de nous une nation c'est droit ne se font pas au détriment de qui on est qui on est en tant que personne et que au contraire il faut faire France de tout bois et qu'il faut mettre en avant cette cette diversité comme une force parce que elle permet d'agréger si on construit un mouvement large et inclusif pas simplement un mouvement politique mais en tout cas un projet politique large et inclusif bah en fait on finit par agréger une majorité de celles et ceux qui ont intérêt à mettre en mettre à bas l'oppression et la domination globale de au sein de la société et donc pour cela il faut que chacun et chacune ils prennent sa place en étant reconnu en tant que tel et quand pendant la campagne présidentielle la précédente campagne présidentielle Jean-Luc Mélenchon a introduit dans le débat l'idée de créolisation par exemple c'était à la fois pour faire pour pour contrer le discours de de l'extrême droite le discours raciste de l'extrême droite et discriminant représenter notamment par par Eric Zemmour mais au-delà de ça c'est aussi une manière de créer cette autre récit et on s'inspirant notamment de des travaux de du philosophe Édouard Glissant de reprendre à son compte ce vocable pour non pas parler d'un projet politique en disant en fait on veut créer la société mais plutôt de rappeler un état de fait nous sommes une société créolisée c'est-à-dire qui est faite de la rencontre de population et qui a produit qui a produit ben en fait ce qui fait le ce qui fait notre société qui a produit d'abord les richesses c'est une rencontre qui s'est fait par et j'en parlais au tout début la violence et la domination et l'exploitation mais c'est ça qui a produit les richesses qui ont permis au développement économique et matériel de la société mais qui ont aussi voilà produit des histoires des rencontres et l'idée de réalisation c'est les relations qui ont pu souvent conflict uels mais pas mais pas que heureusement qui ont aussi qui sont aussi une histoire de solidarité et de construction de construction aux communes parce que ce que ce qui expliquait Jean-Luc en parlant de la réalisation c'est une un état de fait qui décrit la vie elle-même en tant qu'être humain nous réinventons sans cesse nos relations avec les autres la créolisation n'est pas autre chose et ce et ce et ce et ce récit qui je le disais n'est ni un projet ni un programme c'est le résultat de notre histoire commune et de cette histoire qui est celle voilà d'une histoire de migration diverses et variées qui est une histoire qui va au-delà du continent européen qui qui s'étend sur l'ensemble de la planète et qui n'est pas non plus opposé et au contraire de notre point de vue à l'idée à l'idée d'universel et d'universalisme qui sont en fait les deux dimensions d'une d'une même idée c'est que nous sommes différents de nombreuses manières mais fondamentalement semblable en droit et et et les principes de notamment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen c'est de réaffirmer ces droits fondamentaux cette universel mais qui n'efface pas les histoires les particularités et la richesse de ces phénomènes de de réalisation je dise tout ça aussi très à la serpe et il y a certainement des des experts et des passionnés de glissants et des débats autour de la réalisation qui pourront affiner affiner la réflexion mais je trouve que c'était une intuition juste en fait de Jean-Luc Mélenchon de de dire d'ailleurs que nous nous n'avons pas de problème à parler de la question des identités en vérité de l'identité non pas comme un tout homogène dont le dont la référence et le paramètre et donner écrit par les dominants et c'est à dire du coup la figure dans la société moderne capitaliste de l'homme dominant hétérosexuel etc mais d'une identité justement qui est multiple qui qui évolutive et qui est qui peut se construire dans la coopération plutôt que dans dans la dans la conf la réalité et dont fondamentalement les les bases et ça c'est le c'est c'est la forme d'antiracisme que nous que nous que nous mettons en avant postulent justement l'égalité fondamentale de l'être humain des êtres humains entre entre eux et cette notion d'égalité et un liant qui fait justement le le trait d'union entre ces diversité là et l'universalité des droits et nous avons individuellement et collectivement au sein de la France insoumise mais souvent bien avant dans nos parcours militants construit et ce produit des propositions politiques de la France insoumise à partir donc de cette idée là et de cet état d'esprit des propositions qui que nous n'avons pas inventé tout seul comme pour l'ensemble de notre programme nous ne sommes toujours inspirés des revendications des des mobilisations sociales des revendications des personnes concernées en premier lieu des associations et c'est ce qu'on va vous présenter un an avec avec Imane sur ce que nous mettons en avant comme proposition programmatique que nous avons pu discuter et faire évoluer dans le travail le travail parlementaire et qui demande encore à être à être approfondie à la fois dans les campagnes et les mobilisations concrètes et les revendications que pour que l'on peut à l'avoir aujourd'hui par rapport aux questions par exemple sur la question des violences policières et puis par rapport au programme de gouvernement que nous mettrons que nous mettrons en oeuvre parce qu'il y a un enjeu en matière de politique publique pour lutter contre les discriminations l'urée notamment contre les discriminations institutionnelles [Applaudissements] donc pour pour avoir une véritable égalité il y a il y a un arsenal juridique qu'en France il y a un droit anti discriminatoire mais comme on l'a vu très peu de personnes portent pleines quand elles sont quand elles vivent des violences et encore moins de personnes se voient dédommager ou très peu de personnes finalement sont sont responsabilisés quand ils quand ils font subir des discriminations des violences ou des agressions à caractère raciste et donc pour faire de cette égalité de droit une égalité de fait nous proposons de créer un commissariat à l'égalité qui serait doté d'un corps d'inspectrice et d'inspecteur et de moyens humains et financiers conséquent et suffisant pour coordonner les politiques publiques il faut également avoir obligatoirement un observatoire des discriminations pour en connaître pour en connaître l'ampleur parce que il nous faut cette connaissance pour pouvoir les combattre de façon de façon efficace il faut également consolider le droit de la non discrimination et le rendre plus lisible et accessible en réunissant l'ensemble des différentes dispositions dans un code unique ça ça permettrait déjà aux personnes victimes de discrimination de mieux connaître leurs droits et ainsi de les faire appliquer parce que pour l'instant c'est ça reste assez compliqué et de ne pas avoir accès à ses droits finalement ça n'a pas ça n'a pas grand intérêt par ailleurs ça permettrait également d'éviter le décalage qui peut y avoir entre l'arsenal juridique et ce que les sociologues appellent la conscience juridique c'est-à-dire la connaissance des professionnels juridiques eux-mêmes du droit et cette connaissance des professionnels juridiques eux-mêmes du droit non discriminatoire est assez limité au final et c'est ce qui fait que beaucoup de beaucoup de plaintes ne sont finalement pas n'aboutissent finalement pas parce que les les personnes victimes ne connaissent pas leurs droits et les professionnels juridiques ne connaissent pas assez assez assez cette arsenal juridique il faudrait également en faire ces renforcer les pouvoirs et les moyens humains matériels et juridiques de l'inspection du travail de la médecine du travail et de la défonceuse des droits il faut également créer un pôle judiciaire de lutte contre les discriminations et les violences intra-familières sexuelles et sexistes par tribunal comprenant des magistrats magistrats du siège et du parquet ainsi que des officiers de police judiciaire qui seraient spécialisés dans la question qui connaîtrait très bien la question et ce pôle permettra notamment d'orienter convenablement les justiciables dans leur démarche et procédures et puis il faut bien sûr renforcer la protection des victimes et des témoins et également faciliter les recours collectifs qui sont très très importants dans dans l'application du droit anti discriminatoire et il y a beaucoup de ça a commencé à se faire en France et à beaucoup de pays où ça se fait déjà et ça aide énormément les justiciables parce que ça permet de répartir la charge la charge de la plainte que ce soit financièrement moralement ou autre et puis il faut également des mesures spécifiques et des politiques transversales il faut d'abord généraliser les compagnies de testing expérimenter les dossiers anonymes dans l'accès à l'emploi au logement aux études supérieures etc etc il faut mettre en place obligatoirement pour nous le récipissé du de contrôle d'identité par les forces de l'ordre pour lutter contre les pollués contre les contrôles of faciès et accompagner cela de dispositifs de formation de contrôle et de sanctions et de et de zones sans contrôle en dehors d'un flagrant délit il faut également renforcer les obligations à la charge des administrations publiques et des entreprises privées par la création d'un pôle de prévention des discriminations au sein des au sein des comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail qui serait en charge de la formation de la sensibilisation de les salariés ainsi que de l'évaluation des pratiques notamment et puis il faut également des mesures spécifiques à certains groupes racisés particuliers qui ont des des problématiques spécifiques et auxquelles il faut répondre et par exemple pour les gens du voyage il faut obligatoirement pour pour eux les multiplier pour aller eux multiplier les aires d'accueil et améliorer leur localisation garantir l'accès aux besoins essentiels l'eau l'électricité Internet ce qui n'est pas toujours le cas actuellement il faut également favoriser la scolarisation par le respect de l'obligation de la scolarisation à la charge des communes et non pas des préfets l'articulation il faut qu'il y ait une bonne articulation entre l'enseignement présentiel et distanciel pour pour avoir un bon accompagnement scolaire et financer également les familles il faut en propose également de rétablir le droit du sol pour les enfants nés en France sous réserve de leur consentement bien sûr faciliter l'accès à la nationalité qui a un parcours du combattant accorder le droit de vote des aux étrangers et étrangères pour les élections locales et enfin il faut surtout reconnaître la pluralité de notre histoire commune ce qui est très très important il faudrait nous pensons instaurer le 4 février comme journée nationale en mémoire des victimes de l'esclavage et de leur lutte cela s'ajouterait au jour de commémoration spécifique à chaque territoire d'outre-mer il faut également créer un musée national d'histoire de l'esclavage et de son abolition parce que nous avons besoin de connaître cette histoire pour pouvoir avancer sereinement dans le futur et il est nécessaire de de prendre sa responsabilité là-dedans il faut reconnaître également la responsabilité de la préfecture de police de Paris dans le massacre des Algériens et algérienne du 17 octobre 1961 et ouvrir les archives qui restent fermées en retirant notamment une [Musique] j'ai oublié en retirant notamment un ligi 1300 qui qui permettrait aux chercheurs l'accès à des documents dans la loi qui en fait dont il devrait avoir dont il devrait qu'il devrait pouvoir accéder par la loi patrimoine mais aujourd'hui ne le peuvent pas à cause de cette loi hygi 1300 donc il y a un peu un sorte de flou là dedans et donc nous proposons que les que ces archives là soient ouvertes et enfin il faudrait développer de manière pluridisciplinaire la recherche universitaire la formation des enseignants et enseignantes et le contenu des programmes Emmanuel scolaires pour l'histoire de l'esclavage de la colonisation et de l'immigration [Applaudissements] alors on a on a c'était comme vous avez vu que c'était avant on a essayé de brasser très très large sur chacun des idées des notions et des propositions on a beaucoup débordé mais on a quand même un peu de temps pour avoir un échange et des contributions donc on vous propose de procéder en vous signalant on va essayer d'alterner femme homme et pour avoir différents points de vue et donc essayer de faire court pour qu'on puisse avoir le plus de personnes possibles qui souhaitent contribuer à l'échange et la discussion et donc c'est Richard qui va faire tourner le micro je sais pas si il est ouvert il faut la faut appuyer je crois est-ce que ça marche OK bonjour déjà sur la notion d'intersectionnalité qui répondent aux personnes qui par exemple sont soit victime de racisme d'homophobie ou autre et qui pour autant peuvent discriminer les autres d'autres communautés alors c'est pour on va prendre plusieurs et puis alternant alternant une femme oui d'abord merci pour pour cette exposé en ce qui me concerne beaucoup apprécié l'angle sur lequel par lequel vous avez abordé la question du racisme à savoir l'angle bactérialiste qui me paraît être essentiel de rappeler donc je reviendrai pas sur les l'analyse que vous avez faite parce qu'elle est parfaite je crois que effectivement dans la dernière période le gouvernement Macron redouble l'offensive en ce qui concerne le racisme mais mais pas que l'autoritarisme la régression des libertés et je crois que en tant que elle est fille on doit être on doit être extrêmement vigilant et je crois que je voudrais moi conclure mon intervention sur ce qui est la perspective du 23 septembre et la marche contre les violences policières parce que je crois que c'est très important on peut pas attendre voilà indéfiniment il faut à tout moment réagir et je pense que il est extrêmement positif d'avoir lancé cette initiative parce qu'elle fait partie de ce que vous avez rappelé la lutte antiraciste mais aussi la lutte pour la pour les libertés et contre l'exploitation contre l'exploitation voilà merci en tout cas c'était extrêmement intéressant bonjour je m'appelle Rémi et j'avais une question c'est êtes-vous pour ou contre les statistiques ethniques aujourd'hui je crois que c'est interdit en France en tout cas j'en suis pas sûr mais je crois et d'après je vous ai écouté j'ai l'impression que vous êtes pour mais j'aimerais avoir votre avis là-dessus j'aimerais aussi en savoir si vous savez par exemple les limites et ou alors les raisons pour lesquelles ça serait interdit aujourd'hui peut-être aussi que les autorisés en France ça pourrait mettre l'accent sur des des proportions qui seraient inégales ou discriminés comme par exemple les femmes ou les hommes il y a pas d'interdiction de statistiques pour les différences entre les femmes et les hommes et du coup ça nous permet de faire de la discrimination positive et donc des fois de de rehausser des injustices et peut-être que j'ai pas forcément trop d'avis parce que moi je me suis pas plus que ça intéressé mais peut-être que ça pourrait les autoriser pourraient résoudre des problèmes et mettre le doigt sur des choses qui qui sont disproportionnées aujourd'hui voilà merci merci moi j'ai une question pratique vous êtes exposé à beaucoup de violences dans les médias de violences racistes de violences verbales comment vous faites bon vous avez votre expérience de militante et de politicienne qui fait que vous savez y répondre mais comment vous faites quand même pour dépasser la sidération et réussir à continuer à tenir et à argumenter dans ces contextes là parce que quand on est militant militante on y est exposé aussi et quand c'est sa condition propre qui est attaqué c'est très difficile de dépasser la sidération voilà merci et voilà les deux derniers là bonjour bonjour bonjour bonjour à tous je suis désolé je me souviens plus du tout de du nom de la dame qui est à côté de vous Daniel Hyman parler de du suivi des gens du voyage tant au point de vue de leur insertion locale au point de vue de leur l'accès à l'eau et à l'électricité et bien entendu aussi à l'éducation et il y a énormément de gens du voyage qui font la transition entre la France l'Espagne la France du Sud et l'Espagne la France du Nord et les Pays-Bas qu'est-ce qui est pensé pour qu'il puisse y avoir un suivi entre guillemets international des gens du voyage et surtout de l'éducation des enfants voilà tout simple tu es direct et puis on fera on essaiera de faire les conclusions mais je vous rappelle qu'on continuera tout à l'heure bonjour à vous deux déjà merci pour pour cette conférence on sait paradoxalement que depuis le mouvement touche pas à mon pote etc qui était enfin auquel mes parents ont participé il y a eu une espèce de enfin même pas une espèce il y a une clairement une relance de l'extrême droite et du plus particulièrement du Front National et donc ça a fait que des gens comme mes parents sont passés de personnes assimilitantes dans leur jeunesse notamment contre l'antiracisme pour l'antirisme pardon et ils sont passés de d'être des gens très militants à des gens qui votent extrême droite aujourd'hui voilà je pense que je suis venue à la selle et du coup je voulais savoir peut-être est-ce que vous avez des solutions en fait enfin même si on peut pas convaincre tout le monde mais enfin je veux dire comment est-ce qu'on peut contrer cette propagande de l'extrême droite auquel de nombreux de nombreux parents en fait sont sont touchés en fait parce que c'est vrai que c'est compliqué de d'entendre ses parents tous les jours dire que le problème c'est les immigrés et que c'est des gens qui profitent comme vous l'avez dit des aides etc donc voilà bonjour merci pour pour la conférence je voulais vous poser une question on a on peut constater en ce moment que l'extrême droite est en train de monter dans plusieurs pays au sein de l'Europe mais elle est déjà présente dans d'autres pays du monde et notamment parmi les les bâtiment il y a des théories de suprématistes blancs qui sont de novembre en train d'émerger il y a par exemple le grand remplacement en France mais aux États-Unis j'avais entendu que il y avait des suprémacistes blancs qui avait peur parce qu'en 2050 il y aura plus de Noirs américains que de blanc américain ou quelque chose dans ce genre là en tout cas c'est une théorie qu'ils ont développé aux Etats-Unis et du coup je voulais savoir si vous aviez étudier ces phénomènes et si vous en avez déduit des conclusions ou quelque chose comme ça merci bonjour merci beaucoup pour cette belle conférence dont je partage complètement l'approche matérialiste et marxiste je voudrais revenir sur les propositions qui sont faites par la France insoumise que je trouve tout à fait honorable mais j'ai quand même une petite question pourquoi est-ce qu'il ne faudrait donner le droit de vote aux immigrés aux élections locales c'est un truc qui ressort tout le temps depuis fort longtemps pourquoi ne voterait-il pas au législatives au présidentiel donc est-ce que c'est une approche progressive de la situation mais il faut m'expliquer parce que c'est quand même discriminatoire moi je veux de partout et eux ne voteront aux élections locales donc ça c'était une première chose et deuxième petite chose sur donc moi je trouve très bien que vous ayez fait une programmation de proposition mais il faudra dire aussi ce sur quoi il va falloir ce qu'il va falloir abroger je pense à la loi séparatisme de Darmanin avec ce qui est dans le viseur dans son contrat d'engagement républicain ce qui est dans le viseur ce sont les musulmans on le sait donc là c'est une loi discriminatoire il faut voilà ce qu'il faudra aussi penser tout ce qui va falloir abroger quand on aura pris le pouvoir merci [Applaudissements] donc on va à 15h normalement OK peut-être déjà sur les questions sur l'extrême droite on fait également enfin le livret anti racisme fait une conférence sur ce sujet là le samedi à 15h ou 15h30 et qui portera sur la violence en idée et en acte et et ça nous permettra un peu de discuter justement de comment le changement comment le débat public légitime aujourd'hui même la violence de rue des groupuscules d'extrême droite et comment notamment on prend notamment discuter de la tentation terroriste et du Grand remplacement qui est en fait pas une invention de de Camus mais une théorie de Waffen et c'est à la base mais bon concernant peut-être sur l'intersectionnalité plutôt sur sur les questions de discrimination en effet il y a des groupes des groupes enfin des personnes de groupe racisées qui peuvent eux-mêmes eux-mêmes continuer d'exploiter d'autres personnes enfin ce n'est pas c'est pas du tout exclusif qui peuvent eux-mêmes faire ça et l'intersectionnalité ça va plutôt désigner des des personnes qui subissent eux-mêmes deux types de discrimination qui vont se reconfigurer d'une façon particulièrement en effet il y a malheureusement des personnes de groupe de groupe racisés qui sont racistes en vert d'autres types de discrimination sur les statistiques techniques souvenais pas la position je peux prendre alors pour rebondir là dessus je pense que justement dans l'analyse de la catégorie race et de du processus de racialisation c'est pas contradictoire le fait de subir une oppression et de reproduire l'oppression justement parce que on est et on est éduqué dans une société qui reproduit ça et dans l'éducation etc et donc par exemple dans la le rapport de la CNCDH je vous invite à lire il y a il y a une synthèse qui s'appelle les essentielles du rapport ou qui qui reprennent vraiment les données il y a ce qu'on appelle l'indice l'indice de tolérance c'est intéressant à voir parce qu'en fait qui dit à la fois que de manière générale ce qu'on appelle la tolérance alors il y a beaucoup de guillemets et le concept mériterait d'être interrogé mais et plutôt stable et voir à la hausse c'est-à-dire que les gens on vous a cité là les extraits où il y a les plus gros préjugés mais que globalement on considère que la population majoritaire va accepter d'autres populations de de manière majoritaire donc en fait l'idée c'est que voilà c'est pas non tout n'est pas complètement noir mais selon les populations on va avoir des degrés de tolérance différent et en fait il y a et c'est pour ça notamment sa réponse sur la question des gens du voyage puisqu'on va avoir un débat la conférence sur les formes de de de les luttes contre le racisme et les formes de discrimination avec notamment William mcker qui est un militant associatif sur la question des gens du voyage et on va revenir là-dessus je parle de ça parce que il y a une catégorie on va dire la catégorie globale des gens du voyage qui est celle qui est la moins tolérée de manière constante dans la société c'est à dire que tout le monde les déteste eux voilà les les que vous mettez dans la dans le gitan qui gagne genre nettoyage etc et donc on va avoir oui des personnes racisées qui vont avoir des préjugés et des comportements discriminatoires envers d'autres personnes racisées notamment et je parle des gens du voyage en particulier parce que c'est vraiment eux qui sont au bas du vin et des personnes victimes de négrophobie vont être islamophobe des personnes victimes de racisme anti-arabe vont être antisémites etc mais c'est le propre même justement et c'est pour ça que la la l'analyse de ce qu'on appelle les structures de racialisation et si et aussi importantes vous avez même au sein des populations propres la reproduction de de de de forme de d'oppression par exemple ce qu'on appelle le colorisme au sein des populations noires ou en fait plus on est clair plus on est valorisé et que les personnes à la peau très foncée très noire vont être considérés comme voilà moi civilisé etc et c'est quelque chose qu'on voit au sein des communautés mais qu'on voit aussi reproduit en fait dans dans la culture en général donc ça c'est des choses qui sont étudiées et analyser voilà très très profusément ces phénomène de d'oppression et de reproduction des oppressions par les personnes opprimées opprimé elle-même c'est pour ça qu'il faut faire ce travail là d'analyse d'explications pour comprendre voilà pourquoi il faut démanteler ce ce système d'oppression raciale et de et et et de racisme mais la question d'intersectionnalité c'est autre chose c'est une analyse qui montre comment une personne peut subir en tant que femme en tant que femme noire en tant que femme migrée en fonction de trois composantes le genre la race et la nationalité différentes différentes oppressions donc ça c'est un autre notre idée sur la question d'idées statistiques ennemiques bon je pense que ça c'est le genre de qui font plaisir au niveau journalistique parce que ça permet voilà de faire des débats où on va justement on va refaire des catégories raciales je pense que c'est en partie info débat d'abord parce que aujourd'hui on fait de la recherche en fait sur la question des discriminations dans le cadre de la loi y compris sans faire des catégories racialisantes et racialisées il y a beaucoup de travaux et heureusement parce que sinon on pourrait pas faire de la recherche je vous renvoie aux travaux notamment de Lynette qui s'appelle origine et trajectoire trajectoire et origines et en fait on a des catégories légales et légitimes qui permettent en fait de suivre en fait voilà les les différents les différentes personnes et les formes d'oppression qu'elles subissent donc en vérité je pense que le débat des 10 sur les statistiques ethniques sert surtout en fait à créer des paniques morales la vérité c'est que ce qui nous manque c'est des moyens pour la recherche la vérité en fait je dirais n'importe quel chercheur sérieux va vous dire en fait c'est un faux débat les statistiques ethniques parce qu'on peut faire des recherches on peut certainement améliorer les outils voilà les outils statistiques qui existent qui sont l'ego etc mais ce qui manque en fait c'est les moyens de la recherche et là je vous renvoie au débat sur l'université etc et surtout l'offensive réactionnaire aujourd'hui temps à dire et notamment venant de de l'État qui dit en gros l'université serait gangrené par les islamoschistes etc alors qu'en France je veux dire voilà les chercheurs qui travaillent sur ces sujets sont très minoritaires sont très précaires sont en buts du coup à l'hostilité de l'institution donc voilà vraiment le problème le problème comme sur beaucoup d'autres sujets comme sur l'hôpital sur l'éducation etc le problème c'est les conditions matérielles de la recherche et les moyens justement et c'est pour ça que dans les revendications nous ce qu'on met en avant voilà c'est de créer ce que demande par exemple scapula Défenseur des droits un observatoire des discriminations qui donnerait les moyens de faire cette recherche là de voilà avoir des moyens avec les outils qu'on a qu'on a déjà et je pense que la question des des statistiques dites ethniques c'est plus une manière de vouloir polariser qu'autre chose moi je du point de vue des chercheurs je pense qu'il y a un une demande en fait de pouvoir mener mener ses travaux là dans l'état actuel de ce qui est de ce qui est de ce qui existe comme comme possibilité en fait c'est juste que c'est pas le choix fait pour de développer la recherche fondamentale de manière générale et encore plus en sciences sociales et humaine etc et troisième truc quand je vais arrêter là parce que on a déjà beaucoup débordé sur les revendications ça va faire aussi un peu un joker mais la question de du droit de vote des des étrangers aux élections locales d'abord c'est une revendication des mouvements en tant que tel une longue revendications très ancienne donc voilà c'est c'est ce qui est demandé il y a certainement plus qui a à faire et je vais revenir là-dessus mais je pense notamment à la campagne j'y suis j'y vote avec lesquels on est en lien on va faire des choses là-dessus et qui permettront de de porter le débat au niveau français et européen notamment en mettre en faisant le parallèle sur le fait que aujourd'hui les résidents communautaires de l'Union Européenne peuvent voter aux élections locales avec un certain nombre de conditions mais des gens qui vivent dans qui vivent qui travaillent qui ont des enfants dans ce pays depuis toute leur vie en fait ne le peuvent pas et donc je pense que ce sera une des questions qu'on peut donc d'abord c'est une revendication ensuite moi je pense personnellement que c'est un c'est un c'est une revendication qui est légitime que ce soit à toutes les élections je crois que ça renvoie à un débat plus les général sur la question de la citoyenneté en fait le débat citoyenneté nationalité en gros et pour moi ça c'est un des éléments d'un processus d'assemblée constituante qui permettrait en fait de de repenser le rapport entre citoyenneté nationalité c'est à dire que par exemple ce qui avait été porté dans dans les débats de la Révolution française sur le fait que voilà des étrangers pouvaient être élus et et représenter représenter la nation et qui avait pas ce distinguer là mais voilà je pense qu'à ce niveau là c'est c'est de l'ordre du débat et ça fait partie je pense des revendications tout à fait légitimes qui qu'il faut qu'il faut porter il se trouve que dans le programme on pas dans un programme maximaliste vous le savez l'avenir en commun mais le fait d'introduire ce ne serait-ce que cette revendication là je vais juste une signature sur le fait que c'est une revendication qui est majoritaire dans la société c'est pas juste quelque chose qui est porté par des des associations aujourd'hui une majorité des Français et Françaises sont favorables aux droits de vote des étrangers aux élections locales on peut trouver que c'est très réduit mais alors qu'on sait que voilà sur tout le spectre de la société c'est majoritaire vous avez jamais entendu un gouvernement dire qu'on va le mettre en place mais parce que mais parce que c'est un élément justement même ce truc là minimal remet en cause et bouscule en fait justement l'appareil de discrimination et l'idée de l'étranger comme fondamentalement autre et justement participent en fait de la reproduction de de des schémas raciste de mon point de vue et du coup je pourrais pas répondre à tout et justement sur la question de comment on fait voilà comment on change le le processus actuel de d'extrême droiteisation en fait de la société moi je pense qu'il y a deux choses je il y a une différence bien sûr les idées d'extrême droite avant ça se développe dans la société et on en discutera dans les débats je continue à penser que la société n'est pas extrême droitisée je crois que il y a un décalage y compris de plus en plus profond entre les classes dirigeantes de ce pays qui je pense sont prêtes à donner les clés au fasciste qui sont prêtes à faire des alliances avec les fascistes y compris pour lesquels la question du racisme mais c'est ce que je disais au début c'est à la fois un outil de division politique de notre corps mais c'est un outil d'unité de leur camp voilà parce que ils n'ont pas la légitimité d'un projet politique qui suscite l'adhésion au sens voilà idéologique et culturel donc le racisme leur permet de créer une addition sur une autre base et c'est ça que vend l'extrême droite en fait à la droite et aux classes dirigeantes de ce pays et au-delà parce que en Europe on voit aussi ce qui se passe il leur donne le moyen de constituer une base identitaire politique sociale etc et donc la bataille pour nous et c'est là où on agit en tant que militant politique en tant que voilà citoyens engagé en tant que républicain au sens minimal du terme c'est d'opposer à ça non seulement un autre discours qui met en avant l'unité l'unité voilà des conditions de vie des conditions d'oppression de la précarité etc qui vont toucher tout le monde et et et et en particulier ceux qui vont subir différentes formes d'oppression et de proposer en fait une perspective politique et de dire c'est possible et pour moi c'est c'est l'objet même de ce qu'on fait de faire mouvement à la France insoumise c'est de porter ce projet politique là de dire c'est possible de mettre en place des politiques qui déconstruisent ça qui font reculer les idées racistes parce qu'elles sont ancrées dans les conditions matérielles ça tombe pas du ciel et donc voilà c'est construit ses produits donc moi je crois que c'est c'est possible de créer ça et on le voit dans les moments de grande mobilisation sociale les les discriminations enfin le racisme les préjugés etc n'ont pas disparu mais ce qui fait commun c'est la lutte c'est la mobilisation et c'est les objectifs communs et au cours des dernières années dans ce pays ce sont des luttes des revendications ou des questions qui ont rassemblé la population que ce soit de mouvement au des gilets jaunes à la révolte des retraites c'est des conditions sur lesquelles tout le monde se retrouve et sur lesquels tout le monde est d'accord donc pour moi c'est c'est un peu c'est un peu les éléments de réponse à comment est-ce qu'on fait pour ses parents pour ses amis mais pour la société en général faire reculer les idées d'extrême droite effectivement combattre le racisme pied à pied et combattre le racisme le nom en disant ce qu'il est où il se trouve dans quels institutions en proposant des solutions concrètes pour pour démanteler ces institutions en protégeant individuellement et collectivement la société et voilà en résistant aux côtés de ceux qui subissent ces oppressions [Applaudissements]
Danièle Obono