« L'Algérie vit sur la VICTIMISATION permanente ! » : JULIEN ODOUL est face à J-M APHATIE sur LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
Que révèle cette crise de la canicule selon vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu des obstacles à court terme sur la conscience climatique ?
- 4:27ComplaisanteRéponse directe
Votre prudence sur la climatisation est frappante.
- 7:47OuverteRéponse directe
Le Parlement européen approuve un règlement sur le retour des migrants déboutés du droit d'asile. Est-ce une bonne décision ?
- 8:51RelanceRéponse partielle
Sur le fond et sur la forme, est-ce une bonne décision ?
- 15:26OuverteRéponse directe
Sur la dureté, est-ce que vous assumez ou non ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueFait
« Quand j'entends M. Nunez, ministre de l'Intérieur, nous dire qu'on a tiré les enseignements de 2003, de la canicule de 2003, c'est faux. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Fortès constatait que c'est faux, que ce soit pour l'adaptation évidemment de nos modes de vie, que ce soit pour l'isolation des bâtiments, que ce soit pour le développement de la climatisation, dans les bâtiments publics, dans les EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux. »
- 3:40Invité politiqueChiffre
« On représente moins de 1% des émissions de gaz à effet de serre. »
- 3:50Invité politiqueFait
« 56% sont liés au fait qu'on a désindustrialisé et qu'on participe d'un système économique où on va chercher à l'autre bout du monde des produits que, bien souvent, on pourrait produire chez nous. »
- 7:28Invité politiqueChiffre
« Les estimations pour notre pays, si jusqu'en 2030, vous avez des épisodes de ce type, je crois que c'est chiffré à plus de 200 milliards d'euros de pertes pour l'économie française. »
- 10:05Invité politiqueFait
« une prise de conscience que l'immigration de peuplement que l'on subit en Europe et en France depuis des années, elle est devenue tellement insupportable pour les peuples »
- 11:10Invité politiqueChiffre
« Je rappelle que notre pays, on a près de 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, qu'on a un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner. »
- 16:56Invité politiqueChiffre
« On a 25% d'étrangers dans nos prisons. »
- 21:41Invité politiqueFait
« Ce pacte qui a été noué par Gabriel Attal au moment des législatives en 2024, où Gabriel Attal a appelé à se servir des bulletins de vote de Jean-Luc Mélenchon, des bulletins de vote LFI, dont on savait déjà que c'était un parti passionnément antisémite »
- 24:25Invité politiqueFait
« s'il y en a un aujourd'hui, s'il y en a un, qui est véritablement le porte-parole de l'antisémitisme en France, c'est Jean-Luc Mélenchon. »
- 29:07InvitéFait
« Je vous parle de Caroline Parmentier »
- 29:24InvitéFait
« Barthès arroser les manifestants d'en haut »
- 31:01InvitéFait
« Ce sont les descendants des Waffen-SS »
- 33:05Invité politiqueFait
« oui c'est un massacre »
- 33:14Invité politiqueChiffre
« le 5 juillet 1962 »
- 33:24Invité politiqueFait
« des centaines de personnes vont être raflées égorgées fusillées dans la rue »
- 33:39Invité politiqueFait
« l'armée française reste l'arme au pied »
- 35:38InvitéFait
« des colons et des militaires brûlent à Guelma »
- 35:51InvitéChiffre
« le FLN a tué une centaine d'Européens »
- 35:55InvitéChiffre
« les représailles ont tué 10 000 Arabes »
- 36:28InvitéChiffre
« on va les mettre dans le stade de Philippeville 3000, 4000 »
- 37:48Invité politiqueFait
« mais si nous ne sommes pas développés c'est notre faute »
Temps de parole
- Julien Odoul46 %
- Invité36 %
- Présentateur15 %
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Merci beaucoup Julien Audoul, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National. Regardez l'image des orages qui ont amené un tout petit peu de fraîcheur au cours des dernières heures, mais la canicule en France aura provoqué environ 1000 décès supplémentaires en seulement quelques jours. Les plus de 65 ans sont les plus touchés, c'est une hausse de 40% des morts à domicile. D'après vous, que révèle cette crise, et pas finie, mais en tout cas en l'état de ce bilan terrible ?
Ce bilan dramatique que vous avez rappelé, il rappelle que notre État et les différents gouvernements qui se sont succédés n'ont pas tiré les leçons des différents événements climatiques, des canicules. Et quand j'entends M. Nunez, ministre de l'Intérieur, nous dire qu'on a tiré les enseignements de 2003, de la canicule de 2003, c'est faux. Fortès constatait que c'est faux, que ce soit pour l'adaptation évidemment de nos modes de vie, que ce soit pour l'isolation des bâtiments, que ce soit pour le développement de la climatisation, dans les bâtiments publics, dans les EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux. Les enseignements n'ont pas été tirés, force est de constater.
Donc quand vous avez des ministres qui sont horrifiés, qu'on nous parle de canicule aujourd'hui, quand vous avez des ministres qui nous disent qu'il ne faut surtout pas développer la climatisation, alors que c'est l'un des outils, je ne dis pas que c'est la panacée, en tout cas c'est l'un des outils qui permettent de s'adapter à ces fortes chaleurs, je trouve ça assez désolant.
Je crois avoir compris qu'il y avait moins de morts, beaucoup moins, dans les EHPAD qu'en 2003. C'est-à-dire que les EHPAD étaient quand même, avec une pièce fraîche obligatoirement, ce qui ne suffit sans doute pas, mais étaient quand même en situation de faire beaucoup mieux face à cette canicule qu'à la précédente de 2003 que vous évoquiez. D'autre part, ce que nous révèle cette crise, parce que personne n'a de réponse, vraiment, c'est que le dérèglement climatique s'accélère, et qu'avec de manière, d'une manière qui étonne même les scientifiques, visiblement, et que les températures sont portées à un niveau que personne n'avait prévu.
Donc c'est bien sûr la faute du gouvernement, mais disons pas que. Et la principale faute, c'est de ne pas avoir écouté depuis 20 ans le GIEC. Et là aussi, c'est la faute du gouvernement, mais pas que. Il y a deux institutions que nous n'écoutons pas. Il y a le GIEC pour le réchauffement climatique, et la Cour des comptes pour la dette. On s'en fout. On nous dit que nous allons dans le mur, et nous ne faisons rien. Alors maintenant, on nous dit, on va acheter des frigos. On va acheter des frigos pour tout le monde. Mais bien sûr, mais on ne peut pas être contre l'achat de frigos. Mais c'est le four qui chauffe. C'est ça le problème. Le four chauffe, trop.
Alors des frigos pour tout le monde, moi je suis pour, hein. Je ne sais pas comment ça va coûter, on n'a pas les sous. Mais voilà ce que nous apprend cette crise. Que nous n'avons pas écouté, et que nous devons réfléchir plutôt à des solutions de fond, sérieusement, mobiliser des moyens, sérieusement, pour que la température du four baisse.
Est-ce qu'il y a eu des obstacles à court terme, un obstacle à long terme sur la conscience climatique ? Est-ce qu'à court terme, il y a eu une idéologie anti-climatisation qui a empêché la France de s'équiper ?
Oui, bien sûr qu'il y a eu une idéologie assez tenace en France. D'ailleurs, on est une exception française, puisqu'on ne l'a pas en Espagne, on ne l'a pas en Italie, on ne l'a même pas en Allemagne. Et pourtant, l'Allemagne, qui a un lobby écologiste assez poussé. Là où je rejoins Jean-Michel Apathy, une fois n'est pas coutume, sur... Les réchauffements sont plus fréquents. Il y a deux volets, effectivement. Il y a la lutte contre le réchauffement climatique, contre le dérèglement climatique. Cette lutte, elle est mondiale. Elle est mondiale parce que la France est un confetti. On représente moins de 1% des émissions de gaz à effet de serre.
Il faut qu'on limite, nous, nos importations, puisque sur ces 1%, moins de 1%, 56% sont liés au fait qu'on a désindustrialisé et qu'on participe d'un système économique où on va chercher à l'autre bout du monde des produits que, bien souvent, on pourrait produire chez nous. Donc, il faut axer là-dessus. C'est pour ça que nous, à l'Assemblée nationale, on mise sur le localisme, c'est-à-dire diminuer la distance entre le lieu de production et le lieu de consommation. Après, il y a l'adaptation. Et l'adaptation, pour le coup, là, c'est le rôle des pouvoirs publics, le rôle des gouvernements.
Il y a l'adaptation, que je dirais, passive, c'est-à-dire l'isolation des bâtiments, c'est-à-dire des matériaux réfléchissants, et l'adaptation active, qui est évidemment la climatisation.
Julien, je suis frappé de votre prudence, et à vous, et à vous, sur le sujet, parce qu'il est électrique. Il y a ceux qui vont beaucoup plus loin que vous, des gens comme Trump qui disent « arnaque climatique, arnaque verte, il faut arrêter de nous emmerder, climatisons tout », et à l'autre extrême, les écologistes qui considèrent que la climatisation est une fausse solution. Écoutez, Mme Barbu, la ministre qui s'exprimait à ce sujet, c'est la déclaration de la semaine, sans doute celle qui a provoqué le plus de bruit.
Je suis horrifiée par les gens qui me disent « Ah, mais il n'y a qu'à mettre la clim partout. » « Très bien, on va mettre la clim partout. » Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ?
Rien. Tout le monde lui est tombé dessus. Et soyons honnêtes avec la ministre, elle a ajouté après, ça n'empêche pas évidemment qu'il y ait des solutions à court terme aussi. Mais enfin, cette déclaration-là, ce bout-là, est-ce que c'est aussi maladroit que ce que ça a été commenté en général ?
Vous savez pourquoi elle dit ça ? Parce qu'elle connaît le sujet. Parce que ça fait 40 ans qu'elle est dedans. Et nous qui découvrons que le thermomètre dépasse 40 degrés, on dit « On climatise tout le monde. »
Est-ce que ce n'est pas quand même insultant pour les gens qui ont des proches qui sont morts ? Quelqu'un qui a un proche qui est mort trouve peut-être moins sympathique qu'on dise « Oh, la climat, oh là là là ! »
Je ne vous dis pas que c'est habile à ce moment-là, je ne vous dis pas que c'est à droit, je ne vous dis pas que cette femme est faite pour la politique comme moi je suis faite pour faire le Tour de France. Je ne vous dis pas ça, évidemment. Mais je voudrais dire juste autre chose. Les autres ont climatisé. Qui a climatisé ? Les Grecs ? Les Espagnols ? Les Italiens ? Vous croyez qu'ils ont climatisé les banlieues ? Tintin ? Ils ont climatisé essentiellement les logements réservés au tourisme. La Grèce ? Moi, j'ai été vacancier en Grèce. J'ai loué des maisons sans climatisation. Putain, je me suis fait chier. Et donc, du coup, j'en ai loué avec. Voilà. C'est ça, la climatisation en Europe.
Cette déclaration de Mme Barbu, elle est le symbole des connexions. Alors, effectivement, elle le dit elle-même, elle n'aime pas la politique. Dans ce cas, il ne fallait pas en faire et il ne fallait pas entrer au gouvernement. Vous voyez, c'est notre deuxième point d'accord. Décidément. Ça se gâte. Pour moi, surtout. Mais ce que je veux dire, c'est que ce qui est terrible, c'est que vous l'avez relevé, quand vous avez des morts à l'hôpital, quand vous avez des personnes âgées qui souffrent, quand vous avez des enfants qui suffoquent. Moi, on a pris la température dans les cars scolaires, dans Lyon, 43 degrés dans les cars scolaires.
Quand vous faites une heure de transport pour des enfants qui sont de 3 à 9 ans, quand vous avez des atsem à près de 70 ans, mais comment on peut tolérer ça ? Donc, évidemment qu'il faut de la climatisation et on est horrifié par les conséquences de l'absence d'adaptation de notre pays. Alors, il y a des conséquences sanitaires sur la santé, il y a aussi des conséquences économiques qui sont évidemment beaucoup moins importantes que la vie humaine. Mais ce que je veux dire, c'est qu'en termes de productivité, les études le montrent, quand vous avez un thermomètre qui dépasse les 25 degrés, la productivité, elle chute.
Et les estimations pour notre pays, si jusqu'en 2030, vous avez des épisodes de ce type, je crois que c'est chiffré à plus de 200 milliards d'euros de pertes pour l'économie française. Donc, l'adaptation, ça a un coût, mais j'allais dire que ce coût, on le retrouve sur la productivité,
en tout cas sur cette productivité qu'on ne va pas perdre. J'aimerais vous entendre sur un événement majeur qui a marqué la semaine. C'est le Parlement européen qui approuve le règlement sur le retour des migrants déboutés du droit d'asile et les migrants illégaux. réformes de très grande importance qui incluent la possibilité pour les pays de l'Union européenne de créer des centres de rétention en dehors de l'Union européenne. C'est un cas très important, ce qu'on appelle des hubs de renvoi. Longtemps, ça a été considéré comme une solution seulement d'extrême droite. Aujourd'hui, les socialistes danois s'y sont ralliés.
Mais il y a cette réaction qu'on a entendu, écoutez bien, au Parlement, où toute une partie de l'hémicycle disait « bravo » et disait « il est temps de les renvoyer chez eux ».
Sur le fond et sur la forme,
est-ce que c'est une bonne décision ?
La forme est indigne parce que, voilà, si on dit qu'il faut respecter les vies humaines, là, on parle de personnes qui ont le cœur qui bat, quand même, à renvoyer les renvoyés. On peut fêter la victoire avec plus de dignité, je pense. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise solution. Moi, je fais l'hypothèse, je ne prendrai pas le pari, je ne vais pas faire les paris, qu'on ne verra jamais ces hubs de retour. Voilà. Parce que, quand on demande aux gens qui ont fait le texte, c'est où ? Ah, on négocie avec des pays. Bon, déjà, il faut négocier, c'est pas fait. Combien de temps ils peuvent rester ? Ah, on ne sait pas. Il y en a un ou deux par cellule, ou quatre, ou dix, ou quinze.
Ça va coûter combien ? C'est un gardiennage qui peut coûter cher. Si les gens restent deux ans, dix ans, vous n'avez aucune réponse à ces questions. Alors, un texte a été voté, on appelle ça faire de la politique, au mauvais sens du terme, c'est-à-dire qu'on met en scène l'alliance des droites, en plus, jackpot, on a attrapé des socialistes. Ha, ha, voilà ! C'est bingo ! Et c'est tout. C'est de la mauvaise politique. Julien Oudoul.
Je pense que c'est extrêmement important que ce vote ait eu lieu. C'est une décision qui marque un coup d'arrêt et qui marque surtout à la fois une prise de conscience que l'immigration de peuplement que l'on subit en Europe et en France depuis des années, elle est devenue tellement insupportable pour les peuples qui se sont vus contraints à faire tellement d'efforts, à passer après, à subir les conséquences d'une partie de l'immigration, ces conséquences que l'on connaît, que l'on subit en matière de sécurité, en matière de dislocation de la cohésion sociale sur les comptes publics et sociaux, que cette décision, elle marque aussi un point de dissuasion.
Alors effectivement, il faudra voir les effets concrets, la faisabilité, mais déjà, ça marque un coup d'arrêt. Vous savez, comme la campagne No Way en Australie qui disait aux migrants « Ne venez pas, vous n'aurez rien ». Je me rappelle aussi de Kamala Harris, pourtant démocrate aux États-Unis, qui disait aux migrants du Guatemala « Surtout, ne venez pas, vous n'aurez rien ». Ça va dissuader, d'après vous ? Je pense que ce sera un coup très important pour montrer que l'Europe ne doit plus être attractive, ne doit plus être cet Edorado qui est vendu à tort, à tort d'ailleurs, puisqu'on a énormément de misère et de pauvreté dans nos pays.
Je rappelle que notre pays, on a près de 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, qu'on a un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner. Donc très clairement, c'est un coup d'arrêt. J'observe que c'est toujours décrié quand il s'agit de l'Union européenne. Alors surtout à droite. Alors effectivement, il y a les socialistes danois qui sont de grands patriotes, qui appliquent la politique que Marine Le Pen ou Jordan Bardella appliqueraient demain en France. Quand c'est le gouvernement d'Afrique du Sud, de gauche, antiraciste, qui expulse en une semaine près de 3 000 personnes, là, il n'y a pas de problème. Il n'y a pas de problème. Vous savez pourquoi ?
Parce que ce n'est pas un pays européen et qu'un pays africain peut tout se permettre pour protéger ses frontières, pour protéger son identité et pour protéger ses lois. Donc l'Afrique du Sud, comme tous les autres pays, comme les pays d'Europe, veulent garantir à leur peuple le droit de rester eux-mêmes, de ne pas subir une immigration qui est incontrôlée. Et force est de constater que nous avons une immigration qui n'est pas du tout contrôlée. On aimerait avoir une immigration de travail. On aimerait avoir une immigration adaptée à nos besoins. Ce n'est pas le cas.
Donc j'observe qu'il y a quand même un deux pôles de mesure entre les méchants européens qui veulent contrôler leurs frontières et les gentils sud-africains ou les autres, les algériens, notamment, qui ont une politique migratoire extrêmement forte.
J'aurais été étonné que l'Algérie ne soit pas mentionnée dans ce débat. Comme ce sont des débats techniques, il y a plusieurs contre-vérités qui sont énoncées. On ne peut pas courir après tout. D'abord, l'Afrique du Sud, je ne sais pas du tout. Moi, je suis partisan d'un truc simple. Il y a des lois. Si les gens ne respectent pas les lois, on les raccompagne chez eux. Donc je ne sais pas comment l'Afrique du Sud a fait, mais si elle l'a fait dans des conditions qui sont humainement acceptables, très bien. La difficulté...
Les gens étaient parqués sur un terrain adurban.
Je ne connais pas l'histoire. Voilà. D'accord. Mais si on revient au hub de retour, j'ai compris que c'était des hubs qui étaient destinés aux gens qui étaient en situation illégale sur le territoire. Alors si vous pensez que cela, ça va dissuader les gens de quitter la misère qui est la leur, hélas, je pense que non. Je pense qu'ils ne le sauront. Même pas que les hubs existent. Parce que le problème auquel nous sommes confrontés, la différence entre vous et moi, c'est que moi, je ne suis pas obligé d'apporter des solutions. Moi, je regarde les choses. Nous sommes confrontés à des mouvements de masse. Et nous avons du mal à réguler la masse.
Il est faux de dire que l'immigration est incontrôlée. C'est totalement faux. L'immigration légale est contrôlée. Alors, peut-être que vous trouvez qu'il y en a trop. Il y a 110 000 visas étudiants. Il y a 92 000... Ce sont des chiffres de 2025. 92 000 demandeurs d'asile. 530 000 personnes également
qui sont entrées en 2025 de séjour, étudiants et demandeurs d'asile.
Ce sont les chiffres. 530 000 personnes. Et du regroupement familial, il y en a 91 000. 530 000 personnes. Tout ça est contrôlé. On peut dire que la règle est trop haute. Mais dire immigration hors de contrôle, c'est dire quelque chose qui est politicien, qui affole les gens. On ne contrôle pas l'immigration. Ce qu'on ne contrôle pas, c'est l'immigration illégale. Parce que le moteur de l'immigration illégale, c'est la misère. C'est la fuite de la guerre. C'est le dénuement. C'est le désespoir. Et alors, ces gens-là, si on leur dit, vous savez, François-Xavier Bellamy, il a fait voter un hub de retour au Parlement européen de trembler bonnes gens.
Pouf !
Ils ne sauront jamais
que ça existe. Alors, deux choses. Déjà, l'immigration dont vous parlez, en tout cas, celle qui concerne la France, ne sont pas des gens qui fuient la guerre en majorité. On a une immigration... On a une immigration légale ? Non, non, non. Je parle de l'immigration légale ou l'immigration clandestine.
Non, je parle de l'immigration légale. Oui, non, mais... Je ne suis pas la verre
puisque, par exemple, il vient d'étudier. Oui, non, mais les demandeurs d'asile. Dans l'immigration légale, vous avez les demandeurs d'asile. Là où cette immigration est totalement incontrôlée. Si les demandeurs d'asile, quand ils sont déboutés, ils sont déboutés à près de 90 %, s'ils rentraient dans leur pays, l'immigration serait contrôlée puisque la règle se respectait. Or, ils sont déboutés du droit d'asile, ils restent en France. C'est pour ça que nous, Ration nationale, on veut que les demandes d'asile soient effectées dans les pays de départ ou les pays limitrophes pour qu'on puisse ensuite les faire venir quand ils répondent aux critères du droit d'asile. Non, mais ça, c'est juste
une branche de l'immigration. Mais c'est une branche de plus en plus importante. Ce que je reproche, pas de plus en plus importante. C'est pas la plus importante. Ce que je reproche beaucoup au débat politique, c'est de tout mélanger pour faire peur. Vous ne vous prononcez pas exactement sur cette...
L'immigration, c'est un phénomène complet. Le changement, c'est des conneries. Sur la dureté, est-ce que vous assumez ou non parce que c'est de la dureté, il ne faut pas le cacher. C'est-à-dire que quand c'est des gens qui seront envoyés par exemple dans un centre, je ne sais pas où, en Albanie, ils seront là, enfermés. Ça ressemble quand même à un centre de prison. Séparés de leur famille. C'est une prison. Et on ne sait pas jusqu'à quel terme. Est-ce que c'est une dureté qu'il faut assumer ? Assumer. Ou bien est-ce que c'est une dureté qui vous semble insupportable ?
Mais combien de temps ils vont rester ? Cinq ans ? Dix ans ? Si personne ne... S'ils n'ont pas de visa, s'ils n'ont pas de... Comment on appelle ça ? Les passeports consulaires ? Ou je ne sais pas comment pas...
Laissez passer consulaires.
Ouais. S'ils ne les ont pas, ils peuvent rester dix ans, là. Je disais, ça n'est pas du tout une blague. Ils seront... Parce que c'est une prison, hein. Ils seront un par cellule, deux par cellule, cinquante par cellule. La note change. Vous comprenez ? Les moyens, il y en a... Je crois que tout ça... Sur la dureté. Sur la dureté, assumer ou non. C'est juste de l'affichage. Sur la dureté, assumer ou non. Ça n'existera jamais.
Non mais sur la dureté, effectivement, l'immigration, il faut à la fois de l'humanité et de la fermeté. J'observe que depuis des années, on fait souvent passer l'humanité et que l'humanité, elle est absente quand on voit les difficultés des nôtres, les difficultés des Français qui subissent à la fois le déclassement social et aussi l'insécurité qui est liée, pour une partie, à l'immigration. Ce que j'observe, c'est que... Vous les cochez toutes, hein ? Non, non, mais c'est factuel, M. Apathy. On peut être en désaccord sur plein de choses. Il y a une part de l'immigration qui entretient et qui fait exploser les chiffres de l'insécurité. On a 25% d'étrangers dans nos prisons.
Ce n'est pas du fait du hasard non plus. Dans notre pays,
on ne peut reprocher aux gens
que ce qu'ils font. Exactement. Pas ceux qui sont. Mais on observe... Vous êtes d'accord avec moi ? Toutes les statistiques du ministère de l'Intérieur, pas les miennes, pas celles du Rassemblement Social, montrent que les étrangers sont surreprésentés dans les chiffres de la criminalité, des violences sexuelles et en prison. C'est factuel. Ce que je veux dire sur... Ce sont des individus. Sur les... À les étrangers. Sur ces immigrés dont on parle, ils ont violé la loi de ces pays, de nos pays. C'est-à-dire qu'ils sont venus
illégalement. On est là sur la définition. Rappelez-vous, Bruno Retailleau disait qu'il faut créer un délit de séjour illégal. On voit si on est... Est-ce que c'est un délit
ou est-ce que c'est... Voilà. Il n'y a pas besoin d'un délit de séjour illégal. La loi, je pense qu'on a fait, je crois, 22 lois à 25 ans. Ça va. Les outils juridiques, on les a. Ce qu'on ne sait pas faire, c'est terrible, c'est gérer la masse. C'est ça qu'on ne sait pas faire. C'est que tout un tas de mécanismes administratifs font tomber des gens dans l'illégalité, que des gens rentrent eux-mêmes dans l'illégalité. C'est ça qui est très difficile à gérer. Et donc, on essaie de dire avec des textes aussi stupides que celui qu'a voté le Parlement européen qu'on a trouvé la solution miracle. Mais pas du tout.
D'une part, on n'a rien réglé et d'autre part, on n'a même pas réfléchi à tous les détails de cette opération qui est quand même très difficile. Mais gérer la masse, vous avez raison. Vous seriez incapable de répondre à la question de savoir combien de temps ces gens-là pourraient rester dans leur prison.
Personne ne sait. Mais personne ne sait, ça je suis d'accord avec vous. Personne ne sait d'ailleurs si cet effet va être dissuasif ou pas, s'il y aura moins d'immigration clandestine, on n'a pas de boule de cristal. Moi, je pense que oui. Je pense que toute mesure de fermeté est une mesure dissuasive qui, encore une fois, limite aussi l'influence néfaste et nauséabonde des passeurs parce que vous avez des pauvres gens qui sont exploités et là on peut être d'accord qui sont de la marchandise humaine qui payent des fortunes ne sont pas d'ailleurs les plus défavorisés qui viennent.
Ce sont des gens qui se cotisent, les familles se cotisent, les villages qui sont exploités par des négriers, il faut bien dire, qui profitent, encore une fois, de la largesse de nos pays qui quelquefois d'ailleurs sont en lien avec des associations de chez nous, SOS Méditerranée pour ne pas les citer, qui sont très très proches de ces mouvances mafieuses. Mais là où je vous rejoins, la masse, quand il y a beaucoup trop d'immigration, qu'elle soit clandestine ou qu'elle soit légale, vous ne pouvez pas intégrer, vous ne pouvez pas assimiler, vous ne pouvez pas donner un toit, vous ne pouvez pas soigner tout le monde, vous ne pouvez pas éduquer tout le monde.
Donc, il y a à la fois un problème de masse, il y a un problème de nature, puisque la plupart de ces gens, l'immigration de travail, c'est 10%. C'est 10% des gens... Est-ce que ça ? Si, si, si, si, c'est 10% des gens qui viennent travailler. On n'est pas le Canada. Les étudiants, c'est 110 000. On n'est pas le Canada. Oui, mais... On fait zéro. Dans les étudiants, vous savez qu'il y a des étudiants en papier. Vous savez qu'il y a des étudiants qui profitent du statut et ensuite qui restent... Il faut se rappeler... Il faut se rappeler de la meurtrière de la pauvre petite Lola qui avait un statut d'étudiante avant d'avoir une OQTF, etc.
Il y en a beaucoup d'autres. On ne peut pas prendre un exemple aussi horrible pour dévaloriser le statut d'étudiant. Vous savez depuis quand on accueille des étudiants en France ? Depuis le deuxième siècle.
Bien sûr. Et c'est pour ça que Marine Le Pen... C'est vos étudiants ? Non, non, mais pas du tout. Marine Le Pen, vis-à-vis de l'Afrique, Marine Le Pen, vis-à-vis de l'Afrique, souhaiterait qu'on privilégie d'ailleurs les étudiants francophones. Que les étudiants francophones puissent profiter de la formation française pour ensuite en faire bénéficier leur pays d'origine et le développer. Parce que le but, ce n'est pas de prendre tous les étudiants d'Afrique pour qu'ils s'installent en France.
C'est qu'ils puissent ensuite aussi développer leur pays. Mais ni d'Afrique. D'ailleurs, c'est de faire du software avec la venue des étudiants. C'est-à-dire qu'on les acclimate à la culture française. On leur montre ce qu'est notre beau pays. Et quand un Argentin ou un Américain rentrera chez lui, il pourrait être un relais pour des entreprises. Je ne connaissais pas du tout cette proposition de Marine Le Pen. Ça fait longtemps qu'elle la propose.
J'aimerais votre avis sur la tribune de Gabriel Attal. Gabriel Attal sera notre invité ce lundi soir. Il débattra d'ailleurs avec un représentant du RN, Sébastien Chenu, et avec un représentant de la France insoumise, Manuel Bompard. Et c'est directement en écho à la tribune qu'il a diffusée aujourd'hui. « Mes adversaires, dit-il, ce sont la France insoumise et le Rassemblement national qui veulent briser le pays, opposer les Français. » Et il parle d'un pacte, un peu comme il y a eu le pacte géno-soviétique, il ne va pas jusque-là, mais enfin, il y a une allusion, disons peut-être, dans ses propos, d'un pacte LFI-RN. Et il considère qu'ils sont aujourd'hui le principal danger.
Mais j'aimerais votre réaction à l'un et à l'autre là-dessus. Peut-être vous d'abord, puisque vous êtes visé, un des deux visés. Moi, j'aimerais parler surtout
du pacte LFI-macroniste. Ce pacte qui a été noué par Gabriel Attal au moment des législatives en 2024, où Gabriel Attal a appelé à se servir des bulletins de vote de Jean-Luc Mélenchon, des bulletins de vote LFI, dont on savait déjà que c'était un parti passionnément antisémite, parce qu'il y avait déjà eu les attentats du 7 octobre 2023. Donc il y a eu cette grande alliance où on s'est désisté entre macronistes, entre LFI, pour barrer la route au Rassemblement national. Donc, Gabriel Attal est très mal placé pour simuler, pour tenter d'essayer de se faire passer pour un défenseur des valeurs républicaines contre l'extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon.
Factuellement, vous avez mille fois raison. C'est-à-dire qu'en 2024, comment il s'appelle le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, fait élire des gens de LFI dans son département. Donc aujourd'hui, on nous dit, c'est l'horreur de l'horreur. Moi, j'ai lu le papier d'Attal. Poncif sur poncif égale poncif. Ah, vraiment. C'est pas fatigué, le garçon. Et pendant sa campagne présidentielle, il faut qu'il dise autre chose que ça. On verra bien le moment venu, ce qu'il y aura à faire et qui se désistera pour qui. Mais au mois de juin, je trouve que c'est un peu, là aussi, c'est un peu de la grosse ficelle. L'antisémitisme, quand même un mot.
Si vous étiez aussi sincère, pas vous personnellement, je ne connais pas votre histoire. Si vous étiez au Rassemblement National, aussi sincère que vous le dites avec l'antisémitisme et ce que ça représentait, ce que ça représente, vous excluriez de votre groupe cette députée dont j'oublie le nom à l'instant, Caroline Parmentier, qui pendant 30 ans, dans le journal présent, un quotidien d'extrême droite, a signé des papiers antisémites, pétainistes et racistes. Marine Le Pen dit, elle a changé. Entre ses 20 et ses 50 ans, elle a signé des cochonneries incroyables. Elle est devenue députée. Et personne ne lui demande des comptes pour ça. Ni même de s'expliquer, d'ailleurs.
Ni même de dire, « Oh ! Pendant 30 ans, qu'est-ce que j'ai écrit comme saloperie ! » Alors vous savez, tous ces procès-là, on manipule beaucoup l'opinion publique avec tout ça.
Si vous voulez, on peut faire de la spéléologie, on peut faire de la préhistoire. 30 ans ! On peut faire de la préhistoire. C'est pas un article. Elle s'en est expliquée. C'était une autre époque. C'était pour... Non mais... Une autre époque ? Les années 90 ? Les années 2000 ? Les années 90, c'était une autre époque. Je ne parle pas de 1950. Non mais très bien. Ce que je veux dire, c'est que là, on parle de l'année 2026, on parle de 2027. S'il y en a un aujourd'hui, s'il y en a un, qui est véritablement le porte-parole de l'antisémitisme en France, c'est Jean-Luc Mélenchon. Et j'en veux pour preuve cette dernière déclaration ignoble.
Un meeting devant le tribunal pour soutenir un militant d'extrême-gauche où il remet en cause la portée terroriste des attentats du 7 octobre 2023, où il se demande si c'est du terrorisme et si ce n'est pas de la résistance. Je me rappelle que dans d'autres époques, effectivement, quand certains se demandaient si les chambres à gaz avaient déjà existé, il y avait... Il y avait... Si elles étaient un détail de l'histoire ? Il y avait, encore une fois, une levée de boucliers unanime. Ce que j'observe, c'est que quand Jean-Luc Mélenchon sort un propos qui, pour moi, est de l'apologie du terrorisme et de l'antisémitisme le plus crasse, pratiquement personne ne réagit.
Les médias sont très discrets, en tout cas certains. Les politiques ne réagissent pas comme si tout était permis pour la gauche et pour l'extrême-gauche.
Je ne pense pas que tout est permis. Jean-Luc Mélenchon a eu beaucoup de polémiques récentes là-dessus, notamment Epstein, Glucksmann. Il y a eu beaucoup de... beaucoup de... beaucoup de prises de parole dans la presse là-dessus pour dire que c'était inacceptable de procéder comme ça. Pas là. Là, non. Là, j'ai vu le passage parce que c'est un peu alambiqué, parce qu'il joue avec tout. Les gens jouent trop, vous savez. Ils n'ont pas beaucoup de sincérité. Là, c'est pas alambiqué. C'est clair. Parlez-en avec Mme Parmentier. Et si vous me rendez compte du dialogue que vous avez, je serais curieux de l'avoir.
Est-ce qu'il y a une stratégie de l'épouvantail contre les uns et contre les autres ? Je vous rapporte... Je me rappelle, citer ce que Roland Dumas disait de Mitterrand. Quand Mitterrand, dans les années 80, aida Marine Le Pen à être plus présente dans les médias pour diviser la droite. Jean-Marie Le Pen. Pour faire baisser la droite. Et il ajoutait, après tout, la droite avait bien joué les communistes pour diviser la gauche. C'est vrai qu'en très longtemps, la droite disait, ah, regardez, les communistes, c'est l'épouvantail, les chars vont arriver, etc. Et puis, il y a eu dans l'autre camp ceux qui disaient, attention, Le Pen, ça y est, c'est la dictature, etc.
Par de vérité, par de peur réelle, par de peur surjouée. Est-ce qu'on vit, notamment, contre la France insoumise aujourd'hui, cela ?
C'est difficile à dire. Jean-Luc Mélenchon a des ambiguïtés qui sont insupportables. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il y a des trucs qu'il n'aurait jamais dû dire. Des choses qu'il n'aurait jamais dû faire. Après, il y a des mécaniques aussi qui sont aussi un peu insupportables.
Est-ce que la démocratie est en danger ? Ça, la question ?
Oui.
Oh, je ne sais pas.
On n'en est pas là.
Là encore, il faut être honnête et factuel. Moi, j'écoute beaucoup la France insoumise. Je lis ce qu'ils écrivent. Quand vous avez Bali Bagayoko qui nous dit plusieurs fois qu'il appellerait l'insurrection si le Rassemblement national gagnait les élections. Quand vous avez même Mathilde Panot qui le dit, alors, certes, elle le dit un peu en rigolant, mais qu'elle irait jusqu'à de la fraude électorale, notamment avec les procurations.
Quand elle refuserait tout verdict des urnes si le Rassemblement national gagnait les élections, quand vous avez Jean-Luc Mélenchon qui attise, qui met une cible dans le dos à nos compatriotes de confession juive, régulièrement, sciemment, de manière délibérée, tout cela, effectivement, est très grave. J'ajoute aussi le racisme anti-blanc décomplexé d'une frange de la France insoumise, la Nouvelle France qui est un concept totalement raciste où une certaine couleur de peau devrait s'effacer ou une certaine culture devrait s'effacer pour donner la place à une autre.
Donc moi j'ai en tout cas de bonnes raisons de croire qu'il y a un danger avec l'extrême gauche si elle prenait encore une fois de l'importance et si demain elle arrivait au pouvoir.
Je ne vais pas défendre les filles qui se débrouillent mais aux yeux de beaucoup de gens le Rassemblement national aussi est un danger. Alors lequel ? Sur quelle base ? Ah ben sur la base du passé oui, on n'a que ça.
Là je vous parle du présent de la France insoumise. Oui mais vous avez une histoire. Je ne parle pas de l'homme de Cro-Magnon.
Il y a une archéologie comme vous disiez, on ne voulait pas qu'on aillé regarder mais c'est un parti, un courant de pensée qu'il y a eu avec la République et la démocratie.
Et François Mitterrand avec sa Francisque
avec ses dîners avec René Bousquet. Non, Mitterrand et la Francisque on ne peut pas comparer Mitterrand et la Francisque je trouve et la manière dont Jean-Marie Le Pen constitue son parti et ce qu'il peut dire sur la scène publique quand il a son parti constitué. D'ailleurs puisqu'on a parlé là de Marc Bloch j'ai retrouvé une citation de Jean-Marie Le Pen qui fait un meeting en février 1983
Mais voilà, vous parlez de 1983
Oui, mais quand on arrêtait
un peu à notre époque
On a arrêté Klaus Barbie donc c'est lié à l'histoire à Marc Bloch un mois avant et Jean-Marie Le Pen dit que l'arrestation de Klaus Barbie n'a aucun intérêt que c'est une opération bassement électorale. C'est ça le Rassemblement National ? Non, c'est pas ça le Rassemblement National Non, non, non c'est ça ? Premièrement, c'était le Front National
vous me parlez d'une époque qui est totalement révolue vous me parlez de déclarations
Non, c'est sûr que non je vous parle de Caroline Parmentier
mais non, mais si c'est une époque totalement révolue Elle est l'emblématique
de l'ancienne époque
Je vous parle des partis actuels de ce qu'ils disent de ce qu'ils font de leur statut de leur cadre c'est ça qui intéresse les Français je veux bien qu'on revienne en permanence Vous avez vu votre maire
Barthès arroser les manifestants d'en haut vous trouvez que c'est bien ça ? En pête de canicule vous savez il faut arroser Vous trouvez que c'est bien ? Voilà C'est solidaire
C'est des attitudes français Vous n'allez pas comparer
Il faut les condamner
Vous n'allez pas comparer C'est violent Mais arrêtez Non, c'est pas violent C'est pas violent
Bien sûr que c'est violent
Ce qui est violent en revanche c'est menacer notre pays d'insurrection et de ne pas respecter le verdict des Français Ça c'est violent pour le coup
L'importance des controverses historiques Rappelons la photo vous parliez de la panthéonisation de Marc Bloch La photo qui a en quelque sorte mis un terme à la manifestation à l'hommage C'est cette image où Suzette Bloch la petite fille de Marc Bloch a posé aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et d'autres responsables de la France insoumise Comment la lisez-vous ?
C'est-à-dire malgré tout dans un cas comme ça soyons honnêtes chaque partie récupérer le mot est un peu fort mais chaque partie essaie de tirer à soi un événement c'est normal le centre la gauche la droite l'extrême droite l'extrême gauche au fond est-ce que ça montre l'habileté de Jean-Luc Mélenchon qui malgré tout est la force qui aura voilà ils sont là très nombreux c'est un groupe ils sont voilà objectivement
Marc Bloch aujourd'hui est là où il est avec sa femme personne ne peut parler à sa place de toute façon non je si vous me laissez finir Marc Bloch appartient à la France et Suzette Bloch qui est sa petite fille a décidé de poser plutôt avec Jean-Luc Mélenchon qu'avec quelqu'un d'autre bon voilà à part en faire le constat comme vous j'ai été surpris par cette photo choqué peut-être je me suis dit bien joué Jean-Luc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise moi voilà et puis elle ne voulait pas vous voir elle ne voulait pas voir de Rassemblement National en disant ce sont les descendants des Waffen-SS ce qui est totalement
l'histoire elle est partout ce qui est totalement scandaleux parce que vous l'avez redit et là je suis d'accord avec vous Marc Bloch il appartient à la France aujourd'hui oui les grands hommes et les grandes femmes qui sont au Panthéon appartiennent à la communauté nationale et on ne trie pas la communauté nationale en fonction de ses idées de ses orientations politiques et le fait qu'elle exclut effectivement délibérément on a bien compris que c'était une militante de gauche ou d'extrême gauche et qu'elle exclut le premier parti de France est assez navrant d'un point de vue démocratique et ne rend pas honneur à Marc Bloch alors on voit bien que la résistance et les vertus de Marc Bloch finalement n'ont pas transmis et n'ont pas été transmis dans les générations
je me suis dit parce que c'est pour ça que je l'ai cité tout à l'heure vous savez c'est émouvant toutes ces histoires Suzette Bloch il y a 35 ans quand elle entend Jean-Marie Le Pen dire Klaus Barbie c'est bassement électoral ça a dû lui travailler le cœur
vous savez si elle avait entendu les propos de Georges Frèche si elle a entendu les derniers propos de Jean-Luc Mélenchon je ne sais pas si c'est un honneur si véritablement elle était sur cette sensibilité là je pense qu'elle ne posait pas avec Jean-Luc Mélenchon je ne sais pas si c'est un honneur
mais il faut être constaté qu'elle accepte cette antipérité et Jean-Michel Apathy j'aimerais que vous disiez un mot d'un domaine où l'un et l'autre vous vous êtes engagé c'est la question du colonialisme et de la décolonisation où la France dans ce débat semble toujours en quelque sorte engluée alors l'actualité récente c'est le Burkina Faso alors ce n'est pas un régime particulièrement recommandable mais enfin une junte qui rompt avec la France en invoquant en 2026 ce passé là je ne vais pas citer tout le communiqué il parle des ambitions néocoloniales de la France vous Julien Audoul vous demandez que le massacre d'Oran qui a eu lieu en juillet 1962 commis le jour du transfert officiel de la souveraineté entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire à la République algérienne ce massacre d'Oran qui a visé notamment beaucoup de pieds noirs et d'algériens pro-français soit reconnu comme un très grand massacre de l'histoire précisez cela
oui c'est un massacre qui a été totalement occulté et méprisé par l'histoire et par notre pays il faut rappeler ce qui s'est passé le 5 juillet 1962 l'Algérie est indépendante depuis 48 heures et ce jour là des centaines de personnes vont être raflées égorgées fusillées dans la rue torturées par le FLN et de manière préméditée pendant toute cette période pendant la période qui a suivi l'état français qui n'avait pas bougé le petit doigt à ce moment là l'armée française reste l'arme au pied général de Gaulle l'état français est au courant de ce qui se passe à l'Assemblée nationale on dit que le sang coule à Oran or on ne protège pas les pieds noirs et nos concitoyens très clairement moi ce que je souhaite et ce qu'on souhaite avec cette proposition de résolution c'est rendre la vérité honorer ces victimes honorer leurs descendants qui est une journée de commémoration qui est une plaque qui soit posée et surtout que cet élément indispensable fasse partie des relations bilatérales avec l'Algérie dans le cadre d'une vérité partagée il ne faut pas que la guerre d'Algérie soit à sens unique il ne faut pas qu'à chaque fois on ait des ministres qui déposent des gerbes devant le mausolée des barbares du FLN il ne faut pas qu'on ait Mme Ruffaut pareil qui commémore cet if il faut aussi que le gouvernement algérien que le régime algérien accepte l'horreur qui était celle du massacre du 5 juillet 62
le massacre c'est le jour de l'indépendance vous êtes 48 heures avant mais c'est le 5 juillet l'indépendance
l'indépendance
est déclarée le 3 je trouvais que c'était le 5 le jour de ce massacre en tout cas oui c'est un massacre donc si c'est un massacre c'est horrible parce que des innocents ont perdu la vie dans des conditions absolument horribles et le général de Gaulle qui ne s'attendait pas à un afflux de pieds noirs aussi important et aussi rapide avait conçu une forme d'hostilité vis-à-vis d'eux qui a détourné le gouvernement de toute forme de solidarité avec les pieds noirs quand ils arrivent à Marseille ils sont très mal reçus y compris par le maire de Marseille et les harkis et les harkis non les pieds noirs et les harkis aussi mais je parle des pieds noirs et par le maire de Marseille qui s'appelait de fer à l'époque qui s'appelait Gaston de Fer mais des massacres vous savez moi je raconte toujours j'ai deux histoires très simples à raconter parce que s'il faut faire une commission partagée nous en France nous ne connaissons rien de ce que nous avons fait en mai 1945 c'est-à-dire le mois de la libération le mois de la défaite pardon du régime nazi en mai 1945 des colons et des militaires brûlent à Guelma il y a un massacre à Sétif Guelma et Kerata dans le Constantinois des milliers de corps d'arabes dans un four à chaud un four à chaud je ne sais pas si vous vous rendez compte du symbole ils en ont tué tellement le FLN a tué une centaine d'Européens les représailles ont tué 10 000 Arabes c'est toujours à peu près le rapport de toute façon on n'a pas les chiffres précis on a les chiffres précis des Européens c'est 171 exactement les Arabes on ne sait pas on les brûle dans un four à chaud au mois de mai 1945 et il y a un autre épisode le 23 août 1955 à Philippeville même scénario les Arabes tuent des Européens et on va rafler des Arabes pendant trois jours on va les mettre dans le stade de Philippeville 3000, 4000 on ne sait pas on en libère quelques-uns peut-être la moitié donc il en reste 1500 ou 2000 on les met sur le petit côté du stade et on les passe tous à la mitraille
un avis de l'un à l'autre on ne va pas faire le rappel de tous les massacres de part
non mais s'il faut faire s'il faut faire une mémoire partagée il faudrait que nous nous possédions ce que nous avons fait quand l'Algérie était française aux Algériens
est-ce qu'il y a aujourd'hui encore un déni français c'est-à-dire on est en 62 2026 on se dit le temps a passé mais on parle de l'Iran de Trump de la Russie de l'Ukraine bien sûr les guerres extérieures mais la guerre qui a directement engagé la France est-ce qu'il y a encore aujourd'hui une forme de déni français qui travaille
français et algérien mais moi ce qui me choque en fait c'est que le gouvernement FLN en Algérie ne vit que sur ça que sur la rente mémorielle depuis 1962 pourquoi l'Algérie ne se développe pas coupons-lui pourquoi le Maroc c'est développé le Maroc est un protectorat français le Maroc n'est pas dans la repentance permanente n'entretient pas ça mais bien sûr que si mais bien sûr si pourquoi des pays d'Afrique noire encore une fois arrivent à se développer et d'autres non moi j'ai été intéressé du propos de l'ancien président de la République du Bénin qui a renvoyé notamment ses concitoyens en leur disant mais si nous ne sommes pas développés c'est notre faute l'esclavage c'est pas seulement les Européens mais c'est aussi parce que nous avons notre peuple qui a vendu nos ancêtres donc moi encore une fois je suis intéressé pour qu'on regarde la vérité dans son ensemble et pas seulement et pas seulement par le prisme de la repentance
l'Algérie française qui est chère à l'identité de votre parti c'est un crime contre un peuple pendant 130 ans on l'envahit on les tue et on a construit on les fume à ça je connais votre argument combien d'hectolitres de sang pour construire un hôpital ? combien d'hectolitres de sang
tous les peuples du monde ont été colonisés ou colons tous les peuples du monde ont été colonisés ou colons j'observe que vous ne dites pas ça pour les trois siècles de colonisation ottomane là il n'y a pas de compte à rendre de la part d'Erdogan
mais le gouvernement ottoman je m'en fous moi
voilà c'est le gouvernement français
qui m'intéresse on reprendra ce débat 1830 les droits de l'homme sont déclarés et l'attitude qui est celle de la France à partir de 1830 c'est l'exacte contraire il serait bien de tourner la page
et que l'Algérie mais on la tourne si on est conscient et que l'Algérie se concentre sur son développement et arrête la repentance merci à l'un et à l'autre
Julien Odoul