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interviewC à vous (sur YouTube)· 1 avril 2025 59 min

Les mille et une vies d’Amanda - C à Vous l’intégrale - 1/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h avec Mohamed, Claire, Emilie et Angèle. - E.Tran Nguyen: On est dans une semaine de détox. - A.Ferreux-Maeght: Nos petits corps auront souffert avec ce long hiver.

Je vous fais des choses très bonnes pour votre santé. Rouleaux de printemps aujourd'hui avec des graines germées. - E.Tran Nguyen: Ce qui est le plus dur dans le rouleau de printemps, c'est de ne pas casser la feuille de riz. - A.-E.Lemoine: Merci à toutes les deux.

A.Ferreux-Maeght dirige son restaurant à Paris. C'est sur Instagram.

Elle a été muse de D.Bowie, S.Dali, tour à tour mannequin, chanteuse, actrice, animatrice de télé, peintre.

Depuis ses débuts, elle a toujours entretenu une image sulfureuse de croqueuse d'hommes et un grand mystère autour de son âge. Un secret défense mieux gardé que les codes de la valise nucléaire. Elle se félicite que les vieilles soient à la mode.

De quoi tirer un trait sur une retraite dont elle rêvait en 2017 pour mieux revenir. Plus pimpante que jamais pour incarner au théâtre une odieuse milliardaire américaine aussi drôle que totalement immorale et cruelle, n'hésitant pas à plumer des pauvres aux cartes et à leur balancer d'incroyables saloperies. - On est riches! - Doucement, Maurice. - Ca a dû vous faire pareil quand vous avez touché vos premiers millions.

On est comme vous, maintenant. - C'est ça, les Kardashian en plus moche. - On est riches. - Il y a une chose qui ne s'achète pas: l'élégance. - J'apprendrai.

Je peux vous faire danser. - Arrêtez! Je vais vomir.

Vous chantez du F.Feldman. - A.-E.Lemoine: Après une tournée triomphale en France l'année dernière, "L'Argent de la vieille" fait son grand retour à Paris au théâtre Libre du 3 au 27 avril.

A.Lear est ce soir l'invitée d'honneur, jusqu'à 21h. - A.Lear: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Ca fait gling gling. - A.Lear: Je les ai sortis.

Vous avez montré de très vieilles photos. Merci de me recevoir. - A.-E.Lemoine: Tout le monde vous veut.

Vous êtes devenue ultra bankable au théâtre. - A.Lear: On ne sait pas.

Il y a beaucoup de concurrence. L'essentiel, c'est qu'on se débrouille bien. L'an dernier, j'ai joué cette pièce.

Le public parisien, c'est un peu difficile. C'est mieux de la roder d'abord en province. Là, on a fait le contraire.

On a fait plusieurs mois de tournée en Belgique, ensuite, un peu partout. Elle est beaucoup mieux. C'est pour ça qu'on l'a refaite à Paris.

Vous verrez, c'est très drôle. Il y a des vannes, je suis très méchante. - A.-E.Lemoine: Vous êtes parfaite. - A.Lear: C'est jouissif de jouer le rôle d'une bonne femme antipathique.

Je suis machiavélique. Je les manipule. Je les embrouille. - A.-E.Lemoine: Tout y est.

Le théâtre, c'est fatiguant, mal payé et terrifiant, mais vous y retournez. - A.Lear: C'est très fatiguant.

Ce n'est pas très bien payé par rapport au cinéma et ça fait très peur. Tous les soirs, il faut être bien. Il ne faut pas avoir la voix enrouée.

On ne peut pas se tromper et recommencer. Pendant 2 heures sur scène, on entre dans une autre dimension où tout doit être bien. - A.-E.Lemoine: Mais c'est mal payé. - A.Lear: Ca paye le loyer.

Les gens sont surpris qu'on me paye. Ils pensent qu'on fait ce métier pour se montrer à la télé. Il y a des gens qui payeraient pour passer à la télévision, mais c'est un métier.

Il faut être bien, se maquiller, savoir son texte, arriver à l'heure... - A.-E.Lemoine: On vous a proposé un duo avec le chanteur italien D.David.

C'est un membre du groupe Maneskin, grand gagnant de l'Eurovision. Vous êtes passée à côté du truc. - A.Lear: J'ai eu tort.

Je ne les connaissais pas. On m'a dit que c'était le plus grand groupe italien, mais je ne les connaissais pas. C'étaient des mecs maquillés...

J'ai demandé combien ils pourraient me payer. Ils se sont vexés. Ca ne s'est pas fait.

Après, ils ont gagné l'Eurovision, le Sanremo. J'ai eu tort. Mes copains m'ont dit que j'ai été bête.

Peut-être que ça se fera plus tard. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez de ce que vous avez fait de votre 1er cachet? - A.Lear: Plutôt que d'acheter des bêtises, des montres, j'ai tendance à acheter des arbres.

J'aime beaucoup l'idée de fabriquer un jardin soi-même. J'avais acheté ce petit terrain en Provence. Chaque fois que je faisais un gala ou une télévision, j'achetais un arbre. - A.-E.Lemoine: Vous avez une forêt? - A.Lear: J'ai des oliviers, un abricotier, un cerisier.

Le matin, vous ouvrez la fenêtre et vous savez que vous avez planté ces arbres. Pendant que mes copines s'achetaient des visons et des bijoux, moi, c'étaient des arbres. - A.-E.Lemoine: Que feriez-vous si vous étiez milliardaire?

Seriez-vous aussi décomplexée, antipathique que le personnage que vous interprétez? - A.Lear: Elle a tous les défauts de la milliardaire américaine, sûre d'elle, Je ne suis pas comme ça.

Mon rêve, c'est d'ouvrir un Ehpad pour toutes nos copines. Quand on va dans un Ehpad, on ne connaît personne. Mais s'il y avait un Ehpad où vous y seriez, C.Ladesou, I.Mergault, on se retrouve dans le même Ehpad, ce serait sympa. - A.-E.Lemoine: Je veux bien être en Ehpad avec vous. - A.Lear: C'est mon rêve, d'acheter un Ehpad.

Comme ça, on est entre copains jusqu'au bout. - A.-E.Lemoine: Et je serai là?

Pas tout de suite... - M.Bouhafsi: C'est un business florissant. - A.-E.Lemoine: Ce qui est sûr, c'est que vous ne feriez pas de golf.

Vous trouvez ça barbant. Vous avez été interdite de practice. C'est un sport qui passe pour être un sport de milliardaires. - A.Lear: Mon ex, qui était très jeune, un peu plus jeune que moi, voulait jouer au golf.

Je lui ai dit que c'était chiant. Je l'ai accompagné. Pendant qu'il était là avec sa baballe, ce qui me plaisait, c'étaient les petites voiturettes électriques.

Je mettais la musique à fond. Je conduisais comme ça. Ils se sont plaints, les joueurs de golf.

Ils ont dit que je les distrayais, qu'ils ne pouvaient pas se concentrer. Ils m'ont interdite. - A.-E.Lemoine: Sur tous les golfs? - A.Lear: Sur celui-là seulement. - A.-E.Lemoine: Ce que vous démontrez avec cette pièce, c'est qu'en France, on a un rapport particulier avec l'argent, les riches, le succès, mais à "C à vous", on aime les belles histoires de réussite.

Et celle de cet entrepreneur de la French Tech à la tête d'une start-up qui vaut plus d'un milliard d'euros aujourd'hui. C'est édifiant. Ca suscite votre intérêt tout de suite.

Il a moins de 40 ans. - A.Lear: Du moment qu'il est majeur... - A.-E.Lemoine: Il n'était pas destiné à la réussite.

Né de père inconnu, d'une mère immigrée, bulgare, qui ne savait pas lire. Il a été élevé en foyer. Il était autodidacte.

Son parcours est la preuve qu'il est possible de choisir son destin. C'est le message de son livre, "Rien à perdre". J.Anguelov est notre invité. - J.Anguelov: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Je vous présente Amanda.

Elle a haussé le sourcil quand j'ai signalé que vous étiez l'un des entrepreneurs les plus successful du moment. - A.Lear: C'est le rêve américain, la réussite. - A.-E.Lemoine: Votre parcours prouve que l'origine sociale ne détermine pas la réussite.

Pourtant, vous faites figure d'exception Dans le milieu de la tech. Vous êtes l'un des rares, voire le seul à diriger une start-up en étant issu d'un milieu aussi modeste. - J.Anguelov: C'est la tristesse de cette histoire.

Je m'en suis rendu compte tard. A force, on devient comme les autres, on oublie un peu son passé. A force de parler avec tous les fondateurs et de traîner dans le milieu entrepreneurial et qu'on me demande ce que je faisais avant, qui étaient mes parents, on se rend compte qu'il y a toujours un passé entrepreneurial ou de bonne famille.

Ce n'était pas mon cas. Je me suis dit qu'il fallait que je fasse une force de tout ça. - A.-E.Lemoine: A 12 ans, vous êtes séparé de votre maman, qui ne peut plus assurer votre vie de tous les jours.

Vous êtes placé en famille d'accueil. Très vite, vous imaginez des façons d'améliorer votre quotidien. A l'époque, vous avez 12 ans.

EBay n'existe pas, mais vous vendiez déjà des bijoux fantaisistes achetés en gros en Chine. Vous arriviez à faire beaucoup d'argent sur eBay. - J.Anguelov: EBay existait.

Ca avait un autre nom, avant. Je les achetais sur le Alibaba de l'époque et je les revendais sur eBay. Je les achetais par 1000 et j'ai les revendait à l'unité.

C'était très sympathique. Ca me faisait gagner un peu d'argent. - A.-E.Lemoine: Vous aviez inventé une bague de Lady Di.

C'était une de vos meilleures ventes. - J.Anguelov: C'étaient des petites sommes, 400, 600 euros par mois.

Ca faisait un peu d'argent de poche pour un enfant pauvre. Cette réplique de la bague de Lady Di plaisait. C'était à la même époque où elle est décédée, quelques années avant. - A.-E.Lemoine: Vous avez investi cet argent très jeune dans l'immobilier.

Vous contractez un prêt à taux zéro et vous achetez une chambre de bonne, un petit studio sous les toits, que vous retapez vous-même. Pourquoi l'immobilier? C'est là où ça prend un sens émouvant.

Votre maison, vous en avez été privé très jeune. - J.Anguelov: Très tôt, j'ai commencé à travailler.

J'ai fait des petits jobs pour gagner un peu de sous. J'ai revendu des bagues et des bêtises. J'ai travaillé très tôt.

J'étais livreur de pizzas. J'ai été livreur de journaux. Si vous vous faisiez livrer des pizzas il y a une vingtaine d'années dans le 7e arrondissement, c'était peut-être moi.

J'ai accumulé un peu d'épargne, environ 10 000 euros, à mes 19 ans. Avec cet argent, je fais un prêt étudiant. Je découvre qu'on peut faire des prêts étudiants quand on est étudiant et qu'on ne nous demande pas les garanties habituelles que nous demande une banque.

Je fais ce 1er prêt et j'achète une 1re chambre de service, que je retape. Et j'enchaîne. J'en ai acheté plus d'une dizaine. - M.Bouhafsi: Grâce à vos investissements immobiliers, vous vous payez des études.

Vous fondez une start-up qui devient une entreprise valorisée à plus d'un milliard d'euros avec des bureaux dans le monde entier. Vous fondez un groupe immobilier auquel vous vous consacrez désormais. Grâce à cette réussite, vous réalisez le rêve que vous aviez quand vous aviez 8 ans, habiter dans un appartement avec la plus belle vue du monde, la vue sur la tour Eiffel.

C'est ça, l'aboutissement d'une vie, réaliser un rêve d'enfant? - J.Anguelov: C'est un rêve de gosse.

Quand on est gamin, on rêve de trucs qui n'ont pas de sens. Toute mon enfance, j'avais en tête d'avoir un jour "une vue tour Eiffel". Je me souviens de cette publicité bête pour le Loto où la personne faisait décaler sa fenêtre pour avoir la vue sur la tour Eiffel.

Et je me suis dit que je voulais avoir cette vue. J'avais 13 ans. Je me disais toujours que si j'avais l'occasion, j'achèterais l'appartement.

C'est arrivé il y a 3 ans. Je suis tombé sur cet appartement. J'ai eu un coup de coeur immédiat.

J'ai raconté l'histoire à la propriétaire. Elle a eu le coup de coeur sympathique. Elle me l'a vendu. - A.-E.Lemoine: Votre histoire est formidable.

Ca a demandé du travail, de l'abnégation. De l'acharnement, aussi. Vous avez une théorie, c'est qu'il vaut mieux être un petit tracteur qu'une fusée.

Vous avez tatoué un tout petit tracteur sur une partie de votre corps. Amanda est déjà à sa recherche. - J.Anguelov: Je vous le montre bientôt, Amanda.

Il est là. J'ai essayé de trouver un endroit où il ne se verrait pas. Je suis un peu antitatouage.

C'était contre moi de le faire, mais c'était un pari avec mes associés. On ne croyait tellement pas en notre projet et on avait tellement toutes les galères du monde au début du projet, les clients étaient mécontents, rien n'allait, qu'on s'est dit que si, un jour, la boîte était valorisée 100 millions, alors, on se tatouerait un tracteur. Le jour est arrivé.

Pourquoi le tracteur? Dans le monde des start-ups, l'emoji favori est souvent la fusée. On la voit partout.

Mais je me suis dit que c'était nul. Une fusée, ça arrive 1 fois sur 10 à sa destination, voire 1 fois sur 100. Je préfère être un tracteur.

Ca va jusqu'à sa destination. C'est fort, de labourer la terre. On construit pour le futur.

On plante des graines et ça construit pour le futur. Un jour, ce stagiaire qui a mis ce tracteur dans un de nos chats...

C'est resté, comme ce petit emoji. - A.Lear: Il faut vous faire tatouer une Ferrari, maintenant.

Moi, j'ai 3 tatouages. - A.-E.Lemoine: Vous avez 3 tracteurs tatoués? - J.Anguelov: Ce sont des paris. - A.Lear: Non!

J'ai 3 tatouages. Ce sont dans des endroits où il y a très peu de passage. - A.Lear: Il faut investir dans les jeunes talents. - A.-E.Lemoine: Je vous offre "Rien à perdre", chère Amanda.

Tous les droits de ce livre vont aller à des associations. Restez avec nous jusqu'à 21h. L'OEil de Pierre vous est dédié, Amanda. - P.Lescure: Cet OEil a visité la très belle expo photo proposée depuis quelques jours à Paris, à la Galerie MR8.

Expo de photos et d'un peu de vidéos d'un certain D.Bowie, Mr Jones' Long Hair. Parmi les photographes contributeurs, P.Auliac.

Il a décrit notamment l'instant de cette photo prise en 99, un soir de concert à Milan. - David avait de la fièvre ce soir-là. Il n'avait pas envie de jouer.

Il en avait assez de ce personnage médiatique. Sur cette image, il essaye d'ôter son masque, le masque de star. C'est l'un des rares moments sur scène où il a réussi à transgresser cette figure de la superstar, pour redevenir Jones. - P.Lescure: C'est aussi P.Auliac qui signe cette photo très naturelle de D.Jones, le vrai nom de D.Bowie.

Le commissaire de l'exposition parle des questionnements de toujours de D.Bowie, à commencer par là où il voulait se situer, star mais pas trop. ... - P.Lescure: Voici une autre archive de David évoquant sa relation à la création comme une quête personnelle et profonde. ... - P.Lescure: David a souvent évoqué ses multiples inspirations et références artistiques.

Il a dit aussi un jour qu'Elvis était l'artiste de scène et de disque qu'il respectait le plus. Il a même dit: "Je serai Elvis version anglaise." C'est son frère aîné qui l'avait emmené un jour à un concert d'E.Presley.

On a aussi retrouvé cette archive qui va vous faire plaisir, cette photo de P.Auliac. Il a shooté au moment où on l'éjectait de la Rolls où vous veniez de vous installer. - A.Lear: J'étais bien, à l'époque! - P.Lescure: On vous reconnaît très bien.

On se quitte avec l'une des dernières apparitions publiques de David. Il invitait sur scène les Canadiens de Arcade Fire. ... - A.Lear: Il était né le même jour qu'E.Presley! - P.Lescure: Exactement, en août.

Je vous passe le livret de cette expo absolument magnifique. C'est jusqu'au 22 juin à la Galerie MR8. En avril, ce sera à Saint-Rémy-de-Provence. - A.Lear: C'est chez moi! - P.Lescure: Une expo comme à la maison. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

Dans un instant, pour que vous soyez définitivement bien entourée, à vos côtés, la nouvelle star de l'humour. D'ici là, Jibé et Lucien. - Si on le déplace ici, on gagne... - Ca vous dit de faire un tri du courrier de Babeth? - Ouais! - Génial. - Une invitation à une avant-première de film. - C'est quoi? - "Un Indien dans la ville".

Ca fait longtemps qu'elle n'a pas trié son courrier. - C'est adorable. "Chère Babeth, j'ai 98 ans, j'adorerais vous rencontrer." - Ca date de quand? - 2012. - Encore une lettre de fan. "Bonjour.

Je m'appelle Lucien. J'ai fait une grande école de journalisme." C'est toi qui as écrit ça? - Bien sûr que non! - C'est complètement toi! "Je vous admire depuis le premier jour.

Vous êtes comme ma maman de journalisme." Ca va! Il n'y a pas de honte.

Tu en as envoyé combien? Il y en a plein! "Chère Babeth, j'espère qu'un jour, j'aurai l'honneur de travailler avec vous.

J'adorerais travailler en binôme car je n'ai pas beaucoup d'amis." - Quoi? - Non, rien. - A.-E.Lemoine: C'est la nouvelle star de l'humour sur scène et sur les réseaux.

Fort de ses 2 millions d'abonnés, son spectacle se joue à guichets fermés. Tout est plein quasiment jusqu'en 2026. C'est un roi de l'impro dont les échanges avec le public sont aussi drôles que lunaires. ... - T.Angelvy: Elle est au frigo? - Une crevette d'eau douce. - T.Angelvy: Quelle est la fonction de cette crevette? - Rien. - T.Angelvy: Elle fait sa vie de crevette, quoi. - Elle faisait. - T.Angelvy: Elle est morte? - Elle nous a quittés.

J'y étais très attachée. - T.Angelvy: Tu n'es pas en train de chialer, quand même? - Non, mais quand elle est morte, j'ai pleuré. - A.-E.Lemoine: Salut, T.Angelvy. - T.Angelvy: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Vous avez donné votre nom à votre spectacle ou votre spectacle à votre nom.

Un spectacle dont le succès repose beaucoup sur votre talent d'improvisation, que vous avez découvert Quand vous étiez étudiant en BTS commerce, moyennement convaincu de vos études. Vous n'attendiez qu'une chose: le stage de théâtre prévu dans le cursus. - T.Angelvy: C'est ça.

Je me suis donné à fond. A la fin, cette prof de théâtre m'a dit que j'avais un talent comique et que ce serait bien de l'exploiter. - A.-E.Lemoine: Personne n'avait remarqué votre talent comique jusque-là? - T.Angelvy: J'étais le genre d'enfant qui mettait des coussins partout par terre En disant que j'allais faire un spectacle, sauf que j'ai continué de le faire à 31 ans. - A.-E.Lemoine: L'impro, c'est votre marque de fabrique.

L'impro, ça se fait à plusieurs, pas tout seul. Le talent du public y est aussi pour quelque chose, notamment quand vous lui découvrez des aptitudes extraordinaires. - T.Angelvy: J'adore la chemise, Alphonse.

Beau gosse! C'est quoi? Rires.

Ah, oui! Tu peux me tenir le micro? Je vais essayer.

Applaudissements. Attends...

Tout le monde se lève et va claquer des coudes! - A.-E.Lemoine: Dans le public, certains savaient claquer des coudes? - T.Angelvy: Ils sont entre 7 et 10 % à le faire.

Moi, je me suis fait une clavicule. - A.-E.Lemoine: Vous savez le faire, Amanda? - A.Lear: Oui. - T.Angelvy: C'est hyper technique. - A.-E.Lemoine: Les gens sont d'une souplesse! - T.Angelvy: Je pense qu'il faut être un peu grand. - A.-E.Lemoine: Tout le monde ne sait pas claquer des coudes, donc le spectacle est différent tous les soirs.

C'est ce qui fait que parfois, certains reviennent plusieurs fois. - T.Angelvy: Ce monsieur ne me connaissait pas.

C'était sa fille qui était fan de mes vidéos. Elle amène son papa. Je suis très content car dans la salle, on a toutes les générations.

Je fais une impro avec elle. Son père me dit qu'il y a un talent caché dans la famille. Je lui demande de venir sur scène. - A.-E.Lemoine: Vous avez même créé des couples à force de connaître certains membres de votre public. - T.Angelvy: Parfois, des gens viennent tout seuls.

Je leur demande pourquoi, si c'est par choix ou par dépit. Si il ou elle est célibataire, je demande si il ou elle recherche l'amour. - A.-E.Lemoine: Il y a du suivi, après? - T.Angelvy: Oui.

Il y a Edwige et Guillaume. Je n'ai pas de nouvelles depuis un moment. - E.Tran Nguyen: Il faut quand même dire que l'improvisation comporte quelques risques. - T.Angelvy: Oui. ...

Rires. - A.Lear: J'admire beaucoup l'impro.

Au théâtre, on a un texte à respecter. Lui, l'impro, c'est formidable. On ne sait pas ce que le public va dire. - T.Angelvy: Je pense que vous connaissez ça aussi.

Quand on commence le métier, on est dans des petits Comedy club. On ne peut pas mentir au public. On est devant 20 ou 30 personnes.

C'est là où on fait nos armes. Quand on peut le faire dans de plus grandes salles, c'est magnifique. - P.Lescure: A.Roumanoff a été votre marraine à l'école du one-man-show.

Elle a un peu les mêmes questionnements. Elle a un message à vous passer. - A.Roumanoff: Hello, Thomas.

J'ai regardé ce que tu faisais. Je trouve ça incroyable, tes talents d'improvisation. Tu as des gens dingues dans ton public.

Comment ça se fait que tu as dans ton public des femmes qui élèvent des boucs et les emmènent dans des écoles ou des acteurs de X? Je voulais aussi te dire que j'apprécie beaucoup la bienveillance que tu dégages. Tu te moques des gens tout en restant bienveillant.

Etre drôle et bienveillant, c'est très rare. Je te souhaite plein de succès. Je t'embrasse. - P.Lescure: Le soir où le public a un peu moins de talent... - T.Angelvy: On trouve toujours des pépites.

J'essaie d'orienter mes questions. Je demande à main levée qui a déjà fait ci ou ça. Il nous arrive à tous des histoires...

On arrive à tirer quelques ficelles. - P.Lescure: Et il y a des anecdotes persos.

Vous racontez ce qu'il y a dans cette cassette VHS qu'on aperçoit sur l'affiche. - T.Angelvy: Le spectacle est moitié improvisé, moitié écrit.

Sur la partie écrite, je me livre profondément. Sur cette cassette VHS, vous remarquerez que c'est ma date de naissance. Ma mère est arrivée un beau matin et m'a dit: "Tiens, c'est la cassette de mon accouchement." Je n'étais pas prêt à recevoir cette information.

Je lui ai dit que je ne voulais pas voir ça. Elle m'a demandé pourquoi. Pour elle, c'était naturel.

Je n'étais pas prêt. - A.-E.Lemoine: Amanda pourrait clairement faire du stand-up. - A.Lear: Je ne suis pas sûre. - A.-E.Lemoine: Vous avez des punchlines qui tuent le game. - A.Lear: C'est des bêtises. - A.-E.Lemoine: "Mon secret de beauté..." - A.Lear: M'asseoir à côté d'une moche. - A.-E.Lemoine: "Je n'ai jamais couché pour arriver, je suis arrivée..." - A.Lear: Pour pouvoir coucher. - A.-E.Lemoine: "Les gens ne parlent jamais de ma musique.

Normal, ils sont trop occupés... " - A.Lear: A regarder mes jambes.

Ca, c'était avant. - A.-E.Lemoine: "Je veux perdre du poids, mais seulement à certains endroits..." - A.Lear: A Miami. - A.-E.Lemoine: "La seule chose qui m'intéresse dans le sport..." - A.Lear: Les sportifs. - A.-E.Lemoine: Non, les vestiaires! "La première chose que je fais après l'amour..." - A.Lear: Appeler un taxi. - A.-E.Lemoine: "Ce n'est pas la taille qui compte..." - A.Lear: C'est le goût. - A.-E.Lemoine: Le meilleur pour la fin...

J'avoue que vous m'avez tuée là-dessus. "Le prochain mec qui me verra à poil..." - A.Lear: C'est le médecin légiste. - A.-E.Lemoine: On en connaît un.

Il s'appelle P.Boxho Il veut vous autopsier. - A.Lear: On prend déjà rendez-vous. - A.-E.Lemoine: Il faut mourir jeune, le plus tard possible. - A.Lear: Je ne peux pas m'empêcher de dire des bêtises.

C'est repris partout. C'est traduit en italien. - T.Angelvy: Quand on m'a dit que j'allais faire l'émission avec vous... - A.-E.Lemoine: Il faut aller voir T.Angelvy du 28 mars au 22 mai au théâtre de la Madeleine.

L'Olympia, c'était votre rêve, les 5 et 6 janvier 2026. Et en tournée partout en France. C'est un plaisir de vous avoir ce soir.

Le PVPP de M.Bouhafsi. Le mot du jour, c'est "boomerasking." - M.Bouhafsi: J'ai découvert ce mot ce matin.

Il est né de la contraction entre "boomerang" et "asking". Le principe est simple: ça vous arrive souvent, quelqu'un vous demande comment s'est passé votre week-end. Vous répondez poliment et la personne vous coupe et enchaîne en racontant son week-end.

Résultat, c'est affreux. Vous êtes piégé dans un tunnel. C'est poser une question juste pour parler de soi.

On a tous vécu cette situation. Nous sommes partis faire le microtrottoir le moins à l'écoute de l'histoire. - Vous passez une belle journée? - Oui. - Nous, on passe une très belle journée.

C'est quoi votre programme pour cet après-midi? Peut-être qu'on va aller au restaurant. - Vous me posez des questions, mais vous vous posez des questions à vous. - Je n'ai pas eu votre retour sur l'heure d'été.

C'est sympa, on peut faire des terrasses. Vous avez quoi de prévu pour cet été? Nous, on hésite, mais on va sûrement voir mes parents.

Comment vous vous êtes réveillé ce matin? C'était hyper dur pour nous. Tout ce que je fais, c'est le boomerasking.

C'est le fait de poser une question pour y répondre moi-même. Vous n'êtes pas du tout des boomeraskers, toutes les deux? - Non. - A.Lear: Je sors avec des amis qui ne parlent que d'eux. - A.-E.Lemoine: On passe à quoi? - M.Bouhafsi: L'image du jour.

C'est un nouveau concept. Retrouver l'amour ou trouver l'amour. On peut tomber amoureux les yeux bandés avec DispoDate.

C'est un véritable spectacle. Une sorte de "Tournez manège!" version 2025.

Des animateurs posent des questions à 2 participants les yeux bandés pour trouver des centres d'intérêts communs, le tout devant une foule en délire. Une alternative originale aux nombreuses applications de rencontre. Au moins, on se voit et on se parle. - C'est Ryan. - Et Nathan. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qui a poussé ces 2 garçons à faire ce concept? - On veut des gens sincères et disponibles. - M.Bouhafsi: On a ensuite demandé aux gens du public ce qu'ils pensaient de ça. - Ca peut être une belle anecdote à raconter le jour de son mariage. - Il y a du monde, il y a de l'interaction. - C'est super, vachement original. - M.Bouhafsi: Le concept est simple: les 2 candidats se préparent psychologiquement chacun de leur côté. - Il y a un peu d'excitation et de stress.

On passe sur scène. - M.Bouhafsi: Au programme: présentation, quiz, test, test de compatibilité pendant une heure. - Les bars à vin. - DISPO. - Verdict: Arthur et Anna sont-ils disponibles? - Si vous êtes dispos, pouces vers le haut. - C'était génial.

J'ai hâte de voir la suite. - L'équipe de "C à vous" sera invitée au mariage? - Si vraiment ça marche, on invitera toute l'équipe. - M.Bouhafsi: On est contents et on espère que ça se passera bien.

On note l'invitation. Ca vous inspire quoi, Amanda? - A.Lear: C'est un truc pour les moches. - A.-E.Lemoine: On termine avec la tendance du jour: payer pour frimer sur des applis sportives. - M.Bouhafsi: Des sportifs trop occupés ou trop flemmards payent des gens qu'on appelle des jockeys pour réaliser leurs performances sportives à leur place.

Le but est de briller sur une célèbre application, la plus célèbre application sport du monde. Il récolte Des likes sans faire le moindre effort. Il attire une clientèle en quête de reconnaissance sociale.

On a réussi à joindre un jockey. Il est étudiant. Il galérait.

Il réalise des performances pour des clients qui lui rapportent un petit salaire. Il a préféré garder l'anonymat. *-Je lance l'application sportive du client.

Sur le dernier, c'était un fractionné. J'en avais pour 46 minutes. J'ai fait ça 20 euros.

Une course à vélo, ça peut être jusqu'à 40 euros. - M.Bouhafsi: Ca peut dépasser les 40 euros quand on passe au vélo.

Il n'a pas de salaire. Les jockeys s'arrangent avec leurs clients. Qu'en pensent les Français?

Nous leur avons couru après pour connaître leur avis. - Payer pour que des gens courent à votre place, vous en pensez quoi? - C'est complètement nul. - On a besoin de montrer une image de nous. - Si je vous dis que je termine la course pour vous à 5 euros? - En termes de sous-traitance, ce n'est pas intéressant écologiquement. - 3,50.

Même pas 50 centimes? Je cours pour vous gratuitement? - Avec plaisir. - On peut y aller ensemble. - M.Bouhafsi: Vous en parlez dans votre livre, Jonathan, mais l'image qu'on peut avoir socialement...

Des gens sont capables de payer 40 euros de l'heure. - J.Anguelov: Courir, en général, c'est pour soi.

Je ne comprends pas trop. J'ai dû louper quelque chose. - A.Lear: Le seul sport que je fais, c'est marcher avec des Louboutin. - A.-E.Lemoine: Amanda, "L'Argent de la vieille", c'est au théâtre après-demain jusqu'au 27 avril. - A.Lear: On a été en tournée.

Beaucoup de gens ne l'ont pas vue. Ca va passer à la télévision. On va la jouer en direct le samedi 12.

Ca passe en direct sur Paris Première. - A.-E.Lemoine: Avez-vous l'âge du rôle? - A.Lear: Pas du tout.

C'est une vieille américaine de Palm Spring. Elles sont très maquillées avec plein de bijoux. On m'a fait une perruque blanche.

Il a fallu me vieillir. Et j'ai des amis qui m'ont même dit que je ne faisais pas assez vieille. - A.-E.Lemoine: Il y a 38 ans, vous aviez 38 ans de moins.

Vous étiez allongée sur le divan d'H.Chapier qui vous demandait d'imaginer votre vieillesse. - A.Lear: Je pense que je ne vais pas m'améliorer en vieillissant.

Je suis intolérante. J'ai beaucoup de défauts. Je suis coléreuse, jalouse, possessive.

Ca veut dire que tout le monde va me tourner le dos. Je pense que je vais me retrouver toute seule avec des chats. J'adore les animaux.

Des chats, des chiens, des plantes. Je serai de ces vieilles dames difficiles et un peu excentriques qui se retirent à la campagne. - A.-E.Lemoine: C'est dingue.

Vous avez combien de chats? - A.Lear: J'adore les chats.

Je pourrais vivre entourée de dizaines de chats. Ils ne mentent pas. Ils s'en fichent si je ne suis pas maquillée.

Ils sont fidèles. On n'est jamais déçu avec les animaux, tandis qu'avec les messieurs... - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir à notre table, autour des rouleaux de printemps aux graines germées et au tofu fumé, accompagnés d'une sauce d'amande onctueuse préparée pour vous par A.Ferreux-Maeght, qui ne nous propose que de la nourriture saine.

Ne faites pas semblant de manger. Je vous ai vue. C'est dingue! - A.Lear: C'est magnifique. - A.-E.Lemoine: Amanda, beaucoup de jeunes viennent vous voir et vous applaudir au théâtre.

Nous sommes allés à leur rencontre pour leur demander ce qu'ils pensaient de vous. Vous allez être contente du résultat. - Reconnaissez-vous cette personne? - A.Lear. - A.Lear. - A.Lear. - Star internationale. - Qui a fait ce Botox?

Personne d'autre. - C'est une icône des soirées parisiennes. - Ce que j'aime le plus chez elle, c'est son maquillage et ses tenues.

Elle est un peu extravagante. - J'aime sa voix grave. Ca lui donne un charisme et une aura particulière. - On ne peut pas passer à côté de quelqu'un comme ça.

On a envie de lui ressembler. - Je pense à S.Dali et à son travail avec lui.

Ca a été son égérie. - S.Dali est l'icône de sa génération. - Je n'aime pas le terme "égérie".

C'est bien plus qu'un travail avec un homme. Elle a réussi à s'imposer dans sa carrière. Elle a fait de grandes choses. - A.-E.Lemoine: Bravo, Amanda.

Applaudissements. Vous incarnez un féminisme décontracté. que vous êtes juste l'égérie et la muse.

Ca veut dire que vous étiez juste l'objet. On a envie, à un moment, soi-même, de créer. C'est difficile de se débarrasser...

Je me rappelle le mal qu'ont eu toutes les femmes de Picasso. C'était terrible. Elles n'avaient pas leur espace à elles. - P.Lescure: Et vous continuiez avec ou sans artiste à côté de vous à entretenir un mystère autour de vous.

Vous avez assumé de mentir en interview souvent. - A.Lear: Je mens tout le temps.

C'est normal. La vérité est tellement chiante et prosaïque. - P.Lescure: Dès les années 70, vous le disiez dans une interview qui n'a jamais été diffusée en France, à la télé belge. - A.Lear: J'ai créé un mythe de toutes pièces, une A.Lear de société de consommation.

Gadget, cliché. Ca se vend très bien. La vraie Amanda, c'est une autre personne.

Une personne comme toutes les femmesn avec les mêmes problèmes, les mêmes questions, les mêmes angoisses, les mêmes difficultés. C'est une Amanda qu'on ne veut pas connaître. Les gens ne veulent pas savoir qu'A.Lear a mal à la tête, tombe amoureuse, fait la cuisine, veut des enfants.

On s'en fiche. On veut le mythe Amanda. Elle est parfaite, inhumaine, glaciale, lointaine, dédaigneuse, ambiguë.

C'est lourd à porter. - P.Lescure: On ne peut pas savoir si A.Lear est chiante. - A.Lear: Tous les artistes, c'est comme ça.

Souvent, ils vous disent, "on va faire un reportage chez vous dans l'intimité, dans le jardin avec un petit lapin dans les bras". C'est très chiant. On ne veut pas vous voir comme ça, mais plutôt tout empaillée dans la galerie des Glaces à Versailles. - M.Bouhafsi: Vous avez eu 1000 vies.

L'une d'entre elles, c'est dans la musique disco. Votre album a été réédité il y a 2 ans. Le 14 janvier 1979, vous chantiez "Gold", invitée par M.Drucker, sous le regard éberlué des autres invités. ... - A.Lear: Les effets spéciaux! ...

La chorégraphie! Ils sont effondrés. - M.Bouhafsi: On a bien compris que c'était des mondes différents qui se rencontraient. - A.-E.Lemoine: Il y a un monsieur qui est perdu. - A.Lear: Regardez E.Mitchell! - M.Bouhafsi: D.Bowie vous a dit que vous aviez de vrais atouts pour chanter. - A.Lear: Lui y a cru.

Il a dit: "Avec ta voix, tu devrais essayer." Je lui dois au moins ça, de m'avoir encouragée. Après, quand il est devenu blond... - E.Tran Nguyen: Vous êtes artiste peintre. - A.Lear: Je peins beaucoup.

Pour moi, la peinture est une thérapie. Toutes mes collègues tricotent, se droguent...

Moi, c'est la peinture. Quand je peins, j'oublie tout. - E.Tran Nguyen: Vous aimez bien peindre... - A.Lear: Je peins des mecs à poil. - A.-E.Lemoine: On vous voit en action, d'ailleurs. - A.Lear: Je peins de mémoire, sans modèle.

Je peins bien les fesses. Je fais très bien les fesses. - J.Anguelov: Les slips!

J'aimerais bien savoir à quoi ces messieurs ressemblent aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Ca vous énerve parfois qu'on vous voie dans le rôle d'une cougar qui drague des jeunes. - A.Lear: C'est devenu à la mode, cette femme un peu plus âgée qui drague des jeunes.

Le mot "cougar" ne veut rien dire. Il vaut mieux penser à "Bel-Ami", par exemple. - A.-E.Lemoine: Il n'empêche que vos goûts nous intriguent.

On voulait vous soumettre un questionnaire. On va vous proposer 3 personnalités. Vous nous dites si ce serait plutôt pour une nuit, pour la vie ou jamais de la vie.

Vous acceptez? - A.Lear: Allons-y. - A.-E.Lemoine: On commence avec 3 messieurs: D.Trump, le pape François ou F.Bayrou. - A.Lear: D.Trump, on a le même coiffeur.

Jamais de la vie. F.Bayrou, peut-être pour un bon dîner.

Ce serait plutôt le pape. Je suis assez attirée par tout ce qui est mystique, religieux. Ce serait assez fascinant. - M.Bouhafsi: Ce serait compliqué pour lui. - A.Lear: Oui, enfin, je le ferais boire. - A.-E.Lemoine: Autre triplette: G.Clooney, B.Pitt ou T.Cruise? - A.Lear: T.Cruise, jamais de la vie. - A.-E.Lemoine: Ah oui?

Pourquoi? - T.Angelvy: Parce qu'il est petit? - A.Lear: Parce que ce n'est pas mon truc.

Il est très sûr de lui, mégalo, "Je vais sauver le monde"...

G.Clooney, peut-être. On boirait du café, déjà.

Plutôt B.Pitt. Là, c'est une mauvaise photo. - A.-E.Lemoine: C'est vrai. - A.Lear: Il vieillit bien. - A.-E.Lemoine: Les derniers: M.Bouhafsi, B.Chameroy et P.Cohen. - A.Lear: Qui sont ces gens? - J.Anguelov: Il y en a un qui est là. - A.Lear: Aucun des 3. - M.Bouhafsi: Je suis tellement triste! - A.Lear: Avec Pierre, on parlerait expos, culture, cinéma.

C'est tellement important d'avoir des sujets de conversation! S'il n'y a que le cul, on s'enquiquine. - M.Bouhafsi: C'est vrai qu'on est très bêtes, nous 3, en plus. - A.-E.Lemoine: Tu es vexé? - M.Bouhafsi: Pas du tout! - A.-E.Lemoine: Reprise exceptionnelle de "L'Argent de la vieille" à partir d'après-demain.

Ce sera diffusé le 12 avril en direct sur Paris Première. - A.Lear: Venez.

C'est la dernière fois que vous me verrez sur scène. Après, c'est l'Ehpad. - A.-E.Lemoine: T.Angelvy, ravie d'avoir fait votre connaissance.

Vous serez en tournée dans toute la France. Enfin, "Rien à perdre", c'est parti dans la hotte du père Noël d'Amanda. Merci à tous les trois d'avoir accepté notre invitation.

Tout de suite, Les Actualités de Bertrand. Celui avec lequel vous n'envisagez rien. - A.Lear: Ou alors, on ne s'attache pas. - B.Chameroy: Bonsoir.

Bonsoir, Amanda...

Nous sommes le jour d'après, le 1er avril. Hier soir, M.Le Pen était l'invitée du "20h" de G.Bouleau, qu'elle retrouvait 9 mois après le très bon score du RN aux européennes.

C'est l'heure de jouer. Jingle! ...

Lequel de ces 2 "bonsoir" date d'hier? - Bonsoir, M.Le Pen. - Bonsoir. - Bonsoir, M.Le Pen. - Bonsoir. - B.Chameroy: C'est le printemps.

Ce matin, tout plein de coquilles ont éclos dans les matinales. - C'est le président du RN. Bonjour. - Bonjour, L.Jacobelli. - Merci d'être avec nous. - Bonjour, L.Aliot.

Merci d'être mon invité. - Bonjour, M.Maréchal. - B.Chameroy: Le meilleur d'entre eux, c'est J.Odoul, condamné lui aussi.

S'il existait un Festival de Cannes de la justification, il aurait la Palme d'or dans "Ca aurait pu être pire". Encore heureux. Comme toujours, le prix d'interprétation est attribué à J.Bardella, commedia dell'arte ce matin.

Quand je dis "Del Arte", je parle de la chaîne de pizzerias. On y croit moyennement. - On ne parle pas de risque d'un assaut du Capitole. - J.Bardella: Ce n'est pas souhaitable.

Je restais accroché à l'idée que nous étions un grand pays, un Etat de droit, une démocratie. Le terrain politique devait être l'espace sur lequel on combat ses adversaires politiques. - B.Chameroy: Il y a encore des cours de français ou de tactique à prendre. - J.Bardella: Euh...

Nous avons un genou à terre, mais on est loin d'être morts. Par conséquent, tant que nous n'aurons pas... - B.Chameroy: Qu'y a-t-il de plus déstabilisant pour J.Bardella qu'un Bescherelle ou une décision de justice?

Une métaphore dont on ne comprend pas le sens. ... - B.Chameroy: Ca ne l'a pas empêché d'écrire un bouquin pour lequel son attaché de presse a fait un peu de pub discrètement.

Ah, autant pour moi, c'était L.Ferrari. - J.Bardella: J'ai l'âge que j'ai. ... - B.Chameroy: Foncez!

J'en connais qui doivent regretter d'avoir invité B.Gollnisch sur leur plateau. - Laissez-moi terminer. - Désolé, M.Le Pen... - Ne m'interrompez pas.

Ne m'interrompez pas. Ne m'interrompez pas. - Je suis obligé de vous interrompre, vous mentez. - Non.

Je vais quitter le plateau. - B.Chameroy: Voyant qu'il était compliqué de s'imposer face à lui, certains ont tout tenté, allant jusqu'à manger le micro. - Je ne peux pas vous laisser dire ça!

Le son du micro sature. - B.Chameroy: Micro toujours avec cette scène tragique en direct ce matin lors de la conférence de presse du RN.

Ces condamnations, c'en était trop pour le micro, qui a préféré mettre fin à ses jours. "Adieu, monde cruel!" Des images terribles.

Hier soir, réception à l'Elysée du couple royal danois, Marie de Danemark et Frederik X. L'ambiance était aux compliments grâce au F.Michael de l'Elysée, pour qui toutes les femmes sont belles. ... - B.Chameroy: Moins bonne ambiance sur le tapis rouge, avec cette belle embrouille entre journalistes.

D'un côté, le vieux briscard avec la caméra, et de l'autre, une jeune journaliste avec son téléphone. ... - B.Chameroy: Très bonne ambiance.

N'oubliez pas que vous êtes équipés de micros. Tout le gratin était présent à ce dîner: T.Pesquet, des grands patrons, mais aussi des membres du gouvernement comme R.Dati. ... - B.Chameroy: Présents également, J.-N.Barrot, S.Lecornu, L.Saint-Martin...

Du glamour dans le gouvernement, jusqu'à...

F.Bayrou a dû écourter sa présentation du plan d'action du gouvernement au conseil économique, social et environnemental pour accueillir le roi. Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi pressé perdre autant de temps à dire qu'il était pressé. - F.Bayrou: Je dois accueillir le roi du Danemark.

Je ne peux pas faire faux bond, d'autant que le roi du Danemark est doublement descendant de Béarnais. Son père, Henrik de Danemark, était béarnais. Son aïeul était né à Pau.

Générique de "Secrets d'histoire". Pardon pour cette interruption dans vos débats. - B.Chameroy: Promis, un jour, on arrêtera ces magnétos.

Vous disiez, Amanda, que le Premier ministre avait l'air de bien manger. Je confirme. Donnez-lui des cours de bonnes manières et un Gaviscon. - F.Bayrou: L'Allemagne et la France avaient une dette similaire.

C'est parce que face aux troubles de l'intérieur, qui tous, se déchaînent... - B.Chameroy: Les troubles de l'intérieur se déchaînent, on vient de le voir.

Donnez-lui aussi un GPS. Il est perdu. "J'entends des voix...

Ca parle pendant que je suis là! Il y a un match de tennis. Sympa." Quand il cherche quelqu'un, F.Bayrou se comporte comme une otarie avec un ballon invisible.

Le Premier ministre aurait fait un très bon animateur télé. Il a un sens du suspense incroyable. Sauf qu'à la place de lancer des pages de pub, il balance des pages de verre d'eau. - F.Bayrou: Mais... - B.Chameroy: "Vous le saurez après ma gorgée." "Réponse après cette lampée." "A tout de suite après mon godet." Décidément, c'est le roi du suspense. - Merci, monsieur le Premier ministre. - B.Chameroy: "Salut, les cocos.

Je file voir le roi et la reine." "Poisson d'avril!" Excusez-moi.

On termine avec notre petit bonbon du mardi, le résumé remixé du dernier "Face à de Villiers". ... - A mort!

A mort! Rires. Premièrement...

Le... ...

Et...

Parce que ça veut dire... - A.Lear: Il prend du Valium? - Merci à tous les deux. - B.Chameroy: L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les trois d'être venus sur notre plateau.

Merci, Amanda. Sur France 5, le doc du mardi soir est consacré à la face cachée

Les mille et une vies d’Amanda - C à Vous l’intégrale - 1/04/2025 — François Bayrou · Pourquijevote