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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 14 octobre 2025 19 min

"Lecornu s'achète du sursis auprès des socialistes !" (Gauthier Le Bret)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pas des marionnettes monsieur le président Chenu ce ne sont pas des ventures européens nous sommes en édition spéciale pour comprendre ce qui se passe à l'Assemblée nationale où Sébastien Lecnu le premier ministre a annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu'en 2027 pour obtenir des socialistes qui ne votent pas la motion de censure qui menace son gouvernement. On écoute monsieur le cornu la fin de son intervention. On en débat ensuite de voir un vice-président de l'Assemblée nationale monter à la tribune et parler de madame Touren comme si elle était dans une tombe me semble être complètement décalée.

Et vous savez pourquoi je vous le dis monsieur le président Chenu ? Parce que lorsque j'entends ces mêmes propos parfois sur Madame Le Pen, je les refuse parce que la question du respect des personnes est clé dans notre démocratie. Le débat peut avoir lieu ici qu'il commence mais il doit se faire dans la dignité.

Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Le débat voilà pour Sébastien Lecnu, le premier ministre qui a répondu au chefs des partis politiques qui se sont succédés après sa déclaration de politique générale lors de laquelle, je vous le disais il y a quelques instants, il a annoncé la suspension de la réforme de retraite jusqu'à la présidentielle de 2027. Évidemment, c'est un gage extrêmement important qu'il donne aux socialistes parce que ce vraiment ce ce groupe là qui tient les clés de la motion de censure qui sera examiner jeudi matin à l'Assemblée nationale.

On va tenter de comprendre ce qui se passe, de se mettre à la place des Français, auditeurs, téléspectateurs qui se demandent à quel jusqu'à quand va durer ce spectacle politique, cette tragique comédie qui se déroule depuis plus d'une semaine. Nous sommes avec Eric Nolo. Bonsoir Éric, Louis de Ragnelle, Gautier Lebret, Henry Guou nous fait le plaisir d'être là.

Bonsoir Henri et Éric Revel. Suspension de la réforme des retraites, c'est un gage évidemment donné aux socialistes. On écoute le premier ministre et je vous passe la parole mon cher Henry Geno.

C'est incroyable. Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ? La réponse est oui.

Une réforme sociale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut tenir que si elle est comprise et équitable. Cet enjeu reste un enjeu d'avenir. J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle.

Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. La plus grande richesse du pays, c'est sa capacité collective à aller de l'avant. C'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle.

Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens.

La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions. La suspension pour faire mieux et la solution si chaque acteur s'est en tiré quelque chose.

Voilà. Mais à quoi jouet-il donc peut-être Gutier le Bret en premier ? Henry Gen le sage prendra la parole ensuite.

Alors il y a plusieurs manières de décrypter cela. Politiquement il est habile Sébastien Lecnu pour rester le plus longtemps possible. C'est-à-dire que la semaine dernière, il était premier ministre des missionnaires, il ne voulait pas être conduit, sa mission était terminée.

Le voilà euh s'achetant du surcis auprès des socialistes qui tiennent tout. Euh le gouvernement socialiste, on l'a mais il y a une originalité. Il y a six républicains en sont sein.

Ce qui vient de faire dire par voie de communiqué à Bruno Rota le président DLR. La gauche n'est pas au gouvernement mais elle le dirige. Oui.

Voilà. Voilà un gouvernement de gauche avec 6 LR qui euh sont au sein au sein de ce gouvernement. Donc grande victoire pour la gauche mais les LR sont Je rappelle juste hein que lors des précédentes campagnes présidentielles, que ça soit celle de Valérie PC ou celle de François Fillon, il y avait des propositions très drastiques sur les retraites.

Et là ce qui est dingue c'est que LR n'a rien obtenu mais rien du tout. pas un mot sur l'immigration, pas un mot sur la réforme de l'aide médicale d'État parce qu'il fallait surtout pas vexer la gauche. Laurent Voquier, il était contre l'entrée des LR au gouvernement à plusieurs reprises par peur de se dissoudre dans le macronisme.

Ce soir, LR est en train de se dissoudre dans le socialisme. Ils sont en train de se dissoudre dans le socialisme en restant dans ce gouvernement, en s'asseyant sur les réformes des retraites parce qu'il y a un point commun LR socialiste, Renaissance modem, horizon. La trouille du retour aux urnes, la trouille de perdre son siège et voilà leur point commun et donc ça donne cela.

Henry Genot euh est-ce que Gautier Lebret vous adhérez à cette analyse-là ? Les LR se sont dissous dans les dans le socialisme. Je la trouve très brillante mais je n'adère pas du tout mais ça ne l'étonnera pas.

Non, je pense qu'il faut qu'on sorte de ces histoires de parti qui a gagné, qui a perdu. C'est ce que je regrette le plus dans cette histoire. Euh c'est pas la la réforme des retraites.

J'ai toujours été contre. Euh et je trouve très bien qu'elle soit suspendue. J'aurais même préféré qu'elle soit abrogée.

Voilà. Abrogé la réforme de retraite. Il y avait moyen très intelligent de le faire.

Je vais me répéter pour la 1e fois, c'était de supprimer l'âge de départ à la retraite puisque ça ne rapporte plus que les annuités que si que si on escro ceux qui ont commencé à travailler tôt. Voilà, c'est donc c'est une réforme pour reprendre les mots du premier ministre. Elle est ni comprise ni équitable.

Donc si on avait pu faire l'économie de cette réforme dans le passé, ça aurait été bien. Et si on avait pu en profiter là pour la voir disparaître complètement, ça aurait été encore mieux. Ça n'a rien à voir avec la droite et la gauche.

Moi, j'ai pas encore adhéré au Parti socialiste. Gottier Lebret. Voilà, on vient vous chercher.

Voilà. Non, non, mais Henry Geno n'est pas encore au PS. Non, je jamais été, je n'ai jamais voté pour le PS même s'il y a des gens très estimables au Parcialistes.

Voilà. Et même si je dois beaucoup au Front populaire, il fait des compes j'ai payé qui m'ont permis de perdre en vacances sans ça, je seraiis jamais parti en vacances. Voilà.

Bon, mais simplement je voilà, je crois que il y a l'erreur de fond dans cette histoire, c'est de ne pas avoir pris ce l'usage du C 93, c'est ne pas avoir adopté ces cette posture, ces ces mesures avant même de constituer un gouvernement. C'estàd voilà voilà ce que ce que ce que je veux euh et les gens qui vont venir au gouvernement qui vont être recrutés comme ministre, ils viendront non pas pour faire un morceau du programme de leur parti, non pas pour représenter leur parti, mais pour faire leur devoir. Leur devoir, c'était encore une fois d'assurer la continuité de l'État, de faire face aux événements et il fallait enlever ces deux ces deux irritants.

Alors le 493 parce qu'il n'est pas du tout en je pense même qu'il aurait peut-être pas fallu dire qu'il neutiliserait jamais. C'est c'est il est inutilisable dans les circonstances actuelles. Voilà, c'est c'est parce que sinon il fait tomber le gouver deè c'est la réforme de retraite et la réforme de retraite là est un problème de rapport à l'opinion mais les deux d'ailleurs et et que la première chose qu'aurait dû faire le Cornu et Sébastien le Cornu et ses prédécesseurs c'était d'établir un lien avec l'opinion et après on s'occupait des partis parce que là ça apparaît comme une concession ou comme un marchandage.

Et ça c'est la pire des choses parce qu'évidemment les demandes de concession ne vont pas s'arrêter du coup. Et la taxation des plus riches, n'oublions pas la taxation des plus riches aussi. Ah ils ont demandé la taxe.

Mais Sébastien Le a dit qu'il y aurait une taxation sur les plus haut revenus, sur les plus riches et une lutte contre l'optimisation fiscale pour que ça soit pleinement un budget de gauche. Non mais ça la lutte contre l'optimisation fiscale c'est pas c'est pas une simple revendication de la gauche. Faut pas comment on l' fait. critiquer l'analyse monsieur Guinou mais pardonne tout mais attendez attendez attendez là j'essaie de de calmer le jeu mais pardonnez-moi expliquer que la la réforme des retraites était inéquitable vous avez le droit de le penser mais attendez attendez attz crois que les gens qui confè par répartition il est en grand danger suspendre cette réforme ou l'abreger vous avez dit ou l'abroger c'est donner un signal aux gens absolument hallucinant c'est leur expliquer qu'en fait on leur a fait peur sur leur système de retraite mais qu'il est absolument pas en danger et que d'ailleurs on peut suspendre cette retraite voir la bregé.

Ben moi, je pense que c'est un dénique de de premier ordre parce que cette réforme des retraites du système par répartition, si elle n'est pas faite et tous les experts disent déjà qu'elle n'était pas suffisante, et bien notre système de répartition Henry Guena je pense que je sais pas si vous êtes pensionné mais votre le système par répartition, il est en grand il est en grand danger. Il est en grand danger. Vous savez, ça me rappelle l'histoire des 35 heures.

Les 35 heures, on peut se battre sur ça a créé 200 300 400000 emplois. Mais en tout cas, mais je vais vous expliquer le point commun. C'est qu'on a expliqué au français que le travail n'était pas une valeur.

Voilà ce que ça induit. Et bien là, on explique au français, il y a pas besoin de réformer le système de répartition. On va leur explique.

Plus vous avez travaillé et plus vous serez baisé hein pour ex ça ne vous ressemble pas. Alors, on va faire on met un petit tour à l'Assemblée nationale. Je passe la parole à Rign Louis de Rnal parce que là ça chauffe bien en plateau.

Euh on a Elodie Huchard et Maxime Le qui sont à l'Assemblée nationale. On a encore vécu chers amis une journée roalesque à l'Assemblée. C'est ça. [Musique] Oui, effectivement euh Laurence ambiance atmosphère électrique et le moment paroxistique, c'est évidemment lorsque Sébastien le Cornu a a annoncé une suspension de cette réforme des retraites dès cet automne jusqu'à l'élection présidentielle de 2027.

C'était une des conditions syéquanonnes fixées par le Parti socialiste pour ne pas censurer. Mesure qui a d'ailleurs été saluée comme une victoire par Boris Valot il y a quelques minutes. Un premier pas vers une abrogation totale parlant de véritables fissures dans le dogme macroniste.

Et même si le Premier ministre s'est empressé de dire ensuite qu'il ne fallait pas suspendre pour suspendre, qu'il fallait mettre en place une grande conférence avec les partenaires sociaux pour reformer réformer en totalité notre système de retraite, il n'en reste pas moins Elodie que c'est une victoire, un totem politique arraché par la gauche à Sébastien Lecnu et au camp présidentiel au risque de semer le trouble au sein de son propre camp. Ah oui, ça je vous le confirme parce que on voit d'abord dans les rangs d'horizon d'ensemble pour la République qui sont véritablement les troupes en théorie du premier ministre que ça coince c'était une ligne rouge. Euh pour eux, je parle encore tout à l'heure avec un député d'ensemble pour la République qui disait finalement c'est la seule réforme d'envergure qu'on ait réussi à faire venir à bout.

On a perdu 100 députés sur cette histoire et en plus on va l'abandonner et attention parce que du côté des républicains également la coulavre est très très dure à avaler. La Beau va vraiment devoir tenir ses troupes en réalité parce que la logique ce serait qu'ils aillent dans le sens du gouvernement et vers cette suspension. On me disait tout à l'heure que c'est quasiment impossible à penser au moment où je vous parle que tout le groupe vote d'un seul homme dans ce sens-là.

Merci Maxime Legr sur place à l'assemblée pour prendre la température au palis Bourbon et RGnolo. Je vous vois affligé. Oui.

Moi, j'écoute Henriigu avec beaucoup de surprises parce que vous avez l'air de trouver normal que ça soit un parti d'opposition qui a 66 députés et 1,7 % la présidentielle. Non, mais je finis juste qui fasse la politique de la France. Moi, je trouve ça un peu bizarre.

Bon, deuxièmement, vous nous expliquez qu'une voix qui une loi qui a été votée peut être dévotée. La prochaine fois, d'accord. Ah bon ?

Oui. D'accord. La prochaine fois, d'accord.

Mais la prochaine fois qu'un premier ministre ou un président nous fera l'article en nous disant "Vous savez cette réforme ça ou la mort ?" Les gens diront non monsieur le président a déjà donné on sait très bien que la dramatisation n'a aucune importance et que ça ne correspond aucune réalité. Bah vous vous nous préparez des lendemains qui qui vont là je vais répondre parce que c'est très intéressant.

On est au cœur de la de l'effondrement de la politique et de la de la pensée politique. Bon, c'est-à-dire que vous voulez que je fasse la liste des lois qui ont été supprimées par le par le successeur. Par exemple, par exemple les peines planchées, voyez, elles ont disparu.

Elles ont disparu dès que la défisation des heures supplémentaires. Enfin, je peux le président, c'est la vite de la démocratie. Vous avez bon voilà, elle prend elle annule les voies précédentes oui mais c'était un résident différent à chaque fois.

Oui, il y a plus de bilan au 2e mandat d'Emmanuel Mac. Il ne reste la loi sur la fin de vie, vous verrez. Elle est elle a pas elle a pas abouti, elle a une voie immigration, elle a été en grande partie censurée par le conseil constitutionnel.

Donc c'estàd que le cœur du bilan du deuxème mandat d'Emmanuel Macron vient de s'évaporer. C'est quand même c'est quand même extraordinaire. les les macronistes pour garder leur siège.

Gabriel Atal qui a peur euh d'une dissolution lui aussi parce qu'il a peur que son groupe comme Chagrin, ils sont prêts donc à vendre leur bilan et à vendre ce qu'ils avaient fait au prix de manifestation, au prix de policiers blessés, au prix de dégradation sur la voie publique contre des commerces, j'en passe et cetera. Un débat interminable au prix d'un 493 qui a privé le parlement de voter. Et bien tant pis, on efface tout ça pour éviter la dissolution.

Alors Henryo il y a pas eu que le 49 on écoutera Emmanuel Macron après on écoutera ce qu'il disait de la réforme des retraites. Non mais je sais très bien ce qu'il disait. Moi j'ai passé mon temps sur en 2020 dire qu'elle était absurde et qu'il fait Ah oui mais lui il s'est accroché.

Allez-y Henry puis j'écoute voté en plus donc pardon. Donc voilà ben non elle a pas été votée aucun moment adopté elle a pas été votée. On a utilisé le 471 qui était en l'accrochant en accrochant la forme de retraite à un texte financier.

Ce que personne n'avait jamais songé à faire ni la droite ni la gauche ni le personne. Voilà. Donc faut faut quand même voir comment elle est passée et ça contre contre elle est passée ou pas monsieur G ?

Moi je comprends pas une où une loi est passée où elle est pas passée. Le même gouvernement vous dit c'était important maintenant il vous dit à la poubelle. Vous avez remarqué que il y a il y a une nouvelle assemblée.

Ah bah oui mais alors il y a c'est pas un nouveau président. Mais ça fait rien une nouvelle assemblée. Mais c'est son camp qui qui jette ça aux orties.

C'est quand même insensé. ça mais le fait que ça soit son camp son camp et puisquil veut rester au pouvoir son camp il est confronté il est confronté à la réalité de l'assemblée voilà et à la réalité de l'opinion voilà donc mais oui mais ça c'est la démocratie moi je on peut changer c'était une démocraés non mais la démocratie elle est représentative mais elle représente l'opinion qui est derrière derrière les partis voilà et quand l'opinion est dans l'état où elle est aujourd'hui parce que la société est dans l'état où elle est c'està-dire que tout se radicalise les partis sont prisonniers de leur opinion voilà et le PS qui dirige le pays alors Alors, qu'est-ce que ça vous inspire ? Le PS qui dirige le pays de fête puisque ils ont Non, mais ils ont réclamé ça.

Monsieur Valot a réclamé encore une chose, une chose, une chose et la liste va s'allonger. Ça c'est de la faute des trois premiers ministres qui viennent de se succéder à Mainon, c'est que il fallait commencer par dire ce qu'on voulait, comment à l'opinion, avant même de constituer le gouvernement. La seule possibilité de gouverner convenablement euh pendant cette période où on peut pas gouverner comme dans les autres périodes, c'est comme ça hein, c'est les Français ont envoyé euh cette assemblée euh au palais Bourbon, bah il faut faire avec.

Alors après, les partis ont eu tous leur leur leur stratégie. On a vu le bloc central essayer de sauver comme à la fin de la 4e République euh les places et les sièges. On a vu le président essayer d'éviter qu'il y a un premier ministre de gauche pour commencer.

Bon, on a tout fait. Bon, ils sont là, ils sont tenus par l'état de l'assemblée et l'état de l'opinion. Voilà, on est dans une moi si on veut passer au consulat, je veux bien, mais si vous avez Napoléon ou de Gold sous la main, pourquoi pas ?

Mais mais voilà, on n' pas on n' pas donc c'est pas celui-là, c'est la démocratie parlementaire parce que la 5e est une est une est une constitution parlementaire. Quand il y a pas la majorité présidentielle au parlement et bien elle redevient pleinement. Alors, néanmoins Higho, cette réforme des retraites, on a bien compris qu'elle a été jetée aux ortiers aujourd'hui par le nouveau premier ministre.

Écoutez ce qu'on disait Emmanuel Macron. En avril 2023, il ventait cette réforme des retraites. Qu'est-ce que c'est ?

C'est un choix de la nation que j'assume totalement qui est de dire on peut pas dépenser davantage compte tenu notre démographie et dire on va dépenser de plus en plus pour la retraite. On doit stabiliser ce qu'on dépense. Si on stabilise comme on est une population qui vieillit, qu'on a pas envie de baisser les pensions, qu'on a pas envie d'enlever du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent.

On fait un choix qui est de travailler un peu plus longtemps et qui me semble juste compte tenu de l'espérance de vie qu'on gagne. Mais on le fait pour réinvestir chez les plus jeunes. On investit parce que on fait ce choix assumé.

Voilà. Tout ça est jeté aux orill. Je suis le seul antimacronien à sur ce plateau parce que là je suis en désaccord.

Voilà. Tu sais pourquoi je combat monsieur Macron ? Parce qu'il dit tout et son contraire.

C'est ça. Parce que tout ce qu'il dit est faux. Tout ce qui dit est franchement quoi.

Non mais tout ce qui dit est faux. Ça ça on peut pas raisonner comme ça. Voilà.

Moi, je me suis battu, je me suis battu contre ça toute ma vie. Voilà. Je n'ai pas voté monsieur Macron, je n'ai pas appelé à voter pour lui, ni en 2017, ni en cause de son discours et à cause de ce qu'il fait depuis.

À cause de ce qu'il fait depuis, c'est-à-dire cette espèce de on appeler ça la pensée unique, la pensée comptable. Je me suis battu avec un tas de gens euh voilà mais avec Pascois, avec et même avec Sarkozy qui a qui qui en fait n'est pas tombé dans ce dans ce piège. Voilà.

Sinon, non, pas que grâce à moi, mais en tout cas en tout cas non, je me suis battu avec eux, je pas pas contre eux mais mais c'est c'est tout ça qui nous a amené à la situation dans laquelle nous sommes. Car le problème des retraites comme le problème du déficit de de l'État, c'est d'abord le problème de notre économie. C'est parce qu'on a pas de politique économique, parce qu'on a pas de politique sociale et aujourd'hui on est en face d'une d'une situation économique assez assez dramatique avec un retard d'investissement terrible, un retard de pouvoir d'achat qui est considérable.

Bon euh or les les cotisations, vous savez, ça se prend sur le ça se prend sur le travail. Voilà. Allez, on continue un tout petit mot sur les retraites, après on avance parce qu'il y a le dossier LR et euh Lit et le RN et la position du R.

Le problème, c'est qu'on en a fait la façon dont on s'y est pris, en fait une victoire du Parti socialiste. Et ben il faut vraiment être débile, pardon, pour en arriver là. Pour en arriver là, non, il faut être débile pour en arriver à la situation dans laquelle ça devient une victoire du parti socialiste, une victoire de la gauche et qu'on peut dire c'est tout à fait défendable comme position en tout cas c'est ce qu'on voit qu'on peut dire ça y est c'est un gouvernement de gauche qui fait une politique de gauche c'est ce qu'a dit Bruno Rota ah de temps en temps ça me ferait du bien c'est règlement de compte à OK coral que c'est pas un règlement de compte moi je viens pardon moi je moi je suis rentré dans une famille qui s'appelait la famille la famille dans la famille on traitait de la même façon l'autorité la nation et le social dans la famille de la ce qu'on appelle la droite aujourd'hui le social il a complètement disparu la question sociale elle est explosive aujourd'hui.

Explosive voilà c'est c'est moi, c'est ma famille qui a fait la sécurité sociale qui a fait l'assurance maladie et cetera. Donc c'est ma famille politique. Voilà, c'est je reprendrai une expression d'une belle expression de Charles Pasquis, homme de gauche bien connu très très qui adhéré au paris.

Non mais il disait savez si être de droite c'est être pour l'autorité alors je suis de droite. Si être de gauche c'est être pour la justice sociale alors je suis de gauche. Charles Pasquis.

Voilà Charles Pasqua hein. Pas pas pas encore une fois. Bon ça c'est ma famille politique mais pas celle-là.

Donc c'est pas celle d'aujourd'hui. Vous voyez pas, il y a ils ont osé dire quand même que le le Rassemblement national était de gauche parce qu'il avait pas voté la réforme des retraites. Mais enfin, est-ce qu'on a quelque chose ?

Il y en a il y a même quelqu'un qui a dit l'ADN la la réforme de c'est l'ADN de la droite. C'est plus c'est plus que ça. Voilà.

C'est la seule chose qui qui dans dans le c'est le dernier totem. Yeah.