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InterviewRadio France (sur Site radio)· 26 juin 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsTravail & emploiÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Le maire de Bergerac accuse son prédécesseur d'avoir mal géré les finances de la Ville

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    En un mot, vous la qualifiez comment ?

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Vous dites que votre prédécesseur a été un mauvais gestionnaire qui l'a dépensé sans compter.

  • 1:10RelanceRéponse partielle

    Alors Jonathan Priolo, l'ex-maire, répond que vous êtes alarmiste, qu'il y a déjà plus de la moitié de ces 3 millions d'euros qui est attendu en subvention.

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Ces investissements, ces projets qui ont été faits lors du dernier mandat, c'est ce que dit Jonathan Priolod, les demandes des habitants, ça a eu un effet sur la qualité de vie des bergeracois ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Rénover les trottoirs, c'était une de vos promesses de campagne. Vous allez pouvoir le faire quand même ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Et vous allez renoncer à quoi comme projet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « De grave et extrêmement tendu financièrement au quotidien. »
  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « Quand vous aviez un niveau d'investissement moyen qui était déjà très élevé année après année, c'est-à-dire entre 9 et 10 millions d'euros, alors que l'investissement moyen à Bergerac était de 5 à 6 millions. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « que brutalement vous passez comme par hasard fin 2024 et début 2025 à 15 millions d'investissement, peut-être parce que les élections approchaient, mais que vous n'avez pas les moyens financiers pour tenir cet engagement »
  • 0:58Invité politiqueChiffre
    « vous vous retrouvez lorsqu'on clôture les comptes de l'année 2025 avec un déficit d'investissement de 5 millions d'euros et un déficit global sur le budget de 3 millions. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « Et il vous reste 6 mois aujourd'hui pour boucler ce déficit de 3 millions. »
  • 1:22Invité politiqueChiffre
    « Mais alors quand on regarde la ligne de trésorerie de la mairie, c'est-à-dire ce qu'on a en poche en réalité, et que vous avez une ligne de trésorerie qui nous garantit à peine 2 ou 3 jours d'avance, que vous avez une trésorerie qui est négative à hauteur de moins de 3 millions d'euros »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « Une halle à 4 millions d'euros où aujourd'hui on a des températures à 40 degrés où personne ne peut aller. »
  • 1:59Invité politiqueChiffre
    « Ce sont des dépenses de prestige, un centre de la photo à 2 millions d'euros, alors qu'effectivement on a à peine 2000 personnes qui vont le voir. »
  • 2:10Invité politiqueChiffre
    « Ce maire a investi plus de 60 millions d'euros à l'échelle de son mandat et zéro euro pour rénover les trottoirs. »
  • 2:28Invité politiquePromesse
    « dans les choix budgétaires, cette année, nous allons mobiliser les 500 000 euros que nous avions promis dès la première année et on va sacrifier cet emploi. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Renoncer à quoi ? Très concrètement, le vestiaire du barrage. »
  • 2:49Invité politiqueChiffre
    « Vous avez un vestiaire de 300 mètres carrés qui coûte à la commune 1 million d'euros. C'est-à-dire que vous avez presque 3 000 euros du mètre carré pour cette construction. »
  • 4:00Invité politiqueChiffre
    « Mais grâce à ce choix budgétaire, on a économisé 50 000 euros et on propose 61 animations différentes cet été à Bergerac. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « au moment où on vous parle, sur 12 écoles à Bergerac, 11 sont fermées l'après-midi parce que nous n'avons pas un refuge climatique. »
  • 4:42Invité politiquePromesse
    « L'objectif, c'est que dans les deux ans, j'ai un refuge climatique par école de façon à ce que je n'ai aucune rupture d'activité. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « D'abord, c'est totalement diffamatoire. Je n'ai pas traité le canon français de nazi, donc ça, on peut vérifier. »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « Pour moi, le canon français donne une mauvaise image de l'appellation Pécharment et donne une mauvaise image de notre terroir. »

Temps de parole

  • Fabien Ruet78 %
  • Présentateur22 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le maire socialiste de Bergerac dit que l'ex-maire de droite a trop dépensé. Il annonce des choix budgétaires rigoureux. Fabien Ruet est l'invité d'ici Périgord pour répondre à vos questions. Louis de Bergevin. Bonjour Fabien Ruet. Bonjour. Hier vous avez donc fait le point sur la situation financière de la ville. En un mot, vous la qualifiez comment ?

0:16
Fabien Ruet

De grave et extrêmement tendu financièrement au quotidien. C'est le résumé de ce qu'on doit faire et la situation à laquelle nous sommes confrontés.

0:26
Présentateur

Vous dites que votre prédécesseur a été un mauvais gestionnaire qui l'a dépensé sans compter.

0:29
Fabien Ruet

Vous savez, on hérite d'un passif toujours et on ne va pas faire la campagne électorale qui est terminée en permanence.

Mais quand vous aviez un niveau d'investissement moyen qui était déjà très élevé année après année, c'est-à-dire entre 9 et 10 millions d'euros, alors que l'investissement moyen à Bergerac était de 5 à 6 millions, que brutalement vous passez comme par hasard fin 2024 et début 2025 à 15 millions d'investissement, peut-être parce que les élections approchaient, mais que vous n'avez pas les moyens financiers pour tenir cet engagement, vous vous retrouvez lorsqu'on clôture les comptes de l'année 2025 avec un déficit d'investissement de 5 millions d'euros et un déficit global sur le budget de 3 millions. Et il vous reste 6 mois aujourd'hui pour boucler ce déficit de 3 millions.

1:10
Présentateur

Alors Jonathan Priolo, l'ex-maire, répond que vous êtes alarmiste, qu'il y a déjà par exemple plus de la moitié de ces 3 millions d'euros qui est attendu en subvention. Il dit que vous exagérez en fait.

1:20
Fabien Ruet

Il dit que j'exagère, c'est vrai. Mais alors quand on regarde la ligne de trésorerie de la mairie, c'est-à-dire ce qu'on a en poche en réalité, et que vous avez une ligne de trésorerie qui nous garantit à peine 2 ou 3 jours d'avance, que vous avez une trésorerie qui est négative à hauteur de moins de 3 millions d'euros, ben non je ne suis pas alarmiste effectivement, je serai une entreprise, je serai à la limite de la cessation de paiement. Et c'est aujourd'hui la réalité quotidienne de la ville de Bergerac à laquelle je suis confronté.

1:42
Présentateur

Ces investissements, ces projets qui ont été faits lors du dernier mandat, c'est ce que dit Jonathan Priolod, les demandes des habitants, ça a eu un effet sur la qualité de vie des bergeracois ?

1:51
Fabien Ruet

Ah oui, ça on peut vraiment dire que ça a amélioré la qualité de vie des habitants. Une halle à 4 millions d'euros où aujourd'hui on a des températures à 40 degrés où personne ne peut aller. Ce sont des dépenses de prestige, un centre de la photo à 2 millions d'euros, alors qu'effectivement on a à peine 2000 personnes qui vont le voir. Ce sont des dépenses qui étaient totalement déconnectées des réalités quotidiennes des bergeracois. Ce maire a investi plus de 60 millions d'euros à l'échelle de son mandat et zéro euro pour rénover les trottoirs. Voilà les choix politiques qui ont été faits.

2:19
Présentateur

Alors justement, rénover les trottoirs, c'était une de vos promesses de campagne. Vous allez pouvoir le faire quand même ?

2:26
Fabien Ruet

Oui, faire de la politique c'est faire des choix. Et dans les choix budgétaires, cette année, nous allons mobiliser les 500 000 euros que nous avions promis dès la première année et on va sacrifier cet emploi.

2:35
Présentateur

Et vous allez renoncer à quoi comme projet ?

2:37
Fabien Ruet

Renoncer à quoi ? Très concrètement, le vestiaire du barrage. Il se trouve qu'à Bergerac, on a eu une frénésie de construction de vestiaires neufs, dont le dernier en date, vestiaire de Picayou, là où on va accueillir le Tour de France. Vous avez un vestiaire de 300 mètres carrés qui coûte à la commune 1 million d'euros. C'est-à-dire que vous avez presque 3 000 euros du mètre carré pour cette construction. Donc on parle de vestiaire, c'est-à-dire que c'est plus cher qu'une villa californienne. Il y a d'autres projets auquel vous avez renoncé ? Et là, il y avait encore un projet pour des nouveaux vestiaires sur le même modèle à 1 million 200 000 euros.

Enfin, vous faites le tour des communes limitrophes, ça fait hurler de rire tout le monde, de dire mais comment une commune comme Bergerac peut dépenser des sommes aussi importantes ? Rendez-vous compte, le vestiaire de Picayou dont je parle, il y avait 160 000 euros de tuyauterie et de robinetterie. Enfin, à un moment donné, c'est plus des vestiaires, c'est une villa californienne.

3:21
Présentateur

Vous dénoncez ces choix de votre prédécesseur, vous annoncez que vous allez faire des choix budgétaires rigoureux. Ce n'est pas vraiment un discours de gauche, ça ?

3:28
Fabien Ruet

C'est un discours réaliste, il faut arrêter d'accuser la gauche d'être totalement irréaliste ou dispendieuse. Enfin, moi, vous savez, je ne suis pas comptable de formation, mais je sais compter. C'est-à-dire que je regarde ce que j'ai dans mon portefeuille et je ne dépense pas plus. Et aujourd'hui, effectivement, on a des dépenses limitées. Alors, on a beaucoup caricaturé les choix que nous avions faits pour les concerts sur le port, etc., qui étaient des grands concerts, il y en avait quatre, on parle de quatre concerts. Ces quatre concerts ont été annulés, je précise que les artistes ont été rétribués, parce que ça, c'était une condition indispensable.

Mais grâce à ce choix budgétaire, on a économisé 50 000 euros et on propose 61 animations différentes cet été à Bergerac. Donc, on dépense différemment, on rapproche les animations des quartiers et on fait en sorte de dépenser l'argent qu'on a et pas celui qu'on n'a pas.

4:16
Présentateur

Fabien Rue, avec la canicule, on voit que les villes ne sont pas adaptées. Est-ce que vous allez investir, notamment pour rafraîchir certains lieux ?

4:24
Fabien Ruet

Écoutez, oui, on ne va pas tortiller, il faut effectivement investir. Concrètement, comment ? Aujourd'hui, vous savez, au moment où on vous parle, sur 12 écoles à Bergerac, 11 sont fermées l'après-midi parce que nous n'avons pas un refuge climatique. L'objectif, c'est que dans les deux ans, j'ai un refuge climatique par école de façon à ce que je n'ai aucune rupture d'activité.

4:44
Présentateur

Donc, un refuge climatique, c'est-à-dire une salle de classe climatisée ?

4:46
Fabien Ruet

C'est une grande salle, plutôt les réfectoires, qui sont soit climatisés, soit isolés et protégés, qui garantissent une température de 25 à 26 degrés maximum et qui nous permettent effectivement d'accueillir les enfants en accueil de loisirs sans hébergement, par exemple, l'après-midi, mais où on est sûr que les parents ne seront pas confrontés aux fermetures d'école, etc.

5:05
Présentateur

Autre sujet à Bergerac, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours, le canon français, qui ne fera donc pas son banquet des 80 ans du pêchement dans votre commune, ils vont à Périgueux, finalement. Les organisateurs disent qu'ils partent parce que vous les avez traités de nazis. Vous pensez quoi de ces propos ?

5:19
Fabien Ruet

D'abord, c'est totalement diffamatoire. Je n'ai pas traité le canon français de nazi, donc ça, on peut vérifier. Non, c'est symptomatique de personnes qui ont besoin de boucs émissaires. Effectivement, quand on vante les mérites du cochon à table,

5:33
Présentateur

c'est qu'on a des populations qu'on ne veut pas. opposées au canon français, à la tenue de ce banquet.

5:38
Fabien Ruet

Je n'étais pas favorable à leur venue. Pour moi, le canon français donne une mauvaise image de l'appellation Pécharment et donne une mauvaise image de notre terroir. Nous, nous sommes sur un terroir qui est ouvert. Le bergeracois est une terre d'accueil, de partage, de convivialité, et le canon français n'est pas dans le partage, il est dans la ségrégation. Bon, donc pour moi, ils n'étaient pas les bienvenus. La seule différence, c'est qu'à Bergerac, ils avaient choisi une salle privée, une salle confiée à un exploitant privé.

D'ailleurs, on aurait pu considérer que cet exploitant, qui gère la salle L'Étincelle pour le compte de l'agglomération, aurait pu être un peu regardant par rapport au choix des personnes qu'il reçoit. Et je dis ça aussi par rapport à habitants, parce que là, il y a des dérapages. Et donc, à Bergerac, la ville n'avait pas son moyen.

6:19
Présentateur

Le bergeracois, c'est une salle municipale, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous parlez de diffamation de la part des organisateurs du canon français.

6:28
Fabien Ruet

Oui, ça, je regarde avec notre cabinet d'avocats, etc., s'il y a moyen de poursuivre ou pas, parce qu'à un moment donné, on ne peut pas dire n'importe quoi. Le canon français, il a besoin de quoi ? Il n'a pas besoin de convivialité. En réalité, il a besoin de faire de l'argent. Et donc, à Bergerac, 1000 places, ça ne leur suffisait pas, il fallait faire plus. On choisit Périgueux, et on voit bien que le rapport au terroir bergeracois, il n'a plus aucun lien. Donc, vous réfléchissez à déposer plainte ? C'est possible, oui, effectivement. Mais en même temps, je n'ai tellement pas envie de donner de la lumière à ces gens-là, que franchement, on va regarder ça avec prudence.

La seule précision que je voudrais dire, et un peu en guise d'ironie, c'est que j'ai trop le sens de l'histoire pour comparer le canon français au nazi. On peut être nostalgique du maréchal Pétain, en l'occurrence. avoir la nostalgie de la terre qui ne ment pas. Mais ça, ce n'est pas être nazi, en l'occurrence. Mais c'est aussi un choix historiquement connoté.

7:21
Présentateur

Eh bien, merci beaucoup, Fabien Rouet. Donc, vous êtes le maire socialiste de Bergerac. Merci d'être venu sur l'antenne d'ici, Périgors. Merci à vous. Interview à retrouver avec toute l'actualité près de chez vous sur ici.fr.