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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 18 décembre 2025 90 min

🔴 La ministre de la transition écologique sur le bilan de la COP30

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

conférence des Nations- Unies sur les changements climatiques. Je vous remercie madame la ministre d'être venue procéder avec nous à ce bilan en cette fin d'année chargée. La COP 30 s'est déroulée dans un contexte particulier 10 ans après l'accord de Paris.

En 2015, 195 pays adoptaient par consensus l'objectif de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dès que possible afin de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°gr par rapport à la température de l'air préindustrielle. En 2024, la température moyenne à la surface de la Terre a franchi pour la première fois le seuil de + 1,5° par rapport à l'air pré-industriel. Selon l'Organisation météorologique mondiale, la concentration moyenne de CO2 a enregistré en 2024 sa plus forte hausse depuis le début des mesures modernes en 1957.

La remise en cause la remise en cause de la science du climat progresse et les coûts de butoir contre le multilatéralisme s'accumulent. Absence de signal nouveaux et explicites pour une sortie progressive des énergies fossiles. Contribution insuffisante des différents pays à la réduction des émissions.

Reproche de nombreux pays à l'Union européenne contre le manque d'engagement financier concret. Multiplication de coalitions floues de pays volontaires. Pour beaucoup d'observateurs, la COP 30 est décevante.

Vous avez vous-même qualifier le résultat d'accord sans ambition. Quelles conséquences en tiré ? Dans quelle mesure notre pays doit-il s'adapter à la diplomatie climatique ?

Son positionnement à Bruxelles et son action avec les autres membres de l'Union européenne ? Quel canneau pourrait palier aux limites atteintes par les COPES ? La commission du développement durable examinait ce matin les conclusions d'une mission d'information sur le contrôle des produits importés.

Le document final de la conférence exprime les réticences de pays en développement face à des mesures de lutte contre le changement climatique tel que le mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières qui porterait atteinte à la liberté du commerce. À quelle révision dans notre approche des questions commerciales la teneur des échanges pendant la COP conduit-elle le gouvernement pour limiter les effet de la concurrence des loyal en matière environnementale ? Enfin, vous venez de présenter la SNBC3, la stratégie nationale bas carbone.

En quoi prend-elle en compte les conséquences du manque de consensus international ? En fin de compte, comment allez-vous de l'avant malgré tout ? Nous devons clore la réunion à 16h30 et je laisse donc la parole au président Bruno Fox.

Merci beaucoup madame la présidente, madame la ministre, chers collègues, quelques mots très rapides puisque ma collègue vient de dresser le panorama et le contexte dans lequel se déroule cette audition. D'abord, je voulais me réjouir euh de du fait que nous faisons quand les sujets sont transverses des auditions ou un travail à deux commissions, ça peut être trois. Et moi, je m' vertu toujours à élargir au maximum la capacité de travail et de faire travailler les commissions ensemble.

Donc merci d'avoir organisé ou accepté cette configuration. Euh savoir également que les parlementaires suivent de de très près les négociations multilatérales quel qu'elles soit. Euh le rendez-vous qui s'est déroulé à Bem du 10 au 21 novembre revêtait une importance particulière 10 ans après l'accord de Paris euh conclu lors de la COP 21 et qui a engagé la communauté internationale à contenir le réchauffement climatique bien enin des 2 degrés se déroulant au cœur du poumon climatique que représente l'Amazonnie. la COP 30 poursuivait des enjeux à la fois multiples et considérables.

Accélérer la mise en œuvre des engagements de de l'accord de Paris notamment à travers la soumission de nouvelles contributions nationales à l'horizon 2035 pour limiter le réchauffement contribu à la justice climatique la protection des forêts tropicales transition énergétique juste et l'adaptation des pays vulnérables. Enfin augmenter les flux financiers destinés à la lutte contre le réchauffement climatique. vous avez qualifié cet accord d'accord sans ambition.

C'est c'est ce que vous avez dit parmi certainement les différentes façons de de le qualifier. Vous avez dit ça me semble-t-il. Et puis étant donné que vous avez suivi de très près ces négociations pour le compte de la France, connaître le bilan plus détaillé que cette affirmation qu'on a pu lire dans la presse.

Et puis de manière plus générale, neon pas considérer désormais que la raison d'être de ces copes a évolué en passant de la négociation d'accord au suivi et la mise en œuvre des engagements déjà déjà pris. Et puis un mot peut-être ça le temps sinon on vous réinterrogera durant le le débat sur le rôle des parlementaires. Aujourd'hui, ils sont plutôt spectateur avertis mais il me semble dans une logique de diplomatie parlementaire que les parlementaires et à travers eux bien sûr l'implication des populations et donc l'acceptation et l'appropriation et l'engagement des populations serait certainement une étape nouvelle à franchir.

Voilà, je vous laisse la parole bien évidemment pour un un temps qui a dû être précisé mais dont seul vous avez la maîtrise. Madame la présidente, chère Sandrine, monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, d'abord, je vous remercie vraiment pour cette invitation et je suis justement très heureuse de pouvoir m'exprimer euh devant vous euh sur cette COP 30 qui s'est tenue effectivement il y a un un peu moins d'un mois. Euh vous connaissez tous les conditions difficiles dans lesquelles elle s'est déroulée et en réalité, j'irai plus loin que un accord sans ambition, nous sommes très déçus du résultat global de cette conférence des parties.

Cette conférence était annoncée 10 ans après l'accord de Paris comme un grand rendez-vous. Vendredi dernier, nous avons d'ailleurs célébré ces 10 ans de l'accord de Paris qui nous a permis de montrer d'ailleurs que cet accord avait du sens. C'est-à-dire, on peut être critique de toutes les copes, mais l'accord de Paris euh c'est quelque chose qui a cranté énormément de changements dans nos vies.

Il y a 10 ans, la voiture électrique, les panneaux solaires n'existait pas franchement et ces changements n'auraient pas été possible justement sans un accord aussi global que celui-ci. et les négociations qui l'ont précédé et succédé. Mais cet cet anniversaire, ça a été aussi l'occasion de rappeler l'importance de préserver l'ambition de cet accord.

Comme vous l'avez rappelé avant euh l'accord de Paris, on se dirigeait tout droit vers un réchauffement de 4 degrés voire plus. Et c'est vrai qu'aujourd'hui toutes les prévisions nous disent qu'on est plutôt entre 23 et 25. ce n'est toujours pas suffisant mais c'est quand même mieux que ce sur quoi nous étions.

Et c'est dans cet esprit constructif d'aller encore plus loin que nous nous sommes rendus à Bem et nous nous y sommes rendus avec le reste des Européens après avoir adopté au niveau européen un accord très ambitieux puisque cet accord nous amène euh à 2040 avec un objectif de réduction de gaz à effet de serre de moins de 90 %. Et donc nous pensions euh venir aussi euh avec dans notre corbeille notre part d'efforts. Cet accord européen, il tient aussi compte de la réalité de la répartition des émissions.

Aujourd'hui, l'Union européenne c'est moins de 6 % des émissions mondiales. Et clairement ce que nous savons aussi c'est que même si nous amenions ces émissions à zéro, ça ne changerait pas grand-chose à l'ampleur de la question climatique à travers le monde. C'est pour cela d'ailleurs que dans cet accord de 90 %, nous avons réservé 5 % à ce que nous avons appelé des crédits carbones internationaux.

Alors, ce n'est pas à l'encontre de ce que certains ont voulu dire le fait qu'on avait pas envie de faire le travail chez nous et qu'on en était pas capable. C'était une volonté assumée de dire clairement il faut qu'on aide un certain nombre de pays à transitionner et au travers de ces crédits carbone que nous pouvions émettre en faisant des projets vertueux, cela nous permettait d'aider les pays les plus vulnérables, soit à s'adapter au changement climatique, soit eux aussi à décarboner. Troisièmement, l'accord européen, il contient et je tiens à le souligner, plusieurs avancées pour protéger notre industrie et en particulier, nous avons obtenu une réforme du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières qui a été vivement condamné à à Bem et je dois vous dire dont je suis fière.

Je veux dire, on ne peut pas dire à nos entreprises, vous allez payer 30 € la tonne de carbone lorsque vous la produisez en France et dire au produits importés qui arrivent chez nous, vous la tonne de carbone, elle est gratuite et le MACF, il est fait un peu pour lisser la la compétition qui peut exister entre des entreprises qui payent le carbone et des entreprises qui ne le payent pas. Et donc nous sommes arrivés fort de cet accord européen avec des priorité assez clair à Bem et clairement le texte qui a été adopté à Bem n'est pas à la hauteur des enjeux. Euh sur l'atténuation euh nous n'avons obtenu aucune avancée sur la sortie des énergies fossiles.

Rien. Et lorsqu'on sait que l'objectif de 1,5°gr s'éloigne de plus en plus de d'augmentation de température, ne rien à voir sur les énergies fossiles, c'est un peu problématique. Par ailleurs, à la date d'aujourd'hui, 76 pays n'ont toujours pas soumis leur plan de réduction des émissions, qui est pourtant une des rares obligations qui est liée à la convention sur les changements climatiques et l'accord de Paris.

On doit rendre tous les 5 ans cette contribution. Je pense en particulier dans les pays qui n'ont pas rendu, je pense à l'Inde 3e émetteur mondial et à l'Arabie Saoudite. Et donc clairement ce manquement aussi dans la remise de ces contributions nationales, elle érode la crédibilité du système et elle érode la confiance entre les partis.

Enfin, comme d'habitude parce que ces conférences des parties sont devenues pour l'essentiel des conférences de financement, on a parlé d'argent et là aussi nous avons accepté l'année dernière à Bakou de dire que nous allions tripler collectivement nos financements en climat. Donc on de les passer de 100 milliards par an à 300 milliards par an. Nous l'avons accepté.

Cette année, la demande elle portait sur les financements de l'adaptation et nous avons accepté à l'intérieur de ces 300 milliards de tripler les financements liés aux questions d'adaptation. Et en contrepartie très clairement, il ne s'est rien passé de positif sur les attentes que nous avions comme je vous l'ai dit sur les énergies fossiles mais par exemple aussi sur la déforestation. On était quand même en plein cœur de l'Amazonnie.

Rien. Et donc il nous faut tirer quelques leçons pour l'avenir. D'autant que cette conférence des partis décevantes, elle fait suite à toute une autre série de réunions internationales sur les questions d'environnement aussi décevantes les unes que les autres.

Plastique, on est nulle part. La conférence des parties sur la biodiversité, elle patine un petit peu. Le les trois précédentes conférences des parties climat, ça a pas été non plus quelque chose d'extraordinaire.

La dernière vraiment bien c'était à Dubaï et depuis plus rien. Et quand on sait que les prochaines conférence de partie de la convention de climat vont se tenir successivement en Turquie, en Éthiopie et en Inde, je crains le pire. Alors, les leçons, je crois que la première, c'est que tant que l'Union européenne sera prête à accepter un texte qui est contraire à ses priorités, au pretexte de sauver le multilatéralisme, parce que c'est pour ça que nous n'avons pas crié plus que ça, et bien je pense qu'elle continuera à être perçue comme faible et elle ne sera pas écoutée.

Et donc il faut que l'Europe affirme ses lignes rouges et se prépare à refuser un accord à une COPE. Ce n'est pas quelque chose de dégradant, mais ce n'est pas possible d'imaginer que nous soyons constamment en fait la partie du monde dont la vie ne compte pas. Je peux vous dire qu'à Bem, j'ai participé à des réunions où nous avons été clairement humiliés.

Nous ne comptons plus et ça il faut aussi l'assumer. Et nous ne comptons plus parce que nous avons des objectifs en dehors des objets de la COP qui sont des objectifs un peu géostratégiques. En gros euh il faut sauver le multilatéralisme.

Euh il faut euh faire attention à un certain nombre d'équilibres nord-sud est-ouest et compagnie. qui fait que de toutes les façons à la fin on dit toujours oui. Donc première chose, la deuxième leçon, c'est qu'il faut repenser en profondeur nos alliances.

Alors euh on pensait en arrivant qu'on aurait disons au moins un bloc de pays développés. Enfin ce qu'on appelait des pays développé je pense en plus de l'Europe les Américains n'étant plus là au Canada à la Grande-Bretagne et compagnie. Le Canada dès le premier jour s'est aligné sur une position profossile.

Donc c'était fini. Il y a déjà plus de Canada. Quant aux anglais, au bout d'une semaine, ils nous ont bien dit que très bien, ils considérait que cette cope n'aurait pas de résultat mais qu'ils avaient pas envie de se fâcher et que donc ils signeraient.

Et nous nous sommes retrouvés plutôt isolés dans toute cette négociation. Et euh je dois vous dire que quand même j'ai eu un certain nombre de sujet d'étonnement. Il y avait un texte très fortement poussé par les organisations non gouvernementales sur ce qu'on appelle la transition juste et donc c'était une demande des des organisations non gouvernementales sur lesquelles nous avions quelques réserves au niveau européen non pas sur le fond mais sur la façon dont le texte devait être mis en discussion.

Et bien vous savez qui a été le grand appui des ONG pour être sûr que ce texte soit au centre des discussions ? L'Arabie Saoudite. Moi, j'ai appris que l'Arabie Saoudite ce jour-là était le pays le plus proche des syndicats soi-disant et des droits des travailleurs.

Ça a été le pays qui a poussé le plus. Mais en fait, la raison pour laquelle ça avait été poussé par un certain nombre de bricks, c'était pour justement empêcher le temps et la discussion sur les sujets qui importaient au fond pour nous qui étaient ces questions de sortie de fossil et autres. Et donc on a eu affaire à plein d'événements de ce type.

Le mécanisme d'ajustement aux frontière a été présenté comme l'horreur intégrale et par qui ? Par des pays qui ne peront jamais un centime au titre du MACF. Mais c'est monté comme l'horreur, le protectionnisme européen.

Et je vous assure que les pays qui sont venus me voir et qui ont vu d'autres Européens pour en parler ne payeront jamais. N'ont pas d'industrie capable euh de payer quoi que ce soit sur le MACF. Et donc beaucoup de pays ont été instrumentalisés et et ça on l'a pas vu venir.

Il faut être honnête. Peut-être qu'il y a eu un défaut de notre part de vigilance, mais on n'a pas vu venir cette organisation. Et donc voilà où nous nous retrouvons tout en alors sur la question des ressources financières, nous avons finalement accepté la demande qui nous a été faite parce que on ne voulait pas antagoniser beaucoup plus un certain nombre de pays vulnérables, mais nous on est de la position que maintenant d'autres pays que nous devraient participer au financement.

On a toujours dit que il fallait payer suivant les moyens qui sont ceux d'un certain nombre de pays, mais aussi en fonction des émissions cumulé historique. Aujourd'hui, par exemple, un pays comme la Chine a maintenant dépassé l'Union européenne en terme d'émission cumulé. l'Inde s'en rapproche.

Pourtant, ces pays ne participent pas à la finance climat du tout. Et donc il y a aussi des questions d'équité financière qui vont commencer à se poser de façon importante. En même temps, bien évidemment, et ben il nous faut quand même continuer à poursuivre des des actions qui sont déjà déployées et c'est pour ça que nous avons été très actifs au sein de ce qu'on a appelé là-bas l'agenda de l'action sur la réduction des émissions de méthane, sur la promotion de marché de carbone exigeant.

Et nous devons aussi continuer à affirmer notre soutien à la science. Et c'est ce que nous avons fait en accueillant à Paris au mois de décembre la première réunion de l'ensemble des scientifiques du GC parce que aujourd'hui toute cette partie science est complètement attaquée. Et là, je vais m'en arrêter à cela en présentation des conclusions de Bem.

Et je voudrais vous dire aussi que c'est cette présentation que je vous ai faite, j'étais hier à Bruxelles en Conseil européen et qu'en réalité c'est un peu un constat général de l'ensemble des ministres européens que j'ai un petit peu résumé devant vous. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la ministre.

On va donner la parole maintenant au porte-parole des groupes en commençant par le rassemblement national et monsieur Guillaume Bigot sur 2 minutes 30 maximum. Entendu. Merci monsieur le président, chers collègues, madame la ministre, vous l'avez reconnu dans les échos mais aussi devant nous.

L'accord de la COP 30 n'a repris, je cite, aucune de nos exigences. Cet essai français et européen signe, je pense, l'inconséquence européenne après avoir tout fait au cours des dernières décennies pour favoriser les délocalisations. Bruxelles pleure aujourd'hui sur le réchauffement climatique.

On peut aussi souligner la faillite du Green Deal parce que de l'aveu même du commissaire en charge de l'écologie, il me l'a dit en audition, le Green Deal n'a aucun effet sur les émissions mondiales de CO2. Au contraire, il les augmente. Et le Green Deal devait servir, m'a-il dit, à montrer l'exemple.

Alors, on le voit à Bem, quel exemple. Les États-Unis continuent de forêt. La Chine et l'Inde ouvrent des centrales à charbon.

Et pourtant, vous persistez dans les aberrations du Green Deal. Votre stratégie nationale bas carbone me semble n'être qu'un plan de décroissance déguisé. Disons-le clairement, la baisse de 20 % de nos émissions de CO2 depuis 1990 ne reflète pas le succès de votre transition énergétique ou de notre transition énergétique mais de notre désindustrialisation.

Mieux la désindustrialisation n'est pas un effet secondaire du Green Deal, c'est son objectif. Bruxelles l'avoue à travers le fond de transition juste. Ce fond doté d'un milliard d'euros pour la France financera je cite la reconversion des secteurs en déclin.

La Commission européenne finance donc la fermeture des bassins industriels. C'est une politique de désindustrialisation planifiée, assumée, budgétisée, mal maquillé par des champs d'éoliennes made in China, par des cargos de voitures électriques produites au charbon et par des ateliers ou des bobos reprises des chaussettes. Ajoutons que les règles du Green Deal que vous approuvez imposent à la France, déjà exemplaire, un fardeau totalement inique.

Un français devra se limiter à 3,6 tonnes de CO2 lorsqu'un allemand en émettra plus du double. À cela s'ajoute le scandale du marché européen l'électricité qui augmente, vous le savez artificiellement, nos montant de nos factures. Madame ministre, comment justifier cette automation industrielle, cette automutilation de notre pouvoir d'achat de compatriotes ?

Le camouflet de la COP 30 prouve que le monde ne nous suivra pas dans notre chute. Allez-vous enfin sortir du marché européen d'électricité, suspendre ce Green Deal suicidaire pour relancer une politique robuste de réindustrialisation bas carbone, réindustrialisation française, donc nucléaire et hydroélectrique ? Je vous remercie.

Madame la ministre, c'est à vous pour 2 minutes 30 à peu près. Voilà, moins limité que les députés. Merci monsieur le député.

Alors, je peut-être que je répondrai pas mot à mot parce que sinon ça m'amène à trop de choses, mais je voulais simplement vous dire que je m'inscris en faux sur la question de décroissance déguisée. Les émissions en France, elles ont baissé de 40 % entre 1990 et aujourd'hui. Pendant que ce temps, notre PIB augmenté de 60 %.

Notre PIB a augmenté de 60 %. Attendez, attendez, j'ai pas fini. Madame la ministre a la parole.

Ce que je voulais dire aussi, c'est que euh le paris qu'on a pris et qui commence à donner quelques fruits, c'est effectivement de dire nous on est allé sur le nucléaire et on revendique le fait d'y être allé. ce qui nous permet d'avoir une énergie abondante, sûre et qui nous permet de définir des modèles économiques que d'autres pays européens ne peuvent pas faire. Et tout le paris aujourd'hui parce que je pense que vous en conviendrez avec moi, il existe quand même un réchauffement climatique et on a un certain nombre de problèmes qui vont devenir de plus en plus importants.

C'est de le paris, c'est de dire il faut réindustrialiser mais il faut réindustrialiser en utilisant au maximum tout ce qui est électrification. C'est pour cela par exemple qu'on installe les Megga Factory de batterie en ce moment en France. Nous allons bientôt être autonomes par exemple en batterie production de batterie automobile.

C'est pour cela que nous construisons, nous essayons et dans la stratégie nationale bacarbone qui est tout sauf de la décroissance, c'est de construire justement un monde économique dans lequel nous sommes capables de produire, de réindustrialiser la France tout en utilisant les atouts qui sont qui sont les nôtres, en particulier celui de l'énergie. Merci beaucoup. On poursuit.

Je donne la parole à Sophie Panonacle. Merci madame la présidente, monsieur le président, madame la ministre. 10 ans après l'accord de Paris dans un contexte géopolitique extrêmement tendu, la COP 30 s'est tenue alors que 2024 a été confirmée comme l'année la plus chaude jamais enregistrée.

Vous l'avez vous-même indiqué, madame la ministre, le texte final est un accord sans ambition. Je voudrais néanmoins rappeler au au nom du groupe ensemble pour la République que cet accord a permis de préserver plusieurs acquis essentiels. La réaffirmation du rôle essentiel, du rôle de la science comme socle de l'action climatique, la préservation de l'accord de Paris comme cadre de référence ainsi que des progrès certes partiels mais réels sur les mécanismes de transparence, de financement et d'adaptation.

Et la France a pris toute sa part pour défendre ses acquis. Dans la continuité des engagements pris à Nice lors de l'UNOC, notre pays a contribué à faire de l'océan un pilier à part à part entière pardon de l'action climatique internationale. C'est pour cela que nous pouvons vraiment être fiers du succès de la ratification du traité sur la haute mer.

Concernant la pollution plastique, la COP 30 s'inscrit dans la continuité d'un échec préoccupant, celui des négociations de Genève à l'été 2025 où les États n'ont pas su conclure un traité mondial juridiquement contraignant. La France au côté de l'Union européenne et d'une large coalition de pays ambitieux a défendu une approche couvrant l'ensemble du cycle de vie des plastiques. Cette ligne doit absolument être maintenue.

Ce sujet figurait d'ailleurs parmi les priorités affichées lors de l'ouverture de l'Unoka NIS lorsque la présidente de la Commission européenne a fixé l'objectif de réduire de moitié la pollution plastique d'ici 5 ans. Alors que des négociations peinent à aboutir à l'échelle mondiale, l'échelon européen apparaît plus que jamais comme un levier décisif pour transformer ses engagements résultats concrets. C'est dans cet esprit que le Conseil national de la mer et des littoraux dont je préside le bureau contribue ces jours-ci à l'élaboration de la de la position française en vue du futur pacte européen sur l'océan.

Enfin, je voudrais aborder la création de la coalition des villes et régions côtières du monde qui constitue sans doute madame ministre des réponses les plus concrètes aujourd'hui à l'urgence climatique. D'ici 2050, plus d'un milliard de personnes seront exposées à une intensification des risques liés à l'élévation du niveau de la mer, à la submersion et à l'érosion des côtes. Plus de 500 élus locaux issus des zones les plus vulnérables se sont mobilisés au côté des scientifiques, des acteurs économiques et de la société civile. structuré autour du partage des connaissances de la mobilisation des financements et du renforcement du plaidoyer des territoires côtiers.

Cette coalition bénéficie désormais d'une reconnaissance officielle au sein des Nations-Unies. Membr coalition en qualité de cette coalition en qualité de membre du CNTC, j'attends la mise en place de la gouvernance. Madame la ministre, pouvez-vous nous donner votre avis sur l'avenir de ces engagements internationaux, la haute mer, le plastique et la coalition des villes et régions côtières du monde ?

Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée, madame la ministre. Je vous donne la parole.

Merci beaucoup. Alors, commençons par BBJ, enfin le traité sur la haute mer. Euh c'est vrai que nous sommes très fiers de ce que nous avons pu accomplir.

Je dois là-dessus aussi penser à Olivier Poivre d'Arbor qui a été un fabuleux ambassadeur des océans. Et grâce au travail de la France, grâce au travail que tous nos diplomates ont mené, nous sommes arrivés à faire ratifier donc ce traité puisque aujourd'hui nous sommes à plus de 70 ratifications. Ça veut dire que le traité est entré en vigueur et sa première conférence des parties se tiendra à New York au mois de décembre.

Euh sur le plastique, comme vous l'avez souligné vous-même, la situation est beaucoup plus complexe et euh aujourd'hui nous patinons puisque nous n'arrivons pas à élire un nouveau président des négociations. Nous ne savons pas où la prochaine réunion se tiendra et nous ne sommes toujours pas d'accord sur le contenu de cette convention. Comme vous l'avez dit et comme nous le souhaitons aussi, nous voulons que l'ensemble du cycle du plastique soit au cœur de la négociation et bien évidemment ce n'est pas un sentiment partagé sur les villes et régions côtières.

Ce que je dois dire, c'est qu'en réalité ce que vous faites euh c'est à mon avis euh l'avenir de des discussion multilatéral quel qu'elle soit, c'est-à-dire ne pas essayer forcément de d'avoir des accords à 195 pays, mais de construire des coalitions qui fonctionnent parce que il y a des des pays ou ou des villes ou d'autres types d'entités qui partagent une ambition qu'ils ont envie de porter dans l'action. Et ce système de coalition, c'est à mon avis euh la façon dont on doit voir l'avenir de l'ensemble de ces négociations. Merci.

La parole à présent pour la France insoumise, madame Anne Stambbac Ternoir. Merci monsieur le président, madame la ministre. La COP 30 devait être celle de la justice climatique, des peuples autochtones, de la sortie des énergies fossiles et sa tenue aux portes de l'Amazonnie ouvrait l'espoir d'engagement pour sauver les forêts primaires.

Mais quel fiasco ! À l'heure de la 6e extinction de masse, aucune règle contraignante, aucun accord majeur sur la préservation des espaces naturels, aucune mention explicite des combustibles fossiles et quasi absence du mot déforestation dans le texte final. Vous nous dites aujourd'hui que vous êtes déçu comme si vous n'y pouviez rien.

Mais il y a une raison à cette catastrophe. La présence de 1600 lobbyistes des industries fossile et de 300 lobbyistes de l'agroindustrie. Un nouveau record.

Pardon. Mais vous n'avez pas honte, madame la ministre d'avoir emmené dans les bagages français 126 représentants d'entreprise dont Patrick Pouyané, le PDG de Total énergie total condamné par la justice car se prétendant un acteur majeur de la transition écologique quand les énergies fossiles représentent plus de 97 % de sa production et près de 80 % de ses investissements. Vous n'avez pas honte de célébrer les 10 ans de l'accord de Paris au moment où les scientifiques affirment qu'il est désormais inatteignable aux côté de celui qui porte le projet d'oléoduc ICOP ?

Ce désastre écologique et humain qui multipliera par 7 les émissions de CO2 de l'Ouanda qui traversera 2000 km² d'habitat protégés, plus de 200 rivières, menacera la ressource en eau de 40 millions d'habitants et déplacera sans état d'âme plus de 100000 personnes. Vous n'avez pas honte de lui avoir permis l'accès à la zone bleue, celle qui compte, celle des négociations en toute opacité quand les représentants des peuples autochtones eux en étaient exclus. Il y a peu, madame la ministre, vous étiez encore présidente du WWF qui dans son dernier rapport alerte quant à l'effondrement de la biodiversité, la disparition de la moitié des zones humides en France et la gravissime artificialisation massive de nos sols.

Et le 27 novembre dernier avec plusieurs collègues, nous vous interpellions par courrier quant au chantier écosidaire de l'autoroute à 69. projet destructeur qui passe en force en saccageant justement zones d'humid, arbres, terres naturelles et agricoles pour longer absurdement une route nationale qu'on pourrait réaménager. Il s'avère que ce chantier dépasse en primé en toute impunité de 42 hactares l'emprise prévue, l'équivalent de deux voies supplémentaires.

On détruit illégalement des zones et espèces protégées. Nous vous demandions d'intervenir, de suspendre les travaux, de diligenter enfin une enquête indépendante par les silence radio vous laissez faire. Alors, je m'interroge, madame la ministre de la biodiversité et des négociations internationales.

À quoi servez-vous ? Ou plus précisément qui servez-vous ? Le plus grand nombre, les populations victimes du dérèglement climatique, du manque d'eau et de l'effondrement de la biodiversité ou les intérêts privés de ceux qui à grand renfort de green washing institutionnalisé détruisent au nom du profit nos conditions de survie collective sur cette planète.

Merci madame la ministre. Vous avez la main et le micro dans une seconde. Ah pardon.

Euh je ne sais pas trop à quoi je dois répondre mais euh non mais d'abord je n'ai pas honte de ce que nous avons fait nous à Bélhem. Entre parenthèses euh c'est bien de m'apostropher comme vous le faites mais je vous rappelle qu'il y avait quand même 194 pays. D'accord ?

Et donc imaginez que le rôle de la France seul et va peser de telle sorte que les négociation vont complètement changer parce que la France prend telle ou telle autre attitude. C'est à mon avis quand même un peu une vue de l'esprit là parce que c'est pas comme ça que ça fonctionne. Donc si vous pouvez écouter la réponse de la ministre s'il vous plaît.

Seule la ministre a la parole. de 2uxè chose euh euh comme vous le savez dans les délégations nationales, il y a pas que celle de la France, il y a des ONG, il y a des entreprises, il y a des scientifiques, il y a tout un monde de la vie économique française et jusqu'à preuve de du contraire, les entreprises en font partie et donc effectivement on en on nomme un certain nombre délégation. Ceci étant, ces gens-là n'ont pas accès aux salles de négociation.

C'est faux d'entendre ce que j'ai entendu. Non, je suis désolé, c'est faux. Alors ça, c'est complètement faux.

Monsieur Pouyanet n'a jamais eu accès à une salle de négociation. Jamais. Il y a pas des représentants qui avaient l'accès à la Non non, il y a les zones de négociation ne sont pas accessibles et donc voilà pour le reste reprenez la main après mais on comprend pas les interactions sans micro puisque le public ne veut pas pour pour le reste et en particulier sur la la 69 comme vous le savez le dossier est entre les mains de la justice donc moi je ne me prononce pas dessus merci beaucoup madame la ministre On poursuit et je donne la parole à Pascal Gotte.

Merci madame la présidente, madame la ministre, la COP 30 laisse effectivement un goût amè mais pourtant en marge des négociations formelles, des signaux importants sont apparus. La France s'est engagée dans des coalitions déterminantes notamment concernant la désinformation climatique avec une déclaration signée par 10 États. La désinformation est devenue une arme politique qui alimente le doute et la résignation et menace la capacité collective à agir.

Renforcer la fiabilité et la qualité de l'information. Protéger la presse, responsabiliser les plateformes. Ce sont des conditions de survie démocratique.

Sans confiance dans la science. Aucune politique climatique ne pourra être acceptée ni efficace. Ce front est donc stratégique et la France doit en être un moteur constant. 10 ans après l'accord de Paris alors que notre pays présidera le G7 à partir du 1er janvier 2026, la France a une responsabilité particulière dans l'impulsion des réformes nécessaires.

Or, notre position apparaît parfois ambigu. D'un côté, nous affirmons soutenir une transition écologique mondiale juste et la sortie des énergies fossiles. De l'autre, nous freinons des réformes pourtant essentielles à l'ONU, qu'il s'agisse du mécanismes internationaux de taxation des industries fossile ou de processus de convention fiscale qui pourrait d'ailleurs permettre de dégager des financements climatiques nouveaux et de réduire la dépendance des pays du sud à l'endettement.

Au niveau européen également, les reculs environnementaux se multiplient. Sous la pression des lobbyings industriels, le pacte vert est vidé substance par la directive Omnibus. Pas plus tard qu'hier, la commission a assoupli son objectif automobile 0 émission pour 2035 et proposé d'autoriser à vie certains pesticides.

Et si l'international est à la peine et l'Union européenne dans le renoncement, au niveau national, la France recule. Adoption début juillet de la loi du plomb dont l'abrogation est demandée par plus de 2 millions de pétitionnaires. Suppression des zones à faible émission.

Recul sur l'objectif de zéro artificialisation nette. Coupe budgétaire massive sur le soutien à l'agriculture bio, à la rénovation thermique des bâtiments, aux énergies renouvelables sur les aides aux collectivité et au minage pour la transition. À force de renoncement, notre pays abîme sa crédibilité et se prive des outils nécessaires pour tenir ses propres engagements.

Alors, madame la ministre, comment la France peut-elle défendre une transition juste tout en restant réticente à soutenir les outils multilatéraux qui permettraient de la financer équitablement ? et comment retrouver la cohérence indispensable entre l'ambition internationale qu'elle revendique et des actes nationaux qui vont aujourd'hui dans le sens inverse. Mais je vous remercie.

Merci beaucoup madame la députée. Madame la ministre, je vous laisse la parole. Merci beaucoup madame la députée.

Euh vous avez fait un tour très exhaustif des questions qui se qui se posent. Alors euh le lien entre international européen national c'est en fait ce fil là qui qu'il nous faut construire et sur lequel il nous faut construire de la cohérence. Je suis complètement d'accord avec vous.

C'est pour cela que nous espérions tant de la COP 30 donner les grands enjeux et les grandes orientations international que nous n'avons pas eu. C'est pour cela que nous avons construit notre accord européen 2040 et c'est pour ça qu'à la suite de ça, nous avons sorti la SNBC 3 qui fixe les objectifs pour la France de décarbonation et la route pour y arriver. Et ça c'est très important pour moi.

Ensuite, sur un certain nombre d'enjeux dont vous parlez, je dois dire que la question elle est entre vos mains. Euh le Zan, le ZDFE, c'est pas le gouvernement qui les a détricoté et donc on attend beaucoup de votre assemblée pour que vous restiez ferme sur ces questions. Je serai votre allié sur les deux et je tiens à le dire.

Donc je sais à quel point en ce moment certains essayent justement de tuer un certain nombre de choses mais les deux sont des outils très différents l'un de l'un de l'autre mais tous les deux ont une puissance importante. Pour moi, le ZAN c'est plus que de l'écologie. Le ZAN c'est une façon d'assurer aussi notre souveraineté. euh alimentaire à terme et et ne enfin on va pas rentrer plus dans un débat aujourd'hui là-dessus, mais très clairement une énorme préoccupation en ce qui me concerne de voir ce qui se passe aussi au niveau français euh un peu partout.

Et donc là-dessus euh moi j'aimerais beaucoup euh que euh nous puissions euh avoir des groupes euh transpartisan euh pour pouvoir parce que je suis prête à entendre aussi les questionnements de certains, c'est normal, mais donc des groupes des groupes transpartisans pour discuter de ces questions-là sur lesquelles je pense on doit trouver des réponses d'intérêt général. Merci. Un tout petit point de précision madame la ministre, vous avez dit tout début de votre intervention une phrase, je cite "On ne compte plus." Parfois vous dites l'Europe, parfois nous, parfois la France.

Quand vous dites on ne compte plus, c'est préciser quelle est l'entité qui qui ne compte plus, à quel moment c'est la France, à quel moment c'est l'Europe. Ah euh en terme de négociation internationale, on c'est toujours l'Europe. Merci.

Merci. la parole à présent pour écologiste et social à madame Marie Pochon. Vous avez la parole.

Merci madame la présidente, monsieur le président, madame la ministre. En mai 2023, le G7 réunit au Japon s'engager à un abandon progressif des combustibles fossiles et à l'élimination des subventions inefficaces d'ici 2025 au plus tard. Cette même année, plus de 300 scientifiques plus puis plus de 300 dirigeants économiques appelaient la France à soutenir un traité de non prolifération des énergies fossiles pour sortir rapidement et équitablement de l'air des fossiles.

Puis rien. Il n'y aura pas de traité de non prolifération. Il n'y aura pas d'arrêt de subvention au fossil.

Novembre 2025, 30e conférence des parties sur le climat. Il n'y aura aucun engagement clair sur la sortie des énergies fossiles dans le texte final. Nous allons droit vers le pire que le scénario du pire.

Ces propos d'un agroclimatologue sur l'ouragan qui a ravagé la Jamaïque me reste en tête. Il y a 10 ans, j'étais de celles et ceux qui avaient défilé devant la tour Effel, demandant à ce que ma génération et toutes celles ensuite ne soient pas sacrifié sur l'hôtel du court terme des gains économiques. Et voilà que nous sortons de l'année la plus chaude jamais enregistrée.

Nous nous dirigeons tout droit vers les + 4 degrés de réchauffement, c'est-à-dire chers collègues l'effondrement du monde tel que nous le connaissons. 86 % des émissions mondiales de CO2 au cours de la dernière décennie proviennent des énergies fossiles. Pire que le scénario du pire.

Madame la ministre, vous qui représentez la France, haute de la COP 21, 2e économie de l'Union européenne, 8e pollue historique et future présidente du G7 en 2026, vous devez aligner notre diplomatie climatique avec ses responsabilités et cesser de déplorer le manque d'ambition international quand là-bas vous intégrez à nos délégations, les dirigeants de Total énergie dont on connaît la responsabilité criminelle en matière d'émission de gaz à effet de serre. Quand en Europe vous soutenez le détricotage du devoir de vigilance et du pacte vert et quand en France de nouveaux projets fossiles sont encore autorisé tandis que les crédits dédiés à la transition écologique fondent année après année. Madame la ministre, la France va-t-elle s'engager pleinement dans une trajectoire de sortie des énergies fossiles et financer cette transition ?

Et deè question, la France utilisera-t-elle sa présidence du G7 pour obtenir une déclaration commune engageant clairement le G7 dans la sortie des énergies fossiles ? en particulier du charbon. Je vous remercie.

Merci madame la ministre. Vous avez la main pour répondre. Oui.

Alors sur la dernière question, la réponse est non hein. Ça je peux vous l'assurer qu'il y aura pas de il y aura pas une réponse comme ça du G7 parce que jusqu'à preuve du contraire, les États-Unis d'Amérique font partie du G7 et donc euh je peux vous donner la réponse avant même de poser la question. Euh donc euh voilà.

Donc vous pouvez condamner la France à nouveau sur le fait qu'il ne se passera rien en G7, mais il se trouve qu'il y a un de ces pays membre éminent euh qui n'acceptera absolument rien là-dessus. Euh quand euh la sur les énergies fossiles euh je disais tout à l'heure que ça faisait un petit moment que toutes les négociations se passaient mal et qu'on avait pas grand-chose. Et j'avais dit à l'exception de Dubaï qui était la COP 28 où effectivement nous avons signé à plusieurs la sortie progressive des énergies fossiles. nous étions même un certain nombre et sur une feuille de route donc dont la France est donc signataire et et donc là-dessus encore une fois nous nous ne travaillons pas tout seul euh et je pense que la France aujourd'hui dans toutes ces discussions européennes où vous voyez des reculs a quand même été celle qui s'est battu le plus sur un certain nombre de thématiques.

Je pense en particulier au règlement sur la déforestation importée sur lequel on a été mis en minorité. D'accord. Mais on a été mis en minorité.

Donc OK. D' attendez, je je je vous Il y a c'est vrai aujourd'hui un un recul si vous voulez sur l'ensemble de ces politiques environnementales et je pense que ça serait bien que tous ensemble on s'interroge pour faire euh pour s'assurer que ces reculs ne soient pas des automatismes qui se créent les uns derrière les autres. Quant aux moyens de mon ministère, encore une fois, je suis d'accord, mais vous êtes député.

Qu'avait dit le Premier ministre ? On propose, on discute mais c'est vous qui prenez la décision. Donc voilà, vous êtes en plein PLF et peut-être qu'il y aurait euh des choses à en dire.

Merci beaucoup madame la ministre. On poursuit avec Michael Cosson. Merci madame la présidente, monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, madame la ministre, nous nous réunissons dans un contexte particulier puisque nous sommes à quelques semaines effectivement de la clôture de cette COP 2030.

Constat est donc partagé. Malgré bien entendu des efforts de la France ou de l'Europe, il est de plus en plus difficile de se faire entendre. Cette conférence s'est soldée par un accord à minima.

Le contexte géopolitique y joue certainement avec ce bouleversement des alliances. freinant ainsi des avancées espérés sur la réduction des émissions et sur la sortie des énergies fossiles. Et si l'essentiel du multilatéralisme a été préservé, nous voyons bien que la dynamique mondiale marque le pas.

Ce bilan international m'amène à vous parler de notre aussi réalité nationale et des articulations qu'il nous faut avoir entre les volontés nationales et ce qui est rédigé à l'échelle locale et également des volontés nationales par rapport à l'articulation qui peut être fait à l'international. Si le monde hésite, la France, elle elle a bien entendu l'intention d'accélérer et c'est tout à votre honneur. Et je dois donc aussi parfois alerter sur le risque de décrochage qu'on peut retrouver sur nos territoires à force de loi de directive.

On finit par ne plus savoir vers quelle euh ligne il nous faut s'appliquer. Euh car construire une transition écologique euh contre l'activité humaine, industrielle et agricole, c'est aussi avoir un sentiment qui domine aujourd'hui sur le terrain. C'est celui qui au fur et à mesure euh passe un message d'une écologie punitive plutôt que de celle qui accompagne.

L'opposition entre activité économique et environnement a été forcément un moment quelque chose de qui s'imposait mais aujourd'hui c'est un gros piège car nos jeunes et aussi nos entrepreneurs agriculteurs sont souvent décriés et ceci facilite une fluidité qui se fait vers l'extérieur et parfois aussi certains renoncent ou préfèrent se délocaliser. Ils partent vers des pays où les normes sont moins strictes. ce qui est un non sens écologique global.

Rappelons que 0,5 % de nos gaz à effet de serre, c'est ce que nous produisons pendant que 99,5 % est produit ailleurs. Il faut donc accompagner, faire en sorte de lever des interrogations pour que nous ayons une feuille de route qui permette d'avoir une activité en France au niveau international européen. Comment comptez-vous justement porter cet enjeu de l'équilibre entre transition et maintien de nos capacités productives, qu'elles soit industrielle, agricole dans les négociations à venir pour conserver une souveraineté ?

La France peut-être la seule à se contraindre si les partenaires ne jouent pas le jeu ? Et enfin, dans un contexte géopolitique difficile, comment analysez-vous l'évolution des équilibres par rapport aux années précédentes et avons-nous les moyens de protéger nos entreprises face à une concurrence internationale grimpante ? Merci madame la ministre, vous avez la parole.

Euh merci monsieur le député. Peut-être euh vous souvenez-vous que lorsque nous négocions l'accord européen 2040, cela a pris un peu de temps et cela a pris un peu de temps parce que justement euh la France avait demandé des conditions facilitantes et au niveau de son économie à mettre euh dans l'accord avec les 90 % des actions de production en Europe, des actions sur l'acier vert produit en Europe euh et un certain nombre le la neutralité technologique pour faire en sorte que par exemple notre nucléaire fasse partie euh du mix accepté au niveau de de Bruxelles. Et il y avait un certain nombre d'autres actions que nous avons fait inscrire dans cet accord pour dire oui à 90 % de réduction de gaz à effet de serre mais pas au détriment de l'économie.

Je dois vous dire que c'est un peu dans le même esprit que nous commençons la renégociation de ce qu'on appelle le la directive café qui n'a rien à voir avec le café mais les voitures à Bruxelles. Et très clairement, nous avons obtenu et ceci pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne, le fait de mentionner que l'ensemble des petites voitures électriques qui seront produites en Europe à partir de 2035 doivent être européennes. Et donc ça ce sont des choses importantes.

Nous avons aussi obtenu que il y ait un booster sur les batteries produites de prix produites en Europe et il y a un certain nombre d'indications. Donc nous avons été quelque part les lanceurs d'alerte de ce sujet-là mais je dois dire qu'il commence à y avoir une compréhension beaucoup plus importante de l'ensemble du système écosystémique bruxellois. sur cette question.

Je En gros les ravages en ce moment que commet la Chine d'un point de vue commerce extérieur fait que tous les pays se sentent aujourd'hui concernés et agressés quelque part. Et donc la discussion reste toujours compliquée entre les très grands libres échangelistes et ceux qui sont plus protecteur. Mais très clairement en ce qui nous concerne euh cette question de priorité européenne des moyens de production, elle est devenue centrale à toutes nos interventions.

Merci beaucoup. Il reste deux orateurs pour les groupes. Benoît Blanchard pour horizon et indépendant.

Monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, 10 ans après l'accord de Paris, la 30e conférence mondiale sur le climat qui s'est tenu à Bélhem a suscité de fortes attentes. Toutefois, et comme cela a été rappelé, cette COP s'est soldé par l'adoption d'un accord à minima n'incluant aucune référence à l'élimination des combustibles fossiles ou à la fin de la déforestation. Pour autant, la COP 30 a permis de sauvegarder des des acquis majeurs, la confirmation de l'attachement au multilatéralisme en matière climatique, la reconnaissance du rôle central de la science pour éclairer l'action publique, ainsi que l'appel renouvelé à la mise en œuvre par tous les États de leur plan climatique.

Cette COP a également permis d'évoquer l'enjeu crucial de l'adaptation au changement climatique des États les plus vulnérables et exposés et de fixer un objectif d'augmentation des financements par l'adaptation. Dans ce contexte, la France a tenu son rang. Elle a défendu une approche fondée sur la responsabilité collective, la coopération internationale et le respect des engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris.

Nous considérons au sein du groupe Horizon et indépendant que la crédibilité de l'action climatique internationale repose avant tout sur la capacité des États à respecter leurs engagements. Les accords multilatéraux n'ont pas de portée réelle que s'ils se traduisent par des actions nationales effectives, mesurables et suivies dans le temps. Cela implique de tenir compte des réalités économiques, sociales et énergétiques propres à chaque pays afin de garantir une mise en œuvre à la fois ambitieuse et soutenable des plans climatiques.

La France qui a fait de la rationalité scientifique et du multilatéralisme climatique un pilier de sa diplomatie doit continuer à porter ses principes dans les futures négociations. Madame la ministre, alors que la France s'apprête à prendre la présidence du GEL7, nous vous avons bien entendu sur l'impossibilité de traiter d'un accord sur les combustifs fossiles. Mais quelle autre initiative politique concrète entendez-vous porter pour renforcer l'action climatique collective et fédérer nos partenaires autour de cette exigence ?

Je vous remercie. Merci monsieur le député. Alors effectivement, nous sommes en train de travailler à des propositions euh qui concernent le G7 et en réalité, moi je voudrais inscrire une première priorité sur les questions de biodiversité parce que je trouve que c'est un sujet qu'on ne traite pas assez euh qui a d'énormes répercussions aussi sur nos systèmes économiques, sur notre agriculture et aussi sur notre santé.

Et et donc euh euh nous sommes en train de réfléchir euh à la proposition d'un club de financeur de la biodiversité qui se retrouverait sur un ensemble de programmes à financer, en particulier dans les grands parcs à travers le monde. Le deuxième thème sur lequel nous travaillons, c'est les émissions de métonne. Autant on pense qu'il est très compliqué de parler pétrole ou gaz en tant que tel avec une avec les États-Unis d'Amérique.

Autant le sujet de la lutte des fuites de méthane peut-être un sujet commun d'intérêt parce qu'en réalité ce qu'on sait c'est que lorsqu'on fait des investissements dans ces fuites de méthane, le retour sur investissement est quasi immédiat et donc il y a peut-être là-dessus un moyen de faire en sorte que les Américains s'intéressent au sujet. Il y a en ce moment une mission de mon ministère à Washington pour savoir ce qu'il pourrait accepter. 3è chose, c'est euh sur euh les océans.

On pense que là euh on peut créer une alliance de gestionnaire d'air marine protégée et aussi travailler sur la lutte contre la pêche illégale qui est un thème qui peut intéresser l'ensemble des membres du G7. 4è priorité, c'est la résilience des bâtiments et des territoires. Et l'idée c'est de de d'essayer de de fédérer autour d'une initiative qui viserait à promouvoir l'usage de technologie et de méthodes qui permettent de maîtriser le coût global si vous voulez des bâtiments mais qui en même temps sont destinés à réduire la vulnérabilité du parc par rapport à des chocs climatiques. tel qu'on les connaît aujourd'hui et permettre ainsi au niveau des assurances d'avoir des coûts beaucoup moins important et on est en train d'essayer de construire quelque chose là-dessus.

Et 5ème priorité qui est aussi en discussion, c'est l'eau, les ressources en eau et et la sobriété des usages de l'eau dans les différents secteurs de la vie économique. Voilà. Merci beaucoup.

Pour le dernier orateur, je donne la parole à Constance de Pichi. Merci madame la présidente, madame la ministre. Permettez-moi tout d'abord de vous remercier pour votre retour sur cette COP 30, ce qu'elle contient comme la manière dont les échanges se sont passés.

Vos réponses franches et directes sont salutaires. Vous avez largement insisté sur le manque d'ambition, les renoncements, voire l'échec du multilatéralisme dans ces sujets si importants. La réponse au réchauffement climatique ne peut être discutée à une autre échelle que celle du monde.

Et vous pointez durement la faiblesse de la voix européenne. Vous soulignez également la voix des scientifiques de plus en plus remise en cause. Il y a de quoi être pessimiste pour la suite.

Et finalement à vous entendre, j'ai le sentiment que face à ce recul, l'urgence est aussi à l'adaptation de nos territoires. Il y a à la fois l'ambition que nous devons porter dans notre pays sur les sujets environnementaux, mais aussi la résilience de nos territoires à développer. Suite à l'échec de cette COPE, quelle feuille de route tracez-vous pour les mois qui viennent en terme d'ambition française ?

Si le réchauffement va s'accélérer, comme vous le disiez dans vos propos introductifs, quelle est votre stratégie pour permettre à nos territoires de s'adapter, s'approprier ces nouveaux défis ? Nos agriculteurs sont aujourd'hui particulièrement éprouvés et l'on sait qu'ils seront les premières victimes du dérèglement climatique. Entre crise sanitaire, sécheresse et inondation, l'enjeu est aussi urgent que monumental.

Mais les attentes sont aussi fortes du côté de nos entreprises, en particulier pour être correctement accompagné dans leur projet de décarbonation. Elles sont également énormes et légitimes de la part de nos habitants ruraux en terme de mobilité notamment. Quelle position la France entend-elle défendre dans les négociations européennes pour réduire notre dépendance au pétrole qui pèse pour près de 40 milliards d'euros dans notre déficit commercial ?

Madame la ministre, vous l'avez compris. Finalement, la question que je veux vous poser, c'est et maintenant quelle stratégie française et européenne pour retrouver de la crédibilité, avoir une voix forte, mais aussi pour préparer au mieux la France et les Français à ce qui nous attend. Merci beaucoup madame la députée, madame la ministre.

Merci beaucoup. En ce qui concerne les le la suite, euh moi j'aimerais bien un jour venir ici vous présenter la SNBC, stratégie Bacarbone parce que l'idée pour nous c'est de couvrir l'ensemble des activités économiques, tout. Alors, entre parenthèses, cette stratégie euh ne vous inquiétez pas, je viendrai avec 15 page, elle en fait 850.

Et on l'a mis en consultation, on a eu plus de 1200000 personnes qui sont intervenues dans la consultation. Donc c'est un très large panorama de proposition sur comment on avance. La raison pour laquelle moi j'ai accepté justement de de la sortir et de la défendre, c'est que c'est une stratégie à notre portée.

C'est pas la fin du monde comme je l'ai dit dans les échos. Euh c'est pas le grand soir. Ce que je veux dire c'est on peut le faire.

Et donc j'aimerais bien un jour parce que vous êtes les représentants de la population française venir vous présenter cet instrument et et voir avec vous en quoi elle répond. D'autant que nous avons décidé de la laisser encore en consultation pendant 3 mois. C'est-à-dire que elle a déjà fait l'interministériel, elle a fait une très large consultation.

On la publie, enfin, on l'a publié vendredi dernier, mais on la laisse en consultation supplémentaire pendant 3 mois. et et je pense que vous aurez à l'intérieur de ce document que je peux vous transmettre de toutes les façons, même sans venir vous le présenter, je pense une grande partie de réponses aux multiples questions que vous venez de poser qui touchent aussi bien aux anes ZFE pour moi au monde agricole aux questions d'adaptation au changement climatique, à la mobilité, au logement aux consommations alimentaires. Enfin, tout le spectre de ces activités que nous avons essayé de couvrir et pour lequel on montre quel type de stratégie on peut suivre tous ensemble pour arriver au résultats qu'on s'est fixé en terme d'émission à Horizon 2050.

Merci beaucoup. Il nous reste à présent pour élargir la discussion une dizaine d'orateurs et d'oratrices. On va les prendre par petit groupe pour concentrer un peu le premier monsieur Kevin Pfire.

Merci euh madame, messieurs les présidents, madame la ministre, vous l'avez évoqué tout à l'heure madame la ministre, à partir du 1er janvier 2026, le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières MACF s'appliquera et il touchera notamment tous les engrais importés en Europe. Le principe est simple, attribuer un coût aux émissions de CO2 résultant de la fabrication des engrais dans les pays tiers de façon à ne pas désavantager les producteurs européens, eux-mêmes soumis à des quotas d'émission dans le cadre du marché carbone de l'Union européenne. Le problème c'est que la moitié des rendements des grandes cultures dépendent des fertilisants et surtout que les agriculteurs français en importent 43 % de l'étranger.

L'industrie européenne des engrais n'est pas encore capable de produire des engrais verts à bas cou, mais le MACF va s'appliquer avec ses obligations, ses pétalités, ses surcoups. C'est tout l'inverse du protectionnisme intelligent à mettre en place à nos frontières qui devraient protéger nos productions locales quand elles existent. Conséquence, le prix des engrais va augmenter à minimum de 15 à 20 %, ce qui augmentera fortement le coût notamment du blé français et nuira une fois de plus à la compétitivité de nombreux de nos agriculteurs.

Pouvez-vous pouvez-vous nous dire madame la ministre si le gouvernement négocie auprès de la commission pour exclure les engrais ou décaler largement l'échéance du 1er janvier 2026. Merci beaucoup. Merci.

La parole madame Nathalie Cachia. Président. Merci monsieur le président.

Madame la ministre, la COP 30 devait marquer le passage des engagements aux actes. Or, elle s'est soldée par un accord à minima que vous avez décrit, laissant entière la question centrale du financement et de l'investissement, pourtant déterminante. Le rapport draguie sur l'avenir de la compétitivité européenne est claire.

Sans changement d'échelle massive de l'investissement, l'Europe ne pourra ni réussir la transition énergétique ni rester une puissance industrielle crédible. Au niveau international, la COP 30 a a rappelé l'urgence de financement climatique additionnel, prévisible et concessionnelle. Au niveau européen, le rapport Dragiy appelle à dépasser la fragmentation actuelle et à assumer de nouveaux instruments financiers communs.

Enfin, au niveau national, la crédibilité la crédibilité de la France dépend de l'alignement de ses choix budgétaires, industriels et énergétiques avec ses engagements climatiques. Aussi, comment la France entend-elle traduire les enseignements de la COP 30 et les recommandations du rapport Dragy ? en une stratégie opérationnelle de financement de la transition énergétique articulée sur ces trois plans pour faire de la transition un levier de compétitivité et non un facteur de décrochage.

Merci. Merci. Micro.

Merci. Et puis pour terminer cette première séquence, madame Steinbach Terre Noire. Merci monsieur le président.

Maddame la ministre, depuis décembre 2015, plus de 1700 défenseurs des terres du climat et de l'environnement ont été tués ou ont disparu dans le monde. C'est plus d'une personne tuée tous les deux jours et c'est certainement sous-estimé. C'est aussi sans compter l'augmentation de la répression des défenseurs du vivant partout.

Criminalisation, restruction du droit de manifester la liberté d'association, harcèlement judiciaire, surveillance, menaces et cetera. Et on en sait quelque chose en France. Pays où monsieur d'Armanin les qualifie des côtés terroristes où on les réprime le plus violemment d'Europe selon rapporteur spécial de l'ONU forst. choqué par le traitement fait à ceux qui s'opposent à l'autoroute à 69, pays où les organisateurs de la manifestation contre les mégabassinas Saint-Soline sont devant la justice quand les forces de l'ordre qui ont fait des dizaines de blessés via des tirs interdits et potentiellement mortels sur les manifestants sont protégés par l'État.

Il se trouve que la COP 30 a vu le lancement du LEAD LEAD, réseau de dirigeants pour les activistes et défenseurs de l'environnement qui visent notamment à consacrer leurs droits à la sécurité et à la participation sur la scène internationale. Alors, la France compte-elle rejoindre cette initiative ? et comptez-vous vous agir pour reconnaître le rôle des défenseurs de l'environnement y compris en France ?

Merci madame la députée, madame la ministre. Merci euh monsieur le député sur le MACF et les engrais. Alors effectivement comme vous l'avez dit, normalement les engrais azotés de doivent faire l'objet d'une taxe à l'entrée européenne à partir du 1er janvier 2026.

Et c'est vrai que la taxe telle qu'elle était initialement calculée leur a les amené automatiquement à une augmentation de presque 40 %. Alors, on a déjà négocié avec Bruxelles et nous venons d'obtenir de la commission une évolution des règles de calcul pour les seuls engrais, ce qui ramène à 1 % la pénalité associée à l'usage de ce procédé et qui fait que aucune hausse de prix ne sera supérieure à 5 %. Mais on va aller plus loin que ça.

Donc en tout cas euh je dirais la discussion purement taxe euh avec la Commission européenne, elle est derrière nous. ça nous a été signifié et euh nous demandons aujourd'hui en réalité à la Commission européenne de nous aider à renforcer euh un plan que nous avons proposé et nous demandons son soutien financier à la production d'engrais azotés bas carbone en Europe. Et c'est la proposition sur laquelle nous travaillons aujourd'hui.

En plus, si vous voulez du plan que nous avons mis en place, souverain enré avec trois axes de travail qui sont limiter bien entendu les besoins, substituer les engrais chimiques par des engrais organiques et renforcer les capacités de production française d'engrais azotés bas carbone, un peu comme on a fait avec les batteries automobiles. on voudrait faire la même chose sur tout ce qui est production d'engrais pour le le monde paysan. Euh voilà sur cette question.

La deuxème question, elle portait le rapport compétitivité et euh alors aujourd'hui euh en France, une usine sur tr qui ouvre est une une usine qui s'inscrit dans la transition écologique. C'est-à-dire que aujourd'hui major on commence à avoir à peu près un 5050 entre ce qu'on appelle des investissements verts et les autres. Ça veut dire que on est capable aujourd'hui de commencer à irriguer l'économie européenne de ces de de ces investissements.

Euh et et clairement euh et encore une fois une partie de la réponse qui serait trop longue pour moi de développer ici se trouve dans la SNBC. Nous ouvrons des pistes importantes euh que nous pouvons mettre en œuvre dès lors que nous arrivons véritablement à faire passer ce message de made in Europe qu'on veut absolument bâtir au niveau Europe européen. Je crois que vraiment la clé est là.

S'il y a une préférence européenne affirmée dans nos frontières, ça peut changer véritablement la donne économique sur un certain nombre de secteurs. Et il faut qu'on se batte tous pied point là-dessus sur cette question là, sur tous les thèmes, à toutes les négociations et ça changera, je pense, beaucoup de choses. Alors sur euh sur les questions de défense de l'environnement, enfin de j'ai rencontré certaines des groupes dont vous parlez à Bélèb et franchement bon cela me fait vraiment mal au cœur de voir un certain nombre de situations dans le même temps, sur ces questions de défense de l'environnement Euh on a intégré euh cette questionlà de liberté, de possibilité de manifester sur ces thèmes pour intégrer par exemple l'OCDE.

Et par exemple des pays comme le Brésil, la Colombie ou le Pérou qui demandent à intégrer l'OCDE sont obligés de nous fournir maintenant euh des informations sur ces questions-là. C'est-à-dire que on essaye euh via, je dirais des voies un peu les plutôt des voix euh de de négociation d'accords internationaux à chaque fois que nous le pouvons dans un accord international de mettre une mention sur ces thématiques parce que effectivement elles nous semblent fondamentales à protéger. Merci.

On poursuit avec trois orateurs qui nous restent pour une minute. Donc je donne la parole maintenant à Julie Osen. Merci madame la présidente, madame la ministre.

Selon un rapport des Nations- Unies, les activités industrielles pétrolières et gazifières en mer devrai croître de 60 % d'ici 2030. En ce moment, au large du Surinam, près des côtes de la Guyane, les exploitations de gaz et pétrolières sont bien présentes. Dans la zone appelée Slowanea du bloc 52, la compagnie Malaisien Petronas envisage d'exploiter le gaz tandis que dans la zone voisine du bloc 58, Total énergie s'apprête à entrer en production d'une exploitation pétrolière dès 2028.

Ces extractions de gaz de pétrolière entraînent pourtant des impacts climatiques extrêmes et des risques pour les populations qui vivent aux abords. Les habitants de la Cuyane sont donc extrêmement vulnérables face à de nouvelles exploitations au large du Surinam. La France va-t-elle s'engager pleinement au côté de la Colombie et des Pays de Bas, Espagne et cetera, dans une trajectoire de sortie des énergies fossiles et financer cette transition ?

J'avais une autre question, c'est-vous œuvrer pour intégrer dans le droit interne les conclusions des organes onusiens, du droit humain et de la CJ selon laquelle la poursuite de l'exploitation fossile peut violer un certain nombre de droits donc humain, la vie, santé, environnement et cetera ? Merci. Merci madame la députée.

Je donne la parole à Olga GVnet. Merci madame la présidente, madame la ministre, merci pour cet exposé. Vous l'avez rapidement évoqué, le paquet automobile a été annoncé par notre commissaire européen Stéphane Séjourné introduisant des flexibilités donc sur les objectifs de sortie de la vente de véhicules thermiques d'ici à 2035.

Vous aviez signé un courrier avec d'autres membres du gouvernement. Quels sont les finalement les avancées qu'on pourrait avoir ? même si on a plutôt l'impression que ce soit un recul, vous le savez, le transport pèse lourdement dans la carbonation et et ils sont ils sont en retard en fait sur leurs objectifs de de décarbonation.

Est-ce que on peut compter quand même sur le soutien de la France dans l'objectif d'électrification, ce qui nous aidera évidemment dans nos objectifs de transition énergétique. Je vous remercie beaucoup. Merci madame la ministre.

Je donne la parole à Beréranger Sermon. Merci madame la présidente, madame la ministre, chers collègues, la COP Trump devait être un moment de vérité pour la lutte contre le réchauffement climatique. Elle restera comme un échec patent.

Pas d'engagement contraignant à la hauteur de l'urgence, pas de rupture avec les logiques qui nous mènent droit dans le mur. Et pendant que la planète brûle, que fait l'Europe ? Elle reporte l'interdiction de la vente de voiture thermique neuve, mesure phare portant du pacte vert et point central de l'objectif de la neutralité carbone en 2050.

Autrement dit, on renonce, on recule, on temporise toujours au nom des mêmes intérêts industriels, toujours au détriment du climat et de la santé des populations. Madame la ministre, comment osez-vous encore parler de leadership climatique ? Comment justifiez-vous ce double discours ?

De grandes déclarations internationales et dans le même temps des reculs très concrets sur des mesures pourtant indispensables pour réduire nos émissions. À force de report, ce sont les classes populaires qui payeront l'adition climatique, sanitaire et sociale. L'écologie des renoncements, ce n'est pas une politique, c'est une fuite.

Alors, je vous pose une question simple. Quand allez-vous enfin rompre avec cette hypocrisie climatique et engager ici et maintenant une transition écologique réelle, planifiée, juste au lieu de reculer face au lobby et notamment sur la question des transports. Je vous remercie.

Merci beaucoup. Je donne la parole à Marie Pochon et madame Bouco aussi ensuite. OK.

Merci madame la présidente. Le congrès mondial de l'UICN organisé à Abou Dhabi s'est achevé mercredi 15 octobre 2025 sur l'adoption de plusieurs motions dont la 61 qui vise à reconnaître le crime d'écocide pour protéger la nature. Madame la ministre, vous devez sans doute connaître ce terme qui criminalise pénalement les atteintes graves et irréversibles aux écosystèmes essentiels, aggravant le dérèglement climatique, attaquant également la capacité de certains peuples à rester sur leur lieu de vie.

À terme, notre capacité même à habiter notre planète dignement au profit d'industriel fossil peu scrupuleux. L'Union européenne a à ce sujet franchi un cap avec la directive sur la criminalité environnementale votée en 2024 assimilant certaines infractions environnementales graves à l'écoide. Madame la ministre, qu'avez-vous prévu pour que celle-ci soit transposée dans le droit français d'ici le mois de mai et comment y associerz y associerez-vous les associations, les juristes et les parlementaires qui sont intéressés ?

Je vous remercie. Merci. Et enfin madame Bouco.

Merci madame la présidente. Madame la ministre, je voulais revenir sur votre réponse sur le G7. Vous avez justifié l'absence d'avancée au sein du G7 par la position des États-Unis.

Je voudrais nuancer un peu ce cet argument parce que si une réunion ministérielle climat se se tient devait se tenir après les élections américaines de début novembre 2026, le contexte politique aux États-Unis pourrait avoir profondément changé. Euh les les élections de Mandat devraient modifier les équilibres au Congrès, on n'est pas sûr hein, bien sûr, mais et réduire mécaniquement la capacité de blocage de l'exécutif américain. Autrement dit, l'argument d'un verrou américain intangible ne tient pas dans la durée.

Ensuite, et surtout, vous n'avez pas répondu sur l'initiative portée par la Colombie en faveur d'une sortie coordonnée des énergies fossiles. Or, l'histoire de la diplomatie climatique montre qu'il est tout à fait possible d'avancer sans unanimité, y compris au sein du G7, des déclarations parallèles des coalitions volontaires des initiatives conjointes hors États-Unis existe et se pratique régulièrement. Donc dire que les États-Unis bloquent tout, c'est en réalité se donner un prétexte à l'inaction.

La France pourrait choisir d'entraîner, d'initier, de construire des alliances. Merci. La France compte-elle subir ses blocages ou prendre l'initiative diplomatique ?

Merci madame la ministre, vous avez la parole. OK, je vais répondre par sur la dernière. Je suis désolée mais le le G7 environnement la date c'est le 24 avril 2026.

Point. Donc moi c'est à cette date-là que je réunis un G7 environnement. C'est pas ni après ni avant.

Donc j'aurais bien le même président des États-Unis à moins que il se passe je ne sais quoi. Donc c'est avec cette partie là du gouvernement que je négocie. Deuxièmement, encore une fois, on peut faire des réunions qui s'appellent des G2, des G3, des G4, des G5 et effectivement avoir un certain nombre de décisions qui sont prises avec un certain nombre de pays.

Il se trouve que le cadre dont vous me parlez, c'est le G7. Et donc dans le cadre du G7, je suis obligée de faire avec les membres du G7. Rien n'empêche que d'autres types de réunions avec d'autres acteurs nous permettent d'arriver à ce que vous dites.

Mais ça s'appelle plus le G7, c'est autre chose. Euh sur l'écoide, alors euh en en réalité ça existe en droit français. Bah oui, mais vous avez un article qui s'appelle l'article L231-3 qui parle qui a ça en titre.

Donc voilà. Euh donc nous n'avons pas je pense l'intention d'aller plus avant sur de du législatif. Je vais revenir aux questions du début.

Exploitation pétrolière au large du Surinam. Oui, nous avons vu avec inquiétude ces exploitations se développer en particulier d'ailleurs par le Brésil pendant la COP 30, ce qui vous comprenez nous posait aussi questions. Et je tiens quand même à vous dire sur cette question là que nous sommes pour le moment plutôt en opposition avec un certain nombre d'élus Guyanais qui souhaiteraient eux aussi forêt.

Et la position de la France, c'est qu'il ne sert à rien de forêt que nous ne souhaitons pas aller au devant de de nouvelles exploration pétrolière, voire à terme exploitation. Et donc ce n'est pas une demande du gouvernement français mais une demande des élus Guyanais. Et donc euh voilà euh sur cette question sur euh le règlement euh auto.

Alors c'est euh le ce que nous avons eu hier, ce n'est pas une décision de l'Union européenne, c'est une proposition. Ce texte que dont on a entendu parler hier de la présidente qui présente plein de choses, c'est une proposition. Ce texte doit venir en négociation dans mon conseil environnement.

Donc pour le moment, c'est une proposition. La proposition de la commission, c'est ce que vous avez entendu hier. Alors effectivement la proposition de la commission c'est de dire avant on était normalement sur un 100 % en 2035 c'est dire on ramène à 90 % en 2035 sur le principe je n'avais alors 90 mais les 10 % restants étant compensés hein mais je vais vous dire pourquoi c'était c'est toujours quelque chose euh qui me convient parce que nous on a quand même toujours maintenant ce double objectif.

D'un côté, on veut électrifier, de l'autre les voitures, de l'autre on veut pas se retrouver dans la situation euh euh des panneaux phot photovoltaïques et avoir 100 % de voitures chinoises. D'accord ? Et donc on a fait tous les calculs possibles et imaginables.

Aujourd'hui, ce qu'on sait c'est qu'une voiture thermique normale européenne, elle est à 75 % produite en Europe. Une voiture électrique, elle est produite à 40 % en Europe. Même avec une montée en puissance, on n'est pas capable d'arriver à 75 % en 2035. 75 % étant notre baseline, c'est-à-dire on veut pas moins de composants européens dans une voiture électrique qu'il n'y en a aujourd'hui dans une voiture thermique pour des tas de raisons de protection de notre industrie.

Et donc lorsque euh vous dites "OK, si euh je monte euh à 100 % en 2035 en électrique, le delta est important de voiture importé. Ça euh c'est la première chose à voir. La deuxième, c'est que nous quand on a commencé à discuter avec Bruxelles et avec nos constructeurs du d'un changement au niveau de la règle de sur les voitures, on la discussion que nous avions c'était sur 10 % max et uniquement en en hybride rechargeable et je sais plus, il y a un autre système, excusez-moi mais j'ai oublié le nom.

Enfin bon, un autre truc du même du même genre. Jamais nous n'avions envisagé les voitures thermiques. Les voitures thermiques qui sont réintroduites aussi dans cette affaire, c'est en réalité plus une demande de l'Italie qu'une demande de l'Allemagne. parce que l'Italie, je ne sais pas pourquoi, et sur le rêve qu'en fait on peut rester sur des voitures thermiques, il suffit de passer au au biocarburant et eux veulent ou disent développer une finière de biocarburant sur laquelle nous avons énormément de résistance en ce qui nous concerne parce que on ne veut pas de conflit d'usage entre les carburants et l'agriculture.

Et donc si vous voulez, il y a des intérêts différents qui se sont manifestés qui font que vous avez cette proposition de la commission euh qui est aujourd'hui sur la table. Encore une fois, si on arrive au final à 90 % de véhicules dont euh électrique. Alors parce que euh par ailleurs, il y a plein d'autres dispositions dans ce règlement voiture qui sont quand même extraordinairement positif pour la France.

Euh je vous parlais des batteries, je vous parlais du super bonus pour les petites voitures, euh je vous parlais des obligations de d'électrification des flottes industrielles et professionnelles, ce qui du coup va nous permettre de créer un marché de seconde main qui n'existe pas beaucoup aujourd'hui sur l'électrique. Et donc l'obligation d'utiliser de l'acier vert européen, enfin il y a un certain nombre de choses qui rentrent dans cette dans ce le dans dans dans cette dans cet accord enfin dans ce projet d'accord qui nous intéresse. Maintenant pour le reste, comme je l'ai dit hier, ben on va s'accrocher et négocier jusqu'au bout ce texte et voir où on arrive à aller.

Et je crains malheureusement comme monsieur le député l'a dit et c'est pas une écologie du renoncement parce que je n'ai pas envie de renoncer mais que malheureusement il y en a beaucoup d'autres qui ont renoncé quand on négocie à 27 et qu'on est un parmi 27, on pèse un parmi 27 quels que soient les efforts qu'on essaie de déployer et je vous assure que sur cette question je vais en déployer parce qu'elle est extrêmement importante pour nous toutes. Je crois que j'ai terminé et je voulais peut-être vous remercier tous. Ah pardon.

Merci. Ben c'est nous qui allons vous vous remercier. Peut-être un un point là-dessus quand même parce que c'est un point qui est essentiel.

C'est un point qui est lié bien sûr à l'écologie mais également à la capacité de de garder un tout petit peu d'industrie automobile en Europe. Et on voit que les Chinois sont très puissants. Pour pourquoi avoir autant tardé sur cette négociation ?

Ça fait des années que ce sujet est sur la table. C'est des années que les industriels alertent sur le fait que les Chinois prennent une avance considérable et que pourquoi avoir à votre avis autant autant tarder dans cette discussion pour arriver à cet accord ? Alors euh entre parenthèses, nous on avait pas besoin euh d'aller à un nouvel accord parce que le règlement aujourd'hui, il dit en 2035, toutes les voitures sont électriques.

En réalité, nous on aurait très bien pu avec euh le règlement tel qu'il existait euh faire en sorte de rajouter ensuite une clause européenne. d'autres qui ont voulu réouvrir sur la poussée de l'ensemble des constructeurs européens pour donner un peu d'air en disant on n'est pas capable nous de transformer toute notre production d'ici 2035 en électrique. Et donc on a ouvert à ces gens-là ou parce que les Chinois eux-mêmes, ils continuent de faire de l'hybride et après 2035, ils ont pas cette limite hein.

Donc on des concurrences assez déloyales. Oui. Et mais c'est pour ça que nous avons inclus maintenant cette clause européenne dans ces contrats aussi.

Peut-être la différence, c'est que les Chinois, compteu du fait qu'ils ont perdu le marché américain, euh enfin tout toute leur énergie est concentrée à essayer de vendre un maximum sur l'Europe et donc vous avez des dumpings en matière de prix qui se font de plus en plus à partir de la Chine sur nos pays. Merci beaucoup. Merci de de cette audition conjointe de deux commissions et je ça le mot de la fin si vous voulez cher présidente.

Merci beaucoup. Non, très rapidement je suis ravie qu'on ait puisse avoir cette audition commune et madame la ministre je voulais vraiment vous remercier pour vos propos francs et stimulants. Je suis ravie de savoir que vous serez à nos côtés concernant notamment le ZAN et vous le savez cela me tient particulièrement à cœur.

Merci beaucoup. Bonne fête de fin d'année à toutes et à tous. Merci à vous tous en tout cas.

J'ai beaucoup aimé et je suis bien entendu à votre disposition quand vous le souhaitez. Madame la présidente, monsieur le président, encore un grand merci.

🔴 La ministre de la transition écologique sur le bilan de la COP30 — Monique Barbut · Pourquijevote