Victoire à l'Assemblée : Yadan, 1er Mai...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Antoine LéaumentFait
« il y a eu une mobilisation syndicale. D'un seul coup, le gouvernement qui pensait en gros être tranquille après les élections municipales et après le vote du budget s'est retrouvé dans une situation dans laquelle il pouvait tomber. »
- 4:30Antoine LéaumentFait
« au point de départ madame Yadan voulait punir les gens qui critiqueraient l'état d'Israël, qui appelleraient à la destruction de l'État d'Israël. »
- 7:00Antoine LéaumentFait
« nous avions prévu de beaucoup participer au débat, on va dire ça comme ça. Et c'est ce que nous avons fait et nous l'avons fait je pense de belle manière. »
- 8:30Antoine LéaumentFait
« il faut pas oublier que les fuites policières et les fuites judiciaires de la garde à vue de Rima Hassan, elle partait d'où ? C'est le canard enchaîné qui l'a révélé. et partait du porte-parole du ministère de la justice, donc du porte-parole de monsieur Darmanin. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. une actuelle on va partager des bonnes nouvelles car nous n'avons fait qu'obtenir des victoires cette semaine à l'Assemblée nationale et je vais revenir un petit peu en détail sur ce que nous avons gagné sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale parce que vraiment c'était je pense une semaine exceptionnelle exemplaire du point de vue de la mobilisation des insoumises et des insoumis et je pense aussi une victoire qui n'est pas seulement une victoire parlementaire mais qui est une victoire populaire contre la loyad avec cette pétition qui a été signée par plus de 700000 personnes. Bref, c'est une semaine assez exceptionnelle du point de vue politique et je pense que vous n'aurez pas forcément l'intégralité des informations dans la sphère médiatique officielle.
Donc je vais essayer de vous faire comprendre ce qui s'est passé un petit peu dans cette semaine parlementaire très spéciale et puis dire de nouveau quelques mots sur l'international mais plutôt en fin de vidéo cette fois-ci parce que je veux vraiment me concentrer sur l'actualité parlementaire compte tenue de son caractère exceptionnel. Je vous invite avant de commencer à vous abonner à ma chaîne pour recevoir les vidéos quand elles sont publiées. En plus, c'est une manière de soutenir le travail qu'on fait à l'Assemblée nationale.
Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui suivent les vidéos et qui sont pas forcément abonnés. Pour info, j'ai regardé les statistiques. Il y a à peu près 60 % des gens qui regardent les vidéos qui sont pas forcément abonnés.
Donc vérifiez, c'est peut-être votre cas. Et sachez-le, quand vous vous abonnez à la chaîne, et bien la vidéo circule davantage. Donc c'est une manière aussi de soutenir notre travail à l'assemblée, celui que je fais moi, celui que fait mon équipe en montant cette vidéo, en préparant le travail queon fait tous ensemble.
Donc vraiment ça nous donne du soutien quand vous vous abonnez. Je vais donc revenir sur cette semaine parlementaire extrêmement spéciale. D'abord avec ce qui s'est passé un peu la semaine précédente.
Vous le savez peut-être, il y avait ce texte sur le 1er mai et la semaine dernière, je vous en avais parlé rapidement, mais ce texte sur le 1er mai qui visait en gros pour faire cours à supprimer le 1er mai et à attaquer ce droit fondamental, et bien il a été repoussé par une motion de rejet qui avait été déposée par la gauche, que la gauche a enlevé mais qui a été reprise par les macronistes parce que il voulait aller vers ce qu'on appelle une commission mixte paritaire. Bon, je vous passe sur les détails mais en gros l'idée c'est on rejette un texte pour pouvoir le faire adopter dans un endroit qui est secret, qui est pas public, qui est la commission mixe paritaire, sep députés, sep sénateurs et avancer sur un truc qui a été repoussé par l'Assemblée nationale. C'est complètement dingue.
C'est une invention de la Macronie. On peut appeler ça un 493 parlementaire. c'est quand vous voulez faire passer en force un truc sur lequel vous n'avez pas réussi à obtenir de majorité ou bien vous pensez qu'il va pas y avoir d'aboutissement du texte parce qu'il y a trop d'amendements dessus et que vous n'avez pas prévu assez de temps.
Et bien ce texte donc il devait aller en CMP mais il y a eu l'idée de déposer une motion de censure contre le gouvernement et d'un seul coup ils se sont rappelés qu'ils étaient minoritaires ce gouvernement et puis en plus il y a eu une mobilisation syndicale. D'un seul coup, le gouvernement qui pensait en gros être tranquille après les élections municipales et après le vote du budget s'est retrouvé dans une situation dans laquelle il pouvait tomber. Tout ça à cause de Gabriel Atal et des députés macronistes qui étaient trop motivés pour faire passer en force un texte qui voulait rompre avec l'histoire sociale de notre pays.
C'est magnifique. Ils se sont mis tout seul dans la sauce et au final le gouvernement a fini par lâcher son groupe parlementaire. a fini par lâcher Gabriel Atal.
Et donc ça c'est la fin de la semaine dernière, le début de cette semaine. Puis ensuite le gros morceau qu'on avait cette semaine, c'était donc la loi Yad. Alors faut refaire un petit peu un historique.
Cette loi Yadan, elle traîne depuis un petit moment. L'objectif des macronistes, c'était de la faire arriver avant les élections municipales pour faire la même chose qu'ils font d'habitude. Essayer de coller une étiquette antisémite sur les insoumis en se disant bah un texte qui prétend lutter contre l'antisémitisme, personne va accepter de voter contre.
C'est dans le titre. Donc personne a envie de voter contre et il y a que les insoumis qui vont avoir disons le courage de défendre des positions qui sont contre le texte parce que le texte est pourri. Je vais vous en dire un mot dans un instant.
Et au final, on va donc isoler les insoumis avec un vote de tout le reste de l'Assemblée nationale et vous aurez donc la capacité de dire bah voilà, c'est les insoumis, c'est des antisémites et cetera et cetera. Ça c'était l'idée de départ, sauf que ce qui s'était passé en commission des lois au moment de l'examen de la loyadance, c'est qu'en fait toute la gauche moins le PS avait été solidaire avec la position des insoumis. Pourquoi ?
Parce que cette proposition de loyadent, elle comporte deux grands problèmes. Le premier c'est qu'elle augmente la capacité des force de police et de justice à mettre des gens en garde à vue ou en procès pour apologie du terrorisme. Mais des guillemets parce que on est très loin de l'apologie du terrorisme quand par exemple on propose de mettre en garde à vue des gens qui banaliseraient de façon out trancière des actes terroristes.
Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ? on nen sait rien. Bref, cette loi était mal rédigée, très attentatoire aux libertés.
Et donc ça c'était le premier élément. Mais le deuxième, c'est sans doute le plus caricatural, c'est que au point de départ madame Yadan voulait punir les gens qui critiqueraient l'état d'Israël, qui appelleraient à la destruction de l'État d'Israël. C'était ça son idée de départ.
Sauf que ça, bah c'est interdit. le Conseil constitutionnel, euh le Conseil d'État disent que bah on peut pas euh parler d'un état spécifique. Il faut qu'on parle de l'ensemble des États du monde.
On doit faire des lois qui sont à caractère général. Donc la proposition de modification qui a été proposée par le Conseil d'État, elle disait qu'il fallait parler des États reconnus par la République française. Sauf que depuis le dépôt de cette loyadan, la France a reconnu l'État palestinien et que du coup ceux qui appellent à s'attaquer à l'État palestinien, je rappelle quand même que madame Niadan a quitté le groupe macroniste et s'est mise député apparenté au moment où la France a reconnu l'État palestinien.
Et bien ceux qui refuseraient l'existence de l'État palestinien pourraient être accusé d'antisémitisme. Vous imaginez le niveau où on en est. Et puis enfin, ceux qui par exemple critiqueraient l'existence de Monaco ou critiqueraient l'existence de la Corée du Nord ou diraient il doit y avoir qu'une seule Corée et pas de Corée et bien tout cela serait donc potentiellement condamné pour antisémitisme.
Vous voyez à quel point on est dans un truc qui est totalement absurde. Et ça et bien il y a des députés qui sont pas prêts à voter n'importe quoi pour faire plaisir à madame Yadan. Et du coup et bien alors que au début c'était fait pour isoler la France insoumise, petit à petit, il y a eu la France insoumise, les communistes, les Verts puis le PS puis le modèem qui ont dit que ils ne voteraient pas et même qu'il voterait contre cette loi Adadant.
Donc ce qui était au départ l'objectif isoler la France insoumise, c'est retrouver à l'inverse isoler le groupe macroniste. Et donc ils se ils sont retrouvés avec dans les pattes cette proposition de loi dont il ne savaient plus que faire. Cela d'autant plus qu'il y a eu une mobilisation citoyenne considérable avec une pétition qui a reçu 700000 signatures.
C'est gigantesque. C'est la deuxième pétition la plus signée de l'histoire de l'Assemblée nationale après la pétition va du plomb et que cette pétition plus les mobilisations populaires avec des rassemblements qui ont eu lieu un peu partout en France. Tout ça a fait comprendre à une partie des députés que vraiment il fallait pas continuer à essayer d'avancer sur cette proposition de loyadent et qu'ils étaient en train de se mettre dans une position très minoritaire pour ceux qui voudraient imposer de force cette proposition de loyadent.
Alors vraiment, on a vécu une semaine parlementaire particulière parce que nous députés insoumis, on avait prévu euh disons de faire durer les débats parce qu'on sait queon est plus en force en fin de semaine que en début de semaine et qu'on sait que nos adversaires politiques sont moins en force en fin de semaine qu'en début de semaine parce qu'il y a beaucoup de députés qui rentrent en circonscription les jeudis et les vendredis. Donc nous ce qu'on voulait c'était que la bataille ait lieu le jeudi et le vendredi pour essayer de se donner de la force et de battre la proposition de Voyadan à ce moment-là. C'était ça notre objectif.
Mais vous allez voir à quel point on a réussi plus que ce qu'on espérait faire parce que il y avait avant la Loyad un texte sur prétendument des moyens de lutter contre le terrorisme. En réalité, il y avait rien de tout ça puisque c'était un texte qui confondait psychiatrie et radicalisation, un texte qui parlait du changement de nom à l'état civil qui concernait donc les personnes transgenres qui parfois fuient leur pays parce qu'elles sont persécutées dans leur pays. Et un texte qui parlait des centres de rétention administrative.
Vous savez ces lieux, ces bastilles dans lesquels on enferme les étrangers sur simple lettre de cachet, c'est-à-dire c'est le pouvoir administratif, le pouvoir exécutif qui décide de l'enfermement des étrangers. Bref, c'était une loi qui prétendait parler de terrorisme mais qui ne parlait pas de terrorisme un peu de la même manière que la loyad prétend parler de la lutte contre l'antisémitisme mais au final ne parlait pas de la lutte contre l'antisémitisme. Et puis j'ai oublié de vous donner un argument mais la loi dent il y avait un problème fondamental dedans en tout cas dans l'exposé des motifs de cette loi. c'est que en faisant un lien direct entre les Juifs de France et l'État d'Israël, c'est une forme d'assignation des juifs français à cet état.
Et ça et bien précisément la commission nationale consultative des droits de l'homme nous dit que ça peut créer de l'antisémitisme. Donc au motif de lutter contre l'antisémitisme, la proposition de loyad pouvait créer de l'antisémitisme. Et d'ailleurs, j'ai lu un très bel article de Claude Askolovic dans la croix qui disait littéralement ça que la Loyad et bien pouvait créer de l'antisémitisme.
Bref, tout le monde était très embêté avec cette loyad y compris dans la macronie. Et on avait donc avant cela le texte sur prétendument la lutte contre le terrorisme. Nous nous avions prévu de beaucoup participer au débat, on va dire ça comme ça.
Et c'est ce que nous avons fait et nous l'avons fait je pense de belle manière. Vous pourrez aller retrouver nos interventions sur les réseaux sociaux et je pense qu'on l'a fait de belle manière. D'ailleurs, on a publié sur ma chaîne YouTube une partie de mon intervention que j'ai faite à la tribune pour donner de la solennité à ce que je disais.
Mais si vous allez sur mon compte Twitter, vous pouvez retrouver un certain nombre d'interventions que j'ai fait dans le cadre de ce débat. Quel était euh le centre du débat ? Et bien, c'était l'allongement de la durée de rétention au centre de rétention administratif pour les étrangers.
Et puis il y a eu d'autres éléments, je vous l'ai dit, sur les questions psychiatriques. On leura quand même dit que si on parlait de psychiatrie, il fallait peut-être qu'il ait la ministre de la santé. Mais globalement et bien on avait des députés qui étaient pas très mobilisés, pas très intervenants dans le débat et puis il faut bien dire que ils avaient en face des insoumis et des vers.
Il faut le dire, moi je je suis capable de dire le groupe d'Europe écologie des verts, il était très mobilisé sur ce sujet-là et puis il y avait quelques députés PS aussi qui étaient très mobilisés sur ce sujet-là. Donc c'est intéressant parce que on a eu un beau débat parlementaire contrairement à ce qu'ils ont affirmé à la suite. Et puis c'est ça qui moi je que je trouve particulièrement intéressant dans le débat parlementaire.
Nous, je vous l'ai dit, notre objectif c'était qu'on arrive au maximum à voter des choses le jeudi sur ce texte là et sur les textes d'après parce qu'on est plus fort le jeudi et le vendredi. Et il s'est produit quelque chose d'absolument magnifique. On a réussi notre coût et on a réussi à battre une partie des articles de ce projet de loi prétendument visant à en gros qui visait à aggraver les conditions de détention des étrangers dans notre pays.
Et je dois dire que c'est ça qui sans doute est le plus plaisant. On a obtenu le retrait de la loi Yad parce que ils ont bien vu que de toute façon ils étaient coincés et que on allait battre cette proposition de loi alors que eux espéraient la faire passer de nouveau un petit peu en force. Ça c'est une énorme victoire parlementaire et populaire. victoire parlementaire parce qu'on a bien fait notre travail pour que on les pousse à retirer cette loi.
Mais cette victoire n'aurait pas été possible sans l'immense mobilisation citoyenne qui a eu lieu autour de cette pétition. Pourquoi cette pétition a autant marché ? D'abord parce que le gouvernement a essayé de nous faire un coup de pression sur l'agenda parlementaire en inscrivant deux forces cette loyadan à l'issue d'un autre vote.
Je passe sur les détails mais en gros ils ont voulu utiliser cette loi comme un moyen de pression. Ça, ils n'ont pas réussi. Et puis ensuite, il y a eu la garde à vue de Rima Hassan qui là, je crois, a fait comprendre à tout le monde quel danger il y avait euh sur la question de l'apologie du terrorisme et de l'usage politique qui était fait de l'apologie du terrorisme.
Et puis donc à l'issue de cette séquence-là, on obtient la victoire, le retrait de la loiad. Et vraiment moi, je tiens à vous le dire, je tiens à vous féliciter pour la mobilisation magnifique que vous avez eu sur les réseaux sociaux et sur cette pétition parce que sans vous, il y aurait pas eu la victoire contre cette proposition de loyad. Alors qu'annonce le gouvernement ?
Ils disent qu'ils vont reprendre à leur compte le projet de loi et que ils vont emmener ça dans un débat qui serait le 22 juin, je crois. Donc à la fin de l'été, vous voyez genre de truc qui peut disparaître sans que ça n'inquiète personne parce que après tout, il y a d'autres chats à fouetter. Ça c'est un peu je pense l'idée du gouvernement.
Repousser ça un peu plus tard. On verra bien si on le fait si on le fait pas. Ça c'est ce qu'on a gagné.
Mais il s'est produit d'autres choses assez intéressantes dans cette séquence parlementaire. Il faut vraiment entrer dans le détail pour comprendre toutes les belles victoires qu'on a obtenu. C'est que au rang des victoires de la France insoumise et bien nous avons obtenu un moment très spécifique à l'Assemblée nationale.
Au moment où on était en train de débattre de la loi sur le terrorisme, il y a un article de Mediapart qui a été publié qui disait que Rima Hassan avait été placé sous surveillance à partir du 1er janvier. En gros, qu'est-ce qui s'est passé ? Hassan, elle avait été convoquée en garde à vue parce que elle avait fait un tweet qui était jugé apologie du terrorisme, tweet qu'elle a par ailleurs supprimé.
Ce tweet là, ça a été l'objet d'une flagrance. C'est-à-dire qu'en gros, c'est comme si on prenait Rima Hassan en flagrant d'élit d'apologie du terrorisme et du coup la flagrance autorise une enquête en flagrance qui autorise un certain nombre de mesures et parmi ces mesures, il y avait essayer de retracer l'intégralité du bornage téléphonique de Rima à partir donc de la géolocalisation de son téléphone. Autrement dit, à partir d'un tweet qui était fait, je crois, le 26 mars ou le 28 mars, quelque chose comme ça, les enquêteurs sont remontés jusqu'au 1er janvier pour tracer l'intégralité des déplacements de Rima à partir de son téléphone.
Ça c'est gravissime. Rima Hassan est une parlementaire européenne, une élue de la République française et on n'a pas à tracer les déplacements d'une députée particulièrement d'une députée de l'opposition. Quand je dis particulièrement d'une députée de l'opposition, vous allez comprendre dans un instant pourquoi.
Mais du coup, nous avions là un texte sur le terrorisme prétendument et nous avions sous la main le ministre de l'intérieur. Nous avons donc posé un certain nombre de questions au ministre de l'intérieur. Pourquoi je vous dis que c'est une victoire ?
Parce que souvent quand on pose des questions lors de la séance de questions au gouvernement, les ministres nous répondent à côté. Là, on l'avait sous la main. C'était un autre texte, c'était pas prévu.
Mais il sort cet article de Mediapart et donc on interroge le ministre de l'intérieur. Pourquoi avez-vous utilisé les services de police pour pister ce qu'a fait Rima Hassan ? Que s'est-il passé ?
Et le ministre de l'intérieur a fini par nous répondre que grosso modo, lui n'avait rien à voir avec ça, que c'était une demande du parquet. Donc parquet égal ministère de la justice égale instruction du ministère de la justice et que grosso modo il fallait poser la question à monsieur d'Armana. On a donc exigé la présence de monsieur d'Armana qui n'est pas venu mais nous avons maintenant quelque chose qui ressemble fort à un scandale d'état.
Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il faut pas oublier que les fuites policières et les fuites judiciaires de la garde à vue de Rima Hassan, elle partait d'où ? C'est le canard enchaîné qui l'a révélé. et partait du porte-parole du ministère de la justice, donc du porte-parole de monsieur Darmanin.
Alors là, on commence à avoir quelque chose qui est très inquiétant et qui dénote l'usage des services de l'État pour savoir les déplacements d'une députée de l'opposition et pour faire des fuites policières, judiciaires, médiatiques contre une députée d'opposition. Mais qu'est-ce qui définit des régimes autoritaires ? Ce qui définit des régimes autoritaires, c'est quand les droits de l'opposition ne sont pas respectés.
Les droits, les libertés publiques et individuelles ne sont pas respectées. Là, on est exactement dans ça. On est dans un usage des moyens de l'État pour vilipander, pour salir l'image d'une députée de l'opposition et en plus de ça pour la placer sous surveillance, en tout cas pour retracer ses déplacements pendant 3 mois avant un tweet.
C'est là qu'on en est. Et nous avons donc interpellé le ministre de l'intérieur mais l'ensemble des députés de l'Assemblée nationale en disant "Mais comment vous pouvez laisser faire ça ? Comment vous pouvez trouver ça normal ?
Que se passe-t-il ? Que vous arrive-t-il ? Pourquoi ne réagissez-vous pas ?
Et malheureusement, nous n'avons pas eu de réponse sinon des hurlements et oh là, vous exagérez. Mais rendez-vous compte de la situation. Imaginez, je ne sais pas si vous partagez mes opinions politiques, imaginez Jean-Luc Mélenchon, président de la République et nous placerions sous surveillance euh je sais pas qui, euh Gabriel Atal ou euh un député euh de l'ex Macronnie puisque on sait pas ce qui restera à la fin de tout ça ou Édouard Philippe ou Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
Imaginez quelle serait la réaction des personnes directement concernées par cette mise sous surveillance évidemment qui crieraiit au scandale et ils auraient raison. Alors, pourquoi quand c'est nous les gens euh trouvent ça normal ou que en tout cas les députés qui sont d'un parti prétendument libéral qui défendent donc les libertés individuelles normalement et les libertés collectives, pourquoi est-ce qu'ils ne réagissent pas ? Pourquoi est-ce qu'ils ne disent rien ?
Bien, moi, j'ai été très choqué par cette séance de l'Assemblée et je dis que nous avons obtenu une victoire parce que dans ce moment-ci, nous avons été la force politique qui agrégeé autour d'elle l'ensemble de la gauche, à la fois dans le combat parlementaire, mais aussi dans le contrôle de l'action du gouvernement qui est prévue par l'article 24 de la Constitution et dans la protection des libertés individuelles que nous avons porté dans l'hémicycle. Vous savez, c'est toujours un peu bizarre l'Assemblée nationale parce qu'on est là, on débat avec des gens qui sont euh dans le le combat politique du moment dans lequel on vit, mais il y aura des séquences plus tard. On est en train au moment où on parle, on est en train de faire un petit bout de l'histoire.
D'ailleurs, sur la tribune de l'Assemblée nationale, sachez-le, je vous le dis, il y a deux personnages, il y a l'histoire et la renommée. L'histoire est en train d'écrire d'une d'une certaine manière ce qui se dit dans l'Assemblée nationale, la renommée à une trompette pour dire que la loi doit être connue partout. Mais oui, ce qui se passe dans ce moment-là, c'est quelque chose d'historique.
Il y a eu un abut de pouvoir et des députés ont dénoncé cet abut de pouvoir. Et peut-être que cet abus de pouvoir s'inscrit dans une pente qui amène jusqu'à un régime autoritaire. Ou bien peut-être qu'au contraire, cet abut de pouvoir s'inscrit dans une pente qui sera rompue par l'élection présidentielle de 2027 où un candidat ou une candidate de la France insoumise défendra les libertés publiques et individuelles non pas au nom de la gauche ou de la France insoumise mais au nom de tous les Républicains et de toutes les Françaises et les Français qui ne sont pas d'accord avec ce type de méthode.
Vous voyez, c'est un moment très particulier et j'espère peut-être que je suis trop optimiste, mais j'espère que des personnes qui ne partagent pas mes conviction politique puisse se dire "OK, là les insoumis, ils ont raison et même si je partage pas leurs opinions politiques, même si c'est ce que je leur ai dit, je leur ai dit, je sais que vous n'aimez pas Rima Hassan." Même si vous n'aimez pas Rima Hassan, et bien vous devez considérer que c'est anormal queon place une députée sous surveillance 3 mois pour un tweet qu'en plus elle a supprimé. Vous voyez, tout ça est vraiment très grave et je pense que dans ce moment politique, la victoire qu'on a pu obtenir, c'est celui de montrer une solité de ce moment-là et d'essayer d'obtenir des réponses du ministre de l'intérieur, même s'il a été un peu évasif et qu'il a d'une certaine manière renvoyé la balle sur Gérald Armin.
Mais vous savez, ce n'est pas fini, on va continuer à interroger le gouvernement. Et puis pour terminer parce que vraiment là, on a enchaîné les victoires à un niveau que nous-même on s'y attendait pas quoi. On était tellement mobilisé qu'on a en plus obtenu une victoire sur le texte d'après celui sur le terrorisme et d'avant la loyad.
Bah oui, il y en avait un entre les deux. C'était un texte qui visait à limiter l'assurance chômage des seniors, c'est-à-dire des personnes qui souvent ont des difficultés à être embogées parce que les entreprises les considèrent les considèrent trop âgés pour travailler mais que en même temps, ils sont pas assez âgés pour avoir le droit à la retraite. Et donc, il y avait là au milieu de tout ça, une volonté de supprimer, de diminuer l'assurance chômage des seniors.
Bah sur ça, on a gagné. On était les plus mobilisés. pour vous dire à la fin la France insoumise était même majoritaire toute seule dans l'ensemble de l'hémicycle.
Alors là, c'était jamais arrivé, mais ma fois à nous tous parce qu'on était bien mobilisé, parce qu'on a été un groupe cohérent, un groupe politique avec une direction politique qui savait où il allait dans ses journées parlementaires, et bien ma fois on a obtenu toutes les victoires qu'on pouvait obtenir. Vraiment défaite en race campagne pour la Macronie et victoire sur tous les fronts pour la France insoumise. Honnêtement, c'est pas souvent qu'on s'envoie des fleurs et qu'on dit que bon là vraiment on a été fort, mais là vraiment on a été fort.
C'est le moment de vous abonner à la chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche. Non, je le dis en plaisant. Mais vraiment là, on a été on a été très très bon et j'en suis j'en suis très fier vraiment.
C'est un moment c'est des moments particuliers parce que là ce soir je fais la vidéo, je sais pas quelle heure il est, il est 22h. Tu vois ce soir vraiment je suis fier d'être insoumis. Je suis fier de mon groupe parlementaire.
Je suis fier de ce qu'on incarne et de ce qu'on représente dans le pays. Et je sais que malgré tous les médias qui nous tapent dessus, malgré tous les politique qui nous tape dessus, je sais que ce qu'on fait parle à des millions de gens qui voient bien ce qui se passe et qui sont en train je le vois d'ailleurs hein, les les les commentaires de remerciement sur les réseaux sociaux, euh les les petits mots dans la rue, les regards, les sourires, les points levés que vous faites quand on se croise dans le métro ou euh dans la rue d'une manière générale. Vraiment, je vous le dis, ça fait chaud au cœur.
Hésitez jamais d'ailleurs à venir dire un petit merci. Je sais qu'il y a des gens qui m'ont dit ça, qui m'ont dit "Ah là là, mais je vous ai vu après, je vois je vois les commentaires, je vous ai vu, j'ai pas osé." Bah si oser, ça fait plaisir franchement chaque fois que vous venez nous voir pour dire merci, pour dire bon courage, pour dire tenez bon, pour dire lâcher rien, ça fait plaisir.
Donc vraiment hésitez pas et soyez sûr du fait que ça fait toujours chaud au cœur ce genre de situation. Bon, sur un plan moins positif et même carrément négatif, je suis extrêmement choqué par ce qui se passe qui continue de se passer au Moyen-Orient et en particulier au Liban. Je sais, je vous en parle toutes les semaines, mais vraiment pour moi, c'est terrible ce que je vois en ce moment se passer au Liban avec Israël qui a donc envahi le sud Liban, 1,3 million de personnes déplacées.
J'ai rencontré des ONG libanaises cette semaine. C'est terrible ce qui est en train de se passer. Il y a des gens qui me disent "Mais il y a des bombes qui tombent partout, même dans certains coins reculés de la montagne, il y a des bombes, quoi." Donc là, on est dans une situation d'extrême tension.
Je veux dire de nouveau tout mon soutien aux libises, au Libanais qui éventuellement m'entendrait à celles et ceux qui vivant en France ont de la famille ou des ancêtres ou des attaches au Liban. Je veux vraiment dire tout mon soutien parce que moi ça me blesse en fait. Je je vis comme quelque chose d'extrêmement grave et où je ne comprends pas qu'il n'y ait pas une réaction plus ferme de la classe politique française sur ce sujet et puis de la France et puis je dois dire vraiment le le le caractère humiliant qu'il y a à être encore une fois à la ramasse de de de l'État d'Israël et des États-Unis sur ce sujet-là.
Et j'ai vu d'ailleurs que Israël avait dit que il ne souhaitait pas que la France participe aux négociations de paix sur le avec le Liban. Et vraiment moi ça me choque parce que la France a une histoire particulière avec le Liban. Nous sommes très liés avec le peuple libanais et que Israël se permette de dire que la France ne doit pas participer aux négociations de paix, c'est gravissime et je me demande quand est-ce que la France se fera respecter par Benjamin Natanahou, son gouvernement qui est un gouvernement d'extrême droite qui est soutenu par Bardella qui est soutenu par toute l'extrême droite mondiale mais qui n'est pas soutenue y compris par la gauche israélienne.
Donc au bout d'un moment ça suffit. ne nous laissons pas parler n'importe comment par Netaniaahu et la France doit avoir sa place dans les négociations de paix. Elle doit participer à ses négociations, faire ce qu'elle peut pour en venir incesser le feu et surtout pour que Israël s'en aille de l'invasion qu'il a commise dans le sud Liban parce que le Liban est un état souverain et que le rôle de la France, le devoir de la France, c'est normalement d'aider le peuple libanais à faire respecter sa souveraineté.
Voilà ce que je voulais vous dire cette semaine. Encore une fois, je vous invite à vous abonner à ma chaîne. Désolé si ce que j'ai dit peut-être était un peu décousu.
J'ai été très très mobilisé à l'Assemblée nationale. J'ai donné de ma personne vraiment beaucoup sur sur les différents textes. Et là, je vous le dis, je suis épuisé.
Donc je suis content, nous avons par notre bataille obtenu un jour férier d'une certaine manière puisqueil y aura plus de séance vendredi. Je termine cette vidéo, il est 22h10. Vraiment, j'ai donné toute mon énergie pour faire tous les éléments de la semaine et là je vais aller me reposer demain.
En plus, mon fils est malade. Donc vraiment, c'est comme ça, c'est la vie. Je vous souhaite une bonne semaine, un bon weekend puisque beaucoup regardent cette vidéo le weekend et je vous dis à la semaine prochaine pour de nouvelles vidéos.
N'oubliez pas de vous abonner avant de partir.