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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 1 février 2023 28 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

"Le soutien des LR à la réforme des retraites s’effrite un peu plus chaque jour" selon R. Rossignol

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous disent les gens sur la réforme des retraites ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous encouragez ces mobilisations ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles seraient vos exigences pour que ce projet de loi soit favorable aux femmes ?

  • 15:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que cette rédaction vous convient ?

  • 20:00RelanceRéponse directe

    Ne craignez-vous pas que certains établissements n'appliquent pas ces recommandations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Laurence RossignolFait
    « les gens s'économisent les grévistes s'économisent ils savent que la mobilisation va être longue »
  • 7:30Laurence RossignolFait
    « les femmes vont devoir travailler deux fois plus longtemps que les hommes »
  • 12:00Laurence RossignolChiffre
    « un tiers des infirmières qui sont sortis de l'école quittent l'hôpital trois ans après »
  • 18:00Laurence RossignolChiffre
    « 80% des Français sont favorables à la constitutionnalisation d'IVG »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci Laurence Rossignol de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice socialiste de l'Oise vice-présidente du Sénat rapporteur du texte qui vise à assurer un nombre suffisant de soignants par patience hospitalisé on va en parler évidemment dans quelques instants mais d'abord on parle de la réforme des retraites encore plus d'un million manifestants hier dans les rues du pays Élisabeth Bank vous l'avez vu elle a dit en temps de les interrogations et les doutes suscités par cette réforme et elle dit que le débat parlementaire permettra d'enrichir le projet quand vous d'abord ce qui est intéressant c'est ce qui s'est passé hier effectivement moins de grébine moins de grévistes et plus de manifestants les gens s'économisent les grévistes s'économisent ils savent que la mobilisation va être longue qu'il y aura d'autres journées d'action et ils sont effectivement très très déterminés et ils sont déterminés dans un grand calme moi j'ai manifesté à Compiègne dans ma ville 6000 manifestants je pense que j'avais pas vu ça de mémoire de compiennois depuis peut-être moins 25 ans et j'ai discuté beaucoup avec les gens des infirmières scolaires qui étaient là des ouvriers des employés c'était vraiment des gens du tertiaire également on a vraiment une mobilisation qui est très large de de la France voilà il faut il faut avoir ça en tête on n'est pas dans les noyaux durs des syndicalistes là mais qu'est-ce qui vous disent les gens est-ce que c'est uniquement la réforme des retraites ou ce que la retraite c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase d'une colère plus profonde c'est trop c'est trop trop déjà on a déjà on en bave déjà c'est dur déjà il y a l'inflation déjà et en plus ce gouvernement vient nous dire qu'on va en baver encore plus longtemps c'est ça que les gens nous disent et ils le ressentent ça comme une forme en fait de maltraitance à leur égard j'en compris que la réforme des retraites elle est pas indispensable à l'instant où nous parlons voilà et qu'elle va dépendre de plein de paramètres les gens ont compris aussi que ce gouvernement qui dit fait baisser le chômage devrait s'appuyer sur cette baisse du chômage pour être plus optimiste sur les ressources de demain de notre régime de retraite par répartition bref voilà ce que voilà ce que moi j'ai entendu la position de la première ministre alors le problème c'est que c'est 64 ans voilà les gens ne veulent pas d'un allongement l'âge de la retraite et le gouvernement est bloqué sur le report de l'âge donc je veux bien qu'il y ait des améliorations en plus moi ça m'amuse quand ils disent enrichir le texte mais non leur texte n'aurait pas l'enrichir les gens veulent au contraire qui ne leur rétrécissent ce texte ils veulent ils veulent au contraire qui retire des choses donc faut faire attention parce que Elisabeth borde me paraît parfois être très bloqué très déterminé c'est pas un bras de fer avec le pays la réforme des retraites et d'un point de vue je regarde toujours des femmes c'est la deuxième femme première ministre la première Édith Cresson a été raillé et essorée par le sexisme de la classe politique ce serait bien que la deuxième réussisse et qu'elle ne réussissent pas sur un modèle taschien voilà c'est on n'a pas besoin d'une dame de fer en France aujourd'hui c'est ce qu'elle a aujourd'hui pour vous il faut c'est le risque pour elle dans cette affaire là c'est de devenir la dame de fer et le fait que Emmanuel Macron est présente de la République lui juge que dans cette affaire de réforme des retraites il joue sa son autorité c'est le problème de Macron c'est pas le problème de la première ministre elle est-ce qu'elle doit jouer c'est tout autre chose d'être celle qui est en phase avec le pays qui est capable justement d'entendre la souffrance alors ça ce que peut-être que je dis va maintenir les femmes dans cette idée quels sont dans le Caire qu'elles sont dans le soin qu'elles sont attentives mais c'est bien d'avoir une première ministre qui est attentive sensible à la souffrance et aux espoirs du pays on va revenir il y a beaucoup de choses dans ce que vous nous avez dit sur le fond mais sur la forme puisque vous nous avez dit au début que les manifestants que vous avez rencontrés hier il se prépare à tenir sur la durée il y a deux autres journées qui ont été annoncées déjà la semaine prochaine mardi et samedi prochain en grande partie dans les vacances scolaires pour certains Français en tout cas est-ce que vous encouragez ces mobilisations à ce moment-là mais moi je respecte le l'Inter syndical si vous on est dans une situation assez exceptionnelle c'est à dire que nous avons une inter syndicale l'unité syndicale et ça joue dans la mobilisation des Français aujourd'hui et qui donne une image et qui agit de manière totalement coordonnée c'est très important les dates de l'Inter syndicale sont les miennes ils ont leur raison leurs objectifs ils savent ce qu'ils font il faut aller jusqu'où est-ce qu'il faut aller jusqu'à bloquer le pays jusqu'à des grèves reconductibles jusqu'à des actions comme fait la CGT énergie ce qui coupe le courant chez certaines personnes qui le remet chez d'autres pour qu'ils nous ont été coupés c'est pas à moi de dire ça c'est pas une affaire de majorité et d'opposition c'est une affaire de peuple français et de président de la République et de Première ministre et donc les gens iront jusqu'où ils peuvent aller à condition qu'il soit soutenu nous le faisons nous les parlementaires nous le faisons au Sénat à l'Assemblée nationale et dans la rue hier et c'est le mouvement social qui dira avec l'unité syndicale qui est le talisman de cette mobilisation quelle va être votre stratégie au Sénat est-ce que vous pensez pouvoir faire reculer le gouvernement dans un sénat je le rappelle la majorité de droite qui est favorable à cette réforme ce que j'observe pour le moment c'est que on est parti en quelques semaines d'un soutien du groupe irrépublicains de l'Assemblée à la réforme et que chaque jour ça s'effrite un peu quand même ce soutien pour une raison simple c'est que la droite les républicains est présente dans les villes moyennes très fortes dans les villes moyennes en réalité et les députés les républicains ils ont vu les manifestations dans leur ville ce chez moi autant de gens dans la rue pourquoi je dirais moi prendre des risques et des retours de bâtons alors qu'ils sont même qui gouvernent c'est pas là eux qui ont écrit la réforme donc on va déjà regarder comment ça se passe avec les LR à l'Assemblée aujourd'hui personne ne peut dire c'est le gouvernement pourra avoir une majorité dans l'assemblée ou s'il devra recourir aux 49-3 je vois dans mon département les députés LR ils ont déjà fait ils ont déjà fait savoir que une voterai pas cette réforme donc on va on va regarder où ils en seront à l'Assemblée et puis après on verra l'impact que ça aura sur les LR du Sénat d'une part que aussi l'impact que ça aura sur le gouvernement vous savez moi j'ai vu de j'ai un petit peu de d'histoire en la matière j'ai vu des gouvernements retirer des projets de loi après le vote du projet de loi au Parlement donc tout est ouvert mais il a l'air à l'Assemblée nationale ils ont une ligne rouge maintenant ils disent que ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans doivent se voir appliquer les 43 annuités mais pas le critère de la geste que ça c'est un compromis acceptable pour vous on en est ce n'est pas à moi de donner les compromis mouvement syndique c'est un inter syndical c'est au syndicat de le dire si ça arrive comme ça la question moi je me pose des questions vous savez quand elles arrivent devant moi là pour le moment cette question là elle est pas posée le texte n'est pas encore au scénario on sait pas même on sait même pas comment il va sortir de l'Assemblée en terme de procédure en terme de rédaction donc on va on va attendre de voir ce qui se passe parce que vous nous parlez de ces Français qui disent qu'ils veulent pas travailler plus longtemps est-ce que il y a pas aussi beaucoup de Français qui sont obligés de travailler plus longtemps parce qu'ils doivent faire leurs 43 annuités et ça ça a été mis en place par un gouvernement socialiste oui mais avec les carrières longues et avec les critères de pénibilité j'entends le gouvernement dire c'est une réforme qui sera positive pour les gens qu'on commençait tôt ou qu'on des métiers pénibles je vous rappelle qu'en 2017 ils ont supprimé trois des quatre critères de pénibilité quand on discute avec les infirmières par exemple ou les professions du médico-social des femmes qui ont passé leur vie à soulever des malades et qu'elles expliquent la difficulté qu'elles ont à faire prendre en compte leurs conditions de travail dans les critères de pénibilité c'est sûr que là il y a des un vrai moyen d'amélioration est-ce que ça suffira je ne sais pas parce que je vois quand même très nettement que pour tous les gens qu'on travaillait jeunes ou sont des métiers pénibles il considère qu'à 58 60 ans beaucoup d'entre eux sont fatigués et usés donc tout ça est dans le débat et je pense par ailleurs qu'une partie de ce débat va avoir lieu certes à l'Assemblée nationale mais une autre partie dans la concertation entre le gouvernement les organisations syndicales on va parler d'un autre point d'inquiétude et vous l'avez sans doute entendu dire dans les mobilisations c'est quel impact de cette réforme pour les femmes et pour en parler on va aller retrouver Jean-Marc chevaucher vous connaissez bien rédacteur en chef adjoint du Courrier Picard qui est votre presse locale le rentre Rossignol bonjour Jean-Marc merci beaucoup d'être avec nous et Jean-Marc vous souhaitiez justement revenir sur un aspect de cette réforme la retraite des femmes oui on peut en parler parce que Laurence Rossignol est intervenu là-dessus au Sénat il y a quelques jours après les propos de Franck Riester qui avait admis que cette réforme allait demander aux femmes un effort supplémentaire alors Laurence Rossignol vous connaissez très bien le sujet Olivier du soft vous a répondu sur l'âge de suppression de la décote maintenu à 67 ans et vous a répondu sur une retraite minimum à laquelle dont elle pourrait bénéficier 200000 personnes sans doute et sans doute à peu près deux tiers de femmes et vous votre position c'est de dire que les femmes en ont un petit peu assez de devoir s'adapter en permanence et que vous souhaiteriez que que qu'elle soit un petit peu mieux considérée dans alors ma question c'est jusqu'où quel serait les vos exigences pour pour que ce projet de loi vous le considériez favorable aux femmes d'abord retrait du reportage à 64 ans parce que les femmes vont devoir travailler plus longtemps alors à ça le gouvernement répond oui mais comme tout le monde comme les hommes il faut bien falloir qu'elle fasse un effort supplémentaire un effort comme les hommes en réalité les experts ont projeté ce que d'ailleurs l'un des études d'impact n'a pas fait on a une antenne d'impact qui est quand même assez misérable les vont projeter les conséquences de la réforme sur les femmes et on s'aperçoit que les femmes vont devoir travailler deux fois plus longtemps que les hommes vont devoir le faire je fais simple pour une femme né en 72 elle va devoir travailler huit mois de plus pour un homme né en 72 c'est 4 mois de plus donc l'effet de l'allongement du reportage il est plus fort sur les femmes que sur les hommes donc déjà si on si on retire le reportage à 74 ans déjà on gagne quelque chose pour les femmes en plus le texte ne va pas assez loin la prise en compte des carrières hachées le gouvernement nous parle d'un minimum à 1200 euros mais les conditions d'accès au minimum de 1200 euros elles sont quand même assez exigeantes puisque il faut à la fois une carrière complète et avoir été au SMIC toute sa vie en les femmes peuvent répondre peuvent répondre à la deuxième condition d'avoir été hospito de leur vie les hommes moins c'est vrai parce que en fait souvent les gens comme un petit peu de progression de carrière mais en revanche rares sont celles qui ont la carrière complète sinon elles sont dans un schéma de retraite normal pour ça il prend des carrières hachés et la deuxième chose c'est que le miam contributif il y a deux morceaux un morceau de base un morceau complémentaire sur le morceau complémentaire faux 20 20 ans et en plus on ne compte pas ni les trimestres de maternité ni les trimestres de congé parental ni tout ça donc il faut maintenant la question qui est posée c'est qu'est-ce qu'on fait du temps de travail gratuit des femmes parce que c'est du travail gratuit que les femmes ont fait à la maison en élevant les enfants on s'occupant de des vieux parents ou des vieux beaux-parents en s'occupant des malades qu'est-ce qu'on fait de ce temps de travail gratuit des femmes dans la prise en compte de la retraite et on peut faire beaucoup mieux le gouvernement dit pas la même chose que vous hier Gabriel Attal redisait que aujourd'hui les femmes partent à la retraite après les hommes qu'avec cette réforme elle partiront avant et que la revalorisation des petites pensions ça profite deux fois plus aux femmes qu'aux hommes n'êtes pas d'accord avec ça non mais la question n'est pas de sincère profite deux fois plus au vin de côté je crois que c'est François Ruffin qui a dit que c'est trop valorisation allait profiter à 48 personnes alors j'imagine que le chiffre était volontairement provocateur mais entre c'est au-dessus de 48 mais est-ce que c'est beaucoup au dessus de 48 on n'en sait rien je redis le double critère d'avoir une carrière complète ça élimine beaucoup beaucoup des femmes aujourd'hui 70% des gens qui ont moins de 1000 euros de retraite par mois ont des faire un complète leur carrière vont être toujours aussi incomplètes après la réforme qu'aujourd'hui et ne seront pas accessibles à cette revalorisation dont nous parle donc que le gouvernement continue de raconter que c'est une bonne réforme pour les femmes et quand même une supercherie Jean-Marc un dernier mot rapidement mais on peut parler de la mobilisation en Picardie au sujet de cette réforme des retraites et notamment dans l'Oise Laurence Rossignol vous en a parlé tout à l'heure si mille personnes à Compiègne c'est effectivement les chiffres qu'a donné le Courrier Picard ce matin donc on a les mêmes que Madame Rossignol on n'a pas forcément les mêmes que la police ou les manifestants mais nous avons nous avons les mêmes ou alors madame Rossignol et bonne victoire et 5000 abonnés ce qui effectivement pour le département de l'Oise représente des chiffres importants parce que on n'a pas vu des chiffres aussi importants depuis de très grandes manifestations sociales du essentiellement à l'usine continentale par exemple oui c'est ça un dernier mot Laurence dans l'Oise il y avait aussi une manifestation à Creil également avec je crois que c'est 2500 personnes à Creil la semaine dernière on a vu la Pont-Sainte-Maxence bon toute l'Oise est plus Gabin toute la Picardie y compris des petites villes les sous-préfectures sont mobilisés les gens manifestent au plus près de chez eux il y a la manif de proximité qui est aujourd'hui très fréquentée qu'il a été hier et je pense que les gens vont continuer de se mobiliser et quelqu'un m'amusait hier en me disant vous savez madame rossialsi continue de nous insulter tous les week-ends comme a fait Darmanin dans Le Parisien cette semaine on va revenir toutes les semaines nous hein c'est pas comme ça c'est pas comme ça qu'on va régler le problème et c'est la une du Courrier Picard la rue maintient la pression c'est à la Une de votre journal Jean-Marc merci beaucoup d'avoir été avec nous Jean-Marc chevaucher et on suivra bien évidemment la suite de ces mobilisations face à l'actualité du Sénat les chargée aujourd'hui on commence par parler de l'hôpital qui est en crise également le Sénat examine cet après-midi complexe pour garantir un monde minimum de soignants par patience hospitalisée vous êtes rapporteur de ce texte on voit tout de suite le détail avec Marion Vigreux [Musique] bonjour Marion bonjour Oriane bonjour madame Rossignol et Marion on va donc se pencher avec vous sur cette proposition de loi qui sera examinée aujourd'hui qui vise un restaurant minimum de soignants par patience hospitalisé oui c'est une proposition qui a été déposée par Bernard jaumil sénateur socialiste différente expérience à l'étranger montrent que plus il y a de soignants plats par malades plus les bénéfices sont notables côté patient on observe par exemple une baisse de la mortalité des réadmissions et des durées d'auspectives d'hospitalisation et puis côté soignant une baisse des cas de Burn Out et du sentiment d'insatisfaction et une amélioration de leur motivation et en matière de démotivation d'ailleurs on rappelle qu'en France entre 2020 et 2022 on est passé de 10000 à 60 000 postes vacants d'infirmiers alors des ratios il en existe déjà ce sont les ratios qui sont dit sécuritaires pour les services sensibles comme la néonatologie ou les soins intensifs et avec cette PPL il s'agit ici de généraliser ses quotas à tous les services cette idée elle avait été soumise au sénateur l'an dernier par les professionnels de santé lors de la commission d'enquête sur la situation à l'hôpital voici par exemple ce que disait Véronique enghen du collectif interhôpital une étude scientifique a démontré que la mortalité des patients augmentaient dès qu'une infirmière devait s'occuper de plus de six patients dans nos hôpitaux il n'est pas rare qu'une infirmière doit s'occuper de 16 patients en journée voire 24 la nuit Laurence Rossignol vous dites que lors de vos auditions les soignants se sont montrés unanimement favorables assez ratio en revanche plus de fébrilité la part des directeurs d'établissements qui créent pour pour leur finance bien entendu mais nous la démarche que nous avons avec Bernard jolimiez et mes collègues du groupe socialiste et globalement tout le Sénat parce qu'il faut dire que cette proposition de loi a été adoptée à l'unanimité en commission la semaine dernière et qu'elle sera adoptée cet après-midi en sciences publiques ce que nous voulons c'est que le service public hospitalier y compris les établissements privés associés au service public mais non lucratifs envoie un message au personnel je reviens pas sur les conditions de travail à l'hôpital on les connaît la dégradation des conditions de travail est liée aussi au désamour et à la fuite des personnels et en particulier des infirmières parce que le sujet est pas tout à fait même pour les infirmières les médecins les médecins on en manque à une pénurie donc elle n'a pas beaucoup en dehors de l'hôpital mais en ce qui concerne les infirmières il y en a beaucoup en dehors de l'hôpital aujourd'hui un tiers des infirmières qui sont sortis de l'école quittent l'hôpital trois ans après en gros je vous donne les chiffres elles sont importants un tiers des élèves des quitte au milieu des études un tiers ne va pas travailler dans les hôpitaux à la fin des études et le troisième tiers qui va à l'hôpital s'en va au bout de deux ou trois ans et donc c'est un nouvel en permanent donc on a quand même un vrai sujet comment fidéliser comment attirer les personnels soignants à l'hôpital alors il y a effectivement les conditions de rémunération le seigneur de la santé s'en est partiellement occupé mais il y a un autre sujet qui est que la qualité de vie au travail la qualité du soin que les femmes apportent c'est souvent quand même bien souvent des femmes et la capacité à faire le métier qu'on a choisi correctement et c'est ça que nous ont raconté les soignants infirmières comme médecin c'est que aujourd'hui il n'arrive plus à travailler d'une manière sécurisée ni pour eux-mêmes ni pour les soignants parce que ce qui se passe c'est que dans les services sont tellement tendus en termes de personnel une infirmière crainte ou un problème de santé et souvent les problèmes de santé sont liés à l'épuisement un arrêt de maladie et puis après c'est un jeu de domino c'est à dire que les autres assument pendant un temps ça charge et après c'est plus possible et on ferme des lits parce que à ceux qui nous disent oui mais avec vos systèmes de ratio c'est à dire effectivement de mettre un nombre minimum de soignants pour les les patients vous allez aboutir à des fermetures de lits les fermeture de lit c'est le cas aujourd'hui c'est la réalité de l'hôpital c'est confirme des lits parce qu'on n'a pas de personnel pour s'en occuper pour s'occuper au pied du lit comme on dit voilà donc cette proposition de loi elle a un but c'est de dire aux soignants revenez à l'hôpital dans les années à venir on va vous assurer des conditions de travail qui vous permettront de faire bien votre travail Marion que propose justement les sénateurs précisément pour définir ces ratios minimum alors la mission serait confiée à la Haute Autorité de santé qui devrait donc définir pour chaque spécialité en quota minimal de soignants parler ouvert par nombre de passages avec une période de validité de 5 ans permettant de les faire évoluer si besoin cela est destiné aux hôpitaux publics et aux établissements de santé privé d'intérêt collectifs dans votre rapport Laurence rossinol vous dites que c'est une appropriation souple qui serait laissée aux établissements en fonction des types de patients des contraintes matérielles mais vous ne craignez pas justement qu'avec cette souplesse certains établissements n'appliquent pas ces recommandations de quota alors il a fallu être à la fois déterminé et adapter au réel L'Oréal c'est qu'on pouvait pas dire au 1er juillet 2023 tous les tous les services dans tous les établissements vont être soumis à des ratios parce que ça n'aurait pas été possible tout simplement donc moi je conçois cette loi comme une loi de programmation pour l'hôpital c'est moi le programmation de du personnel hospitalier donc on a deux étapes une première étape dans deux ans la haute autorisation et après la fin de ma chronique allez-y et non parce qu'on est on est obligé de travailler en prévision c'est de la prévision ce qu'on fait et une deuxième étape 2 ans après qui est celle de l'application des ratios en écoutant les soignants en écoutant les soignants qu'on a que j'ai auditionné pendant toute une semaine ce n'est tout le monde les médecins les infirmières les présidents de CME des centres hospitaliers et des centres hospitaliers universitaires les grands les petits tout en fait j'ai vu que dans des établissements qui ont déjà trouvé des formes à elle et je crois pas qu'il faille faire tomber des chiffres comme des couperets au mépris de ce que déjà la culture de du service la culture de l'établissement a permis de créer comme organisation non nous rassions on distingue deux types de rations les ratios de sécurité bon c'est ceux qui existent déjà par exemple en soins critique et puis les ratios de qualité et effectivement dans ces ratio de qualité il y a une petite idée de fourchette alors après ce sera effectivement dans les établissements et dans les services une exiger de créer les conditions bien sûr que de toute façon il y a pas de système parfait sans risque si on fait des ratios coup près et auquel cas il y a un risque de fermeture de lit si les ratios sont pas respectés ou si les budgets suivent pas soit on fait des ratios qualitatifs avec une petite marge de manœuvre et d'adaptation et ça permet d'avoir un objectif et j'ajoute quand même derrière tout ça c'est que ça va demander du financement est aussi un moyen de dire il faut que l'on dame c'est-à-dire le budget hospitalier augmente dans les années à venir pour accompagner cette évolution de personnes soyons clairs on ne sauvera pas l'hôpital public à budget identique et à volume de personnel identique il faut continuer mettre les moyens et on propose des moyens des volumes à la qualité du travail et du soin merci Marion Laurence rossignolet était très complète on a bien compris du coup évidemment ce qu'il y avait dans ce texte et c'était le but merci Marion à tout à l'heure dans le club on va parler de ce qui se passe du côté de l'Assemblée nationale autour du référendum sur la réforme des retraites il y a un autre texte une autre actualité aujourd'hui au scénar évidemment importante c'est aujourd'hui que serait examiné la question du droit de l'idée à l'IVG dont la Constitution la constitutionnalisation de l'IVG c'est la deuxième fois que le Sénat se penche sur cette question et alors là le sénateur les républicains Philippe Bas un peu pris tout le monde de court vous allez nous le dire puisqu'il a proposé une nouvelle écriture il propose d'inscrire dans leur constitution la phrase suivante la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse en fait sa substitue la liberté et la notion de liberté à celle de droit est-ce que du coup ça vous va comme rédaction alors c'est une réaction là n'est pas la nôtre nous nous sommes dans l'idée d'un droit à l'IVG mais il est clair que la rédaction de propose Philippe Bas elle elle desserre l'étau bien entendu parce que le risque c'est que la droite sénatoriale nous livre le même vote que celui qu'elle avait livré au mois d'octobre et que le texte soit encore rejeté par le Sénat en proposant un amendement de ce type Philippe Bas propose en fait ce qui est de plus important que l'IVG rentre dans la Constitution et c'est ça le sujet est-ce qu'on va inclure l'IVG dans les droits et libertés fondamentales garanties par la Constitution pour le protéger pour l'avenir bien pour la protéger pour l'avenir IVG et aussi pour infliger à ceux qui manifestent encore il y a 8 jours 10 jours à Paris contre la constitutionnalisation il faut leur dire que le Parlement ne les suit pas et c'est ça la question qui est posée aujourd'hui ça vous a surpris cette rédaction proposée par Philippe vous vous y attendiez j'avais entendu dire que Philippe va trouver que la rédaction n'était pas bonne qu'il avait qu'on pouvait faire mieux mais il s'était pas avancé jusqu'à en proposer une autre il l'a fait à l'issue de la commission des lois je pense que l'amendement Philippe Bas peut sauver l'honneur du Sénat et de la droite sénatoriale parce que moi j'ai vu et pourtant je suis identifié comme étant active sur ce sujet les gens me dire mais c'est quoi cette histoire le Sénat pourquoi vous bloquez 80% des Français sont favorables à la constitutionnalisation d'IVG pourquoi le Sénat s'obsine à être le dernier petit village conservateur de la République et celui qui bloque la consulatisation et les gens m'ont interpellé je me pas moi mais les autres oui et les autres pour le moment sont majoritaires et je pense que l'amendement Philippa peut être un moyen d'avancer vers l'entrée de l'IVG dans la Constitution pour ma part je sais que on avance par compromis voilà c'est cette rédaction n'est pas la vôtre c'était pas celle ce qui est par la gauche est-ce que du coup vous pourriez voter cette rédaction pour passer par Philippe alors vous savez en 74 lorsque la Huawei a été adoptée la gauche était très active à une défendait le droit à l'IVG pour autant la proposition le projet doit veille n'était pas celui qui a gauche je voulais si la gauche avait voté sa propre loi il y aurait eu le remboursement par la sécu il y aurait pas eu la condition de détresse aurait pas eu les deux entretiens il y aurait pas eu la clause de conscience c'était pas la loi que vous voulez à la gauche mais la gauche a considérée en 74 que voter la loi veille d'abord permettait qu'elle soit adoptée sans la gauche elle ne l'était pas et bien qu'il y ait des compromis il n'était mieux d'avancer sur la base d'un compromis que de refuser un texte et de reporter à beaucoup plus tard la légalisation de l'IVG et de laisser des femmes dans les avortements clandestins donc on est un peu dans la toute chose égale par ailleurs on est un peu dans la même situation qu'en 74 cet amendement de Philippe Bas ne peut être adopté que si la gauche le vote mais ça ne suffit pas pour qu'il soit adopté il faut qu'une partie de ceux qui avaient voté contre où c'était abstenus en octobre vote l'amendement Philippe Bas pour que le Sénat puisse contribuer à garantir que l'ivgal vous pensez pouvoir la journée de commencer je vous dirai ça ce soir un dernier mot sur après parce que c'est pas parce que le Sénat même si le Sénat le vote aujourd'hui ça veut pas dire que ça sera influé dans la Constitution le parcours est encore long le parcours est encore long puisque ce ne serait pas la même rédaction que ça a été adopté à l'Assemblée pour autant ce serait ainsi une politique fort ça voudrait dire que en fait les deux assemblées sont prêtes sous des rédactions différentes mais sont d'accord pour faire entrer des végés dans la Constitution vous en appelez Emmanuel Macron après c'est une discussion avec le gouvernement parce que le gouvernement reconnaissons lui ça c'est que sur le vote du Sénat il ne peut pas grand chose mais une fois que le sénor a voté bien sûr il pourra merci Laurence Rossignol merci beaucoup d'être venu nous voir ce matin on a eu beaucoup de sujets à grosse journée vous reviendrez nous voir très prochainement je vous les remercie beaucoup dans 20 minutes on reparlera évidemment de la mobilisation contre la réforme des retraites dans le club on ira voir comment ça s'est passé dans nos régions on sera notamment du côté de Saint-Etienne et de Poitiers on va en parler tout de suite avec notre prochaine invité c'est François Aubry qui nous rejoint