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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 février 2024 25 min

Congé menstruel : "C'est un facteur d'attractivité et non pas de discrimination" en entreprise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci conouré de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu des Français de l'étranger membr du groupe socialiste et vice-président de la commission des affaires étrangères on va bien sûr parler de l'actualité internationale dans quelques instants et de votre texte qui est examiné cet après-midi en séance pour instaurer un congé menstruel pour les femmes mais d'abord quelques mots de du reste de l'actualité hier Emmanuel Macron a rendu un hommage national à Robert Badinter et a ouvert la voix à la panthéonisation la République fait homme c'est ce qu'il a dit de Robert vanadinter il a trouvé les bons mots dans cet hommage je crois et à un moment où nos institutions sont remises en cause par certains mouvements politiques je crois que il est important de et l'hommage a été unanime nous l'avons constaté hein de rendre hommage à à ce cet homme qui c'est un homme de droit qui a défendu l'État de droit un grand humaniste et dans l'époque que nous nous traversons je crois que que ces valeurslà sont fondamentales et que même ceux qui sur le plan politique pouvait être opposé à ce qu'il défendait ont reconnu l'importance de de ces combats qu'il a mené avec énormément de courage jusqu'au bout parle de la l'institution de la peine de mort quand même contre une opinion publique qui n'y était pas prête à l'époque et qui aujourd'hui est un marqueur finalement de de l'histoire de notre pays qui est le pays des Lumières et et de l'humanisme est-ce que la la gauche en général et le PS en particulier manque d'une figure telle que Robert vanentter aujourd'hui je crois que c'est le cas en effet puisque nous avons euh enfin il a marqué son son époque et aujourd'hui nous avons une finalement une démultiplication mais je je je je je crois qu'il y a des personnalités qui pourraient en effet peut-être s'imposer qui mène des combats mais nous sommes dans un autre monde et je ne sais pas si Robert bindater euh finalement vivait aujourd'hui s'il serait en capacité de faire ce qu'il a fait avec une information une communication qui est complètement différente avec une démultiplication des sujets une immédiateté dans dans tout je je crois qu'il incarnait aussi une une époque où il était possible de mener un combat jusqu'au bout d'avoir des débats parlementaires qui pouvaient être très dur mais qui étit respectueux il me semble que que tout ça a changé donc c'était un homme de son époque et cette époque là nous pouvons peut-être en être un peu nostalgique mais ça veut dire les combat qu'il a mené comme la peine de mort me met pas que il a mené beaucoup de combat notamment pour les droits des homosexuels pour les droits des prisonniers il pourrait pas il pourrait plus les mener aujourd'hui il pourrait les mener mais mais peut-être d'une autre façon et pas avec le même impact on va parler d'un autre sujet d'actualité on l'a vu dans le journal hier la commission des Lois du Sénat examiner donc la constitutionnalisation de l'IVG et le texte est passé en commission des lois il a été adopté dans sa version gouvernementale est-ce que vous y voyez un signal positif oui absolument je crois que là nous avons le côté positif du débat démocratique euh où nous avons des des collègues parlementaires qui n'étaient peut-être pas convaincu mais nous avons une division finalement en trois blocs aujourd'hui chez les dans le parti des républicains avec ceux qui aujourd'hui sont prêts à le voter ceux qui sont encore indécis et puis ceux qui sont posés pour pour des raisons qui leur sont propres donc je crois que le débat qui a lieu depuis un certain temps quand même dans notre pays et bien porte ses fruits pour aller vers cette constitutionnalisation de de l'IVG en fait c'est c'est le fait de de marquer que nous voulons vraiment inscrire dans le marbre donc dans le texte fondateur de de notre République et bien ce droit-là pour les femmes mais vous pensez que ça ira au bout parce que vous avez entendu Bruno retaillo il dit le le débat se fera en séance oui certes mais euh justement je pense que euh voilà c'est peut-être aussi un test pour l'autorité qu'il a sur son groupe et et si l'ensemble du groupe est prêt à le suivre ou pas mais je crois que aujourd'hui nous nous allons quand même vers euh vers un apaisement en tout cas mais je je pense que ça sera un bon débat euh où chacun pourra exprimer parce que voilà cela touche à l'intimité de la personne aussi et il il dit aussi Bruno r il soulève une autre question c'est celle de la CL de conscience qui fait partie des débats il dit que si on vote la liberté garantie ça crée un droit opposable et que du coup ça pourrait remettre en question cette clause de conscience et qu'on s'éloignerait ainsi de l'esprit de la loi veille est-ce qu'il a pas raison oui sur le fond certes mais en même temps je pense que un médecin qui ne ne voudrait pas pratiquer une IVG bien ne le fera pas il y a suffisamment de de collègues médecins pour pour le faire donc euh théoriquement en théorie oui mais je crois que en pratique cela n'est pas un argument en tout cas suffisamment fort je crois à opposer on va parler de votre texte puisque vous proposer d'instaurer un congé menstruel pour les femmes qui ont des règles douloureuses le texte est examiné cet après-midi au Sénat on va voir les détails avec Audrey [Musique] vetaz bonjour Audrey bonjour bonjour bonjour et Audrey le Sénat étudie donc en séance cet après-midi dans le cadre d'e niche soci aliste la proposition de loi d'élène conououré qui vise à créer un congé monstruel pour les femmes souvrant de règles douloureuses audrait vous être penché sur les détails de ce texte oui ce qui me permet d'abord de vous donner ce chiffre près d'une femme sur deux dit souffrir de 10 ménoré un mot un peu compliqué mais ça signifie que ce sont des douleurs menstruelles si aigues qu'elles perturbent les activités quotidiennes et qu'elles peuvent conduire dans certains cas à des absences en milieu scolaire ou dans le monde professionnel alors pour l'instant les femmes se débrouille toute seule pour gérer ces éventuelles absences l'objectif de votre texte c'est de leur donner un cadre législatif concrètement il s'agirait de mettre en place un arrêt maladie spécifique pour les cas de douleurs menstruell ce qui inclurait l'endométriose C cet arrêt pardon serait d'une durée de 2 jours par mois maximum sans délai de carence sur présentation d'uncertificat médical valable pour un an pour éviter les démarches médicales supplémentaires alors ce qu'il faut souligner c'est que ce type de congé existe déjà au Japon depuis 1947 en Espagne depuis l'an dernier et en France dans certaines entreprises et certaines municipalités comme Saint-Ouin c'est en région parisienne et Saint-Ouin l'a mis en place pour ses employés municipaux écoutez en tant que chef de l'administration on ne pouvait pas ne pas agir donc on a décidé de mettre en place ce congé monstruel ça ne pouvait plus durer nous sommes la France un pays de la liberté de l'égalité de la fraternité j'ai envie de dire que c'était une décision cision on ne peut plus républicaine j'ai pas eu utiliser ce jour mais je n'hésiterai pas à le faire et au sein de mon équipe donc moi j'encadre à peu près enfin un peu moins de 10 personnes et on j'ai déjà des des j'ai déjà des des agentes qui m'ont qui m'ont demandé d'utiliser ce ce congé et audre cette idée ne fait pas l'unanimité au Sénat non le texte soutenu par la gauche et les écologistes a été rejeté la semaine dernière par la commission des affaires sociales à majorité de droite même s'il faut souligner l'abstention de certains centristes la délégation aux droits des femmes s'était aussi aussi positionnée contre l'an dernier même s'il n'y avait pas eu de consensus concrètement les arguments c'est que ça doit relever du dialogue social et pas de la loi il y a aussi la question de la rupture du secret médical et des discriminations éventuelle à l'embauche et ça c'est aussi une inquiétude de certaines associations écoutez attention à à l'impact à l'embauche on sait aujourd'hui que un employeur qui emploie une jeune femme qui a des probabilités fortes de tomber en enceinte va déjà faire une décotte à l'emploi et cetera est-ce que c'est le bon véhicule de d'aller vers justement quelque chose spécifique menstruel alors madame la sénatrice avant de revenir aux arguments contre est-ce que vous avez bon espoir que le texte soit adopté cet après-midi écoutez je continuer à faire de la pédagogie parce que finalement ça fait plus d'un an que je travaille sur ce sujet j'ai j'ai entendu énormément de de femmes mais également j'ai auditionné le corps médical parce que vraiment ce ce texte pour moi ça inscrit sous le volet de santé la santé des femmes vous l'avez très bien rappelé une femme sur deux c'est 7 millions de femmes donc nous ne sommes pas ici à parler d'une minorité mais mais mais d'un d'un sujet qui touche notre population féminine et notamment des jeunes femmes qui ont envie de simplement de travailler et de s'épanouir correctement et d'avoir aussi les mêmes avantages que leurs collègues hommes parce que chaque mois certaines sont pénalisées par des douleurs et j'ai découvert la gamme finalement des symptômes qui peuvent toucher les femmes et qui vont en effet de de de cfalé de douleur à ce que l'on m' ce que l'on m'a décrit comme étant des douleurs qui ressemblent à celle de l'accouchement d'une crise cardiaque j'ai des femmes qui m'ont dit je ne peux pas sortir de mon lit je suis dans l'incapacité de parler tellement que j'ai mal donc ce que nous proposons est assez simple c'est pas un congé parce que le terme de congé veut dire un peu vacances et sincèrement les unes et les autres se passer très volontiers de s'arrêter elles me disent qu'ell ne ne souhait pas s'arrêter l'arrêt en fait est le le recours ultime le dernier recours quand on ne peut plus gérer ce que nous souhaitons c'est une adaptation du poste de travail pour pouvoir leur permettre et bien de continuer à travailler correctement de s'arrêter si elles en ont besoin et partout où cela a été mis en place aujourd'hui sans cadre législatif et c'est ce que nous proposons de fait et bien nous voyons à la fois un regain de productivité parce que les femmes qui ont pu avoir cette journée de repos et bien reviennent plus fortes et aussi un rapport différent entre l'employeur et l'employé parce que il y a cette confiance les femmes n'ont plus l'angoisse de se dire qu'elles vont gérer toutes seules il y a une prise de conscience également de cette de l'existence des dis ménorés c'est le le fait d'en parler est déjà un un un pas en avant alors c'est vrai que ça a été rejeté mais en discutant avec mes mes collègues je je pense que les arguments qui sont avancé et vous parlez de discrimination c'est tout le contraire aujourd'hui les les employeurs enfin les chefs d'entreprise ou euh les les maire enfin tous ceux qui sont responsables d'un grand nombre d'employés nous ont dit que ils l'ont mis en place justement pour pouvoir attirer plus de jeunes femmes en leur signalant que si elle travaillent et bien elles seront en capacité de pouvoir gérer ce moment très compliqué pour elle dans le mois donc c'est un facteur d'attractivité donc et non pas de discrimination de même que le congé de maternité n'a pas été une discrimination et que les femmes aujourd'hui dans un entretien d'embauche n'ont pas des questions à savoir si elles dont des règles douloureuse si elles vont avoir des enfants comment elles vont gérer leur ménopause enfin voilà donc si un employeur ne veut pas une femme ce n'est pas sur le fait qu'elle risque d'avoir des règles douloureuses qui ne l'emploira pas alors pour pour ceux et certaines associations en font partie qui pensent que c'est une fausse bonne idée euh et elle demande en tout cas qu'il n'y ait des arrêts maladies sans carence donc des arrêts maladies pour pour les hommes pour les femmes mais sans carence ce qui permettrait d'éviter les discriminations vous pensez que ça c'est possible si vous voulez c'est un arrêt alors un arrêt maladie même si les règles ne sont pas une maladie hein c'est pour ça que nous bréverrons arrêt menstruel sur la base de de d'un phénomène médical euh et donc les femmes enfin les hommes ne n'ont pas de règles ce ser plutôt de faire un arrêt maladie oui c'est c'est instauré le fait que nous instaurons le droit de s'arrêter on ne c'est c'est c'est contraire à l'état d'esprit dans lequel ce texte a été conçu c'est-à-dire que nous répondons à un besoin à une attente à une demande des femmes de pouvoir gérer au mieux ce moment compliqué et ce n'est pas un droit supplémentaire que nous offrons qui de fait dirait que et bien nous augmentons de 12 le nombre de jours de congé dans une année ce n'est pas du tout ça c'est de dire nous facilitons pendant ces 12 jours sur une année euh la la possibilité de travailler au mieux voilà et donc ce n'est pas un nouveau droit qui serait donné aux hommes et aux femmes de congés supplémentaires ce n'est absolument ça d'accord Laurence Rossignol qui est la rapporteur du texte parle elle d'un problème générationnel entre je cite ce qui porte cette proposition et ceux qui font obstacle c'est aussi votre votre avis votre constat un peu je pense que elle a raison sur le fond c'est-à-dire que ce que nous voyons aujourd'hui c'est une une génération qui a envie de s'épanouir au travail euh qui n'est plus dans une logique de de rentrer dans un emploi et de penser que ils en sortiront 40 ans ou 43 ans plus tard mais bien de pouvoir choisir en fait son cadre de travail et je pense que le fait d'avoir cet arrêt menstruel est un un élément supplémentaire qui permettra justement pour ceux qui l'ont mis en place et s de si le texte va être adopté et bien ce ce serait généralisé de fait et bien de de de de pouvoir comment de travailler de façon optimale et de pouvoir s'épanouir et et c'est pour ça que le le deuxième volet de ce texte c'est la santé des femmes et le bien-être au travail merci merci Audrey AUD je vais lancer un sujet de Samia voilà à tout à l'heure oui on va parler de l'inscription de l'ivag dans la Constitution ce sera à suivre dans le club et on va parler nous de la situation internationale et du Sénégal justement vous suivez particulièrement la situation de l'Afrique le pays le Sénégal est sous tension depuis l'annonce par le président Macky Sall du report de l'élection présidentielle Samia dechir justement nous fait le point le visage et les points bayonnés l'opposition sénégalaise dénonce symboliquement la répression des autorités la manifestation prévue mardi a été interdite le collectif harsounou élection avait prévu de marcher contre le report de la présidentielle et reste bien déterminé à se faire entendre par une nouvelle manifestation prévue samedi prochain nous rappelons que la liberté de manifester constitue un droit fondamental et que la plateforme élection ne saurait rester passive face aux atteintes répétées au droits garantis par la Constitution aux citoyens sénégalais initialement prévu le 25 février l'élection présidentielle sénégalaise a été reporté au 15 décembre prochain le président Macky Sall va donc se maintenir au pouvoir pendant près de 10 mois supplémentaires une décision qui a provoqué la colère des Sénégalais les manifestations ont fait au moins trois morts la semaine dernière durant ces manifestations on a vu des exactions on a vu des agressions c'était brutal voilà on tiré à Bour portant sur des manifestants et les images étaient atroces la situation du inquiète fortement la communauté internationale le pays qui n'a jamais connu de coup d'état était jusqu'ici un de stabilité en Afrique de l'Ouest le secrétaire d'État s'est entretenu avec le président du Sénégal ce matin pour lui réitérer notre inquiétude au sujet de la situation dans ce pays et pour lui dire clairement que nous voulons que les élections se poursuivent comme prévu la France a appelé les autorités sénégalaises à un usage proportionné de la force l'ONU demande le respect du droit de manifester pacifiquement Sam rappelait dans le sujet le Sénégal c'est l'un des derniers zîos de stabilité dans l'Afrique de l'Ouest est-ce que vous craignez que le pays bascule écoutez je je je pense que tout ce qui est fait aujourd'hui pour apaiser la situation va dans le bon sens c'est en effet un pays démocratique a une constitution qui a une histoire et aujourd'hui il est dommage que pour finalement rester au pouvoir s'accrocher au pouvoir quelques mois entaire et bien le pays risque de basculer dans la violence dans la confrontation je pense que ce n'est pas une bonne chose d'autant que dans la sous-région l'instabilité politique prévaut et qu'il ne faudrait pas que le Sénégal à son tour bascule avec aujourd'hui quand même aussi la la la la menace on va dire d'ingérence étrangère que nous voyons à l'œuvre dans d'autres pays donc moi je je penseance peut faire c'est ce que les États-Unis peu faire et bien d'appeler à la fois au respect de la Constitution que les manifestations se passe pacifiquement et que et bien un compromis soit trouvé pour que les élections a lieu le le plus rapidement possible on va parler des des ingérences mais est-ce que la France en fait suffisamment vous la trouvez pas trop silencieuse est-ce qu'elle a encore une influence écoutez je je pense qu'au vu de ce qui se passe dans la région sincèrement euh la prudence est et de mise pour l'expression française quand je parlais d'ingérance étrangère la France est malheureusement souvent le Bou émissaire euh et vous savez que les réseaux sociaux aujourd'hui sont quand même basés sur une désinformation assez assez efficace venant souvent d'ailleurs de l'étranger bon de la Russie n savons de la Chine également et que donc je je je pense que l'expression française aujourd'hui ne doit pas être celle de la prescription mais bien de la accompagnement comme le font les États-Unis hein simplement un appel au respect du du droit et de la Constitution sénégalaise ouais et vous parliez effectivement de la manière dont est reçu la France en Afrique et notamment au sa he puisque là aussi ce sont des choses que que vous suivez de près où il y a un sentiment anti-français des propos anti-français où nos armées ont été chassées de plusieurs pays est-ce que la France est en train d'échouer totalement sur le continent africain disons que voilà nous n'avons pas une politique africaine qui est très clairement fini hein aujourd'hui on a l'impression finalement d'être dans la réaction moi je suis incroyablement triste de voir que au Niger par exemple puisque c'est le dernier pays dont les troupes françaises sont parties est parti parce qu'elles ont été invités à le faire et bien nous avons fermé notre ambassade nous avons fermé notre école et en fait il n'y a plus de présence française il n'y a plus de présence physique puisque les ressortissants français sont invités à ne pas àer aller au Niger donc nous avons une absence totale en arrivé là je pense c'est d'une grande tristesse quand l'on sait les les relation qu'il y avait à tous les niveaux et c'est dû à quoi ce sont des erreurs politiques je pense que que la France n'a pas n'a pas su être en phase avec le développement de de ces pays et a peut-être pensé que parce que elle avait colonisé un grand nombre d'entre eux qu'elle continuaient à les connaître qu'elle continuaent à pouvoir avoir une certaine influence d'être présente et que tout cela allait de soi sans se rendre compte que la jeunesse africaine changeait que la jeunesse africaine aujourd'hui est éduquée elle est passée au téléphone portable certains m'ont dit nous n'avons jamais eu de téléphone fixe finalement nous avons eu dès le départ un téléphone portable et une grande modernité des aspirations et la France n'a pas su accompagner cel alors nous l'avons fait sur le plan sécuritaire en investissant énormément d'argent mais ce n'était pas ce que la population attendait d'un accompagnement que d'autres ont fait avec succès notamment dans le développement du pays dans la lutte contre la pauvreté qui est le terreot aujourd'hui malheureusement de la plupart des mots de ces pays de recrutement à la fois pour les groupes armés mais également d'un basculement et d'une comment du d'une appétence à vivre autre chose et de se dire que il est facile parce que la France était présente qu'elle soit coupable finalement de tout il faut un B émissaire elle était suffisamment présente pour l'être et peut-être suffisamment mal àroite aussi pour le mériter on faire réagir au propos de Donald Trump qui assure que s'il est réélu les États-Unis ne viendrai pas en aide aux États membres de l'OTO en cas d'agression russe si ils ne payent pas leur part est-ce que vous êtes inquiète d'une possible réélection de Donald Trump aujourd'hui alors c'est une possibilité bon nous allons attendre bien évidemment le jugement de la Cour suprême faut pas oublier quand même que les nominations ont été faites par Donald Trump lui-même et donc il peut-être assez confiant dans le fait que il va être en capacité en effet de de se présenter euh aujourd'hui il est entouré de de nationalistes et et de de radicaux hein toutes les personnalités qui sont autour de lui euh sont quand même des des des nationalistes fervants et je pense que si dans un premier mandat il était il a un petit peu tâtonné il a menacé en effet par exemple de se retirer de l'UTAN mais ne l'a pas fait je pense qu'il mettra ses menaces à exécution cette fois-ci je pense qu'il est dans un état d'esprit tout à fait différent et que ce qu'il a retenu la première fois à savoir que le marché européen est incroyablement lucratif pour les États-Unis sur le plan de l'achat d'équipement militaire et donc Donald Trump a été assez sensible à ce point économique je pense que là il est dans une autre logique et qu'il va falloir faire très très attention parce que son comment sa vision du monde et bien se ramène aux États-Unis ce qui est bon pour les États-Unis est forcément bon pour le monde mais nous avons vu qu'il la façon dont il a négocié les accords de DOA et la façon dont les États-Unis se sont retirés d'Afghanistan qui était quand même pas une réussite et donc il faut s'attendre peut-être demain s'il était réélu un nouveau positionnement vis-à-vis de l'Ukraine nouveau positionnement vis-à-vis du conflit entre Israël et le Hamas et donc je crois que voilà l'Europe malheureusement aujourd'hui est plutôt dans un un effet de suivisme par rapport à à ce que les États-Unis décident plutôt que est-ce que ça peut quand même alerter l'Europe est-ce que ça peut pousser l'Europe à accélérer la mise en place d'une défense européenne on a vu notamment les déclarations d'Olaf Scholz le chancelier allemand qui était plutôt atlantiste et qu' a a dénoncé très clairement les propos de de Donald Trump et qui était soudé avec l'Allemagne et la Pologne avec pardon la France et la Pologne en début de semaine est-ce que du coup on peut y voir du positif là-dessus oui vous savez en 2019 nous avons commis un un un rapport que j'avais que j'avais demandé d'ailleurs sur la défense européenne le défi de l'autonomie stratégique nous l'avions nommé bon plusieurs années plus tard on se rend compte quand même que un certain nombre des pays dont l'Allemagne reste fondamentalement atlantiste et la le positionnement de Donald Trump peut en effet accélérer la volonté de nous renforcer ce que tous les présidents américains ont fait de façon un peu plus polie et un peu moins brutale que Donald Trump mais tous ont demandé aux Européens de consolider leur défense européenne et de pouvoir se prendre en charge enfin nous ne l'avons pas fait pendant des décennies nous n'avons pas investi suffisamment avec des budgets de défense ENF qui étit toujours la variable d'ajustement hein souvent celui des Affaires étrangères également et aujourd'hui nous payons ce prix-là puisque le conflit en Ukraine a bien montré la limite de ce que nous pouvons dépenser de ce que nous pouvions prêter de et ou voir donner à à à l'Ukraine et quand on accuse la France de ne pas en faire assez c'est parce que nous pouvons pas faire plus et que à un moment voilà c'est pour ça que nous avons voté la LPM et qu' a une vraie prise de conscience la loi de programmation militaire pardon et c'est pour ça que aujourd'hui nous avons cette prise de conscience qu'en effet il faut faire plus et plus vite mais mais mais mais en même temps je crois qu'un certain nombre de pays reste fond fondamentalement attachés à aux États-Unis et ne sont peut-être pas en capacité aujourd'hui de se dire que ils veulent couper le le cordon merci con merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première [Musique] demi-heure

Congé menstruel : "C'est un facteur d'attractivité et non pas de discrimination" en entreprise — Hélène Conway-mouret · Pourquijevote