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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 9 janvier 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseNumériqueÉconomie & entreprises

Aurore Lalucq est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment doit-on se protéger de Donald Trump ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    La France a-t-elle défendu la bonne stratégie sur le traité Mercosur ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Qu'auriez-vous fait différemment face à l'échec du Mercosur ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Que faire face à la transaction de Trump sur le Groenland ?

  • 13:01OuverteRéponse directe

    Faut-il taxer les géants du numérique américains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Aurore LalucqFait
    « La France quand elle défend ses banques, quand elle défend sa finance, elle est capable de vous vider une législation entièrement. »
  • 5:01Aurore LalucqPromesse
    « Il faut absolument matin midi et soir que l'économie de guerre ce ne soit pas des mots mais que ce soit des actes de production massive. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Aurore Laluc, on savait que on était voilà dans le monde des fake news avec Donald Trump. C'est des images qui sont décortiqués par les journalistes contre voilà des contrearguments souvent souvent des intox du camp Trump. Ce genre de scène a suscité une émotion nationale et pourtant on est toujours dans la bipolarisation complète, le camp contre camp.

Ouais, mais de toute façon, au-delà même de la question des fake news, ce qui est terrible, c'est qu'il a créé une milice qui est faite en réalité pour surmesure pour contourner la Constitution. Et on voit que malheureusement sa façon de se comporter est terriblement cohérente avec tout ce qu'il fait, avec l'invasion, avec l'enlèvement de Maduro au Venezuela, avec son mépris du droit international, son mépris de l'état de droit. En fait, c'est quelqu'un de violent qui ne protège même pas ses citoyens parce qu'on parle quand même, si j'ai bien compris, d'une mère de trois enfants qui venait de déposer ses enfants à l'école.

Donc il ne protège même pas les citoyens américains. C'est malheureusement une illustration totale et cohérente de ce qu'il est. Comment doit-on se protéger de lui ?

C'est une des grandes questions qu'on va vous poser ce soir. On va parler du Venezuela, on va parler de du Grenland, on va parler du discours d'Emmanuel Macron face aux ambassadeurs hier. Mais je voudrais qu'on commence par l'actualité.

L'actualité c'est un mot Mercosour. Ça y est, c'est sûr la France a perdu. Euh la France a-t-elle défendu la bonne stratégie ?

Le traité a été entériné. C'est donc un échec. La France a-t-elle voulu gagner ?

Moi, je vais vous dire, je suis présidente de commission au Parlement européen, donc je préside toutes les négociations dans le domaine économique et je sais que avoir la France contre soi dans des négociations, c'est perdre. La France quand elle défend ses banques, quand elle défend sa finance, elle est capable de vous vider une législation entièrement. Attendez, Emmanuel Mac voté contre.

Qu'est-ce qu'il n'a pas bien fait ? Il a voté contre mais en réalité est-ce qu'il était vraiment contre ? Moi, je pense qu'il était pas réellement contre.

Pour mais et il y a il y a il y a la France a été elle a été a été très très très dans l'hésitation en fait. Et à partir du moment où vous êtes dans l'hésitation, quand vous négociez, et ben là pour le coup, vous laissez une place absolument terrible aux autres. L'Espagne a une stratégie très claire, elle sait ce qu'elle veut défendre.

L'Allemagne a une stratégie très claire, elle sait aussi ce qu'elle veut défendre son secteur automobile notamment. Nous la réalité c'est que je ne sais pas si notre stratégie était réellement de vouloir défendre notre secteur. Donc c'est l'échec d'Emmanuel Macron pour vous parce que là c'est quand même soutenu par toute la classe politique.

C'est c'est c'est l'Europe. Il y a pas de majorité, il a pas su convaincre. C'est c'est son échec ou c'est ou c'est finalement les les jeux de la démocratie européenne ?

Échec. C'est le jeu de la démocratie européenne mais sincèrement la France quand elle veut quelque chose au niveau européen, je vous assure qu'elle peut réussir à l'avoir même sur la question du nucléaire qui un espèce de tabou absolument incroyable au niveau européen. Faut se rendre compte dans l'imaginaire allemand ce que c'est parler de nucléaire.

Et ben même là-dessus, on arrive régulièrement. La France arrive à obtenir ce qu'elle veut. Donc là, si la France n'a pas réussi, c'est qu'en fait, elle n'a pas correctement combattu.

Qu'est-ce que vous auriez fait maintenant ? Qu'est-ce que vous auriez fait ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire maintenant ?

La réalité c'est qu'on va voir s'il y a une application ou pas provisoire de cet accord. Ils vont l'appliquer. Ils l'ont dit.

Je rappelle que vous vous souteniez pas du tout cet accord hein. Non mais d'autant plus qu'en fait si vous voulez un accord commercial de cette ampleur, ça vous permet de faire quoi ? De projeter une vision du monde ailleurs.

Et dans un moment où on doit faire de l'influence politique, de l'influence idéologique où on doit finir là-dessus, on doit défendre le Green Deal, les questions sociales, nos valeurs européennes en fait. Oui, justement. Et la donne géopolitique a changé.

À l'heure de la guerre commerciale, c'est beaucoup plus difficile de commercer avec les États-Unis. On a besoin de débouché. Pourquoi vous soutenez votre compte ?

C'est tout à fait juste. Mais je vais vous dire, si c'était ça la réalité, on aurait fait les choses différemment. En fait, la réalité c'est que le maireour avec ou son Trump, il aurait été signé.

Et en fait, moi je serais tout à fait capable d'entendre et d'avoir une discussion en se disant bah est-ce qu'il faut pas qu'on crée des zones de libre échange face à face aux États-Unis, face à la Chine et cetera. Et là, c'est une vraie discussion. Mais dans ce cas-là, faut être cohérent.

Dans ce cas-là, quand on a un commissaire européen qui se fait sucrer son visa, on monte au front. Est-ce que j'ai entendu l'Union européenne ? Absolument pas.

Dans ce cas-là, on taxe on taxe les géants américains. Vous ce qu'on pourrait faire sur le Il y a le vote au niveau européen, au niveau du Parlement européen, mais vous si vous étiez aux affaires le parti socialiste en France, qu'est-ce que vous auriez fait de différent ? Mais je pense qu'il y avait un rapport de force qui se jouait bien en amont euh au niveau du Conseil.

Et je le redis encore une fois, quand la France veut quelque chose au niveau du Conseil, si on défendait notre agriculture et si on défendait notre industrie et j'inis j'insiste sur le mot industrie aussi hein, on va en reparler, c'est essentiel. Comme on défend nos banques et notre secteur financier, je vous assure qu'il y a beaucoup de choses qu'on gagnerait. Donc la France isolée, la France affaiblie sur la scène européenne, quelles vont être les conséquences de cet échec avec déjà la crise politique qu'on traverse ?

Déjà la France est déjà affaiblie depuis la dissolution. En réalité, on a perdu énormément crédibilité. La France est affaiblie du fait qu'on est on narrive pas à avoir de stabilité politique.

Donc oui, la France est affaiblie, la parole française est affaiblie à cause d'Emmanuel Macron de ce de ce fait là. Mais maintenant, à voir ce qui va se passer au Parlement européen. Moi, je je j'aime le Parlement européen.

Vous avez vu que la Commission laisse entendre selon certaines sources qu'on pourrait se passer du vote du Parlement européen. C'est possible ça ? Alors, ils ont demandé une application provisoire, mais je pense et j'espère on va se battre pour qu'il y ait un vote.

Mais de toute façon, effectivement, c'est tout à fait problématique que que la Commission européenne puisse oser penser pouvoir se passer d'un des législateurs. Je serai la Commission européenne dans la situation actuelle, je jouerai pas trop à ça. Alors, que faire face à Donald Trump ?

C'est la grande question. On a vu ce raid militaire sur les Venezuela capture de son président. Aujourd'hui, c'est le Grenland.

On va parler de ces euh sujets. Mais d'abord écoutez Emmanuel Macron, sa vision du monde dans ce nouveau désordre mondial, c'était hier face aux ambassadeurs. Face à ceux qui voudraient voir revenir la loi du plus fort des inhibés, les suivre bêtement, c'est pas notre intérêt.

Ça, c'est le choix de la vassalisation heureuse. C'est pas le nôtre. correspond pas ni aux intérêts ni aux valeurs de la France et de l'Europe.

De l'autre, il y a un choix aussi qui pourrait être tentant qui est celui de dire qui est le choix moral de dire on n'y peut plus rien mais on va continuer de dire ce qui est bon. C'est le choix de l'impuissance. Ça n'est pas non plus le nôtre.

Le seul qui me semble tenable, c'est d'avoir plus de logique de puissance pour la France et pour l'Europe. C'est d'assumer de défendre complètement nos intérêts et c'est de continuer à défendre notre influence partout où le multilatéralisme efficace peut être défendu. Voilà, des paroles aux actes.

Vous êtes d'accord avec lui ? Je suis d'accord sur les paroles. Le problème avec Emmanuel Macron, c'est pas les paroles, c'est les c'est les actes.

En fait, le la situation, c'est que comment dire, il faut qu'on réprend qu'on réapprenne à se battre au niveau européen. C'est-à-dire que on a été habitué à être dans une zone de confort. Finalement, on avait pas forcément besoin de se battre pour nos principes.

Là, il faut apprendre à se battre pour défendre nos principes. Faut absolument pas renoncer à prenons les dossiers dans l'ordre. sur le Venezuela par exemple, il il a il a failli dans la réponse le président français que que que dire et que faire face à une forme de nouvel impérialisme ?

On arrive, on capture, on prend les richesses. Qu'est-ce que Qu'est-ce que doit faire l'Europe ? En fait, le la l'erreur de l'Union européenne, elle date d' un an.

Dire, on n'écoute pas Donald Trump. On fait la même erreur avec Donald Trump qu'on a fait avec Poutine. Poutine, il nous donnait le plan exact de ce qu'il allait faire.

Et nous Donald Trump, on l'a pris de haut en disant mais il raconte n'importe quoi, ça va pas marcher son truc. Et on se crée un espèce de narratif, je sais pas si vous vous rappelez, c'est quelqu'un de transactionnel en réalité Donald Trump. Non, Donald Trump c'est du capitalisme d'excorsion.

C'est vous allez faire ce que je veux quand je veux et vous allez même payer pour compris son fonctionnement et si mais faut mettre les limites dès le début. Non, faut mettre faut mettre les limites dès le début. C'est-à-dire qu'il faut l'empêcher.

Par exemple, maintenant la prochaine étape, ça va être le Grenland. euh il faut Oui, mais je je finis sur parce que c'est global en fait. C'est global la réalité c'est que réponse, excusez-moi.

Bah si je la finis, elle sera moins floue. Si vous lui mettez pas des claques régulières h et ben en fait arrive arrive à les claques la [rires] claque régulière par exemple et ben les droits de douane réduction des droits de douanes qu'on est censé voter et ben on la vote pas. On commence par ça.

On commence par taxer les big tech. C'est leur c'est leur à la fois leur force et c'est à leur fois leur faiblesse. Il ils ne le fait pas au niveau européen.

Ils ne vivent pas sans le marché européen. Un/art du marché d'Apple se fait au niveau européen. Twitter, Facebook, Instagram, ils ont besoin on a mis des amendes mais on maintenant on peut les taxer.

Des barrières à l'entrée. On peut mettre des barrières à l'entrée, on peut les taxer. En fait, il faut qu'on apprenne à frapper.

Mais on dépend tellement de ces géants du numérique. Tout est américainement. Mais si on se si on se dit ça ou on est mort.

Je veux dire c'est c'est fini. Autant moi dans ce cas-là autant devenir un état membre américain, j'aurais au moins le dr de vote au niveau du au niveau du du parlement et du congrès américain et je pourrais avoir de l'info. Taxer les géant du numérique, elle pèse combien aujourd'hui en Europe ?

Qui est pour cette position là ? Mais elle pèse on a l'impression qu'elle est minoritaire. Mais elle est elle est minoritaire pas qu'en Europe, si vous voulez, c'est au niveau des Étatsmembres.

C'est-à-dire qu'est-ce qui s'est passé depuis le début ? et que chacun joue un petit peu sa partition. En réalité, on a des égoïsmes nationaux où tout le monde dit "C'est la faute à Ursula Van Derlion qui n'est pas courageuse et cetera." La réalité, c'est qu'elle est un peu poussée sous le bus hein et que derrière on a des États-membres qui sont parfaitement égoïstes qui défendent leur petites partition et ça ne peut pas fonctionner comme ça.

Je veux dire, il va falloir à un moment Donald Trump, il joue sur quoi ? Il joue sur notre désunion. il veut qu'on soit désuni et s'il nous attaque en permanence en réalité c'est parce qu'on est fort. et il a lancé le Libération Day il y a quelques mois de cela. les droits de douan vous rappelez de ça avec les droits de douanes et ben nous il nous faut notre indépendance day c'est-à-dire qu'il faut absolument matin midi et soir que l'économie de guerre ce ne soit pas des mots mais que ce soit des actes de production massive parce qu'en fait les leviers de pression c'est les droits de douane et les forts militaires et les forts militaires.

Tant qu'on sera pas indépendant d'un point de vue militaire mais en fait on sera toujours pris dans cette espèce de chantage. Ça c'est très bien et ça prend quand même beaucoup de temps de faire ça de de parce qu'on on est à 2 ou 3 % je crois du du PIB. Il faut monter à 5 paraît-il pour être compétitif militairement.

Oui mais on a on a on pas dire pour faire la guerre mais pour avoir une armée pour avoir une armée mais on a il y a on a nos géants français notamment. Il y a aussi plein de start-up extrêmement performantes françaises. Je pense à Altaars vous avez l'usine qui a visité Emmanuel Macron avec Zelenski qui font des drones intercepteurs à 85 % européens.

J'espère qu'on a passé de la commande publique à ces gens-là. J'en doute sincèrement. Donc la préférence européenne en matière de défense, on a des atouts essentiel sur le Groenland.

Alors là, on comprend très bien que finalement l'option militaire n'est pas forcément la première de Donald Trump, l'invasion, l'intervention, mais on est plutôt sur la transaction, l'achat. Euh aujourd'hui, il explique euh qu'il est prêt à offrir jusqu'à 100000 dollars par Groenlandais, 50000 personnes au Groenland pour renforcer sa présence militaire et exploiter les ressources. Qu'est-ce que faire l'Europe ?

Encore une fois, ce qu'on doit faire au niveau du Groenland, mais comme pour tout le reste, c'est donner Donald Trump est quelqu'un qui aime dépasser les limites. Mais est-ce qu'on va devoir se battre pour le Groenland ? Mais oui, 50000 Groenlandais.

En fait, il va falloir se battre surtout et je crois mais il va falloir mais il faut déjà éviter en fait en fait faut toujours faire en sorte de pouvoir taper à l'avance parce que une fois qu'on sera attaqué d'un point de vue militaire, ce sera beaucoup trop tard. Si on met pas de baffe encore une fois de manière régulière, ce sera fini. Il fait il faut lui mettre vraiment des limites en permanence.

Si les Danois, imaginons, décident de défendre leur leur possession le Groenland, est-ce que on les aide ? Est-ce qu'on leur envoie quelques soldats pour euh non pas pour battre l'armée américaine, c'est ridicule, mais pour essayer de la dissuader en disant si vous voulez vraiment attaquer le Gredland, bah il faudra en passer par un affrontement que vous gagnerez mais vous serez obligé de le faire. Je pense que il faut de toute façon soutenir les Danois mais ce serait bien aussi que les Danois nous soutiennent.

Entre parenthèses, ça aurait été bien que les Danois depuis le temps qu'on le dit, n'achète pas de l'armement américain, mais achète de l'armement européen. Ouais, c'est fait, c'est fait mais ça continue à se faire aussi. Oui.

Donc en fait, je veux dire, il y a Oui, mais on les soutient, on les sout. Oui, on les soutient. Il faut les soutenir mais surtout faut pas arriver à cette situation-là parce que sinon c'est l'autant qu' explose parce que sinon en réalité c'est déjà fini.

Et c'est pour ça que je dis je dis que quand qu'il faut faire du il faut que faire du rapport de force et faut vite créer notre indépendance, c'est tout de suite là maintenant. Parce que l'enjeu, c'est pas que l'Union européenne comme une espèce de truc abstrait, c'est l'Europe, ce sont les Européens et c'est la démocratie. Si on est attaqué encore une fois, c'est qu'il y a vraiment une raison.

Je voudrais essayer d'avoir votre lecture. On a on a tout vu, tout entendu de cette semaine qui s'achève. C'est une forme de quoi ?

D'impérialisme, de recolonisation. This is our hémisphère. Les choses sont dites et claires avec Donald Trump.

On revient à ses sphères d'influence précaré sur l'Amérique du Sud notamment, Canada et et Groenland. Votre lecture, c'est quoi ? c'est qui va s'arrêter là, qui veut faire cette fameuse doctrine d'onro voilà du du nord de l'Amérique au sud de l'Amérique ou pas que ou plus que ça pas que la façon dont de toute façon tout est écrit avec lui hein.

On a vu sa doctrine vis-à-vis de l'Union européenne. Il veut notre vassalisation, ils veulent nous diviser. Ces troupes soutiennent toutes les extrêmes droites européennes qui veulent la fin de l'Union européenne.

Donc sa doctrine ne s'arrête malheureusement pas à l'Amérique au sens qu'il veut nous livrer à Poutine parce que vous avez vu la raisonnement de ce pétrolier russe au large de l'Islande. Certains y voi le signe que finalement Trump est toujours le patron et et dans la manière dont ce navire battant pavillon russe a été a raisonné pour justement bien montrer que le blocus sur le pétrole vénézuezuélien était en place. Ben, c'était euh peut-être un premier signal que finalement euh il ne le laissera pas faire ce qu'il veut, y compris en Europe.

Ça franchement, moi je pense que ce qu'il veut réellement, c'est notre affaiblissement total, peu importe les moyens. Et l'Union européenne est prise entre la Russie, la Chine aujourd'hui et les États-Unis. Donc le monde a changé.

L'Union européenne doit le regarder malheureusement tel qu'il est. Elle doit réapprendre à sortir du confort de ses meubles. Elle doit réapprendre à se battre.

Elle doit réapprendre à défendre ses principes. Elle doit se mettre encore une fois, j'insiste là-dessus, en économie de guerre. Tant qu'on sera pas indépendant, en fait, on n'y arrivera pas.

C'est vraiment une urgence vitale sur l'Ukraine. Là aussi, d'être concret. le il y a il y a une coalition des volontaires qui a dit qu' qu'elle déploirait il y a plusieurs pays on dit ça tout ce point là enfin plusieurs déploer des soldats en Ukraine s'il y avait un cesser le feu après le cesser le feu pas avant pas pour se battre maintenant mais après le cesser le feu est-ce qu'il faut le faire d'abord je pense que vous êtes d'accord et deuxièmement est-ce que si ces soldats étaient jamais parce que les Russes ont dit nous ces soldats seront des cibles si s'ils sont attaqués ils doivent répliquer moi je pense que ce qui a été décidé par la coalition des volontaires est vraiment essentiel, c'est essentiel de rappeler de rappeler la ligne politique.

Après, on va pas faire de la politique fiction, on verra ce qui se passe. Ils ont dit ils ont dit qu' c'est pas de la fiction, on est obligé de répondre à cette question. C'est pour ça parce que quand on envoie des soldats quelque part, il faut toujours se mettre dans l'hypothèse où il où ils seront obligés de répliquer.

Mais je vais vous dire aussi quelque chose. C'est pour ça que depuis 2 ans 3 ans, on insiste sur le dire sur le fait sur le fait de dire qu'il nous faut des armes, des armes, des armes et des armes et qu' nous faut pas répondu. Est-ce qu'ils doivent répliquer ou et ben on verra, on en est par là pour l'instant.

Joker, j'ai bien compris. Aurore Laluc euh faut faut reparler à Poutine. Vous avez vu que Georgia Méloni va rétablir le dialogue.

On a bien compris aussi que la sans doute la libération de Laurent Vinattier, ce chercheur français soupçonné par Moscou des d'espionnage a été libéré après qu'Emmanuel Macron a expliqué qu'il fallait renouer le dialogue. C'est opportuniter dans ce dialogue direct avec le dictateur russe. Écoutez euh vous avez vu ce qui s'est passé euh aujourd'hui, vous avez vu ce qui s'est passé cette nuit, vous avez vu ce qui s'est passé ces dernières semaines.

Je pense pas que les signaux euh soient une ouverture au dialogue de Vladimir euh Poutine. Donc vraiment encore une fois, reparle pas à Poutine, c'est une mauvaise idée. C'est c'est pas ça le sujet, mais le sujet parler à Poutine pour faire quoi en réalité ?

Enfin, c'est quelqu'un qui qui n'a pas de parole, c'est quelqu'un qui n'a pas envie de paix, c'est quelqu'un il a été très clair sur ce qu'il veut. Donc plutôt qu'ess d'essayer à chaque fois de trouver de bricoler des solutions en espérant que on va pouvoir passer à travers quelque chose de délicat, mais soyons fort. Enfin, mais est-ce qu'on peut rester comme ça en dialogue avec l'Ukraine, avec cet intermédiaire américain ?

J, on est la première puissance économique mondiale. On est la première zone économique mondiale. On est riche, on est fort.

Qu'est-ce qu'on attend pour être puissant politiquement en fait ? De quoi on a peur au bout d'un moment ? Moi j'ai l'impression j'ai l'impression je vais vous dire qu'on est dans un espè non mais fin [rires] làdus est-ce qu'il faut refuser des visas comme ils l'ont fait avec Thierry Breton ou menacer de sanction certains juges français à la Cour pénale internationale ?

Est-ce qu'il faut faire donnant donnant après tout venez plus chez nous si vous nous empêchez d'aller chez vous ? Mais il faut faire plus que ça. Ça c'est du symbole politique.

Peut-être qu'il faut en faire et cetera. Très bien. Mais le sujet il est pas là.

Le sujet c'est que par exemple quand vous prenez l'affaire du juge Guillou qu'est-ce qui se passe ? Il se passe Nicolas Guillou, un juge de la Courale internationale qui a été mis sous sanction avec d'autres juges d'ailleurs par les États-Unis parce que la décision n'a pas plu à Donald Trump. Petite parenthèse, à mon avis, au bout d'un moment, ce sera la Cour pénale internationale dans son ensemble qui sera mise sous sanction.

Ça veut dire que plus accès à aucun moyen de paiement, tous nos moyens de prément sont américains aujourd'hui. Plus accès à certaines choses en terme de cybersécurité, à certains logiciels et cetera. Donc quand je parle d'économie de guerre, quand je parle de la nécessité d'avoir unbus des paiements, quand je parle de ce genre de choses parce que ce qui leur arrive là, ça peut nous arriver à tous demain.

C'est pas un truc qui n'est pas concret, c'est essentiel, c'est vital. Et en fait la réalité, c'est qu'on a les on a de quoi faire. C'est même chose en fait.

On est en train de se saboter. On a carte bleue, on a Stella, on a des acteurs absolument formidables. On a tout pour pouvoir tout faire.

Sauf qu'on a peur qu'on reste dans espèce de club mondin qui n'a pas compris que le monde a de celle qui nous invitait à sortir en Europe de la peur. On s'arrête là, on ava plein de questions politiques nationales. Je rappelle que vous soutenez Raphaël Gluxman.

Vous reviendrez pour répondre à l'Orangein. Je vous le souhaite. Merci à vous.

Aurore, la luc.