Syrie : Al-Joulani refuse de serrer la main d'une femme|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pour vous, est-ce que le refus de serrer la main à une femme est une différence de coutume ou un mauvais présage ?
- 1:30OuverteRéponse partielle
Croyez-vous à la sincérité du nouveau dirigeant syrien ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Pourquoi la France et l'Allemagne se rendent-elles en Syrie maintenant ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Parlez-nous des djihadistes français en Syrie et de leur retour éventuel.
- 7:30OuverteRéponse directe
Craint-on une remontée de Daech en Syrie ?
- 9:30OuverteÉludée
Que pensez-vous de la déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur les frappes françaises ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barot est à Damas première visite officielle en Syrie depuis la chute de Bachar elAssad Jean-Noël Barot espère une Syrie souveraine stable et apaisée la France a-t-elle raison de renouer des relations avec la Syrie on va poser la question à un homme qui est un fin connaisseur du pays un fin connaisseur aussi des affaires du monde bonjour Michel Ducla bonjour vous êtes un an vous êtes ancien ambassadeur de France en syriie conseiller spécial à l'Institut Montaigne vous êtes l'auteur aux éditions de l'Observatoire de la longue nuit enne qui déplorait l'impuissance de la diplomatie vous allez nous dire si justement cela peut-être réparé mais d'abord et bien c'est l'image dont tout le monde parle depuis hier les chefs de la diplomatie française et allemande seront donc en Syrie pour rencontrer le nouveau dirigeant du pays accueil contrasté on voit donc le leader du groupe HTS serrer la main de Jean-Noël barreot et refusé de serrer la main à Anna Elena berbock pour la simple raison qu'elle est une alors pour vous est-ce que c'est une différence de coutume de tradition ou un mauvais présage pour la suite c'est certainement pas un mauvais présage et c'est un peu dommage franchement que ça prenne tellement de place dans nos commentaires sur cette sur cette rencontre permettez pas un témoignage personnel mais arrivait souvent quand j'étais ur en Syrie de rencontrer des femmes des femmes éminentes d'ailleurs souvent qui on refusai de me serrer la main c'était pas moi qui le refusé c'était elle qui me refusaiit euh de qui refusaiit de me serrer la main parce que c'est leur coutume ni plus euh ni moi et et par ailleurs ce qui est quand même aussi important que cette photo c'est que ce ce nouveau leader qui a inconestablement naturellement des racines islamistes a quand même nommé une femme gouverneur de la Banque centrale il est nommé une femme non voilée d'ailleurs euh euh gouverneur d'une d'une des d'une des régions la région de ru h donc je crois qu'il faut pas lui faire un procès d'intention sur une coutume qui est effectivement celle des des des musulmans pieux de cette de ce pays h donc vous croyez justement à à saUe parce que quand on voit et bien ces images de sa prise de pouvoir où il apparaît en costume cravate il a abandonné son nom de de garrier Al Julani pour reprendre son nom d' charef quand on voit effectivement la différence même de vestimentaire pardon c'est bête mais quand il était quand il avait prêté allégence à Al-Qaïda il portait la barbe aujourd'hui il a complètement changé il est en quête un peu de de légitimité de respectabilité est-ce que vous croyez justement à cette à cette mu bah si vous voulez je suis un diplomate de carrière donc je crois à rien je crois aux faites je crois au réalités il est ce qu'il est aujourd'hui il était autre demain hier on verra ce qui ser demain c'est pas ça le problème le problème c'est qu'il faut trouver avec le nouveau pouvoir en en Syrie à Modus vivindi une une une relation utile constructive qui servent nos intérêts voilà la la question maintenant est-ce que au fond de lui-même c'est un vrai démocrate attaché aux mêmes valeurs que nous honnêtement j'en sais rien c'est probablement douteux mais est-ce que c'est quelqu'un avec qui on puisse travailler c'est ça la la vraie question h et pourquoi pourquoi exactement pour vraiment comprendre Monsieur l'Ambassadeur pourquoi travailler avec cet homme fort donc l'ancien djihadiste le tombeur de Bachar elAssad celui qui aura quand même pour mission et et Dieu sait que c'est difficile d'assurer une transition politique pacifique de conserver l'unité de ce pays qui qui est un pays mosaïque avec des Kurdes des druses des alawites qui étaient fidèles à Monsieur Bachar al-Assad des sunites en majorité mais allem des des des des chrétiens pourquoi est-ce que quand on est la France donc quand on est Jean-Noël Barot quand on est la la ministre des Affaires étrangères allemande on se rend immédiatement et d'ailleurs on est les premiers interlocuteurs de poids et européens à se rendre ici à Damas pourquoi est-ce qu'on y va parce qu'il y a la concurrence du Qatar de l'Arabie Saoudite et de tous ces acteurs la Turquie également qui entre dans le dans dans le jeu syrien où on a véritablement des des valeurs à à à pousser et à faire prévaloir en pensant sincèrement que qu'elles seront entendu oui vous avez évoqué les deux types de motivations alors il y a des motivations de caractère général c'est que la France et l'Allemagne veulent jouer un rôle dans le monde en général et dans leur voisinage en particulier et quand même un intérêt pour l'Europe que cette cette partie du monde qui est qui est voisine ne soit pas déstabilisée ne continue pas à à à connaître une une guerre civile dans le cas de l'Allemagne il y a un motif plus précis qui qu'ils ont environ 1 million de réfugiés syriens donc qui sont un peu tenus à veiller à ce que ça se passe bien et qu'une partie de ces réfugiés rentrent puis nous on a quand même un héritage historique la France en en Syrie c'est c'est pas n'importe qui c'est pas n'importe quoi et donc on on est dans notre rôle je crois de de renouer ce qui ce qu'il y a ce qui avec le le recul puisque j'ai bien voulu le dire j'ai était Assur 3 ans en Syrie euh c'est un pays avec lequel on on a souvent des attitude extrême dans un sens ou d'un autre donc monsieur Chirac voulait faire de du fils Assad le meilleur ami de la France quand monsieur Sarkozi a renoué également envoyé toute une plétor de ministres et cetera je pense que il faut éviter ce ce type d'acoup euh c'est pas un pays facile c'est un pays qui a connu des haut et des bas qui en connaîtra certainement d'autres donc il faut trouver le le ton juste la bonne relation pour pour essayer de l'influencer et surtout pour préserver quand même des des intérêts qui qui sont des intérêts français si vous me permettez de préciser ma ma question parce que très justement vous avez soulevé la la question des intérêts l'Allemagne elle a l'équivalent d'un million de réfugiés syriens sur son sol nous la France on est préoccupé et dans quelques jours on commémore l'attentat de de de Charlie abdo donc c'était Al-Qaïda au Magre en péninsule arabique il y a il y a daesh c'était l'attentat l'hypercacher et évidemment on a vu une carte très très intéressante une carte syrienne le nord-est de ce pays sont les CDES qui la dominent et il y a un certain nombre de djihadistes français qui sont dans ces prisons curdes est-ce que très pragmatiquement c'est ce qu'on se dit dans le secret d'une conversation diplomatique entre le ministre des aff étrangèr français et Monsieur alchara à Damas est-ce qu'on parle de la question des djihadistes à un moment donné et la manière de faire en sorte qu'il ne rentre pas en France c'est évident qu'on en parle j'espère que c'est pas le seul sujet mais j'espère que c'est un sujet naturellement et là il y a ce que vous dites c'està-dire il y a le le sort des des prisonniers qui sont entre les mains des des curd et puis il y a même parmi les troupes de l'actuel dirigeant à Damas quand même un certain nombre peut-être 100 ou 150 français al est-ce qu'il sont djihadistes pur et dur peu importe j'en sais rien je suis pas spécialiste de ces questions mais enfin tous les cas ils ont pris le ils ont pris les armes sous une bannière islamiste et donc c'est tout à fait naturel naturellement qu'on s'en préoccupe et c'est rien de tel que d'aller voir les gens en place pour essayer de traiter ce genre de question et justement nous allons aller sur place avec Arthur saradin notre correspondant en Syrie à Damas puisque le 29 décembre et bien l'armée française a lancé SEP bombes contre des cach de l'organisation terroriste islamiste dans le centre de la Syrie justement selon le ministre de la Défense Sébastien Lecornu et bien les armées française restent engagé justement contre daesh Arthur vous êtes sur place correspondant pour LCI en Syrie est-ce que justement on craint une remontée en puissance de daesh dans le nord de la Syrie oui en effet c'est une crainte he parce qu'on sait que l'État islamique s'est toujours servi des faiblesses en tout cas des de des failles de la Syrie et du chaos pour justement recruter grandir et progresser pour l'instant l'État islamique il a surtout des poches qui sont près de la région de palmir on a vu ces frappes ciblées françaises sur des positions de l'État islamique le 31 décembre on sait aussi que dans les discussions diplomatiques qui existent entre les forces européennes qui ont été touchées par le terrorisme ces dernières années et les nouvelles autorités syriennes notamment le groupe HTS qui était opposé à DAEs dans le nord de la Syrie il y a cette question de la coordination et de l'aide à la lutte contre le terrorisme mais il y a aussi une autre réalité c'est que daesh n'est pas le seul groupe djihadiste en Syrie certains et même des djihadistes internationaux ont combattu sous bannière d'hts il y a quelques semaines lors de la chute du régime de Bachar al-Assad et sont encore présents en Syrie ça a posé une question absolument fondamentale pour les démocraties européennes à savoir dans le cadre de la normalisation qui devrait se faire avec les nouvelles autorités syriennes quel va être le sort de ces djihadistes internationaux qui sur le sol syrien est-ce qu'ils seront encore combattus est-ce qu'ils seront arrêtés c'est une question qui va se poser pour tous ces pays dans les prochains mois merci Thur sarada en direct de Damas on voit sur les images de l'écran des images qui ont été tweeté par Sébastien le cor nu justement des frappes français le 29 décembre dernier on se souvient aussi de la réaction de Jean-Luc Mélenchon qui avait dit la France bombarde la Syrie sans doute quelqu'un pensera à nous prévenir Michel ducl qu'avez-vous pensé de de cette déclaration justement de la France ins don je vais pas commenter les déclarations d'unom politique français mais ce que je crois c'est que c'est c'est à la fois très important et qu'en même temps il faut le le placer en perspective euh le nouveau dirigeant de Damas monsieur alchara a commencé dans les rangs du djihad en Irak c'est incontestable c'est également incontestable qu'il a progressivement pris ses distance puis rompu au au point que actuellement c'est sans doute en Syrie l'ennemi numéro 1 du point de vue de daesh ou de l'État islamique ou d'autres groupes Islami d'ailleurs ce que je crains personnellement c'est que comme actuellement à Damas évidemment très peu de de contrôle il y a une par certainement des éléments de de ces groupes terroristes qui veulent lui faire la peau et qui sont en train de de de s'installer discrètement euh donc vous voyez pour l'instant si c'est un djihadiste ou pas je suis pas un spécialiste de ces choses mais pour l'instant c'est quand même lui qui est la cible des djihadistes donc c'est quelqu'un probablement avec qui sur un plan très pragmatique on peut définir une ligne commune et là je dois dire que j'espère qu'on le prévient maintenant quand on tape parce que c'est quand même son pays c'est un pays souverain dont on veut on dit dans nos discours que on veut soutenir sa souveraineté donc la moindre des chose c'est qu'on se concerte un peu avec lui quand on défend nos intérêts ça bien sûr c'est normal en frappant des des groupes sur le territoire syrien mais Monsieur l'Ambassadeur est-ce que quand on quand on voit un peu partout titrer Syrie la France y fait son retour est-ce qu'on a encore les moyens de l'ambition notre action sur place quand on voit par exemple le peu d'influence qu'on a eu au milieu du conflit entre Israël et Gaza quand on voit notre le peu d'influence qu'on a au Liban quand on voit tout ce qui se passe dans des pays africains avec avec lesquels pourtant on a une histoire singulière encore il y a 2 TR jours on a été on va dire nous avons été encouragés à quitter une base militaire en Côte d'Ivoire donc est-ce que on a encore les moyens de vraiment servir la Syrie à se développer à faire la transition don on lui promet alors là vous posez une question évidemment presque presque philosophique sur le le rôle de la France aujourd'hui mais si on s'en tient au cas que vous avez indiqué euh honnêtement je crois que sur le conflit israello-arabe notre rôle sera forcément marginal je pas dire qu'on a rien à faire bien sûr il faut qu'on apporte notre pierre à l'édifice sur le Liban c'est un peu rapide de dire que notre influence a complètement disparu elle est pas ce qu'elle était probablement mais il y a encore des Libanais qui comptent sur nous et on a encore quelques leviers sur la Syrie c'est clair qu'actuellement euh les les pays qui comptent c'est la Turquie c'est certains pays du Golf euh de dire que on a plus aucune influence ce serait quand même un peu rapide parce que beaucoup de Syriens attendent quand même de la France notamment une contribution euh ce qui ce qui a toujours été not notre force dans ce pays contribution d'expertise technique le pétrole actuellement est entre les mains des des Kurdes mais un jour ou l'autre il va redevenir un un un patrimoine national il est extrêmement mal exploité évidemment dans des conditions très difficiles si on veut redémarrer une industrie pétrolière ce serait bien qu'il a des experts français qui viennent euh s'en occuper de de même pour l'archéologie pour énormément de secteurs le tourisme beaucoup de de secteurs et si vous voulez mon expérience c'est quand même les les Syriens ont assez confiance hein en la France qui a construit qui pour pour pour moi le mandat français c'était évidemment beaucoup de beaucoup d'horreur la répression tout ce qu'on veut mais c'est pour pour les Syriens c'est aussi les routes les écoles euh des équipements fondamentaux dont il continuent à nous savoir gris alors là je parle d'une Syrie d' y a 10 ans quand même la Syrie d'aujourd'hui tous ces jeunes gens qui ont pris les armes qu'est-ce qu'ils savent encore de la France je n'en sais rien mais en tous les cas ça me paraît raisonnable de leur tendre la main mais ça veut dire qu'il faut pas trop tarder à rétablir des relations diplomatique alors le drapeau tricolore flotte sur l'ambassade que vous avez bien connu il faut la remettre en état mais il faut effectivement reconnaître ce pouvoir quand et renommer un ambassadeur qui pourrait coordonner éventuellement cette aide qui peut-être attendu de la part de ce nouveau régime syrien alors euh euh madame je je vous dirais les choses très sincèrement moi j'aurais été plus vite et plus fort parce que je suis attaché à ce pays et à la relation franco-syrienne mais je comprends qu'il y a des contraintes il y a des réalités ce groupe S félicit qui maintenant est au pouvoir s'est féliciter en 2015 des attentats au Bataclan donc c'est quand même assez normal c'est quand même assez normal que on ne se précipite pas à son coup et après tout nous avons une opinion publique nous avons des sensibilités à respecter donc je je comprends qu'il y a une certaine gradation et la visite du ministre barreau était une min était une visite de reprise de contact pour bien délimiter ce qu'on pouvait faire ce qu'on pouvait pas faire de ce point de vue- là ça me paraît une démarche franchement assez raisonnable vite plus fort pardon ça veut dire nommer un ambassadeur envoyer quelqu'un qui chargé d'une mission particulière pour renouer San plusroou le le vrai enfin effectivement le vrai problème c'est c'est c'est c'est le problème des sanctions je crois euh je j'imagine que le le kedoré fera ce qu'il pourra pour accélérer le plus possible mais dans des conditions de sécurité je l'ai j'ai fait allusion tout à l'heure il faut quand même qu'on fasse attention où on met les pieds donc je pense que dans un premier temps le les les les échelons précurseur sont plutôt basés à Beyrou et dès qu'on pourra on on recommencera à à s'installer chez nous à Damas vous avez vu que la résidence les bâtiments sont quand même dans un état assez 2012 2012 et que par ailleurs l'environnement est gure protégé donc c'est assez normal qu'on prenne des des précautions mais ayant dit cela oui je je je souhaite personnellement que avec encore une fois toutes les précautions possible on se réinvestisse et qu'on pose la question des des sanctions je pense que une grande partie des des sanctions qui qui sont en place ont été mises contre le régime Assad donc plus litre il n plus lieu d'être et par ailleurs si on veut que ce pays évolue dans le bon sens il faut pas que son économie reste ce qu'elle est actuellement c'estàdire 1 diè du PIB de la Syrie que j'ai connu c'éit para incroyable quand même et donc pour ça il faut que le blé le pétrole arrive immédiatement il faut que les réfugiés syriens puissent rentrer chez eux dans des conditions où si se passe passe si ça se passe mal ils peuvent rentrer en France là c'est un point pardon de l'évoquer maintenant mais je suis un peu choqué que on on est presque à un mois on n pas encore pris les mesures qui permettent aux Syriens réfugiés chez nous de revenir au pays de s'occuper de leur morts de leur famille de de tâer le terrain pour pour voir s'ils peuvent rentrer ou pas sans compromettre leur statut en France c'est qu'il puissent revenir si jamais le régime s'avère bah évidemment si ça tourne mal il faut qu'il puisse bénéficier de leur statut de réfugi en France donc ça ce serait c'est une circulaire du ministère de de de l'intérieur on est en France la bureaucratie règne les les politiques sont inquiets de l'opinion publique et c'est normal hein qu'on prenne un peu qu'on y réfléchisse mais à moi c'est beaucoup pour signer une circulaire merci infiniment Michel Ducla d'avoir été sur le plateau d' LCI on a entendu votre message donc peut-être aller plus vite mais tout en gardons les précautions justement à l'égard de ce nouveau régime en Syrie merci Guillaume Odar le chabo et maxiido je rappelle votre lu votre livre la longue nuit syrienne aux éditions de l'Observatoire
Jean-noël Barrot