Il y a d’autres solutions pour sauver les retraites, naufragé sauvé par du Ketchup… Actus du Jour
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49PrésentateurChiffre
« le système de retraite français va être dans le négatif dans les années à venir, selon les projections du Conseil d'orientation des retraites »
- 0:56PrésentateurChiffre
« On devrait se trouver aux alentours de 2030 avec un déficit chiffré autour de 13 milliards d'euros par an, selon toujours le Conseil d'orientation des retraites »
- 2:31PrésentateurChiffre
« il faudrait augmenter les cotisations de 4,50€ par mois en 2023 pour une personne qui a un salaire moyen en France »
- 3:51PrésentateurFait
« la France est l'un des seuls pays européens où les retraités ont actuellement un meilleur niveau de vie que la moyenne de la population »
- 4:12Locuteur non identifiéChiffre
« « Je demande aux retraités les plus aisés un effort qui n'est pas énorme, qui est d'1,7 point de CSG. Je leur demande pour leurs enfants et leurs petits-enfants. » »
- 5:55InvitéChiffre
« Selon le syndicat Solidaire, plus de 250 rassemblements ont eu lieu à Paris, Toulouse, Marseille, Lille, Rennes ou encore Bordeaux »
- 5:58InvitéChiffre
« La CGT a annoncé de son côté 400 000 manifestants à Paris »
- 6:08InvitéChiffre
« Au niveau des grévistes, entre 70 et 100% des employés des raffineries totales ont fait grève selon les syndicats »
- 6:13InvitéChiffre
« il y a eu 70% d'enseignants en grève dans le primaire et 65% dans les collèges et lycées selon les syndicats »
- 6:20InvitéChiffre
« Concernant les chiffres du gouvernement, c'est un peu moins, 42% dans les écoles primaires et 35% dans les collèges et lycées »
Temps de parole
- Présentateur59 %
- Invité39 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
En cette semaine de manifestations et de grèves partout en France, on parle donc d'une réforme des retraites portée par le gouvernement. Mais alors, cette réforme est-elle indispensable ? Y a-t-il des solutions alternatives ? C'est ce que je vous propose de voir aujourd'hui. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. On est partis ensemble pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes. Alors, je vous la fais courte, mais l'un des arguments portés par le gouvernement pour justifier la réforme des retraites, c'est la question du financement de ces retraites.
Aujourd'hui, en fait, il y a beaucoup de retraités parce qu'on a un pays où il y a pas mal de personnes âgées, mais il n'y a pas assez de salariés qui travaillent et donc qui cotisent pour payer ces mêmes retraites, puisque c'est donc ceux qui sont dans la vie active et qui travaillent, qui cotisent pour les retraites. Résultat, dans la situation actuelle, le système de retraite français va être dans le négatif dans les années à venir, selon les projections du Conseil d'orientation des retraites, et ce, malgré deux années, 2021 et 2022, qui ont été dans le vert.
On devrait se trouver aux alentours de 2030 avec un déficit chiffré autour de 13 milliards d'euros par an, selon toujours le Conseil d'orientation des retraites, un chiffre qui est cependant contesté. Alors, dans ce contexte-là de déficit, pour le gouvernement français, eh bien, travailler plus longtemps en repoussant donc l'âge de départ à la retraite, ce serait indispensable pour garantir le fonctionnement de ce système de retraite dans le futur, et donc éviter une explosion de la dette.
Ça permet donc, en théorie, d'avoir plus de gens qui travaillent, puisqu'on partirait à la retraite plus tard, et de l'autre côté, eh bien, moins de gens à la retraite, et donc moins de cotisations nécessaires, en quelque sorte. Cette question financière, c'est vraiment l'argument numéro un avancé aujourd'hui par le gouvernement pour justifier sa réforme. Ça, c'est donc l'un des arguments majeurs du côté du gouvernement pour défendre la réforme, mais du côté des opposants, eh bien, beaucoup affirment qu'il y a d'autres solutions, des solutions mises en avant par eux comme étant moins brutales et moins injustes.
La première option, la première alternative qui a avancé par certains opposants, ce serait le fait d'augmenter un petit peu les cotisations de retraite. Les cotisations dont je vous parle ici, c'est donc les cotisations qui sont payées chaque mois par les salariés ou les personnes dans la vie active. Ça fait partie des sommes prélevées, donc, entre le salaire brut et le salaire net, mais c'est aussi quelque chose qui est payé en partie par les entreprises dans le cadre de ce que l'on appelle les cotisations patronales.
Certains syndicats ou économistes, donc, proposent d'augmenter ces cotisations pour qu'il y ait davantage d'argent qui rentre pour financer les retraites, à voir après si jamais ces cotisations, elles sont portées par les salariés ou alors, donc, par les entreprises. Alors là-dessus, selon l'économiste Michael Zemmour, il faudrait augmenter les cotisations de 4,50€ par mois en 2023 pour une personne qui a un salaire moyen en France. Et puis, ce montant augmenterait progressivement dans les années à venir. Mais là aussi, donc, la question est de savoir qui prendrait en charge, tout simplement, cette augmentation des cotisations.
Aujourd'hui, le gouvernement français a déclaré s'opposer à cette augmentation des cotisations pour financer les retraites en disant que, eh bien, soit ça pesait sur les salariés et donc ça faisait une baisse de pouvoir d'achat de leur côté avec plus de cotisations sur le moment, soit, eh bien, ces cotisations étaient payées par les entreprises. Et dans ce cas, eh bien, ils estiment que ce serait potentiellement quelque chose de trop difficile pour les entreprises et ça ne les inciterait pas à embaucher davantage.
Alors, deuxième solution alternative pour financer les retraites, certains estiment qu'il faudrait faire contribuer les retraités actuels, par exemple, en supprimant le fait que les pensions de retraite suivent la hausse des prix ou alors en augmentant tout simplement les impôts des personnes retraitées. L'un des arguments de ceux qui sont favorables à cette solution pour financer les retraites, c'est qu'aujourd'hui, en fait, le niveau de vie des retraités est parfois supérieur à celui des actifs, donc des personnes qui travaillent.
Et ça, en l'occurrence, c'est vrai si on tient en compte du fait que les retraités sont souvent propriétaires de leur logement, ce qui leur permet donc d'économiser le versement de leur loyer, un versement de loyer que pas mal d'actifs, donc des personnes qui travaillent, doivent supporter chaque mois. Et en fait, selon une étude du think tank Terra Nova, la France est l'un des seuls pays européens où les retraités ont actuellement un meilleur niveau de vie que la moyenne de la population. Autrement dit donc, certains estiment que faire contribuer les retraités pourrait être finalement quelque chose de juste. Mais là-dessus, eh bien, Emmanuel Macron a réagi.
Faut savoir qu'en 2017, lors de la campagne présidentielle de 2017, il était assez ouvert finalement à une telle mesure.
« Je demande aux retraités les plus aisés un effort qui n'est pas énorme, qui est d'1,7 point de CSG. Je leur demande pour leurs enfants et leurs petits-enfants. »
Mais aujourd'hui, Emmanuel Macron estime que faire contribuer davantage les retraités n'est pas juste. Sous-entendu donc, ce n'est pas à eux de faire un effort concernant les retraites alors qu'eux ont déjà travaillé toute leur vie pour cette même retraite. C'est donc quelque chose qui fait débat, mais il faut quand même noter au passage que c'est une solution, cette question d'augmenter l'imposition ou autre des retraités qui est sensible sur le plan politique. Il faut savoir que les personnes retraitées sont parmi les personnes qui votent le plus aux élections. Un retraité sur deux, par exemple, a voté aux élections présidentielles et législatives contre, par exemple, un jeune sur cinq.
Donc certains estiment que faire peser le poids comme ça sur les retraités, au-delà de la question de « est-ce que ce serait une bonne idée ou non ? » ça a aussi, disons, un coût politique pour les prochaines élections, pour le gouvernement. Bref, vous l'avez compris, il y a d'autres mesures qui sont portées par les syndicats ou certains économistes pour tenter de financer au mieux ces retraites. Et par ailleurs, évidemment, on n'a pas pu toutes les citer ici, mais je vous mets des liens en description si vous voulez en savoir plus. En tout cas, quoi qu'il en soit, on va entendre beaucoup parler de tout ça dans les prochains jours.
Et il faut noter aussi qu'il y a dans tous les cas un risque important que cette réforme des retraites ne soit pas la dernière. C'est ce qu'avance pas mal d'économistes. On aura donc l'occasion d'en reparler et d'essayer de comprendre pourquoi tout cela. En tout cas, je vous l'ai dit, je vous prépare une vidéo dédiée à cette question des retraites dans les prochains jours, donc pas d'inquiétude. Vous y verrez plus clair, mais pour l'instant, c'est pas forcément évident. Je laisse la parole tout de suite à Blanche pour les actualités en bref.
Merci Hugo et salut à tous. On commence avec un point sur la grève contre la réforme des retraites qui a eu lieu ce jeudi partout en France. Selon le syndicat Solidaire, plus de 250 rassemblements ont eu lieu à Paris, Toulouse, Marseille, Lille, Rennes ou encore Bordeaux. La CGT a annoncé de son côté 400 000 manifestants à Paris. Alors on n'a pas encore les premiers chiffres remontés par les autorités au moment où je tourne ces actus, mais ils attestent d'une mobilisation très importante. Au niveau des grévistes, entre 70 et 100% des employés des raffineries totales ont fait grève selon les syndicats.
Au niveau de l'école, il y a eu 70% d'enseignants en grève dans le primaire et 65% dans les collèges et lycées selon les syndicats. Alors concernant les chiffres du gouvernement, c'est un peu moins, 42% dans les écoles primaires et 35% dans les collèges et lycées. A noter aussi qu'Emmanuel Macron et 11 ministres étaient en déplacement en Espagne ce jeudi à l'occasion d'un sommet franco-espagnol à Barcelone, ce qui n'a pas manqué, vous en doutez, de faire réagir. Beaucoup ont en effet critiqué le fait que le gouvernement n'était même pas là pour en quelque sorte affronter les manifestants. De son côté, l'Elysée se défend en disant que le rendez-vous était fixé depuis octobre.
D'ailleurs, depuis l'Espagne, Emmanuel Macron a défendu une réforme juste et espéré, je cite, des manifestations sans débordement ni violence. Deuxième actu à l'étranger, la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Yacinda Ardern, a annoncé sa démission ce jeudi. Ça a été une grosse surprise pour le pays, puisqu'elle devait occuper ce poste au moins jusqu'en octobre. Yacinda Ardern, elle a beaucoup marqué la Nouvelle-Zélande, elle a notamment réussi à gérer pas mal de grosses crises, comme l'attentat de Christchurch en 2019, ou encore le Covid. Elle était aussi assez populaire pour ses grosses actions politiques, comme la mise en place des restrictions sur les armes à feu.
Et donc, pourquoi elle démissionne ? Eh bien, elle a expliqué qu'elle n'avait tout simplement plus assez d'énergie pour continuer à occuper ce poste, et qu'elle considérait donc qu'elle n'est plus la bonne personne pour diriger le pays. Troisième actu, le Parlement européen a demandé ce mercredi que les gardiens de la révolution, donc le bras armé du régime iranien, soient catégorisés comme organisation terroriste. Bon, on en parle depuis des mois. L'Iran est secoué par des manifestations contre le pouvoir depuis la mort en septembre de Massa Amini, une jeune femme de 22 ans, trois jours après son arrestation par la police, car elle portait mal son voile.
Et ces manifestations sont réprimées très violemment par le pouvoir. Il y a notamment déjà eu plusieurs exécutions de manifestants, une répression qui est donc gérée par les gardiens de la révolution. Concrètement, entrer sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, ça conduirait à la mise en place de sanctions, notamment des sanctions économiques. Alors les autorités iraniennes ont jugé la demande du Parlement européen inappropriée, ayant expliqué que cette décision aurait des conséquences négatives. Quatrième actu, l'Allemagne a annoncé ce jeudi qu'elle n'était plus dépendante de l'énergie russe.
En fait, avant la guerre en Ukraine, l'Allemagne importait environ la moitié de son gaz et plus d'un tiers de son pétrole de Russie. Ça l'a mise en grosse difficulté quand la guerre a démarré, puisque la Russie a complètement coupé l'approvisionnement en gaz du pays au mois d'août pour se venger des sanctions de l'Union européenne. Mais selon les autorités allemandes, le pays a réussi depuis à diversifier ses infrastructures énergétiques et ne dépend maintenant plus de la Russie pour ses importations, mais d'autres marchés mondiaux.
Cinquième actu, l'ancien président américain Donald Trump a demandé à Mark Zuckerberg, le patron de Meta, de pouvoir retourner sur Facebook, appelant, je cite, « à promouvoir un véritable dialogue et non réduire un candidat à la présidentielle au silence », estimant que cette suspension a radicalement dénaturé et restreint le débat public. En fait, Donald Trump avait été suspendu du réseau social après l'attaque de ses partisans contre le Capitole à Washington DC le 6 janvier 2021. Facebook avait estimé que Donald Trump ne pourrait revenir que lorsque, je cite, « les risques pour la sécurité du public auraient disparu ».
Bref, Meta, qui est donc la maison-mère de Facebook, Instagram ou encore WhatsApp, a décidé qu'elle rendrait une décision dans les prochaines semaines. De son côté, Trump a déjà été réadmis sur Twitter en novembre dernier, on vous tiendra au courant. Dernière actu, assez insolite, en Colombie, un naufragé dominicain a survécu 24 jours grâce à une bouteille de ketchup. Oui, oui, en gros, en décembre, cet homme de 47 ans était en train de réparer un bateau, sauf qu'il a été emporté au large par le courant. Et comme il ne connaissait rien à la navigation, il n'a pas réussi à revenir sur l'île et n'a pu contacter personne car il n'avait pas de raison.
Il est donc resté plus de 24 jours sur le bateau à la dérive et pour survivre, il s'est nourri avec les seuls aliments qu'il y avait sur le bateau, à savoir du ketchup, de l'ail et des cubes de bouillon. Bon, il a été sauvé au bout de trois semaines, heureusement, en tout cas, ça rappelle l'histoire du pêcheur brésilien qui avait survécu 11 jours en mer en septembre dernier grâce à un congélateur.
Merci Blanche pour ces actualités. En bref, le débat hier, c'était le suivant. Soutenez-vous la grève contre la réforme des retraites et c'est un oui assez majoritaire, même très clairement majoritaire, qui ressort du débat aujourd'hui. Quant au débat du jour, c'est le suivant. Donald Trump doit-il être réintégré à Facebook ? Et ça se passe directement dans l'onglet communauté de cette chaîne YouTube. Écoutez, voilà donc pour les actualités aujourd'hui, forcément très chargées. Pensez à vous abonner, je ne sais pas si ce n'est pas encore le cas, pour ne pas louper les vidéos suivantes. Conseil de vous, prenez soin de vos proches et puis je vous dis à demain pour une nouvelle vidéo.
Sous-titrage ST' 501