Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 20 septembre 2023 52 minComplaisantDivertissementEurope & internationalSolidarités & familleNumériqueJustice

Emmanuel Macron a reçu Charles III à l’Élysée - C à vous - 20/09/2023

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Pourquoi l'opérateur Orange ne déploie-t-il pas la fibre pour tout le monde ?

  • 25:49RelanceRéponse directe

    Pourquoi il y a autant de retard dans le déploiement de la fibre ?

  • 26:43OuverteRéponse directe

    Un mot d'abord sur cette mission qui incombe aux opérateurs : équiper l'ensemble du territoire en fibre.

  • 27:07RelanceRéponse directe

    Pourquoi c'est long ? Pourquoi vous n'y arrivez pas ?

  • 28:53OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous proposez aux clients qui n'auront jamais la fibre ?

  • 30:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous constatez que de plus en plus de clients vous demandent d'avoir le forfait le moins cher ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 39:21InvitéFait
    « nous, en Espagne, on est en train de consolider le marché. »
  • 39:30InvitéFait
    « En France, honnêtement, on est numéro un. »
  • 40:10PrésentateurFait
    « On va t'égorger, on va te faire une Hitler, on va faire de la propagande envers ta race. Casse-toi, tu vas mourir. Suicide-toi, sale PD Travelo. »
  • 41:17PrésentateurFait
    « La police s'identifie en quelques minutes l'auteur des menaces, un collégien de 14 ans, domicilié à Alfortville, qui n'est même pas dans l'établissement scolaire de la victime. »
  • 41:37PrésentateurFait
    « le ministre de l'Éducation a salué la réaction rapide des forces de l'ordre. »
  • 41:52PrésentateurFait
    « Évidemment qu'il faut qu'il puisse y avoir une réaction rapide dans ces circonstances. »
  • 42:13PrésentateurFait
    « Une arrestation inhabituelle en milieu scolaire qui a choqué les parents d'élèves. »
  • 43:06PrésentateurFait
    « Les policiers sont intervenus de manière coordonnée en conformité avec l'accord du parquet et de l'équipe éducative. »
  • 44:13PrésentateurFait
    « Une enquête pour violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure à 8 jours et menace de mort a été ouverte. »
  • 44:15PrésentateurFait
    « Le collégien, mis en cause, reconnaît les faits, expliquant être tombé sur une photo de la victime et l'avoir insulté dans un excès de colère qu'il n'a pas pu contrôler. »
  • 44:25PrésentateurFait
    « Une mesure d'éducation punitive a d'ores et déjà été notifiée. »
  • 48:12InvitéFait
    « Ariane Lavrieux a passé la nuit au commissariat de police dans une cellule. »
  • 48:41PrésentateurFait
    « Ce qui est reproché à Ariane Lavrieux, c'est d'avoir fait fuiter des informations secrets défense. »
  • 49:35PrésentateurChiffre
    « Selon la loi, on risque 5 ans de prison et plusieurs milliers d'euros d'amende. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Invité12 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. C'est à vous. On est en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce mercredi 20 septembre avec Aurélie, Pierre, Patrick, Mohamed et Laurence. Salut à tous les cinq. Bonsoir. Aurélie, votre choix de l'actu ce soir. Une question, pourquoi l'opérateur Orange ne déploie-t-il pas la fibre pour tout le monde ? Ils se font tirer les oreilles chez Orange. On en parle avec la directrice générale du groupe Christelle Edeman. C'est l'une des rares femmes à la tête d'un groupe du CAC 40. Elles sont trois en réalité. Elle sera dans un instant sur notre plateau. Mohamed, votre story ce soir.

Une nouvelle affaire de harcèlement scolaire qui dégénère le suspect à 14 ans et il a été interpellé en plein cours hier. Ses propos sont extrêmement choquants. Il faut le rappeler. Patrick, votre édito. Une nouvelle offensive de l'Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh arménien et une victoire puisque les séparatistes ont déposé les armes et les Arméniens ont toutes les raisons de se sentir abandonnés, notamment par les Européens. On en parle avec l'écrivain, un grand reporter ancien correspondant de guerre Olivier Weber. Pierre, votre œil ?

1:00
Invité

Gilles Kaplan qui chantait « Tout ce qui nous sépare » et la suite. Gilles Kaplan sort un nouvel album, très country, folk, mais surtout très beau. Je vous le présente tout à l'heure.

1:10
Présentateur

Et vous avez été très heureux de la retrouver, des années après cet énorme succès. Nos invités après 20h, la romancière Claire Bérest, le journaliste Christophe Delacquier, le nouveau visage de l'émission mythique « Fred d'entrer l'accusé » et le comédien Fred Testo, il est à l'affiche d'une série géniale dans un monde où il est interdit de rire. On a le droit à un rictus comme ça. Il nous en parle autour du dîner préparé ce soir par Indra Cario. C'est notre chef de la semaine. Il est aux côtés de Bertrand. Salut à tous les deux.

1:38
Invité

Salut Babette, bonsoir.

1:39
Présentateur

Ce soir, c'est la régalade qui nous attend. Omar Bleu, volaille de Brest. Comptez 30 mois, hisse par an. Et on me dit que ça n'est pas Versailles ici. Ce que je propose de vous, chef ? Ce soir, on a un plat avec du riz de veau qui est mariné dans la fête de kombu, une technique apprise au Japon avec des chefs Okuda. Et ça va être accompagné d'une sauce Ixo qui est faite à base de craves, de homards et un mélange de piment, comme on peut voir sur le côté. Donc nous aussi, il y a du homard, un peu. Merci. Bonne émission, Babette. Merci à tous les deux, à tout à l'heure. C'est pas Émilie in Paris, c'est Charlie in Paris. S'ironise Libération à sa une ce matin.

Charlie à Paris depuis le tout début d'après-midi, Lorrain. Oui, l'avion de Charles et Camilla a atterri à 14h et c'était l'effervescence sur les plateaux télé. Vous attendez vous aussi ce roi Charles III

2:32
Invité

qui arrive avec la reine Camilla.

2:34
Présentateur

C'est la première visite en France du roi. La porte va tout juste s'ouvrir dans quelques instants.

2:38
Invité

La porte est en train de s'ouvrir.

2:40
Présentateur

Mais tout le monde ici a des yeux rivés sur cette porte. Le roi Charles qui va sortir d'une minute à l'autre.

2:46
Invité

Et ça y est, regardez, ils sont en train d'arriver. Ils descendent à l'instant de leur appareil.

2:50
Présentateur

Les plateaux en ébullition. Et on peut dire que la reine Camilla les a un peu refroidis avec une descente d'avion un peu galère. C'est vrai que c'est pas simple. Il y a du vent, il faut tenir son chapeau, son sac. Éviter aussi que la robe s'envole façon Marilyn Monroe. La séquence a déjà été repérée par la presse anglaise. Le Mirror estime que la gêne a été évitée de peu. La première ministre, Elisabeth Borne, les a accueillies à la sortie de l'avion. Pas de révérence d'ailleurs. Et pendant ce temps, impatience, voire agacement en haut des Champs-Elysées.

3:16
Invité

Heureusement, ça n'a pas pris de retard.

3:39
Présentateur

C'est déjà ça, mécanique bien huilée. Voici le cortège du président, puis celui du roi. Ils arrivent sur les Champs-Elysées, chacun sa voiture. Normalement, c'est une voiture française qui doit... Le président a accordé ce privilège au roi d'Angleterre de pouvoir venir avec sa Bentley. Une Bentley de couleur prune avec une conduite à droite. Le roi monte à gauche. Et les retrouvailles se font ensuite dans une bonne humeur. Brigitte Macron, même très à l'aise au moment portant critique de se saluer, regardait pas de génuflexion et carrément la bise à la reine Camilla. Ces dames ont ensuite dû s'effacer pour laisser ces messieurs raviver la flamme du soldat inconnu sous l'arc de triomphe.

Visite d'État oblige. Le président et le roi ont passé en revue les troupes et signé le registre officiel avant le clou du spectacle. L'air de fierté du chef de l'État, c'est la patrouille de France et les Red Arrows de la Royal Air Force qui sont passés ensemble au-dessus des Champs-Elysées avant la fameuse descente tant attendue par la foule. C'est un événement, je vais pas à Marseille voir le pape, c'est donc voilà. C'est des figures qu'on voit souvent à la télé et ça fait toujours quelque chose de les voir en vrai. Moi tant que je ne l'ai pas vu, je reste. Alors c'est même jusqu'à minuit, je resterai là, je prends Racine, je vais voir Charles et Camilla.

4:58
Invité

Le cortège s'élance enfin avec les deux hommes d'État côte à côte à bord de la DS7 présidentielle. Vous l'avez vu madame ? J'ai vu une manche rose, on a aperçu, disons on a aperçu.

5:23
Présentateur

Pas déçu ? Non, on a attendu quand même. C'est un peu comme le tour de France, on attend toute la journée pour un bout de manche. Alors ce coucou du roi Charles III, c'est le tout premier en France depuis qu'il est monté sur le trône et s'il suit les traces de sa mère, il est parti pour une longue série.

5:38
Invité

Un pieux devoir attend la reine et le prince au sommet de cette voie par laquelle transitent obligatoirement les grands de ce monde quand la France les reçoit. Paris, c'est une lumière qui scintille dans les imaginations, disait déjà Elisabeth il y a 20 ans. Elisabeth II ne se sent pas dépaysée ici. Elle a même retrouvé le rarissime cabriolet utilisé il y a 20 ans. Et on dira que les français ne sont pas conservateurs.

6:01
Présentateur

Voilà, tous les 20 ans elle revenait, même plus encore puisqu'elle a fait 6 fois la descente des champs. Première donc pour le roi Charles avant, 8 clots à l'Elysée. Et quand les chênes n'ont pas les images, et bien elle brode. Une dizaine de minutes pendant lesquelles ils vont aussi peut-être se rafraîchir. Alors bilatéral, est-ce que ça veut dire simplement le roi et le président a priori c'est le cas ? Pas de discussion par exemple autour de la crise migratoire. Entretien, en tout cas sans doute en français, voyez moi aussi je brode, puisque le roi Charles III s'exprime dans la langue de Molière.

Ils ont ensuite rejoint l'ambassade du Royaume-Uni, avant ce soir bien sûr le dîner au château de Versailles dans la Galerie des Glaces. Bonsoir Vincent Mélan. Bonsoir. Rédacteur en chef au magazine Point de vue, merci de votre présence ce soir. Je vous ai vu grimacer à deux, trois reprises, notamment lorsqu'on a vu la première dame Brigitte Macron embrasser sur la joue la reine Camilla. Vous avez fait un menu comme ça. Mais ça n'a rien à voir avec cette occasion particulière. D'accord. Moi je trouve que le chef de l'État, enfin je trouve qu'il y a un peu trop de familiarité dans les rapports au sommet de l'État d'une manière générale.

Je pense qu'on peut avoir de respect pour la classe politique, surtout à ce niveau-là. Je ne suis pas certain qu'on soit obligé de se taper dans le dos chaque fois qu'il y a une visite officielle. Pourtant c'était détendu parce qu'on a vu Emmanuel Macron qui n'a pas hésité à toucher le roi, à lui mettre la main sur l'épaule. Ça aussi, ça vous avez trouvé ? Ah voilà. Non mais qu'on soit détendu, c'est tout à fait normal. Qu'on soit là pour faire du symbole, c'est tout à fait normal. Qu'on aille ce soir à Versailles, bon c'est peut-être un peu… Un peu quoi ? Moi je n'aurais pas fait ça ce soir à Versailles.

Moi j'aurais fait un concert plus long, peut-être, et je n'aurais pas fait un dîner compte tenu de… Aussi fastueux. Aussi fastueux. Mais bon… Ça a été reproché Emmanuel Macron, ça lui a reproché. Moi je dois dire que je trouve que cette visite est très belle. Je l'ai vue cet après-midi, le timing est parfait, les voitures arrivent à 5 secondes l'une après l'autre, les tapis rouges sont parfaitement nettoyés, la reine est très élégante, Madame Macron est très élégante, tout est bien. Est-ce qu'on a besoin de se prendre par le bras tout le temps sur un truc comme ça ? Moi je ne suis pas certain, ce n'est pas Macapofti, comme on dirait, mais bon…

Très élégante Camilla parce que forcément elle sait, parce que c'est le lot de toutes les têtes couronnées, d'être extrêmement critiquées ou encensées sur ce qu'elle portait. Bon, le chapeau, pas de chance avec le vent. Oui, mais enfin il n'est pas parti, Philippe Trécy, elle a ton choc. Moi je trouve qu'en tout cas tout le monde parle de sa robe, c'était un peu le but. C'est une robe anglaise fabriquée ? C'est Cara, une de ses couturiers britanniques, mais le chapeau c'est son modiste habituel, Philippe Trécy. Je trouve que le but des rois et des reines surtout, ce n'est pas tellement d'être élégant, c'est qu'on parle d'eux, qu'on les voit. Là on ne peut pas la rater.

On ne peut pas la rater, on n'a pas raté non plus le fait que le roi Charles III ne l'a pas attendu à la descente d'avion. Je suis un petit peu d'accord aussi, là aussi je fais la grimace, je ne fais pas la grimace que pour… Oui, les quatre marches en dessous, c'est bizarre. Je ne fais pas ça très… En plus, il serait resté à côté d'elle, sa robe aurait moins volé quand même. C'était pas… J'aurais trouvé… Bon, c'est un détail. On entendait les journalistes broder sur la teneur de l'entretien bilatéral à l'Elysée ? Vous en savez plus ? Ils ont dit deux mots à la presse, ils ont dit merci beaucoup.

Donc après ce qui s'est passé, moi je pense que ce qui est important là-dedans, c'est plus le contexte que la visite elle-même. Parce que pour le président de la République française, qui est un interlocuteur politique, ses rapports avec Richie Sunak sont sans doute plus importants sur le plan de l'action que ce qu'il va dire à Ouachal. Mais le contexte de cette visite dans le cadre de ce qui se passe avec les migrants, dans le cadre de ce qui se passe avec les problèmes de pêche à l'heure actuelle, la sortie de la Grande-Bretagne de l'Europe, c'est de l'ordre du symbole, mais ça ne fait pas de mal non plus.

Ce qui est drôle, c'est que dans les années 50, sa mère était venue pour accélérer l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Europe. Parce qu'à l'époque, le général de Gaulle, la France, on s'y opposait. Et là, il vient un peu pour faciliter la sortie. Mais la raison pour laquelle c'est important qu'un roi vienne en France, c'est que les Britanniques envoient ce message-là, les gouvernements passent, mais notre monarchie reste. Ça, c'est vrai qu'elle est vraiment restée. Parce que rappelez-vous, c'est facile, la reine est morte il y a un an. Pendant 10 ans avant la mort de la reine, on nous a tous dit, tout le temps, on se posait tous les mêmes questions. Charles va-t-il régner ?

William va-t-il lui succéder ? Camilla sera-t-elle reine ? Elisabeth II va-t-elle abdiquer ? Au cas de question, c'est non, non, non, non. Il y a des choses qui changent, mais pas la monarchie britannique. Et c'est un peu logique, parce qu'en fait, la monarchie, ce n'est pas un problème de personne. C'est une institution. C'est le cadre. Charles III, quart sud, Emmanuel Macron, une médaille en or frappée dans les ateliers de la monnaie de Paris. Un livre, l'édition originale des Racines du ciel de Romain Garry. Et ce livre, pour vous, il est plus dessiné à Camilla qu'à Charles ?

Moi, je trouve que les deux livres sont très amusants, parce que le livre que le roi a offert, c'est les lettres anglaises de Voltaire, que moi, je connais bien. C'est quand même un hommage au parlementarisme et au fait que l'exécutif... Enfin, que le chef de l'État, à l'époque en France, qui était Louis XV, devait un peu s'effacer devant le Parlement. Alors, est-ce qu'il y a une pointe d'humour, compte tenu des récents débarres parlementaires qu'on a eues, qui étaient quand même assez amusants et houleux ? Et de l'autre côté, le choix quand même du livre de Romain Garry, qui est un livre qui défend la nature et particulièrement les éléphants.

Il faut rappeler que la reine est une très grande lectrice. Elle a fait partie d'un club de lecture. Demain, elle va présenter un prix littéraire conjointement avec Brigitte Matron à la Bibliothèque Nationale. Et surtout, son frère Marc Chande était un très grand défenseur de la cause des éléphants. C'était la croisade de Marc Chande, le frère de la reine Camilla, qui étaient les éléphants. Les biographies ont vraiment été étudiées de très près. Je trouve que c'est pas mal fait. Il y a aussi eu un cadeau virtuel. Emmanuel Macron a mis sur les réseaux sociaux une vidéo à l'attention du roi. Vous êtes venu en tant que prince une trentaine de fois en France et vous revenez en roi.

Votre Majesté, bienvenue.

11:26
Invité

Vous n'êtes pas assez de pratique en la langue française. À l'Elysée, ce soir, le prince Charles et son épouse Camilla sont invitées. Vous portez ces valeurs et cette histoire en vous, notre Altesse royale. Celle de toute une famille et de tout un peuple qui a su accueillir le général de Gaulle et avec lui la France libre. Gardons en tête les mots du général de Gaulle. L'espérance doit-elle disparaître ? Non.

11:56
Présentateur

On a un lien particulier avec lui aussi parce que c'est le dernier roi francophile.

12:04
Invité

Je pense que la reine était la dernière souveraine francophile.

12:07
Présentateur

Je pense que le duc d'Edimbourg parlait parfaitement le français parce qu'il avait grandi quand même à Saint-Cloud pendant une dizaine d'années. Là, on voit quand même que le roi Charles parle français mais quand même avec un accent britannique assez fort. Il connaît nos fromages. Oui. William, lui, n'est pas du tout francophile. Il ne parle pas français mais il vient régulièrement passer ses vacances quand même dans le sud de la France chez son cousin. Donc je pense que la vraie francophilie, elle était liée aussi au règne de la francophonie. Avant la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 70, les souverains étrangers parlaient tous le français. C'était une obligation.

Puis il y avait un rayonnement du français qui était autrement plus important qu'il n'est aujourd'hui. Donc je ne suis pas certain que ce soit un marqueur de leur francophilie mais je pense que c'est peut-être un marqueur du déclin de la francophonie. Pierre.

12:50
Invité

Trois grands chefs vont ravir les papilles royales et républicaines ce soir. Anne-Sophie Pic, Yannick Alennaud et Pierre Hermé. Le célèbre pâtissier a reçu nos reporters Audrey Payas et Salomé Delattre afin de montrer comment il avait revisité son célèbre hispain pour le dessert. La première dame, Mme Macron, a souhaité que ce soit un dessert autour de l'isparan qui est la saver fétiche de la maison. C'est une association de framboises, roses et litchi. Une compote de framboises cuites et crues, des morceaux de litchi, un sorbet litchi à la rose, un sorbet framboise et un macaron très fin, très facile à couper, à déguster. Et puis des framboises fraîches et coulis de framboises.

Environ 170 assiettes seront préparées ce soir, dressées. À partir du moment où on a le feu vert pour servir, il faut que les assiettes sortent dans les 10 minutes qui arrivent. C'est extrêmement précis et chronométré parce qu'il faut que le sorbet soit servi à point. Alors Babette, j'ai à la fois le Crobard de Pierre Hermé pour nos archives et puis j'ai l'isparan, mais pour Manan. C'est pas le l'isparan revisité, c'est le l'isparan pour les gens du commun. C'est déjà pas mal.

14:08
Présentateur

Le l'isparan royal. Merci beaucoup cher Pierre. Vous voulez l'emporter parce que vous n'êtes pas invité ce soir. Ça nous fait plaisir. Ah mais je suis ravi en plus, j'ai eu une faim. Ah ben voilà, ça tourne parfaitement. Merci beaucoup Vincent Mélan. Directeur en chef au magazine Point de vue disponible aujourd'hui dans les kiosques avec cette enquête sur l'immense fortune de Roi Charles. J'imagine que la semaine prochaine à la une, on trouvera également encore un résumé de cette visite royale. Il y a de fortes chances effectivement qu'il y ait le roi d'Angleterre de nouveau à la une la semaine prochaine. Merci beaucoup d'être venu ce soir sur le plateau de Cetabou.

C'est l'heure de l'édito de Patrick Cohen. Patrick, la guerre est donc de retour dans le Caucase. Oui, avec toujours le même agresseur, l'Azerbaïdjan du dictateur Alief est toujours les mêmes victimes. Les Arméniens du Haut-Karabakh déjà isolés et affamés par un blocus. Hier, soumis à des frappes qui ont fait 32 morts et 200 blessés, les Russes qui devaient garantir la paix en vertu de l'accord de 2020 et qui étaient jadis les protecteurs de l'Arménie sont restés les bras ballants. Il est vrai que l'invasion de l'Ukraine mobilise l'essentiel de leurs moyens.

Mais le résultat, c'est que les séparatistes arméniens ont annoncé qu'ils déposaient les armes, que les Azerbaïdjanais peuvent crier victoire et que les Arméniens ont encore une fois toutes les raisons de se sentir abandonnés, lâchés pas seulement par les Russes mais par ceux qui devraient être les soutiens naturels de cette petite démocratie coincée entre les deux régimes autoritaires et hostiles que sont la Turquie et son allié l'Azerbaïdjan, à savoir les Européens. L'Arménie a été lâchée par l'Europe ? L'un des malheurs de l'Arménie, c'est qu'elle n'a pas de ressources naturelles, ni pétrole, ni gaz, ni débouchés sur la mer.

Et qu'elle a un voisin, l'Azerbaïdjan, assis sur d'énormes réserves de gaz naturel, environ 2600 milliards de mètres cubes. C'est comme ça que, quand le gaz russe a commencé à manquer, la présidente de la Commission européenne, a sauté dans son avion pour demander au président Azeri de monter le volume.

16:01
Invité

Voilà une carte énergétique bouleversée, un partenaire crucial.

16:31
Présentateur

Et fiable, a dit von der Leyen, on croit réentendre les dirigeants allemands quand ils se biberonnaient au gaz russe. L'accord signé à Bakou prévoit le doublement des livraisons de gaz azerbaïdjanais à l'Europe d'ici 2027, pour les porter à 20 milliards de mètres cubes par an. 20 milliards par an, c'est beaucoup ? Non, on regarde la consommation annuelle de l'Europe, 400 milliards, et de ce que la Russie nous fournissait, c'est-à-dire 150 à 200 milliards, ce n'est pas grand-chose, mais l'Europe a continué de taper dans la main du dictateur aziriste.

C'était en décembre dernier à Bucarest, un projet de câble électrique XXL, 1200 kilomètres immergé en mer Noire pour contourner la Russie et relier l'Azerbaïdjan à la Hongrie. Et c'est encore von der Leyen, là encore grand sourire du président Aliyev, je ne sais pas si on l'a vu juste avant, qui promet de fournir à l'Europe non plus du gaz, mais de l'électricité. De l'électricité produite comment ? Alors d'après l'accord, ce serait du solaire et de l'éolien, mais ce n'est qu'un projet ou une promesse, parce qu'aujourd'hui, 90% de l'électricité azerbaïdjanais provient de combustibles fossiles. Enfin, en développement aussi, toujours dans le même pays, Total Energy.

Son PDG, vous voyez, j'ai la brochure, elle est là, Total, son PDG Patrick Pouyane était sur place à Bakou il y a seulement trois semaines pour inaugurer un nouveau champ gazier en mer Caspienne. On voit les images. Pour vous, on ne devrait pas traiter de cette façon avec l'Azerbaïdjan. C'est à croire qu'aucune leçon n'a été tirée du fiasco russe, même si les volumes de gaz ne sont pas les mêmes. On est en train de passer tranquillement d'une dépendance à une autre et d'un des spots à un autre diable.

C'est un allié capable de nettoyage ethnique, car c'est bien son projet dans le Haut-Karabakh qui serait débarrassé des Arméniens avec d'énormes moyens militaires financés par le gaz et le pétrole que nous lui achetons. Bonsoir Olivier Weber. Bonsoir les Améliques, bonsoir à tous. Un grand reporter, ancien correspondant de guerre. Cette région du Haut-Karabakh, vous la connaissez très bien depuis des années. En mai dernier, vous étiez sur la ligne de front. Un cessez-le-feu annoncé ce matin. Les Arméniens qui déposent les armes, mais qui sont littéralement abandonnés par l'Europe et livrés à un diable.

18:53
Invité

Absolument, Patrick Cohen l'a très bien résumé. On est dans la géopolitique, il y a du pétrole et du gaz achetés par l'Europe. Et puis des Amens ont fait semblant de ne pas voir ce trou noir de la guerre en Ukraine, qui est le conflit sur l'Azerbaïde, sur le Haut-Karabakh, et un peu quand même sur l'Arménie. Quand j'étais en mai dernier aussi à la frontière avec le Haut-Karabakh, j'étais aussi justement sur la ligne de front du côté arménien. Une partie du territoire souverain de l'Arménie, on va peut-être le voir sur la carte, est empiétée par les soldats azériens. Il y a un côté, vous l'avez très bien dit, nettoyage ethnique.

Je ne sais pas si le mot, c'est le droit international, épuration et déplacement de forcés de population. Si on ne fait rien, Elisabeth, c'est très simple. Dans quelques semaines, il y aura une population arménienne sur ce haut plateau, les montagnes du Haut-Karabakh. 120 000 personnes, dont 30 000 enfants, qui seront rayés de la carte. Ils seront en déplacement forcé, sans doute. Déplacement forcé, et puis simplement, deux secondes, depuis le 7 décembre, on ne sait pas, neuf mois, cette population est soumise à un blocus total. Total.

19:47
Présentateur

Pas de nourriture, pas de soins. L'Arménie avait réclamé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité des Nations Unies. La situation humanitaire est déplorable, ça vous l'avez vu.

19:57
Invité

Ça je l'ai vu, ça continue. L'accord de paix, pour simplifier 2020 avec les Russes, donc imposer une sorte d'aller-retour obligé pour au moins les médicaments, la nourriture, tout ce qui concerne les enfants, il n'y a rien. Moi j'ai fait pas mal d'interviews, de l'autre côté de la frontière, soit des réfugiés, soit des habitants et des responsables de l'enclave, dont le président Routounian de l'époque, il vient de démissionner il y a 10 jours, et le directeur de l'hôpital de Stéphalakert. Qu'est-ce qu'il dit ce jeune docteur Musaillian ? La capitale du Haut-Karabakh.

La capitale du Haut-Karabakh, qu'on voit là en rouge, donc l'enclave montagneuse, qui est arménienne, je le rappelle, à 99%, et qui est arménienne depuis 2000 ans. Et qu'est-ce qu'il dit le docteur Musaillian ? Il dit je ne peux même pas opérer, je n'ai même plus d'antalgique, même pour un accouchement, je fais avec les moyens du bord. Et voilà, donc qu'est-ce que c'est ? C'est-à-dire qu'Alièv, le dirigeant, le dictateur, assis sur une pétro-monarchie, c'est comme ça, il est héritu du trône de son père, dictateur de père en fils, qu'est-ce qu'il fait ?

Il pratique la famine organisée, c'est l'arme de la faim, c'est affamer la population, et le jour, parce qu'un jour, évidemment, sous pression internationale, le corridor qui relie, là, on voit bien sur la carte le Haut-Karabakh à l'Arménie, sera rouvert. Et que va faire la population ? Les 120 000 habitants qui en ont marre, évidemment, de subir des tirs de sniper, de harcèlement par haut-parleur, ils vont prendre leur bagage, ils vont partir. C'est du déplacement déguisé de population.

21:10
Présentateur

Est-ce que l'Arménie doit avoir peur ? Est-ce que cette offensive constitue les prémices d'une nouvelle guerre ?

21:15
Invité

Alors moi, ça fait 35 ans que je vais dans cette région, Haut-Karabakh avec les résistants, et puis en Arménie. Encore une fois, le Haut-Karabakh qui est une enclave arménienne. Et pour la première fois, du côté arménien, donc le territoire souverain de l'Arménie, cet hiver est là encore en avril-mai, j'ai trouvé les Arméniens, ontologiquement, j'allais dire, dans leur existence propre, très inquiets. Et alors, l'Arménie, 3 millions d'habitants sera pari et de la carte. Il y a d'ailleurs 600 000 Français d'origine arménienne en France.

L'Arménie va perdurer, mais il y a un grignotage, et la pression exercée par Aliyev, c'est grosso modo, je vous pille du territoire, et je négocie en quelque sorte sur l'Aukarabakh. C'est ça le deal.

21:52
Présentateur

Quel est le vrai but d'Aliyev ?

21:54
Invité

Le but d'Aliyev, c'est de virer totalement la population de l'Aukarabakh. Et puis une alliance, c'est peut-être un peu compliqué à expliquer, mais il y a une alliance entre lui, Aliyev, avec ce pays qui est un pays jeune. C'est 1918. Donc ça a 100 ans d'existence. Les Azeris sont les Erbédjanais, donc en fait des turcophones, ce sont des Turcs qui sont devenus Azeris, on va dire. Et puis l'autre allié, c'est Erdogan, le président de la Turquie. Et le grand rêve d'Erdogan, qui remonte d'ailleurs aux jeunes Turcs, depuis 1915, c'est de faire une sorte de boulevard panturquiste, depuis Istanbul et le fameux détroit de Bosphore, jusqu'à l'Asie centrale.

Donc c'est réunir en quelque sorte les populations turcophones. Il y a un tout petit problème, Anne-Élisabeth, c'est que voilà, il y a cette carte, il y a l'Arménie au milieu, 3 millions d'habitants, et deuxième entité, l'Aukarabakh. Donc c'est un rêve commun entre Aliyev, qui veut virer les Arméniens de cette enclave, qui est vieille encore une fois de 2000 ans au niveau de l'existence arménienne, et puis lui, Erdogan, qui veut des routes de la soie, comme Xi Jinping, mais panturque.

22:50
Présentateur

– Oui, Patrick ? – Non, on a vu les Américains s'impliquer dans ce conflit ces derniers mois, avec des visites répétées de hauts responsables américains, moins d'Européens, malgré tout, je l'ai dit, du soutien verbal, on peut dire. Qu'est-ce qui pourrait venir en soutien des Arméniens aujourd'hui ?

23:11
Invité

Qu'est-ce qui pourrait être fait au niveau international ? – Vous avez bien fait de dire qu'il y a une passivité de la part des Européens. Moi, je vois deux solutions. S'il n'y a pas une résolution portée par un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, réunie en ce moment en Assemblée Générale, c'est la France. Que la France, que le président Macron, c'est ce qu'on demande avec nos amis écrivains, Sylvain Tesson, Pascal Bruckner, que le président Macron prenne cette décision de faire porter la résolution.

Ça se fait en 48 heures, au cas d'or, c'est une résolution, puis il y a les missions françaises aux Nations Unies, avec des décisions très fermes, arrêter la guerre, du côté de l'agression, donc le crime d'agression, selon les conventions des Nations Unies, et le statut de rhum de la CPI, la Cour pénurie internationale, et donc ouvrir également le corridor de la Chine. Et la deuxième solution, donc corollaire, c'est des sanctions internationales très fortes contre la Turquie et contre l'Azerbaïde-Jordaliev. Voilà, ce sont les deux solutions, et la France doit jouer un rôle historique.

24:01
Présentateur

– Les mêmes sanctions qui ont été infligées à la Russie, par exemple ?

24:05
Invité

– Oui, absolument, absolument. La Russie d'ailleurs, qui ne joue pas son rôle, vous l'avez dit tout à l'heure, d'intermédiaire, pour se cesser le feu qui n'en est pas un, ce sont des soldats du FSB, tenez-vous bien, les services secrets russes, j'ai été arrêté d'ailleurs il y a quelques semaines par eux à la frontière iranienne, qui garde les frontières de l'Arménie, c'est quand même une hérésie.

C'est une manière pour les Russes d'être un peu plus présents dans la région, dans le Caucase, avec 2000 hommes, mais oui, imposer des sanctions, puis avoir un langage très fort, très ferme, si ce n'est pas l'Europe, comme le disait Patrick Cohen, parce qu'il n'y a pas d'unité digne de ce nom, au moins que la France porte cette résolution et fasse porter la voie du pays des droits de l'homme. Et en même temps, la France qui a accueilli en 1915, je le rappelle, une bonne partie des survivants du génocide, il y avait 1,5 million de morts quand même, arméniens tués par les jeunes turcs de l'Empire ottoman sur les ruines.

24:49
Présentateur

– Vous préparez un film sur l'Arménie, si je t'oublie, Arménie, vous reviendrez pour nous en parler. Je rappelle votre dernier livre dans l'œil de l'Archange, sorti en mai dernier aux éditions Kalmen Lévy, une fraise qui rend hommage à la photoreportaire allemande Gerda Tarot. Et vous voulez nous dire un mot très rapidement du festival Lumexplore, qui se tient jusqu'à dimanche à la Ciota, qui est un festival du film d'exploration science et environnement, très rapidement.

25:13
Invité

– Oui, absolument, je suis président du jury cette année, mais c'est un festival qu'on a lancé avec différents amis, à la Société des explorateurs français, pour réunir justement la découverte, l'exploration scientifique, et puis quelque part l'aventure humaine. Parce que qu'est-ce qu'il y a de plus beau que de rencontrer, de s'engager, de dénoncer, de témoigner ? Donc tout cela se réalise aussi par les films et les livres au festival Lumexplore à la Ciota ce week-end.

25:34
Présentateur

– Merci Olivier Véder.

25:35
Invité

– Je prends le train tout à l'heure.

25:35
Présentateur

– Vous restez avec nous jusqu'à votre train. C'était une promesse du gouvernement en 2017, la France entièrement connectée à la fibre internet au débit pour 2025. Mais Orange, chargée entre autres de cette mission, prend du temps à le faire. 12 millions de Français sont encore privés de la fibre, comme à Donjean, c'est dans la Manche. – Dans ce village de la Manche, le réseau est si mauvais qu'il est impossible de payer sans contact chez cette coiffeuse.

26:02
Invité

– Le montant, comme on dit, c'est virtuel, mais c'était resté en suspens. C'était ni chez l'un, ni chez l'autre. – Donc voilà, c'est comme ça. – À cause du réseau.

26:11
Présentateur

– À cause du réseau. – 20 kilomètres plus loin, le débit n'est pas meilleur. Catherine n'a pas accès à la fibre optique et pour se connecter à internet, elle doit s'organiser. – Des fois, quand j'ai vraiment quelque chose d'urgent, j'y vais de très bonne heure le matin ou alors très très tard le soir. – Bonsoir Christelle Edeman, directrice générale d'Orange depuis avril 2022, l'une des rares femmes, on vous le rappelle à chaque fois, mais enfin vous n'êtes que trois, à diriger une société du CAC 40. Merci de votre présence ce soir. Pour parler forfait, inflation, mais aussi 5G et cybersécurité, un mot d'abord sur cette mission qui incombe aux opérateurs.

Équipez l'ensemble du territoire en fibre. L'ARCEP, l'autorité de régulation des télécoms, trouve que vous n'allez pas assez vite. La présidente trouve même que ça n'est pas acceptable. Vous deviez avoir déjà fibré 92% des villes moyennes, soit 17 millions de foyers. Selon le dernier rapport de cette autorité, seuls 89% des locaux ont été concernés. Pourquoi il y a autant de retard ? Alors d'abord, c'est vrai que je connais le débat et je trouve assez surprenant qu'en France, pays le plus fibré au monde, on a déployé la fibre en 10 ans. On a déployé 8 Français sur 10 aujourd'hui ont accès à la fibre.

Et en 10 ans, on a fait ce qu'on a mis 40 ans à faire pour déployer le cuivre, ce qu'on a mis 80 ans à faire pour déployer le réseau électrique. C'est toujours le dernier kilomètre le plus compliqué. On pense aux deux Français sur 10 qui ne sont pas équipés. Absolument. Et donc c'est vrai, et je rappelle, parce qu'on a eu le Covid en 2020, les techniciens d'Orange, je peux vous assurer, qui déployaient la fibre alors que tout le monde était confiné, parce que tous les Français ont besoin d'être connectés pendant le confinement, ils trouvent un peu... gonflés, injustes, injustes. Qu'on leur reproche aujourd'hui d'être en retard. Et puis je vais simplement dire que...

Il n'était pas tenable, il n'était pas tenable. Arrêtez le réseau cuivre. D'abord, on a un dialogue et le régulateur est dans son rôle. Ce que je peux vous dire, c'est qu'en tout cas, Orange a toujours tenu ses engagements, qu'on tiendra nos engagements. Et pourquoi c'est long ? Pourquoi vous n'y arrivez pas ? Parce que c'est très compliqué et qu'en fait, aujourd'hui, la réponse qu'on doit apporter, c'est que c'est vrai qu'on a des clients, on a des Français qui ont besoin du haut débit. On a besoin pour travailler, pour aider. Qu'est-ce qui est si compliqué ? Quand on est dans des zones rurales, ce n'est pas si simple que ça. C'est pour ça qu'on a d'autres solutions.

On a de la 4G, on a de la 5G, on va lancer des offres satellites également, parce que la réalité, c'est qu'on ne fera jamais 100% du territoire. Tout le monde n'aura pas la fibre. Le 100% fibre, ça n'existe pas, ce n'est pas possible. On parle des villes moyennes. Dans les villes moyennes, en fait, c'est les derniers 100 mètres qui sont les plus compliqués. Oui, c'est ce que disait Patrick. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des endroits en France, des territoires où la fibre n'arrivera jamais. Qu'est-ce que vous proposez aux clients ? Pas de déménager, donc il y a le satellite. Absolument pas. Donc on a de la 4G, de la 5G et des offres satellites qu'on déploie.

Et aujourd'hui, on est le leader aussi dans les solutions satellites pour la connectivité. La 5G, aujourd'hui, ça représente 9,3 millions d'abonnés en France. 11% du volume total des abonnés, on peut mieux faire là aussi, non ? Ce n'est pas exactement la révolution qu'on nous prédisait. Alors la 5G, c'est vrai que ça a démarré lentement. Mais aujourd'hui, trois quarts de nos ventes, c'est de la 5G. Et un tiers de notre parc de clients sont en 5G. Donc en fait, ça a mis du temps à décoller parce que les terminaux 5G, les premiers téléphones, pour que la 5G fonctionne, il faut que le réseau soit en 5G et il faut qu'on puisse acheter un terminal 5G.

Et les premiers terminaux, ils étaient quand même très très chers. Donc c'est vrai qu'on a mis un peu de temps, mais aujourd'hui, les Français l'adoptent. Juste pour revenir sur les derniers kilomètres, sur les plus longs, quand est-ce que vous aurez accompli votre mission sur les villes moyennes ? Sur les villes moyennes, on a des échéances, et on a des échéances fin 2025. Donc c'est un calendrier qu'on déploie absolument. Et ce sera respecté. Orange, c'est 25 millions de clients au téléphone mobile en France. Et 12 millions en très haut débit, dont près de 8 millions à la fibre. Il y a le contexte qu'on est tous en train de vivre, l'inflation.

Est-ce que, et vous l'avez très bien dit, il est difficile de se passer de son téléphone ou d'Internet. Est-ce que vous constatez que de plus en plus de clients vous demandent d'avoir le forfait le moins cher ? Alors c'est vrai qu'on est dans un contexte qui est très très compliqué de pouvoir d'achat. Et on le vit partout en Europe, mais en particulier en France. Nous, on a lancé et on a baissé le tarif de certaines de nos offres, en particulier des offres coup de pouce, qui permettent pour les personnes en difficulté. Et on le sait, on sait très bien qu'il y a des Français qui se privent de repas. Donc on a baissé.

On a une offre aujourd'hui à 15,99€ qui permet d'avoir l'Internet à la maison, le mobile et la télévision. Et c'est vrai qu'on a du coup des offres d'entrée de prix, parce que c'est nécessaire pour certains Français. Et donc on offre toute une palette de prix et d'offres pour répondre aux attentes. Et c'est plus en plus nombreux à apprendre ces forfaits. Et donc il y en a. On voit, j'allais dire, notre rôle, c'est d'offrir toute la palette des solutions. On offre aussi sur les terminaux, des terminaux reconditionnés. Et ça, on a vu à Noël, ça a beaucoup fonctionné. Parce qu'on est dans cette tendance, finalement, du consommer mieux.

Et en même temps, ça permet d'acheter des terminaux moins chers. Et quand on voit que certains terminaux sont aujourd'hui à 800, 1000€, voire plus, et bien ça permet d'avoir des offres intéressantes. Et puis c'est vrai qu'on est dans un contexte d'inflation. Donc on a effectivement, ça paye sur toutes les entreprises. Ça vous a fait augmenter certains forfaits, l'inflation ou pas ? On n'a pas été les premiers à augmenter les prix. Mais on a dû le faire sur certains forfaits. Parce que c'est vrai qu'on a le coût de l'énergie, comme toutes les entreprises. Ça nous pénalise aussi. Il est à combien le forfait de la directrice générale d'Orange ? Le forfait ? Moi, j'en ai plusieurs.

Oui, vous avez quatre téléphones portables. Non. Non ? J'en ai deux, mais avec plusieurs abonnements, etc. Est-ce que dans le point, vous expliquiez cet été que vous en avez quatre ? Non, en fait, c'est deux. J'ai deux téléphones, mais avec deux lignes sur chaque téléphone. Un de chaque marque ou pas ? On est très connectés quand on est chez Orange. Vous avez un iPhone, par exemple ? Je suis dans le camp des iPhones, effectivement. C'est vrai. Les salariés d'Apple ont décidé de lancer un mouvement de grève ce week-end pour demander des augmentations de salaire, alors que la marque commence à vendre ses nouveaux iPhones qui coûtent l'équivalent d'un speak mensuel.

Quand je vais vendre un iPhone 15 Pro max, ça vaut autant que mon salaire, rappelle le délégué national CFDT Apple. C'est trop cher ? C'est l'un de vos partenaires. Vous leur dites qu'ils sont trop chers ? Nous, on ne décide pas des prix de vente d'Apple, mais par contre, ce que je disais, c'est que nous, on offre toute une palette de terminaux. Il n'y a pas que Apple dans les terminaux. Et puis, de plus en plus, on a des offres de reprise. Et donc, on trouve des iPhones aujourd'hui reconditionnés. Et quand on cumule ça avec les gains, quand on est client fidèle à Orange, ça permet d'avoir des prix très, très attractifs. Mais vous trouvez ça trop cher ou pas ?

C'est vrai qu'on voit que les prix ont augmenté. Alors, c'est lié aux composants. Et il en faut pour toutes les bourses, mais c'est quand même très, très cher. Plus de 1 000 euros. Oui, on peut se le dire. C'est quand même cher, c'est pas loin d'un SMIC. Oui. C'est très cher. C'est l'équivalent d'un SMIC. Dans une recommandation qui vient d'être publiée au journal officiel, l'Arcom, l'autorité de régulation de l'audiovisuel et du numérique, souhaiterait que les différentes plateformes de streaming vidéo réduisent leur empreinte carbone. Il y a beaucoup de chiffres qui circulent, qui sont parfois assez divergents sur l'impact à la fois d'Internet et du streaming.

Et notamment en baissant leur qualité d'image. Est-ce que c'est une bonne idée, à votre avis ? Aujourd'hui, nous, on transporte, et donc on voit effectivement ce trafic sur nos réseaux. Et c'est vrai que 6 plateformes consomment plus de 60% de la bande passante dans les réseaux. Est-ce qu'il faut avoir une image haute définition quand on regarde une vidéo sur un petit écran comme ça ? La réponse est non, ça ne change rien. Et donc, c'est une bonne démarche de se dire, et nous, on combat évidemment, parce qu'on a besoin des réseaux et on ne peut pas éternellement consommer sans que ce soit efficace.

Et donc, nous-mêmes, on travaille avec ces acteurs-là pour rendre plus efficace la façon dont on diffuse le contenu sur nos réseaux. Est-ce qu'il faudra, à terme, augmenter encore les tuyaux pour la transmission de ces données ? Demain, vous vous rendez à Marseille pour suivre une mission du bateau orange qui pose, entretient et répare les câbles qui font transiter la plupart des communications mondiales. Il faudra encore doubler, tripler les tuyaux, les sous-marins ? Absolument. Aujourd'hui, 99% du trafic Internet passe dans les câbles sous-marins.

Et pour vous donner une analogie, parce qu'on ne mesure pas la révolution dans les télécoms, si l'industrie aéronautique avait connu les mêmes transformations technologiques qu'on le connaît dans les télécoms, il faudrait une seconde pour faire Paris-New York en avion. Ok. C'est une bonne métaphore. Et donc, nous, effectivement, on a des bateaux qui font de la maintenance de câbles sous-marins parce que c'est des infrastructures critiques. Et la France peut être fière d'avoir des champions dans la maintenance des câbles sous-marins. C'est des actifs stratégiques. Dans les contextes dont on parle de souveraineté, c'est très important.

Et donc, on va effectivement inaugurer un nouveau bateau pour Orange Marine.

34:59
Invité

On a aussi un volet de sécurité pour les consommateurs, ceux des usagers d'Internet et du portable. Et là, on voit se multiplier les tentatives d'escroquerie. Ça commence quelquefois, c'est simple comme un coup de fil, si j'ose dire, c'est simple comme un message.

35:14
Présentateur

Une escroquerie qui commence par ce type de SMS.

35:18
Invité

Une demande de changement de votre SIM en e-SIM a été demandé. Si vous n'êtes pas à l'origine de cette demande, cliquez ici.

35:25
Présentateur

Vous cliquez sur le lien, puis vous remplissez un formulaire qui semble venir de votre opérateur. C'est en fait un faux. L'arnaqueur récupère vos données. Il peut changer votre mot de passe, recevoir vos SMS, passer des commandes ou encore usurper votre identité.

35:41
Invité

Et les escroqueries et la malignité des escrocs se développant, vous protégez comment vos consommateurs et les abonnés Orange ?

35:48
Présentateur

Alors, la cybersécurité est un champ dans lequel on investit et ça fait partie de notre... Pour Orange, on a investi depuis des années et vous avez raison de dire. On voit les fraudes, on a tous reçu des SMS comme celui qui était montré dans le reportage. Donc, je le dis, dans le doute, il ne faut pas cliquer. Dans le doute, il ne faut pas cliquer. Et alors, nous, on investit beaucoup. On détecte beaucoup de ces... On a des équipes qui en permanence regardent ce qui se passe dans les réseaux et empêchent un certain nombre de SMS d'être envoyés. Donc, j'ai envie de dire, vous ne voyez pas tout ce qui pourrait vous arriver parce qu'on filtre.

Et de plus en plus, on automatise, on utilise les meilleures technologies, l'intelligence artificielle pour réduire. Et on travaille avec les autorités et avec les plateformes sur ces sujets-là. Pareil, vous n'arriverez jamais à les supprimer totalement ? C'est un combat, c'est une lutte permanente, c'est un marathon. Un tonneau d'édalaï. La technologie nous permet en permanence de lutter, mais j'allais dire, la fraude, il y a de l'intelligence aussi chez les fraudeurs. Vous êtes donc l'une des trois femmes en France à diriger l'entreprise du CAC 40. J'imagine que vous regrettez qu'il n'y en ait pas plus. Orange s'est donné un objectif, pas paritaire, mais presque.

Atteindre 35% de femmes au poste de direction et 25% dans les postes techniques, les métiers techniques, d'ici 2035. Pourquoi pas 50% ? C'est impossible ? C'est vrai que quand on se dit trois femmes au CAC 40, ça choque. Alors, on peut se dire, il y en avait une il y a deux ans, donc ça progresse, mais quand même, il y a un sujet. Dans les métiers techniques, on a beaucoup de mal et donc on travaille beaucoup et j'ai fait des études d'ingénieur. Vous êtes ingénieur. Il faut qu'on donne envie aux jeunes filles, aux parents d'envoyer les filles dans ces métiers-là et qu'on, je ne sais pas, il y a des biais.

Je ne sais pas pourquoi, ça n'attire pas, mais c'est une réalité et c'est des sujets qui sont très, très compliqués. Sinon, on les aurait résolus depuis longtemps. Donc, nous, on a pris cet engagement, 35%. On a 36% de femmes chez Orange, donc on s'est juste dit, il faut que le management reflète notre population. Mais dans les métiers techniques, on n'a que 21% de femmes chez Orange. Il faut dire qu'il y a de moins ou moins de filles qui ont choisi de faire des maths au lycée ces dernières années. Comment leur donner envie de devenir ingénieure et technicienne et femme, quoi ? Enfin, femme, elles le sont déjà. Vous m'avez compris. Il faut... En fait, les maths, ils sont partout.

La science, elle est partout. Il faut qu'on donne envie parce qu'il faut qu'on donne envie. Il faut qu'on montre qu'on peut faire plein de métiers très différents et en étudiant les maths, on ne va pas devenir prof de maths. On va faire... Et en fait, ça ouvre beaucoup de choses. Et ces métiers-là, quand on étudie des maths, quand on étudie les sciences, ça ouvre l'intégralité des métiers. Et donc, c'est au contraire une formidable façon de s'ouvrir. et il faut travailler sur les biais parce que c'est vrai qu'il y a encore... Dans les écoles, ça commence à l'école primaire, ça commence ensuite au collège.

Et nous, on a beaucoup de femmes qui vont témoigner dans les collèges pour montrer ce qu'elles font au quotidien parce qu'il faut qu'on rende les choses très tangibles. Je pense que les femmes, elles aiment bien... Comme les hommes, d'ailleurs, les jeunes, ils ont beaucoup de mal à se projeter dans le monde. Les techniciennes d'orange vont dans les écoles, c'est ça ? Oui, oui, on a beaucoup de techniciennes et techniciens, mais les techniciennes qui vont témoigner et on travaille avec beaucoup d'associations sur ces sujets-là. Oui, une question, Patrick. Juste une petite question.

Pendant des années, dans le secteur des télécoms en France, il y a une phrase qu'on a entendue qui a été imprimée des dizaines et des dizaines de fois. SFR, Free, Bouygues, Télécom, Orange. Il y a...

39:04
Invité

Un opérateur de trop.

39:06
Présentateur

Il y a un opérateur de trop. Est-ce que c'est... Vous ne le direz plus aujourd'hui. Est-ce que ce débat est clos, à votre avis ? Ou est-ce que le secteur peut encore évoluer avec un resserrement ou un regroupement d'opérateurs ? Ce que je peux vous dire, c'est que nous, en Espagne, on est en train de consolider le marché. Voilà. Et donc, on passe beaucoup de temps avec l'autorité de la concurrence à Bruxelles. En France, honnêtement, on est numéro un. Vous aimeriez faire la même chose qu'en Espagne ? Non, mais en France, on est numéro un. Donc, c'est de toute façon pas nous qui pourrons faire changer le marché. Donc, il faut poser la question à mes concurrents. Voilà.

Ça s'appelle « Refiler la patate chaude ». Christelle Edeman, directrice générale du groupe Orange. Merci, parce que c'était très peu d'interviews. J'imagine que c'est parce que vous avez du boulot ? J'ai du travail et puis j'aime bien aller sur le terrain, mais on en fait de temps en temps, la preuve. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

39:56
Invité

C'est de vous, toutes les exceptions.

39:58
Présentateur

Vous restez avec nous pour la story de Mohamed Bouhavsi. Mohamed, vous nous racontez une nouvelle affaire de harcèlement scolaire. On va t'égorger, on va te faire une Hitler, on va faire de la propagande envers ta race. Casse-toi, tu vas mourir. Suicide-toi, sale PD Travelo. Voilà une partie des violentes menaces qu'a reçu une jeune fille transgenre de 15 ans dans un groupe sur Instagram. Cet après-midi, avec Corentin Préa, nous nous sommes rendus à Alfortville, en banlieue parisienne, devant le lycée de la victime. Ses camarades nous ont expliqué comment la proviseure du lycée a géré l'événement.

40:36
Invité

Elle est venue pour nous rappeler que c'était une situation grave, ce qui s'était passé, que ce n'était pas normal qu'elle reçoive des menaces aussi graves.

40:43
Présentateur

Et du coup, elle nous a fait aussi surtout des préventions. Elle nous a dit de ne pas harceler, de ne pas nuire à la personne. Aujourd'hui, les camarades de la victime ont pu discuter avec elle. Nous leur avons demandé comment elle allait. Elle nous a dit qu'elle était choquée, qu'elle avait déjà subi des insultes, etc. Mais que ça n'avait jamais été aussi fort. Ça m'a vraiment choquée, je ne m'y attendais pas.

41:02
Invité

Ça m'a vraiment choquée parce qu'au début de l'année, la rentrée, ça s'est vraiment bien passé, tout le monde se parlait et tout. Oui, ok, elle est peut-être trans, mais ce n'est pas un problème, en fait. Elle est sa personne, on peut être amis avec elle. Enfin, vraiment, moi, perso, c'est mon ami.

41:15
Présentateur

C'est lundi matin que la victime a porté plainte. La police s'identifie en quelques minutes l'auteur des menaces, un collégien de 14 ans, domicilié à Alfortville, qui n'est même pas dans l'établissement scolaire de la victime. Cet adolescent avait été ajouté dans le groupe Instagram de cette classe, de cette personne transgenre. Quinze jours après le drame du suicide du jeune Nicolas, harcelé par ses camarades à Poissy, le ministre de l'Éducation a salué la réaction rapide des forces de l'ordre. On voit les messages qui ont pu être envoyés avec des menaces d'égorgement, avec des incitations au suicide, des messages d'une violence absolue qui donnent la nausée.

Évidemment qu'il faut qu'il puisse y avoir une réaction rapide dans ces circonstances. Évidemment que je comprends que ça puisse interroger, mais je le dis, on a besoin tout à la fois d'autorité et de sérénité. Mais il ne peut pas y avoir de sérénité sans autorité. Des interrogations après une nouvelle polémique qui est née ces dernières heures autour de l'intervention de la police. Le suspect a été arrêté hier, embarqué en plein cours à 16h, et menotté devant les collégiens en classe. Une arrestation inhabituelle en milieu scolaire qui a choqué les parents d'élèves.

42:23
Invité

Je trouve particulièrement choquant que des enfants dans l'établissement, puisqu'on les confie à l'éducation nationale, soient interpellés par la police.

42:34
Présentateur

Nous, ce qui nous choque, le collectif de parents d'élèves, c'est l'intervention de la police qui sont intervenus au niveau de la classe. Ils étaient quand même 5. C'est un établissement scolaire et ils auraient pu interpeller le gamin en dehors du collège. Face à la réaction de certains parents d'élèves, hier, plusieurs syndicats de police ont réagi ces dernières heures.

42:55
Invité

à aucun moment il y a eu un problème au niveau réglementaire administrativement en parlant

43:00
Présentateur

et au niveau de la légitimité et ce qui est prévu par la loi, il n'y a eu aucune erreur des policiers. Ils ont avisé le parquet. Une fois arrivé à l'établissement, ils ont demandé l'autorisation du chef d'établissement. Le deuxième point, c'est que les faits sont très graves. Si on n'avait pas fait ce qu'on a fait, est-ce qu'on ne nous aurait pas reproché de ne pas être intervenu si un drame était arrivé comme avec Nicolas ? Alors que l'académie de Créteil a dit vouloir comprendre les conditions de cette interpellation, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a assumé l'action des policiers.

43:39
Invité

Je rappellerai que les policiers sont intervenus de manière coordonnée en conformité avec l'accord du parquet et de l'équipe éducative.

43:49
Présentateur

Moi, ce que je souhaite, c'est que ce que nous souhaitons, c'est qu'un message fort soit aussi envoyé à l'ensemble des jeunes qui harcèlent, parfois de manière sardide et extrêmement grave. C'est le cas notamment dans la situation de ce collégien d'Alfortville auquel vous faites allusion avec des mots terribles, une incitation au suicide, des menaces, des injures. Une enquête pour violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure à 8 jours et menace de mort a été ouverte. Le collégien, mis en cause, reconnaît les faits, expliquant être tombé sur une photo de la victime et l'avoir insulté dans un excès de colère qu'il n'a pas pu contrôler.

Une mesure d'éducation punitive a d'ores et déjà été notifiée. Christelle Edeman, face à cette situation de harcèlement scolaire, est-ce que les opérateurs doivent mettre aussi la pression sur les plateformes comme TikTok, Instagram ? C'est vrai que moi, je suis mère de famille. On a tous, quand on a des enfants, c'est des sujets qui sont graves et sur lesquels on se sent impuissant. Donc nous, les opérateurs, on doit jouer notre rôle et on fait beaucoup. Et d'ailleurs, j'aimerais dire si des jeunes nous écoutent, appeler le 3018 puisqu'on a mis en place un numéro qui permet, puisqu'il faut libérer la parole. On voit que la difficulté dans ces cas-là, c'est que les jeunes ne parlent pas.

Et donc, il faut absolument libérer la parole. Nous, on est prêts à faire des choses, effectivement, on en fait déjà. Et s'il faut qu'on... Ce numéro qu'on a, effectivement, et puis on travaille avec des associations. On a beaucoup aussi d'actions éducatives. On travaille avec les mairies et les écoles pour aller former, finalement, les parents, les élèves dans les collèges. Et il faut certainement faire plus. Et j'allais dire, là, je suis... Voilà, j'appelle s'il y a de... Si les plateformes veulent faire des choses, franchement, on a besoin. On a besoin d'aider. On voit bien que c'est un sujet qui est complexe mais sur lequel il faut qu'on libère la parole.

Et si la technologie, on peut aider, de toute façon, nous, on le fera. Merci beaucoup, Mohamed. C'est l'heure du 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal. Les propos hallucinants du président tunisien dans le 5 sur 5 ce soir. Kays Sayed a fait un lien entre le drame qui touche actuellement la Libye, ses milliers de morts dans le sillage de la tempête Daniel et le sionisme.

45:59
Invité

à la tempête Daniel ...

46:30
Présentateur

Kaïs Sayed, qui n'en est pas à son coup d'essai, déjà en mai dernier, il devait réfuter tout antisémitisme d'État après l'attaque de la synagogue de Djerba, qualifiée d'acte criminel par la Toulisie, mais pas d'attentat. Kaïs Sayed, dont les propos gênent régulièrement.

46:44
Invité

...

47:04
Présentateur

...

47:32
Invité

...

47:51
Présentateur

Après ces manifestations, les autorités libyennes ont coupé le réseau internet et téléphone de la ville et demandé aux journalistes de quitter Derna. Les Libyens ont plutôt besoin d'aide que de polémiques. Des rassemblements ce soir pour protester contre la garde à vie d'une journaliste. Ariane Lavrieux, journaliste du site d'investigation Disclose, entendue par les forces de l'ordre à Marseille depuis deux jours maintenant.

48:12
Invité

Ariane Lavrieux a passé la nuit au commissariat de police dans une cellule. Elle est fatiguée, elle a eu froid, elle est psychologiquement éreintée. Et ses auditions ont continué aujourd'hui. On ne sait pas quand elle sortira, mais c'est déjà beaucoup trop long. Ariane n'est pas une délinquante. C'est une journaliste d'investigation chevronnée, rigoureuse, de qualité, qui fait son travail dans l'intérêt du public.

48:41
Présentateur

Ce qui est reproché à Ariane Lavrieux, c'est d'avoir fait fuiter des informations secrets défense, notamment pour un complément d'enquête sur France Télé il y a deux ans. Elle montrait comment l'Egypte avait pu frapper des opposants grâce à des informations des services secrets français.

48:55
Invité

Sous le sapin de Noël, la Légion d'honneur. Six mois plus tard, le dictateur achète 30 avions de chasse rafale supplémentaires pour un montant de 3,95 milliards d'euros. Entre-temps, la direction du renseignement militaire qui pilote l'opération Cirli avait lancé une alerte explicite,

49:16
Présentateur

reconnaissant pour la première fois des cas avérés de bombardements dus aux informations françaises. Ce complément d'enquête a été remis en ligne gratuitement depuis l'arrestation d'Ariane Lavrieux. Elle savait qu'elle prenait un risque. C'est presque prémonitoire. Elle est interviewée il y a deux ans au moment de la sortie de cet épisode de complément d'enquête. Selon la loi, on risque 5 ans de prison et plusieurs milliers d'euros d'amende. Après, ça c'est une peine théorique. On verra si la justice va jusqu'au bout.

49:51
Invité

C'est quand même assez grave.

49:52
Présentateur

Et la police aujourd'hui a donc placé en garde à vue Ariane Lavrieux après d'autres auditions de journalistes d'investigation il y a quelques années. Mais c'était des auditions libres à l'époque. En soutien à Ariane Lavrieux, des rassemblements ont déjà eu lieu dans sa ville de Marseille. D'autres ont lieu ce soir à Marseille toujours, mais aussi à Rennes. Place de la République également à Paris. Et cette arrestation, elle embarrasse jusqu'au porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, qui n'a pas voulu répondre tout à l'heure à une journaliste de Mediapart. Tout ça à moins de deux semaines de l'ouverture des états généraux de l'information voulue par Emmanuel Macron.

En football, l'enthousiasme des Lensois fait plaisir à voir. Oui, le RC Lens qui joue ce soir à Séville en Ligue des Champions. Lens qui est en pleine galère en championnat. Dernier de Ligue 1 avec seulement un match nul pour l'instant. Mais ça n'empêche pas le public de soutenir son club. Lens qui a la réputation d'avoir le meilleur public de France. Peut-être aussi les meilleurs jeux de mots. Regardez le nom de ce club de supporters. Turbulence, vous l'avez en rapport. Dans l'avion. Et puis, c'est une très bonne nouvelle pour une joueuse chanceuse à l'Euromillion. Ça c'est pour Patrick Cohen. Quand on parle de l'Euromillion, je mets la musique du dodo.

Mais parce qu'elle est le plus identifiable. Alors c'est une chômeuse en l'occurrence d'une cinquantaine d'années qui a remporté 109 millions d'euros. Et je la cite, après la perte de mon emploi, je m'inquiétais beaucoup. Je n'ai désormais plus la pression du travail. C'est une très belle histoire. Merci beaucoup Laurin. Merci Olivier Weber d'être venu ce soir. Merci beaucoup Christelle Edban d'être venu sur le plateau. C'est à vous. Dans un instant, la romancière Claire Bérest, le journaliste Christophe Delac qui présente Faites entre l'accusé, Fred Testo qui n'a pas le droit de rire, dans son nouvelle série, Le Vu, l'œil de Pierre, les rats d'auteurs et les actualités de Bertrand.

Emmanuel Macron a reçu Charles III à l’Élysée - C à vous - 20/09/2023 · Pourquijevote