CONFERENCE | Christophe Gomart - Député français au Parlement européen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 38 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:01OuverteRéponse directe
Quel est votre avis sur l'évolution de l'Iran sans intervention ?
- 17:01OuverteRéponse directe
Quelle solution concrète pour l'Europe ?
- 20:01OuverteRéponse directe
Votre point de vue sur la dissuasion nucléaire avancée ?
- 23:01OuverteRéponse directe
Quels besoins des chefs d'entreprise vis-à-vis de l'Europe ?
- 26:01OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la menace russe ?
- 29:01OuverteRéponse directe
Comment éviter le lobbyisme américain sur l'armement européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Locuteur 2Fait
« Nous avons un homme qui aujourd'hui lorsqu'il tweet arrive à faire baisser ou monter la bourse absolument dans la foulée. »
- 11:00Locuteur 2Fait
« 2022, on a eu l'élection présidentielle en France de monsieur Emmanuel Macron, président sans réel pouvoir puisqu'il n'a pas de majorité. »
- 12:00Locuteur 2Fait
« La Russie veut avoir des marges d'empire. L'Ukraine est un pays considéré comme une marge. »
- 14:00Locuteur 2Fait
« L'Empire du milieu veut devenir la première puissance économique et militaire au monde et elle veut en cela dépasser les États-Unis. »
- 16:00Locuteur 2Fait
« La Turquie est très présente en Syrie où elle a poussé au pouvoir finalement monsieur Aljoulani, l'ancien djihadiste. »
- 18:00Locuteur 2Fait
« L'Iran reste un pays puissant, enfin était encore un pays puissant, le restera-t-il ? »
- 20:00Locuteur 2Fait
« Les États-Unis depuis le président Obama ont vu le retrait ou un nouvel isolationnisme américain. »
- 30:00Locuteur 2Fait
« La France est un pays de 68 millions d'habitants, certes très endetté mais qui dispose de la deuxième zone économique exclusive au monde. »
- 34:00Locuteur 2Chiffre
« Les Polonais dépensent 4,5 % de leur PIB pour leur défense, mais ça fait moins quand même en milliards d'euros que le budget français. »
- 2:00Christophe GomartChiffre
« Sur ces 2000 milliards, il y en a au moins une quarantaine de milliards dédiés à l'espace et j'allais dire 90 dédiés à la sécurité, à la défense. »
- 18:00Christophe GomartChiffre
« 57 % des jeunes français seraient prêts à se battre pour défendre leur pays. »
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pour attendre 5 minutes que nos derniers invités arrivent parce que j'en vois quelques-uns qui s'étaient inscrits qui sont pas là. Donc en fait, ils doivent être pas très loin dans les dans les bouchons. Donc on leur donne 5 minutes et puis ensuite on se retrouvera avec le général Gomar.
Bien, on va démarrer puis les les ceux qui veulent nous rejoindre nous rejoindront. Donc merci beaucoup d'être là ce soir. J'ai le plaisir de vous accueillir donc au sein d'encia pour cette conférence exceptionnelle avec le général Gomard sur le thème des solutions concrètes de l'Europe pour faire face aux menaces.
C'est vraiment d'actualité. Vous êtes ici chez Odensia, donc dans une école de management et de communication qui existe depuis 126 ans. Alors, on a une raison d'être qui est assez simple, c'est d'éclairer, de former, de connecter pour révéler le potentiel humain et répondre au défis du monde.
On est vraiment dans le sujet. Notre but, c'est d'accompagner la société dans toutes ces transitions. Pour cela, on forme des apprenants, donc des étudiants du postback au doctorat, que soit en formation initiale ou ensuite lors de formation continue.
Et plus particulièrement dans le thème de ce soir, il y a un élément qui nous touche aussi parce qu'on est fortement impliqué à l'international avec nos campus collaboratifs. Odensia est présent à Shenzen, Shengdou, Shanghai, Sao Paulo, Sydney et Barcelone avec ses propres morceaux de campus. Et puis on a des accords avec 280 universités dans le monde où nos étudiants vont faire une partie de leur cursus.
Alors, le thème effectivement est vraiment quelque chose qui nous intéresse. Enfin, on ouvre en 2027 à Paris une nouvelle école de sciences politiques et affaires internationale qui va être à la croisée entre le management et la géopolitique. Donc, notre but ici, c'est de travailler à une école meilleure pour un monde meilleur.
Alors, votre sujet en général, comment l'Europe agit concrètement pour faire face aux menaces nous concerne tous ici fortement. Nous avons plaisir donc d'accueillir le général Christophe Gomard, général et député français au Parlement européen, premier vice-président de la commission de sécurité et défense, membre de la commission des affaires étrangères, membre suppléant de la commission des affaires économiques et monétaires et de la commission spéciale sur le bouclier européen de la démocratie. Je vous laisse la place. [applaudissements] Bonsoir.
Bonsoir à tous. Je me réjouis d'être ce soir ici à Nant. Euh merci à Audancia pour son accueil.
Euh c'est vrai que nous vivons une période très particulière et les menaces sont de plus en plus nombreuses. Euh nous avons un homme qui aujourd'hui lorsqu'il tweet arrive à faire baisser ou monter la bourse absolument dans la foulée. Euh le prix du baril de brut de pétrole brut monte ou descend en fonction de ce qu'il dit lui.
C'est quand même assez fou. C'est-à-dire que certes, on est dans un monde connecté, on est dans un monde mondialisé, mais quel est l'état réel des menaces ? 2022, on a eu l'élection présidentielle en France de monsieur Emmanuel Macron, président sans réel pouvoir puisqu'il n'a pas de majorité. la l'élection d' Donald Trump qui avait promis et qui s'est fait élire sur le fait de ne plus faire la guerre et qui pourtant a bombardé au moins sep qu'il est à nouveau dans son deuxème mandat de président des États-Unis.
Donc c'est là où on se rend bien compte qu'on vit dans un monde absolument incroyable, absolument dingue. Alors quelles sont les menaces ? On va commencer d'abord par faire le tour de ces menaces qui sont assez nombreuses et j'essaierai d'évoquer avec vous les perspective que je vois au niveau de l'Europe parce que où est l'Europe aujourd'hui ?
Personne n'en entend parler. C'est un dialogue entre grands, c'est-à-dire entre les États-Unis, la Russie, la Chine. D'ailleurs, c'est la stratégie la nouvelle stratégie américaine.
Lorsque vous lisez le ce document sorti en décembre dernier, il y a trois zones d'influence au monde dans le monde. la zone russe, la zone chinoise et la zone de l'hémisphère ouest, c'est-à-dire les États-Unis, l'Europe incluse, l'Europe n'est pas influente selon Donald Trump. C'est un pays client, c'est un marketplace, c'est un vassal numérique et cetera et cetera.
Et je trouve qu'éen depuis le 24 février 2022, depuis l'attaque de la Russie sur l'Ukraine, il serait temps qu'enfin l'Europe se réveille. Au-delà du réveil qui a sonné, il serait temps qu'enfin elle prenne son destin en main. Et c'est un peu ce que je m' vertu à faire au [raclement de gorge] niveau du Parlement européen depuis presque 2 ans maintenant en essayant d'éveiller avec mes collègues la réalité du monde parce que à Bruxelles ou à Strasbourg parfois on a un peu l'impression que dans un amand de bisours, on vote des résolutions qui sont des prises de position mais qui n'ont pas de conséquence.
On est dans un monde dans lequel on parle de réarmement mais on sans se réellement se réarmer. Euh on parle de d'une défense de l'Europe mais qui n'existe pas vraiment et cetera et cetera. Tout ça fait que je suis cet après-midi ou ce soir devant vous, pour moi les menaces et ben elles font ce sont les la résurgence des empires.
La résurgence de l'empire russe bien évidemment et l'attaque du 24 février 2022 est là pour nous le prouver. La Russie veut avoir des marges d'empire. L'Ukraine est un pays considéré comme une marge.
D'ailleurs, le mot Ukraine, comme c'est le mot Kraï en Bosniè Zegovine, les Chraïna c'est les frontières d'une zone et l'Ukraine est vue comme un pays frontière. D'ailleurs, quand j'en avais parlé au président Nicolas Sarkozy lorsque je me suis lancé dans la campagne des élections européennes en mars 2024, j'avais été rencontré le président Sarkozi, il m'avait dit "Mais pour moi, l'Ukraine c'est un pont entre le monde slave et le monde occidental." Donc la Russie, la Russie après la Russie, vous avez l'empire chinois, l'Empire du milieu.
L'Empire du milieu veut devenir la première puissance économique et militaire au monde et elle veut en cela dépasser les États-Unis. D'ailleurs, ils construisent leur marine nationale construit tous les 2 ans le tonnage de la marine française. Pour vous dire que ils construisent énormément de bateaux, d'avions de chasse, de ils ont beaucoup de soldats et ils sont très très performants.
Les sous-estimés serait une véritable erreur. Vous avez l'empire ottoman, l'empire turc. Jamais monsieur Erdogan, récipe Erdogan n'a été aussi puissant.
La Turquie est très présente en Syrie où elle a poussé au pouvoir finalement monsieur Aljoulani, l'ancien djihadiste. Elle est très présente en Libye et quand vous prenez les zones de présence de la Turquie et vous retrouvez dans le passé les limites de l'Empire ottoman, et bien c'est exactement vous retrouvez la même zone ou la même zone d'ainfluence. Et pour m'être baladé en Afrique assez récemment, beaucoup de mosquées sont construites avec de l'argent turc.
Donc la Turquie qui est pourtant un pays qui appartient à l'OTAN, qui fort heureusement n'est pas un pays qui appartient à l'Union européenne et c'est un de mes combats au Parlement européen, c'est d'arrêter le fait de payer la Turquie pour qu'elle rejoint les critères de convergence qui lui permettrai d'adhérer à l'Union européenne parce qu'on en est toujours là. Euh l'Iran, l'Empire Perse. L'Empire Perse.
C'est assez étonnant de voir que l'Iran se tient toujours debout après 13000 bombardements après le fait que ces principaux leaders religieux militaires ai été décimés. l'Iran qui a continué à mener les attentats sur le sol européen, à enlever des citoyens iraniens sur le sol européen et à les emmener en Iran pour les juger et les pendre en Iran. L'Iran reste un pays puissant, enfin était encore un pays puissant, le restera-t-il ?
On pourra en parler juste après. Les États-Unis, les États-Unis, beaucoup me disent "Mais les États-Unis, c'est un partenaire incontournable, c'est un allié". Oui, c'est un allié, sauf que c'est un un allié qui considère que nous ne sommes pas un allié, que nous ne valons rien, que nous ne dépensons pas assez d'argent dans notre défense.
C'est un pays enfin qui nous voit comme un client comme ce que je dis tout à l'heure introduction, une marketplace ou un client ou un vassal numérique mais c'est bien tout. Euh les États-Unis depuis le président Obama ont vu le retrait ou un nouvel isolationnisme américain. Pourquoi je dis ça ?
Parce que en 2013, lorsque l'arme chimique a été utilisée en Syrie, c'était une ligne rouge définie par le président Obama. Et pourtant, le président Barack Obama alors qu'une coalition était montée États-Unis, Grande-Bretagne et France, le président Obama a décidé de ne pas y aller après que les les britanniques ai décidé de ne pas le faire. Le président Hollande a décidé de ne pas y aller.
Pourtant, j'étais jeune directeur du renseignement militaire à l'époque. Les avions français, certains étaient déjà en l'air. En tous les cas, les avions ravitailleurs et les avions Awax qui permettent de, comment dirais-je, de suivre et de coordonner l'action aérienne.
Nous n'y sommes pas allés. Que s'est-il passé quelques mois après ? et bien la Russie envahit la Crimée parce que la Russie s'est bien rendu compte que finalement les États-Unis se retirant b c'est peut-être l'occasion d'aller marquer leur territoire et de réaffirmer leur volonté de puissance et d'empire.
N'oublions pas non plus dans ce panorama les le terrorisme qui reste, qu'on le veuille ou non, une menace, une menace réelle, une menace qui existe. Et quand vous écoutez les patrons des services de renseignement actuel que j'ai connu dans le passé, ils disent tous que l'acte terroriste l'acte terroriste pardon peut continuer d'exister. Et puis il y a une menace qu'on ne perçoit pas forcément, ce sont les protoats.
Les proto état, ce sont les gars femmes. Facebook a un chiffre d'affaires supérieur au Payb des Pays-Bas par exemple et les gars femmes au total ont un PIB supérieur à celui de l'Europe. C'est-à-dire que monsieur Elon Musk, si demain monsieur Elon Musk décidait par exemple d'acheter un pays, il pourrait le faire très bien le faire.
D'ailleurs, monsieur Lon Musk dispose sur les 15000 satellites qui tournent autour de la terre d'au moins 10000 satellites opérationnels. Les 5000 autres étant réparti entre les États-Unis, la France en a quelques dizaines. Mais c'est vous dire la puissance de ses gafames. sur la Turquie, j'ai oublié de préciser que la Turquie occupe un des pays de l'Union européenne puisqu'ils occupent une partie de l'île de Chypre qui est un état qui appartient à l'Union européenne.
C'est pour dire que pour les Grecs et les Chipriotes, si les Grecs achètent du rafale des avions français, c'est pour être sûr de pouvoir les utiliser si c'était nécessaire face au Turcs. Parce que pourquoi les Égyptiens acheté du rafale ? les éliments français parce que quand il s'est agit pour eux je prends celui-là quand il est agit pour eux pour les Égyptiens d'aller bombarder la Libye les Amér américains les en avait empêché et ils se sont dit finalement pour rester autonome et bien achetons français si ce qu'ils ont fait et ce ne sont pas les seuls à acheter français en partie pour ça c'est d'ailleurs pour ça que les Serbes vont acheter des rafales parce que il doit être sûr de pouvoir utiliser leurs avions de combat si jamais c'était nécessaire en dépit du fait que la France a aussi participé à leur bombardement il y a quelques années.
Donc tout ça décrit cette menace qui existe et qui est de plus en plus importante parce que on a un retour des états-puissances et face à cela et ben l'Union européenne parle d'Europe de la défense et à tel point c'est que euh j'appartiens à une commission qui s'appelle la commission sécurité défense, cette commission n'était qu'une sous-commission jusqu'en 2024. Elle est devenue commission pleine et entière en 2024. Il n'y avait pas de commissaire dédié à la défense au Parlement européen.
Il y a un commissaire depuis à la défense et l'espace depuis 2024. Et l'une des deux priorités du mandat actuel du Parlement européen et la Commission européenne, c'est la compétitivité et la sécurité, la défense. C'est dire qu'il y a une prise de conscience.
Donc le réveil est bien là, mais passer du réveil à la réalité, c'est beaucoup plus compliqué et c'est beaucoup plus lent. Alors, que peut faire l'Europe ? Parce que l'Europe c'est quand même 27 États.
C'est un budget de la défense quand on additionne les budgets de défense qui sont équivalents à 350 milliards d'euros par an, le budget annuel de la défense des États-Unis d'Amérique, c'est 1000 milliards de dollars par an et monsieur Trump veut passer à 1500 milliards de dollars par an. C'est dire la différence majeure entre la défense américaine et la défense des pays européens. Et le budget français, c'est 50 milliards.
On arrive péniblement à 60 milliards. On arrive surtout péniblement au 2 % du PIB qui était l'engagement français. On a un président qui s'est engagé aller jusqu'à 5 %.
Je ne sais pas comment on fera en France avec les 3500 milliards d'euros de dettes que nous avons. Et c'est d'ailleurs l'un des problèmes au p au niveau du de l'Union européenne, c'est que les autres pays nous disent et les collègues au Parlement européen disent "Mais qu'est-ce qui se passe en France ? Qu'arrive-t-il à la France ?" Et on a beau avoir un président qui essae de battre la campagne, de ramoter autour de lui, de prendre des décisions, en réalité qu'est-ce que ça pèse ? pas grand-chose.
C'est c'est là où je trouve personnellement que l'Europe doit faire un grand nombre d'efforts et c'est pour ça que je pousse avec d'autres collègues à réfléchir sur quelle architecture de sécurité défense veut-on au niveau de l'Union européenne ? Que veut-on pour notre Union européenne pour être capable de se défendre face au à ces menaces ? La Russe potentiellement la Chinoise, pourquoi pas la Turque.
Je pense pas qu'on rentre en guerre avec les États-Unis, mais en tous les cas, faut voir la guerre. Il faut voir les États-Unis comme un ennemi économique, comme un véritable adversaire économique avec ses lois extraterritoriales. Nous avons les mêmes lois extraterritoriales mais qu'on ose pas mettre en œuvre.
Nous avons en réalité plein de dispositifs qui seraient en mesure de freiner. Mais à chaque fois, on me dit "Oh là là Andrius Cubilius qui est le commissaire de la défense, ancien premier ministre lituanien m'a dit à plusieurs reprises "Non, non, mais surtout ne déclenchons pas de guerre économique avec les Américains." Alors, c'est vrai qu'on est très dépendant des Américains. 80 % des données de nos entreprises appartiennent sont logées stockées dans les Gfames américains pour un coût annuel d'hébergement de 236 milliards d'euros. créer un cloud autonome européen coûterait environ entre 100 et 120 milliards d'euros pour en une seule fois enfin pour la création d'un.
Et c'est en ça où nous européens on est quand même très dépendant et très influençable par d'autres. On ne dispose pas en Europe d'un réseau social européen. On dispose pas d'un cloud européen.
Sur le plan financier demain, si Mastercard et Visa Card coupaient le système, comment ça se passerait ? On a la chance en France de disposer du système carte bancaire, mais pour les autres, c'est pour ça qu'il pousse vers un eurumérique en disant voilà on va avoir un eurodigital, ce qui nous permettra de bypasser les outils américains. Sauf que dans l'euro numérique, tel qu'il est prévu, il y a des composants américains.
Je veux pas dire qu'il faut entièrement se couper des États-Unis Amérique, mais en tous les cas si on veut être autonome et on parle d'autonomie stratégique européenne, il faut être capable de mesurer ses dépendances et de limiter ses dépendances. C'est la première fois en Europe que on a parlé de préférence européenne. C'est-à-dire que madame a lancé un plan qui s'appelle le plan Rarm Europe pour que l'Europe soit prête en 2030.
Dans ce plan Réarme Europe, elle a mis en place 800 milliards d'euros. Bon, c'est pas de l'argent qui vient de Il y a pas d'argent en réité, je vous le rassure tout de suite, c'est un chiffre lancé comme ça. Sur ces 800 milliards d'euros, il y a 1AR 500 millions qui s'appelle qui est un instrument financier qui s'appelle European Defense Industry Program.
Ce milliard 500 millions 500 millions c'est déjà prévu de donner aux Ukrainiens. L'autre milliard peuvent y avoir accès des c'est une subvention peuvent y avoir accès des entreprises dès lors qu'elles ont des projets en commun et qu'il y a pas une seule nation mais qu'il y a au moins deux ou trois nations qui sont impliquées. C'est la première fois lorsque ce instrument financier est sorti qu'on a décrété qu'il y aurait une préférence européenne, c'est-à-dire que au moins 65 % des composants des matériels achetés grâce à ce fond grâce à cet instrument devait être européen conçu conçu et produit en Europe.
Les Polonais étaient contre et c'était pas les seuls et les Français se sont battus. C'est d'ailleurs à souligner, c'est que les deux rapporteurs de ce texte étaient deux français. l'un socialiste monsieur Gluxman l'autre du parti dans lequel je siège le Parti populaire européen chez les républicain François Xavier Bami qui était d'accord pour pousser à la préférence européenne c'est rien 1 milliard 1 milliard 500 millions alors évidemment pour le lambda c'est beaucoup d'argent mais au niveau d'un état c'est peu et au niveau de l'Union européenne c'est évidemment très peu.
Mais c'est pour vous dire que on arrive enfin à dire je veux préférer, je préfère l'industrie européenne, je préfère que dépenser l'industrie européenne à un moment donné où et bien les États européens achètent américains. Depuis la guerre depuis le début de la guerre en Ukraine, 80 % des équipements militaires achetés au profil d'Ukraine l'ont été en dehors de l'Union européenne. 80 %. 62 ou 63 % aux États-Unis d'Amérique, 17 % allez 16 % en Corée du Sud et 1 % en Israël.
C'est dire que alors qu'on dispose en Europe de toutes les industries et de toutes les capacités de faire, de fabriquer, de produire, là on nous dit "Oui, mais les Américains savent produire plus vite que nous." C'est faux. Ils produisent quand ils ont des commandes.
Et quand vous vous adressez aux industries de défense en Europe et en France en particulier, ils vous disent "Mais moi, j'attends les commandes." Donc ils cherchent à aller à l'export et ils vivent grâce à l'export plus que grâce aux commandes françaises. Par exemple, le F35 américain que les Allemands achètent, même si il ils fabriquent l'Euro Fighter, ils en l'achètent.
Pourquoi ? Parce qu'ils sont persuadés que la défense de l'Europe passe par l'OTAN et que seuls les Américains sont en mesure de nous défendre. L'OTAN, c'est intéressant.
L'OTAN créé en 1949 à la demande des Européens et des Français en particulier pour trois choses. Que les Américains reste dedans, donc restent en Europe, que les Russes restent en dehors de l'Europe et que les Allemands restent sous contrôle. C'est ça les trois motifs de création du de l'organisation du traité de l'Atlantique Nord.
Mais tous les pays de l'est ex pâque de Varsovie, l'Allemagne en particulier ont créé leur armée par l'OTAN, pour l'OTAN, avec l'OTAN. C'est-à-dire que leurs officiers d'étatmajor sont plus intégrés dans les États-majors de l'OTAN que dans leurs propres état major nationaux. C'est pas le cas en France.
La France. Alors, tout le monde parle du général de Gaulle, grâce au général de Gaulle, donc la France a désiné l'inverse de d'être indépendante et autonome. Le réveil pour la France se fera en 1956 avec la crise du canal de Suèse dont vous avez forcément entendu parler quand le président égyptien de l'époque voulait nationaliser le canal de Suède, la Grande-Bretagne et la France ont décidé, ça n'était pas possible. lance une opération aéroportée qui réussit mais surtout se prennent un véau américain et russe.
Les deux empires émergents face aux deux empires en décroissance. C'est 56 c'est nous sommes en pleine décolonisation euh à la fois pour les pour les Britanniques et à la fois pour les Français. Les Britanniques décident à ce moment-là de suivre contre vents et maret les États-Unis et de s'accrocher aux États-Unis d'Amérique, ce qu'il continue de faire.
La dissuasion nucléaire britannique, elle est entièrement dépendante des États-Unis d'Amérique. Quand les sous-marins nucléaires dans son dangin britannique charge leur missile nucléaire, ils vont charger le corps principal du missile aux États-Unis et seule la tête nucléaire est chargée en Grande-Bretagne et même leur uranium est en partie dépend [raclement de gorge] de l'industrie américaine. C'est pas le cas de la France.
La France a fait un autre choix, l'autonomie. Et c'est de fait c'est lancement de la disasion nucléaire française avec nos sous-marins nucléaires lanc d'engin dont [raclement de gorge] un est en permanence à la mer, nos soumarins nucléaire d'attaque, le lancement de nos de fusée de missile balistique. Aujourd'hui, on en est au M51.3, c'est une capacité à faire la séparation d'étages pour pouvoir mettre en place des satellites mais surtout pour pouvoir avoir des missiles intercontinentaux qui frappent loin à partir de l'océan.
C'est la vraie différence entre les deux États, Grande-Bretagne et France. Le choix fait pour l'un de suivre les États-Unis d'Amérique et pour l'autre et de devenir le meilleur des alliés et pour l'autre de rester autonome et indépendant. C'est pour ça d'ailleurs qu'en 66 le général de Gaul quittera le commandement intégré de l'OTAN dans lequel nous sommes revenus sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2008.
Heureusement, nous ne sommes pas revenus dans les plans nucléaires, c'est-à-dire que le la dissuation nucléaire française reste totalement autonome. Alors, au niveau européen, dire, qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait à l'heure où l'attaque ne coûte rien ? Dans les menaces, ce qu'il faut voir aujourd'hui, c'est que l'attaque ne coûte rien.
Une attaque cyber, par exemple, coûte 10000 €. Allez et encore pour la défendre pour défendre c'est au moins 100 millions d'euros. Une attaque de drone un drone ça peut coûter entre 20000 ou 30000 €.
Une frégate qui sera attaquée par exemple en mer rouge, ça coûte plus de 500 millions d'euros. Pour ça que les missiles que l'on tire contre ces drones qui sont des missiles à coûtent pièces plus d'un million d'euros. Vous allez dire c'est dingue, on va utiliser un missile d'un million pour descendre quelque chose qui vaut 10000 € et encore oui mais c'est pour défendre quelque chose qui en qui en coûte qui coûte 500 millions.
L'attaque aujourd'hui ne coûte pas grand-chose. Et si vous lisez un livre de d'un monsieur qui s'appelle Jano d'ampol sur qui s'appelle l'heure des prédateurs, ça c'est intéressant parce qu'il fait une analyse dans l'histoire. l'heure des prédateurs, c'est le moment où l'attaque coûte beaucoup moins cher que la défense.
Et de fait, quand vous prenez les différentes façons les de construire des forts, des châteaux forts, des forteresses, des citadelles, et bien à chaque fois c'est quand l'attaque coûtait moins cher que la défense et bien c'était l'heure des prédateurs. Et nous sommes en plein dents finalement, nous sommes en pleine redéfinition non pas d'un nouvel ordre mondial mais d'un nouveau désordre mondial, un début de chaos. On n plus à l'heure des crises où une crise se termine et puis on revient à business as usual.
On est alors des chocs dans lequels ça change et la recomposition du monde est bien entamée non seulement entre l'Ukraine et la Russie mais également dans le proches et Moyen-Orient avec ce qui se passe en en Iran, Israël, Gaza, le Liban avec une Chine qui est de plus en plus proche de Taiwan avec une présidente du Comint, donc le parti de Changai Cheek qui va à Nanquin en Chine pour dialoguer avec les Chinois alors qu'à la tête de Taiïwan aujourd'hui, il y a un président qui veut l'indépendance. Et pour avoir été à Taiwan, ce qui est assez intéressant, c'est que c'est quand même un pays de 23 millions d'habitants vu de France. On a l'impression que c'est très lointain, que c'est une petite île.
Non, c'est pas une petite île, c'est 23 millions d'habitants et surtout c'est une capacité à fabriquer des semi-conducteurs de manière très très réduite. Nous sommes capables de fabriquer en France et en Europe des semiconducteurs, mais pas de manière aussi infinitésimale. Tous nos moyens modernes de communication utilisent ces semiconducteurs.
L'analyse que je fais moi, mais je peux me tromper, c'est que la Chine n'attaquera pas frontalement Taiwan. La Chine utilise la stratégie de l'anaconda, c'estàd petit à petit encercle Taiïwan jusqu'à ce que Taiwan rejoigne la Chine et pour ne faire plus qu'un avec la Chine. C'est pas ce que veulent les indépendantistes à Taïwan [raclement de gorge] bien évidemment.
Ils se considèrent comme autonomes. Ils ont leur propre armée, aidé en cela et armé par les Américains. Mais jusqu'à quand les Américains les laisseront euh les défendront ?
Je ne suis pas sûr que demain un soldat américain meurt pour Taiïwan comme je ne suis pas sûr non plus qu'un soldat américain meurt si demain la Lonie, la Lituanie ou les sonie étaient attaqué. [raclement de gorge] Au Parlement européen, je suis avec deux autres officiers généraux, un estonien, l'ancien chef major des armées estoniennes et un autre finlandais ancien directeur du renseignement militaire finlandais. de pays qui sont directement confrontés à la menace russe.
Et quand je discute avec eux, on n' pas du tout la même perception évidemment parce que nous avons la chance de vivre en France. La Russie est proche mais elle est quand même suffisamment loin pour que demain matin il y ait pas de char russe qui déboule à Paris. Je pense pas un jour qu'il y en ait en tous les cas à vision humaine.
Et c'est intéressant de voir que eux la seule menace pour eux c'est la Russie. Il y a pas d'autres menace au Parlement européen. Ceux qui parlent le plus fort, ce sont les petits pays justement qui voient la Russie comme une menace principal et tout tourne autour de l'Ukraine.
L'Ukraine, l'Ukraine qu'il faut soutenir par une comme une guerre de procuration qui vers laquelle on déverse des milliards d'euros. Parce que c'est ça la réalité au Parlement européen. Ce qui est très intéressant de mon point de vue et que la petite expérience des 2 ans que j'ai derrière moi, c'est de voir que c'est l'histoire marque les nations qui composent l'Union européenne.
Les Polonais n'aiment pas les Allemands, les Allemands n'aiment pas les Polonais. Euh les Pays-Bes se souviennent que les soviétiques, ils ont été soviétiques pendant euh des dizaines d'années. La Finlande se souvient euh de la guerre d'hiver menée contre euh l'Union euh euh soviétique.
Je vous conseille de lire à ce à ce titre, je sais que certains ont dû le lire, qui s'appelle les guer de l'hiver, qui montre bien cette volonté finlandaise de se battre face à un pays qui est largement plus grand queeux. Euh c'est l'histoire d'un tireur d'élite euh ça se lit très très bien. Euh s'appelle les G l'hiver. d'un certain NOREC.
C'est pour dire que la perception des pays européens est très différente selon le pays dans lequel vous habitez avec culture qui est la vôtre. Alors, comment arrive-ton à rassembler tout ça ? Allez-vous me dire l'OTAN.
Bien sûr, tout le monde par l'OTAN. Il faut renforcer les liens transatlantiques. Euh nous avons la chance en Europe de de bénéficier d'un état majeur de crise qui s'appelle l'étatmajor l'Union européenne qui est un petit état major d'une centaine de militaires et d'officiers qui mène des opérations comme l'opération ASPDES qui est une opération maritime pour protéger nos bateaux en mer rouge.
Euh mais c'est tout. C'est une un état majeur de crise incapable de planifier, de conduire une guerre. L'OTAN Shape, l'étatmajor qui est basé à Mons en Belgique entre Lille et Bruxelles, lui c'est plus de 1400 militaires avec des civils.
Le budget de l'étatmajur Union européenne, c'est 30 millions d'euros. Le budget de shape donc c'est majeur de l'OTAN c'est 220 milliards 220 millions d'euros pardon et 30 millions d'euros pour l'étatmajor l'Union européenne. Donc de mon point de vue c'est qu'il est nécessaire de réfléchir à une nouvelle architecture de sécurité.
Comment s'organise-t-on entre pays européens pour demain être capable de se défendre nous-même par nous-même grâce à nous-même ? Et ça c'est quelque chose qui commence à à exister en j'ai utilisé le terme le verbe percoller. C'est un peu ça mais c'est très difficile parce que tout le monde me dit mais qui va décider qui commande ?
Évidemment comme français on voit toujours venir. Je défends l'industrie française. Comme français on veut commander.
Comme français c'est on est toujours vu comme arrogant. C'est comme toujours ce coq qui chante sur son tas de fumier. On est toujours vu un peu comme ça.
Mais c'est oublié quand même que la France est un pays de 68 millions d'habitants, certes très endetté mais qui dispose de la deuxième zone économique exclusive au monde qui dispose de la dissuasion nucléaire qui est un véritable atout cherche à mettre un peu en valeur mais sans doute encore insuffisamment. On dispose d'une armée opérationnelle capable d'être projetée, capable de faire la guerre. Alors certes, aujourd'hui c'est une armée expéditionnaire équipée comme une armée expéditionnaire mais euh la France ne peut pas décider tout.
Mais en tous les cas, la France de mon point de vue est un des pays fondateurs de l'Union européenne et à ce titre-là avec d'autres pays européens, on doit être force de proposition, on doit faire des propositions pour déterminer l'architecture de défense pour nous protéger face à tous les types de menaces que j'ai essayé de de décrire devant vous. Alors moi, je verrais assez bien un conseil de sécurité de l'Union européenne parce que aujourd'hui on a une une organisation des Nations Unies très absente qui est ce que vous en entendez parler. Non, on entend monsieur Goutires, mais on entend pas grand-chose de la part de des Nations- Unies.
Moi, j'en tous les cas, je cherche de temps en temps dans les journaux à lire ce que pense l'ONU, ce que propose l'ONU. Alors, il y a toujours un conseil de sécurité. La France demande la réunion du conseil de sécurité des Nations Unies.
À chaque fois qu'il arrive un événement, très bien, ça ça remplit un article de journal mais dans les faits, qu'est-ce qui se passe derrière ? Pas grand-chose. Donc oui, moi je verrais bien un conseil de sécurité des Nations de l'Union européenne avec les pays qui j'allais dire mettent le plus d'argent au pot.
La France est un des pays qui met le plus d'argent au pot après l'Allemagne mais qui en bénéficie le moins en terme de retour. C'est assez incroyable. La Pologne met beaucoup moins mais elle elle récupère plus.
C'est pour ça que beaucoup d'États veulent rejoindre l'Union européenne. C'est parce que c'est un peu comme Las Vegas. On gagne de l'argent alors qu'on met peu.
La France est l'inverse. On met beaucoup d'argent mais on a peu de retour. Surtout quand on veut revoir sur la PAC.
Je comprends que les agriculteurs râent parce que l'argent que la France met au pot et bien on la voit pas forcément revenir. Donc oui, je pense qu'il faut un conseil de sécurité de l'Union européenne qui pourrait se réunir assez rapidement pour décider quelle position tenir. Parce que on n pas en Europe, la France est capable, j'allais dire, de mener une guerre, de conduire une guerre, de planifier une guerre, mais on n pas suffisamment de stock, on a on a pas suffisamment de masse.
On n pas ce cloud dont je parlais tout à l'heure, on n pas ces réseaux sociaux dont je parlais tout à l'heure. On n pas l'alerte avancée qui permet de déterminer les départs de missiles balistiques en terme d'observation de la Terre et ensuite les radars suffisants qui permettent de voir arriver les missiles pour bah faire de l'antimissile. C'est ça on peut le faire au niveau de l'Union européenne.
C'est pour ça que l'ancien militaire français que je suis, l'ancien officier français que je suis milite sans doute pour qu'on s'organise entre européens. Je vois bien la puissance de la France, la capacité de la France, mais c'est sans doute insuffisant pour avoir un cloud autonome, avoir des réseaux sociaux autonomes, avoir un accès à l'espace autonome, une capacité à surveiller l'espace. Alors, une fois que j'ai dit ça, bah il faut un état majeur pour tout ça euh capable de planifier, de conduire cette guerre.
Alors, on a fait des calculs avec mon équipe. Euh, il existe aujourd'hui avant ces calculs, il existe donc l'étatmajur européenne, il existe autre chose qui s'appelle le record. Le record, il est basé à à Strasbourg.
C'est environ 1000 militaires. Ces 1000 militaires arrivent de d'Allemagne, d'Espagne, de Belgique, Pays-Bas, France. Euh je crois que j'ai oublié hein.
Bref, en tous les cas de c'est pas un c'est pas quelque chose qui dépend de l'Union européenne, c'est quelque chose qui peut servir au niveau de l'Union européenne. C'est un c'est un étatmajor de corps d'armée. Un corps d'armée, c'est 30000 400 jusqu'à 60000 hommes environ en lang en terme militaire.
Mais si on additionne tous ces tous ces gens en fait, on serait capable de monter à un état majeur de planification et de conduite d'une opération militaire en haute intensité parce que c'est demain ce qui peut nous arriver. Si les Américains n'interviennent pas demain lorsque la Lettonie est attaquée, seule l'Europe est en mesure d'aller aider nos alliés leson. Parce que le traité de l'Union européenne, dans le traité de l'Union européenne, il y a un article qui est l'article 42. 7 qui est beaucoup plus contraignant que l'article 5 de l'OTAN.
Il n'a pas été utilisé cet article 427 lorsque Chypre a été frappé par l'Iran. En tous les cas, une base britannique sur l'île de Chypre a été frappée par un tiranien. La France avait utilisé l'article 42.7 après les attentats de novembre 2015.
C'est la seule fois d'ailleurs où il a été utilisé. Et la seule fois que l'article 5 de l'OTAN a été utilisé, c'est après les attentats contre les tours jumelles euh à New York et c'est comme ça que la France s'est retrouvé engagée ensuite en Afghanistan. Donc l'article 42.7 est assez contraignant, c'est-à-dire qu'on doit soutenir quoi qu'il arrive le pays qui est attaqué s'il le demande.
B je suis sûr que la Léonie, l'Estonie, la Lituanie, la Finlande le demanderait. Et donc que fait-on ? Comment s'agisse-on ?
Qui y va ? Comment ? Qui commande ?
Si on l'a pas fait avant, si on ne s'est pas entraîné avant, si on n pas planifié, mené les exercices en commun, on n'y arrivera pas. Alors, on sait le faire grâce à l'OTAN. L'OTAN dispose de réseaux autonomes, dispose d'une capacité de renseignement autonome, dispose de liaison autonomes, dispose de capacité de ciblage autonome, dispose d'une logistique.
Ça, il faut le répliquer. Dit oui, tu veux créer un deuxième autant ? Je veux pas créer un deuxième autant, je veux créer une capacité européenne capable de permettre aux Européens de se défendre si nécessaire et qu'il soi entraîné équipé pour cela.
Donc oui, c'est nécessaire en effet de développer ces outils ciblage, communication, liaison, transmission sécurisée, communication spatiale euh qui permettent alerte avancée, qui permettent en effet de planifier, de conduire une garde de haute intensité. Après, bien souvent, les gens me disent "Mais est-ce qu'il faudrait pas une armée européenne ?" Moi, je suis tout à fait contre cette idée d'armée européenne.
Ça ne fonctionne pas comme ça une armée européenne. On pourrait très bien fonctionner en coalition, en coalition de pays volontaires. Moi, j'ai servi en Afghanistan sous les ordres généraux américains avec j'avais sous mes ordres des soldats français.
J'avais à côté de moi des officiers de liaison américain et j'avais des officiers de liaison français auprès de l'État major américain dont je dépendais. Et en même temps, je rendais compte au cheat majeur des armées placés à Paris de ce qui se passait et au centre de planification et de opérations basé à l'époque boulevard Saint-Germain qui est aujourd'hui basé à Balard. Mais ça l'empêche pas d'aller combattre ensemble.
Ce n'est pas une armée européenne, c'est une c'est une coalition formée par les pays contributeurs. Alors vous allez me dire oui mais une armée européenne ça permettrait d'avoir les mêmes matériels, les mêmes moyens, les mêmes capacités. Ça permettrait sans doute d'être beaucoup plus interopérable, c'est-à-dire que les moyens permettent de communiquer entre eux, permettent d'être qu'un qu'un obus aille dans tous les canons, que la munition aille dans tous les fusils et cetera et cetera et que j'allais dire les tout ce qu'on appelle les ordres soient formatés de la même façon.
Ça c'est faisable. C'est vrai que l'industrie défense au niveau de l'Union européenne, on a environ 10 types de char différentes, 10 types d'avions de combat différents, 10 types de fragettes différentes parce que nos industries nationales, on pousse d'abord nos industries nationales. On a envie que nos industries nationales soient servent d'abord avant d'utiliser l'industrie d'autres pays européens.
Vous savez qu' a des études qui ont été faites, chaque pays, je pense à la France et à la en particulier achète d'abord des équipements fabriqué par leur pays. Ensuite, ils achètent aux Américains. Même la France achète un peu aux Américains.
On a des Awax qui sont américains. On a des haill sur les portesavions qui font le même travail qu'un awax. Donc c'est les avions de qui permettent de coordonner des opérations aériennes qui sont d'américain.
Bon, le porte-avion est équipé de catapultes américaines. Euh la wax va être remplacée et ça c'est une bonne nouvelle par les avions de euh fabriqués en Suède. Ça ça me paraît une bonne nouvelle parce que je reste persuadé que entre européens on peut s'entendre pour de manière politique et de manière industrielle pour ne pas avoir 10 modèles de chasseurs différents mais un ou deux.
Il faut garder une capacité de compétitivité entre deux industriels pour qu'ils restent capable d'innover et qu'il sachent qu'ils aient un concurrent. À tel point, c'est que les États-Unis eux-mêmes au sein des États-Unis font ça. Lorsque euh une des industries, lorsque Boeing construit un avion de chasse euh face à son concurrent, et bien le concurrent a une participation dans le projet.
On pourrait faire la même chose avec le scaf, on pourrait faire la même chose avec donc cet avion du futur. On pourrait faire la même chose avec le char du futur, avec la frégate du futur. On pourra avoir des modèles similaires construits sur des chantiers navals différents.
On a cette capacité, mais encore faut-il avoir la volonté politique de le réaliser. J'étais à Cherbourg visiter l'usine de Naval Group qui fabrique nos sous-marins nucléaires lanceur d'engin et nos sous-marins nucléaires d'attaque. Ils étaient en train de finir le 5e sous-marin nucléaire d'attaque de nouvelle génération et le 6e était entamé et il commençait le lancement du sous-marin nucléaire d'engin de nouvelle génération et il construisait même le euh la protection de la chaudière nucléaire du futur porte-avion nouvelle génération.
C'est on a la chance en France de disposer d'industrie de pointe comme celle-ci. C'est assez impressionnant, je vous assure. Euh mais tout le monde n'est pas capable de faire ça.
Qui quel pays est capable de construire des sous-marins comme ça ? Bah pas grand monde, vraiment pas grand monde. Alors c'est pas faire Cocorico que dire ça.
C'est vraiment la réalité. Après, on peut avoir plus de mal à les vendre. Bon, les Australiens euh pour ne parler que deux, je crains qu'il n'ait pas de sous-marin avant longtemps, mais ça ils ont fait le choix euh d'un sous-marin d'un samarin euh américain.
Je ne sais pas où ils en seront. Les Canadiens, il est arrivé exactement la même chose quelques années avant de 20 ou 30 ans avant où ils avaient voulu acheter français. Les Américains s'y étaient opposés.
Résultat, ils ont eu des vieilles, je crois qu'ils ont plus qu'un sous-marin aujourd'hui en état de fonctionner et je crois qu'il navigue moins de 50 jours par an, c'est-à-dire qu'en fait l'équipage est pas du tout opérationnel. Donc oui, en Europe, faisons en sorte que nos industries fabriquent un ou deux modèles de char et non pas 10. Que nos industries fabriquent un modèle d'avion de combat et non pas euh 10 et cetera et cetera.
Parce que sinon, en effet, on sera pas en capable en capacité de euh d'être efficace. On perdra en en interopérabilité, on perdra en mobilité, on perdra dans beaucoup de domaines et donc en efficacité. Donc on a pas besoin de l'armée européenne, on a besoin d'acheter des matériels similaires ou des matériels identiques.
D'abord, il coûterait moins cher puisque'au lieu d'en vendre d'en vendre 400. Le Cher Leclerc par exemple en France, on en construit plus de 2008, on en a fabriqué, je crois 400. L'armée française en dispose de 220.
à la fin de la loi de programmation militaire, on en aura pas on aura plus que 200. Donc on met plus d'argent mais l'entretien coûte de plus en plus cher. Euh donc on en aura moins.
Quand j'étais capitaine, j'ai commandé un escarnement de chars. J'avais 17 chars dans mes garages. C'était pas du Lecler, c'était l'X B2, donc le char de la génération précédente.
Sur les 17 chars, 13 ou 14 étaient disponibles. J'allais dire bon de guerre, c'est l'expression consacrée, prêt à partir si jamais c'était nécessaire. Aujourd'hui, vous demandez un capitaine dans un régiment de cavalerie qui quand escoule et quand il commande un chat, quand il commande des chars pour aller en exercice sur un terrain, dit bon ok, tuas le droit, tu as le droit à quatre chars toi.
C'est pour vous dire que on a largement perdu. Si vous connaissiez réellement l'état de l'armée française, vous seriez surpris. Le soldat français n'a pas n'a pas bougé.
Il est toujours aussi volontaire, toujours aussi déterminé à défendre son pays. En revanche, en revanche, il n'a pas suffisamment de matériel. Les stocks sont insuffisants en munition, en capacité réelle.
On a beaucoup moins d'avion de combat qu'avant et cetera et cetera. On a deux fois moins de frégat qu'avant. On a pourtant la deuxème zone économique exclusive au monde mais on n pas suffisamment de frégate pour dire protéger l'ensemble de nos territoires d'outre mer.
Donc au niveau européen, je pense qu'il est nécessaire en effet de s'entendre pour répartir les charges. Et c'est en cela où je milite moi pour cet étatmajor de du un étatmajor de guerre de l'Union européenne, un OMG UE pour arriver à être capable demain si c'était nécessaire de se battre ensemble côté côte à côte face à n'importe quel type de menace. tout en gardant notre autonomie et notre souveraineté nationale.
Ça, je crois que c'est important et je vois bien au niveau du Parlement européen et au niveau des États membres de l'Union européenne, il y a une espèce de renationalisation des pays. L'Allemagne, par exemple, relance des satellites d'observation optique. Dire qu'est-ce que va faire un satellit d'observation optique ?
Jusqu'à présent, lorsque j'étais directeur du l'enseignement militaire, la France dispose de satellites d'observation militaire. C'est de l'imagerie optique, c'est l'imagerie telle que voyez une photo. Les Allemands, eux, avaient des satellites d'imagerie radar.
Gros avantage, c'est que quand vous êtes du tout béocien comme vous et moi, vous regardez, vous comprenez rien à ce que la photographie que vous avez sous les yeux. En revanche, ça permet de voir à travers les nuages, ce que ne permet pas l'imagerie optique et on se répartissé, c'estàd que moi, j'avais donné toutes les images que voulur demandais en imagerie radar toutes les images que je voulais et ils me les donnent. Donc il y avait un véritable partage, une véritable alliance.
À la fois, c'était avec le service de renseignement allemand, le BND et moi donc on a échangé. Les Allemands relancent la fabrication de capacité optique. Pourquoi ?
C'est dommage. Alors justement, il y avait une possibilité. Les Allemands euh devaient lancer, on avait lancé un programme avec eux de d'avion de patrouille maritime.
Bah, ils sont allés acheter Américains. On avait avec eux un projet, un programme de d'hélicoptère de combat tigre. Et bien ils ont fini, ils en ont acheté mais pour la génération suivante ils ont pas fait les acheter américain.
Les Allemand on avait fabriqué avec eux, on avait un projet d'Eurodrone. Leone a été construit, l'armée française n'en a pas acheté parce qu'elle trouvait pas ça assez bien. Le dernière coopération militaire avec les Allemands en terme de d'ingénierie militaire ou d'équipement militaire pardon, c'est la 400M.
Lancement du projet 2003 ou 2004. Donc on est 22 ans après et même 23 ans et depuis 2003 2004 on n pas de projet commun avec les allemands. Le scaf, vous avez tous entendu parler d'assaut tient ferme face à Airbus qui tient ferme aussi.
Alors que toute la Sulp chain autour dit mais si si on peut s'entendre créer le cloud de combat créer tout un tas de choses mais ce que je comprends Eric Trapier le le PSG de d'Assu aviation dit non non mais moi je veux surtout pas donner mes savoir-faire aux autres mes secrets industriels aux autres ce que je comprends mais à un moment donné va falloir qu'on s'entende d'abord parce que je suis pas sûr que financièrement on soit capable de développer cet avion de 5 ou 6e génération ni les Allemands d'ailleurs parce que l'armée allemande est à l'oss d'euros qu'ils ont mis sur la table pour leur armée allemande a permis de combler les trous de l'armée allemande. L'armée britannique est à l'ose. La marine britannique n'a été capable d'envoyer une frégate pour défendre Chypre face aux attaques iraniennes que 8 jours après cette attaque.
La France a eu la chance de pouvoir dépêcher dans la foulée une frégate pour aller participer à la protection d'un territoire l'Union européenne qui était Chypre. La France a été capable d'envoyer 80 % de sa marine faire des ronds dans l'eau au Méditerranée. Bon, j'espère qu'ils resteront pas trop longtemps parce que sinon je pense qu'on va avoir des problèmes ensuite de maintenance, de carénage, de repos des équipages, de formation des équipages parce que on a suffisamment pour un coût mais on n pas suffisamment pour tenir dans la durée.
C'est en ça où au niveau Union européenne, on serait capable de le faire, me semble-t-il. pour répondre à à tout ça. Donc voilà ce que moi je propose au Parlement européen.
Je me suis rendu compte également et j'ai déjà un rapport d'initiative sur le financement privé l'adustrie de défense parce que nos PME, on a la chance en France de disposer d'une base industrielle et technologique de défense d'environ 4500 entreprises. C'est la première base industrielle technologique de l'éfance européenne. devant l'Allemagne, seul se pays de l'Union européenne sur les 27 disposent d'une telle base.
Donc les autres pays se fiche pas mal que on ne fasse pas travailler leur industrie défense parce qu'ils n'en ont pas. Nous on cherche à ce que ça soit notre industrie de défense qui soit privilégié que les Européens que l'argent européen serveent à acheter ses équipements militaires et non pas américains. Et j'espère qu'un jour ça le sera le cas parce que les 80 % d'équipement militaires achetés au profil de l'Ukraine depuis 2022 achetés en dehors d'Europe me paraît une folie.
J'ai été visiter des fabriques de de canons, le canon César, des fabriques de poudre, fabriques de Dobu, des fabriques de véhicules militaire. On a tous ces savoir-faire et je pense qu'il est absolument indispensable de mettre ça en avant sur la table. Et ce que je trouve moi au Parlement européen, c'est que malheureusement la France ne pèse pas assez.
Elle ne pèse pas assez. Euh d'abord la France a la mauvaise réputation que ces ministres ne vont particip aux réunions interministérielles au niveau de l'Union européenne, ce qui est très dommageable parce que beaucoup de choses pass se passent au niveau de l'Union européenne et les citoyens français que nous sommes rallons souvent sur ce que l'Europe impose. Mais si on n'est pas présent pour l' discuter, orienté, freiner, pousser, euh ça bah on se fait imposer.
Et c'est en cela où euh face à toutes ces menaces, il est temps en effet de s'entendre au niveau de l'Union européenne avec nos partenaires européens pour savoir comment l'on veut se défendre, de quelle manière, avec quels outils. Euh et ça ça c'est aujourd'hui qu'il faut le faire. Demain, il sera trop tard.
On regarde ce qui se passe dans le monde, on regarde ce qui se passe dans le en pardon au Moyen-Orient. Pensez que les Américains, les Israéliens ont bombardé 13000 fois un pays qui est sous sanction depuis 50 ans et que ce pays a été capable malgré tout de tenir. Vous voyez que demain on n même pas sorti tout à fait de l'auberge.
Les Israéliens eux veulent aller jusqu'au bout. 7 octobre 2023 a été le game changer après le massacre des Israéliens par le Hamas. Et bien eux ont décidé que de toute façon ils éradiquaient toutes les menaces qu'il pèsent sur Israël que ça soit le Hamas, le Esbola le outi et l'Iran.
Les Oui, je vais m'arrêter. Euh ça, ils iront de mon point de vue jusqu'au bout. Je suis allé à 1 an après le 7 octobre 2023, donc le 7 octobre 2024 sur l'endroit des des massacres visiter les kibouts qui avait été attaqué et sur l'endroit où il y a eu la cette espèce de de grande fête de la jeunesse dont une partie a été massacrée.
Quand on voit ça, on comprend que Israël est un pays en guerre et que même sa population, même si elle n'aime pas Netanyahou, en fait n'en peut plus de ses attaques régulières, de ses roquettes, de ces missiles qui tombent, de ces alertes régulières qui sonnent et ils iront jusqu'au bout. L'analyse que je fais de l'attaque de Trump, c'est que Trump a on dit à chaque fois "Mais c'est quoi les objectifs de Trump ?" Bon, Trump, il est dans la transaction et comme il est fort et ben il pousse le bouchon fort.
C'est comme quand vous voulez acheter une taillère et que sur le marché on vous dit la taillère est à 1000 €. Dit mais ça va pas. Ah mais c'est ça vous ou rien.
Donc vous vous descendez à 500 €. Il est c'est ça Trump. Donc il monte je vais détruire la civilisation iranienne, je vais la réduire en poussière.
Donc il monte dans le paroxisme et puis le lendemain matin quand on se réveille ah ben non finalement on n pas frappé. En réalité, son objectif lui, c'est de récupérer le pétrole iranien. Pourquoi ?
Parce que ce ce pétrole ne se la transaction pour ce pétrole se fait plus en dollars. Et comment se fait la richesse américaine ? Comment est-il capable de compenser la dette qui est encore plus importante que la nôtre ?
C'est grâce à l'utilisation du dollar dans le monde entier. Donc le pétrole vénézuélien ne se vendait plus en dollar. Le pétrole iranien se vendait plus en dollar.
Je pense que son objectif c'est qu'il il se revendent en dollars et surtout c'est pour couper aussi vis-à-vis de la Chine parce que 7 % du pétrole vénézuélien alimentait la Chine, 16 % du pétrole iranien alimentent la Chine. Donc quand vous additionnez, ça quand même fait presque un/4 du pétrole vénéuelo euh du golf qui iranien pardon qui alimente la Chine. Donc vous voyez, c'est c'est ça de mon point de vue les objectifs d'un Trump.
De même qu'il voulait casser la filière nucléaire de l'Iran. parce qu'il y a eu sou ce virus qui avait été mis il y a 25 ans qui avait détruit environ 30000 sites iranien euh c'était le début de la cyberguerre don on commençait à en parler beaucoup plus qu'on enfin beaucoup plus alors qu'aujourd'hui on en parle tous les jours en terme de risque. Euh pourquoi l'Iran veut l'arme nucléaire ?
Mais parce qu'ils veulent pas être attaqués ou envahis comme l'Irak l'a été. Pourquoi la Cor veut l'arme nucléaire ? C'est pour empêcher que la Corée du Sud un jour l'attaque.
Euh la question que je me pose aujourd'hui, c'est est-ce que on parlait de dissuasion nucléaire et je serai en mesure de répondre à une question sur le sujet. Les Allemands en parlent et accepter la proposition d'Emmanuel Macron. Je me demande même s'ils sont pas capables un jour d'avoir leur propre armure nucléaire et parce que ils vont se dire "Mais est-ce que nous on veut pas nous-même décider par nous-même ?" Et si les Américains ont accepté de mettre leurs bombes nucléaires sur le sol allemand, italien, belge et néerlandais, c'est pour empêcher que ces pays disposent de leurs propres armes nucléaires.
C'est ça la la réité. Euh parce que pourquoi ce qu'on attaque pas la Russie ? Mais parce qu'il dispose de l'arme nucléaire.
Et pourquoi les Russes n'attaquont pas l'OTUAN ? Parce que les Américains et les Français et les Britanniques disposent de l'arme nucléaire. Et le jour où ils sentiront qu'il y a une faiblesse, je ne dis pas qu'ils ne le feront pas.
Est-ce que nous on utilisera notre arme nucléaire ? Je ne le pense pas. On l'utilisera si les intérêts vitaux de la France sont touchés.
C'est quoi les intérêts vitaux ? C'est ça l'ambiguité, c'est qu'on le sait pas. Même si le général de Gaul avait commencé à le dire, c'est que si la République fédérale d'Allemagne et le Bénéluxe, disait-il était attaqué, les intérêts vitaux de la France seraient touchés.
C'est pour dire que ça reste un vrai sujet. C'est un véritable atout de la France et je pense qu'il est nécessaire que la France à partir de ça fasse des propositions et soit un élément moteur sans doute avec les Allemands. Sans doute avec les Allemands qui reste quand même une puissance importante européenne.
Sans doute peut-être avec les Polonais qui veulent avoir la première armée conventionnelle en Europe. Les Allemands aussi. Les Polonais dépensent 4,5 % de leur PIB pour leur défense, mais ça fait moins quand même en milliards d'euros que le budget français.
Je m'arrête là, je suis en mesure de répondre à vos questions. J'étais un peu long semble-t-il et je vous prie de m'excuser, mais je suis en mesure de répondre à des questions si s'il y en a. Merci beaucoup. [applaudissements] Bonjour général Blandine d'amour, je fais partie de ceux qui vous suivent avec beaucoup d'intérêt euh sur LinkedIn.
Euh je j'ai une question qui est peut-être un enfin qui est très complexe dans ma tête et peut-être beaucoup moins dans la vôtre. Euh je ne comprends pas comment fonctionne la notion de territorialité dans l'espace. C'est-à-dire que pour moi, quand je vois un Elon Musk qui s'installe tranquillement avec tous ces dizaines de milliers de satellites et il y a quelque chose que je comprends pas.
C'est un petit peu comme s'il était en train de squatter sans que personne n'y trouve rien à dire. Un espace qui quelque part nous appartient à tous. Et je me souviens d'une discussion que j'avais eu avec une cousine qui travaille chez Arian Espace il y a quelques années qui me disait mais qui était complètement écœuré parce qu'elle me disait je comprends pas nous à haute altitude on est extrêmement contrôlé et lui à basse altitude il fait n'importe quoi, il fait ce qu'il veut.
Donc c'est un enjeu qui est loin d'être anodin puisque derrière il y a la notion d'internet, donc la notion de contrôle de l'information comme il l'a fait. Il semblerait qu'Elon Musk en effet déjà usage avec des interventions tout à fait arbitraire dans la guerre en Ukraine. Donc c'est quelque chose qui et puis a la notion de de pollution de l'espace aussi.
Donc voilà, ma question c'est comment fonctionne la territorialité dans l'espace ? Merci de de votre question. Il n'y a pas de territorialité dans l'espace en fait au-dessus d'une certaine hauteur, ça appartient à tout le monde.
Le ciel à partir de c'est comme ça que les satellites, vous pouvez observer tout. C'est l'intérêt des satellites d'observation militaire, c'est que vous êtes libre d'observer ce que vous voulez. Euh à tel point, c'est que les Iraniens dont je parlais tout à l'heure avaient même, je donne cet exemple parce qu'il m'a beaucoup amusé à l'époque, euh savait qu'ils étaient observés et donc il faisaient des essais de lancement de missile balistique et il y en avait un qui avait explosé.
Donc tout le monde s'était intéressé et la France donc on ait pris des images du site en question et au sol c'était marqué "Yes, we can". Mais vraiment en anglais comme ça comme je vous le dis hein, [rires] c'est pour vous dire que ils savent qu'ils sont observés. Les nord-coréens savent aussi qu'ils sont observés mais ils avaient pas fait ils avaient pas vu que les français aussi avaient des observations.
Donc on échange avec les Américains pour suivre euh ça intéressait les Américains. Nos passages de satellite français les intéressaient parce qu' les nord-coréens cachaient pas ce qu'ils faisait au moment où les satellites américains étaient au-dessus d'eux. enfin les satellites foncés pardon et il cachait dès que c'est un satellite d'observation américaine était au-dessus d'eux parce que vous trouvez sur internet le positionnement comme vous avez fly radar pour les pour les avions vous trouvez la même chose pour les satellites.
Donc c'est l'espace appartient à tout le monde. C'est là le problème. C'est que je pense un jour il faudra qu'on s'arrange la cravate entre pays qui dispose de satellites dans l'espace pour gérer cet espace parce qu'aujourd'hui euh tout est possible.
Vous avez même sur nos satellites parfois des petits satellites qui se mettent à côté. Vous savez pas d'où il vient, à qui il appartient. Ils viennent quoi ?
Ils viennent essayer de pomper les données qui sont dans le satellite. Donc c'est c'est en ça où au niveau de l'Union européenne, on doit investir beaucoup plus dans l'espace qu'on le fait. Elon Musk lance une fusée tous les de jours et demi.
Nous, on a lancé l'année dernière 4 Arian 6 et on a lancé deux fusées Vegas italiennes de courou. Mais c'est tout ce qu'on a lancé. Donc aujourd'hui, on se lance, pardonz-moi l'expression, dans le le fusé Bakou et surtout qu'on puisse récupérer.
Donc les projets, il une société qui appartient à un groupe qui s'appelle Maya Space qui lance ça. Mais heureusement, mais je pense qu'il faut investir beaucoup plus qu'on le fait. Je suis allé à Kurou.
Kurou, c'est génial. On en sait même des fusées soyus ou Korou. Bon, elles sont dans les containers au sol en version horizontale.
Le pas de c le pas de tir n'est plus entretenu. Mais il y a des possibilités gigantesques à courou. J'ai je trouve ça dommage que l'Europe, l'Union européenne n'en bénéficie pas plus et que ça soit un euh un space airport au niveau de l'Union européenne.
Alors ça allit en partie hein parce qu'A Groupe c'est européen mais euh mais il y a pas de notion territoriale dans l'espace, vous faites ce que vous voulez. Et c'est vrai que il y en a beaucoup en basse orbite. À tel point c'est que pourquoi les gens utilisent Starlink ?
Parce que Starlink vous permet dans les zones dans lesquelles vous avez pas de couverture 5G ou 4G de communiquer. À tel point c'est que je reparlais de la Guyane, les orpailleurs illégaux utilisaient Starlink pour communiquer. Du coup, les gendarmes français utilisent Starlink pour communiquer entre eux parce que dans le cadre de la lutte antipilleur illégaux et les Français aussi utilisent Starlink.
C'est comme ça que les Ukrainiens et les Russes aussi utilisent Starlink. Euh c'est là où les Européens doivent lancer les constellations de satellite de communication. Il y a un projet, une constellation qui s'appelle Iris Carré.
Mais les Allemands viennent de s'en retirer pour avoir leur propre constellation. C'est pour vous dire il y a une renationalisation au moment où en fait de mon point de vue, il faudrait au contraire faire des choses en commun. Mais l'Europe dispose de constellations intéressantes comme Copernicus qui est une constellation d'observation de la terre.
Alors conservation de la terre, ça veut dire aussi queon fait du renseignement parce que on observe la terre évidemment l'environnement terrestre très bien la constellation Galileo qui est beaucoup plus précise que la constellation GPS américaine et même l'armée américaine s'encère. C'est pour ça que il faut qu'on soit beaucoup plus présent, qu'on a des capacités de protéger nos propres satellites dans l'espace. Alors, il y a des petites sociétés françaises, j'en ai vu une il y a de jours qui s'appelle Aldoria qui a 23 télescopes qui surveillent l'espace sont capables de suivre tous les débris parce que un satellite qui est détruit, ça fait des débris et qui risque d'endommager tous les tous les satellites qui qui tournent.
Donc c'est c'est un monde passionnant et je trouve je trouve que l'Europe doit beaucoup plus investir. C'est en cela où le fait d'avoir désigné un commissaire à la défense et à l'espace me semble intéressant. Mais Andreus Cubilius quand je lui quand je prenais la parole dans l'hémicycle et en l'apostrophant ou l'interrogeant sur l'espace, bon c'était pas un domaine qui connaissait vraiment particulièrement bien ce que je regrette un peu.
Mais aujourd'hui, il semble au bout de 2 ans plus à même de répondre à des questions et faire en sorte qu'on dépense beaucoup plus en l'espace. Dans le prochain cadre financier pluriannuel européen, il y aura quand même les États vont mettre quand même 2000 milliards d'euros dans le budget européen. Sur ces 2000 milliards, il y en a au moins une quarantaine de milliards dédiés à l'espace et j'allais dire 90 dédiés à la sécurité, à la défense.
Et il est nécessaire d'investir plus de mon point de vue dans l'espace qu'on le fait aujourd'hui. Bonjour Franck B. Une petite question très simple.
J'ai l'impression que dans les médias en fait, on passe plus son temps à faire du trumbashing et à prôner en fait le droit international, la diplomatie et la IEA et pour quelque part finir par s'entendre avoir des compromis avec l'Iran. On connaît la valeur de des promesses de l'Iran. On découvre des sites qui étaient en fait tenus secret.
Moi, je je voudrais savoir qu'en pensait en fait le renseignement militaire français sur l'évolution de l'Iran s'il n'y avait pas eu d'intervention. Ça ça m'intéresse parce que plutôt que de critiquer à longueur de journée cette intervention qui est peut-être mal préparée et cetera, mais que serait devenu l'Iran dans 2 ans, dans 3 ans sans intervention et comment la France comptait s'en débrouiller de cette situation où d'un seul coup vous auriez eu un pays qui pouvait à peu près tout se permettre. Donc, quel est votre avis sur ce sujet ?
Merci pour votre question. Moi, j'évite de faire du Trump bashing parce que c'est toujours intéressant. On dit "Les Américains ont sous-estimé l'Iran, mais il faut pas sous-estimer non plus Donald Trump.
Euh Donald Trump a été élu quand même par une bonne majorité de la population américaine. Euh certes, le fermier du Middle West est peut-être pas un n'a peut-être pas un doctorat de philosophie, mais j'allais dire moi, je méfie toujours quand on critique trop un quand on disait pareil que Poutine était fou, il est sans doute mais enfin pas au point de faire n'importe quoi. Il est dans sa rationalité à lui sans aucun doute comme Trump l'est.
Trump c'est un [raclement de gorge] il est dans la transaction, dans la négociation, il était dans l'immobilier et bien et il faut lire son livre dans lequel il dit il faut pousser le bouchon très très loin pour mettre à l'autre les conditions que l'on veut et puis ensuite on revient pour obtenir en fait ce qu'on voulait au départ. On en est là. L'Iran, l'Iran a toujours voulu détruire Israël et ça pour les États-Unis Amériques dont le vote de la communauté israélienne, la communauté juive aux États-Unis compte énormément.
C'était impossible, d'où les tentatives diverses et variées israéliennes de casser les capacités iraniennes en matière d'enrichissement de l'uranium. D'où les capacités à vouloir casser les capacités balistiques iraniennes. Parce que les Iraniens, on les prend pour des débiles, c'est quand même les héritiers de la civilisation perse.
La civilisation Perse, c'est une vieille civilisation, une grande civilisation. Euh il faut jamais, ils ont je ne sais pas combien d'ingénieurs, combien de physiciens euh et en dépit des sanctions, des 47 années de sanction, ils ont quand même réussi à lancer des satellites. Ils ont quand même réussi à enrichir de l'uranium jusqu'à avoir 400 kg qui permettrait d'avoir environ 11 têtes nucléaires.
Ils ont donc cette capacité à faire du missile balistique, donc de la faire de la séparation d'étages. Oui, leur idée c'était d'empêcher l'Iran de disposer de l'arbre nucléaire parce qu'ils imaginaient que il les utiliserait. Et l'Iran était également un adversaire des pays sunnites de la région et du et du golf.
L'Iran soutenait ses proxis. Donc, on a parlé du Esbola du Hamas et des outils. L'Iran, c'est euh c'est un pays qui respecte pas non plus le droit international. un pays qui tire sur sa population jusqu'à plusieurs dizaines de millions de morts.
Je dire on peut pas invoquer le droit international pour dire oui mais là vous respectez pas le droit national mais est-ce que l'Iran le respecter et puis qui fait respecter le droit international ? Il y a que les Européens qui parlent le droit international. Moi je suis pour le droit international évidemment mais qui est l'arbitre dans une cours de rcréation ?
Bah, il y a un fort, un faible qui fait respecter le droit d'racration, si ce n'est le professeur ou le surveillant quand il le fait. Personne. Donc, les États-Unis qui ne veulent plus jouer ce rôle-là, bien ça laisse libre cours à toutes les possibilités de puissance.
C'est pour ça que l'Europe vit un peu dans un monde bisouours en se disant "Mais tout le monde est bon, tout le monde est gentil." 72 % de la population mondiale vit sous un régime autocratique aujourd'hui. 49 % en 2004.
On est revenu à un taux des années 1930. C'est dire quand même que on a la chance en Europe de vivre en démocratie et dans d'autres pays du monde heureusement pourvu que ça dure. C'est en cela où on ne pouvait pas laisser l'Iran.
Moi, j'aurais pas eu la position d'un Emmanuel Macron par exemple. C'est-à-dire que je ne dis pas Trump nous a pas prévenu, il a pas prévenu ses alliés, après il demande qu'on vient de l'aider. Moi j'aurais pris l'initiative en disant "Mais attendez français avec d'autres pays européens, on prend l'initiative pour aller aider l'armée libanaise à désarmer le Esbola par exemple." Alors vous allez me dire c'est compliqué désarmer lebola.
D'abord le Esbola c'est un parti politique et il a une branche armée et au sein de l'armée libanaise vous avez des soldats de l'armée libanaise qui appartiennent aussi au Esbola. Donc un jour vous les voyez en uniforme de l'armée libanaise et puis le lendemain ils sont ils font partie de la branche armée du Esbola. Donc c'est vrai que c'est compliqué mais moi j'en fais une proposition parce que rester passif c'est bien beau.
Commenter en disant oh j'appelle à la paix moi aussi j'appelle à la paix. Mais comment est-ce qu'on impose la paix ? Comment est-ce qu'on arrive à la paix ?
Pour avoir été un soldat de la paix, euh je voyais bien comment ça se passait entre les Serbes et les Croates, entre les Serbes et les Bosniaques. Euh quand on se mettait entre les deux envie de tirer, il se servait de nous pour s'autirer et il faisait il nous tirait dessus pour qu'on reposte en disant "Mais c'est les autres que vous ont tiré dessus." Mais n'empêche que à Sarvo en 95, on a réussi, on est arrivé aux accords de Dayton.
Mais c'est c'est là où je prends cet exemple là parce qu'on est 30 ans après Dayton. Enfin, on était 30 ans au mois de décembre après Dayton. Dayton, il y a donc une guerre en Bosniazovine.
Moi, j'étais casque bleu en 92 où j'escortais des convois de l'ONU entre Belgrade et Sarivo. Très bien. En 95, c'était la guerre tous azimut en Bosniazovine.
Qu'est-ce qu' a bifain à la guerre ? L'intervention américaine. 60000 soldats, 20000 américains 40000 soldats venant d'autres de contingents d'autres pays.
Il y a une vraie volonté mais encore faut-il y aller ? Il faut mouiller la chemise, c'estàdire faut accepter les risques. Est-ce qu'on est capable aujourd'hui d'accepter les risques ?
Évidemment, moi j'ai pas envie que demain mon fils meur à la guerre, mais aucun de nous. Mais un pays est grand que s'il accepte de prendre ses risques. Euh sinon et ben on pourra continuer à parler, parler parler parler mais ça ne change rien.
Appeler à la paix c'est très bien. Appeler à la responsabilité des gens est très bien. Mais quand les gens sont en guerre, envie de se faire la guerre, envie de se détruire, bah c'est plus compliqué de faire arrêter.
On voit bien entre la entre la Russie et l'Ukraine. La Russie et l'Ukraine, j'étais au Parlement panafricain à Johannesburg il y a quelques mois de cela. C'est intéressant parce que on devait arriver à un accord.
Il y avait une cinquantaine de députés africains et on était une dizaine de députés européens. L'idée étant d'arriver à un document, non pas une résolution, un document dans lequel on dit bah voilà, on se comprend, on sa machin. Ce document n'a pas été signé pour deux raisons.
La première raison, c'est que les Africains voulaient voir apparaître dans le document final de cette réunion le fait que l'Europe devait payer des réparations pour la coisation. Donc évidemment, c'était inadmissible côté européen. Mais la deuxième chose, le 2e écueil, c'est que les Africains ne voulaient pas voir apparaître le fait que la Russie avait agressé l'Ukraine parce que pour eux la Russie est un partenaire et que cette guerre entre blanc, ils s'en foutent, c'est pas leur problème.
C'est pour ça que tout le monde peut Moi, je veux la paix en Ukraine bien évidemment, mais comment est-ce qu'on arrive à la paix en Ukraine ? Au bout d'un moment, il faut prendre des initiatives. Alors, c'est il y a la diplomatie.
Vous sa disait euh Autop Bismarck était pas un grand diplomate, c'est que euh la diplomatie sans les armes, c'est la musique sur les instruments. Ou al Capon qui était aussi un grand diplomate disant on obtient plus de choses avec un pistolet que 100. Mais c'est en ça où c'est pour ça que l'Europe de mon point de vue je pousse rarement l'Europe non pas searmmer pour se réarmer mais sur armé pour être puissant pour être dissuasif et pour arriver à imposer la paix à d'autres qui ne la veulent pas et c'est en ça où les Américains ont joué un rôle certain bon je dis pas que toute leur inventions est réussie l'Afghanistan malheureusement les femmes afghanes qui avaient espéré voir un air de liberté bah c'est pire que c'est pire qui aujourd'hui est pire qu'hier et demain sera le sera sans doute encore plus et c'est valable dans pas mal d'endroits malheureusement pour le regarder mais c'est-à-dire qu'on narrive pas à passer l'intervention militaire oui mais on narrive pas à laisser la main à d'autres ou en tout cas faire en sorte de construire l'avenir.
L'Irak c'est pareil. L'Irak ils sont allés très bien on y est allé aussi. Qu'est-ce qui s'est passé ?
On n pas prévu. On a tout détruit. Euh le Parti Basse, on a détruit le parti basse, c'était le parti qui était le pays.
Donc il faut reconstruire avec des gens qui étaient le pays. Pour ça qu'au Venezuela, j'attends de voir comment ça va se passer. Euh c'est toujours intéressant de de voir la la suite, mais ils ont pas voulu s'investir trop, ce qui de mon point de vue est plutôt une bonne idée.
Attendons de voir la suite. Mais sur l'Iran, je pense que si on avait laissé l'Iran prospérer, l'Iran, l'objectif iranien, c'était la destruction d'Israël. Et ça, de mon point de vue, on peut pas admettre de détruire un état comme Israël.
On peut critiquer Israël, tout ce qu'on veut, je suis bien d'accord, mais ça reste un état qui a été créé grâce à l'ONU, avec la volonté des États membres de l'ONU. Donc, vouloir qu'un pays voisin veuille le détruire, bon, c'est pas c'est pas admissible. Alors, évidemment, le droit international, je suis pour le droit international comme la grande majorité d'entre nous ici ce soir.
Mais comment fait-on respecter le droit international ? Qui fait respecter ? Moi, j'étais euh j'ai j'ai reché les criminels de guerre en Bosnie.
Il y avait un tribunal pénal international pour l'ex-uggoslavie. On est allé les chercher, hein, les les criminels de guerre bosniaques. Euh bon, certains ont résisté plus que d'autres, mais on on en a arrêté un certain nombre.
Et la paix aujourd'hui existe en Bossière Zeggovine. Bon, c'est une paix toute relative. C'est-à-dire que si ils seraient prêt à se refaire la guerre si on leur laissait le le temps.
Mais en tous les cas c'est la paix et les gens le pays peut prospérer. C'est un peu compliqué he la BOVINE c'est un état c'est trois trois fédérations euh c'est deux fédérations. Une fédération Bosno croate et une République serbe.
Bon et puis même au sein de la Fédération Bosno-croate, il y a deux écoles. Il y a l'école croate et l'école bosniaque. Donc j'espère qu'avec les années tout ça va se lisser mais les Balcans restent les Balcons.
Bonsoir. Mes devoirs mon général déjà pour commencer et puis juste pour répondre à une petite question si c'est possible sur quelle solution concrète pour l'Europe ? Vous avez parlé de querell intestine, de repositionnement des enjeux géopolitiques, géostratégiques, certaines nations qui réinternalisent leur propre production.
Donc entre le machin de de Gaulle et l'aujourd'hui, est-ce que les choses ont changé ? Oui, mais néanmoins, il parlait aussi de l'Europe un petit peu dans cette considération, mais dites-nous si vraiment les choses vont changer parce qu'il y a un adage. Est-ce qu'on peut vérifier l'adage que effectivement seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin.
Moi je suis pour cet adage là. Ça prend du temps. Le Parlement européen, c'est un peu le temps lent.
Mais mais on a la chance de vivre en paix en Europe grâce à l'Union européenne, ne serait-ce que ça. Nous sommes entre pays qui sont fait la guerre tous les 30 ans en moyenne pendant des siècles. Les Allemands nous ont envahi en 70, en 14, en 40.
On s'est fait la guerre avec les Espagnols, avec les Britanniques, avec bon bref avec les Italiens. Aujourd'hui, on vit en paix grâce à ça. Faisons en sorte mais on s'est assoupi et on a confié notre sécurité aux Américains.
C'est très bien. Ils ont accepté de le faire. Aujourd'hui, je les sens moins volontaire pour le faire.
Euh même si ils sont bien contents d'avoir le temps parce que le salaire permet d'avoir quand même la main mise sur les États européens et c'est bien pour eux pour leur commerce, pour leur industrie. Mais euh moi je pense sincèrement que à plus enfin c'est pour ça que moi je milite pour une France forte dans une Europe unie. Une France forte parce que une France forte pour peser au sein de cette Europe, mais une Europe unie parce que c'est nécessaire.
Les les programmes dont j'ai parlé sur un cloud, sur les réseaux sociaux, sur l'espace ne peuvent se faire de mon point de vue financièrement qu'au niveau de l'Union européenne. Avoir un avion de 5e ou 6e génération aujourd'hui ne peut se faire au niveau de l'Union européenne. Je suis pas certain qu'en France, on ait les finances suffisantes pour avoir notre propre avion de combat demain.
Ça sera trop cher ou alors on aura accent. Ça c'est la loi d'Augustine où à la fin on a plus qu'un seul avion parce que de toute façon il coûte tellement cher à fabriquer que parce que c'est vrai c'est de plus en plus technique et ce que j'ai pas dit tout à l'heure c'est que cette on a des matériels si sophistiqués que c'est compliqué les produire en masse. C'est trop compliqué.
Alors, c'est des matériels super performants, mais quand on voit les capacités iraniennes, ukrainiennes, russes aujourd'hui en fabriquant des drone, mais c'est grâce à ça. Aujourd'hui, le temps de durée de vie d'un char dans la zone dans le Nomansland, je crois que c'est 6 minutes avec un avec un petit enfin un petit drone avec un drone. Alors vous avez tout tout les types et tout toutes les tailles mais donc pour moi je milite pour ça en tous les cas je suis un français convaincu.
Je suis pour la souveraineté française mais il est nécessaire pour ça d'avoir des partenaires alliés et et lequel c'est pas facile hein parce que chacun milite pour son sa propre industrie. Et c'est vrai je vous disais tout à l'heure quand je parle on me dit ouais mais Christophe toi tu veux défendre l'industrie française ? Oui, moi si j'étais lu au Parlement européen, c'est pour défendre la France, les intérêts des Français et les intérêts des entreprises françaises.
Mais ça veut pas dire qu'on peut pas discuter avec les autres. Hier, j'ai dîné avec un un déput allemand francophile, francophone qui a fait sciences pot à Paris. Il est élu depuis 2004. 2004.
Le problème des Français, c'est que les élus comme moi, c'est soit un jeune premier comme je le suis, soit c'est de recyclage d'élus nationaux nonus. au niveau national euh où c'est des gens qui restent un ou deux mandats puis c'est tout. Qui se souvient qu'Achilati a été député européenne ?
Elle l'a été. Mais les Allemands eux ils restent non pas trois mandats. Enfin au moins trois mandats.
Donc 15 ans. Lui il est élu depuis 2004 22 ans. C'est dire donc il a à son 5e mandat.
Donc lui il m'explique comment ça se passe parce que comment ça se passe après ? Après ça se passe. Vous êtes coordonnateur, vous êtes rapporteur, vous êtes président.
Alors c'est des titres tous un peu ronflants mais qui ont leur parce que c'est vous qui êtes directement à la manœuvre et la manette. Moi, je ne suis que premier vice-président de la commission de sécurité défense. La prés Non, mais c'est que parce que celle qui compte, c'est la présidente qui est une allemande du parti Renaissance, donc du parti centre centriste, bon qui veut bien le job, mais c'est elle qui dit "Bah voilà, on va aller discuter de ça." Moi quand je lui fais les propositions, elle accepte les positions que je lui fais mais quand même c'est dire que si on veut poser l'Union européenne, il faut être dans l'Union européenne.
Et finalement quand on regarde réellement nos problèmes français, problème de la dette, problème de l'école, problème des hôpitaux, problèmes des retraites, c'est les problèmes français. C'est pas des problèmes qui sont liés à l'Europe. L'Europe de mon point de vue, doit permettre d'avoir des grands projets en commun qui fédèrent notre action.
Ça veut pas dire je suis pour une fédération mais fédérer l'action ça veut dire qu'en fait on est plusieurs à vouloir la même chose. Et je dis pas qu'il faut les 27 parce que si on attend les 27 on avancera pas. Il faut faire avec type une cohétion des volontaires.
L'Europe s'est créée à 6 puis à 12. Bon puis aujourd'hui on veut tout élargir parce que quand je vous dis c'est l' Vegas pour certains. Ils disent je viens dans l'Union européenne je bénéficier de l'argent de l'Europe.
Je vais mettre moins mais je vais gagner plus. Seule la France gagne beaucoup moins. Euh je crois que c'est euh je crois qu'on récupère on met 27 milliards d'euros pot euh je crois qu'on en récupère 8.
Les Allemands mettent plus que nous au pot et ils en récupèrent euh plus de 20. Donc il y a un petit différentiel quand même. Même s'ils mettent plus le différentiel entre ce qui donne et ce qui touche est moins important que notre différentiel à nous.
La Pologne elle elle gagne plus. L'Italie, je crois qu'elle elle perd 4 milliards par rapport à ce qu'elle met. Nous, c'est 13 milliards.
Donc je m'arrête. Ah oui, OK. Euh ma question est sur le point de vue euh j'ai cru comprendre que vous souhaitiez peut-être qu'on s'approche vers une espèce de Bitden, base industriel technologique de défense et je mite pour qu'il y a des champions européens au niveau de la défense.
Oui. Et je me je me demande comment faire pour gérer des rivalités qui pourraient arriver entre ta européens comme notamment vous parliez des sous-marins, on a les Allemands qui sont des gros concurrents sur de nombreux de nombreux marchés et comment arriver du coup à se coordonner dans nos actions et avoir une enfin des moyens militaires qui soient similaires et qui puissent fonctionner ensemble si on est en rivalité sur le point de vue économique ? Moi, je suppos des champions européens, c'est-à-dire euh on a MBDA par exemple.
MDA, c'est un vrai champion européen. Bon, il comporte des Britanniques, j'ai j'ai rien du tout contre les Britanniques, mais c'est une société qui fonctionne bien. Euh des sociétés comme euh KNDS sont aussi des sociétés euh européennes.
Moi, je suis pour un partage des savoir-faire. C'est-à-dire que la France c'est faire des tas de choses, c'est moins c'est moins en faire d'autres. Je prends l'exemple du SCAF.
Le scaf, c'est vrai que les Français savent un bon avion. Le rafale est un avion polyvalent. Euh et les Allemands découvrent que bah si on pouvait le poser sur un portaillon, ce serait bien.
Ils peuvent pas le découvrir. Ils savaient que s'il pouvait emporter la bombe nucléaire, il savait que c'est dans les dans les spécifications françaises. En revanche, on va pas reconstruire un lecler nouvelle génération alors que eux, ils vendent toujours du léopard 2 version A8, donc la 8e version du Léopard 2 qui a été vendu à plusieurs milliers d'exemplaires.
Nous, on l'a vendu à 400 exemplaires. Pourquoi est-ce qu'il y a pas un partage ? Écoutez les Allemands, on vous laisse faire le char.
Nous, on sait faire des tourelles où on sait faire des canons. Voilà, on fait le canon. Et sur le scaf et ben les Allemands qui savent faire du cloud de combat par exemple font le cloud de combat. entre Lin Martin et Boeing.
Quand Lukin Martin gagne le contrat, Boeing est dedans au moins 20 % faisant la même chose. Euh je dire fédérons, gérons, concentrons nos efforts, sinon on y arrivera pas et on restera on aura des matériels qui coûtent trop cher parce que produit a trop peu d'exemplaires. Et ensuite à l'export, c'est beaucoup plus compliqué.
Euh le léopard 2 dont je parlais a été vendu à plein plein de pays. Nous à qui on a vendu le À part les Immirati et Saoudiens. Le rafale doit son succès aux Égyptiens.
Alors aujourd'hui il est vendu dans plein de pays. Mais au départ, je me souviens à l'Élysée, j'étais à l'époque adjoint du coordonateur national du renseignement, il y avait une Warroom pour essayer de vendre le rafale qui ne se vendait pas. Il a fallu attendre en fait que Jean-Lan soit ministre de la défense pour le vendre aux Égyptiens.
Et c'est là où il était ce tour le tour de force d'un JV Lean, c'était celui-là. C'était d'être tout à fait respecté par un président alciss égyptien et d'avoir un dialogue entre les deux qui a permis ça. Et une fois qu'on l'a vendu à l'Inde, bah finalement les autres se disent "Bah tiens, c'est pourquoi pas ?" Et le contrat avec l'Inde est absolument colossal en réalité.
Mais ça c'est on peut arriver à faire ça au niveau européen. Alors oui, ça veut dire qu'on va peut-être perdre certaines parties mais on est obligé, on est dans le compromis évidemment. Euh je découvre ça au niveau du Parlement européen.
On va chercher le parti dans lequel je suis et le parti majoritaire au sein du Parlement européen. Mais sur les 720, on est que 188. Donc si on veut faire passer un texte, bah il faut aller chercher les compromis soit vers le centre, soit vers la droite, soit vers la gauche, bref, en fonction du de la thématique.
Mais euh sinon, on n'y arrive pas. Et c'est comme ça que je pense que c'est la même chose au niveau mais je reste persuadé et je termine là-dessus pour répondre à votre question. Quand je suis arrivé au Parlement européen, bah je croyais pas du tout dans le couple franco-allemand.
En tous les cas, je suis pas Il y a un polonais qui me dit, un député polonais qui me pas portugais pardon qui me dit "Mais si la France et l'Allemagne ne s'entendent pas, l'Europe ne peut pas avancer." Et il y a un balte qui m'a dit exactement la même chose. Je venais d'arriver il y a quelques jours, donc c'était la première session à Strasbourg.
Waouh ! Ça c'était un choc parce que j'étais plutôt contre ce couple franco-allemand. Mais le fait qu'il me dit ça euh c'est ça c'est ça ça pousse à réfléchir comment peut-on faire.
Et c'est bien pour ça que j'ai pris rendez-vous auprès de monsieur Pistorius, le ministre de la défense allemand, j'espère voir au mois de juin avec des industriels allemands pour comprendre comment est-ce qu'on arrive pas, alors je dis pas que j'arriverai hein, petit député français que je sais certes peut-être général à la retraite, mais comprendre comment entre européen n'est pas capable d'avoir des projets communs sur cette domaine là. Comment est-ce que un jour on va se dire bah attendez, on va mettre un peu notre pousse à la main et on va se dire quelles sont nos forces, quelles sont nos faiblesses ? partageons nos forces et réduisons nos faiblesses.
Mon général, moi j'ai une question sur la dissuasion nucléaire que vous avez évoqué tout à l'heure au sujet du discours d'Emmanuel Macron à Lille Longue en mars dernier. Il a évoqué donc le président a évoqué ce concept de dissuasion avancée. Donc, j'aimerais connaître votre point de vue sur ce cet éventuel partage, même si c'est peut-être pas forcément le mot adéquat, mais enfin cette ouverture qui est faite à nos partenaires européens de de participer d'une manière ou d'une autre à la dissuasion nucléaire.
Est-ce que c'est une encoche à la souveraineté nationale ? Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que c'est le bon moment ?
Et puis surtout, est-ce que c'est comment c'est reçu chez chez nos partenaires européens que notamment les les parlementaires que vous avez l'occasion de côtoyer ? Merci. Je vais commencer par la fin de votre question sur la façon été reçu par les parlementaires européens.
Réunion du groupe PPE à Bruxelles. On a des réunions de groupe dès qu'on est soit à Bruxelles soit à Strasbourg. Donc une fois par jour et Mandf Weber le président du Parti populaire européen.
Donc il est il siège et nous on est à votre place et il se félicite de la provision de Macron. Le belge pas trop fana. Euh polonais pas trop fana.
Mais c'est intéressant de voir la discussion, de voir la réaction des justement de mes de mes collègues européens. Mon point de vue maintenant c'est un véritable atout français cette di nucléaire et si la France pèse peut peser c'est grâce à ça. Alors oui, restons souverain la capacité de décision doit rester française uniquement française.
Mais la solution américaine qui est celle de la mise en place de bombe sur le sol d'autres pays européens avec une capacité d'emport de ces pays un système de double clé, pourquoi pas ? En soi, la souveraineté, elle reste américaine. C'est le président américain qui décide de l'emploi où nous l'emploi.
Mais en tous les cas, ça dis ça dissuade peut-être d'éventuels agresseurs et ça empêche que d'autres disent "Je vais aussi construire ma propre dissuasion nucléaire." Z, c'est comme ça que je réfléchirai. Je dis pas que j'ai la solution, je dis simplement que c'est intéressant d'y réfléchir parce que c'est un véritable atout côté français.
Et l'argent qu'on a investi dedans comme citoyen et qui nous coûte 13 milliards d'euros par an, à la fin des fins, ça doit rapporter à la France parce que ça participe de la protection de l'Europe qu'on le voit ou non. Alors, sans doute faudra-t-il avoir plus de tête nucléaire que nous en avons ? Sans doute, faudra peut-être réfléchir à une arme intermédiaire par rapport à notre arme de second de frappe en second.
Il y a une véritable révection qui doit se faire en cercle restreint évidemment dans lesquels les citoyens français doivent être tenus au courant bien sûr parce que c'est nous et nos impôts qui permettent ça mais ça fait partie de la protection de la France et de l'européenne parce que ce que disait Gérald de Gaul que j'ai cité tout à l'heure c'est que de fait si l'Allemagne était attaquée pas de raison que la France ne le soit pas si le Benélux l'était il y a encore moins de raison que la France ne le soit pas c'est comme ça Je réfléchirai. Donc ça me paraît très intéressant et que Amandfred Weber qui est donc un allemand de la CDU euh disent ça, ça me paraît intéressant et que un Olaf Scholz pardon Frederich Mers disent en reparle, il en reparle à Munich. Munique la Munique Security Conférence donc qui est l'espèce de Davos de la défense dans tous les cas le lieu où tout se rassemble au départ c'était très européen c'était très euratlantique c'est-à-dire que c'était une réunion des principaux responsables de la défense et de la sécurité au niveau européen américain aujourd'hui ça s'est beaucoup plus élargi.
Mais qu' Fredrich Schmers prennent la parole en allemand défendent l'Allemagne et l'armée allemande disant que ça la première armée conventionnelle en Europe. Mais il parle aussi la dissuasion en disant mais c'est quelque chose à travailler sur lequel on doit réfléchir. Je pense que ça évitera que les Allemands développe leur propre arme nucléaire.
Parce que je reste persuadé que on a parlé de cette renationalisation, elle est dans les têtes et que le poids de l'histoire est dans le poids de la culture de inhérent à chacun des pays constitutifs de l'Union européenne. Voilà. Voilà mon point de vue.
Euh vous avez beaucoup insisté sur l'insuffisance de l'organisation opérationnelle entre les pays de l'Europe et pourtant on voit un certain nombre d'exercices ces dernières années interétat ben ne serait-ce que l'exercice Orion de cette année où il y a quand même une volonté d'organiser au niveau les états-majors à l'échelle européenne des réactions militaires en cas de conflit. Est-ce que vous pensez que ça a plus valeur de démonstration ou est-ce qu'il y a une réelle dynamique concrète de coopération dans le cas où il y aura un conflit à haute intensité qui se déclare que soit en terme de défense ou même de projection opérationnelle ? La France a toujours cherché à s'entraîner avec d'autres.
On a toujours cherché à ne pas être seul. Euh j'en pour preuve que au Sahel et en particulier au Mali, on avait monté une opération qui s'appelle Takuba, une opération de force spéciale dans lequelle on a cherché à intégrer tous les pays européens. Bon, ils sont pas venus nombreux mais quelques-uns sont venus. et des pays qui n'artiennent pas à l'Union européenne sont venus aussi euh parce que justement ils voulaient montrer leur bonne volonté pour appartenir à cette Union européenne.
C'est bien de s'entraîner avec d'autres, c'est nécessaire, c'est indispensable. C'estàd que le fait de s'entraîner permet de mieux se connaître. On utilise les mêmes cadres d'ordre, on utilise les mêmes moyens pour communiquer et ça permet d'être en mesure prêt à combattre ensemble le jour où c'est nécessaire.
Mais pour avoir été engagé sur différents théres d'opération certains pays, je pense à l'Allemagne par exemple, on a créé avec eux la brigade franco-allemande mais on avait pas par exemple avec l'Allemagnequ on s'entraînait mais le jour où il a fallu aller en opération extérieure, les Allemands ont mis des contraintes ou des limites à l'action de leurs soldats, ce qu'on appelle les cavéates. Euh nous on a jamais mise ni les soldats britanniques. C'est ce qui nous rapproche de l'armée britannique d'ailleurs, c'est que il y a aucune restriction à l'emploi de soldats français lorsqu'ils sont mis aux ordres d'un chef autre que français.
C'est pas le cas d'un coup de pays. Donc il est nécessaire de s'entraîner ensemble. C'est pour ça que il faut un étatmajor capable de le faire régulièrement et que cet état major soit habitué à travailler ensemble parce que le soldat le soldat de base tout efficace qu'il soit lui il va obéir aux ordres du chef.
Mais c'est les chefs entre eux. Comment s'organise-t-ils pour planifier, conduire, envisager, anticiper, se renseigner, communiquer ? C'est ça qui qui compte.
C'est je dire la qualité d'une armée, c'est la qualité des soldats qui la constituent évidemment, mais c'est aussi la qualité de l'étatmajor qui qui planifie et conduit la la guerre ou la bataille. Donc c'est absolument indispensable. Il faut le faire à plus et il faut le faire si possible au niveau européen de plus en plus.
Bonsoir mon général. Ici ici alors sur votre droit sur votre gauche. Voilà.
Bonsoir Thomas Guess de la maison de l'Europe et de la jeune Chambre économique. Merci beaucoup pour votre intervention. Euh je crois que votre conférence s'inscrit dans le cadre de journée de visite d'entreprise à Nant et sa périphérie sans doute.
Je voulais savoir quel besoin vous avez faire remonter les chefs d'entreprise vis-à-vis de l'Europe et comment vous les avez éclairé dans ce brouillard qui s'épaissit notamment quand il s'agit d'investir et de créer de la valeur ajoutée. Alors merci de cette question. C'est vrai que grâce aux différentes maisons de l'Europe, j'arrive à faire le Tour de France, grâce au MEDF, grâce aux jeunes de l'Idn, grâce à Audania aujourd'hui, euh d'abord parce que élu européen, on peut être perdu à Bruxelles ou à Strasbourg et ne jamais s'intéresser à la réalité du pays euh qui qui nous a élu.
Et euh moi ce qui m'intéresse le plus c'est l'industrie de défense évidemment, mais au-delà de l'industrie de défense, c'est rencontrer des citoyens français, discuter avec eux de j'allais dire de ce que je sais, de ce que je peux partager, de ce que j'envisage, de mes projets et cetera. Et dans les industries, on a la chance en France de discuter d'industrie réellement de pointe, d'avoir des pépites. Sincèrement, ce qui me désole, c'est quand je vois ces pépites partir ailleurs récupéré par des fonds étrangers.
Regant qu'en France, on n pas de fonds plus puissants que nous en avons. Nous avons beaucoup de fonds et de plus en plus de fonds consacrés à la défense. Mais on n pas beaucoup de fonds large cap, par exemple, c'estàd de fonds qui dont les actifs sont supérieurs à 500 millions d'euros.
Euh en Europe, il y en a quatre qui sont des fonds large cap dédiés à la défense. Aux États-Unis, il y en a 30. Ce que je tente de leur expliquer, c'est les capacités de financement de l'Union européenne parce qu'il y a pas de raison que la France mette paye son écho à l'Union européenne et que les industries françaises n'en bénéficient pas.
Donc quand je vais les voir, j'essaie de leur expliquer les capacités, ce que peut faire l'Europe pour eux, là où ils peuvent avoir accès parce que ce dont je me rends compte, c'est que bien souvent les entreprises françaises ne savent pas vraiment comment ça se passe à Bruxelles. Euh alors que d'autres pays savent très bien comment aller récupérer de l'argent Bruxellois qui est de l'argent français en partie puisque c'est l'Europe, elle n'invente pas de l'argent. L'Europe, elle additionne les contributions des 27 Étatsmembres.
C'est en ça où je vais tenter de leur expliquer montrer comment ça fonctionne l'Europe parce que les citoyens français que nous sommes, on connaît mal l'Europe, on connaît mal le fonctionnement européenne. On tape sur notre gouvernement parce que c'est plus près et on tape sur l'Europe parce que c'est plus loin et on sait pas vraiment ce qui s'y passe. Donc ça fait un peu chambre noire.
L'idée c'est que cette chambre noire soit un peu plus transparente. En tous les cas c'est ce que j'essaie de faire. Je dis pas que j'y arriverai, mais je je crois qu'il est nécessaire d'aller auprès de nos concitoyens expliquer ce que c'est l'Europe, ce qu'on fait à l'Europe.
Euh c'est pour ça que je sors une lettre mensuelle dans lequelle je dis ce que je fais pour ce pourquoi j'ai voté, ce pourquoi j'ai pas voté pour montrer ce que c'est que la vie la parlementaire européen. Parce que ici, vous connaissez tous ce que fait un député français. vous savez beaucoup moins ce que fait un député européen.
Euh et pourtant euh la l'Europe sort des règlements et des directives. Les règlements sont applicables immédiatement sans transposition. Le problème de la France, c'est qu'on surtranspose.
Le problème de la France, c'est que sur un texte euh sorti par l'Europe, et bien les Pays-Bas vont sortir deux pages de transposition. La France va sortir 400 pages de temps de transposition. Donc la bureaucratie française est un des freins euh pour les entrepreneurs.
On a des chefs d'entreprises qui sont des super sportifs mais à qui on met des boulets au pied qui du coup avancent moins vite que leur concurrent potentiel. C'est en cela que j'essaie c'est ce que j'essaie d'expliquer aux entrepreneurs français que il y a des gens à Bruxelles ou à Strasbourg qui sont là pour essayer de défendre l'industrie française et les défendre. Et c'est le rôle des parlementaires parce que si je défends les intérêts français, les Allemands, croyez-moi bien, défendent les intérêts allemands.
Euh les Polonais aussi, euh les Espagnols aussi. Enfin bon, bref, donc il y a que les petits pays qui n'ont pas forcément cette industrie, ce tissu industriel qui est le nôtre. Euh même si la France est beaucoup désindustrialisée, il existe toujours une véritable industrie en France.
Euh, j'étais visité une usine de ressort euh remarquable euh ressort à froid, ressort à chaud, enfin bon. Je m'aculture mais je trouve ça à la fois passionnant mais je suis passionnant d'expliquer ce que je fais au Parlement européen et ce que l'Union européenne peut pour nos industriels. Si c'est bon.
Merci. Merci beaucoup mon général. Vous avez entendu il y a quelques semaines le président Macron dire que le danger était Poutine et la Russie.
Vous avez été au renseignement enfin dans des responsabilités importantes. Qu'en pensez-vous et que pouvez-vous nous en dire ? Ce que j'ai un peu dit tout à l'heure, c'est que je ne vois pas la Russie nous attaquer demain matin.
La Russie mène une guerre d'influence, mène une guerre d'intoxication, mène une cyberguerre. Euh évidemment, la Russie n'est pas un ennemi sur le champ de bataille pour nous, mais la Russie reste un véritable adversaire euh dans le champ cybernétique et dans le cher dans le dans le dans la guerre d'influence. Je vous donne un exemple.
Les Russes en Afrique euh ont poussé à la création d'écoles de journalisme. Ces écoles de journalisme, il les p enfin, il subventionne ces écoles et dans lesquelles on apprend, on fait de la l'anticolonisation, l'anticolonialisme et de l'attaque directe sur la France en particulier, sur le l'Union européenne en général et sur les occidentaux de manière plus large. C'est une véritable guerre d'influence. les attaques cybernétiques sont euh majeures.
C'est en ça où la Russie est en effet un danger pour la France et l'Union européenne. Et puis la Russie d'aujourd'hui n'est pas la Russie d' 4 ans. C'est que quand la Russie attaque l'Ukraine, persuadé que l'Ukraine va tomber en quelques jours, ce que je raconte souvent, c'est que les soldats russes avaient dans leur cantine leur tenu de parade parce qu'ils seaient défiler à Kief sur la place Magdane euh voilà, c'était gagné.
Sauf qu'il y a eu un petit grain de sable qui a fait qu'il ne gagne pas. Et aujourd'hui, s'ils ont pris 20 % du territoire ukrainien, bah ils peignent à avancer beaucoup plus loin. Euh certes parce queon soutient l'Ukraine et qu'on paye à l'Ukraine à l'armement et que mais surtout grâce à la capacité ukrainienne de résister à cette ce réarmement moral ukrainien.
Si Poutine a une victoire, c'est celle de la création d'une nation ukrainienne qui n'existait pas vraiment avant avant cette guerre. Euh donc je oui, la Russie est une menace mais c'est pas pour autant qu'elle nous attaquera demain. Ce que la question que se pose tout le monde, c'est est-ce que les Russes sont capables demain d'attaquer un pays balte pour voir comment on réagit ?
Ça ça reste envisageable comme il comme il avait fait en en Finlande. C'est pour ça que le livre Le G de l'hiver est intéressant à lire parce que on voit la façon dont les les soviétiques mais petit à petit se sont adaptés au combat des finlandais. Par exemple, le soldat russe sait pas faire de ski.
En face les Finlandais ils se déplaçaient à ski dans la neige très vite. Bon bah petit à petit les Russes ont appris à se déplacer en ski. Aujourd'hui, les Russes étaient peut-être pas des bons fabricants de drones, mais aujourd'hui, ils fabriquent des drones en vuture.
Voilà. et euh les combattants sur le front en 15 jours rattrapent l'adversaire si l'adversaire a évolué dans un sens en terme de guerre électronique, en terme de drone, en terme d'intelligence artificielle qu'un jour après il est rattrapé par son euh par son ennemi. C'est en ça où oui, l'armée russe sera sans doute beaucoup plus efficace que la nôtre parce qu'elle connaît la guerre de haute intensité, elle sait combattre face à des drones.
Les techniques, les tactiques sur le terrain évoluent. Les Russes aujourd'hui travaillent avec des petites équipes qui progressent, essayent de de regarder où ça perd. Utilise des motos, des véhicules de récupération.
C'est même plus des chars, c'est des motos et véhicules légers qui leur permettent d'éviter ou d'entendre les drones. Enfin bref, qui les survolent. Les Ukrainiens utilisent des filets, des filets bretons d'ailleurs, des pêcheurs bretons recyclés qui sont mis au-dessus des routes, qui sont mis au-dessus des PC pour empêcher les drones de venir exploser sur les gens qui circulent sur ces axes.
Euh et c'est en ça où on doit prendre en compte ça mais je pense et je sais que au niveau de l'armée française, il y a ceux qui travaillent déjà sur qu'est-ce qu'on peut tirer de la guerre russo-rainienne. Le premier ce qui ce que dis tout le monde, c'est la transparence du champ de bataille. Aujourd'hui, vous êtes incapable de vous cacher.
Comment est-ce que vous obtenez l'effet de surprise sur le champ de bataille ? Bah, c'est très très compliqué parce que tout est su, tout est vu, tout est connu. Et ça, ça c'est compliqué.
Comment est-ce que justement on obtient cet effet de surprise qui permet de percer ? Et on voit bien aujourd'hui personne euh ne perce donc transparence du champ de bataille parce que tous les soldats ont une GoPro parce qu'il y a des satellites parce qu'il y a des drones tout le monde filme tout le monde. Alors vous met vous mettez à ça des fakees des fausses vidéos faites grâce à l'intelligence artificielle et puis vous noyez tout le monde.
Ça, je suis pas sûr que on y soit réellement prêt. Et la deuxième chose, heureusement en France, on a des gens qui réfléchissent sur c'est quoi la guerre de demain mais après les conclusions de la guerre en Ukraine, c'est que c'est le temps d'après. C'est quoi la guerre dans 10 ans ?
C'est difficile de savoir ce que sera la guerre en 10 ans comme on on imaginait pas d'ailleurs qui est à nouveau une guerre de haute intensité. À tel point, c'est que le livre blanc, le dernier livre blanc français qui date de 2013 ne prévoyait pas le scénario de guerre de haute intensité. C'était évacué.
C'est comme ça qu'aujourd'hui on n pas de stock de munition. Les Ukrainiens, lorsque j' allis au Parlement ukrainien à la radar, les députés disaient "Mais il nous faut donner des missions". Mais je dis "Mais on va pas lui trouver les missions, on n a pas." Les stocks dans la français, c'était moins de 2 semaines de stock.
Donc quand une journée consommer le stock d'ar française, ben vous avez compris, c'est là où je dis si on veut se préparer, c'est là où il faut en avoir des stocks, avoir de la masse, avoir des chars, avoir des des avions de chasse, des frégates parce que les Russes ont perdu en 4 ans de guerre 4000 chars. Ils ont construisent 1000 chars par an aussi en même temps. Donc au moins c'est 1000 perdus, 1000 construits.
Mais c'est en ça où on doit se préparer. Alors c'est comme on m'a posé une question l'autre jour sur ce qu'avait dit le général Mandon quand il disait il faut se préparer à perdre des soldats, à perdre vos fils ou vos filles à la à la guerre. Je crois surtout qu'on doit se réarmer moralement et dire que la guerre est possible.
Euh et ça ça c'est plus du tout dans l'état d'esprit actuel. La guerre n'est plus possible. C'est quelque chose qu'on repousse auquel on est c'est il y a un véritable dénier que le monde est dangereux.
On vit dans un monde heureux de bisous nours dans lequel finalement on pense au weekend prochain, on pense aux prochaines vacances. Où est-ce que je vais les passer ? On se déplace dans le monde facilement.
Quand vous pensez qu'à 50 ans, on pouvait traverser l'Afrique de par en part sans être arrêté par personne aujourd'hui essayer de faire un Johanesbourg Alger, et ben croyez-moi bien, vous avez pas mal de chance d'être pris camottage ou ou d'être descendu parce que vous êtes blanc ou que sais-je ? C'était la je raconte cet épisode parce que la princesse Alex Napoléon qui était la marine du régiment que j'ai commandé qui a fêté ses 100 ans le 5 avril dernier, elle m'a raconté qu'avec son mari dans les dans les années 50 traversait l'Afrique a traversé l'Afrique du du Sud au nord et avait dormi dans une ville qui s'appelle Kidal. Kidal, c'est la une ville Toareg euh que les forces spéciales en françaises ont prises en leur temps en début février 2013 et il y a rien mais rien.
Et elle me disait "Mais à l'époque, il y avait un petit hôtel sympa. Il y a plus d'hôtel sympa ça je peux vous le dire. À part des maisons en en sable et il y a rien, il y a même pas un dispensaire, il y a rien.
Euh mais aujourd'hui, c'est plus possible de faire ça en réité. C'est là où le monde est beaucoup plus dangereux et je suis pas certain qu'on avait pris pleinement conscience à tel point, c'est que même le ministre de la défense italien était quand même aux Émirats lorsque les Américains ont déclenché la guerre. Mais oui oui, c'est on vit c'est bien, c'est la paix, c'est génial.
Les gens les gens sont gentils. Euh bah non, les gens sont pas gentils. Euh ils peuvent être gentils, mais encore faut-il gentil avec eux.
Mais mais si on veut qu'il soit gentil, ben quand on est fort, bah c'est mieux. Mais c'est pour ça que je pense que il est temps de se réarmer et en tous les cas de prendre conscience et de se réarmer moralement. Et le rarement moral de nos de notre jeunesse est important mais pas que de notre jeunesse, de de nos anciens dont je fais partie aussi.
Se dire que demain peut-être en effet leurs enfants devront peut-être faire la guerre. Et pour éviter qu'ils la fassent, bah préparons-nous à la faire. Si on veut éviter la guerre, préparousy.
Une bonne nouvelle, c'est que quand on interroge la population française, selon un sondage sur une jeunesse de 18 à 25 ans, 57 % des jeunes français seraient prêts à se battre pour défendre leur pays. L'Allemagne 17 %, les pays nordiques 80 %. Je raconte cet épisode là parce que 80 % de la jeunesse norvégienne par exemple.
J'étais en Norvège à Kerkanes dans le Grand Nord, ils ont une frontière commune avec la Russie et donc avec d'autres députés européens, on est allé voir et là-bas je rencontre une patrouille de deux jeunes soldats euh très Norvégiens, blond comme les blé avec leur fusil à l'épaule entré leur véhicule pas loin. Et donc évidemment on s'approche d'eux, on leur demande "Qu'est-ce que vous faites ?" Bah moi, je suis là pour servver la frontière et vérifier que les Russes ne cherchent pas une ente.
Vous allez pas arrêter une invasion russe mais bon en fait en face les Russes n'y sont pas vraiment tous les cas militairement parlant. Mais il me dit moi je suis fier de servir mon pays. Je dis vous faites un service service militaire volontaire.
Donc le mec il avait un job dans une entreprise, il a pris une année de cisure pour faire son service militaire volontaire. très fier de le faire et il me dit je vais retrouver mon entreprise là au mois de quelques mois après. Ravi de le faire mais j'ai servi mon pays.
C'est pour dire que en fonction de des pays dans lequel vous trouvez en Europe, certains sont prêts à battre pour défendre ce à quoi ils tiennent. Finalement, c'est ça leur arm moral. Et quand je je parlais des Ukrainiens, le véritable arm moral ukrainien est assez incroyable.
Population de 40 millions d'habitants en début de guerre, 50 millions au moment de l'indépendance. 91 indépendance ukrainienne, 50 millions d'habitants, 42 millions environ au moment de euh du début de la guerre en euh février 2022. Aujourd'hui, sont moins de 30 millions en Ukraine.
C'est pas qui le dit, c'était le premier ministre ukrainien rencontré lors de ma visite à Kief. Et il me dit "Le problème, c'est que la population partie ne reviendra pas." Et ça c'était son drame.
Et il me dit "Les soldats démobilisés rejoindront leur famille là où elles sont et non les familles reviendront en Ukraine." Mais pourquoi ? Parce que ils veulent pas recommencer.
Ils se disent "Les Russes vont peut-être s'arrêter mais il pourrait peut-être leur venir l'idée de reprendre le combat demain matin. Donc surtout restons dans les autres pays européens dans lequel d'abord les Russes sont plus loin et puis les femmes parce que c'est souvent des femmes avec leurs enfants se sont établis dans des pays. On trouve un job leurs enfants parlent la langue du pays dans lequel ils sont installés.
Donc revenir en Ukraine avec les Russes pas loin, bah non merci, c'est Mais ceux qui sont restés, moi j'ai vu des anciens des enfin des anciens combattants oui ukrainiens. Certains s'étaient déjà engagés deux fois, les autres enfin ceux que j'ai vu étaient démobilisés mais c'est quand même un ressort moral essentiel. C'est pour ça que je parle de rarement moral de la France, de rapprendre une histoire nationale, d'avoir une histoire nationale.
Sinon, comment fait-on aimer un pays ? Et pour défendre un pays, il faut-il l'aimer ? Et pour l'aimer, il faut avoir un récit national.
Ce récit national doit être réexpliqué, je pense, voir d'où on vient et qui on est et ce pourquoi on est là. Sinon, je crains fort qu'on soit balayé par le histoire. Oui, bonjour.
Euh, merci beaucoup pour votre intervention. Je vais reparler plutôt aussi de votre poste en tant que député européen. On voit en Europe par exemple les Pays-Bas qui sont équipés d'hélicoptères américains à Pach.
On a les Suisses, les beaucoup d'autres européens, ils sont 16 à avoir des F35 en Europe. Et puis on a vu par exemple bah tout simplement le le Danemark euh être en conflit euh au sujet du Groenland avec les États-Unis et dans le même temps acheter des F35, sachant très bien que des F35 peuvent être immobilisés au sol par les par les Américains s'ils le décident. euh quel poids en fait euh ou quelles actions peuvent faire les députés européens pour éviter euh bah le le le lobisme américain de survre aux Européens pour avoir une main mise euh ou comment favoriser peut-être un European first euh de vente d'armement aux Européens ?
Est-ce que c'est quelque chose qui est possible ou est-ce que c'est pour être pessimiste, est-ce que ces choses quasi impossibles ? Moi, j'ai un mot, c'est préférence européenne. Enfin, deux mots, préférence européenne.
Euh c'est quelque chose qui c'est pour ça que le je vous ai parlé de cet instrument financier qui s'appelle EDIP, c'est une vraie première, c'est que pour la première fois les Européens ont dit préférence européenne. C'est un début. Comme je vous l'ai dit aussi, en Europe, ça va lentement mais ça va quand même, ça avance.
Bien sûr, le fait d'avoir acheté des F35, c'est parti pour 30 ou 40 ans. Ça a été acheté en se disant "Mais les Américains viendront nous défendre en cas de besoin. En tous les cas, on aura la production américaine en mesure de venir, j'allais dire recompléter les stocks si jamais c'était nécessaire.
Et s'ils sont achetés du F35, ils sont bien ennuyés aujourd'hui parce qu'ils voient que le coût du F35 de l'heure de de vol coûte de plus en plus cher, que l'heure de maintenance coûte de plus en plus cher. Ils l'ont fait, j'imagine euh pour des problèmes bancaires parce qu'ils avaient fait le choix du rafale précédemment. Et après un voyage de monsieur Biden en Suisse, bah ils ont décidé d'acheter du F35.
Comme quoi le poids des États-Unis, s'il y en a un qui avec un tweet change le cours de la bourse, lui ça a changé le cours de l'achat d'avion de chasse pour les pour les Suisses. C'est c'est un un vrai sujet ce sujetlà parce que j'ai beau dire au Danois mais je comprends pas pourquoi vous achetez du F35. Oui mais c'est plus compliqué que ça me dit.
Oui, j'entends bien que c'est plus compliqué mais acheter n'achetez pas. Il me dit "Achez du Rafha, je dis non, achetez du R Fighter, acheter du SAB, moi j'en sais rien, mais acheter européen." C'est pour ça que je suis bien content que les avions Awax français soient remplacés par des avions euh du même type Awax mais suédois parce que il me semble crucial pour notre défense européenne que les pays européens achètent européens en terme de logistique de soutien de stock de coûts d'entretien de coûts d'achat euh ça coûtera beaucoup moins cher si on achète tout ça parce que en plus la j'ai écouté la première ministre danoise qui est venu s'exprimer devant le Parlement européen.
Les Danois ont beaucoup investi, hein. Ils ils mettent 3,5 % de leur PIB pour leur défense. Euh la France en est loin euh et beaucoup d'autres pays, les espagnols encore plus.
Mais c'est c'est là où il faut que français on arrive à convaincre. Moi je dis mais n'achetez pas forcément du rafale mais je comprends pas pourquoi des pays qui fabriquent l'Euro Fighter vont acheter du F35 par exemple. Alors les Allemands disent "Mais c'est parce que le F35 me permet d'emmener la bombe nucléaire américaine." Mais on aurait pu emmener la bombe nucléaire américaine sous un avion français hein.
Il suffit la preuve c'est que même les je dire les avions ukrainiens utilisent en en port des missiles scalpes français alors que c'était pas du tout prévu. Les les plots d'emport n'étaient pas du tout envisagés pour ça. que on est capable de de transformer un peu les avions pour pour cela et trouver d'autres plots d'emport.
C'est c'est une vraie question. Je reste optimiste parce qu'il y a une prise de conscience, parce qu'il y a une réalité qui saute aux yeux avec un président américain qui dit que l'OTAN ça sert à rien, que c'est un boulet, que c'est un tigre de papier. Euh mais ça permet quand même de garder sous cloche l'Europe qui je le rappelle, je terminerai dessus dans le livre dans la stratégie américaine trois zones d'influence.
L'Europe n'est pas une zone d'influence. Nous sommes 450 millions d'habitants en Europe. Euh nous ne sommes pas une zone d'ainffluence.
Euh les Américains ne sont que 350 millions d'habitants et c'est en ça où en tant que français évidemment français on est toujours un peu arrogant et mais on est quand même 70 millions d'habitants. On est tout ce qu'on veut mais quand même on a de belles réussites, on a des beaux produits. Euh notre avion rafale est un superbe avion.
On a été capable d'envoyer des fus dans l'espace. Mais c'est pareil dans l'espace. Quand je vois euh la mission Artémis, c'est incroyable ce qui arrive à faire encore les Américains, à balancer une fusée à plus de 400000 km de la Terre avec un équipage.
Euh les Européens n'a pas été capable d'envoyer un équipage dans l'espace. Les Chinois le font et d'autres le feront. C'est là où on doit, c'est pour ça que je parlais d'une Europe, d'une France fort dans une Europe unie, c'est que en étant uni, on ira plus loin, plus longtemps, c'est sûr, et sans doute de manière plus forte.
En tous les cas, merci de vos questions. Euh merci de m'avoir écouté euh et merci d'avoir été là. [applaudissements]
Christophe Gomart