Discours aux assises du savoir-faire français | Laurent Wauquiez
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« On a fait 15% d'économies sur la dépense »
- 6:42Laurent WauquiezChiffre
« 200 emplois, c'est ça Vincent, à peu près, sur le site d'Issainjo »
- 6:53Laurent WauquiezChiffre
« 90%, tu es encore mieux que ce que je pensais. »
- 5:29Laurent WauquiezFait
« L'entreprise était condamnée à la fermeture, avec beaucoup d'emplois, »
- 12:29Laurent WauquiezFait
« On a accompagné Hermès sur un projet d'installation »
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D'abord, merci à tous de votre présence. Fabrice l'a très bien dit et j'espère que vous l'avez senti. C'est un honneur pour nous de vous accueillir ici. C'est une fierté et vous êtes ici chez vous. Accueillir ces assises des métiers du luxe de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour nous, c'est l'aboutissement de toute une démarche que je vais essayer de vous expliquer et pour qu'on puisse éclairer ensemble le chemin qu'on a envie de construire en commun.
Je veux évidemment remercier tous ceux qui sont présents ici, que ce soit autour de la Fédération de la joaillerie, les métiers du cuir, les représentants de nos marques dont on est si fiers, mais aussi tous nos ateliers avec une inventivité, une créativité extraordinaire. Merci Daniel de ta présence. Je me permets aussi d'associer et je vous remercierai de vos applaudissements parce que c'est eux qui ont travaillé dessus, toute l'équipe d'Auvergne-Rhône-Alpes-Entreprise autour de Franck et de Jacques, qui ont vraiment tout fait pour que ça puisse se faire dans de bonnes conditions. Donc merci de vos applaudissements parce que c'est une équipe enthousiaste.
Je vois Emmanuel et Yann que vous vous applaudissez vous-même, vous avez parfaitement raison. Alors, on a quelques petites choses importantes à se dire et qui d'ailleurs, je pense, valent pour votre secteur, valent pour notre région et même peut-être aussi, et dans cette période, c'est précieux, disent quelque chose pour notre pays. La première d'abord, c'est notre région. Historiquement, on est dans la grande région française du luxe et avec des traditions qui sont très originales et qui ont connu des ramifications qui sont parfois étonnantes.
La première tradition de notre région qui est à la confluence entre la grande tradition rhénane, l'Italie du Nord, les échanges avec la Suisse, c'est celle de la soirée. C'est celle de la route de la soie qui débouche à Lyon et qui amène François 1er à décider l'implantation des grandes manufactures de soirée à Lyon, qui est la première trace de l'installation de ces métiers du luxe dans notre région et qui ne se perdront jamais, qui vont d'ailleurs même aboutir à la fascination des grands noms de la création française comme Yves Saint-Laurent qui adorait travailler avec les grandes maisons qui étaient les grandes maisons lyonnaises.
Cette première tradition, c'est celle du pouvoir royal, c'est celle des grandes manufactures, c'est celle des grands échanges internationaux qui positionnent déjà la France sur les grandes routes de ces métiers du luxe et du savoir-faire. La deuxième tradition, elle est plus intime, plus subtile.
C'est celle qui ensuite va se distiller dans toutes nos campagnes, avec cette histoire assez extraordinaire dont vous êtes tous une forme d'héritier qui était les donneurs d'ordre installés dans les grandes maisons, souvent concentrées sur les plus grosses villes et métropoles, et qui donnaient du travail à façon à faire dans nos territoires, en Ardèche, dans les contreforts de la Haute-Loire, en Auvergne, dans les parties du Vercors, pour faire des rubans, pour faire du tissage, pour faire du travail à façon, et qui a essaimé ce rapport à ce que Fabrice disait très bien, le beau produit, le beau geste, la culture de l'excellence, qui a poussé ses racines à l'intérieur de notre territoire.
La troisième, Louis, c'est la tradition alpine, qui est magnifique, c'est celle du décolletage, c'est celle qui profite de la présence de la rivière, de l'eau, des courants, Fabrice, tu connais ça mille fois mieux que personne, et qui a utilisé cette énergie pour développer ce travail fin, subtil, souvent en partenariat avec la Suisse, et qui a abouti à ce travail d'exception et de précision qu'on va trouver aussi bien dans l'Inde, dans la Haute-Savoie, dans la Savoie. Et nous sommes héritiers de tout ça. Et c'est quand même assez magique de se dire, c'est notre histoire, ce sont nos racines. Et vous êtes tous à vous appuyer sur cette grande tradition.
Dernière, notre objectif, c'est de faire de notre région et d'assumer que notre région soit le moteur à l'échelle internationale et identifiée en tant que telle comme la grande région du luxe et de tous les savoir-faire de ces métiers du luxe qui éblouissent le monde contemporain. Ma relation à vous et à ce domaine, elle est en fait issue de trois expériences qui m'ont forgé et que je voudrais rapidement partager avec vous. La première, c'est celle de ces artisans d'art, assez extraordinaires, et j'ai en tête aujourd'hui deux exemples. D'une part Barrois, qui est située à Brioude, et d'autre part un certain nombre d'amis couteliers de Pont-Salomon.
Des gens fabuleux qui commencent juste avec la passion du beau geste, et avec des tout petits ateliers, souvent une, deux, trois personnes. Je les ai vus petit à petit déployer leurs ailes, jusqu'à pousser des ateliers qui étaient devenus avec une belle substance, et à aller faire de l'export au Japon, en Chine, avec des succès incroyables. Et j'ai toujours admiré ce lien entre le culte du beau geste, sacralisé dans des pays comme le Japon, et cette capacité dernière à construire un outil économique puissant, générateur d'emplois et d'activités.
La deuxième, et Eric qui est ici, Eric Murk, Vincent Rabérin, mon ami Vincent, qui doit être présent ici dans l'assistant, je ne sais pas où se casse Vincent, c'est sans doute ce qui a été pour moi l'expérience la plus marquante. Certains d'entre vous se souviennent peut-être de l'OJABI. Entreprise textile, qui était présente dans notre région, qui faisait notamment des sous-vêtements, ravagée par l'effondrement du Made in France sur le moyen de gamme. L'entreprise était condamnée à la fermeture, avec beaucoup d'emplois, notamment sur un territoire rural de Lys-Saint-Gelais, qui était condamnée à la fermeture. Je suis allé voir à l'époque Bernard Arnault.
Bernard Arnault m'a fait confiance, et je souhaite ici rendre hommage à ces grandes maisons françaises, parce qu'on a quand même un pays extraordinaire, qui a la chance inouï d'avoir des noms comme LVMH ou Hermès, et qui ne fait rien de mieux que faire des manifestations dans leur siège, comme si jamais c'était un problème pour la France d'avoir LVMH et Hermès. Vous êtes ici dans une région où on est très fiers qu'il y ait LVMH et Hermès, et on est très fiers que pour un certain nombre d'entre vous, vous puissiez travailler avec ces grands noms du luxe français et européen.
C'est une chance extraordinaire pour notre économie de les avoir, et fous sont ceux qui veulent scier la planche sur laquelle on est assis, que la France a de chance d'avoir des noms comme ça qui rayonnent à l'international. Bernard Arnault nous a fait confiance. Il a fait confiance à Vincent, qui est un industriel extraordinaire, pour monter un atelier en partant de zéro. Tous ces emplois étaient condamnés.
Aujourd'hui, même avec des cycles qui sont parfois difficiles à traverser, surtout dans les quelques turbulences actuelles, vous avez un site extraordinaire de production, avec des gens qui réalisent parmi les plus beaux objets au monde, 200 emplois, c'est ça Vincent, à peu près, sur le site d'Issainjo, qui ont été créés, et avec des productions qui sont à quoi ? 50-60% à l'export à peu près, Vincent ? 90%, tu es encore mieux que ce que je pensais. Et ça, c'est la deuxième histoire. La troisième histoire, c'est une histoire de patience, avec un ami, Loïc Thomas, avec lequel j'avais beaucoup travaillé, et que j'essayais de convaincre de monter un atelier.
Et Loïc m'a dit, dans les métiers du luxe, il faut être patient. J'ai dû attendre à peu près 10 ans. Ce qui n'est pas exactement la principale caractéristique de mon caractère, pour ceux qui me connaissent. Et Loïc m'a appris ce que c'était que monter un atelier, quand on est à ce niveau d'exigence. La formation, convaincre les gens, les mener à un niveau d'excellence, accepter que pendant 6 mois, tout ce qui sera produit ne sera pas vendu, comprendre que le luxe s'incarne dans un temps long, dans une société de l'utra spéculation et du court terme.
Comprendre que tout ce qui doit être fait doit être absolument parfait, et comprendre le niveau d'exigence, qui sont ceux des prestataires du luxe, par rapport à leurs autres partenaires. Et j'ai adoré découvrir et comprendre. Et derrière ces histoires, ce que j'ai aimé parce que vous le portez, c'est une notion qui malheureusement s'est un peu perdue, et dont vous êtes dépositaires, et que je trouve que vous ne mettez pas suffisamment en avant, si je peux me permettre, c'est que vous organisez des parcours de méritocratie extraordinaires.
Parce que j'ai vu des gens rentrer dans chacun de ces métiers que je vous ai cités, qui étaient des gens sans formation, mais qui avaient juste envie de travailler, qui avaient le souci de l'excellence, qui sont partis à zéro et qui, grâce à des gens comme vous, ont pu avoir des formations, et qui, en partant sur des emplois qui étaient à la base des emplois de base, ont monté petit à petit, jusqu'à devenir chef d'atelier et prendre des responsabilités. Très rares sont aujourd'hui les domaines dans le secteur économique, où vous pouvez, comme vous vous l'offrez, organiser des parcours d'ascenseur social sur une seule base des gens qui ont envie de travailler et de tout donner.
dans notre société, dans laquelle on a tendance à ne plus avoir de discours sur le travail, l'effort et le mérite, qu'est-ce que ça fait du bien ? Et quand on voit, grâce quand même au niveau que vous vous êtes capable d'accompagner, des gens juste qui aiment aller dans leur travail et qui sont motivés. Mais quelle chance vous représentez ! Alors, dans ce cadre-là, notre objectif, il est très simple avec Fabrice, c'est de vous accompagner et de faire en sorte que les uns et les autres, vous puissiez être des ambassadeurs partout pour dire, ici, il y a une région qui aime le luxe et qui fait tout pour qu'on soit bien accueilli et qu'on puisse grandir.
La première caractéristique, vous la savez, le positionnement de notre région Auvergne-Rhône-Alpes, c'est qu'on considère que, avant de répartir la valeur, il faut commencer par la créer. Et qu'avant de répartir de l'argent public dans tous les sens et ce qui est quand même plutôt la spécialité de notre pays de la dette, c'est quand même bien de commencer par encourager ceux qui créent de la valeur et de l'emploi. La caractéristique de notre région, c'est que nous n'augmentons pas les taxes et les impôts.
On a fait 15% d'économies sur la dépense, ce qui fait que notre région est classée par les agences financières, vous le savez, juste un cran en dessous de l'Allemagne et maintenant, selon les agences financières, deux à trois crans au-dessus de la France, que nous sommes dans une gestion qui peut presque être comparable à celle d'un compte en Suisse, presque, et que surtout, notre règle d'or ici, c'est qu'on accompagne d'abord ceux qui prennent des risques et entreprennent. C'est très important de vous le dire parce que c'est la stabilité qu'offre Auvergne-Rhône-Alpes et que notre objectif, d'abord, c'est que vous puissiez réussir dans vos projets.
Auvergne-Rhône-Alpes, ça doit être la locomotive économique de la France, comme peut l'être la Bavière pour l'Allemagne, comme peut l'être la Floride pour les États-Unis, comme peut l'être Shanghai ou Bangalore pour la Chine ou l'Inde, comme peut être Haïchi pour le Japon. Ici, on est dans une région où on veut que ceux qui travaillent et entreprennent sachent qu'ils sont soutenus et reconnus. La deuxième chose spécifique à ces métiers du luxe, c'est que l'objectif, c'est qu'on travaille en commun pour vous offrir un terreau qui soit favorable. Et à tout le monde.
C'est-à-dire que ce que je souhaite, c'est que celui qui a un petit atelier de joaillerie qui veut se développer puisse sentir qu'il est accompagné. Et que celui qui a une PME, qu'il essaye de pousser pour qu'elle devienne petit à petit une ETI, sous traitance des grandes marques, puisse être soutenu. Et que quand Van Cleef et Hermès, qui poussent nos portes pour de toutes autres raisons, avec de toutes autres attentes, sachent qu'ils sont plus que les bienvenus chez nous et qu'on se mettra en quatre pour faire en sorte qu'ils puissent réaliser leurs projets dans notre région, avec beaucoup de gratitude pour ce qu'ils font.
Ça doit s'incarner par, à mon avis, mais c'est tout l'objet de la journée pour qu'on comprenne ce que vous attendez de nous. Première chose, quand vous avez un projet, on essaye de vous mettre en face un interlocuteur unique qui puisse permettre d'aider sur du foncier, qui puisse permettre d'aider sur de la recherche de subventions éventuelles, qui puisse permettre d'aider sur de la facilitation de tâches administratives. Notre pays est dingue. L'Europe est en train de crever d'une surrégulation réglementaire. Et donc, il y a besoin de facilitateurs pour rendre les choses possibles. Ça ne veut pas dire qu'on y arrive, mais ça veut dire qu'on essaye au moins de rendre la tâche plus aisée.
Ça vaut aussi bien, pour des amis qui sont ici, au froid, que j'essaye de convaincre de continuer à développer son entreprise du patrimoine vivant, qui va jusqu'à réaliser des produits absolument extraordinaires. C'est lui qui a fait les tenues pour Ayana Camorra, non ? Sauf à ce que je me trompe. On peut l'applaudir quand même. Il est situé chez nous. Et ça va jusqu'à Hermès et Van Cleef, qui nous ont sollicité pour des remarquables projets d'installation, qui ont fait notre fierté. On a accompagné Hermès sur un projet d'installation au cœur d'atelier qui était abandonné à Rayon. Ils ont réhabilité un bâtiment d'exception.
Van Cleef, qui est ici présent, nous ont fait confiance et je veux vraiment les remercier. On les a aidés à chercher deux sites d'installation. Ils sont allés d'une part sur le secteur de Thiers, avec l'extraordinaire tradition de la coutellerie. Et puis d'autre part, ils sont allés sur Valence avec un projet qui monte en puissance. Et pour moi, c'est toute l'incarnation de ce que vous représentez, c'est-à-dire des emplois dans les territoires, parce que vous avez besoin d'une stabilité de main d'œuvre, étant donné que vous investissez tellement sur la formation. Et on a essayé de les accompagner au mieux. Première chose, vous offrir un ensemblier quand vous avez des projets.
La deuxième chose, et je tiens vraiment à le partager avec vous, et Fabrice, Jacques, Franck, Daniel, c'est vraiment ce qu'on partage, vous avez besoin de formation. C'est sans doute la clé. Dans votre domaine, plus encore que dans le reste, il faut des gens qui ont envie de travailler, ensuite, à nous de rendre leurs formations possibles. Certains d'entre vous, vous développez des formations en interne. Tant mieux, super. Parce qu'au moins, on est sûr qu'on a des formations professionnalisantes et qui correspondent à vos besoins. Ça ne nous pose aucun problème. On aime beaucoup quand vous faites ça.
D'autres, vous êtes en attente pour qu'on structure des formations dans vos filières, pour qu'on arrive à densifier le niveau de qualification. Avec le centre du cuir, ils le savent, je tiens beaucoup à ce qu'on puisse monter une école du cuir qui monte en puissance dans notre région. En partenariat avec Van Cleef, nous avons pris les engagements de pouvoir développer les formations de joaillerie dans la région en lien avec leur site, et ça permettra de profiter à tous ceux qui sont dans le secteur ici. Et donc, il ne faut pas que vous hésitiez à nous challenger pour qu'on voit ensemble comment est-ce qu'on peut développer les formations qui correspondent à ce dont vous avez besoin.
Et ça, c'est absolument clé, parce que je pense que c'est une des conditions de demain. Le troisième ensuite, et je me permets de le dire, et c'est l'objectif de la rencontre aujourd'hui, c'est de vous pousser à travailler ensemble. Les Italiens chassent en meute. Les Allemands tirent toujours groupés. Faire travailler un Zurichois pour quelqu'un d'autre qu'un Suisse, c'est assez sophistiqué quand même. Et nous, nous n'avons pas suffisamment cette habitude du chassé en meute française.
Il y a un exemple, je trouve, dehors, qui est extrêmement intéressant, qui est le projet qui a été porté par Revol, une de nos pépites, qui est vraiment une de nos entreprises familiales extraordinaires de notre région, et qui a travaillé pour réaliser un flacon de parfums fabuleux. Je vous invite à les regarder en sortant, fait avec Dries Van Noten, et dans lesquels ils ont cumulé différentes technologies, de la vernière, du travail de porcelaine et du travail sur les métaux. Voilà ce qu'il faut qu'on fasse ensemble. Il faut qu'on travaille en commun.
Et ce que je me permets de vous dire, c'est, regardez toujours dans l'écosystème de sous-traitance autour de vous, de notre région, comment vous pouvez essayer de porter des projets en commun. Parce que plus on va densifier l'écosystème, plus on sera fort. Plus on sera capable de porter en commun des projets clés en main pour nos donneurs d'ordre. Franck, qui connaît ça parfaitement, sait qu'au niveau de l'aéronautique, on a travaillé ainsi, et on a permis d'affirmer notre région comme étant la première région de sous-traitance aéronautique. L'objectif, c'est qu'on fasse la même chose dans les domaines du luxe. Que vous vous connaissiez les uns les autres.
On a ici, par exemple, Néologix, qui doit être présent, je ne sais pas où ils sont, dans la salle, je crois qu'ils sont dehors, donc ils doivent tenir leur stand, qui offrent des solutions de software et qui sont très adaptées pour accompagner des problématiques de production dans le domaine du luxe. Pour moi, ça fait partie de l'écosystème. Et donc l'objectif, c'est vraiment de vous inciter à vous connaître et à travailler ensemble.
Aussi bien nos grands donneurs d'ordre, nos sous-traitants, nos maisons indépendantes, à l'image de Pigagnol aussi, qui est quand même une de nos fiertés, et qu'on arrive à organiser le travail en commun pour avoir cette structuration de la filière des métiers du luxe sur notre région. Et dernière, notre ambition, c'est que les grands donneurs d'ordre sachent qu'ici, on est capable de répondre à toutes leurs problématiques. Et que donc, ils peuvent se tourner vers Auvergne-Rhône-Alpes et qu'ils trouveront un écosystème qui est favorable pour densifier votre chiffre d'affaires et vous aider à continuer à grandir.
Maintenant, je voudrais juste finir avec quelques petits mots brefs, si vous me le permettez, sur les leçons de tout ça. La première, on traverse une période difficile. Et je vous en fais mes excuses. Parce que les fous qui ont abouti à faire tomber un gouvernement en France au bout de trois mois n'honorent pas ce qu'est la classe politique française. Et qu'on peut avoir toutes les divergences qu'on veut, mais le devoir, c'est de comprendre qu'au dernier, il y a des gens qui ont un emploi, qui ont une entreprise et qui ont, je dirais, au moins cette exigence minimale à l'égard du monde politique, c'est donner nous au moins de la stabilité.
Malheureusement, ce qui est devenu la situation de chaos politique fait que certaines personnes préfèrent renverser les tables en ne prenant pas en compte les dangers qu'ils font courir à l'économie française. Et quel que soit ce qu'on pense, quelles que soient les convictions qu'on peut avoir les uns et les autres, la première chose dont la France a besoin et dont les acteurs économiques ont besoin, c'est un minimum de visibilité et de stabilité. C'est déjà tellement difficile de faire ce que vous faites. Et donc, je le dis avec vraiment un sentiment à la fois de colère et de rage par rapport à ça. J'aimerais pouvoir vous assurer qu'il va y avoir un cadre stable.
On fait tout pour pour l'avenir. Mais c'est quand même assez terrible de voir ceux qui sont devenus des semeurs de chaos et qui préfèrent renverser les tables plutôt que d'essayer de faire des efforts les uns vers les autres pour trouver des solutions de compromis qui donnent un peu de stabilité pour chacun d'entre vous. La deuxième chose, c'est qu'en tout cas, ici, vous trouverez un point de stabilité. Et ça, c'est fondamental pour moi de vous le dire. Vous êtes sur un point de stabilité où la région est sur un rail avec une grande continuité. Je remercie vraiment Fabrice qui fait un travail exceptionnel. Et enfin, maintenant, il y a un bon président de région.
Donc ça, c'est une bonne nouvelle pour la région Vendronalp. Et Fabrice le fait avec un esprit d'équipe dans la prolongation de ce qu'on a bâti ensemble. Et je suis extrêmement fier et avec beaucoup de gratitude de le voir mettre toute son énergie pour faire de notre région ce moteur économique et qu'au moins ici, vous sachiez que les choses ne changeront pas et sont stables. La dernière avec laquelle je voudrais surtout conclure dans un pays qui doute. Regardez-vous et mesurez ce que vous incarnez. Et n'ayons pas honte. Sortons la France de cette espèce de honte ou d'incapacité à assumer les métiers du luxe. Vous êtes un extraordinaire message d'optimisme pour tout le monde.
Et quand je vous vois, je vois des gens qui créent de l'emploi dans les territoires, je vois des gens qui forment, je vois des gens qui incarnent à l'international sans doute l'image la plus positive de ce qu'est la France, c'est-à-dire sa capacité à la fois à prendre toute sa tradition, toute son histoire et à la projeter dans une modernité qui répond aux attentes de ce que sont les consommateurs du monde entier. Et vous arrivez avec ça à offrir sans doute la plus belle image qui est celle de la France et qui correspond à notre étendard. Toute la réponse, elle est là. C'est au fond, si on veut sortir de notre pays de la difficulté, il faut faire quoi ?
Faire confiance dans ceux qui travaillent et rebâtir notre pays autour de ça. Se positionner sur ce qu'on sait faire le mieux, c'est-à-dire ces métiers de l'excellence et du luxe. Merci, parce qu'à mes yeux, dans cette période, vous incarnez un extraordinaire message d'optimisme et on ne va pas dire qu'en ce moment, ce soit monnaie courante. Donc, un grand merci à chacun d'entre vous de ce que vous faites. Bienvenue chez vous, bienvenue en Auvergne-en-Alpes, bienvenue dans la grande région du luxe français. Merci à tous. Applaudissements
Merci.