"Lecornu nous qu'on peut travailler le 1er mai et le lendemain l'inverse" déplore un boulanger
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce légal de travailler le 1er mai ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Combien de salariés travaillez-vous aujourd'hui ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Les clients sont-ils contents de vous voir ouvert ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que les artisans pourraient se révolter ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Frédéric RoisFait
« j'ai démarré le métier en 2000 en 2000 pardon en 1986 à donc vous fêtez vos 40 ans. »
- 7:00Frédéric RoisFait
« il a dit Non, non, moi c'est payé double, j'ai besoin de sous moi, vu le prix de l'essence pour venir. »
- 14:00Frédéric RoisFait
« on nous avait promis de nous faire une loi avant l'année d'après. Et ben, on est en 2026 puis on vient de nous promettre de nous faire une loi avant l'année prochaine. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europe 1 Europe [musique] 1 Europe 1 Europe 11h30 13h Elliot de Val et vous mai commerçant et entre soulagement pardon méfiance et colère qui peut travailler un 1er mai c'est la question qu'on vous pose depuis 11h30 ce matin puisque nous sommes ensemblés en direct jusqu'à 13h pour Elliot de Valévous bien sûr votre rendez-vous du weekend 01820 39 21 toujours avec Gérald Dinamon bien sûr avec Sébastien Lignet avec Mathieu Haw et la magie de cette émission c'est quoi ? Il y a quelques instants, si vous nous suivez depuis le début de l'émission, on parlait d'un artisan boulanger qui est devenu une grande figure et pour son travail, la qualité de sa sa boulangerie, mais aussi par son courage. Il s'appelle Frédéric Rois, il est artisan boulanger du côté de Nice et il a le malheur parfois d'aller secouer le cocotier, de mettre un coup de pied dans la fourmilière.
Et la magie de cette émission, c'est de se dire on l'a entendu parce qu'il a été interrogé sur les ondes de C News ce matin. Bah, ce serait bien de l'avir. Bah, c'est la c'est c'est la magie de cette émission.
Frédéric Roy est en direct avec nous. Bonjour Frédéric. Bonjour.
Bonjour à tous. Alors, je vais pas vous prendre très longtemps car Frédéric vous êtes un hors la loi aujourd'hui. Vous travaillez.
Ah bah on sait plus vraiment hein franchement là jeune âge parce que une fois on nous a dit sur les marches du ponron à Maton, le premier ministre nous a dit il y a pas de souci les fleuristes pourront faire travailler leurs salariés les boulangers pareil vous pourrez faire travailler vos salariés sur la base du volontariat et en étant payé double semaine d'après. On nous a dit l'inverse c'était plus pareil. Hier ça a encore changé.
Le le Premier ministre a redit entre-temps qu'il avait qu'il fallait qu'il allait passer des directives à l'ensemble des départements de l'État concerné par le 1er mai. Et on a monsieur Farandou qui est arrivé, il a dit "Non, non, pas du tout, moi j'en vois rien." Donc ça c'était les dernières nouvelles.
Donc aujourd'hui, ben Dieu Dieu seul sait qu'est-ce qui était légal ou qu'il n'était pas. Mais nous que comme depuis 40 ans bien évidemment on était ouvert parce queil faut plus les écouter je crois ces gens-là parce que sinon on va devenir fou quoi. 40 ans vous êtes artisan boulanger Frédéric.
Ouais bah j'ai démarré le métier en 2000 en 2000 pardon en 1986 à donc vous fêtez vos 40 ans. Euh ah c'est formidable c'est magnifique. Frédéric Ris vous avez combien de salariés qui travaillent aujourd'hui ?
Ouais. Alors, j'ai mis mes deux apprentis au repos puisque je l'ai fait jamais travailler ni le dimanche ni les jours fériers mais mes deux salariés étaient présents. Je on en discute tous les ans.
Je leur propose, je leur dis c'est pas grave s'il y en a un qui veut rester à la maison. Mais j'en ai un, c'est un ancien artisan qui lui aussi a toujours travaillé le 1er mai. Donc lui, il comprend pas qu'on veut nous faire arrêter.
J'en ai un qui est plus jeune qui chez moi depuis une dizaine d'années qu'il a dit "Non, non, moi c'est payé double, j'ai besoin de sous moi, vu le prix de l'essence pour venir." En plus, il fait pas mal de kilomètres pour venir travailler. Il a dit "C'est une journée, on travaille.
C'est un vendredi, nous on travaille et voilà mes deux salariés sont venus bosser. Et Frédéric, ce matin, vous êtes levé à quelle heure ? Alors ce matin, je me suis levé à 3h, je suis arrivé au boulot, il était 4h mo et puis voilà et là on va rester ouvert jusqu'à 13h puisque les jours fériers, je ferme toujours à 13h.
Je reste fermé l'après-midi et voilà et après on va faire un peu, on va on va faire le repas puis on va faire la sieste. Mais vous avez bien raison et c'est une sieste bien méritée Frédéric. Les Nissois qui sont venus vous voir ce matin, ils vous ont dit quoi ?
Ils sont super contents surtout que on a voulu fêter ça puisque c'est la fête du travail. Donc j'ai j'ai un org de barbarerie là donc on a joué un peu de musique devant l'entrée du magasin. J'ai le maire de Nice qui est venu nous soutenir évidemment Écotti.
Donc c'était c'était la fête et il y avait franchement énormément de monde et les gens sont super ravison était ouvert quoi. Bon et vous n'avez pas eu de trouble fête, c'est-à-dire d'inspecteur mallette à la main euh costumes cravates noir qui viennent dans le magasin pour dire h hop hop hop contrôle monsieur roi. Non non puis bah déjà l'an dernier bah l'an dernier j'avais pris un peu mes dispositions.
J'avais été rencontré j'avais été reçu au cabinet du préfet. Je leur avais demandé si c'était possible de faire passer une circulaire à l'inspection du travail pour leur demander de faire preuve de discernement. Et franchement, l'an dernier dans le département, il y a eu aucun contrôle sur le fait de l'ouverture.
Il y a des contrôles euh parce que c'est leur métier de contrôler les entreprises, mais pas d'amende sur le fait des ouvertures. Donc franchement, ça c'est bien. C'està-dire que vous n'avez pas d'inspecteurs éléis dans ce département.
C'est une bonne nouvelle parce que en fait pour l'instant non. Moi jusqu'à jusqu'à maintenant non. Ouais mais c'était en vendé je crois.
C'était en 2000. Oui en en vendé. Il y avait un inspecteur Zellé non beaucoup plus c'est le Parisien le Figaro qui le rappelle le président survenu en Vendé en 2024 où un inspecteur zellé avait verbalisé plusieurs boulangeries. reste encore dans tous les esprits cette cette insion.
C'est quelqu'un qui n'aime pas c'est quelqu'un qui n'aime pas les patrons. C'est quelqu'un sac c'est c'est des gens voilà il y en a qui sont un peu perturbés hein comme dans tous les métiers hein. Euh il y en a mais bon écoutez moi j'ai Sébastien Lig dans le studio.
Il est journaliste. Je peux vous dire lui c'est le journaliste zellé. Il faut faire très attention à Sébastien Ligier s'il vous appelle Frédéric hein. [rires] Vraiment faites très attention.
Il y a une chose qui est sûre, c'est que si aujourd'hui il y a des amendes de mise à des fleuristes ou bien à des boulangers, je pense que le premier ministre ainsi que le ministre du travail commencer de préparer les cartons parce que là ils ont aucune chance he ils seront complètement dénigrés, je veux dire, ils n'auront plus aucun impact parce qu'ils peuvent pas faire des annonces qu'on peut ouvrir puis qu' est derrière l'inspection du travail qui mettent des amendes. Là les gars, ils peuvent rentrer à la maison, c'est fini, change de métier quoi. C'est en terme d'image, ça pourrait être problématique.
Sébastien Liné veut vous poser une question. Le journaliste Zél. J'ai une question parce que euh on a eu ces dernières années la révolte des Français des oubliés avec les gilets jaunes.
On a eu la révolte des agriculteurs et des producteurs en 2024 et il y a quelques mois. Est-ce que vous pensez que la prochaine grande révolte, ça peut être celle cette fois des artisans, des petits commerçants qu'on entend finalement jamais et qui pourrai finalement à l'occasion de cette polémique du 1er mai se dire "Maintenant, ça suffit, maintenant laissez-nous bosser. Ce gouvernement ne nous respecte pas, ce gouvernement nous nous muselle.
Est-ce que vous pensez que les les commerçants et les artisans peuvent aussi se soulever si ça finit par par s'envenimer cette situation ? Alors, c'est très difficile. Les commerçants, c'est compliqué parce que j'ai pas le nez dans tous les métiers.
Ce que je peux vous dire, c'est qu'au moment de la crise énergétique en 2023 où là c'était catastrophique avec mes trois confrères de notre collectif, puisqu'on a créé un collectif à ce moment-là, on a quand même réuni 5000 5000 boulangers devant le ministère de l'économie. Donc vous voyez qu'on arrive à bouger aussi. Mais on a été très gentil cette fois-ci.
Mais c'est vrai que on on se rend compte actuellement que être pacifiste, vouloir faire des lois, vouloir faire des choses euh démocratiquement, j'ai pas l'impression que ce soit la meilleure des solutions. Puisque regardez la discussion qu'on a aujourd'hui avec Elliot de Val, vous pouvez réécouter Europain il y a 1 an jour pour jour. On a eu la même discussion, c'est-à-dire qu'on nous avait promis de nous faire une loi avant l'année d'après.
Et ben, on est en 2026 puis on vient de nous promettre de nous faire une loi avant l'année prochaine. cette cet immobilisme Frédéric pourrait être réglé ou du moins sera au cœur de ce qu'on appelle la campagne présidentielle et ça sera au cœur aussi de la présidentielle, c'est-à-dire la valeur de travail et au contraire, moi je pense que c'est par justement le vote, la démocratie, les débats, c'est aussi aux Français de vouloir ce qu'ils veulent dans dans les mois et et les années à venir. Frédéric, je ne veux pas vous déranger plus que ça.
J'ai bien compris que vous étiez en train de travailler. J'espère qu'il y a du monde dans votre boulangerie et là où je m'en veux parce que l'année dernière quand je vous avais eu, je crois que je vous avais fait la promesse de passer vous voir du côté de Nice et dans votre boulangerie et je ne l'ai pas fait. Or, je suis très régulièrement nsois en ce moment donc je m'en veux deux fois plus.
Donc je vous promets que la semaine prochaine, je viens vous voir et on fera une photo tous les deux et on fait une photo tous les deux. Je viens vous voir en début de semaine prochaine. Je vous promets cher Frédéric.
Ce sera avec plaisir. Mais venez pas lundi c'est le jour de fermeture. Bah quel jour je il faut pas que je vienne ? [rires] Le lundi, c'est le jour de fermetur lundi viendrai lundi à 9h. 9h pétant. [rires] Je vous embrasse fort Frédéric.
Merci de nous avoir accé.