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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 17 juillet 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Qu’elle aille dire 'j’en ai rien à taper' face aux agriculteurs" : Édouard Tétreau clash Rousseau

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteÉludée

    Est-ce qu'on doit être l'écho à chaque fois quand Sandrine Rousseau s'exprime ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut écouter Sandrine Rousseau et ensuite vous allez réagir ?

  • 1:21ComplaisanteRéponse directe

    J'ai aucune question à vous poser. J'ai juste envie de vous entendre.

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Que dit Yael Bonne-Pivet ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Comment on peut parler de nos agriculteurs aujourd'hui, de la sorte, quand on est...

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Ce serait de proposer un stage au sein d'une exploitation française pour qu'elle comprenne la réalité de votre métier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55InvitéFait
    « Mais j'en ai rien à péter de leur rentabilité. »
  • 1:07InvitéFait
    « La rentabilité de l'agriculture par des produits chimiques au détriment des sols, de la biodiversité, de notre santé, c'est pas de la rentabilité en fait. »
  • 1:49PrésentateurFait
    « il y a 15 jours nous avons eu une sortie de Lisa Bellucot, aussi députée écologiste, qui trouvait légitime que les militants écologistes aillent saboter le matériel d'irrigation des agriculteurs. »
  • 2:39InvitéChiffre
    « Parce qu'on peut voir en 2019, pour les européennes, ils avaient fait 15% et en 2024, ils ont fait à peine 5%. »
  • 4:27InvitéChiffre
    « la commissaire à l'agriculture, Amtsen, vient d'annoncer à Bruxelles que 22% du budget de la PAC va être réduit. »
  • 7:56InvitéChiffre
    « L'an dernier, il y a eu 180 agriculteurs qui se sont suicidés. En 2016, il y en a eu 526. »
  • 11:24InvitéChiffre
    « Parce que quand on sait que 18% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté »
  • 13:00PrésentateurChiffre
    « Ursula von der Leyen a annoncé ce mercredi que 300 milliards d'euros seraient consacrés aux revenus des agriculteurs de 2028 à 2034. »

Temps de parole

  • Présentateur38 %
  • Présentateur 227 %
  • Invité10 %
  • Invité 29 %
  • Invité 38 %
  • Invité 45 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

de madame Rousseau et nous sommes avec Jérôme Bale, l'agriculteur en Haute-Garonne. Bonjour Jérôme Bale, tout le monde connaît son visage avec sa casquette à l'envers. C'est un vrai personnage Jérôme Bale avec votre franc parler. Je voulais absolument vous avoir ce soir sur Europe 1 et sur CNews parce qu'il y a eu une sortie de Sandrine Rousseau et je le disais avant de vous accueillir, c'est vrai, est-ce qu'on doit être l'écho à chaque fois quand Sandrine Rousseau s'exprime ?

Et moi j'aime les agriculteurs, sur CNews on aime les agriculteurs et on aime les défendre et je trouve que sincèrement à la franchie des bornes on va écouter ce qu'elle a dit puisqu'elle a évoqué la loi Duplon qui est une loi et on le sait ô combien importante pour vous. Est-ce qu'on peut écouter Sandrine Rousseau et ensuite vous allez réagir ? Sandrine Rousseau.

0:55
Invité

Il y a des agriculteurs, eux, qui ont un autre argument, cette loi c'est une nécessité selon eux pour leur rentabilité. Qu'est-ce que vous m'avez dit ? Mais j'en ai rien à péter de leur rentabilité. Et puis je pense qu'en fait c'est pas le sujet quoi. La rentabilité de l'agriculture par des produits chimiques au détriment des sols, de la biodiversité, de notre santé, c'est pas de la rentabilité en fait. C'est de l'argent sale.

1:18
Présentateur

Jérôme Bale, vous avez le micro. J'ai aucune question à vous poser. J'ai juste envie de vous entendre. M'entendre, je pense que je ne vais pas dire tout ce que je pense parce que autrement vous allez me censurer. La parole est libre, vous avez sur CNews. Vous avez le droit de vous dire. Mais au bout d'un moment, mes mots peuvent dépenser mes pensées. Mais c'est ahurissant qu'une députée puisse tenir des propos comme ça. Mais c'est à la mode en ce moment avec les écologistes, puisqu'il y a 15 jours nous avons eu une sortie de Lisa Bellucot, aussi députée écologiste, qui trouvait légitime que les militants écologistes aillent saboter le matériel d'irrigation des agriculteurs.

Donc ça prouve leur niveau, ça prouve leur compréhension, ça prouve leur implication sur la destruction du monde agricole. Et moi, je vais aller même plus loin. C'est aujourd'hui un parti qui est tout simplement là, face à nous, face au peuple français, pour détruire notre histoire et détruire notre paysage. – Mais c'est d'une inélégance et d'une violence extrême. J'en ai rien à péter de leur rentabilité. Quand on connaît les difficultés qui sont les vôtres, on le savait, vous n'embrassez pas sur la bouche avec les écologistes, mais là c'est un véritable divorce. Mais c'est pire qu'un divorce.

– Le divorce, je vais vous dire, il n'y a pas que les agriculteurs qui l'ont fait avec les écologistes. Parce qu'on peut voir en 2019, pour les européennes, ils avaient fait 15% et en 2024, ils ont fait à peine 5%. Donc c'est peut-être aujourd'hui toute la population française qui en a marre de ces écologistes. Je ne dis pas de l'écologie, je vais parler de ces écologistes totalement extrémistes qui aujourd'hui n'ont qu'une seule idéologie, c'est d'imposer leur vision, leur vision de leur cerveau qui doit leur manquer sûrement de viande. Il faudrait qu'ils mangent de la viande, ces gens-là, parce que je pense qu'ils ont des neurones grillés pour pouvoir tenir des propos comme ça.

Surtout quand on connaît le contexte de notre pays, quand on connaît le contexte politique, le contexte économique. Et je pense qu'au lieu de se refédérer, au lieu que ces gens-là, qui sont des élus quand même de la République, qu'on soit bien d'accord, disent qu'il faut s'asseoir autour de la table, qu'on discute. Non, ils tiennent des propos incohérents. Mais ce qui est bien en ce moment, c'est que le Parti écologiste ne brille pas par leur acte, mais ils brille tout simplement par leur débilité. Alors, une réaction, celle de Yael Bonne-Pivet quand même, qui prend votre défense. Que dit Yael Bonne-Pivet ? Non, on s'en a une rousseau, on n'en a pas rien à péter de leur rentabilité.

Ils se lèvent tôt, ils travaillent dur, ils nous nourrissent, ils sont notre fierté, ils doivent pouvoir vivre dignement de leur travail. C'est plus qu'une exigence, c'est un devoir pour la nation. Voilà ce que dit Yael Bonne-Pivet. Mais je la rejoins, mais aujourd'hui, on ne parle même plus de vivre dignement. On parle tout simplement de vivre, de pouvoir vivre. Parce que je pense que les agriculteurs, cette année, on va connaître une année très, très difficile. On l'a vu avec des moissons qui sont catastrophiques, des récoltés qui sont catastrophiques. Le manque d'eau, quand il y en a, on ne l'en retient pas. Tout ça grâce aux écologistes, encore une fois.

Là, je viens d'apprendre d'un eurodéputé que la commissaire à l'agriculture, Amtsen, vient d'annoncer à Bruxelles que 22% du budget de la PAC va être réduit. Donc ça va être tout simplement la faillite de l'agriculture française, européenne. Mais dites-vous un truc, et je peux le dire fièrement, tant que les agriculteurs n'ont pas couché sous la terre, on saura se relever, on saura sûrement se remobiliser.

Et je pense qu'on va aller plus loin, parce que ça va être le monde rural qui commence à en avoir marre de ces gens-là, d'une idéologie, de cette minorité de gens qui viennent nous tenir des discours et qui viennent tout simplement nous dénigrer et vouloir nous donner des leçons sur l'écologie. Alors que j'en reste persuadé, à l'écologie, ils ne font rien, ils n'ont même pas une plante verte dans leur appartement. Alors que nous, aujourd'hui, c'est nous qui façonnons le territoire. Et je pense qu'on sera nécessaire. Mais ils peuvent être tranquilles, les écolos, on va leur laisser deux ou trois mois.

Et une fois que le travail sera fini, je pense qu'il y aura une grosse mobilisation du monde rural. Et le monde rural va se réveiller face à ces gens-là, puisqu'ils veulent nous éliminer. Je le dis haut et fort, on ne crèvera pas la gueule ouverte. Et ce ne sont surtout pas les écologistes qui décideront quand on crèvera nous. – Restez avec nous, Jérôme Bail. On fait tourner la parole sur ce plateau. Paul Amard, votre réaction, mais quelle indécence quand même. Comment on peut parler de nos agriculteurs aujourd'hui, de la sorte, quand on est… – C'est un langage de racaille.

5:56
Invité

– Ben, c'est un député, qui siège dans un quartier.

5:58
Présentateur

– Un député, hein.

5:58
Invité

– Le quartier le plus chic de Paris, le septième arrondissement. En fait, elle est députée écolo, elle prétend défendre la terre, mais elle est hors sol, au sens littéral du terme. C'est une députée qui veut défendre la terre, qui veut la protéger, mais qui n'aime pas la campagne, qui n'a même pas évoqué le taux de suicide extrêmement important chez les agriculteurs, qui n'a même pas évoqué, elle qui est d'extrême gauche, qui n'a même pas évoqué le taux de pauvreté aujourd'hui chez les agriculteurs. Vous savez, il y a une formule d'un révolutionnaire, j'ai oublié son nom, pardonnez-moi, mais la formule est de lui. Mourir pour le peuple, oui. Vivre avec, jamais. Voilà, Mme Rousseau.

– Stendhal, je crois. – Vincent Roi. – J'aime bien le point de « mais je ne vivrais pas avec ». C'est une formule de Stendhal. Elle n'est jamais décevante, Mme Rousseau. Elle ne déçoit jamais parce qu'elle est permanente dans la niaiserie. C'est vraiment le degré zéro de la pensée. Et surtout, c'est la preuve vivante que l'écologie politique est une imposture. Vous ajoutez à cela un zeste de vulgarité, une botte de mépris, un fagot d'ignorance, et vous avez directement son portrait en pied. Elle est la représentante, vraiment. Alors ça, c'est capital. Elle est la représentante en chef de l'impérissie de la philosophie de l'écologie politique.

C'est vraiment la plus belle imposture du XXe siècle, portée par cette députée Rousseau, qui, je le répète, est quand même le degré zéro de la pensée. Quel mépris, quel irrespect. Vous pouvez trouver tous les termes. Les seuls grands écologistes que nous comptons sur ce territoire, ce sont évidemment les agriculteurs, parce qu'eux, ils savent de quoi ils parlent.

7:37
Présentateur

Et je le dis aux auditeurs d'Europe 1, qui n'ont pas l'image, mais c'est le sourire également, l'attitude. Il y a le fond et la forme. Et même l'attitude, c'est une désinvolture absolue. Mais vraiment, elle marque le dédain qu'elle a pour nos agriculteurs français. C'est ça qui est terrible, Edouard Tétrault.

7:56
Invité

Un chiffre. L'an dernier, il y a eu 180 agriculteurs qui se sont suicidés. En 2016, il y en a eu 526. Donc, on aimerait bien la mettre en face des enfants et des épouses, parce que ce sont plus souvent les agriculteurs hommes qui se suicident. La mettre en face de ces familles, pour qu'elle ose dire, j'en ai rien à péter de votre rentabilité. Et puis, je me suis dit, tiens, mais d'où elle vient, en fait, Sandrine Rousseau, quel est son background ? Et vous savez quoi ? J'ai découvert qu'elle était économiste. Et en fait, on a un vrai sujet, là aussi. Ce n'est pas un sujet parallèle. C'est pour dire une ineptie pareille. Il faut non pas ne jamais avoir travaillé. Elle a travaillé.

Mais il faut ne jamais avoir produit et vendu ce que l'on produit. Ne jamais avoir été dans l'économie marchande, dans l'économie... En fait, il faut avoir été complètement hors sol toute sa vie, avoir occupé des postes, c'est ce qu'elle a fait essentiellement, de syndicats, d'universités, mais ne jamais avoir touché concrètement la réalité de l'économie, la réalité de la vie. Cette femme est hors sol, elle est dangereuse. Je me demande s'il n'y a pas une procédure qui, quand on entend une chose pareille, permettrait de la destituer de son mandat. En fait, c'est indigne.

9:10
Présentateur

Jérôme Bell, je pense que la meilleure des solutions, ce serait de proposer un stage au sein d'une exploitation française pour qu'elle comprenne la réalité de votre métier. J'imagine bien que vous n'avez pas l'invité. Mais la meilleure des choses, c'est qu'elle puisse voir qu'il est votre quotidien et le boulot que vous effectuez chaque jour et que tous les agriculteurs français effectuent, non ? Oui, oui, mais je vais revenir par rapport à votre dernier intervenant. Mais moi, j'en fais partie. Moi, je suis un fils, je fais partie de...

Mon père s'est suicidé, je fais partie de ses fils d'agriculteurs, ses enfants d'agriculteurs qui ont perdu leur père par rapport à ce métier, par rapport à leur souffrance. Alors, vous comprenez bien que ce message-là de Sandrine Rousseau me touche encore plus. Et pour compléter ce que vous dites, il y a beaucoup d'agriculteurs dans ce cas-là. C'est triste, et je vous le répète, qu'une élue de la nation soit capable de tenir des propos comme ça. Mais aujourd'hui, à part ses propos complètement débiles, on l'a vu par rapport au barbecue, par rapport à tout ça, elle a avancé quoi dans le pays ? Elle a fait quoi dans le pays ? À part critiquer, dénigrer des gens, mais ça, c'est le plus facile.

Voilà. Après, l'invité chez moi, je peux vous dire, elle sera la bienvenue. Mais vous savez, je ne suis pas sûr qu'elle ait les capacités pour travailler 15 heures par jour, qu'on travaille avec le soleil, qu'on travaille avec la pluie. Et ces gens-là, il vaut mieux qu'ils restent dans le septième arrondissement, mais surtout, il faut qu'ils se taisent. Parce que, je vous le répète, quand le monde rural va se réveiller, ces gens-là, ils vont se cacher. Ils vont se cacher parce qu'il va falloir qu'ils mangent. Et quand il n'y aura plus à manger dans les supermarchés, vous me direz, elle est végane, et pour amuser les fleurs qu'il y a chez elle, encore faut-il qu'elle en ait.

Merci, Jérôme Bell. Merci d'avoir accepté de témoigner. Et on mesure la force de vos propos quand on évoque évidemment avec vous votre histoire personnelle. Et encore une fois, ces propos sont révoltants. Et c'est la raison pour laquelle je souhaitais que nous l'évoquions ce soir, et sur CNews et sur Europe. C'est vrai que c'est un témoignage très touchant, celui de Jérôme Bell, qui a été touché dans sa chair, évidemment.

11:23
Invité

Il y a de quoi. Parce que quand on sait que 18% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté, on ne peut être qu'un qui est déjà pour eux. Et puis, les défendre. Les défendre parce que...

11:38
Présentateur

Ils ont besoin d'être défendus.

11:39
Invité

Oui, ils ont besoin d'être défendus. Mais quand vous avez une Sandrine Rousseau qui se permet d'insulter, d'être vulgaire, et puis d'ailleurs, je vais vous dire, moi j'en ai ras-le-bol, des femmes et des hommes politiques qui s'expriment maintenant en étant vulgaire et en utilisant des gros mots.

11:54
Présentateur

C'est au niveau de notre classe politique, là, aujourd'hui. C'est ça qui est terrible. Oui, c'est déplorable.

11:58
Invité

Et cette femme, cet élue députée, est complètement déconnectée des réalités. C'est l'incarnation, la déconnexion dans sa splendeur. Pourquoi je dis ça ? Mais je pense qu'elle ne sait même pas ce que c'est qu'un bilan. Je pense qu'elle ne sait même pas ce que c'est qu'un chiffre d'affaires. Je pense qu'elle ne sait même pas ce qu'est le stress de pouvoir pas vivre dignement de son activité. Et donc, je veux bien qu'elle parle de santé publique. Je veux bien qu'elle parle de respect de l'environnement. Mais on aimerait bien aussi l'entendre sur la souveraineté alimentaire. Comment on lutte contre la paupérisation de nos agriculteurs. Ça, on ne l'a jamais entendu.

Et je terminerai mon propos en disant que quand elle se permet de dire c'est de l'argent sale, moi je suis désolée, l'argent sale c'est le trafic de stupes.

12:48
Présentateur

Comment elle peut dire ça ?

12:49
Invité

C'est honteux. C'est une ignominie.

12:52
Présentateur

Je voulais vous donner cette information également. On l'évoquait très rapidement. Avec Jérôme Bale, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé ce mercredi que 300 milliards d'euros seraient consacrés aux revenus des agriculteurs de 2028 à 2034.