Vigilance rouge canicule : "une forte probabilité" pour Aurélien Rousseau, ministre de la Santé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bien être très clair ce que vous nous dites donc c'est que vraisemblablement plusieurs départements vont passer en vigilance rouge demain alors moi je ne suis pas un spécialiste de la météo et donc notre effectivement il y a une possibilité un risque parce que vigilance rouge c'est le plus haut degré et donc on verra on refera le point dans l'après-midi avec Météo France mais dans les modèles actuels c'est une forte probabilité et simplement si ces départements passent en vigilance rouge ça a un impact sur des activités qui pourraient être interdite des établissements accueillants du public qui pourraient être fermés c'est concrètement ça veut dire ça concrètement ça veut dire que notamment sur le terrain les préfets en lien avec les agences régionales de santé peuvent décider que certains événements il vaut mieux les reporter parce que c'est trop risqué on renforce encore les messages de prévention même si depuis que la première ministre a activé la cellule interministérielle de crise on est au niveau maximum de passage de toutes ces informations sur les médias nationaux et locaux Aurélien Rousseau vous avez donc affirmé ce weekend que le système de santé était robuste que l'hôpital fera face je vous cite malgré la canicule quand on voit cet été une quarantaine de services d'urgence fermée partiellement des soignants qui se disent à bout est-ce qu'il y a pas un peu de méthode Coué voir de déni de votre part sur la situation de l'hôpital il y a absolument aucun déni la situation de l'hôpital elle est extrêmement tendue et si ça tient et si l'hôpital comme je l'ai formulé tiendra c'est parce que les soignants les personnels médicaux paramédicaux ou les personnels non-soignants sont là et donne le le meilleur de même aujourd'hui on a en France 680 services d'urgence il y en a vous l'avez dit 40 qui sont partiellement fermées qu'est-ce que ça veut dire partiellement fermé ça veut dire par exemple qu'il n'accueille pas de malade ennuis profonde on en a prenons un exemple vous dites le système tient il est robuste à Saint-Tropez cet été trois nuits de suite au mois d'août même trois ou quatre les urgences étaient fermées est-ce qu'on peut vraiment dire qu'un de santé tient et robuste alors que dans des endroits en France on a et bien des services d'urgence qui ne peuvent pas accueillir de public la nuit est-ce que là encore une fois il y a pas une forme de déni de votre part est-ce qu'il ne faudrait pas mieux dire oui on est c'est plus que tendu c'est un système de santé qui est à bout de souffle moi je ne reprends pas ce vocabulaire et vous prenez un exemple Saint-Tropez ma question si je pense cet exemple c'est le savoir si une personne qui est qui a qui qui subit une difficulté de santé qui doit aller aux urgences est-ce qu'elle va pouvoir trouver un service qui l'accueille à proximité sans prendre de risques vitaux la réponse est surtout le territoire il y a une organisation qui permet de prendre en charge les risques vitaux de tous nos concitoyens donc oui la situation elle est extrêmement tendue on est sur une ligne de crête dans beaucoup de services qui atteint de bronchiolite qui est transféré des Hauts-de-Seine jusqu'à Rouen parce qu'il n'y a plus de place en réanimation pédiatrique vous comprenez que là encore les Français on est tellement d'argent dans le système de santé dans le système social les Français qui sont fiers de leur santé mais là ça ne marche plus ça n'est il y a des très grandes difficultés je les je les ai vu à nouveau en visitant de nombreux services cet été personne personne ne le ni ça je serai le dernier à avoir à tourner la tête face à cela il suffit d'aller dans la nuit dans un service d'urgence et vous voyez la réalité la réalité aussi et c'est pas ça n'est pas pour faire de l'autosatisfaction ce serait ridicule et même dérisoire et la réalité c'est que dans notre pays on est prise en charge si on est malade et que je le travaille qui a été mené depuis un an fait qu'on a appris de ce qu'on a vécu à l'été 2022 et que oui aujourd'hui notamment la coopération entre les médecins de ville et l'hôpital ça va tenir je je je pense je crois et je j'espère que ça va tenir parce que je sais que notre système de santé il a force là et que les soignants ils veulent pas être des héros ils veulent faire leur métier et le système qu'on a mis en place notamment avec la régulation par le 15 et il permet de d'adresser les malades là où il pourront être le mieux pris en charge la France connaît un léger regain de cas de covid-19 en cause notamment un nouveau variante qui circule sur le territoire vous n'avez pas exclu la possibilité de rendre obligatoire de nouveau le port du masque vous avez dit on verra en fonction de la situation épidémique si l'on comprend bien ça veut dire qu'il faut que les Français se préparent potentiellement à l'automne à devoir de nouveau de façon obligatoire porter un masque dans des lieux accueillants du public dans les transports c'est bien ce que vous avez dit on vous a bien compris le le je pense qu'il y a une étape intermédiaire qui est la banalisation du port du masque quand vous avez des symptômes respiratoires même un rhume même une toux et bien vous portez le masque et ça vaut quand vous allez chez le boulanger ça vaut quand vous êtes ministre et que vous allez aux questions au gouvernement il faut qu'on se dise tous que porter le masque se fait dans de très nombreux pays c'est quelque chose de banal de l'obligation vous avez dit on verra est-ce qu'il y a un scénario ou le masque pourrait de nouveau être rendu obligatoire aujourd'hui on n'a pas ce scénario parce que les variants dont vous parlez ils sont effectivement sous surveillance on est en lien quotidien avec l'Organisation mondiale de la santé il y a plusieurs variantes ça n'a pas est-ce que pour ceux qui nous écoutent qui nous regardent et ce qu'il y a de quoi être inquiet ça réveille des mauvais souvenirs c'est aujourd'hui aujourd'hui le le le le la covid 19 et les mutations qui qu'on connaît ne présente pas de dangerosité ou de niveau d'incidence particulièrement inquiétant mais on les surveille et on est on a basculé on n'a pas du tout désarmé notre système de suivi on a basculé dans un système beaucoup plus classique comme la grippe mais je le redis pardon portez le masque quand on a un petit symptôme quand on est une personnarise ça doit devenir c'est ça a beau être banal c'est vital mais donc ça veut dire que ce matin vous incitez les Français à porter se passe quand ils sont dans les transports et que la RAM de métro est bondée quand ils sont dans des espaces qui accueillent beaucoup de publics voulaient inciter à le mettre de nouveau je pense que la première étape c'est dès qu'on a symptômes ou dès qu'on est en contact avec des personnes fragiles on reprend le réflexe de mettre le masque voilà et je pense que les Français ils ont pas besoin d'être infantilisés ils ont besoin de savoir il en est pendant le covid oui c'était il y a maintenant le temps à passer ils ont besoin de savoir précisément précisément l'agence régionale de santé d'Île-de-France où on en est on est sur une incidence qui qui monte qui monte faiblement un très faible impact hospitalier et on dira les choses en temps venu mais il faut avoir des réflexes encore une fois le masque c'est banal quand on a des symptômes Aurélien Rousseau parmi les pistes d'économies pour le budget de la Sécurité sociale de 2024 le gouvernement travaille sur le doublement de la franchise lors d'achat de médicaments c'est-à-dire ce qui est payé par l'usager à la franchise pourrait passer de 50 centimes à 1 euro quand vous achetez une boîte de médicaments pareil pour ce qu'on appelle la participation forfaitaire lors d'une consultation chez le médecin c'est à dire ce qu'on paye de sa poche est-ce que vous nous confirmez que ce sont bien des pistes qui sont envisagées par le gouvernement aujourd'hui on est à la fin du mois d'août les travaux n'ont pas cessé pendant tout le pendant tous l'été on s'est vu avec la première ministre avant de avant de partir quelques jours de repos on a parlé pendant les vacances donc oui ce sont des scénarios qui sont sur la table avec une préoccupation avec une préoccupation majeure c'est que s'il doit y avoir responsabilisation de tous les acteurs il doit y avoir aussi une protection absolue de ceux qui sont notamment en affection de longue durée et qui sont malades mais donc simplement Aurélien Rousseau pour ceux qui nous écoutent ça veut dire qu'on a des Français qui ne trouvent pas de médecins généralistes qui parfois vivent dans des déserts médicaux qui attendent des heures aux urgences et en plus de ça assez français vous leur dites vous allez peut-être payer plus sur vos boîtes de médicaments payer plus quand vous allez chez le médecin est-ce que vous comprenez que les Français se disent là c'est la double peine absolue marché français je comprends évidemment que tout ce qui pèse sur leur pouvoir d'achat et préoccupe aujourd'hui on se bat pour l'accès aux soins c'est une des urgences qui ont été en faveur de l'excès aux soins notamment des plus modestes et des classements enfin en faveur de l'accès aux soins c'est essentiel et c'est pas on verra la décision qui sera prise à la fin sur sur les franchises moi je pense on a un système de santé où chaque année on en met beaucoup plus d'argent c'est pas ne c'est pas on c'est pas le gouvernement c'est les cotisations sociales c'est nos compatriotes c'est pour ça que quand le président de la République fixe comme cap le plein emploi et leur industrialisation c'est aussi pour pouvoir financer ce système social donc vous allez donc et donc oui à un effort de responsabilisation collectif mais on mettra tout sur la table il faut dire les choses extrêmement clairement c'est la même chose par exemple pour l'augmentation des arrêts de travail c'est pas de la stigmatisation mais si on veut être responsabiliser et tout le monde veut être responsabilisé il faut dire les choses sur par où augmente les dépenses de santé parce que moi j'ai une préoccupation vous dites on met tout sur la table parmi les pistes d'économie il y a aussi la possibilité d'augmenter les taxes sur l'alcool c'est à dire en les indexant mieux sur l'inflation les alcools forts pourraient par exemple augmenter de 1 à 2 euros ceux qui nous écoutent nous regardent qui sont peut-être encore en vacances doivent se préparer à payer le pastis plus cher aujourd'hui je vous le redis il y a pas un plan qui est tout fait et qu'on sortira de façon magique de la santé pour des raisons de santé publique et d'économies on considère qu'il faut effectivement que le prix des alcools notamment des alcools augmentent est-ce que c'est ce que vous nous dites ce matin aujourd'hui je vous dis que ce sont des sujets qui sont sur la table mais je pense que le le la priorité c'est d'être transparent avec les Français sur ce qu'on veut faire sur l'augmentation des des dépenses de santé sur la question de l'alcool la question est sur la table je vous ai dit la question revoir est-ce que cette semaine la semaine prochaine est-ce que le gros aujourd'hui il y a une mécanique mécanisme d'indexation de l'alcool je suis favorable évidemment à minima à ce qu'il soit maintenu et après on verra si ce mécanisme il est accéléré voilà mais aujourd'hui ça n'est pas une décision politique mais déjà vous manier une forme de langue de bois de capacité à ne pas tout à fait simple mise de la santé chargée d'un discours de santé publique vous considérez que ce serait bon pour la santé et pour les économies de payer davantage aujourd'hui le système il fait que notamment les alcools forts sont beaucoup plus taxés et tant mieux que la bouteille de vin voilà mais je suis peut-être novice en politique mais il y a un truc auquel je crois particulièrement c'est le collectif et c'est de pas lancer des ballons décès pour voir comment les autres réagissent
Aurélien Rousseau