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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 27 octobre 2025 87 minContradictoireFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

Budget 2026 : coup d'envoi dans l'hémicycle - 24/10/2025 | La séance est ouverte !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 36 %Défensif 13 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30PRIME_MINISTERPromesse
    « Ce déficit doit revenir en dessous de 5 % l'année prochaine. »
  • 4:30PRIME_MINISTERFait
    « On ne peut plus gouverner par la seule discipline d'un camp, mais par la culture d'un débat exigeant entre parlementaires portant au départ des convictions différente. »
  • 5:30PRIME_MINISTERFait
    « Je le redis, les débats devront aller jusqu'au bout. Mesdames et messieurs les députés, l'indépendance de la France n'est possible que par l'effort. »
  • 7:30PRIME_MINISTERChiffre
    « Notre dette s'élève à 114 % du PIB à la fin du premier trimestre. La troisème plus élevée de l'Union européenne derrière la Grèce et l'Italie. »
  • 8:30PRIME_MINISTERFait
    « La croissance est possible. La production de richesse est possible, nécessaire même pour la défense de notre modèle social. »
  • 9:30PRIME_MINISTERFait
    « Ce budget porte aussi des efforts pour investir dans notre avenir, pour l'éducation nationale et la recherche, pour la transition écologique et pour notre indépendance énergétique. »
  • 10:30PRIME_MINISTERFait
    « La France ne doit pas rater la révolution digitale en cours. Elle n'est d'ailleurs pas en retard si l'on se compare aux autres pays européens. »
  • 13:30PRIME_MINISTERChiffre
    « Pour l'année 2026, malgré le contexte international tourmenté, nous prévoyons une croissance de 1 %, soit une légère accélération. »
  • 14:30PRIME_MINISTERChiffre
    « Notre taux de chômage reste stable à 7,5 % proche de son plus bas historique depuis 40 ans. »
  • 15:30PRIME_MINISTERChiffre
    « Avec une inflation ramenée à 1,1 %, la crise inflationniste est derrière nous. »
  • 0:15Chiffre
    « près de la moitié 14 milliards sont en réalité des hausses d'impôts »
  • 0:25Chiffre
    « le taux de prélèvement obligatoire va s'accroître à nouveau de plus d'un point passant de 42,8 à 43,9 % »
  • 0:35Chiffre
    « l'effort provient intégralement des hausses de fiscalité, soit 24 milliards, tandis que l'effort sur la dépense a été nul »
  • 0:55Chiffre
    « les 500 français les plus riches ont vu leur fortune multiplié par 14 entre 1996 et 2025 »
  • 1:05Chiffre
    « leur richesse cumulée passant de 6 % du PIB en 1996 à 40 % aujourd'hui »
  • 1:15Chiffre
    « la France compte désormais 9,8 millions de pauvres près d'un français sur 6 »
  • 1:25Chiffre
    « 1,2 million de plus qu'en 2017 »
  • 4:25Chiffre
    « elle est publicitée par 86 % des Français »
  • 5:25Chiffre
    « le déficit attendu n'est plus de 4,7 % mais proche de 4,9 % »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour et bienvenue sur LCP. Nous sommes au cœur de l'Assemblée nationale et il y a beaucoup beaucoup de débats puisque le marathon budgétaire a commencé à l'Assemblée nationale en séance publique. Alors tout cela a commencé très fort puisque il y a un bras de fer entre le gouvernement qui demande aux députés de prendre leur responsabilité pour pouvoir adopter ce budget et le Parti socialiste qui lui promet une censure rapide en cas de non victoire sur le volet de justice sociale.

La justice sociale, c'est par exemple la taxe Zucman qui est très médiatisée, qui est soutenue par une partie des Français. Cette taxe qui vise à faire payer les patrimoines au-delà de 100000 € avec un impôt de quelques 2 %. Et bien cette taxe a été rejetée lors du débat en commission des finances.

Là maintenant c'est un autre débat qui recommence. C'est comme ça sur le budget. On repart de la copie initiale du gouvernement, mais tout cela sur fond de très hautes tensions.

Le budget, c'est parti. La séance est ouverte. On se retrouve tout à l'heure.

Nous sommes enfin réunis pour examiner le projet de budget pour l'État comme nous serons bientôt réunis pour travailler à celui de la sécurité sociale. Il y a dans cet hémicycle une ligne de convergence. la volonté que la France soit indépendante.

C'est un cap politique qui peut nous réunir. Je ne vois aucun député dans cette assemblée qui avance ou prétend le contraire. Ce projet de budget est au fond un budget de transition. transition car il protège certains choix du passé notamment pour l'emploi transition car il porte déjà certaines bases de compromis ou des accroches pour la suite des discussions parlementaires notamment en matière fiscale.

Transition car il ne faut pas amputer l'avenir et permettre aux Françaises et aux Français de trancher certains débats lors de la prochaine élection présidentielle de 2027. La stabilité n'est pas une fin en soi, mais elle est incontestablement un des éléments constitutifs de l'indépendance de notre pays en s'étant troublé. L'approche nouvelle du gouvernement dans la manière de débattre, de modifier puis d'adopter ce budget doit nous permettre d'y parvenir.

Je mesure néanmoins pleinement le changement culturel qu'il suggère dans les deux chambres. Le compromis, c'est la noblesse du débat démocratique, l'intransigence. C'est son contraire.

Et entre le compromis et l'intransigence, il y a une différence simple. Le premier respecte le vote, la seconde le méprise. Notre histoire parlementaire a été faite de rapport de force.

Il est temps qu'elle devienne celle du compromis. On ne peut plus gouverner par la seule discipline d'un camp, mais par la culture d'un débat exigeant entre parlementaires portant au départ des convictions différente. C'est une révolution tranquille du Parlement, celle qui consiste à ne pas demander à l'autre d'appliquer l'intégralité de son propre programme comme s'il avait seul la majorité.

Cette révolution doit commencer maintenant car c'est ce changement de culture que la démocratie moderne appelle. C'est ce changement d'état d'esprit qui montrera une nouvelle fois que les institutions de la 5e République sont solides dès lors que les femmes et les hommes qui les font vivre sont capables de s'adapter à la volonté des françaises et des Français. Et c'est ce que je souhaite faire en renonçant à l'usage de l'article 49 aléa 3 de notre constitution.

Je le redis, les débats devront aller jusqu'au bout. Mesdames et messieurs les députés, l'indépendance de la France n'est possible que par l'effort. D'abord pour réduire le déficit, ensuite pour investir dans l'avenir.

Le déficit ne doit pas entraîner un recours toujours plus important à la dette à des prêteurs étrangers. Ce qui est vrai notre modèle énergétique, de notre défense ou de notre alimentation vote avant tout pour les capitaux financiers. Personne ici ne veut dépendre durablement des États-Unis, de la Chine ou des pays du Moyen-Orient.

Pour y parvenir pour la France, l'effort que nous demandons aux français aux Français doit donc être leur effort, car c'est de nous-mêmes que nous devons tirer notre indépendance et notre souveraineté. Nier cela, c'est nier les efforts qui ont toujours été accomplis par le peuple français et ce notamment depuis les années 50 et 60. C'est donc la juste répartition de cet effort entre nos compatriotes qui doit être ici en débat et pas autre chose.

Pour autant, l'effort ne veut pas dire l'austérité. Mesdames et messieurs les députés, le budget initial que propose le gouvernement prévoit une augmentation globale des dépenses publiques pour l'année 2026 avec le souci de préserver la croissance. Un pays qui crée plus de richesse est un pays qui rembourse plus rapidement sa dette, qui a les capacités d'investir pour son avenir et qui protège son modèle social de redistribution.

Ne plus dépendre d'autres puissances étrangères, c'est d'abord nous libérer de nos dettes. Le déficit sera ramené de 5,8 % en 2024 à 5,4 % en 2025 comme s étaiit engagés les premiers ministres Michel Barnier et François Bairou. Cette trajectoire sera tenue car elle est la base de la confiance dans la parole de la France exprimée par le vote du Parlement.

Ce déficit doit revenir en dessous de 5 % l'année prochaine. Le gouvernement est conscient que tout effort nouveau demandé aux Français ne sera possible qu'à la condition de donner aux citoyens et aux contribuables la garantie que l'usage qui sera fait de leur argent est indiscutable et que chacun contribue pour sa juste part. Pour la première fois, un projet de loi de pour lutter contre les fraudes sociales et fiscales a été déposé en même temps que les lois de finances.

L'État ont récupérer l'argent de ceux qui fraudent ou abusent. Cela n'est pas une petite affaire puisque l'on parle de 20 milliards d'euros par an d'argent public non perçu. On ne peut valablement plus voter de nouvelles lois fiscales ici même sans garantir la pleine justice et équité entre celles et ceux qui les respectent et celles et ceux qui les contournent.

Il faut également mettre un terme à certaines rentes de situation. Si certaines politiques publiques sont indispensables et sont protégées dans ce projet de budget, elles devront faire l'objet d'un meilleur pilotage dès lors que l'on parle d'argent public. Les différentes interventions de l'État, subventions, aides et marchés publics feront l'objet de négociation ou renégociation plus rigoureuses.

Certains critères seront revus. L'effort portera aussi sur le fonctionnement de l'État. Le budget initial prévoit de premières pistes d'économie. de supprimer certains doublons et de tracter certains surcoups.

Est-ce que cela suffira ? Non, il nous faut aller beaucoup plus loin dans une logique de moyen et de long terme. Nous vous proposerons de construire en parallèle des débats budgétaires une clarification des compétences de chaque acteur public et donc une très importante réforme de l'État, sans doute parmi les plus importantes de ces dernières décennies.

L'esprit de réforme doit nous guider dans le respect des convictions de chacun. Certains dossiers peuvent avancer avant l'élection présidentielle et peut-être même en parallèle des débats budgétaires de cet automne, y compris pour la sécurité sociale. Je pense notamment à l'allocation sociale unique.

Il faut mettre fin au maquis des aides et défendre le début d'un droit clair et lisible qui garantit à chacun un socle de protection adapté à sa situation sans complexité ni redondance. C'est une réforme d'efficacité mais aussi de justice sociale. Chaque euro versé doit aller à celui qui en a le besoin et il faudra préserver le juste équilibre entre solidarité et incitation au travail et à l'activité.

Nos concitoyens nous le demandent. Les discussions pour ce budget pour 2026 doivent permettre de dégager des mesures de valorisation du travail, de l'effort, du mérite. Valoriser le travail, c'est mieux rémunérer celles et ceux qui s'engagent, alléger les charges qui pèsent sur les actifs et faire en sorte que chaque heure travaillée compte davantage.

La quantité de travail dans le pays participe à notre indépendance. Là aussi, le débat aura lieu. Des amendements au projet de loi de finance et au projet de loi de finances pour la sécurité sociale seront déposés notamment par les différents groupes dont le groupe les républicains et le gouvernement est disposé à aller travailler avec vous comme nous l'avons fait ces derniers jours sur d'autres thématiques avec les députés Renaissance, Modem, Liot et Horizon.

Mesdames et messieurs les députés, le budget que vous présente le gouvernement n'a pas vocation à tout régler. Bien des sujets seront tranchés par les Français en 2027. D'ici là, ne compromettons pas l'avenir du pays.

Ne donnons pas raison aux commentateurs pessimistes. Démontrons à nos partenaires économiques dans le monde que nous restons un pays fiable et moteur. Disons à nos compétiteurs que la chronique d'un déclin annoncé n'arrivera pas.

La croissance est possible. La production de richesse est possible, nécessaire même pour la défense de notre modèle social. L'économie repose sur la confiance. la psychologie des acteurs et la visibilité sur l'avenir.

Soyons-en collectivement capable. L'année 2026 ne doit pas être une année de perdu pour la France. Elle doit nous permettre d'avancer.

Ce budget porte aussi des efforts pour investir dans notre avenir, pour l'éducation nationale et la recherche, pour la transition écologique et pour notre indépendance énergétique. Là encore, c'est un effort que nous devons engager pour ne dépendre ni des matières premières des uns, ni des technologies des autres. Notre filière nucléaire garantit notre indépendance.

Des investissements lui seront dédiés dans ce budget comme pour les énergies renouvelables souveraines. J'y reviendrai dans les tout prochains jours. Il en va de même pour ne pas dépendre des ruptures technologiques des autres puissances comme pour l'intelligence artificielle, les biomédicaments, le quantique, le spatial ou encore la décarbonation.

La France ne doit pas rater la révolution digitale en cours. Elle n'est d'ailleurs pas en retard si l'on se compare aux autres pays européens. Elle est le premier pays pour les investissements.

Elle le restera d'autant plus si nous continuons d'investir nous aussi. On ne peut pas parler de fiscalité sans parler d'économie, mais à l'inverse, on ne peut pas débattre des prélèvements obligatoires en refusant par principe tout dialogue sur la justice fiscale et sur la progressivité de l'effort au sein des contribuables. C'est aussi simple que cela.

Le gouvernement se tient près sur ces sujets à un débat ouvert et transparent devant les Françaises et les Français. y compris en modifiant en séance notre propre texte ou en ouvrant aux groupes politiques la capacité d'expertise technique de leurs amendements par les différents services compétents de l'État. Une fois de plus, nous devons travailler différemment et je remercie les rapporteurs généraux et rapporteurs pour leur rôle décisif.

J'avais parlé de rupture, nous y sommes. Mesdames et messieurs les députés, ce projet de budget n'est qu'un projet. Ce sont nos travaux qui lui donneront son sens final et à la fin, il devra protéger l'essentiel, c'est-à-dire l'indépendance de la France pour que nos concitoyens puissent vivre mieux.

Je vous remercie. C'est maintenant et collectivement qu'il nous faut faire le choix des forces structurelles. Le budget que nous avons l'honneur de vous présenter aujourd'hui nous met sur le bon chemin.

Il prévoit une réduction du déficit des administrations publiques à 4,7 % pour 2026. C'est une première marche indispensable pour nous permettre de tenir notre trajectoire et d'ainsi passer sous le seuil des 3 % en 2029. Nous ne le faisons pas pour Bruxelles, nous ne le faisons pas pour les marchés financiers, nous le faisons pour la France.

Ce n'est qu'en atteignance au seuil des 3 % que nous stabiliserons notre dette. je répelle, nous la stabilisons. C'est maintenant qu'il faut agir car les chiffres de cette année confirment et c'est important que nos fondamentaux économiques restent sains.

La cible à 5,4 % de déficit que nous avions voté, j'étais à l'époque sur vos banc pour 2025 sera respecté et la croissance comme prévue sera de 0,7 %. Pour l'année 2026, malgré le contexte international tourmenté, nous prévoyons une croissance de 1 %, soit une légère accélération. Notre taux de chômage reste stable à 7,5 % proche de son plus bas historique depuis 40 ans.

Avec une inflation ramenée à 1,1 %, la crise inflationniste est derrière nous. Cela permet au pouvoir d'achat des Français de continuer d'augmenter + 0,8 % cette année. Elle nous permet de tabler sur un redressement de la consommation des ménages en 2026 dans un contexte où l'épargne des ménages est au plus haut.

Pour se faire, le rétablissement de la confiance est essentiel. Les incertitudes politiques génèrent des inquiétudes économiques dans notre pays. Nous nous devons de les lever.

C'est aussi grâce à ce contexte d'inflation limitée que nous pouvons proposer une année blanche dont je sais qu'elle fait débat, c'est-à-dire le stabilité des prestations et des barêes d'impôts. Les efforts qui en découlent sont réels mais relativement limités. C'est précisément parce que nos fondamentaux sont bons que c'est le moment d'agir résolument pour redresser nos finances publiques.

Car voici la réalité des faits. Notre déficit public est le plus élevé de la zone euro. Nous serons les derniers avec la Belgique à passer sous les 3 % en 2029 si nous tenons l'objectif.

Notre dette s'élève à 114 % du PIB à la fin du premier trimestre. La troisème plus élevée de l'Union européenne derrière la Grèce et l'Italie. Elle atteindra près de 118 % du PIB l'année prochaine.

Vous le savez, notre note a été dégradée par les grandes agences de notation, notamment FIT en septembre et Standard pour la semaine dernière. C'est un appel à la lucidité. Depuis plusieurs mois, face aux circonstances inédites que nous traversons, la France est plongée dans l'incertitude et dans l'attentisme.

Le plus grand risque auquel fait face notre pays, c'est notre incapacité collective à nous mettre d'accord pour protéger non pas un gouvernement, non pas une chambre parlementaire, mais l'essentiel pour les Français. Faillir à cette obligation ce serait affaiblir durablement notre pays plutôt que de le faire avancer. et c'est bien notre mandat commun que de lui donner les moyens de créer, d'entreprendre, d'innover, d'assurer sa sécurité et de réussir.

Alors, depuis plusieurs mois, dans mes fonctions au gouvernement, j'ai pu dialoguer avec tous les groupes, avec beaucoup d'entre vous. Et par-delà les sensibilités, par-delà les combats politiques souvent que nous avons pu mener depuis des années, j'ai vu une majorité, pas pour soutenir un gouvernement loin sans faut, mais pour retrouver une base de stabilité pour le pays. Oui, je crois qu'il y a une majorité pour redonner un cap clair et prévisible aux Français et à nos entreprises.

Oui, je crois qu'il y a une majorité pour garantir la crédibilité de la France à un moment où tout le monde nous regarde. Nos partenaires internationaux et nos créanciers qui attendent que nous respections les engagements que nous avons pris. Nos concurrents et adversaires qui se délectent dès que la France n'est pas au rendez-vous de l'histoire.

Alors oui, je crois qu'il y a une majorité pour regarder les choses en face. La situation de notre compte public est dégradée. Elle appelle à maintenir l'effort de redressement que nous avons initié l'an dernier et l'ambition du rétablissement du déficit sous les 3 % en 2029.

Il en va de notre capacité à financer quoi qu'il arrive les politiques publiques essentielles et à péréniser notre modèle social. Mais plus que jamais sous la 5e République, le pouvoir c'est vous qui l'avez. Le pouvoir est au parlement.

Le texte qui vous est donc soumis aujourd'hui est un projet. Il sera amendé, transformé et si vous le décidez, il sera voté. Ce ne sera pas le budget d'un parti.

Cela deviendra le budget de la nation adopté par ses représentants et transformé par eux. Nous devons avoir quelques évidences en tête. Première évidence, nous dépensons donc trop et mal.

Prenez l'exemple des politiques de lutte contre le chômage. Nous dépensons deux à trois fois plus que les Italiens alors que nous avons le même taux de chômage partout. On a le sentiment qu'on jette l'argent par les fenêtres alors que parallèlement il n'y a plus de guichets pour accueillir et les services publics dans tous nos territoires manquent de moyens.

Deuxème évidence, la France ne produit pas assez. Quand vous divisez l'ensemble des heures travaillées en France par la population en âge de travailler, nous sommes dans les derniers en Europe. Nous avons plus de 5 millions de chômeurs et pourtant je ne connais pas un seul hôpital, une seule PME, un seul artisan qui ne nous disent pas qu'il a des difficultés à embaucher.

Si nous avions l'activité économique de certains de nos voisins, une grande partie de notre déficit serait réglé. Si nous encouragions mieux le travail, par exemple, en détaxant complètement les heures supplémentaires, nous enrichrions et le pays et les Français sur nos travaux maintenant. Qu'est-je appris de la commission des finances qui vient de se dérouler ?

D'abord, je veux saluer le président Crel qui a mené les débats et les députés de tous les groupes qui ont su à la fois affirmer leur ligne politique tout en alourdissant pas le débat au risque de le bloquer. De tous les banss sont venues des propositions. Bien sûr, les propositions des uns et des autres sont différentes.

Ça s'appelle la démocratie. Mais je sais qu'il y a dans tous les groupes politiques des hommes et des femmes qui veulent aboutir et c'est à eux que je m'adresse. Nous devons, malgré nos différences, donner un budget à la France.

Bien sûr, ce budget ne conviendra à personne totalement puisqu'il sera un budget de compromis. Mais le pire, mes chers collègues, ce serait, je crois peut-être l'absence de budget et l'image terrible que nous offririons au monde d'un pays qui ne se gouverne plus. Le Premier ministre annoncé la couleur.

Ce budget est totalement amendable. À nous de trouver les voies de sortie sans nous trahir ni trahir les évidences économiques. Nous devons réduire notre endettement pour préserver nos marges de manœuvre et nous devons préserver notre activité économique pour préserver l'avenir.

Si notre croissance devenait durablement inférieure, au taux d'intérêt, nous nous exposerions à un terrible effet boule de neige où chaque année tous les efforts des Français, c'est-à-dire leurs impôts, iraient enrichir ceux qui nous prêtent plutôt que financer notre avenir. Est-ce que vous préférez payer les retraites des cadres américains en remboursant leur fonds de pension ou investir dans l'avenir de notre éducation ou de notre recherche ? Un mot.

Toutefois, sur les conditions d'examen du budget, le projet de loi c'est 390 pages. Nous avons dû passer en revue 1500 amendements en 3 jours. Je vous le dis très tranquillement, mes chers collègues, nous devons vraiment réfléchir à changer nos méthodes de travail.

Le parlement pour faire des compromis doit avoir du temps pour travailler et il doit avoir des méthodes d'évaluation des propositions qui sont faites. Non seulement les députés travaille dans la précipitation mais les députés n'ont pas les moyens d'évoyer d'évaluer le coût des propositions du gouvernement et ni souvent des propositions qui font eux-mêmes. Cela doit vraiment changer.

J'ai essayé en tant que rapporteur général et encore une fois dans une durée trop courte d'écouter tous les groupes politiques, de lire leurs propositions, les expertiser, de les juger non pas sous le prisme de l'idéologie mais sous celui de leur faisabilité juridique et technique en gardant toujours à l'esprit le contexte dégradé de nos finances publiques. Et si j'ai donné beaucoup d'avis défavorables, je l'avoue à des amendements devenants de tous les groupes. C'est d'avec le souci constant de ne pas augmenter nos impôts, de ne pas augmenter les impôts des français et les impôts des entreprises, tout en gardant en tête l'objectif majeur, je le rappelle, de réduction du déficit.

Réduire la dépense, c'est difficile et nous savons tous que le cœur des pleureuses se met en mouvement dès qu'on leur demande ne serait-ce que de ne pas plus dépenser que l'année dernière. Pas plus que l'année dernière. Mais ce sera donc difficile.

Mais je veux que vous ayez une chose en tête. Les Français vous soutiennent. 72 % des Français pensent que l'effort doit passer par la baisse de la dépense.

Et si nous dépensons trop, nous taxons trop. Taxer trop, c'est retirer en fait à chaque famille de l'argent qu'elle pourrait dépenser pour elle ou pour sa famille. Si nous dépensons moins, mes chers collègues, si nous dépensons moins, nous redonnons du pouvoir d'achat aux Français.

C'est une chose extrêmement simple. C'est justement parce qu'on dépense trop que nous sommes le pays le plus taxé du monde. Quand un français produit 100 € l'État, la puissance publique lui en prend.

D'ailleurs, certains impôts sont tellement élevés qu'il ne rapportent plus ce qu'il devait rapporter parce que on tue la base taxe simple. Enfin, je terminerai là-dessus. Il faut offrir aux Français une stabilité fiscale au ménages et aux entreprises et fautees de stabilité politique tonton au moins d'offrir à nos concitoyens la promesse que d'une année sur l'autre les règles ne vont pas changer et que il n'y aura pas un changement de taux, une nouvelle taxe, une nouvelle règle.

Appons-le, le pire ennemi du budget des familles des entreprises, c'est l'instabilité. Les chefs d'entreprise nous le disent chaque année, ne changez pas les règles. Madame la présidente, avec 3400 milliards d'euros de dette, le jour s'approche où ceux qui nous prêtent nous diront stop.

À force de nous voir nous engager à mener des réformes qui ne voient jamais le jour, ils finiront par cesser de nous prêter ou par nous prêter trop cher, ce qui revient au même. C'est nos voisins sont fatigués et c'est au travers quatre principes simples : dépenser moins, taxer moins, stabiliser les règles, encourager le travail que je donnerai un avis sur les amendements qui nous seront présentés. Merci madame la présidente.

L'austérité est récessive, elle nuit fortement à la croissance. En 2025, elle aura coûté 12 milliards d'euros. Le même effet empire est à redouter en 2026.

L'observatoire français des conjonctures économiques prévoit que le budget actuel amputerait deux fois plus gravement la croissance. - 0,8 points de PIIB, soit une perte de 24 milliards d'euros en 2 ans, soit les 2/ tiers de baisse de dépenses que vous voulez imposer. Parallèlement, l'austérité nue à l'emploi, le budget Bérou avait déjà conduit à une aggravation du chômage qui est passé de 7,4 % en 2024 à 7,5 % en 2025.

Le budget qui nous est présenté pour 2026 aggraverait encore cette tendance en atteignant près de 8 % selon les différentes prévisions. Ce budget cherche à prolonger une politique de l'offre dont les résultats économiques sont catastrophiques. Ce défilé de coupe budgétaire servirait apparemment à rattraper la dérive des comptes publics grâce à des baisses de dépenses.

Mais le creusement des du déficit vient directement des cadeaux fiscaux aux ultra riches et aux multinationales. Ils ont coûté tris points de PIB aux finances publiques entre 2017 et 2024. Sans surprise, ces baisses massives d'impôt se sont révélé économiquement inefficaces.

La politique de l'offre est un échec puisante, il faut l'abandonner. D'ailleurs, la population l'a bien compris et les résultats des dernières élections législatives ont envoyé un signal clair dans ce sens. Il faut changer de politique.

Comment est qu'il n'y a ni attractivité ni investissement massif ? Selon Rex Code, depuis 15 ans, 590 milliards d'euros d'investissement direct étrangers sont entrés en France alors que 828 en sortaient. Cette tendance va s'aggraver avec notre vassalisation à l'empire américain si nous suivons le scandaleux accord contracté par Ursula Van Derleyen.

Comment y est que la pauvreté explose ? 1,2 million de personnes sont tombées dans la pauvreté depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Comment est que la désindustrialisation poursuit sa course ?

L'industrie manufacturière est passée en dessous de 10 % du PIB. Comme en est l'échec climatique français, la décarbonation est à l'arrêt. Les investissements privés et publics dans le climat reculent alors qu'il devrait augmenter.

Tout cela est insensé et irresponsable. Et comme son prédécesseur de 2025, le budget proposé pour 2026 ne permet pas de répondre aux urgences de l'heure et de l'époque. Face à la baisse organisée du pouvoir d'achat, il faut changer de voie en soutenant les salaires et la consommation populaire.

Il faut affirmer la solidarité en renforçant les minimats sociaux, les retraites et l'assurance chômage. Il faut une relance écologique et sociale. La hausse des revenus bénéficiera la consommation.

La hausse de la consommation bénéficiera au carnet de commande des entreprises face au murs climatiques. Il faut immédiatement faire bifurquer tous les grands secteurs de la vie économique. Il nous faut raisonner et agir en fonction des besoins écologiques de la population.

Je l'ai déjà dit à la à la à cette tribune et la Cour des pontes l'a répété il y a un mois. Il faut cesser de penser que nous n'avons pas les moyens et qu'il faudrait faire des économies pour pouvoir agir plus tard. Si nous reculons, nous ne pourrons sauter que dans le vide.

L'inaction climatique, c'est un coût de 300 milliards d'euros pour la France d'ici 2050. Face au nouvel ordre international où des États s'appuient sur l'agressivité militaire et l'agressivité commerciale, les États-Unis en tête. Il nous faut comprendre qu'une économie de guerre ne fait que préparer la guerre.

Il nous faut répondre avec force. Mais pour satisfaire les besoins essentiels, il faut relancer l'industrie. Il faut des mesures protectionnistes, des nationalisations de secteur stratégique à commencer par l'acier, mais pour servir notre bifurcation écologique et sociale et non l'armement.

Enfin, il ne faut pas se résigner. Contrairement à ce qui est claironé par les porte-voies de la politique de l'offre, il y a bien une alternative. Oui, on peut en allant chercher qu'une partie des cadeaux fiscaux plus riches accumulés depuis plusieurs années et sans toucher à ceux de la quasi totalité des Français, récupérer près de 180 milliards d'euros de recettes qu'on pourrait ainsi dépenser avec 80 milliards pour répondre aux besoins sociaux et 50 milliards pour répondre aux besoins écologiques et on ferait même mieux que vous en terme de déficit.

Il serait possible de revaloriser le SMIC et les minimas sociaux, introduire une garantie jeune, recruter des enseignants et dépenser massivement dans l'hébergement d'urgence pour que personne ne dorme à la rue. Il serait possible de décarboner, d'anticiper, de réparer au lieu de mégoter sur le budget des sapeurs pompiers. Nous pourrions bifurquer vers le 100 % renouvelable, soutenir sérieusement la conversion agricole vers le bio, garantir le droit à l'eau et protéger mieux nos forêts.

Cette bifurcation n'est pas possible en amendant à la marge ce budget. L'examen en commission des finances a bien montré qu'il n'est pas possible d'aménager ce texte. Cette semaine, dans la nuit de mercredi à jeun, la commission des finances que je préside a rejeté par un résultat sans appel historique le projet de loi de finance pensé par François Berou et présenté par le premier ministre Sébastien Lecornu par 37 voix contre 11.

C débacle apparaissait inévitable tant ce budget ne pouvait satisfaire aucun bloc. Ce texte était invotable lors de son dépôt à l'Assemblée et il est toujours invotable à l'issue de la discussion en commission. L'essence du texte n'a pas changé.

Il demandait toujours trop à ceux qui ont peu et toujours trop peu à ceux qui ont beaucoup. En outre, comment accepter l'article du gouvernement qui augmente à 200 ou 300 € le prix d'une demande de naturalisation ou de renouvelement de titre de ce jour ? C'est une attaque honteuse, violente et injustifiable contre les personnes étrangères.

Comment accepter l'amendement qui divis divise par de l'exonération de taxes foncières pour les bailleurs sociaux pour gagner 400 millions d'euros ? Comment accepter le dangereux chemin tracé par un amendement qui criminalise les associations de défense du bien-être animal et ouvre la voie des atteintes graves à la liberté d'association et aux libertés publiques ? Comment accepter l'abondement qui impose une année blanche aux opérateurs via les taxes affectées ?

Cela signifie autant de reculs écologiques et sociaux avec des coupes budgétaires sur météo France, l'Office français de la biodiversité, France Travase, les agences régionales de santé et des dizaines de scènes nationales et d'institutions culturelles. Il y a eu de nombreux votes communs entre le bloc central et l'extrême droite sur la culture, l'environnement, les droits humains les plus défavorisés. Tous ces votes sont alarmants, signent sans doute d'une trompisation des esprits jusque dans notre assemblée.

Comme je l'ai dit, ce texte était invotable à l'origine. Il est toujours invotable après avoir été discuté et je ne vois pas comment il en serait autrement en séance. Si d'aventure certains l'Élysée cherchaient encore à acheter la faute sur l'assemblée sa prétendue incapacité à voter un budget, force est de constater au travail que le travail parlementaire a été bien mené. et je salue le rapporteur général, les commissaires qui ont mené ce travail, nos administrateurs.

Tous les arguments ont été changés. Or, l'Assemblée nationale et représentative du peuple. Le problème, le blocage réside plutôt dans l'obstination à pousser un texte minoritaire qui, à l'issue de la commission, n'est plus soutenu que par un seul groupe de cette assemblée.

Je ne vois donc pas comment cela ne bourita pas n'aboutirait pas à un échec en séance et à la censure du gouvernement pour éviter que celui-ci soit tenté de jouer la montre pour passer des ordonnances en cas de dépassement de so des 70 jours. Dans ces cas-là, la loi spéciale pourrait être une solution, pas pire que le budget qu'on nous prépare en attendant de nouvelles élections que je souhaite présidentiel et qui permettrait au peuple de dire quel cap il souhaite pour le pays. La France est un pays riche.

La France est un grand pays, un beau pays qui a porté et porte les valeurs universelles de liberté, d'égalité et de fraternité. La France n'est jamais si grande que lorsqu'elle ouvre des voies nouvelles comme ce fut le cas en 1789 ou avec le programme du Conseil national de la Résistance. au sortir de la guerre.

Dans ce monde où les guerres et l'impérialisme sont brutalement de retour, où s'accélère le dérèglement climatique et l'extinction de la biodiversité, où les repis nationalistes se conjuguent avec les intérêts d'une petite caste de financier. Dans ce monde-là, notre pays doit proposer un chemin différent de celui qui a échoué et qui fracture notre pays. Or, le PLF pour 2026 est un parengon non de vertus, mais de continuité médiocre des précédents exercices.

Incapable de répondre aux besoins sociaux et humains les plus essentiels. Quelques exemples. Vous continuez de détruire notre diplomatie alors que la France devrait œuvrer pour la paix.

Vous diminuez les moyens d'émancipation en rabotant les crédits de l'éducation, culture, enseignement supérieur ou secteur associatif. Vous reniegez sur l'avenir en comprimant les soutiens à la bifurcation écologique et aux collectivités locales. Vous abandonnez notre territoire ultramarin qui rappelle les plus belles heures de la domination coloniale.

Et que dire de la santé ? un drame à territoire ouvert avec des hôpitaux, y compris des CHU qui n'arrivent plus à recruter et des départements où l'absence de régulation de la médecine de ville sonne désormais comme une faute politique qui finira devant les tribunaux parce que nos concitoyens vont rester en justice pour une action politique. Les PLF et PLFSS pour 2026 sont porteurs de recul terribles.

Ce sont les classes modestes et moyennes à qui vous faites les poches. retraités, étudiants, apprentis, travailleurs, allocataires de minim sociaux et même les personnes handicapées. Tout cela dans une posture où au bout du compte l'irresponsabilité le dispute au dogmatisme.

En commission, les députés de la Macronie ont reconnu eux-mêmes que ce budget est complètement déconnecté. Vous êtes coincé entre votre fidélité au président de la République et la réalité de son bilan, car les faits sont là. 68000 faillites d'entreprises cette année, le plus haut niveau depuis 1991.

La dette publique atteint 3400 milliards d'euros. À cause de vous, les Français devront payer 75 milliards d'euros par an, si fois le budget de la justice pour rembourser les intérêts de la dette auprès de créanciers souvent étrangers. Vous avez entraîné le pays dans une chute vertigine, vous avez perdu le contrôle.

Au lieu d'assumer vos responsabilités, vous persistez. Aujourd'hui, vous nous proposez fièrement d'alourdir encore la charge fiscale de 14 milliards d'euros supplémentaires. Vous soignez votre alcoolisme avec une bouteille de whisky.

Malgré tout, certains s'obstinent encore à attaquer l'alliance de l'UDR et du Rassemblement national. Trop libéral pour les uns, trop social pour les autres. hypocrite que vous êtes.

Car nous sommes les seuls qui ne sommes pas comptables de la situation dramatique dans laquelle se trouve la France et ses finances publiques. Le groupe UDR est fier de compter 75 % des députés issus du secteur privé dont 13 % sont les chefs d'entreprise. Nous savons ce que signifie créer, embaucher, produire et donc enrichir la nation.

Nous savons que trop d'impôts tuent l'impôts, que les prélèvements étouffent la croissance et l'emploi et que chaque euro de taxe supplémentaire se répercute toujours sur les ménages les plus modestes et les classes moyennes. Nous nous opposerons systématiquement au poison mortels que représentent ces impôts pour notre économie. Nous défendrons la baisse des impôts sur la production et sur le travail.

Ceux qui pèsent directement sur le pouvoir d'achat comme les cotisations étudiantes et les impôts de succession. Ces taxes sur la mort qui empêchent les Français de transmettre leur réussite et provoquent la revente des entreprises familiales à des fonds étrangers, elles qui sont pourtant essentielles à notre économie. La Cour des comptes démontre que les dépenses publiques sont, je cite, hors contrôle, qu'aucune hausse d'impôts ne peut régler le problème et que la dette est désormais prise dans un effet boule de neige que seule une rupture politique courageuse peut arrêter.

Après 8 années de pouvoir et même 13 ans, la socialacronie bénie par LR aura été incapable de faire baisser d'un seul centime les dépenses de l'État. L'année dernière, le prétendu effort du gouvernement n'a été que des hausses d'impôts pour aucune baisse des dépenses. Encore cette année, les dépenses explosent de 28 milliards d'euros.

Pourquoi ? Il faut bien alimenter, chers collègues, les tabous du système. En particulier, donner 6 milliards de plus pour la Commission européenne.

En 13 ans, vous aurez tout bradé, y compris le cadeau historique que vous avez fait la BCE en finançant la Macronie Acto Z0 pendant des années. Vous avez tout flambé pour rien ou pire pour honorer votre dette aux forces de l'argent, vous maintenir à tout prix au pouvoir à coup de chèque sans provision. Les 6 derniers mois, la dette a encore augmenté de 110 milliards d'euros.

Votre budget prévoit encore deux points de PIB de plus d'endettement. Nous serons alors endettés de près de 300 milliards d'euros de plus par rapport à votre propre promesse de 2023. Mais non, vous n'êtes jamais responsable de rien.

Vous ne changez rien. Vous maintenez toujours la même politique. Dans une démocratie normale, nous aurions pu espérer qu'atteindre une charge d'intérêt annuelle de 50 puis 60 puis enfin cette année 74 milliards de charges d'intérêt vous aurez forcé à partir.

Mais non, vous acceptez que la charge d'intérêt devienne bientôt le premier budget de l'État. L'État perd ainsi toute marge de manœuvre pour investir dans l'avenir. La France étouffe littéralement sous le poids de la charge de l'intérêt.

Véritable tribu que nous payons à nos créanciers étrangers. Créanciers étrangers qui peuvent alors imposer leur loi. Car comme disait Bonaparte, la main qui donne est toujours supérieure à la main tremblante qu'il reçoit.

Avant la tutelle du FMI. C'est la tutelle de Bruxelles qui s'est déjà abattue sur la France. Mais sans doute cette tutelle de Bruxelles et l'ambition ultime d'Emmanuel Macron de réaliser son délire fédéraliste européen sur la ruine même de la France.

La France pourrait connaître le destin de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et même de la Grèce. Quand nous payons 100 milliards d'intérêts, dont 50 à 60 milliards iront à l'étranger cumuler à un déficit commercial structurel qui deviendra habissal si le prix des hydrocarbures remonte. Comment per la France ?

Monsieur le premier ministre, vous ne pérez pas. C'est les Français qui pont. Mais non, vous n'êtes responsable de rien.

Vous ne changez rien. Vous maintenez toujours la même politique. Dans une démocratie normale, nous aurions pu espérer que la difficulté pour l'État à faire rentrer les impôts, les familles qui se sacrifient, le nombre terrifiant des défaillances d'entreprises soient autant de preuves que les Françaises et les Français ont peur du lendemain.

Nos compatriotes n'en peuvent plus d'être tondus et surtout tondus pour rien. Face à une telle injustice fiscale, vous voulez augmenter les recettes de l'impôt sur les revenus de 10 milliards d'euros, une hausse de l'impôt sur les revenus pour toutes les classes moyennes de 10 %. C'est hors de question et le Rassemblement national fera barrage.

Quelle est votre cible ? La cible n'est pas les milliardaires agités par les gauches pour amuser la galerie, mais les classes populaires, toutes les classes moyennes et aussi les retraités, le nouveau bouqumissaire du système. En revanche, évidemment, toujours pas 1 € retiré au clandestin.

Vous taxez, chers collègues Macronist, car non, vous n'êtes jamais responsable de rien. Vous ne changerez rien et vous maintiendrez toujours la même politique. Et finalement en fait toute l'histoire, tout le malentendu du macronisme ultime avatar du système un asile tenu par les fous d'eux même ivre du pouvoir qui leur reste.

Hasme pensait que les fous trouvaient toujours sans cesse d'autres fous pour les applaudir. C'est vrai, il reste un public pour vous applaudir. Un public qui tourne le dos au peuple en refusant la censure.

Ce public fait semblant de croire à vos manipulations. Le PS fait semblant de croire que vous allez suspendre la réforme des retraites et les LR eux pensent que vous allez faire le contraire. Socialistes et LR font semblant de croire que le 493 n'est autre chose qu'un cadeau empoisonné pour ridiculiser, humilier le parlement.

Le rapport Philippe le rapporteur pardon Philippe Juvain l'a pourtant dit lui-même tout à l'heure le parlement n'a pas les moyens de faire le budget à la place du gouvernement dans la 5e République. Ce mensonge, ce nouveau mensonge d'État est un mensonge grave, un mensonge très grave qui vise à tromper les Français pour qu'ils pensent à terme qu'une absence de vote du Parlement serait moins grave que l'absence d'un budget mauvais et que donc au terme de cette manipulation, un gouvernement macroniste, même censuré, puis renommé, puisse adopter par ordonnance un budget refusé par les députés pour la première fois depuis la 5e République par ordonnance ou par toute autre solution. illbérale après les délais imposés par la constitution qu'Emanuel Macron manipule avec sadisme.

Vous savez que le Rassemblement national peut sauver la France. Vous le savez. Vous le savez tant sur le régalien que sur l'économie.

Tant sur l'économie que les finances. Notre programme est le seul à capable capable de pouvoir rassembler les Français puis redresser le pays. Puis redresser le pays.

Un peu de silence pl. Vous le savez et vous en avez honte. Vous le savez et vous sentez coupable.

La présentation hier faite par Marine Le Pen de notre contrebudget montre qu'une rupture dans la gestion des finances publiques est possible pour le bien commun en baissant massivement les mauvaises dépenses de l'État de 21 milliards d'euros. En s'attaquant enfin au tabout de l'immigration à contrôlé, de la soumission à Bruxelles, de la bureaucratie opposée au service public, des fraudes jamais combattues. Nous pourrions dès cette année réussir un triple défi, baisser premier défi, baisser le déficit de 36 milliards d'euros et arrêter l'emballement de la dette. 2è défi réussi avec Marine Le Pen, baisser de 25 milliards d'euros les impôts des classes populaires et récompenser le travail.

Libérer la consommation. 3è défi, baisser de 20 milliards les impôts de production des entrepreneurs pour libérer la création de richesse sur notre sol. Vous le savez chers collègues que nous pourrons réussirci et vous et vous avez honte de le savoir mais les Français le savent.

On arrive. Merci. Ce budget sera peut-être imparfait pour nous tous mais mieux vaut un budget imparfait que pas de budget, pas de visibilité, pas de clarté et de l'instabilité.

Le coût de l'instabilité, nous le connaissons, il est très important, il est trop important pour notre économie et donc pour tous les Françaises et tous les Français. Deuxème message, pour arriver à avoir un budget, nous sommes prêts à discuter. Nous sommes prêts à construire le compromis et on veut que ça marche.

On peut se féliciter, je crois, de la qualité des débats en commission et nous espérons que ça se poursuive ici en hémicycle dans les prochaines heures et dans les prochains jours. Nous sommes dans un contexte inégdit puisque le premier ministre a pris l'engagement de ne pas utiliser le 493 et donc nous serons au rendez-vous de la discussion parlementaire pour avancer. Je remarque d'ailleurs qu'il y a des sujets où l'on peut trouver des compromis et même voter à l'unanimité.

Nous avons voté en juin à l'unanimité dans cet hémicycle pour revenir sur la baisse des seuils de TVA pour les auto-entrepreneurs. Nous l'avons voté à l'unanimité en en commission mercredi. Le Sénat l'a voté à l'unanimité hier et c'est une excellente nouvelle pour tous les auto-entrepreneurs de notre pays.

Mais c'est aussi une très bonne nouvelle sur notre capacité à construire des compromis. Dans l'examen du projet de loi de finance aux commissions, des débuts de compromis ont émergé. Il faut évidemment aller beaucoup plus loin. 3è message sur le fond.

Ce que nous portons, c'est moins de hausse d'impôts, plus de baisses dépenses pour soutenir le travail, l'emploi, les entreprises, les entrepreneurs et pour soutenir la croissance. La croissance c'est plus de richesse pour les Françaises et les Français. La croissance, c'est plus d'emplois.

La croissance, ce sont des meilleurs salaires pour tous les Françaises et tous les Français. La croissance, c'est plus de ressources publiques pour financer la santé, l'éducation, la transition écologique, notre sécurité, la protection sociale. Si nous avions suivi la trajectoire d'amélioration de productivité des États-Unis ces 30 dernières années, ce serait chaque année 200 à 300 milliards d'euros de ressources publiques en plus.

Ce serait un salaire médian net pour les Français par mois de 3300 € et non pas de 2200 €. Dans notre pays, l'argent ne tombe pas du ciel. Il ne se trouve pas en creusant dans le sol.

L'argent vient du travail des Français, de l'investissement et de l'innovation. Alors, nous partons d'une copie proposée par le gouvernement avec un effort réparti à 5050 entre économie et hausse d'impôt. Nous proposons que l'effort se porte plus sur les économies, moins sur les hausses d'impôts et passer d'un 5050 à un 2/3 d'effort sur les économies, 1/3 sur les hausses d'impôts.

Nous souhaitons maintenir la trajectoire de déficit budgétaire à 4,7 % car c'est l'engagement que nous avons pris auprès de nos partenaires européens. Et c'est très important d'être sur une trajectoire d'amélioration et de redressement de nos finances publiques. Mais ça veut dire que lorsqu'on limite les hausses d'impôts, il faudra aussi qu'on fasse plus d'efforts sur la baisse des dépenses, notamment dans la partie 2 du projet de loi de finance qui n'est évidemment pas séparable de la partie 1 dont les débats commencent aujourd'hui.

Il faudra que nous trouvions le bon équilibre. Nous sommes ouverts à travailler collectivement, à travailler avec toutes ceux et tous celles qui veulent faire des compromis. Mesdames les Mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, je suis à votre disposition avec l'ensemble des députés du groupe Ensemble pour la République pour ce travail.

Je vous souhaite de bons débats. Merci à tous. Vous ne pouvez pas sérieusement feindre d'avoir rendu au pouvoir à cette assemblée quand vous disposez des ordonnances pour à nouveau la bafoué.

Pas plus tard qu'hier, vous avez validé une motion de rejet pour nous empêcher de délibérer. Et si nous nous souvenons, chers collègues, il y a exactement 1 an, les bans du socle commun étaient vides. Vides parce que vous saviez qu'un 493 arrivait et que vous avez préféré sécher que faire votre travail de député au nom des des Français.

Alors s'il vous plaît, s'il vous plaît, ne nous parlez pas de démocratie, de respect du travail parlementaire. Vous n'en avez en réalité que faire. Et il se trouve que le simulacre de débat permis par la noncensure est en fait votre dernière tactique pour suiv survivre et éviter la sanction des élections et de la voix des Français.

Et nous en arrivons à l'acte 3. Ce budget Frankenstein défendu par des revenants que personne n'a demandé à voir revenir. Dans le roman de Marie Chelley, Frankenstein est un assemble un assemblage de cadavres que le docteur ranime et c'est bien ça que nous avons sous les yeux.

Vous ranimez le cadavre de la politique de l'offre. cette politique qui a détruit notre industrie passée en dessous de 10 % du PIB et que vous persistez à encenser avec des éléments de langage qui planent à 1000 km de la réalité économique que notre pays connaît. Le pays le chômage repart à la hausse malgré le fait que vous l'ayez artificiellement diminuer en faisant exploser le nombre d'apprentis.

Nous allons avoir un nombre record de défaillance d'entreprise. La consommation populaire est à tonne et nous risquons avec votre budget la récession. C'est cette politique-là qui a vidé pourtant vous voulez la continuer.

Vous déplorez aujourd'hui une crise dont vous portez seul la responsabilité. Ainsi, ce budget sa de moitié la contribution des entreprises par l'impôt sur les sociétés par rapport à à l'an dernier. Il accélère à la fin de la CVE, il maintient toutes les niches fiscales insensées dont le crédit impôt recherche à quasi 8 milliards d'euros déversé sur des entreprises qui délocalisent et qui licencient.

Et le RN de renchérir en voulant aussi supprimer la CFE en votant docilement tout ce que le gouvernement met sur la table. le tout avec des arguments dignes des pires néolibéraux. Mais nous avons bien compris avec leur vote en commission et l'apparution de leur contrebudget que la MU macroniste du Rassemblement national était parachevée.

Non seulement vous vous alignez sur la protection des milliardaires du capitalisme financier, mais vous partagez aussi avec eux l'incompétence et la politique aux doigts mouillés. Vous avez publié hier des tableaux et le même jour une série de h slides avec des contradictions entre les deux et vous avez bel et bien préservé en amendant le budget le cornu 7 milliards d'économie sur la santé, 1 milliard rien que sur l'hôpital, l'augmentation de la TVA pour les auto-entrepreneurs et les petits commerçants. 4600 postes de prof en moins, pas d'abrogation de la réforme des retraites, le démantellement de grandes agences de l'État, des coupes de 20 milliards dans l'écologie.

Et vous avez ensuite crié au mensonge comme des écoliers pris à tricher quand on vous l'a fait remarquer. Bref, vous êtes une arnaque pour les Français. Ce budget, c'est aussi la réanimation forcenée de la politique des privilèges et des privilégiés que le RN et le socle commun ont défendu becs et ongles et main dans la main.

Il n'y a eu personne personne dans ces bancs pour voter pour des moyens pour les nos sapeurs pompiers qui bataille en ce moment même sur le terrain dans les départements touchés par la tempête Benjamin. Il n'y a eu personne dans ces bancs pour ménager nos collectivités tant maltraité depuis 8 ans et qui touche à la vie quotidienne des françaises et des Français. Il n'y a eu personne sur ces bancs pour taxer les pollueurs, les dividendes et les profits exorbitants des multinationales.

Mais par contre, toutes les mains se sont levées pour contrer la taxe Zucman, pour contrer le retour de l'ISF, pour contrer la suppression du PFU. Le RN est bien l'assurance vie des totems de la politique macroniste. Et à défaut de justice fiscale, pour remplir les caisses, vous n'avez plus que votre fond de commerce, la maltraitance sociale.

Et ce budget est bien un budget de cruauté. Mais vraiment dans dans quel esprit a pu naître l'idée d'aller faire les poches des malades en affection de longue durée ? Vraiment, celle des apprentis, celle des étudiants, celle des retraités.

Et pour l'explosion des droits de timbre sur les visas, les titres de séjour et l'accès à la nationalité, nous savons en fait trop bien d'où les dévient. Ce sont des mesures du programme du Rassemblement national importé dans le budget Le Cornu et défendu en commission non pas par les députés d'extrême droite, eux, ils pouvaient partir en pause café mais bien par les députés du socle Command. Vous avez défendu explicitement cet acharnement sur des personnes qui subissent déjà le désordre de nos préfectures où l'on attend parfois plus d'un an juste pour le renouvelement de son titre de séjour pour pouvoir vivre pour pouvoir se loger pour pouvoir travailler dignement.

Nos préfectures sont devenues des fabriques de sans papier des fabriques d'irrégularité que vous voulez ensuite vous sanctionner. Et chers collègues, en faisant cet acte, vous avez perdu vraiment à tout jamais le droit de nous parler de républicanisme pour nous accabler. Vous leur avez tout cédé et vous portez pour cela une lourde, très lourde responsabilité.

Maintenant que le Parlement retrouve ses pouvoirs, les socialistes, nous avons des propositions à vous faire. D'abord donc de rétablir cette justice fiscale et sociale sans laquelle aucun effort n'est possible. Si nous voulons atteindre, c'est notre plan, les 5 % de déficit durant l'année 2026, nous devons d'abord mettre à contribution ceux qui peuvent se le permettre.

Les grandes fortunes bien sûr, et nous défondrons inlassablement et sans jamais cesser de le faire, l'instauration d'un impôt planché sur le patrimoine, sur le modèle. Et ce que propose l'économiste Gabriel Zman, incluant le patrimoine professionnel pour les milliardaires. Car il est en effet incompréhensible que dans le même temps, on demande des efforts absolument terribles aux Français dans votre budget.

On exempte des forts ceux qui ont bénéficié de 65 milliards d'euros de baisse d'impôts ciblé sur les hauts patrimoines depuis 2017. Il faut en plus de ces sujets bien sûr et nous sommes ici en première partie du projet de loi de finances attaquer ces niches fiscal et social qui n'ont de cesse de s'ajouter au fil des projets de loi de finance rendant notre droit fiscal toujours plus complexe et rendant aussi de plus en plus difficile l'acceptation de l'impôt. C'est ainsi que nous proposerons avec Christine Piresbone de raboter le crédit impôt recherche devenu un outil d'optimisation fiscale aujourd'hui très important que nous proposerons aussi sur le crédit d'impôt sur les services à la personne sur la niche du trail un certain nombre d'aménagements pour là aussi redonner des marges de manœuvre à nos services publics.

Mais surtout monsieur le premier ministre il faudra redonner de l'équité et de l'égalité. Non, les Français qui travaillent dur n'ont pas à payer la mauvaise gestion des gouvernements qui vous ont précédé. Non, les Français qui travaillent dur ne seraient accepté de voir leurs impôts augmentés alors que ces derniers sont déjà lourdement taxés avec une TVA qui l'aime des plus élevés d'Europe avec une CSG unique en son genre qui n'existe aujourd'hui qu'en France.

C'est la raison pour laquelle les socialistes proposeront au cours du débat que l'on rapproche le salaire brut du salaire net par une baisse ciblée de la CSG. sur les salaires inférieurs à 2200 € par mois afin de donner un gain de pouvoir d'achat de 900 € pour une personne SMIC par an de 1900 1200 € par an pour un couple gagnant chacun 1900 € par mois du pouvoir d'achat donc et également un plan de relance pour relancer notre production aujourd'hui à tonne. Je parlais du désordre intérieur sur la consommation, aussi le désordre extérieur sur l'état de nos chiffres du commerce extérieur et sur la désindustrialisation qui ne cesse de continuer malgré les effets d'annonce du ministre l'Escur à l'instant.

Oui, la France continue de se désindustrialiser et rien ne serait pire, monsieur le premier ministre, que l'on continue à saper les budgets d'investissement, que l'on continue à laisser filer les pépites nationales rachetées par des fonds étrangers. Nous proposons un plan de relance de 10 milliards par l'investissement pour aider l'intelligence artificielle, pour relancer l'économie, pour aider aussi à la consommation des ménages via notre mesure sur le pouvoir d'achat. Dans le combat qui est le nôtre, nous avons pu remporter un certain nombre de victoires déjà en commission.

Et malgré l'échec final sur le vote de cette première partie, j'ai noté qu'il existait dans cette commission et probablement aussi dans cette assemblée un accord non pas général mais presque consensuel qu'il faut décharger les classes populaires et les classes moyennes et mettre à contribution davantage ceux qui le peuvent. J'en veux pour preuve un certain nombreements qui ont été adoptés en commission. Je me souviens que c'est l'initiative du groupe LR que nous avons réindexé en partie les premières tranches de l'impôt sur le revenu.

Je me souviens que c'est aussi à initiative des groupes socialistes et avec le soutien du député Lefur que nous avons rétabli l'exit taxe en commission. Je vois aussi qu'il y a eu un accord y compris avec les députés du bloc central pour établir une vraie taxe sur les super dividendes sur le modèle de celle que monsieur Mati ici présent nous avait proposé il y a maintenant 2 ans. Nous avons vu et remporter aussi de nombreuses victoires sur les collectivités grâce aux amendements de Stéphane de l'autre afin et là je crois que cela aussi est consensuel afin d'alléger l'effort qu'il leur redemandit sur nos services publics locaux au moment où les français en ont le plus besoin.

D'autres victoires aussi sur le fond du logement avec les amendements adoptés à l'initiative d'Ignaki et Chanitz, sans oublier bien sûr la défiscalisation de la pension alimentaire que nous avons obtenue et la baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME en augmentant le plafond défiscalisable de 50 à 100000 €. Là aussi pour défendre le pouvoir d'achat des plus modestes et les marges des petites entreprises qui aujourd'hui croulent sous les difficultés. Défendre la production, c'est aussi, je le crois, baisser la TVA sur l'électricité.

Là aujourd'hui, l'électricité en France est 5 % plus cher qu'en Allemagne alors qu'elle était 40 % moins cher qu'en Allemagne en 2000. Le résultat sans doute d'une fiscalité trop importante et de choix hasardeux sur le front du marché européen de l'électricité. De tout cela donc, nous pouvons discuter et c'est formidable.

Mais le temps presse, monsieur le Premier ministre et mes chers collègues. Et je vois revenir avec grand regret le sectarisme gagner un certain nombre de rangs et je le dis aux députés du socle commun, rien ne serait pire qu'un budget de compromis dans lequel il n'y aurait rien. Rien ne serait pire qu'un budget qui ne comprenne pas la colère qui monte lourd dans le pays. bien ne serait pire qu'un budget qui ne ferait rien pour le pouvoir d'achat, rien pour les personnes les plus démunies, rien qui puisse mettre fin à l'engrenage infernal économique que nous connaissons aujourd'hui.

Dettes habissal, croissance faible, difficulté de pouvoir d'achat. Notre responsabilité donc est immense, mes chers collègues, et les députés socialistes seront au rendez-vous. Ils le seront au rendez-vous fort de leur sens de l'histoire et des défis qui sont les nôtres.

Fort aussi de cette phrase de Jean Jorès que je veux ici vous citer. C'est le devoir des socialistes quand la liberté républicaine est en jeu, quand la liberté de conscience est menacée, quand les vieux préjugés qui ressuscitent les haines de races et les querelles religieuses, c'est le devoir du prolétariat socialiste de marcher avec celles des fractions qui ne veulent pas revenir en arrière. Nous avons fait notre devoir, monsieur le premier ministre, à vous désormais de faire le vôtre.

Nous examinerons ce budget avec sérieux esprit constructif dans la défense de l'intérêt des Français. Cette ligne, elle a toujours été la nôtre. Notre groupe a en effet tant alerté depuis de nombreuses années sur le dérapage de nos finances publiques.

Depuis 3 ans que je suis député, je me souviens encore des alertes lancées par notre recurrété collègue Olivier Marlex ou encore par ma collègue Véronique Louvagie. Alors, si nous partageons avec vous l'ambition de réduire nos déficits, nous estimons toutefois que votre projet emprunte une trajectoire inadaptée. Bien sûr, nous n'ignorons pas les conditions difficiles dans lesquelles vous avez élaboré ce budget, mais nous regrettons que ce budget se contente de la facilité, celle d'augmenter les impôts plutôt que baisser les dépenses.

Et en effet, sur les 31 milliards d'efforts que vous proposez, près de la moitié 14 milliards sont en réalité des hausses d'impôts qui pénalise nos ménages, nos entreprises, nos collectivités. Avec vos propositions, c'est écrit dans les textes, le taux de prélèvement obligatoire va s'accroître à nouveau de plus d'un point passant de 42,8 à 43,9 %. C'est 4 points de plus que la zone euro qui est à 39.

Alors que la priorité devait être à la réduction des dépenses publiques, celle-ci ne représente que 17 milliards dans votre projet de budget. Déjà l'an dernier, on nous annonçait un effort partagé entre dépenses et fiscalité. Or, le Haut Conseil des finances publiques vient de nous le dire en 2025, l'effort provient intégralement des hausses de fiscalité, soit 24 milliards, tandis que l'effort sur la dépense a été nul.

Cela n'est pas acceptable. Alors, lors des travaux en commission depuis lundi, grâce à la mobilisation des députés de la droite républicaine, un rééquilibrage a heureusement pu être obtenu. Sur les 14 milliards de hausses d'impôts, nous en avons supprimé 7, soit la moitié.

Avec nos amendements, nous avons d'abord supprimé la hausse de fiscalité à l'encontre de nos retraités qui ont cotisé toute leur vie en maintenant l'abattement de 10 %. Vous vouliez remplacer l'abattement de 10 % par un abattement forfaitaire de 2000 € mais par cette mesure vous auriez pénalisé les retraités de la classe moyenne et notre groupe ne pouvait s'y résoudre car nous faisons le choix de préserver le pouvoir d'achat des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui ont contribué au développement de notre pays. Grâce à nos amendements, nous avons aussi pu conserver la réduction d'impôts pour frais de scolarité.

Votre volonté de revenir sur cette réduction d'impôts était un mauvais coût pour les familles. Or, s'attaquer au pouvoir d'achat des familles, c'est mettre en danger la natalité et donc l'avenir de notre pays. Grâce à nos amendements, nous avons également supprimé toutes les hausses de fiscalité qui pénalisent le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises.

Grâce à nos amendements, nous avons supprimé la nouvelle taxe plastique qui allait augmenter le prix de milliers de produits du quotidien comme les bouteilles d'eau dont le taux de recyclage est pourtant de 60 % et ne cesse de s'améliorer. grâce à nos amendements. Nous avons aussi supprimé la hausse de fiscalité sur les biocarburants qui auraient pénalisé les automobilistes, nos transporteurs, nos agriculteurs qui ont pourtant fait le choix d'une motorisation moins polluante.

Décourager les biocarburants, c'est incohérent et c'est surtout le fait de changer tout régulièrement les règles fiscales qui effectivement doit être stable. nos concitoyens et nos entreprises ont besoin aussi de stabilité. Grâce à nos amendements, nous avons aussi envoyé un soutien à nos agriculteurs qui rencontrent des difficultés face à cette crise sanitaire grâce à différents dispositifs, notamment la réutilisation des indemnisations liées aux abattages sanitaires.

Pour autant, malgré ce travail qui a permis de réduire de 7 milliards les hausses d'impôts, il reste encore de nombreux points de blocages pour lesquels nous battrons en séance. Le premier d'entre eux, c'est bien sûr le gel du barê de l'impôt sur le revenu. Il est d'ailleurs bien dommage que le groupe RN qui se dit défendre les contribuables n'ait pas voté notre amendement.

En effet, ce gel du barê peut paraître une mesure un peu technique, insignifiante dans le cadre de l'année blanche. Or, ce gel, c'est une véritable hausse d'impôts déguisés. C'est 1,9 milliards d'impôts en plus.

C'est reprendre à nos concitoyens une partie des hausses de salaires, des primes dont ils ont pu bénéficier l'an dernier grâce à leur travail. Ce gel, ce sont 200000 nouveaux foyers imposés à l'impôt sur le revenu. Ce gel, c'est le découragement de la France qui travaille.

C'est un pouvoir d'achat renié alors que la consommation diminue et c'est encore une fois une hausse d'impôts alors que nous attions des niveaux records. Autre point de blocage de la que nous que nous soulevons, c'est l'article 13, monsieur le premier ministre, et le renforcement du malus auto. Nous ne pouvons pas accepter que les automobilistes soient encore une fois de plus stigmatisés en leur imposant une nouvelle hausse du malus.

Ces mesures punisent ceux qui dans nos territoires ruraux notamment n'ont pas d'alternative réaliste à la voiture individuelle. Si nous soutenons des dispositifs incitatifs, nous avons toujours combattu cette fiscalité punitive. Enfin, nous refusons aussi la nouvelle trajectoire de la taxe sur les activités polluantes qui se répercuteraient sur les taxes d'enlèvement des ordures ménagères que paye chacun de nos concitoyens. taxe qui a fortement augmenté ces dernières années.

Ce budget, monsieur le premier ministre, ne doit pas accentuer leur albol fiscal que ressentent les Français. Vous savez, notre pays est fragile, les tensions sont vives. Veillons à ce que la fiscalité ne soit pas le déclencheur de la colère des Français.

C'est pourquoi, monsieur le Premier ministre, lors de ces débats qui commencent en séance aujourd'hui, nous continuerons de nous battre lors des débats pour supprimer ces hausses d'impôts, pour préserver le pouvoir d'achat des Français. relancer la croissance, soutenir nos entreprises. Mais en l'absence de majorité dans cet hémicycle, qu'aucun retour anticipé aux urnes ne serait certain de clarifier, il vous faut entendre qu'il n'y a pas de voix possible pour l'adoption de votre budget sans rupture avec la politique menée depuis des années et sanctionnée nettement dans les urnes.

Or, monsieur le Premier ministre, on ne peut pas dire que la copie que vous nous avez adressée ne dessine le début d'une voie de compromis. Cette dernière est une prolongation en pire des précédents. Copie presque équivalente à celle de votre prédécesseur, tout juste explurgé de la suppression provocatrice de 2 de jours fériers.

Nous voulons en effet une rupture avec la politique de l'offre qui repose, pour le dire à grand trait, sur la chimère d'un ruissellement d'une stimulation de l'activité économique par une diminution des prélèvements obligatoires. Si nous ne partagions pas cette idée en 2017 et en 2022, nous n'avons plus désormais qu'à faire le constat d'un échec. Non seulement votre politique n'a pas réussi à éviter l'érosion de la croissance économique et singulièrement en ce qui concerne l'emploi industriel passé désormais sous la barre des 10 % du PIB.

Mais elle est de surcroix très coûteuse et vite les caisses au détriment de la protection sociale, de l'action publique locale, du financement de nos services publics et d'une transition écologique devenue plus urgente que jamais. Cet échec est si puissant qu'il met en danger la cohésion nationale par la croissance sans précédent des inégalités que cette politique génère. Nous assistons sidérés à l'explosion des ressources des très grandes fortunes et la confiscation de la richesse nationale au profit de quelques-uns.

Selon le magazine Challenge, les 500 français les plus riches ont vu leur fortune multiplié par 14 entre 1996 et 2025. Leur richesse cumulée passant de 6 % du PIB en 1996 à 40 % aujourd'hui. Dans le même temps, la France compte désormais 9,8 millions de pauvres près d'un français sur 6. 1,2 million de plus qu'en 2017.

Cette situation d'injustice criante n'est pas tenable. Les Français ne supporteront pas longtemps le coût que le coût de la vie et les le l'augmentation du coût de la vie, les difficultés à se nourrir, se loger et se vêtir si nous ne consentons pas dans le même temps à mettre davantage à contribution un Bernard Arnaud qui s'enrichit de 19 milliards d'euros en 24 heures. Notre pacte social et républicain déjà ébranlé n'y résistera pas.

Ce PLF poursuit cette logique et même l'amplifie à certains égards comme l'illustre la proposition incompréhensible car demandé par personne de suppression de la dernière tranche de la CVAE et dans le contexte d'une croissance nécessaire de nos efforts pour nous protéger, nous défendre et en direction de l'Union européenne comme par la nécessité d'ailleurs que nous approuvons de réduire notre déficit, vous proposez ni plus ni moins qu'une augmentation des prélèvements obligatoires sur les classes moyennes et populaires à l'umage du gel des premières tranches de l'IR ou bien de la proposition, faut-il bien le reconnaître, honteuse de fiscalisation des affections longue durée. Il n'est pas envisageable de faire payer au plus petit le prix de 8 ans de cadeau au plus gros. Introduire davantage de justice fiscale est une exigence démocratique indispensable.

Pourtant, pourtant, nous sublissons des crismpations autour de la taxe zucman qui relève d'une hystérie irresponsable. Rappelons qu'elle ne vise qu'à assurer une imposition planchée de 2 % sur les patrimoines au-delà de 100 millions d'euros quand ces patrimoine croisent de toute façon naturellement de 6 % en moyenne chaque année. Elle ne concernera que les seuls 1500 plus gros patrimoines du pays et elle est publicitée par 86 % des Français.

Quelle déconnexion et permettez-moi de le dire quelle indicence à Sarcobé ainsi pour la rejeter au nom d'une prétendue défense des PME et de l'entrepreneuriat. Représent du peuple français, nous avons le devoir d'agir pour l'égalité et la justice. Il nous faut nous pencher sur la question fiscale, la persistance des niches, holding, pacte du trail et de tous ces mécanismes de défiscalisation des transmissions de patrimoine qui ne profitent qu'au plus fortuné et au bien nés, qui organisent la reproduction sociale et l'entassement de richesses dynastiques dans ce pays au détriment de la promesse républicaine d'une élévation sociale possible pour chacun par le travail et le mérite.

Nous l'avons vu cette semaine en commission des finances. Malgré votre engagement à œuvré à des compromis, les députés du socle commun, vos députés, n'ont pas joué le jeu. Ils n'ont fait aucun pas vers nous, aucune ouverture, aucune concession.

Parfois même plus royaliste que le monarque, ils ont minutieusement, méthodiquement écarté toutes nos propositions pour davantage de de justice fiscale. Monsieur le premier ministre, nous sommes au pied du mur. L'appel au compromis est une chose et nous y sommes prêts au groupe écologiste et social.

Mais ce compromis ne peut être celui de députés qui conviennent ensemble de tenir quoi qu'il en coûte. Il nous importe qu'il soit celui d'un apaisement de la société et il exige dès lors le renoncement à vos dogmes et que vous entendiez l'appel plus fort que jamais à la justice sociale et fiscale. Ainsi, monsieur le Premier ministre, nous vous le disons, faites attention.

L'abandement du l'abandon du 493 ne peut se traduire par un super 493 que constituerait l'adoption d'un budget par ordonnance. Désormais, vous n'avez d'autre choix que de vous résoudre au compromis, sauf à vouloir siamment l'échec de notre assemblée. D'abord, il faut continuer le mouvement qui a été initié depuis 2017 qui était d'alléger la fiscalité de l'entreprise car elle permet de créer de l'emploi et d'améliorer le pouvoir d'achat. et la proposition d'accélération de la baisse de la CVE me semble être une bonne piste.

Ce qui n'empêche pas de lutter contre l'évitement fiscal, l'optimisation fiscale. Chaque année, nous incluons dans notre code général des impôts une volonté de plus de justice fiscale. Il faut reconnaître que ce sentiment grandit énormément dans la population aujourd'hui.

La taxe générale sur les patrimoines dite taxe Zucman doit être écarté car j'ai dit à plusieurs reprises qu'elle ne fonctionnait pas car il s'agit d'un impôt personnel qui sera payé en affaiblissant la trésorerie de l'entreprise et qui pourrait être considéré dans certains cas comme un acte anormal de gestion. Oui, mais on vient on va la chercher sur l'entreprise et ça ça pose un problème quand on n pas forcément les majorités. Préférons des mesures justes sans décour décourager les talons.

La taxe sur les holdings patrimoniales, on en parle, elle est peut-être fragilisée, s'inscrit dans la logique que notre groupe défend depuis longtemps, notamment en corrigeant une faille où certains dividendes sont non réinvestis, échappés à l'impôt. Si elle était rejetée, nous serons obligés de mettre en place peut-être à notre système de justice fiscale un impôt sur la fortune non productive. Mais je dois reconnaître que cette taxation des testock doit être maniée avec prudence.

Il faut pas taxer l'outil de travail car c'est cette méthode risquerait de nuire la compétitivité de nos entreprises. Mais je pense qu'il y a un chemin pour réfléchir sur une fiscalité plus juste. Nous soutenons aussi le maintien de la contribution différentielle sous les hauts revenus avec la création d'un impôt minimal de 20 % pour les hauts revenus. jusqu'au retour à un déficit de 3 % et non seul pas seulement pour un an parce que ça crée des phénomènes d'évitement.

Ce principe que nous proposions déjà l'an dernier a été approuvé par notre commission. Il s'agit à travers cette taxation sur les hauts revenus liés principalement aux dividendes de faire un rééquilibrage salutaire entre la fiscalisation des revenus du travail et ceux du capital. C'est essentiel, j'allais dire indispensable.

Ensuite, il faut aussi stopper en 2027 la hausse haute mécanique des dépenses publiques. Nous y reviendrons lors de l'examen du PLFSS et du volet dépenses du budget. En matière de recette, nous défendons le plafonnement des ressources affectées aux opérateurs et organismes publics accompagné de mesures de restructuration pour réduire durablement les coûts administratifs.

Nous comptons aussi sur les ministres pour généraliser les contrats de performance aux agences de l'État et proposer des fusions. Nous devons aussi revoir les dépenses fiscales inefficaces en suant les travaux d'évaluation mené ces dernières années. Il y en a beaucoup.

Nous soutiendrons notamment la forfaisation de l'abattement pour frais professionnels de retraités afin que cela profite vraiment au plus modeste. Je pense c'est une piste intéressante qu'il faut pas balayer des revers de la main. Je souhaite enfin indiquer les trois thématiques thématiques pardon sur lesquelles les députés démocrates souhaitent travailler au cours des débats qui s'ouvrent.

Le premier c'est la question du logement. La situation difficile que connaissent nos concitoyens est bien connue. Je n'y reviens pas.

Pourtant, c'est un grand absent de la copie initiale du gouvernement. Nous proposons ainsi des solutions pour débloquer l'offre à commencer par un statut de l'investisseur immobilier qui incite la mise en location de biens encadré à usage d'habitation. Je salue ici le travail mené par le député démocrate Michael Cosson et le sénateur Marc Philippe Dobress sur l'autorité de l'ancienne ministre du logement Valérie Lettard.

Nous proposons aussi de réfléchir notamment lors de la navette sur les conditions d'imposition des plusvalues immobilières pour débloquer la vente de fonciers de logement tout en prenant soin de donner du temps aux citoyens de s'adapter et de ne pas toucher aux résidences principales. Il nous faudra enfin adapter le taux TVA pour la relance du logement social. Notre deuxième sujet sera de trouver les voies et moyens de redonner du pouvoir d'achat au travailleurs.

Oui, le travail doit être valorisé et sur la feuille de paix, nous devons rapprocher le salaur brut du salaire net. Plusieurs de nos amendements et concours, notamment lors de l'examen du PLFS. Dans ce PLF, nous proposerons le recours simplifié à l'épargne salariale pour que les actifs bénéficient plus directement la création de valeur.

On doit répondre collectivement au problème du pouvoir d'achat. Il y a des solutions. Enfin, une thématique plus transversale, celle de la simplification.

C'est un immense chantier et cela passe aussi par une fiscalité lisible, cohérente, efficace qui doit accompagner simplification des normes administratives. Elle est attendue par les entreprises mais aussi par les Français dans leur ensemble. Nous travaillerons dans ce sens.

Mes chers collègues, ces sujets sont tous des objets de dialogue et sur chacun d'entre eux, des accords sont possible avec une majorité de l'Assemblée. J'espère que nous serons capables de répondre à l'attente de nos concitoyens, donner un budget à notre pays. Je vous remercie.

Soyons honnêtes, pour nous, le texte initial du gouvernement est déjà un texte de compromis. Nous l'avons dit à plusieurs reprises, certaines mesures nous semblent inadaptées et l'effort demement des portes porte trop lourdement sur la fiscalité avec près de 14 milliards de recettes supplémentaires dans un pays qui figure déjà parmi les plus fiscalisés au monde. La responsabil la responsabilité budgétaire ne peut consister à faire toujours payer davantage.

Ce texte du gouvernement constitue néanmoins une base de travail pour engager des mesures d'économie et faire adopter un budget qui réduit le déficit. C'est une nécessité absolue. Dans ce devoir de vérité, nous avons aussi la responsabilité de nous opposer aux mesures qui aggraveraient fortement l'état de nos finances publiques.

Un budget de compromis, oui, mais pas à n'importe quel prix. Dans ce contexte, il faut que chacun chacun garde son sang froid. Et je le dis aux députés socialistes, avec vous c'est toujours plus.

D'abord le renoncement au 493, ensuite la suspension de la réforme des retraites. Et maintenant, vous voudriez nous obliger à voter une taxe duman qui frapperait l'outil de travail de nos chefs d'entreprise. Vos objectifs politiques pour ce texte ne sont en aucun cas plus légitimes que les nôtres.

Vos méthodes témoignent probablement de votre peur du débat parlementaire qui à de nombreuses reprises a rejeté vos propositions démagogique. Les compromis se bâtissent au Parlement, pas dans des chantages par voie de presse. Alors, acceptez le débat.

Acceptez que la démocratie s'exerce ici. Nous avons fait des pas pour essayer de trouver un compromis. C'est désormais à vous d'avancer car nous en sommes convaincus.

Ce chemin existe. Nous ne sommes pas condamnés à l'immobilisme. Il existe un chemin pour améliorer concrètement la vie des Français et faire de ce budget un budget un budget utile pour notre pays.

Au groupes Horizon et indépendant, nous soutiendrons dans les débats tout ce qui permet d'aider la France qui travaille. Cette France qui se lève tôt doit être soutenue et protégée. Le fait de travailler doit toujours payer plus que le fait de ne pas travailler.

Nous soutiendrons tout ce qui aide nos entreprises à se développer. Ceux qui sur le terrain prennent des risques, créent de l'emploi et contribuent à l'investissement productif en France et à la compétitivité de notre économie. Nous soutiendrons nos collectivités locales et tout particulièrement celles qui travaillent à assignir leurs finances.

Nous proposerons de réduire encore davantage les dépenses de l'État et de ses opérateurs. La copie du gouvernement ne veut ne va pas assez loin à ce sujet. Nous devons faire un bilan de l'action de chaque agence, chaque comité, chaque haut conseil.

Ce qui n'apporte aucun résultat probant et utile aux français doivent être supprimés ou profondément réformés. Nous proposerons d'accentuer la réduction du nombre de fonctionnaires. Trop de tâches qui pourraient être mutualisées ne le sont pas.

La France se meurt de complexité administrative et de doublon. Chaque eur d'argent public dépensé doit être évalué, utile et concret pour les Français. Dans les débats à venir, les députés du groupe Horizon et Indépendants continueront de porter une voie de responsabilité et d'exigences pour redresser nos finances, soutenir notre économie et protéger les Français.

Mes chers collègues, je le redis ici, nous faisons confiance au débats parlementaires. Nous souhaitons sincèrement trouver les compromis utiles pour notre pays. Nous devons travailler ensemble pour doter la France d'un budget crédible et équilibré.

À l'essu des débats en commission, le compte n'y est pas, mais il ne tient qu'à nous de trouver un chemin pour adopter un budget responsable, raisonnable qui protège les Français et nous permet de redresser les comptes. Au groupes Horizon et indépendants, nous y sommes prêts. Depuis trop d'années, les budgets de la nation ne sont plus débattus.

Ils sont imposés. Le 413 est devenu un réflexe de survie politique plutôt qu'un outil constitutionnel. C'est le signe d'un pouvoir qui gouverne par contrainte et non par confiance.

Or, un pays ne se redresse jamais contre son parlement ni contre son peuple. 2026 souffre dans un climat institutionnel inédit. Le projet de budget a été conçu par le précédent premier ministre à qui la confiance a été refusée par le parlement mais son départ a laissé une copie inachevée.

Monsieur le premier ministre, vous avez repris le flambeau avec la volonté de stabiliser la situation et de réhabiliter le rôle du parlement. Notre groupe salue cette décision de renoncer au 493 et d'assumer pleinement le débat parlementaire. C'est un geste de respect envers cette assemblée sans majorité et une première étape vers la restauration d'un dialogue.

Après 3 jours et trois nuits de travaux en commission des finances, le texte a évolué. 7 milliards d'euros de ressources se sont évaporées. Le déficit attendu n'est plus de 4,7 % mais proche de 4,9 %.

Limite supérieure fixée par le gouvernement. Preuve que l'équilibre initial ne tenait déjà qu'à un fil. À moins qu'en deuxième partie, si nous y arrivons, il y ait 7 milliards d'économies supplémentaires.

Deuxème constatation, notre groupe qui est reste et qui restera un groupe d'opposition constructive a choisi l'abstention en commission et la voix du travail constructif pour corriger, améliorer et proposer. Notre méthode, c'est celle du travail parlementaire, de la recherche de compromis et de la responsabilité. Nous avons eu le mérite de participer pleinement à l'amélioration de ce texte en proposant, en négociant et en obtenant des avancées concrètes avec nos collègues d'autres groupes.

La réindexation de la première tranche de l'impôt sur le revenu pour protéger le pouvoir d'achat des ménages modestes. Le maintien de l'abattement de 10 % sur les pensions contre un forfait qui était injuste. La non fiscalisation des indemnités journalières des personnes sous ALD. la préservation de la défiscalisation des biocarburants, c'est-à-dire du E85 et du Ban essentiel à la mobilité et à la transition énergétique.

L'élargissement de la taxe sur les transactions financières pour mieux cibler la spéculation et essayer de la freiner. l'encadrement du dispositif du trail pour en limiter le coûte et surtout restaurer sa finalité la transmission d'entreprise familiale et non pas des biens qui n'ont rien à voir avec ces entreprises. la suppression de l'article 7 qui faisait peser des économistes ou les outresemes au détriment du développement local et enfin la réédexation de la DGF pour le bloc communal afin de préserver les finances locales. l'initiative de notre groupe aidée par d'autres groupes, les revalorisations de salaires des travailleurs modestes auraient été annulé par l'impôt et sans ces initiatives, les retraités auraient payé l'addition.

Sans notre groupe, les villes et villages auraient été une fois de plus fragilisé. Nous avons prouvé qu'on peut être responsable sans être démagogue. Le groupe Liot plaide pour un cap budgétaire clair, un état qui maîtrise son train de vie, une justice fiscale réelle et un contrat honnête avec les collectivités territoriales.

Ce budget doit être celui du courage politique, pas celui des illusions. À nos collègues du bloc central, l'heure de l'émancipation a sonné. À nos collègues socialistes et républicains, faisons honneur à la démocratie parlementaire que nous connaissons tous si bien.

Soyons tous et tous les artisans du redressement de notre pays. Au groupe Liot, notre main est tendue mais elle ne servira pas à signer des chèqus en blanc. Nous voulons un budget qui tienne debout sans écraser personne.

La priorité ne peut plus être d'augmenter les recettes. Elle doit être de réduire la dépense publique en ciblant les dispositifs les moins efficaces ou les plus injustes et en modernisant l'État et en garantissant que chaque eur dépensé soit socialement utile. Car un budget n'est pas qu'un exercice comptable, c'est un acte politique.

Le sérieux budgétaire n'exclut pas la justice sociale, il la rend possible. La France est à un tournant. Le redressement budgétaire n'a de sens que s'il est juste.

Notre appel à la construction exigeante est lancée. Nous réserverons notre vote au terme des débats au regard du contenu d'un éventuel compromis qui pourra être trouvé. Nous ouvrons aujourd'hui l'examen de la première partie du projet de loi de finance pour 2026.

Un budget présenté comme celui du redressement mais qui s'annonce avant tout comme celui du rencement. Renoncement à la solidarité, renoncement à la justice fiscale, renoncement à la prétendue promesse républicaine d'égalité. Sous couvert de ce redressement, c'est unissement austéritaire qui s'abat, frappant d'abord celles et ceux qui ont le moins.

Autrement dit, ceux qui peinent déjà à finir le mois seront les premiers à basculer sous le seuil de pauvreté. Au-delà des chiffres, c'est l'esprit du budget qui révulse. Un budget, c'est un projet de société.

Il dit qu'il en protège, qu'il en soutient, qu'elle l'humanité en place au cœur de l'action publique. Or, ce texte est vide d'humanité. Il taxe les étudiants, il réduit les aides personnalisées au logement, il rabote les dispositifs d'insertion, il supprime des soutiens essentiels au collectivité et il prétend encore se parer de vertu écologique lorsqu'il privoire des moyens de reconstruction après un cyclone.

Les outres sont souvent perçus comme une variable d'ajustement budgétaire. Mais ce qui se joue ici, c'est bien plus. C'est l'estime même que la nation porte sur une partie d'elle-même.

C'est le sentiment de dénigrement qui grandit, celui d'être tenu à distance, d'être géré mais jamais écouté. À force de rationaliser, on déshumanise. À force de normaliser, on déracine.

Et dans cette logique comptable, nos territoires les 10 autres Mir servent et je vous le confiant, une variable d'ajustement. Ils sont plus que jamais le miroir grossissant des fractures françaises. Ce que vivent les territoires, ce que vivent ces territoires, désengagement de l'État, recul des services publics, vie chè insécurité sociale n'est que la forme exercer de ce que vivent aussi les campagnes, les banlieux, la France populaire.

C'est le c'est la même logique de délaissement, la même verticalité froide du pouvoir. Et pourtant, permettez-moi de rappeler dans cet hémicycle, la puissance mondiale de la France ne tient que par les outres mès. 97 % de votre zone économique exclusive, c'est grâce à nous.

Votre présence dans les océans atlantiques, pacifiques et Indiens, c'est grâce à nous. Votre base en Amérique du Sud, votre ancrage dans l'Atlantique Nord, dans l'Arctique et dans le canal du Mozambique, c'est encore grâce à nous. Ces territoires ne représentent que 0,08 % de terre émergé du globe.

Mais sans eux, la France cesserait d'être cette puissance mondial. La bataille pour la justice fiscale qui est engagée dans l'hémicycle. Le marathon budgétaire a commencé ce lundi à partir de 15h et les débats vont s'étirer jusqu'au 3 novembre avec un vote solennel sur cette première partie du budget qui est prévue le 4 novembre.

Rappelons que les députés ont 70 jours pour examiner et voter ce budget. S'ils ne le font pas, et bien le gouvernement pourra alors sur le fondement de la Constitution décider de recourir aux ordonnances. On n'y est pas.

On va continuer à suivre ce débat budgétaire passionnant et qui se déroule sur fond de tension sur LCP. Merci de votre fidélité. À très bientôt.

Budget 2026 : coup d'envoi dans l'hémicycle - 24/10/2025 | La séance est ouverte ! — Sébastien Lecornu · Pourquijevote