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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 25 septembre 2025 60 minMixteCulture, médias & sportSolidarités & famille

Le monde méga-déréglé de Jamy - C à Vous l’intégrale - 25/09/2025

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 15 %Défensif 22 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 27:12InvitéChiffre
    « 11 degrés seulement à Paris. On vient de vivre la journée de septembre la plus froide depuis près de 40 ans, 1986. »
  • 31:18PrésentateurChiffre
    « Il y avait 20 morts en 2015. »
  • 32:19PrésentateurChiffre
    « Il faut compter 30 000 euros pour ce bunker de jardin. »
  • 39:24PrésentateurChiffre
    « En 24 heures, le nom de Byron a été recherché plus de 2 millions de fois sur Internet. »
  • 42:58PrésentateurChiffre
    « 26 ans au total. 15 ans au 19-20 de France 3, je n'ai pas de bêtises. 11 ans au 13h. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité8 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Invité 45 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %

4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

C'est à vous en direct jusqu'à 21h avec Émilie, Pierre, Lorrain qui voulaient absolument faire le point de cuisine avec Rebecca.

0:08
Invité

Regardez, on va déguster des magnifiques ravioles, chef.

0:10
Présentateur

Alors, il y a quoi dedans ? Tout ça pour grappiller des ravioles. C'est ça, ravioles à la ricotta maison accompagnées d'une crème de noisette et de figue. Mais malheureusement, pour l'instant, il n'y a rien à dresser. Comme par hasard.

0:20
Invité

Comme par hasard, j'arrive et il n'y a rien à faire. Je serai là pour manger tout à l'heure.

0:25
Présentateur

Du coup, les bras ballants, quoi. Lorrain, c'est l'écharpe. Je suis comme vous, j'attends. Et comme ça. Je vois qu'il n'y a pas de bonus. N'invitez jamais Lorrain Sénéchel à dîner. Il ne vous aidera pas à préparer le repas. Par contre, je serai là pour le bonus. Il est là pour les ravioles. C'est honneur après. À tout à l'heure pour le dîner de cet avou. Ce sont des églises qui ressemblent à des salles de spectacle. Il en ouvre toutes les unes, tous les dix jours en France. Sur le modèle de l'église Martin Luther King à Créteil. Où tous les week-ends, un pasteur accueille plus de 5000 croyants. entre prêche et stand-up avec punchline à la clé et jeu de lumière.

1:03
Invité

Sa leçon du jour, un chrétien se doit d'aller à l'église.

1:08
Présentateur

Aujourd'hui, et c'est OK, mais attachez-vous quelque part. Ne soyez pas juste des aventuriers et des aventurières. Soyez attachés quelque part.

1:19
Invité

Puis comme prévu à la répétition, la scène s'assombrit. Le pasteur conclut d'une voix étranglée par l'émotion et appelle au don. Soutenez-nous chaque semaine. Il y a des gens qui font l'effort de prendre un RER, un métro.

1:35
Présentateur

Et à qui on dit, après deux heures de route, au revoir, vous ne pouvez pas avoir de place. Moi, je peux vous dire, ça me brise, ça me fend le cœur. On va devoir construire un nouvel auditorium probablement.

1:46
Invité

Alors, vous dites Amen, mais moi je vous dis Amen.

1:48
Présentateur

D'après les dernières estimations disponibles, entre 1,1 et 1,2 millions de personnes en France se disent évangéliques. C'est 15 fois plus qu'il y a quelques décennies. Comment expliquer un tel succès ? C'est la question que pose ce soir à 21h10 l'enquête d'Anaïs Barre dans Envoyé spécial, l'émission présentée par Élise Lucet. Elles sont toutes les deux ce soir nos invitées. Bonsoir chère Élise. Bonsoir. Merci. Bonsoir. Bonsoir, bienvenue à toutes les deux pour nous parler de cette enquête pour laquelle vous vous êtes rendue, Anaïs, à plusieurs reprises dans l'église évangélique Martin Luther King.

C'est l'une des plus grandes de France où on voit à quel point tout est fait pour rendre la vie chrétienne plus attractive. L'office, la messe devient un véritable spectacle littéralement. On n'exagère pas.

2:40
Invité

Oui, c'est un culte en fait qui est pensé pour être attractif, pour faire revenir les gens sur les bancs de l'église. Alors, ce n'est pas une église, c'est une salle de concert. C'est un culte qui est préparé depuis du mardi jusqu'au samedi.

2:53
Présentateur

Comme un show. Comme un show. Avec des baptêmes collectifs ultra impressionnants. Oui, oui, oui. Qui peuvent durer jusqu'à 5 heures.

2:59
Invité

Oui, ça peut toute la journée, effectivement. La dernière fois qu'on est allé, il y avait une centaine de personnes dans la journée et ça défile dans sept bassins en même temps. Résultat, on y vient en masse.

3:10
Présentateur

Oui, c'est très intéressant. Alors, je corrige un peu le chiffre que vous avez donné, Elisabeth, parce qu'on est plutôt autour de 750 000. Même si on a beaucoup de mal, en fait, à avoir un chiffre précis sur les évangéliques. Parce qu'on dit bien les évangéliques et pas les évangélistes. Mais c'est le chiffre que donnent les évangéliques eux-mêmes. Donc, on n'est pas au-dessus du million encore en France. Ce qui est extrêmement frappant, c'est ce que vous disiez. Il y a toujours, d'après les évangéliques, une église qui ouvre tous les dix jours. C'est une religion en pleine expansion. Il y a une grande ferveur. Alors que, dans le même temps, les églises catholiques se vident.

Donc, c'est ça qui nous a interrogés à Envoyé Spécial. Et on a voulu comprendre ce phénomène. Il y a quelque chose qui est en train de se passer dans la société française. Nous, on a voulu comprendre. Aller voir ces gens, discuter avec eux. Et bien sûr, enquêter, parce qu'on le fait aussi. Mais comprendre d'abord le phénomène. L'une des clés de ce phénomène et de ce succès, c'est les réseaux sociaux. Ce show-là, il est diffusé sur YouTube. Et les prêtres évangéliques sont ultra présents sur les réseaux sociaux. Ce sont des véritables stars avec des millions d'abonnés. Et certains ont des discours radicaux. On peut le dire comme ça ?

4:16
Invité

Juste pour le show, par exemple, effectivement, il est pensé pour être filmé. Il est retransmis sur YouTube. Donc, il y a des caméras partout. Il est imaginé pour progresser dans l'émotion, pour mettre de la musique, des chanteurs. Donc, c'est aussi une émission de télévision, en fait, ce culte. Et Yvan Carluer le dit. YouTube, c'est la plus grande évangélique du monde, en fait. C'est la plus grande église du monde. Donc, l'Église évangélique l'a investi. Et bien, on avance par rapport à d'autres religions où tous les pasteurs diffusent aujourd'hui leur prêche sur YouTube.

4:47
Présentateur

YouTube, TikTok, effectivement, il y a pas mal de pasteurs qui ont un million d'abonnés sur TikTok. C'est des messages non-stop.

4:55
Invité

Vous dites problématique. En fait, ce qui est intéressant, ce qui est vraiment intéressant, c'est qu'on n'est jamais dans l'injonction, en fait. On ne vous dit jamais, fais pas ci, fais pas ci, fais pas ça. On dit amène.

5:08
Présentateur

Ça, c'est plutôt bon pour eux. Mais on vous dit, c'est mieux pour toi, c'est bien pour toi. Si tu t'habilles chastement, si tu te maries avec un croyant ou une croyante, on explique aussi que le démon fait partie du quotidien, les miracles aussi. Et je crois que vous assistez à une formation à l'Église Martin Luther King, où on explique que les membres amputés peuvent repousser.

5:32
Invité

Oui, en fait, le surnaturel fait partie de la vie des évangéliques. Et c'est aussi le côté concret de la foi, qu'on peut toucher du doigt, les miracles. C'est quelque chose aussi qui attire aussi les gens qui sont en besoin de preuve de spiritualité, de preuve que quelque chose existe. Et en fait, dans l'Église évangélique, on croit qu'il y a des miracles qui font encore partie du monde aujourd'hui, etc.

5:57
Présentateur

Oui, et on voit des vidéos, d'ailleurs, dans l'enquête d'Anaïs, qui est diffusée ce soir sur France 2, on voit des vidéos, justement, où on entend très clairement dire qu'effectivement, oui, un pied peut repousser, que ce monsieur ne pouvait pas marcher, mais regardez, il va se lever de son fauteuil roulant et il va marcher devant vous. Donc, effectivement, ça pose question. Nous, on n'est pas là pour dire, à un moment, on porte un jugement, on est là pour faire un reportage. Et il est long, il fait 52 minutes. Donc, pour le coup, ça va vraiment permettre aux téléspectateurs de faire un vrai avis. On n'a pas voulu verser dans le spectaculaire. On est vraiment rentrés dans l'Église à Melka.

On a tourné longuement avec l'accord du pasteur Carluer. Donc, pas de souci là-dessus. Et on a posé toutes les questions que se posent les journalistes, mais pas que, que se posent les Français ou peut-être les futurs évangéliques. Donc, si vous voulez, nous, notre démarche a été, un, de découvrir comment ça se passe, deux, de poser toutes les questions que peuvent se poser les gens qui ne connaissent pas les Églises évangéliques. En allant à la rencontre aussi d'évangéliques, et d'évangéliques notamment récemment converties. C'est le cas de Martine, elle a 36 ans. Elle, comme l'a dit le pasteur, elle fait, je crois, 4 heures de route, de transport pour venir assister aux offices.

C'est Anaïs qui le dit, mais complètement. Elle a découvert, justement, l'Église sur YouTube.

7:14
Invité

En fait, elle a été touchée par les prêches, des prêches très concrètes. En fait, c'est aussi ça, c'est une religion du quotidien, en fait. C'est comment vivre la Bible au quotidien. Et donc, les vidéos sur YouTube, par exemple, c'est comment trouver l'amour, comment se sentir mieux dans sa vie. C'est ce genre de conseils aussi qu'apportent les pasteurs et qui font que c'est des vidéos qui deviennent virales, sur lesquelles on ne tombe pas forcément à la recherche de spiritualité,

7:34
Présentateur

mais on y vient par ça. Des prêches qui ont un impact direct sur ses conceptions, notamment sur sa conception, son rapport à l'avortement. Moi, avant, j'étais plutôt du côté, c'est mon corps, en fait. Et donc, si j'ai envie d'avorter, je le fais. Mais quand les médecins ou le corps médical propose un avortement, en fait, ils n'ont pas conscience qu'on tue déjà une vie. C'est un meurtre, en fait, l'avortement. C'est quelque chose qu'elle ne pensait pas avant de se convertir. Non, mais il y avait énormément de choses qui ont changé dans sa vie. Elle le dit avant, parce qu'Anaïs l'a suivie chez elle. Elle a complètement changé sa garde-robe. Elle ne met que des chemisiers chastes.

Elle ne regarde plus de films. Elle ne regarde que la chaîne YouTube des évangéliques. Harry Potter est un film démoniaque. Harry Potter est diabolique. Et donc, voilà, c'est énormément de choses. C'est en fait un glissement complet de sa vie. Et cette jeune femme est censée. Et elle verse 100 euros par mois. Alors ça, c'est très intéressant. Effectivement, puisque vous dites Amen, moi je dis Amen. C'est l'extrait qu'on a vu tout à l'heure. Martine, elle dit qu'elle est au chômage. Elle verse 100 euros par mois. Et globalement, l'Église demande aux fidèles de verser 10% de leur salaire par mois. Donc, oui, ça représente de certaines sommes.

Et il l'explique en disant qu'il faut qu'on construise de nouvelles églises. C'est très important. Donc, il faut verser de l'argent. Ça existe, le véné du culte dans l'Église catholique. Petite précision, les messes sont gratuites.

9:02
Invité

Il y a des discours radicaux, notamment sur l'homosexualité, qui serait contraire à la volonté de Dieu. Et vous avez recueilli le témoignage de Thomas, qui a 19 ans, et qui a eu le courage, lui, d'avouer son homosexualité à son pasteur. On lui propose un stage avec des pasteurs spécialistes de la libération, comme ils disent. C'est une formation qui est encore dispensée aujourd'hui. On lui remet ce livret pour travailler sur ses péchés. Voilà, c'est ici. Donc, il y a le divorce, il y a l'homosexualité, l'avortement, les tendances suicidaires. Et donc, moi, je faisais cette prière. Seigneur, je renonce au mensonge qui dit que moi-même ou qui que ce soit d'autre a été créé homosexuel.

Une prière d'autoflagellation. Thomas jure à voix haute qu'il renonce à être homosexuel.

9:50
Présentateur

Je renonce à toute pensée, tout désir penchant et acte homosexuel. Et je dénonce toute combine par lesquelles Satan a perverti mes relations. Je la lisais en boucle.

9:58
Invité

Ça, ça ressemble à des thérapies de conversion, en fait. Et il est loin d'être le seul, Thomas, à vous raconter ça. Oui, là, il y a Thomas dans le reportage. Mais en fait, moi, j'ai parlé à plusieurs victimes de ces thérapies de conversion. En fait, tout propos qui incite à réprimer l'orientation sexuelle, c'est une thérapie de conversion. C'est interdit en France depuis 2022. Et en fait, effectivement, le problème dans ces thérapies de conversion, c'est que souvent, les victimes, elles ne portent pas plainte. Parce que, par exemple, Thomas, il le dit, il est né dans une communauté évangélique. Et depuis tout petit, il est convaincu.

Parce qu'il est convaincu que l'homosexualité, c'est une espèce d'attirance, pulsion sexuelle, un péché comme un autre, comme celui de vouloir se masturber ou d'avoir des relations sexuelles hors mariage. Et donc, c'est des gens qui vont volontairement vers ces ateliers, ces stages, qui s'inscrivent et qui prient. Il dit, moi, il me raconte qu'il a fait cette prière, mais un nombre de fois à s'en dégoûter lui-même. Parce qu'effectivement, en fait, c'est le cas aussi pour la radicalisation, justement, de Martine. C'est-à-dire qu'ils embrassent des argumentaires. Ce n'est pas des injonctions, ne faites pas ci, ne faites pas ça, soyez contre l'IVG.

On leur explique que l'IVG, par exemple, ça fait souffrir les femmes, souffrir le corps des femmes.

11:02
Présentateur

Et c'est des argumentaires comme ça que l'homosexualité, c'est une pulsion contre laquelle on peut se débarrasser. Il y a beaucoup de choses à faire.

11:09
Invité

Ils adhèrent, plutôt qu'appliquer un dogme, ils adhèrent à un argumentaire qui leur paraît tombé de bon sens et qui sont en fait un dogme évangélique qui est la théologie et hérité de la Bible. Et comme ils y vont volontairement, ils ne portent pas plainte.

11:21
Présentateur

Mais est-ce que l'Église évangélique fait l'objet d'une enquête ou de signalement auprès de la Mivilude ? Oui, absolument. Et c'est intéressant parce que le fascicule qu'on a vu là, qui s'apparente effectivement à de la conversion, pour le coup, la Mivilude l'a remarqué dès 2023. Elle a mis dans un rapport en disant, voilà, thérapie de conversion, en voilà un exemple. Et en citant exactement ce qu'on voit dans le reportage d'Anaïs. Donc oui, la Mivilude est extrêmement attentive à ce que font les Églises évangéliques. Après, elles sont assez indépendantes les unes par rapport aux autres. Donc vous allez pouvoir trouver des Églises évangéliques qui sont beaucoup plus radicales que d'autres.

Donc il ne faut pas non plus généraliser. Mais nous, si on a choisi d'aller justement chez MLK, Martin Luther King sait que c'est la plus grande de France. Ils nous ont volontiers ouvert leurs portes. Et d'ailleurs, c'était très important de voir de l'intérieur ce qui s'y passait. Et répondu à toutes nos questions, ce qu'on leur avait demandé dès le début. Et on voit aussi d'autres Églises dans le reportage. Oui. Évangélique, un succès pas si angélique. Voilà pour le titre de cet envoyé spécial ce soir sur France 2 à 21h10. Et puis, Cache Investigation, c'est mardi prochain. Là, ce sera consacré au jackpot des constructeurs automobiles de SUV.

Oui, en fait, c'est très intéressant parce qu'on a décortiqué. Vous avez remarqué partout dans les rues, il y a des SUV, des SUV, des SUV. On a décortiqué toute la politique marketing des différents constructeurs pour vous faire acheter des SUV qui sont plus gros, plus chers, plus polluants, qui consomment plus de carburant. Donc à un moment, on s'est dit, attendez, la différence entre une berline essence et un SUV, c'est quasiment la même coque pour le constructeur. Ils vous la font payer beaucoup plus cher et ça vous revient à beaucoup plus cher et ça pollue plus. Donc on s'est vraiment intéressés, on décortique tout ça.

Et là, c'est Donatien Lemaître qui a fait l'enquête et il porte bien son nom, Lemaître. Vous restez avec nous jusqu'à 21h. Tout de suite, l'œil de Pierre. Ce soir, l'œil va se consacrer à l'œuvre de John Wan.

13:21
Invité

J'ai bien dit John Wan et pas John Wen. John Wan, de son vrai nom John Andrew Perello, est un graffeur et artiste peintre américain d'origine dominicaine

13:33
Présentateur

qui est né à Harlem en 1963. Depuis quelques jours et jusqu'à fin décembre, toute une expo lui est consacrée sur Fluctuart, cette belle péniche musée amarrée près du pont des Invalides.

13:45
Invité

Vous y verrez une gigantesque fresque qu'il a peinte pour l'occasion

13:48
Présentateur

et beaucoup de ses œuvres sur toile qui se vendent maintenant à travers le monde. Je dis maintenant parce qu'à 61 ans, John Wan fait figure de vétéran dans le street art, un peu comme un parrain pour les artistes de rue du monde entier. Quand il était adolescent à New York, il a commencé à écrire sur les murs John M. Rosanna. Il l'a rencontré, ils se sont aimés, ça a été assez bref. Alors il a continué à mettre les trois lettres de son prénom,

14:14
Invité

J-O-N, partout sur les murs et dans le métro. J'avais à peu près 16-17 ans, j'ai fait des taxes dans l'immeuble de ma mère, et dans le premier étage, et je suis arrêté dans le quatrième étage. Et après les gardiens, ils ont monté dans l'appartement, parce que tout le monde a su que c'était moi, ça a été jusqu'à le quatrième étage. Et les gardiens ont dit, il faut que tu dis à ton fils pour qu'il arrête de faire des taxes dans l'immeuble, « Oh sinon, on va vous foutre dehors ! » Ma mère a dit, oui, tu ne fais pas ça dans l'immeuble, tu fais ça dehors. Tout a commencé comme ça. Voilà, c'est la naissance du street art, t'es foutu dehors.

John Wan a une formule qui dit tout pour ceux qui ont découvert au début des années 80

14:55
Présentateur

le métro new-yorkais couvert de dessins et de tags. Le métro, dit-il, c'est un musée qui traverse la ville.

15:02
Invité

J'étais dans la meilleure école de la penture. C'est quoi ? C'est l'école de la rue. Parce que même si tu vas à Beaux-Arts, à un moment, Beaux-Arts, il ne t'apprend pas comment devenir un artiste. J'étais enterré avec des artistes, des galeristes, je visite des ateliers. Ma formation, c'était dans la vraie vie. C'est comme ça que j'ai cette force dans la culture.

15:30
Présentateur

Si John Wan parle si bien français, avec accent, c'est qu'il vit chez nous, à Paris, depuis la fin des années 80, après qu'un grapheur français, Bando, l'ait invité un jour, séduit par son talent. Depuis, John Wan a peint beaucoup sur toile et vendu et exposé dans le monde entier, mais il continue, comme ici, à s'attaquer à des grandes surfaces. C'était en 2017, il ne le fait pas à l'économie. Pour l'œil, Victor Veuillet est allé rencontrer John Wan sur la péniche Fluctuart. Et sa manière de glorifier le street art ne pourra faire que râler ceux qui déjà protestent quand on entend les cris dans une cour d'école d'enfants.

16:09
Invité

Je pense que les taxes, ça doit exister dans la rue. Parce qu'une ville qui est trop propre, c'est une ville qui ne vit pas. Tu vois que c'est stagnant, qui est sur l'oppression. Et c'est très important que les gens s'expriment dans la rue, que ce n'est pas simplement l'art pour une élitise ou pour des gens riches. L'art, ça peut être une chose populaire.

16:38
Présentateur

C'est pas mal. Carte blanche à John Wan, c'est sur la péniche Fluctuart, au pont des Invalides. C'est presque jusqu'à Noël. Pierre, je pense que votre œil et celui de nos invités ne seraient pas insensibles aux images qu'on va découvrir. Par exemple, le beau sourire d'un Tibétain, qui vit dans un lieu d'accueil pour personnes âgées. Ou encore la sérénité d'un yogi népalais. Les joues rougies par le froid d'une jeune fille tibétaine. Mais aussi la majesté d'un cerf en Écosse. Le regard hypnotisant d'un petit duc nain, c'est au Canada. La beauté magnétique de l'intérieur d'un glacier en Islande.

Cliché signé d'un photographe devenu moine et salué par le maître à la matière, Henri Cartier-Bresson.

17:21
Invité

Le maître en photographie découvre les œuvres du maître en religion. Nous avons un point commun, toi et moi, avec des millions de personnes qui ont un appareil photo. Ben oui, c'est vrai. Regarde tous les visages. Et tout est en place. Il a le sens de la forme.

17:41
Locuteur

Regarde.

17:41
Invité

Il faut tous être le silence. C'est pour ça qui est merveilleux. Il n'y a pas de commentaire. Tout est dit.

17:52
Présentateur

Bonsoir Mathieu Ricard. On est ravis de parler avec vous de ce magnifique livre, Lumière, qui comprend 90 de vos photos idédites. Ça révèle l'envergure de votre travail photographique. Vous qui avez découvert la photo bien avant le bouddhisme, puisqu'on vous a offert votre premier appareil photo à 12 ans. Oui. Mais alors, il ne fallait surtout pas compter sur vous pour les photos de famille. Ben oui, ils se sont résignés très vite. Je photographiais des reflets dans des verres d'eau. Et c'est tout ? Non, non. Après, j'ai rencontré un photographe animalien, des pionniers, donc il m'a appris la photo véritablement.

Mais est-ce qu'il y a une démarche commune entre la photographie et le bouddhisme ? Une sorte d'expérience contemplative ?

18:31
Invité

Il ne faut pas trop tirer les choses. Mais bon, c'est vrai que Cartier-Bresson parlait de l'instant décisif.

18:37
Présentateur

Dans le bouddhisme, on reste tranquille, on regarde l'Himalaya. Puis quand il y a un moment magique, on est là. On peint avec la lumière et avec le temps.

18:46
Invité

Ils peintent avec des pinceaux, ils mettent un peu de la peinture partout. Nous, on ne déclabousse pas à droite, à gauche.

18:53
Présentateur

Mais c'est vrai qu'il faut du temps. Il faut de la patience. Et vous avez attendu, pour prendre chaque cliché, le bon moment, la bonne lumière. On attend sans attendre. J'ai fait un autre livre qui s'appelle Voyage immobile. J'étais assis sur mon derrière pendant un an, non pas à temps de la lumière, mais j'étais dans mon ermitage.

19:07
Invité

Mais quand il y avait ce moment magique, ça ne dure pas longtemps. Une lumière, ça peut durer 15 secondes et puis ça change complètement.

19:12
Présentateur

Donc vous aviez tout le temps votre appareil sur vous ? Oui, mais si vous voulez, je l'avais dans un coin et je sortais une fois tous les 10 jours, mais pour le bon moment. Et votre appareil photo, vous l'avez embarqué avec vous partout. En Islande, au Népal, au Mexique, au Bhoutan, en Turquie, au Vietnam, au Chili, au Portugal. Il y a aussi des clichés pris en France, en Dordogne, en Bretagne. Vous êtes un globetrotter en fait, Mathieu. Beaucoup moins maintenant. Ah oui. J'ai arrêté de faire le clown, je voyage moins. Je fais un peu l'aller-retour avec le Népal. Mais en gros, voilà. Si vous aimez photographier la beauté, c'est parce que c'est une source d'espoir.

Parce qu'on ne sera jamais saturé de beauté. Non, ni d'émerveillement devant la nature.

19:52
Invité

C'est vrai que j'étais dans des... J'étais dans un visa pour l'image, par exemple, à l'époque, il y a 20 ans. C'était le Kosovo. Il y avait les drogués en Brocline, la mafia en Sicile.

20:02
Présentateur

On avait envie d'un petit peu redonner confiance à la nature humaine.

20:05
Invité

Donc je leur ai proposé une exposition, Visage de paix, Terre de sérénité. Donc finalement, j'ai fait un livre là-dessus. Mais c'est vrai que tellement en ce moment, avec tous ces drames, et tous ces tragédies, avec tous ces massacres inutiles,

20:19
Présentateur

si vous pouviez davantage reprendre conscience de notre humanité commune, ça serait tellement bienvenu dans notre époque si troublée. Oui, vous qu'on a longtemps defini comme l'homme le plus heureux du monde. Vous l'êtes encore ? Ah oui. C'est des blagues, ça.

20:35
Invité

C'est la plus grande blague du monde. Comment voulez-vous qu'on sache le niveau de bonheur de 8 milliards d'êtres humains ?

20:40
Présentateur

Oui, oui, c'est un classement idiot.

20:43
Invité

C'est un truc de journaliste très sympathique.

20:45
Présentateur

C'est pas de moi, pour une fois. Ça marche très bien.

20:49
Invité

Mais la science ne peut pas dire quelque chose comme ça.

20:52
Présentateur

Vous dédiez ce livre à votre mère, en tout cas l'artiste-peintre Yann Le Toublin, qui nous avait quitté en 2023 dans sa centième année. Et vous étiez venus tous les deux ensemble sur ce plateau. Oui, c'était un bon moment. Eh bien, on le regarde. Yann, la plus grosse bêtise que Mathieu ait faite enfant ? Oui, c'était mon modèle. C'est vrai ? Votre enfant était votre modèle ? Oui, parce que c'était un enfant programmé pour sauver le monde. Est-ce que vous vous souvenez du plus beau cadeau qu'il vous ait fait ? Ben, de naître. Est-ce que vous vous souvenez du plus beau cadeau que vous ayez reçu ?

21:24
Invité

La bonté, le fait de baigner un enfant dans une sorte de bonté, même si ce n'est pas comme ça, surfait, excessif, c'est un cadeau merveilleux.

21:32
Présentateur

Je l'ai aimé, je n'ai pas réélevé.

21:35
Invité

Et alors, la fois où vous avez été le plus fier de lui ?

21:37
Présentateur

Je suis tout le temps fier de lui. C'est très bien ce qu'il fait. Oui, c'était un joli moment. Vous avez beaucoup de plaisir à le revoir. Oui, puis il y avait aussi Jean d'Ammeçon. Quelle famille, quelle famille. Est-ce qu'être bouddhiste, croire en la réincarnation, ça aide à mieux accepter la mort ?

21:53
Invité

Oui, mais sur les mamans, j'ai quitté le Népal pour faire du mami-sitting pendant 5 ans. J'ai vraiment jour et nuit avec aussi des aides. Et finalement, quand elle est partie à 100 ans, qu'est-ce que vous voulez ? On ne voulait pas qu'elle parte, mais en même temps, c'était difficile. Il ne fallait rien n'enlèver personne. La veille de sa mort, elle a chanté tout doucement « Adios, amigos, los compañeros de la vida ». Et puis elle a dit « Les gens disent qu'on retourne poussière, mais on retourne lumière ». Donc si vous voulez, ça m'a un peu inspiré, parce qu'elle peignait la lumière, et moi je la peins avec un appareil de photo.

22:28
Présentateur

Vous savez sans doute que mercredi prochain sort en salle un documentaire consacré au Dalaï Lama, qui s'intitule « La pleine conscience du bonheur, un voyage avec le Dalaï Lama ». J'ai l'impression que je vous l'apprends.

22:41
Invité

Oui, tout à fait, j'arrive au Népal.

22:42
Présentateur

Il sort mercredi en salle, et dans ce documentaire, le Dalaï Lama évidemment évoque les grands principes du bouddhisme, retrace sa vie, et il évoque une réflexion qui pourrait devenir révolutionnaire.

22:56
Invité

Écoutez. Females ont plus de sens de la concern de l'autre. Donc, donc, plus de femmes devraient prendre responsabilité. Je me sens que le monde devient safer.

23:19
Présentateur

Alors, vous souscrivez un jour une Dalaï Lama ?

23:33
Invité

Mais bien sûr. Il a dit non seulement elle pourrait, mais devrait être une femme si c'était meilleur pour la société. Et il dit souvent, la préhistoire, l'âge du muscle, la renaissance, l'intelligence, a priori égale, mais on n'en est pas là. Il dit maintenant, ce qu'on a besoin, c'est de la bienveillance et de la compassion. Les femmes sont mieux placées. Et d'ailleurs, cette année, on fête les 25 ans de notre organisation humanitaire. Et on met un accent marqué sur l'autonomisation des femmes, l'alphabétisation des femmes, l'éducation des jeunes filles, etc. Donc en Inde, on est de 500 000 personnes par an. En Inde, on est pas, il y a un petit peu au Tibet.

Et on met au cœur le fait qu'il faut que les filles aillent à l'école, qu'elles soient éduquées. On sait par exemple que c'est une fille qui a été au moins un an à l'école. Ça diminue considérablement le risque de la mortalité infantile.

24:18
Présentateur

Donc c'est très important. C'est essentiel. Et d'ailleurs, tous les bénéfices de ce livre seront reversés à l'association que vous dirigez, Karuna Shechen. Je ne dis pas de bêtises. Tout à fait. Karuna, ça veut dire compassion en sanscrit. Et ce livre, la conférence qu'on va donner au Grand Rex le 3 octobre, tout ça, c'est... Depuis le départ, je me suis dit, les Ferraris dans l'Himalaya, ça ne marche pas, les piscines n'emportent non plus. Je vais avoir des ennuis avec les impôts, je donne 100%. Oui, pas de piscines à débordement dans l'Himalaya. Je peux me permettre de vous l'offrir, chère Élise, de la part de Mathieu Ricard.

Dans un instant, le bonus de Lorrain, qui ne sera pas un Dalai Lama, pas seulement parce qu'il n'est pas une femme, mais d'ici là, la fiction HMC, la fiction quotidienne de C'est à vous. Les gars, je viens de l'habiller, c'est une actrice du genre... J'ai pas compris. Mitterrand ? Non, pas Mitterrand, du genre acteur studio, quoi. C'est-à-dire ? Elle a besoin d'être dans la situation pour rester concentrée dans son personnage. Ça veut dire que même quand on ne tente pas, on doit tous et toutes faire comme si on était dans le film. Mais c'est quoi ce délire ? C'est mort. Moi, vivant, jamais je mets un débit d'époque. Ça vous va ? Enfin, cela vous scie, madame.

25:35
Invité

Tu serrez-vous remodeler mon habillement de tête ?

25:39
Présentateur

Oui, c'est ça, il faut que je vous coiffe.

25:41
Invité

Soit. Qu'est-ce donc que cela ?

25:44
Présentateur

Ah, c'est ma ton de seins. Non, mais touchez pas à la comtesse. C'est un instrument du mal. Bon, trouvez que ça, je suis verte. Pardonnez le retard, jean de dame, c'est une honte. Ce n'est rien, la gueuse. Mais non, mais non, je ne suis qu'une fiante sur laquelle la mouche, c'était une bavette. Ça me rétrait bien d'y coup de fouet cachot, méchant. Est-ce que le... Que je commence l'enduit. Il s'est préparé. Oui, c'est ça, il s'est préparé, mais enfin, avec ses ciseaux, ça va prendre trois plombes. Juste, déjà, terminé avec d'autres sécateurs, madame. Pendant ce temps-là, je prépare ma mélance. Et ah, pourquoi ? Parce qu'à ce rythme-là, on fera du jeu de paume. En juillet ! Tu entres !

Qu'est-ce que cela ? Mon téléphone. Tiens, le proto-jour, collègue, balise activée. Shift en commande pour préparation faciale. J'avais dit que c'était n'importe quoi, Sénat. C'est moulant. Matricule dame, je suis émissaire d'une transmission temporelle, porteur d'une infogravité majeure.

26:53
Invité

Par quel artifice vous êtes-vous introduit en ma demeure ?

26:55
Présentateur

N'importe quoi. Tout de suite, le bonus Agla-Gla, quel frigo ? C'est pas de générique, ça. Oui, parce qu'il fait froid, Laurent.

27:09
Invité

Ben oui, il fait froid. 11 degrés seulement à Paris. On vient de vivre la journée de septembre la plus froide depuis près de 40 ans, 1986. Ça fait 39 ans qu'il n'avait pas fait si froid en mois de septembre. La chute a été assez rapide. Vous allez voir, une image vaut mieux qu'un long discours. Le pic du Midi de Bigor, c'est dans les Pyrénées. On est passé de 21 degrés jeudi à moins 6 degrés avant-hier. Les premières neiges sont arrivées dans les Pyrénées, ici 1700 mètres d'altitude. Et c'est pareil, plus à l'est, les Alpes. Premier flocon depuis l'hiver dernier. Et cette neige, elle tient. Elle recouvre les paysages. Ça donne des belles images.

De l'autre côté de la frontière, ça c'est en Italie, les Alpes italiennes. Un camaïeu de gris. C'est beau, mais c'est pénible ce froid. Notamment pour les éleveurs. Ce matin, il faut déjà être un peu actif, très rapidement. Puis après, on se cale les mains sous les cuisses, comme ça. Ça les agace un petit peu, mais nous, ça nous réchauffe un peu les doigts. C'est sûr qu'on est toujours un peu inquiets. On ne sait pas trop comment ça va se passer. Les vaches, si ça va aller. On va voir si ça a tendance à s'écarniser. On les redescendra plus rapidement que prévu. Heureusement, ce froid record ne va pas durer dès ce week-end. Et surtout, la semaine prochaine, ça remonte.

Il n'y a plus de saison. Et c'est même pire à cause du réchauffement climatique qui dope les événements extrêmes. Le week-end dernier, dans le Var, une personne est morte. Et puis, le match de l'OM à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, avait été repoussé au MPSG à cause de ses intempéries. Il en parle dans son prochain numéro Jamy, de ses intempéries extrêmes dans le monde de Jamy. Lundi, 21h05 sur France 5, consacré au méga orage, nouvelles menaces. Et quoi de mieux pour comprendre ces phénomènes que de se jeter dans la gueule du loup ? C'est ce que Jamy a fait.

28:45
Locuteur

Trop fort.

28:46
Présentateur

Ça pète de partout.

28:56
Invité

Ça déchire le ciel. Dans tous les sens. À l'horizontale, à la verticale. Oui. Oh ! Avec un... Oh !

29:09
Présentateur

Magnifique !

29:10
Invité

On est comme des gamins devant les éclairs. C'est impressionnant.

29:15
Présentateur

Bonsoir, Jamy.

29:16
Invité

Bonsoir.

29:17
Présentateur

Merci de venir avec ces bonnes nouvelles. Méga orage, foudre, grêle. Et c'est que le début. Non, mais c'est ce qu'on comprend dans le nouveau numéro du Monde de Jamy. Avec des chiffres qui m'ont vraiment frappé. Un peu comme la foudre. Chaque année en France, on recense 250 orages. C'est beaucoup. Oui, c'est beaucoup. C'est de plus en plus. Et il y en a de plus en plus. C'est de plus en plus violent. De l'ordre de 400 000 impacts de foudre. C'est beaucoup. Mais c'est beau. On a parlé de beauté tout à l'heure. Un orage, c'est dangereux. Mais ça peut aussi être magnifique. Il faut savoir se poser là où il faut. Il y en a deux fois plus qu'il y a 50 ans, des orages.

Et avec des régions particulièrement touchées ? Alors, il y a des orages un peu partout. Souvent, quand on parle de la fréquence d'orage et qu'on cherche les chiffres les plus élevés, on va en montagne. Les Pyrénées, les Alpes, beaucoup dans l'arc méditerranéen. Mais on n'en est pas privé non plus dans la région parisienne.

30:10
Invité

Ça peut être dangereux de nous enquiquiner un peu. Par exemple, à Marseille, la rentrée avait été repoussée de 24 heures à cause des risques d'orage. Alors même qu'il n'y avait pas forcément eu énormément de pluie. Hier, il pleuvait, peut-être moins que prévu, mais bon, c'est pas trop mal. Il a fallu s'organiser au dernier moment, c'était pénible. Voilà, on a fait ce qu'il fallait. Vous vous êtes organisé comment ? Eh bien, on s'est organisé que, de toute façon, on avait des travaux dans l'appartement, que j'avais posé des congés et que, finalement, on n'a juste pas fait de travaux. Alors, c'est en kikinant. À Marseille, en l'occurrence, peut-être, c'était le cas.

Mais le problème, c'est que ces orages, on n'est toujours pas en mesure de dire où ils vont tomber précisément. Et ça peut être très dangereux, mais très localisé.

30:49
Présentateur

Absolument, c'est ce qui est compliqué avec les orages. Rencontrer des prévisionnistes, et vous allez voir toute la complexité. D'abord, parce que c'est un phénomène, finalement, qui est assez restreint à l'endroit où il se produit. L'orage que nous avons suivi pour cette émission, il est concentré sur une petite zone et il se déplace. Mais où va-t-il aller précisément ? On ne sait pas. Quand on regarde tous les orages qui ont fait énormément de dégâts autour de nous, des victimes, quand je pense à Cannes 2015, par exemple. Il y avait 20 morts en 2015. 20 morts. Eh bien, ce sont des orages. On ne sait pas exactement où ils vont éclater.

Est-ce que c'est sur cette ville ou est-ce que c'est 20 kilomètres plus loin ? Si ça se passe 20 kilomètres plus loin, il n'y a pas de risque. Exactement. Après, il y a toutes les infrastructures qui ont été mises en place. Justement, en parlant de ça, les infrastructures depuis Cannes, depuis 2015, selon vous citiez, la mairie a incité les habitants à créer des bassins de stockage chez eux et dans leur jardin, sous terre, des bassins reliés aux canalisations de la maison.

31:49
Invité

L'eau de puits va tomber sur les toitures et récupérer par les gouttières, ensuite amenée par des canalisations jusqu'à ce bassin. On a le regard de visite dans lequel on peut descendre. L'eau arrive ici en grande quantité par ces gros diamètres. Il se remplit et ensuite, l'eau qui se cumule ici va ressortir par des petits trous en bas de ce muret.

32:12
Présentateur

Ça part par là-bas. À Cannes, ces équipements sont aujourd'hui obligatoires pour toutes les nouvelles constructions. Et ce n'est pas gratuit. Il faut compter 30 000 euros pour ce bunker de jardin. Tout le monde ne peut pas se le permettre. Comment est-ce qu'on fait quand on n'a pas les moyens ? Ce sont des mesures qui ont été prises pour les gens qui font construire. Et des gens qui ont dit, écoutez, plutôt que de construire une piscine, vous allez construire un bunker, une piscine qui ne servira pas, au bout du compte. Ça ne doit pas être facile à entendre, ça.

C'est pas facile à entendre, mais dans une ville comme celle-ci, il y a une forme de culture du risque qui s'instaure, ce qui manque beaucoup dans notre pays. Et donc, toutes les personnes qui font construire ce genre de bunker, elles se souviennent de ce qui s'est passé dans la ville. Il y a des images qui marquent, elles ont probablement autour d'eux des gens qui ont été vikings. Donc, il y a des gens qui préfèrent faire construire ce bunker plutôt qu'une piscine. De toute façon, ils n'ont pas le droit de faire construire la piscine. Si c'est ça ou si la maison disparaît, parce que vous pouvez avoir ce risque aussi. Les gens qui construisent ce bunker, ça protège aussi leur maison.

Ça protège leur maison, ça protège celle des autres. Bien sûr. Et effectivement, le souvenir dramatique de 2015, je pense que tout le monde l'a en mémoire quand même. Oui. Depuis lundi, c'est gla-gla, d'accord, mais c'est l'automne, officiellement. Et qui dit automne dit changement de couleur.

33:39
Invité

Et vous expliquez, cher Jamy sur YouTube, aux plus de 2 millions d'épicurieux, vous expliquez très joliment, avec des petits instruments qui vous aident, le changement de couleur des feuilles.

33:54
Présentateur

Les échanges entre le bois et les feuilles cessent petit à petit. Privés de ressources, les feuilles ne fabriquent plus de chlorophylle. D'autres pigments, bien présents depuis le départ à l'intérieur de la feuille, mais jusque-là, masqués par la couche de chlorophylle, font alors leur apparition. Et c'est ce qui explique le changement de couleur. Et la date de l'automne change tous les ans ? Absolument. Elle change, parce que l'automne, en fait, c'est un moment précis, dans la course de la Terre autour du Soleil, c'est le moment où le jour et la nuit font exactement la même durée, comme le printemps, l'équinoxe.

Mais comme notre Terre ne se déplace pas toujours à la même vitesse autour du Soleil, de temps en temps, il y a un petit décalage. Et puis, comme tous les ans, nous rajoutons une journée. Ce décalage est encore plus effectif. Et puis, il y a aussi l'axe d'inclinaison de notre planète qui change un peu. Donc, la date de l'automne varie entre le 21 et le 24 septembre.

34:53
Invité

Merci, cher Ami.

34:54
Présentateur

Et puis, Jamy, est-ce qu'on peut... C'est un bonheur, parce qu'à chaque fois que je raconte ça, je me projette et je m'imagine au cœur de l'espace et observant la course de notre planète. Je vous ramène sur la Terre ferme. Est-ce qu'on peut dormir sur un lit de feuilles mortes ? Oui, on peut. C'est arrivé au Moyen-Âge. Dans les montagnes, on dormait beaucoup sur des lits de feuilles mortes parce qu'on n'avait pas de paille. Donc, on dormait sur des lits de feuilles mortes. Vous avez essayé ces conforts ? Alors, je n'ai pas essayé. C'est l'une des choses qu'on apprend dans cet almanac parce qu'on en apprend tous les jours avec vous.

À la date du 25 septembre, on apprend qu'il y a du maïs dans le dentifrice, mais sans qu'il y ait le goût de maïs. Heureusement. Enfin, heureusement, les pop-corns, c'est délicieux. Parce que le maïs va servir. Il y a des composants du maïs qui vont servir de liant. Mais on va retrouver ce liant dans plein de produits. Dans le dentifrice, dans les peintures, dans l'école, dans énormément de produits, on va retrouver cet amidon de maïs. Alors, est-ce qu'il y a des collectionneurs de dentifrices ? Ah, je ne sais pas, il y a des collectionneurs de tout. Oui, parce que vous en parlez beaucoup. On va faire un jeu juste après, il y a des collectionneurs de tout. Mais figurez-vous qui.

On a cherché, il existe des collectionneurs de dentifrices. On a trouvé un Américain, un dentiste, qui détient le record du monde. En tout cas, il le détenait en 2014.

36:14
Invité

Je dirais que mon collectionneur a environ 3,000 items. Over ici, nous avons des peintures de l'Américain. Et des peintures de l'Américain, comme des bambous. Je n'ai pas brûlé avec celui-ci, mais une peinture de la peinture, vous pouvez imaginer, ne peut pas être pour les personnes de l'Américain. Ma préférée, c'est un set de whisky-flavoured. It's rice, scotch and bourbon. Don't brush and drive. Don't brush and drive. C'est quand même pas mal.

36:49
Présentateur

Exactement. Donc, vous vous intéressez aux collections insolites et à la façon dont on nomme ces collectionneurs insolites. Par exemple, qui sont les émettos aéros sagophiles ? Oh là là ! Émettos aéros, donc ça se passe dans le ciel. Sagophiles. Sagophiles, mais... Les sagouins, je ne sais pas. Vous ne trouverez pas, Élise, c'est tordu. Non, mais c'est un truc qui vole et qui émet. Ou c'est les étoiles, quand elles disparaissent, elles devaient... C'était pas mal, déjà. Voilà. Parce que aéros dans l'air. Émettos, ça renvoie plutôt à des choses gastriques. Donc, gastriques, non. Dans l'air ? Ce sont des collectionneurs de sacs à vomi. Mais non !

C'est comme les collectionneurs d'endortifs, c'est même pire, là. Je ne savais vraiment pas que c'est... Des collectionneurs de sacs à vomi, c'est fou. Émettos aéros, sacs à vomi. Une estimation, comme ça, aux doigts mouillés, j'aime pas.

37:42
Invité

Et le fin du fin, c'est d'avoir des sacs propres ou déjà... Non, non, non, non, propres.

37:47
Présentateur

Enfin, j'espère. Pour eux, c'est... Voilà, on apprend des tas... Aussi, des collectionneurs d'étiquettes de boîte à fromage, etc. Et que tout ça a un nom. C'est ça qui est formidable, parce que la science nomme. Et c'est pour ça que c'est la science. Non, mais c'est vrai, c'est pas ce qu'elle nomme. Elle est trop forte. Je ne sais pas, pour Anaïs ou pour Mathieu. Allez. Voilà, s'il y a des sacs à vomi dans le vol de votre retour au Tibet.

38:12
Invité

Fils de l'hôtel, Mathieu.

38:19
Présentateur

Merci beaucoup. Ça, c'est le 360 nouveaux jours. 365. Dès qu'il faut que je me dépêche, c'est la fin. 365 nouveaux jours avec Jamy. C'est chez Nathan. Et le monde de Jamy, c'est lundi sur France 5 à 21h05. Oh, my pop, Émilie. Dans Oh, my pop, aujourd'hui, j'aimerais qu'on revienne sur une des images qui nous a marquées cet été, qui a rendu fou Internet, qui a été maintes fois parodiée. C'est cette fameuse kiss-cam lors du concert de Coldplay.

38:49
Invité

Alors, nous, on a ri, eux moins.

39:17
Présentateur

Ils ont été propulsés sur la scène médiatique et internationale. En 24 heures, le nom de Byron a été recherché plus de 2 millions de fois sur Internet. Alors, Byron, c'est le nom de ce monsieur qui s'était accroupi en Andy Byron, PDG d'une start-up à New York, astronomeur, marié, deux enfants. Et la femme dans ses bras n'était pas son épouse, mais une collègue, la DRH de la boîte, Christine Cabot, qui était mariée elle aussi. Une affaire qui a quand même eu des conséquences économiques. Un bad buzz qui éclabousse l'image de leur société. Deux jours plus tard, Andy Byron posait sa démission. Christine, à elle, était suspendue.

Donc, débarrassée de ses membres un peu gênants, la société a tenté de redorer son image et de tenter un coup de com' franchement assez ingénieux. Ils ont fait faire cette vidéo à Gwyneth Paltrow. Donc, clin d'œil à Coldplay, puisque le leader de Coldplay, c'est Chris Martin. Gwyneth Paltrow, c'est son ex. Et c'est donc Gwyneth Paltrow qui fait la vente de la société. Depuis, Chris Martin, lui, avertit son public avant de le filmer lors d'un concert.

40:38
Invité

Mais, mais, mais, il est temps de rendre justice

40:58
Présentateur

au couple infidèle le plus connu au monde. On a appris que, décidément, alors oui, il y avait du monde ce soir-là à ce concert de Coldplay. Et parmi le public, il y avait aussi le mari de Christine. Le mari légitime. Le mari légitime de Christine, André Cabot, qui était lui aussi présent dans les tribunes. Et il n'était pas seul, lui aussi était bien accompagné. Et c'est ce qu'on apprend aujourd'hui dans ce tableau It's The Sun qui titre donc sur coup de théâtre dans le drame de la Kiscam. Et en réalité, Andrew et Christine Cabot étaient séparés. Ils étaient en instance de divorce. Et visiblement donc recasés, chacun de leur côté.

Andrew, en tout cas, est toujours avec celle qu'il accompagnait au concert. Donc, morale de l'histoire, pour vivre heureux, vivons cachés. Nous soyons fidèles. Je ne sais pas. C'est l'autre ça, c'est... Sauf qu'on s'emmerde.

41:46
Locuteur

Sauf qu'on s'emmerde.

41:47
Présentateur

Pardon, parce que je sais que vous m'avez apporté un... Oui, nous on n'a pas ces problèmes au monastère. Il n'y a pas de Kiscam non plus au monastère. C'est ça, parce que vous n'avez pas fait. Oui, en plus de la photo, comme j'ai arrêté, je vous le dis, de tourner à droite à gauche, depuis trois ans, je me suis consacré à la traduction d'un livre de 800 pages du tibétain en français et en anglais qui s'appelle Le trésor des instructions essentielles. Je vous recommande ça pour vos soirées d'hiver. Pour Jamy. Voilà. Il nous en fera une lecture simplifiée à un texte. pour qu'on soit sûr de tous comprendre. Merci beaucoup, Mathieu.

Elisa, avant de devenir la redoutée présentatrice de Cache Investigation, vous avez présenté le journal télévisé. Moi, j'ai même fait les deux en même temps. 26 ans au total. 15 ans au 19-20 de France 3, je n'ai pas de bêtises. 11 ans au 13h. Vous y avez reçu dans les cinq dernières minutes au Marcy, Florence Foresti, Jamel Debouze, Charles Aznavour, Thomas Dutronc et un mystérieux monsieur en slip. Et voici maintenant, en tenue très légère, notre invité des cinq dernières minutes. Éric Bouvron, bonjour. Merci d'être avec nous sur le plateau du 13h de France 2. Première question, c'est quoi cette tenue ?

43:00
Invité

C'est une tenue, évidemment, des Bushmen. C'est... On l'appelle un tsara. Un tsara, une peau de bête.

43:05
Présentateur

C'est simple, comme on voyait. Ça, c'est chic, élégant. Par devant, par devant des éléments naturels. Voilà. Et par derrière, un string.

43:16
Invité

C'est très léger, en tout cas.

43:17
Présentateur

Mai 2007. Bon, allez, Babette, on va se parler très franchement. On vous invite des gens tous les jours. Parfois, il y a un bug. C'était un bug très visible chez moi. Très, très, très visible. Alors, depuis, j'ai refouillé dans mes disques durs au fin fond. Et en fait, c'est un type qui avait été élevé en Afrique du Sud et qui voulait s'habiller, j'imagine, comme... Vivant dans la brousse. Mais oui, je pense que c'est ça. C'est une élégance folle, je trouve. Franchement, on se dit, mais qu'est-ce qui nous a pris de programmer ce petit... Et dans le best-of de vos meilleures interviews, il y a ce monsieur en slip qui vous montre comme ça... Super. Et je me suis dit, mais il faut absolument...

Super interview. Bienvenue à tous les quatre à la table de cet abo autour du repas préparé pour vous par Rebecca Beaufour et son beau sourire et ses ravioles à la ricotta. Tout le monde se régale et finit son assiette depuis le début de la semaine. Donc, c'est le défi que vous avez à relever. Ça a l'air bon, en tout cas, franchement. 26 ans à présenter le JT, un job dont vous ne rêviez pas du tout. Non. Et que vous avez quitté de vous-même, ce qui arrive quand même très rarement dans ce métier. Oui, mais c'est super, justement, d'avoir cette occasion à la fois. Très franchement, effectivement, j'en rêvais pas.

J'en suis tombée amoureuse parce que je trouve que c'est un endroit idéal pour voir, justement, comment ça bouge, comment la société française bouge, comment le monde bouge, tout ça. On a l'impression d'avoir vraiment, vous savez, le stéthoscope, là, sur le cœur du pays et un peu parfois sur le cœur du monde, tout en restant modeste, bien sûr, mais d'entendre, de voir ce qui se passe, de sentir tout ça. Donc, c'est un poste d'observation super. C'est la mise en valeur du travail des équipes. Donc, ça, moi, vous savez que j'adore ça. Pas par hasard que je vienne toujours avec mes équipes sur votre plateau. J'adore les mettre en valeur.

Et donc, voilà, et après, je l'ai quitté, oui, avec grand plaisir au bout de 26 ans. J'ai été fidèle, quand même, parce qu'on est sur la fidélité.

45:15
Invité

Mais vous êtes resté suffisamment longtemps pour recevoir un jour la visite des équipes de CEPA Sorcier qui consacraient un numéro aux coulisses du JT. Bonsoir, le meurtrier présumé du jeune Nicolas... Au fait, les présentateurs ne sont pas de simples speakers. Ce sont d'abord des journalistes qui ont leur mot à dire sur l'info. Bon, comme ça, ça a l'air facile, mais il faut quand même avoir les nerfs solides. Ça, voilà, le père premier, on est prêt, nous, quand vous voulez, pour l'interview.

45:40
Présentateur

Une minute à l'antenne. Bon, Jamy, j'ai un peu le trac quand même. Un jour, j'ai commencé le journal, j'ai lancé le premier sujet. Et dans mon oreillette, on m'a dit, Élise, il y a un gros problème, le bêta-carte est en panne, toutes les cassettes sont coincées à l'intérieur, il faut le dévisser au tournevis, donc tu meubles. Et il a fallu que je meubles pendant, je ne sais plus, 6 minutes 30, 7 minutes. Qu'est-ce que vous avez dit pendant 6 minutes 30 ? J'étais pas seule, heureusement. Ce jour-là, je présentais avec Marc Autement, et on s'est regardés tous les deux. Et là, un moment de panique, on avait les vieilles oreillettes à l'ancienne. Moment de panique affreux.

Et on entendait dans notre oreillette, on est en train de la dévisser au tournevis, on ne sait pas dans quel ordre on va sortir les cassettes. Et donc, on faisait les lancements, on les transformait en brefs, enfin tout ça. Puis tout à coup, on nous disait, on a sorti l'avant-dernier sujet, ce jour-là. Il n'y avait pas plus le deuxième, à plus le sixième. On s'est excusé platement, je pense qu'ils ont tous vu, mais heureusement qu'on était deux à présenter, parce que 6 minutes 30, c'est impossible.

46:41
Invité

C'est long.

46:41
Présentateur

Et j'aime bien le commentaire de ces par-sorciers, c'est, contrairement à ce qu'on peut penser, les présentateurs de JT ne sont pas de simples speakers. Mais je vous remercie, enfin, je n'ai jamais été présentatrice de JT, mais c'est ce que pensent peut-être beaucoup de téléspectateurs, qu'un présentateur de JT... Oui, ce n'est pas le cas en France. Vous avez aux États-Unis ce qu'on appelle des anchor-men ou anchor-women, et donc il y a des gens qui leur écrivent leur texte, et nous, alors, dans les pays francophones, globalement, ce n'est pas du tout le cas.

Nous, on écrit tout ce qu'on lit à l'antenne, sauf arrache complet spécial qui dure 5 heures et où on peut vous apporter des trucs, et encore, on les remet à notre sauce. Mais vraiment, en France, c'est des gens qui sont journalistes, qui ont une carte de presse et qui ont un vrai boulot de mise en valeur du travail des autres. C'est super important. Vous voulez dire quoi, Mathieu ? Oui, j'ai une grande amie, une grande pianiste, qui s'appelle Marina Djaupilès. Et une fois, le chef d'orchestre a commencé un autre concerto

47:37
Invité

que ce qu'elle avait préparé. Elle le regarde avec un air effaré, et le chef d'orchestre lui dit « Tu peux le faire, tu peux le faire ». Et par cœur, elle a joué ce concerto de Mozart parfaitement. Mais je vais vous dire qu'à un moment donné, elle l'a regardé, mais je ne peux pas.

47:52
Présentateur

C'est pire que mes six minutes à me blesser. Et elle l'a fait. Elle a improvisé un concerto. Non, elle ne l'a pas improvisé, mais enfin, elle l'a pas préparé. Elle l'a joué de mémoire. Moi, ce que je voulais dire, c'est que Jamy, il a fait un C'est pas sorcier sur les JT, mais moi, régulièrement, je le fais collaborer à Cache Investigation, à envoyer des spécialistes. Il est adorable. Parce que quand on a un truc super compliqué à expliquer, je l'appelle et je lui dis « Jamy, tu ne pourrais pas nous rendre service, nous faire un petit truc ». Mais vraiment, tu vois, ultra simple pour expliquer cette notion ultra compliquée en 2000. Il y arrive. Et à chaque fois, il le fait.

Mais parfois, je suis obligé de décliner parce que la dernière fois, ce n'était pas possible. Oui, mais enfin, tu l'avais fait trois fois avant. Moi, je trouve qu'il est génial. Et une autre émission qu'on adore, Mathieu, vous avez participé au Rencontre du Papotin diffusé sur France 2 et sur la plateforme France 2 TV. Attendez, on regarde un extrait. Êtes-vous vraiment l'homme le plus heureux du monde ? Oh, c'est une grosse blague. C'est la plus grosse blague du monde. Bon, maintenant, peux-tu nous raconter une blague, s'il vous plaît ? Une blague ? Oui. Alors, c'est une blague d'un sage qui s'appelait Nasreddin. Nasreddin.

Oui, alors qu'il rentre dans un café, un caravan-sérail, il va vers le comptoir et il demande au patron est-ce que vous m'avez vu rentrer ? Je lui dis oui, mais vous me connaissez ?

49:11
Invité

Il dit non. Comment vous savez que c'est moi ? Voilà, ça, c'est une des blagues. Ah ben, ça, c'est drôle.

49:19
Présentateur

Là aussi, vous avez dû combler. Vous avez dû couler des blagues. Écoutez, j'ai participé de beaucoup d'émissions, je vous adore, mais franchement, c'était la totale. Ah oui ? Parce qu'ils sont bruts de décoffrage, aucune retenue, mais absolument entier, sincère, il n'y a pas le moindre cynisme, ils sont ce qu'ils sont, ils déballent tout ça, et c'était un moment d'affection, c'était vraiment formidable. On adore cette émission, le papotin, cache à investigation, c'est le mardi sur France 2, envoyé spécial, c'est dès la fin de cet avou, juste après les actualités de Bertrand, j'ai rien oublié, et le monde de Jamy, j'ai dit, lundi, tout roule, et donc, je vais conclure, Bertrand,

50:01
Invité

il faut pas me lancer

50:04
Présentateur

7 minutes en impro, les actualités de Bertrand, c'est parti, c'est délicieux, bonsoir, qu'est-ce qu'il y a ? Bon, on ne peut plus le dire ça, enfin, bonsoir, nous sommes le 25 septembre, à la une de ce jeudi. Salut, c'est encore moi, salut, comment tu vas ? Nico Sarko au tribunal, la décision de justice était attendue, scrutée par toutes les chaînes info, qui nous ont permis de découvrir des images, et de dingue. Je voudrais d'abord qu'on regarde une image en direct, c'est l'image du tribunal judiciaire de Paris, vous allez voir ce hall, ce hall du tribunal judiciaire de Paris.

Et c'est vrai que le sol est propre, c'est beau, je ne sais pas ce qu'ils utilisent, même chose sur LCI, qui a filmé la porte de la salle d'audience pendant près de trois heures, mais à la différence de BFM, eux sont lucides.

51:13
Invité

Nous sommes devant une image, il faut bien le reconnaître, vous qui regardez à 13h20 LCI, nous sommes devant une image un peu revêche, vous vous dites, il n'y a vraiment qu'une chaîne d'infos pour rester comme ça pendant une heure devant une porte. Oui, c'est ce qu'on se dit.

51:29
Présentateur

L'arrivée de l'ancien président était très attendue, mais c'est LCI qui a décroché la plus grosse exclue de la journée. Alors, attendez, je donne juste une information factuelle. Dans les coulisses de ce moment judiciaire, nos équipes sur place nous font savoir que lorsque l'on a demandé à Nicolas Sarkozy à son arrivée, comment allez-vous ? Il a répondu par un geste, un geste, celui du pouce en l'air. Voilà. Ça aurait pu être le majeur. Les chaînes d'infos avaient dépêché des envoyés spéciaux en dehors de la salle, mais également à l'intérieur. Seul problème, il n'y avait pas de nouvelles des journalistes qui étaient dedans. On imagine la tension à l'intérieur de la salle.

On imagine évidemment sa déception. On imagine les avocats de Nicolas Sarkozy

52:12
Invité

dire qu'il y a eu l'association de malfaiteurs pour faire quoi ? On imagine la fébrilité, évidemment. On imagine l'effervescence au tribunal.

52:19
Présentateur

On imagine que la défense de Nicolas Sarkozy est en train d'éplucher les mots un à un. On imagine que vous n'avez pas l'info, finalement, puisqu'ils sont à l'intérieur. Sur LCI, les priorités au direct n'existent pas et c'est bien dommage.

52:29
Invité

C'est bien dommage car les choses vont vite, beaucoup trop vite, parfois.

52:34
Présentateur

Alison, vous êtes sur place. Vous venez de voir Claude Guéant sortir. Pouvez-vous nous raconter ? Oui, il vient de sortir, mais il vient de re-rentrer dans la salle. C'est dommage. Alors, que fait-on quand on n'a pas d'info ? Eh bien, on sort sa boule de cristal.

52:50
Invité

Il y a aussi la possibilité de ce qu'on appelle le mandat dépôt différé, c'est-à-dire le mandat dépôt qui ne prendrait pas effet aujourd'hui, mais dans un mois. Mais moi, je n'y crois absolument pas. Raté, car c'était la condamnation. On entend autre chose. Ça paraît très peu probable que Nicolas Sarkozy prenne la parole aujourd'hui. C'est très peu probable qu'il s'exprime à l'issue. Il laissera ses avocats répondre.

53:12
Présentateur

Je suis innocent. Caramba ! Encore raté, le verdict est tombé peu avant 13h sur BFM. Il a été annoncé par Julien Arnaud qui, selon mes informations, dispose d'une oreillette. Enfin, je crois.

53:25
Invité

Des relaxes partiels, des condamnations partiels. Eh bien, la décision tombe. Coupable d'association de malfaiteurs. C'est dur. Et si vous doutiez encore de l'existence de l'oreillette, la présidente poursuit son délibéré.

53:44
Présentateur

Inviter l'oreillette en plateau de la prochaine fois. Ce sera plus simple. Et près de 8h de direct, au bout d'un moment, on n'est plus toujours très pertinent. C'est ce qui est arrivé à Christophe Delay qui nous a offert la question du jour qui a fait mouche en plateau.

53:56
Invité

Pardon pour la brutalité de ma question, mais je vous la pose comme elle me vient. Est-ce que la justice s'est payée à un président de la République ?

54:07
Présentateur

Non. Merci. Évidemment, avec une accute comme ça, c'est la course au témoignage. Le problème, les seuls qui ont accepté les invitations n'avaient aucune info.

54:16
Invité

Alors, pour vous faire gagner du temps, on a décidé de couper leurs interventions quand ils n'avaient plus d'infos. Écoutez, moi, je ne connais pas le jugement. Je ne connais pas le fond du dossier. Donc, on passe à l'autre. Je n'ai pas accès au fond du dossier, mais je trouve quand même que... Mais non, vous n'avez pas accès au fond du dossier.

54:37
Présentateur

Le maire du Touquet et vice-président des LR, Daniel Fasquel, réagissait sur BFM. Et ce n'est pas Daniel... Fast Time.

54:46
Invité

Parce que son téléphone avait visiblement autre chose à faire. Tout cela s'est effondré ce matin. Je veux le dire et le répéter, il n'y a pas eu de financement. Allez. Alors, plusieurs questions se posent. Zonzon ou pas ? Pour combien de temps ?

55:02
Présentateur

Pas facile de comprendre.

55:03
Invité

Voici quelques éléments de réponse. Je ne comprends rien, cette affaire. Donc, je vais lire le jugement de combien ? 400 pages. Cette affaire est tellement embrouillée, compliquée, qu'à la fin, j'ai renoncé à comprendre. Je n'y comprenais plus rien. Alors, on vulgarise à sa façon. Le mandat de dépôt sera à effet différé, mais avec exécution provisoire. On va lui laisser le temps préparer ses affaires. On va aller chercher sa procédure.

55:31
Présentateur

On se fait une petite pause rigolusse. Allez, avec cet instant galéjade dans le JT2, Julien Bugier. Et tiens, regardez, Julien, j'ai une surprise pour vous. Ah, qu'est-ce que c'est ? Regardez, au Guilvinet, il y a un bateau qui porte votre... C'est vrai que c'est... C'est marrant. Tiens, allez, on revient à l'actu depuis quelques mois. Public Sénat est désormais diffusé sur le canal... 8. Oui, si. Canal 8 de la TNT.

56:03
Invité

Ils continuent à vouloir rajeunir leur cible. Ce matin, ils ont proposé donc un nouveau programme.

56:08
Présentateur

Apprends à compter avec Gégé.

56:10
Invité

Zéro, zéro. Le président du Sénat qui répondrait aux questions des journalistes de la PQR en visio. Mais apparemment, il ne peut pas les blairer. Ça fait des années que nous parlons d'un nouveau souffle de la décentralisation. Tout est prêt. Le Sénat y a beaucoup travaillé. De manière d'ailleurs transgrousse politique. Elle est derrière, Gérard.

56:50
Présentateur

Vous pensez qu'il y avait aussi un écran de son côté ? Ben non. Voici la confirmation. La première chose à annoncer... Si. Pardonnez-moi la vie quotidienne des Françaises et des Français.

56:59
Invité

En fait, il ne l'aimait pas au début.

57:01
Présentateur

Sacré Gégé.

57:02
Invité

Mécontent des questions régionales, Gérard Lachier a donc décidé de mener l'interview tout seul, comme un grand. Est-ce que les conditions qui ont été mises sont claires et rigoureuses ? La réponse à aujourd'hui, non. Est-ce qu'on recherche plus d'équité fiscale ? La réponse est oui. Est-ce qu'on revient aux recettes de 1981 ? Ma réponse est non.

57:22
Présentateur

Je, maintenant, avec cette...

57:24
Invité

Je m'y attendais pas. Grande partie de loups-garous organisée au Conseil Régional d'Île-de-France.

57:34
Présentateur

Bonjour à tous. S'il vous plaît, prenez place. Les collaborateurs quittent l'hémicycle. Allez, allez. S'il vous plaît, quittez l'hémicycle. S'il vous plaît, les filles, là. Je ne sais pas qui parlent au fond, là-bas.

57:50
Invité

Il y a une conversation... Vous n'en avez rien à foutre de ce que je dis, en fait.

57:52
Présentateur

Wow, wow, wow, wow, ma valoche, très en forme, qui a déjà des vacances de la Toussaint. Projet de vente, pardon, de location du site de... Non, vente, qui ont souhaité l'expérimentation, qui ont souhaité expérimenter dans le passé, au secteur présenté par monsieur... Ça, je dois dire ? Ah, pardon, excusez-moi. Nous reconduisons, pardon, il a été mis en... Pardon ? Non, non.

58:22
Invité

Ah, il ne t'en regarde pas.

58:24
Présentateur

Comme en primaire, avant les vacances, la présidente de région n'avait pas envie de travailler, donc ils auraient pu faire un docteur maboule, mais non, ils ont fait parler sinoche entre conseillers. Un film qui s'appelle Émilie Pérez, qui a été couronné à Cannes et ailleurs, ça vous parlera peut-être, des bronzés fondus-ski. Et il n'y a pas longtemps, je suis allée voir le film Sirat. Mais qu'est-ce que c'est ? C'est cool. Moi, j'ai vu les tuches 4 avant-hier. C'est cool. Il n'y a pas de chingue depuis. Et on referme ces actualités avec la question du jour. Pourquoi ? Pourquoi rajouter des F à la fin des mots qui n'en contiennent pas ?

59:01
Invité

Bien évidemment, l'éducation, cette assimilation ne se fait pas,

59:07
Présentateur

qui détient, pardon, je comprends les mots, connaître à ton, les mots sur les mots, les attaques au couteau, trop longtemps, et surtout, du garde des saufs, le temps d'écouter chacun, c'est pas fou d'avoir mis les moyens.

59:21
Invité

L'info continue demain.

59:24
Présentateur

...téléspectateurs, demain...