Le Rassemblement national votera la loi spéciale à l'Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Le Rassemblement national votera la loi spéciale à l'Assemblée nationale ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Pourquoi ne votez-vous pas le budget ?
- 4:01OuverteRéponse partielle
Quelles sont vos propositions pour réduire les impôts ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur la dermatose bovine ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Faut-il suspendre les accords de libre-échange pour l'agriculture ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la ZFE du Grand Paris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Sébastien ChenuChiffre
« Ce budget, il faut bien le voir, c'est beaucoup beaucoup d'impôts supplémentaires. D'ailleurs, Améline Monchalin l'assume. Elle dit "Il y aura des impôts supplémentaires à peu près 20 milliard." »
- 3:00Sébastien ChenuFait
« On a voté un dispositif euh anti-évasion fiscale. Euh c'est pas une taxe, c'est un dispositif anti-évasion fiscale. »
- 4:01Sébastien ChenuChiffre
« Il y a 2 milliards d'euros à aller chercher très simplement avec la fin de l'accord sur l'Algérie. »
- 6:01Sébastien ChenuFait
« La dermatose nodulaire bovine, elle est lié à un insecte et notamment au dérèglement climatique. »
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hier soir une loi spéciale pour faire face à l'absence de budget. Elle permet de lever l'impôt, de continuer à payer les fonctionnaires. Elle arrive tout à l'heure à l'Assemblée nationale.
Vous la votez au Rassemblement national ? Oui, on va voter une loi spéciale parce que la loi spéciale, ça permet, vous l'avez dit, la continuité de la machine de l'État. Et donc, par conséquent, puisqu'il n'y a pas de budget au moment où nous nous parlons qui a été voté dans les mêmes termes, euh et bien nous souhaitons que l'appareil d'État puisse continuer à fonctionner.
On n'a jamais été euh pour un blocage. Donc par conséquent, oui, on votera. Là, vous êtes dans le camp de la responsabilité.
Pourquoi vous ne l'êtes pas pour voter le budget justement ? Parce qu'on n'est pas d'accord. Euh parce qu'on n'est pas d'accord avec ce budget qui est totalement pour le coup irresponsable.
Ce budget, il faut bien le voir, c'est beaucoup beaucoup d'impôts supplémentaires. D'ailleurs, Améline Monchalin l'assume. Elle dit "Il y aura des impôts supplémentaires à peu près 20 milliard." Quelle était des plus riches notamment ?
Pas seulement. Beaucoup de classes populaires, la France qui travaille et cetera. va être très impacté.
Je vous parle d'impôts supplémentaires. C'est vous qui avez voté euh la taxe sur euh les holdings, la taxe sur les multinational, la taxe sur la fortune improductive. On vous a reproché même 34 milliards d'impôts en 24 heures.
Oui. Alors, ce reproche, il est tout à fait infondé parce que c'est pas du tout milliards. On a voté un dispositif euh anti-évasion fiscale.
Euh c'est pas une taxe, c'est un dispositif anti-évasion fiscale. Je le répète à chaque fois, je l'ai répétais déjà sur votre sur votre antenne, mais nous ce qu'on veut c'est une certaine forme de justice fiscale. C'est-à-dire que effectivement, il y a pas de société sans impôts.
Moi, j'adorerais qu'on puisse se dire une société sans impôt, personne ne paye d'impôts, ça n'existe pas. Donc, on veut une justice fiscale qui permette de faire contribuer peut-être ceux qui ont beaucoup beaucoup beaucoup, c'est-à-dire 0, de mémoire c'était 0,5 % des foyers fiscaux sur lesquels il y avait effectivement une une volonté de d'aller un peu plus loin, mais pour le reste, ce sont des mesures de justice fiscale ce que nous votons pour augmenter les impôts. Non, nous ne sommes pas d'accord pour augmenter les impôts puisque on en a fait baisser beaucoup dans nos propositions.
D'ailleurs, regardez, il y avait des choses très simples à faire pour rebondir sur sur la question de votre concert. Pourquoi est-ce qu'on ne vote pas ce budget ? Par exemple, il y a 2 milliards d'euros à aller chercher très simplement avec la fin de l'accord sur l'Algérie.
Je rappelle que l'Assemblée nationale a voté sur proposition du Rassemblement national a voté la fin des accords avec Algérie qui nous coûte 2 milliards d'euros par an. Les accords de 68. Les accords de 68.
Absolument. Pourquoi est-ce que le gouvernement et le président de la République n'applique pas la volonté de l'Assemblée nationale ? Là, il y a pas besoin d'une seconde lecture.
Là, il y a pas besoin d'autre chose. Il y a 2 milliards d'euros qu'il faut aller chercher. Donc, vous voyez, on peut pas voter ce budget parce que je le disais, c'est beaucoup d'impôts supplémentaires pour les Français.
Ça ne résout rien. La dette continue, le déficit continue, on est totalement en roue libre. Ce gouvernement est totalement en roue libre.
Donc ne résout rien, prélève beaucoup sur les Français et en réalité ne donne pas de perspective en matière d'économie. Sauf qu'il y a pas de budget là. Donc, il va falloir remettre l'ouvrage sur le métier à partir du mois de de janvier.
Et la ministre des comptes publics dit qu'il faut un budget avant la fin janvier. Vous pensez qu'on peut se mettre d'accord qu'on peut trouver un compromis à l'Assemblée nationale et vous y êtes prêt ? Mais nous, on n'est pas là pour trouver des compromis sur sur le dos des Français.
Enfin, nous nos députés aucun compromis avec le gouvernement. Le but c'est pas de trouver un compromis. Le but, c'est de trouver une politique qui n'alourdisse pas euh les impôts des Français et résolve les problèmes de déficit et de dettes.
Euh c'est ce gouvernement qui est en place, c'est son budget, ce sont c'est leur imagination qui est à l'œuvre. Vous n'avez pas envie d'y participer, d'y contribuer à votre manière ? Al, j'ai pas du tout envie de participer à cette espèce de grande magouille PSLR Macronie qui consiste à ne rien résoudre et qui consiste à faire la poche des Français.
Nous, on a des propositions mais pour ça il faudrait qu'on soit majoritaire pour les appliquer. Et le problème de ce budget en fait c'est toujours le serpent qui se mort la queue. Il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Donc en réalité ce budget tel que voudraient les uns ou les autres est absolument invotable. Donc il faut aller à la dissolution pour demander au français de donner une majorité. Est-ce que la fenêtre de tir elle est pas ratée pour la dissolution ?
La fenêtre de tir, elle est pas ratée pour la dissolution. dans les campagnes municipales à partir du début mars justement justement on va voter au mois de mars euh on va voter au moment des municipales on pourra imaginer législure bah on pourra imaginer on a déjà eu deux scrutins hein le même jour c'est techniquement tout à fait faisable il y a une urgence on nous dit matin midi et soir le gouvernement nous dit c'est urgent il faut voter un budget faut quand même un budget vous êtes d'accord donc pour vous le budget peut-être adopté avec le 493 c'est ce qui se profile j'y viens mais je veux dire si il au lieu de nous faire perdre du temps, ça fait 3 mois qu'il sabote ce budget ce gouvernement, ils l'ont saboté parce que il a été présenté avec 3 semaines de retard. Ils l'ont saboté parce qu'ils ont déposé 6000 amendements.
Je rappelle que moi quand j'ai été élu en 2017, il y avait de mémoire sur le budget 480 amendements. Et ces amendements, ils viennent de qui ? Du fameux bloc central.
Ils viennent pas du Rassemblement national, c'est nous qui en avons déposé. C'est du sabotage d'avoir réussi à faire adopter le projet de loi sur la le projet de loi de finance sur la sécurité sociale 149. Tout ça, ce sont des manœuvres madame.
Ce sont des compromis. Ce sont des discussions qu'il y a eu avec le Parti socialiste notamment. Oui, c'est ce que j'appelle des magouilles avec le PS.
On a ils ont acheté le Parti socialiste à pas cher. Des magouilles qui vous bénéficient aussi parce que il y a la suspension de la réforme des retraites que vous avez réclamé depuis très longtemps que vous n'avez pas réussi à faire adopter. Alors là vous en bénéficion.
Non mais c'est pas une suspension. D'abord, c'est pas nous qui en bénéficions. C'est un décalage.
À un moment, il faut dire les choses telles qu'elles sont. Nous, on est pour une suspension. D'ailleurs, on a voté pour ce décalage, mais c'est un décalage.
C'est un décalage, mais entre temps, il y aura une présidentielle et et qui arrivera en voté pour On a voté pour parce que tout ce qui peut aller dans le sens de ce que nous défendons pour les Français, nous le votons. Donc merci le PS. Non.
Al écoutez, vous pouvez quand on est dans l'opposition, je vais vous dire, on ne peut pas se satisfaire d'un budget pareil. Le PS n'est plus dans l'opposition, les LR ne sont plus dans l'opposition. Alors, les LR, on sait jamais parce que au Sénat, ils votent contre, à l'Assemblée, ils votent pour, ils ont des ministres à l'intérieur du gouvernement.
Bruno Retaillot dit qu'il faut voter contre ces gens-là. N'ont plus aucune ni conviction ni boussole. Nous, notre boussole, je vous le répète, c'est arrêter de faire la poche des Français, faire des économies.
Je vous ai parlé des accords sur l'Algérie, fin des accords sur l'Algérie, c'est 2 milliards d'économies à faire tout de suite immédiatement et une autre politique à mener. Le nœud gordien de tout ça, c'est évidemment le fait qu'il y ait pas de majorité et qu'il fasse une dissolution pour donner une majorité. On a beau tourner, ces gens, ces ces gouvernants sont irresponsables et arriveront sur quoi ? sur un 493.
Sébastien le cornu nous a fauduire, il faut le réintroduire le 493. Mais ça c'est leur problème. C'est c'est pas moi qui vais leur dire la façon dont ils doivent se sortir de ce qu'ils ont concocté.
Ils ont saboté le budget. Sébastien Lecornu nous balade depuis 3 mois. Il sait qu'à la fin se terminer que comme ça par une loi spéciale.
Je l'ai déjà dit sur votre antenne il y a quelques mois. Ça se terminera par une loi spéciale. Vous déposerez une motion de censure.
Bah on ne on comment dire on ne on s'autorise tout. Enfin, je veux dire, on a déjà déposé des motions de censure. Euh, on a déjà voté des motions de censure.
La nôtre ou celle des autres, nous rien ne nous fait peur. Mais finalement, Sébastien Chenu, votre objectif, c'est quoi ? C'est d'avoir un budget, d'avoir euh une nouvelle fiscalité ou de faire tomber le gouvernement avec une nouvelle dissolution ?
Bah, tout marche ensemble. En fait, pour avoir un nouveau budget, une nouvelle fiscalité, pour avoir une autre politique, il faut faire tomber ce gouvernement. Il faut qu'il s'en aille.
Ils en ont raté des occasion de nouveau un premier ministre, de nouveau une forme d'instabilité avant les élections municipales. Non, enfin euh l'instabilité euh c'est eux qui la créent. Euh c'est la l'instabilité qui consiste à ne pas avoir de budget et qui peut inquiéter parfois euh c'est leur résultat, c'est le résultat de leur politique.
Tout ça, ce sont eux qui sont aux manœuvres et en fait ils sont pourquoi ? parce que eux ils veulent durer. Ils ont peur des électeurs, ils ont la trouille le les socialistes, les LR, les macronistes, ils ont bien raison d'ailleurs d'avoir la trouille parce qu'à mon avis il se prendrai une déculoté phénoménale.
Donc nous on cherche pas à durer, on cherche à faire changer les choses. Mais ils en ont raté des occasions. À un moment, il y a eu de la croissance dans ce pays, à un moment, il y a eu des taux d'intérêt qui étaient plus bas.
Ils auraient pu mener une autre politique. Non, ils ont continué les mêmes logiques qui nous amènent au même résultat. plus de dettes, plus de déficit, zéro économie égale plus d'impôts pour les on l'a dit, vous avez quand même voté des hausses d'impôts et on a le vous avez présenté aussi un contrebudget qui prévoit 50 milliards de réduction de enfin de baisse avec en appelant sur la fraude sociale, la fraude fiscale, sur l'immigration.
Un budget qui est jugé pas réaliste par de nombreux économistes. Philippe Agion, nouveau prix Nobel parle à propos de vous de grands amateurs pas capables de gérer la France. Non mais monsieur Agon, il est surtout il a été membre du Parti communiste il y a longtemps.
Il est un des soutiens des rédacteurs de la politique d'Emanuel Macron. Comment voulez-vous qu'il soit d'accord avec nous ? Monsieur Agion, il est pas neutre.
Un militant politique. Oui. D'accord.
Il est prix Nobel et enfin dites donc un prix Nobel qui soutient l'état de l'économie les choix économiques de la France tels qu'ils sont aujourd'hui franchement c'est à se poser des questions. D'accord. Bon écoutez monsieur Agon peut faire preuve d'une sorte de mépris nous concernant.
Nous nous ne sommes responsables de rien dans cette situation. Nous nous avons d'autres logiques politiques et nous demandons à les appliquer. On sera jugé sur pièce si un jour les Français nous font confiance.
Ils verront le résultat de nos politiques. Ils verront que ce que c'est qu'une fiscalité qui est plus adaptée. Ils verront ce que c'est que la chasse à la fraude.
Ils verront ce que c'est que la lutte contre l'immigration guichet sociale. Ils verront ce que c'est qu'une politique fiscale différente. Et bien nous ne sommes pas en accord avec ce budget.
Ce budget encore une fois, je vous le redis, il est dangereux pour le pays, il est récessif. Je rappelle que beaucoup d'économistes, puisque vous parliez de Philippon, on dit que ce budget portait en lui des causes de récession. Il a handicap proche aussi avec votre contrebudget hein, un projet ré laissez-nous aux manœuvres si les Français le veulent et vous nous jugerez sur pièce.
Sauf qu'en attendant, si le Parti socialiste s'abstient sur le vote du budget, s'il a lieu fin janvier, il passe et 1493, 110 solutions, vous faites quoi ? Écoutez, c'est pas c'est pas notre choix. Si le Parti socialiste est complice de la Macronie pour lui-même tenir et ne pas aller devant les électeurs, on en prendra acte.
Enfin, c'est c'est la situation politique telle qu'elle est et puis leurs électeurs pourront en prendre acte aussi. Ils ont voté pour des députés qui sont fait élire sous le label Nouveau Front populaire comme des opposants à Emmanuel Macron et à la fin ce sont des députés qui soutiennent le budget d'Emmanuel Macron comme les LR. C'était les premiers opposants euh à Emmanuel Macron euh au mois de juin 2024 quand il y a eu les élections.
Euh et c'est devenu les premiers alliés d'Emanuel Macron. Bah ils ont rien obtenu. Ils ont obtenu le fait qu'il y ait 20 milliards d'euros euh d'impôts de plus dans ce budget pour les LR. une augmentation des crédits pour les hôpitaux, la suspension de la réforen de tout ça aujourd'hui dans le budget de la sécurité sociale qui a été dans le budget de la sécurité sociale et mais et on verra aussi si tout ça tient parce que moi je me souviens que les objectifs de Londame sont des objectifs simplement et qui ne sont en général pas tenus mais les LR c'était les grands centres des baisses d'impôts.
On a 20 milliards d'impôts de plus sur les foyers les ménages et les entreprises dans ce budget. Bravo pour les grands chantres de des économies. Sébastien Chenu, député rassemblement national du nord et vice-président de l'Assemblée nationale.
Vous restez avec nous. Il est 8h45 sur France Info et c'est le fil info tout de suite avec le radiolieu. L'héros reste en vigilance rouge pour les crues.
L'eau a atteint 3,56 de haut hier à Haelés [musique] à rester chez eux encore aujourd'hui. Le Tarne, La Veryon et la Los Lauser restent aussi par ailleurs en vigilance orange. La loi spéciale a rendez-vous au Parlement aujourd'hui après son adoption au conseil des ministres.
Hier soir, lexte [musique] sera soumis à l'Assemblée puis au Sénat en attendant un vrai budget 2026 au plus tard en janvier, demande [musique] Emmanuel Macron. Plus de 50000 téléphones portables, ordinateurs, écreteurs et tablettes volé dans la nuit de dimanche à lundi dans un entrepôt de Duni en scène Saint-Dis entrepôt de l'entreprise JD.com. [musique] Il y en a pour 37 millions d'euros de butin.
Le système d'alarme ne fonctionnait [musique] pas. La belle opération de l'Olympique Lyonnais. Le Brésilien Hendrick rejoint l'OL pour 6 mois.
L'international brésilien prêté par le Real Madrid sans option d'achat. [musique] À 19 ans, Hendrick n'a disputé que trois morceaux de match avec les Madriles depuis le début de la saison. France info le 830 France info Solan Crressant Brigitte Boucher et nous sommes toujours avec Sébastien Chenu député rassemblement national du Nord vice-président de l'Assemblée nationale.
Deux nouveaux cas de dermatose nodulaire bovine ont été confirmés dans le Sud-Ouest hier. Des vaches qui avaient été vaccinées. Même si les barrages d'agriculteurs refluent ces derniers jours, certains restent toujours mobilisés.
On n'a pas bien compris votre position vous au Rassemblement national. Abattage systématique comme le préconisent les scientifiques et le gouvernement ou vaccination généralisée des beauvins ? Bon, d'abord cette situation traverse nos agriculteurs, elle est non seulement alarmante, mais elle résulte de choix politiques qui sont néfastes.
Après le plan social sur l'industrie, la disparition de notre pays, Emmanuel Macron et ses aers voulaient un pays sans usine. Les voilà qui veulent un pays sans ruralité parce que derrière l'agriculture, c'est la ruralité. C'est un plan social de la ruralité qui est en train de se faire avec euh les accords de libre échange, avec euh effectivement des choix.
Mais là, la dermatose nodulaire bovine, elle est lié à un insecte et notamment au dérèglement climatique. D'abord, plusieurs choses. Euh d'abord, on peut se poser la question de l'anticipation.
En juin dernier, en Savoie, je crois, il y a eu des premiers cas et il y avait une demande de protocole d'isolement qui avait été faite. Est-ce que tout ça a permis d'anticiper les choses ? Est-ce qu'on s'est pas dit, est-ce que le ministère de l'agriculture s'est pas dit à ce moment-là, attention, ça pourrait, puisque c'est transmis par les insectes, ça pourrait se développer.
Où en sommes-nous des vaccins à ce moment-là ? Est-ce que il y a une anticipation ? Moi, je vois qu'on importe nos vaccins.
Donc, on voit bien qu'il y a un retard à l'allumage concernant la la gestion de ce qui devient aujourd'hui une pandémie. Mais alors, qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ? Alors maintenant, moi euh je regarde les choses avec une espèce d'objectivité, c'est pas idéologique.
Euh moi, je crois, je me suis référé, j'ai j'ai trouvé ce document de la Fédération euh euh européenne des vétérinaires qui dit exactement euh il faut éviter dans la mesure du possible les abattages massifs en renforçant évidemment euh la biosécurité, en renforçant la vaccination. Moi, je crois que les abattages massifs sont une source de traumatisme incroyable pour les agriculteurs, de traumatisme mais également de perte financière. Donc, je pense qu'il faut aller il faut Oui, d'accord.
Mais attention, les compensations, il y a pas de calendrier. Est-ce que c'est est-ce que c'est le prix des bêtes ou est-ce que c'est également les rendements ? Enfin, je veux dire, il faut tout prendre en compte et puis donner aussi des calendriers parce que ça veut dire quoi éviter l'abattage massif ?
Ça veut dire queil faut il faut un plan de vaccination massif par secteur géographique généralisé. avec de l'isolement une bête est malade on l'isole et on vaccine globalement l'ensemble des bêtes. Exporter, vous le savez, puisque nos euh bêtes vaccinées ne seront plus euh acceptables ni en Chine, ni attention, il y a aussi la viande et le lait qui eux sont toujours euh consommables et qui doivent permettre qui doivent à qui on doit permettre d'être écoulé.
Mais la Chine a prévenu hein des des belles en veut pas. La Chine n'est pas notre seul client en l'occurrence, loin de là. Donc euh moi je crois que ce qu'il faut c'est sauver euh nos agriculteurs.
Alors il y a euh cette dermatose avec euh le le protocole dont je viens de de vous parler. En tous les cas les propositions de protocole dont je viens de vous parler. Encore une fois, moi je me réfère, je vous ai dit là par exemple à la Fédération européenne des vétérinaires parce que j'ai confiance plutôt dans dans la médecine et donc ce sont eux qui sont capables de nous dire ce qu'il y a de mieux à faire mais derrière ça n'empêche pas la nécessité de faire baisser les normes les plus toxiques pour nos agriculteurs.
Je vois que le plan égalim 4 a été totalement là c'était sur les rémunérations en particulier a été totalement passé aux oubliettes. Sauf que vous le vous êtes abstenu sur la proposition écologiste qui visait à garantir un revenu digne aux agriculteurs. Non, mais on a fait d'autres propositions, madame.
On a fait d'autres propositions. Il y avait tout un débat là-dessus, je m'en souviens parfaitement. C'était dans une niche.
Nous avons fait un autre débat concernant les revenus des agriculteurs. C'est que ça n'allait pas dans le bon sens. J'ai plus en tête le texte exact.
Ce qu'il y avait des dispositions qui ne nous convenaient pas. C'est pas les écolos qui défendent les agriculteurs, ça se saurait. Ils sont pour des normes, ils sont pour la décroissance, ils sont pour la fin de la ruralité.
Donc si vous voulez euh on en est pas là. Euh moi ce que je crois c'est que derrière ça, l'énorme dossier de l'agriculture, le libre échange, les normes euh le les revenus des agriculteurs ne sont pas traités. Ça fait des années, je veux dire tous les ans maintenant, il y a des manifestations d'agriculteurs dans notre pays et ça fait des années qu'on leur dit "Oui, on prend en considération." La réalité c'est qu'on ne prend pas en considération les agriculteurs et que ce plan social de l'agriculture, il est pensé, il est voulu à travers les accords de libre échange par Emmanuel Macron et l'Union européenne qui n'en ont rien à faire, qui sacrifient notre agriculture contre les voitures allemandes, contre l'industrie allemand les pays du mercour.
Ça veut dire qu'il faut pas le qu'il faut pas le signer, qu'il faut pas l'accepter cet accord. Mais enfin évidemment enfin l'accord du même si on obtient des clauses de sauvegarde et des clauses miroir et mais madame les clauses de sauvegarde elles ne sont pas contraignantes. Les les clauses de sauvegarde elles sont déjà pour certaines elles sont déjà incluses dans le texte.
Elles ne sont pas contraignantes, elles ne sont pas opérantes, elles sont temporaires. Donc à un moment, il faut arrêter de Donc pour l'instant la France a raison de freiner. Non mais la France a raison de freiner mais surtout elle a elle a accéléré, elle a laissé faire.
Ça fait des années qu'Emmanuel Macron continue à négocier ce mercure. Ça fait des années qu'il qu'il soutient une commission qui est allée au-delà de ses prérogatives. Je vous rappelle que c'était normalement euh un accord et non pas simplement la possibilité pour la commission de faire signer à la majorité simple un texte.
Ils ont scindé le texte pour le faire voter à la majorité et non pas à l'unanimité. C'est-à-dire qu'il nous mettent dans un corner. Etel Macron, il a soutenu tout ça au moment où on arrive où cet accord arrive euh à signature.
Euh il freine légèrement sur la parce qu'il a compris que c'était insupportable avec la crise de la dermatose en parallèle. Non, il a soutenu il a il a la sa philosophie c'est soutenir les accords de libre échange. La nôtre c'est faire sortir l'agriculture de ces accords vient de relever ses droits de douanes sur les le lait européen jusqu'à 42,7 % d'augmentation.
Est-ce qu'il faut pas justement se tourner vers d'autres marchés ? Le les pays du mercour, c'est 270 millions de consommateurs. Oui, madame, pour ça, faut avoir des filières.
Euh, on est en train de sacrifier la filière bovine et on va importer de la viande du Brésil. Enfin, on est chez les dingues ou quoi ? On est en train de liquider ici l'agriculture et l'élevage et on va importer, c'est ça le modèle.
Ben moi, c'est pas le modèle que je veux. Moi, je pense qu'il faut qu'on continue à sort à à faire pression pour sortir l'agriculture de ces accords de libre échange. Au quel cas à dire à l'Union européenne et à la Commission, et bien la France parce que c'est un grand pays et qu'on a des leviers, on va suspendre nous notre contribution ou la hausse d'ailleurs de notre contribution euh au budget de l'Union européenne.
On a des leviers. J'attends de voir ce qu'Emmanuel Macron fera là-dessus. En tous les cas, pour l'instant, notre agriculture, elle est en train de mourir et c'est pas Emmanuel Macron qui la défend.
Sébastien Chenu, une dernière question. La ZFE du Grand Paris met en place cette année encore pour un an de plus, les dérogations et des dispenses de contrôle s'est prolongé. Vous vous aviez demander la suppression des EDFE au Parlement l'année dernière, vous saluez le report pour le Grand Paris.
Mais bien sûr, il faut arrêter avec ça, avec cette espèce d'écologie punitive qui consiste à dire à des Français qui ont une voiture ancienne, vous ne pourrez plus rentrer dans les grands centre urbain. Et bien merci beaucoup Sébastien, merci Sébastien Chis d'avoir été en direct avec nous sur France Info. Je rappelle que vous êtes député Rassemblement national du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale contre la dermatose.
No.
Sébastien Chenu