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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 26 mars 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéTransports

Bonjour chez vous ! du 26 mars 2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 48 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Comment le gouvernement peut aider les Français face à la hausse des prix à la pompe ?

  • 11:23RelanceRéponse directe

    Roland Lescure a regretté d'avoir employé l'expression de choc pétrolier. Vous avez compris ce revirement ?

  • 12:30RelanceRéponse directe

    Mais il faut plus de coercition ?

  • 16:36OuverteRéponse directe

    Rachid Temal, comment vous réagissez à ce que raconte Pierre Négrel ?

  • 17:29RelanceRéponse directe

    Mais on a les moyens budgétaires compte tenu de l'État ?

  • 19:48OuverteRéponse directe

    8 milliards de plus pour les munitions. Vous soutenez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40InvitéFait
    « Mardi, Roland Lescure parlait d'un choc pétrolier. »
  • 2:47InvitéFait
    « Je regrette d'avoir utilisé ce terme. Il s'appliquait dans mes mots à la situation internationale. Et en aucun cas à la situation française. »
  • 3:07InvitéFait
    « Sébastien Lecornu a de nouveau détaillé les aides ciblées sectorielles aux agriculteurs et pêcheurs. »
  • 3:26InvitéFait
    « Le Premier ministre refuse notamment de baisser les taxes comme en Italie ou en Espagne. »
  • 3:44InvitéFait
    « Nous avons les déficits les plus élevés d'Europe et nous avons trop de dettes. »
  • 4:00InvitéPromesse
    « Des chèques énergie ciblées avec des conditions de ressources, je crois que c'est ça la bonne solution. »
  • 4:35PrésentateurFait
    « Un catalogue de mesures pour lutter contre le protoxyde d'azote, le port illégal de mortiers d'artifice ou encore les rodéos urbains. »
  • 4:48PrésentateurFait
    « Le texte devrait être présenté au Parlement à l'automne. »
  • 5:01PrésentateurFait
    « Gérard Larcher appelle à un candidat de la droite et du centre en novembre. »
  • 5:31PrésentateurFait
    « Bruno Retailleau estime qu'un candidat macroniste ne peut pas être élu président. »
  • 5:41PrésentateurFait
    « Un hommage national rendu aujourd'hui à Lionel Jospin. »
  • 18:45PrésentateurChiffre
    « Chaque missile coûte entre 500 000 et 1,5 million d'euros. »
  • 19:07InvitéChiffre
    « Nous prévoyons d'investir 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030. »
  • 32:47PrésentateurPromesse
    « Nous, chez les Républicains, nous demandons une baisse de ces taxes. »
  • 32:50PrésentateurFait
    « L'Espagne l'a fait, l'Italie l'a fait, la Grèce l'a fait. »
  • 34:29InvitéChiffre
    « 3,5 milliards de dettes, 6 % de déficit. »
  • 35:45PrésentateurFait
    « Je pense notamment à la maire d'Aubervilliers Karine Francklet qui a été extrêmement traumatisée. »
  • 36:30PrésentateurChiffre
    « Seulement 22% des Français ont encore confiance dans la politique. »
  • 40:49PrésentateurChiffre
    « On a 135 000 habitants qui ont quitté Paris en 15 ans. »
  • 43:57PrésentateurChiffre
    « On a plus de 118% en fait d'augmentation de narcotrafic à Paris. »
  • 45:21PrésentateurFait
    « Paris est une ville très ancrée à gauche, la gauche est en place depuis 25 ans. »
  • 45:29PrésentateurChiffre
    « 12 milliards de dettes malgré l'explosion délirante des impôts locaux, 62% d'augmentation des taxes foncières. »
  • 57:16PrésentateurFait
    « Plusieurs pays comme l'Espagne ont décidé de baisser temporairement les taxes sur les carburants. »
  • 1:13:54InvitéFait
    « La droite est rattrapée par le syndrome d'autodestruction. »
  • 1:22:32PrésentateurFait
    « La France n'a plus d'argent, son budget est à l'os. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Invité15 %
  • Invité 27 %
  • Invité 32 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Je suis heureuse de vous retrouver en ce jeudi 26 mars. Bonjour à tous, on va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu devant le Parlement hier sur la situation au Moyen-Orient. Pas une crise de plus, mais une guerre qui s'étend. Alerte le Premier ministre qui annonce plus de 8 milliards supplémentaires de commandes de munitions. Une crise qui touche déjà les Français au portefeuille. Comment le gouvernement peut les aider face à la hausse des prix à la pompe ?

Peut-il se passer d'une peu de la politique du chèque ? On va en parler dans une heure avec Aurore Malval et Mickaël Darmon. Et puis on ira dans nos régions en Corse où face à la flambée des prix du carburant, les élus demandent une intervention rapide de l'État. Et puis on ira également en Seine-Maritime. C'est là que se trouve la centrale de Gravenchon pour faire face à la crise et sécuriser l'approvisionnement du pays. Sébastien Lecornu a demandé une augmentation rapide. de la production. Les municipales passées, les Républicains et le PS sont-ils en train de se fracturer ?

À droite, David Lissnard a quitté le parti avec fracas, dénonçant le mode de désignation du candidat à la présidentielle. Dans une demi-heure, on reçoit Agnès Evren, la porte-parole des Républicains. Que pensent-elles également des propos de Jordan Bardella qui déclare ce matin dans le Figaro que la droite française n'existe plus ? Et puis à gauche, Olivier Faure peut-il rester à la tête du PS ? Plusieurs ténors demandent un cap clair. Boris Vallaud menace de quitter les instances. Le sénateur Rachid Temal, président délégué du groupe socialiste au Sénat, est notre invité dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Clémentine-Louise. À la ligne de ce jeudi 26 mars au 27e jour de conflit, l'Iran confirme ne pas avoir l'intention de négocier. Oui, c'est une parole contre l'autre. Alors que depuis deux jours, Donald Trump a surnégocié avec Téhéran. Le ministère des Affaires étrangères iraniens affirme que l'objectif de Téhéran est de continuer à résister et de mettre fin à la guerre selon ses propres conditions. Après ces déclarations, le président américain a néanmoins affirmé que des pourparlers étaient bien en cours. Et les conséquences, on l'a dit, elles se font sentir en France. Le gouvernement se veut rassurant.

Pas de risque de pénurie dans les stations-service. Non, nos approvisionnements sont sécurisés, assure le Premier ministre. Il ne s'agit pas d'une question de stock, mais d'une question de coût. Et de fait, les prix s'envolent à la pompe. On en parle avec Aurélien Romano.

2:40
Invité

Mardi, Roland Lescure parlait d'un choc pétrolier. Hier, le ministre de l'Économie a dû revenir sur ce terme. Et donc, je vais être très clair, moi je regrette d'avoir utilisé ce terme. Il s'appliquait dans mes mots à la situation internationale. Et en aucun cas à la situation française. La France, elle est mieux préparée. Elle est moins exposée. Je l'ai dit tout à l'heure, à la fois que ses voisins européens. Et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés. Sébastien Lecornu a de nouveau détaillé les aides ciblées sectorielles aux agriculteurs et pêcheurs. Et de nouveau refusé les aides plus généralisées.

Les grandes mesures généralistes à l'aveugle, le chèque en blanc, ne fonctionnera pas. Il va sans dire qu'il faut amortir le choc sans faire n'importe quoi avec l'argent du contribuable. Le Premier ministre refuse notamment de baisser les taxes comme en Italie ou en Espagne. La Banque de France souligne elle aussi le cadre budgétaire contraint qui empêche ces mesures. Je vous soulignais qu'il y a deux différences. D'abord, c'est des pays qui ont en général plus d'inflation que nous, ce que je disais tout à l'heure. Et puis, ils ont un peu plus de marge de manœuvre pour dépenser. Nous, malheureusement, nous avons les déficits les plus élevés d'Europe et nous avons trop de dettes.

Les oppositions continuent de demander plus d'efforts, notamment pour les gros rouleurs ou les personnes les plus modestes. Une aide spécifique pour les foyers les plus modestes qui ont besoin d'utiliser par exemple leur voiture ou qui utilisent le gaz pour se chauffer simplement. Donc des chèques énergie ciblées avec des conditions de ressources, je crois que c'est ça la bonne solution. Le gouvernement affirme travailler à ses aides ciblées et promet des mesures prochainement.

4:14
Présentateur

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a lui présenté son projet de loi à Riposte. Un choc d'autorité, un choc d'efficacité. Oui, Riposte pour réponse immédiate contre les phénomènes troublant l'ordre public et la tranquillité de nos citoyens. Dans ce projet de loi, un catalogue de mesures pour lutter contre le protoxyde d'azote, le port illégal de mortiers d'artifice ou encore les rodéos urbains. Sur le volet sécuritaire, le projet de loi prévoit par exemple d'élargir le recours à la vidéosurveillance algorithme ou d'étendre la durée maximale de garde à vue à 72 heures pour les infractions économiques et financières. Le texte devrait être présenté au Parlement à l'automne.

Et à peine les municipales terminées, cap sur la présidentielle. Gérard Larcher appelle à un candidat de la droite et du centre en novembre. Oui, c'est la condition de notre qualification. Au second tour, Martel, le président du Sénat dans une interview aux Parisiens. Gérard Larcher tire le bilan des municipales et pour lui, pas le choix. Les ténors de la droite et du centre, Bruno Retailleau, Edouard Philippe, Gabriel Attal devront s'entendre. Gérard Larcher milite depuis plusieurs semaines pour une primaire de la droite et du centre afin de désigner un candidat commun au plus tard en novembre. Alors l'idée doit encore convaincre dans le Figaro.

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, estime qu'un candidat macroniste ne peut pas être élu président. Il l'appelle à une rupture radicale. Et puis un hommage national rendu aujourd'hui à Lionel Jospin. Oui, à 11h, aux Invalides a annoncé Emmanuel Macron. Puis les obsèques se tiendront à 14h30 au cimetière du Montparnasse. La cérémonie est ouverte au public. Un mot de réaction, Rachid Temel, évidemment, à cet hommage national à Lionel Jospin, figure de la gauche, ancien Premier ministre, ancien Premier secrétaire du PS.

6:04
Invité

Effectivement, c'est une personne de moi qui compte beaucoup, puisque quand je suis entré au partialiste, c'est à la fois pour l'histoire, bien sûr, du socialisme en général, François Mitterrand, mais aussi Lionel Jospin. Quelqu'un qui avait une rigueur intellectuelle, qui a beaucoup œuvré pour que la gauche travaille, que la gauche avance, que la gauche soit, on va dire, en prise avec les réalités. Et donc, c'est pour notre famille poétique une perte, mais je crois aussi pour notre pays. C'est quelqu'un qui disait, il faut faire ce qu'on dit. Et donc, voilà, cette morale, voilà, c'est une disparition difficile dans un moment où le partialiste a besoin de repères.

Donc, c'est vrai que c'est extrêmement dur. Et puis, on sera donc à l'hommage. Et moi, je le disais, ma première intervention dans un meeting, c'était sa campagne législative de 1997. Et donc, j'ai dû prendre la parole devant lui aux Zéniths de Paris. Donc, ça reste un moment très particulier. Et donc, encore une fois, je tiens à souligner aussi sa capacité, quand il a dirigé le pays, toutes les grandes mesures. Il a démontré aussi une capacité à ce que, quand on est Premier ministre, on peut aussi changer l'avis des gens. Dire, et on le voit bien, que ce soit sur l'aménagement et la réduction du temps de travail, que ce soit sur les emplois jeunes, tout cela.

Et je crois, il est apporté à son crédit aussi une parole forte sur le plan international. Et puis, cette volonté permanente de dire que, quand on fait de la poétique, quand on est notamment socialiste, la première question, c'est comment on améliore la vie des gens. Et je crois que ça doit être le fil rouge qu'on doit poursuivre.

7:29
Présentateur

On va revenir avec vous, Rachid Temal, sur le débat qui s'est tenu hier à l'Assemblée, au Sénat, sur la guerre au Moyen-Orient, sur ses conséquences pour la France. Et on va regarder d'abord trois unes de la presse régionale sur trois sujets différents. D'abord, la une de Ouest-France. Pourquoi la France ne revit pas le choc pétrolier de 1973 ? La flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient ravive le spectre des chocs pétroliers des années 70. Mais le risque d'une inflation généralisée est faible. La deuxième une, c'est celle du Télégramme. Comment garder nos commerces ?

Le journal breton qui fait le récit des mesures prises par plusieurs élus du département alors qu'au Sénat, hier, une proposition de loi de votre collègue socialiste, Audrey Linkeneld, a été rejetée. Elle prévoyait, entre autres, l'encadrement des loyers commerciaux. Et puis la dernière une, c'est celle de Nice Matin. C'est le visage de Loana en une de Nice Matin. Destin tragique révélé par Love Story, où elle est devenue la première vedette de télé-réalité en France. Elle a été retrouvée morte chez elle à Nice. Elle avait 48 ans. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

8:28
Invité

Alors, je vais prendre Télégramme et quand même dire un mot sur celle de Nice Matin. Non, parce que l'histoire de Loana, il y a deux choses. Un, c'est vrai que Love Story a changé, fait exploser le paysage du visage français, comme on dit le fameux PAF. Et ça a été une déflagration pour ceux qui s'en souviennent. Donc, voilà. Et deuxième chose...

8:45
Présentateur

Dont vous, vous regardiez, parce qu'on est...

8:47
Invité

Ah bah oui, mais moi, bien sûr. Comme nous. Ah bah non, je veux dire, moi, je... Pas Clémentine qui était très très jeune. Je peux aussi vous citer d'autres émissions de télé-réalité que j'ai regardées ou je peux regarder. Moi, j'ai pas de sujet avec ça, pas de souci. Deuxième chose, je trouve ça un destin dramatique, quand on voit qu'elle est décédée depuis plusieurs jours, et finalement, personne ne lui le savait. Mais ça démontre à tel point le peu de relations, je veux dire, du quotidien. Et ça, c'est terrible. C'est terrible pour elle, pour sa famille, aussi, ça existe pour d'autres Français. Donc, voilà ce que je veux dire rapidement.

Mais sur Telegram, si je peux me permettre, pour prendre cette une-là, on voit bien, c'est-à-dire que... Et ça, c'est vu hier, Audrey Lincolnel, avec notre groupe, dans le cadre de notre espace réservé, il y a ce sujet, et on le voit dans beaucoup d'endroits en France, où les commerces ferment. Alors, il y a plusieurs raisons, mais en tout cas, une des raisons, on le sait, c'est comment on peut, quand on est commerçant et débutant, comment on a une capacité à avoir un loyer assez peu cher, mais en tout cas, pouvoir aussi animer des centres-vies, des centres-bourgs, des quartiers, etc. Et donc, la mesure, ici, c'était juste l'encadrement des loyers. C'était pas... Bon, c'était utile.

Et ce qui a été... Donc, c'est dommage que la droite, finalement, ne s'en est pas si, parce que souvent, on dit, nous, on travaille sur les territoires. La preuve, c'est que quand il y a une mesure utile, la droite décide de la faire perdre. Et puis, même sur la méthode, c'est-à-dire qu'on a fait le débat, puis à la fin, par un système de vote bloqué, réussirait qu'il n'y a rien à voir. Donc, moi, je le dis, c'est comme il y a quelques mois, nous avons aussi proposé des mesures avec Marie-Pierre Monnier sur la question des AUSH, donc les personnes qui accompagnent dans nos écoles des enfants handicapés.

Et l'idée, c'est de les intégrer dans l'école, dans le temps de travail, dans le temps scolaire, pardon, dans le temps de restauration, etc., pour que ces enfants-là aient une vie la plus normale, entre guillemets, si je peux permettre l'expression. La droite à voter contre. Puis, quelques mois après, ils nous ont expliqué qu'il fallait prendre des mesures. Pareil hier. Donc, hier, c'était avec Audrey Lincoln-Hale. Ils ont la droite à voter contre. Et dans quelques temps, ils vont vous dire, et aller sur les plateaux télé ou dans les villes, dire, oui, c'est vrai, il faut rendre les loyers.

Donc, c'est dommage, finalement, que cette bonne mesure-là, qui serait utile pour développer les commerces, notamment dans toutes nos villes, qu'on soit urbain ou qu'on soit rural, moi, j'ai les deux dans mon département, la question des cellules commerciales vides, elle est transpartisane. Elle concerne tous les maires. Elle concerne surtout tous les habitants.

11:00
Présentateur

Et on l'a vu, ça a été un vrai sujet de la campagne des municipales, cette question de la désertification des centres-villes. On va parler du conflit au Moyen-Orient. Débat hier soir au Sénat sur le sujet en présence de Sébastien Lecornu, mais d'abord les conséquences en France, l'augmentation des prix à la pompe. Et Roland L'Esclure, qui est revenu hier sur ses propos, il dit avoir regretté d'avoir employé l'expression de choc pétrolier. Vous avez compris ce revirement ?

11:23
Invité

Vous voulez dire qu'il s'est fait taper sur les doigts ? C'est ça la question. Vous en étudisez ? C'est ce qui s'est passé. Voilà un ministre, pas le moins, il dit ministre de l'économie et des finances. Je crois qu'il doit être à peu près au courant de ce qui se passe. Il a même fait un budget. Et puis, donc, il voit, il a les indicateurs. Alors, il fait une déclaration. Puis comme ensuite le Premier ministre décide, lui, de ne pas avoir une mesure globale, en fait, il est obligé de manger son chapeau, Roland L'Esclure. Voilà ce qui s'est passé. Mais une fois qu'on a dit ça, la question, c'est pour les Français.

Je veux dire, aujourd'hui, on voit bien que la question, ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, mais en tout cas la question des salaires, la question de la capacité à pouvoir prendre sa voiture pour aller ne serait-ce que travailler, ou alors se chauffer. Parce que sinon, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire, concrètement, les gamins dorment avec les anoraks parce qu'il n'y a pas les moyens de se chauffer. Donc, c'est extrêmement difficile. C'est une réalité. Donc, dire qu'il y a un impact sur les Français, c'est vrai. Et donc, la question que j'ai posée, c'est, d'une part, est-ce que les grands groupes gaziers, pétroliers ne participent pas de la hausse ? C'est un élément.

Alors, il y a les contrôles des CRF, mais il faut vérifier.

12:30
Présentateur

Mais il faut plus de coercition ?

12:32
Invité

En tout cas, on ne peut pas toujours avoir un système où, quand il y a le moins d'en mouvement, les prix montent. Et puis, bizarrement, quand ça redescend au niveau des marchés pétroliers, ça met beaucoup de temps à redescendre. Alors, peut-être qu'il faut regarder les choses. Donc, il y a les contrôles, il faut qu'ils soient poussés. Un peu de patriotisme m'a demandé aussi à ces grands groupes-là. Et puis, de l'autre côté, il faut prendre des mesures pour les Français. Donc, nous, ce que nous demandons, nous, les socialistes, c'est de faire en sorte que les Français, pour qui ça a un impact, et notamment des catégories moyennes ou modestes, puissent avoir une aide spécifique.

13:02
Présentateur

Et on va en parler, Rachit et Mal. On va aller voir, évidemment, dans nos régions, comment ça se passe. Puisque vous l'avez dit, ça inquiète les Français. On va en Corse, à Bastia. Bonjour, Pierre Négrel. Surtout leur porte-toile. Pierre Négrel, merci beaucoup d'être avec nous, Pierre, chef adjoint de l'agence de Bastia à Corse matin. Envolé des prix du carburant, quelle est la situation dans l'île ? Aujourd'hui, la situation est très agitée. Il faut comprendre qu'hier soir, mercredi, on a enregistré des prix à la pompe qui s'envole. 2,38 euros pour le litre de gasoil, 2,23 euros pour le litre de super.

Et ce matin, la situation a évolué dans un sens, je dirais, d'agitation, dans la mesure où, depuis 5 heures du matin, les deux dépôts pétroliers de l'île sont occupés,

13:47
Invité

notamment par un collectif de pompistes. Cette situation fait écho à une agitation sociale qui est quand même assez importante

13:54
Présentateur

depuis plusieurs jours, où les élus, les socioprofessionnels, les syndicats sont montés au créneau pour réclamer du gouvernement des mesures de sauvegarde. Parce que ce qu'il faut comprendre encore, c'est que la question de l'essence est un sujet brûlant. Parce que le marché de l'essence ne fonctionne pas comme sur le continent. Il y a des surcoûts structurels liés à l'insularité

14:17
Invité

qui ont été évalués à plus de 6% pour le diesel et plus de 5% pour l'essence par l'autorité de la concurrence. Et surtout, on est sur un marché où les discontaires n'existent pas. On ne peut pas acheter l'essence chez Leclerc ou l'essence chez Carrefour.

14:32
Présentateur

À ça s'ajoute le fait que la Corse est une région pauvre, c'est la région métropolitaine où le taux de pauvreté est le plus important. Et où, de plus, les automobilistes sont le plus souvent des automobilistes contraints,

14:45
Invité

captifs, dans la mesure où l'île est en grande partie rurale et où le réseau de transport en commun est moins développé, moins dense que sur le continent.

14:55
Présentateur

– Vous l'avez dit, les élus de l'île qui montent au créneau, que demandent les Corses ?

15:01
Invité

– Alors, il y a une revendication qui existe de longue date, bien avant cette crise au Moyen-Orient, c'est la demande d'une mise en place d'un système de régulation du prix des carburants, un système qui serait, je dirais, analogue à celui qui existe dans les régions ultramarines depuis 1985 avec le décret l'UREL qui autorise dans ces régions-là la préfecture à fixer elle-même le prix des carburants. Alors, il faut comprendre que cette revendication, elle rejoint une préconisation de l'autorité de la concurrence qui, au mois de novembre 2020, a rendu un rapport très important sur l'état global de l'économie Corse.

Et parmi les préconisations, il propose, elle préconise, l'autorité de la concurrence, elle préconise qu'on puisse mettre en place un système de régulation du prix des carburants, c'est-à-dire que le prix ne soit pas simplement abandonné au marché. Alors, cette revendication a ensuite été reprise à plusieurs reprises. Au printemps 2025, le député de Corse du Sud, Paul-André Colombagne,

16:06
Présentateur

a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi en ce sens qui, pour l'instant, n'a toujours pas été examinée. Et le 6 mars dernier, il y a un recours qui a été déposé par une association locale très active qui s'appelle le collectif Agissons contre le prix des carburants en Corse et qui a ce recours qui vise à contraindre le gouvernement à se prononcer sur le principe de la régulation,

16:34
Invité

à passer un premier filtre. On l'attend.

16:36
Présentateur

– Rachid Temal, comment vous réagissez à ce que raconte Pierre Négrel ? Alors, il y a la situation spécifique de la Corse, mais c'est une situation qui touche évidemment tout le territoire.

16:47
Invité

– Alors, il y a deux choses. Effectivement, il y a une situation au départ spécifique, avant, comme vous le dites, avant cette crise-là. Et donc ça, c'est vrai que ce n'est pas normal qu'elle soit là. Sur le reste, c'est ce que j'évoquais. C'est-à-dire qu'on ne tiendra pas, le Premier ministre hier a pris la parole, en disant qu'il n'y aura pas de mesure généralisée. Mais il n'a pas annoncé de mesures concrètes. Et comme on voit que le conflit tend à s'éterniser, il y aura des conséquences. C'est pour ça que nous, avec le groupe socialiste et congéiste républicain au Sénat, nous demandons des mesures spécifiques.

Il y a effectivement des millions de Français qui sont obligés de travailler avec leur voiture, soit parce que pour s'y rendre, soit par rapport à leur métier. Et on sait très bien qu'effectivement, il y a aussi une catégorie de professionnels. Donc oui, il faut des mesures spécifiques pour celles et ceux...

17:29
Présentateur

Mais on a les moyens budgétaires, compte tenu de l'État, de la situation financière de la France ?

17:33
Invité

Mais c'est-à-dire qu'on peut se dire ça. Mais ça veut dire que concrètement, on met la tête sous l'eau, on appuie sur la tête de millions de Français. Donc à un moment donné, quand il y a des crises, oui, il faut prendre des mesures. Alors peut-être qu'il faut décaler certaines choses pour prioriser ça. Ça s'appelle la gestion des données publiques. Et je crois que dans un pays comme le nôtre, où la question du pouvoir d'achat est essentielle pour beaucoup, le nombre de Français pour qu'il termine le mois, quand il termine positif avec 5, 10 euros, ou qu'il vint du mois non plus que la lumière dans le frigo, c'est une réalité. Et ils seront impactés encore par cette crise.

18:02
Présentateur

On remercie Pierre Négrel d'avoir été avec nous depuis Bastia, la Une de Corse matin, hors contrôle. C'est la Une de votre journal ce matin. Merci beaucoup Pierre d'avoir été avec nous. Alors cette situation, et le Premier ministre s'est exprimée hier au Parlement sur le sujet de l'énergie, mais pas qu'il y avait un débat sur le conflit au Moyen-Orient. Et Clémentine, le coup de la guerre, il ne concerne pas seulement les prix de l'énergie. L'implication militaire de la France coûte aussi de plus en plus cher. Oui, et le nerf de la guerre est de plus en plus sensible.

La France a engagé 24 rafales au Moyen-Orient, une demi-douzaine de régates, et puis son porte-avions Charles de Gaulle, un dispositif très conséquent. Mais ce qui coûte aussi très cher, ce sont les missiles qui sont utilisés pour intercepter des drones, par exemple. Et chaque missile coûte entre 500 000 et 1,5 million d'euros. Et évidemment, plus la guerre dure, et bien plus notre stock de missiles descend, et nous n'en avons plus beaucoup. Sébastien Lecornu a donc annoncé hier soir à l'Assemblée, puis au Sénat, un plan de soutien à l'industrie civile et militaire à hauteur de 300 millions d'euros. On l'écoute.

19:07
Invité

L'urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d'investir 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030,

19:18
Présentateur

qui s'ajoutent aux 16 milliards d'euros de la loi de programmation militaire votée en 2023, M. le rapporteur Christian Cambon. C'est indispensable, et c'est colossal. Et le Premier ministre a aussi annoncé la création d'une plateforme qui s'appelle France Munitions, et qui sera un grossiste de munitions, qui répondra aux besoins de nos armées, mais aussi des clients à l'export. Un mot peut-être là-dessus, sur ce qu'on a entendu du Premier ministre, Rachid Temal. Je rappelle, vous êtes vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense des forces armées ici au Sénat. 8 milliards de plus pour les munitions. Vous soutenez ?

19:55
Invité

Oui, mais la question qui vous est posée, c'est comment on a d'abord un plan industriel, et je crois que c'est ça aussi un sujet, et comment les commandes sont réellement passées, puisque c'est le débat qu'il y a de plus longtemps entre notamment la Direction Générale de l'Armement et puis les entrepreneurs.

Et ce qu'il faut aussi se dire, c'est qu'au-delà d'ailleurs juste des commandes, ces commandes dorénavant, on intègre le fait que, quand on voit ce qui se passe notamment en Ukraine, et d'ailleurs aussi au Moyen-Orient, parce que ce sont les mêmes drones, puisque c'est notamment les Shades, les drones iraniens, parce qu'on voit bien que tout ça est connecté, c'est que dorénavant, il y a nécessité de combattre des drones avec des moyens au même niveau que des drones, parce que sinon, vous pouvez toujours commander plus de missiles, sauf qu'on voit bien qu'il y a une question de coût et de puissance.

Donc ça nous oblige aussi à intégrer dans notre modèle d'armée, et dans notre capacité aussi demain, à faire en sorte que des usines qui existent d'ores et déjà puissent se transformer en quelque temps pour produire des choses, c'est des questions, je crois, industrielles qui sont aussi posées, parce que nos forces armées savent déployer, et on peut les saluer, parce qu'en quelques jours, nous sommes le seul pays, ou un des seuls pays, à être en capacité de mettre autant de moyens, qu'elles soient militaires, aériens, aéroportés, on a le groupe Naval, etc. Très bien.

Mais maintenant, il y a la question de notre capacité à produire vite, à la fois de la technologie, mais également ce qu'on appelle, on va dire, du bas de gamme et du gros, parce que quand vous êtes dans ce type d'opération, on perd beaucoup de matériel, donc il faut aussi ajouter cela. Donc ça doit nous conduire à des réflexions stratégiques et industrielles surtout.

21:20
Présentateur

Et pour augmenter encore les moyens de nos armées, le Premier ministre a souhaité accélérer l'actualisation de la loi de programmation militaire. Oui, elle devrait être examinée à l'Assemblée, début mai, puis au Sénat, début juin. Cette loi de programmation militaire actualisée prévoit notamment un nouveau régime d'état d'alerte de sécurité nationale qui devrait permettre d'adapter nos règles pour accélérer des décisions en cas de menaces graves. Alors concrètement, qu'est-ce que ça signifie ?

Eh bien, ça peut être par exemple renforcer les périmètres de sécurité de sites sensibles, ça peut être faciliter l'entreposage de munitions ou de carburants, et puis tout simplement, ça peut être faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire, en somme, tout ce qui peut fluidifier notre réponse militaire en cas de menaces graves.

22:01
Invité

Alors, l'accélération qu'on a votée, nous, les socialistes, on l'a amendée, on l'a bonifiée, cette loi de programmation militaire, donc il n'y a pas de sujet. Et on a déjà dit que sur le côté financier, aussi, même si la question se posera, de qui finance quoi ? Parce que comme nous, on dit qu'il faut aussi que les plus grands revenus contribuent plus au budget de l'État, il faut aussi reparler de cela. – Mais juste, c'est important ce que vous dites,

22:24
Présentateur

parce que là, on a un nouveau porte-avions, 10 milliards, on a 8 milliards de plus pour les militares. – Sur l'accélération… – Est-ce qu'on est un peu dans un quoi-qu'il en coûte militaire ?

22:30
Invité

– Non, mais je vais vous répondre, mais sur l'accélération du calendrier, il n'y en a pas. Puisque ce qui s'est passé, c'est l'inversion. Au lieu de commencer par le Sénat, on commence par l'Assemblée et l'objet est toujours le 13 juillet. Donc, quand on vous dit accélération, tout ça est pipeau. Là aussi, je pense que c'est des matières extrêmement structurantes, les questions de sécurité nécessaires pour notre pays. Et on voit bien qu'aujourd'hui, la guerre est un monde à lequel on doit s'habituer dans le monde pour ne pas nous jouer là-dessus. Donc, il n'y a pas d'accélération. Il y avait une réactualisation avec ces mêmes calendriers. Ce n'est pas un quoi qu'il en coûte.

Ce qu'il faut se dire, c'est que dorénavant, la régulation du monde, elle ne sera plus celle que nous avons connue depuis 1945. À la fois parce que le premier, les Américains passent leur temps à essayer de... Quand même, la guerre qu'ils mènent, c'est une guerre illégale. Donc, ils en rajoutent. D'autres pays également font le choix aujourd'hui de combats soit d'un niveau régional, soit d'un niveau mondial, ce qui se passe notamment sur le territoire européen avec la Russie qui agresse l'Ukraine. Donc, à partir de là, il faut qu'on réfléchisse effectivement à ce qu'on peut faire.

Et oui, il faut continuer à développer notre capacité de protection de nos territoires, de nos concitoyens et puis aussi de nos intérêts vitaux de par le monde. Parce que d'ailleurs, nous sommes une puissance, nous, présente sur l'ensemble du monde entier. Donc, c'est vrai que dorénavant, nous devons faire ça. Alors, c'est le débat sur le nucléaire. Enfin, le débat, il faut faire. Il faut effectivement un nouveau porte-avions parce que ça suppose que la France est en capacité d'intervenir de par le monde. Et il faudra effectivement penser au... Si je prends quelques exemples, les drones, la question des rafales ou de nouvelles générations.

Donc, il y a effectivement des travaux nécessaires à mener dorénavant.

24:01
Présentateur

Et le débat d'hier au Sénat, il visait aussi à questionner la place de la France dans ce conflit au Moyen-Orient. Oui, Emmanuel Macron a rappelé la posture uniquement défensive de la France il y a encore quelques jours et c'est la ligne qu'a tenue le Premier ministre hier soir. La France ne participera pas à des opérations de guerre. Le rôle de Paris se concentre aujourd'hui sur la défense de ses partenaires comme les Émirats Arabes Unis dont la France sécurise l'espace aérien et puis sur sa présence en Méditerranée, notamment autour de Chypre quant aux routes commerciales comme le Détroit d'Hormuz.

Sébastien Lecornu affirme que la France participera bien à la sécurisation de ses routes mais pour le moment aucune coalition maritime n'a été détaillée. Hier soir, le sénateur Claude Maluré, président du groupe Les Indépendants Républiques et Territoires a s'interroger justement sur le rôle des 27 dans ce conflit. On l'écoute. À court terme, la position de la France est la bonne. Nous ne participons pas à une offensive sans but, sans stratégie et sans visibilité mais nous tenons nos engagements internationaux en protégeant nos alliés dans le Golfe et en Méditerranée. Cette position doit être soutenue.

Mais il va bien falloir aussi que les 27 commencent à résoudre leurs problèmes urgents et graves. Les guerres en Ukraine et au Proche-Orient nous envoient un message simple et clair.

25:21
Invité

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

25:24
Présentateur

Monsieur Temal, quelle réponse aujourd'hui vous pensez qu'il faut et qu'on doit et qu'il faut peut-être attendre de l'Union européenne dans ce conflit ?

25:31
Invité

Mais d'abord, là aussi, il faut faire attention. La compétence militaire, pour prendre un terme au classique, c'est du ressort des États. Il faut garder sans tête. Le fait qu'un président en public décide soit de mener un conflit et donc de fait d'envoyer des hommes et des femmes au sol ou en tout cas dans des risques de mort ou de défendre des intérêts vitaux doit rester du domaine des États. Ce que peut faire l'Union européenne, c'est de la mutualisation. Donc, il faut que les États décident d'y aller. mais en aucun cas de dire que dorénavant, et Mme Van der Leyen devrait faire attention, de penser qu'elle peut décider de tout.

Quand, par exemple, l'Union européenne se rend au rendez-vous du Conseil pour la paix de Trump qui ne vise qu'à détruire les Nations unies, c'est une faute politique. Quand, ce n'est pas l'Europe qui va décider demain, soit notre réponse sur, notamment, nos capacités nucléaires, soit d'envoyer des hommes et des femmes au sol ou dans un conflit. Donc, ça doit être effectivement au niveau des États. Donc, moi, je compte sur l'Union européenne pour mutualiser, pour avoir des effets leviers financiers, mais en aucun cas pour décider de notre capacité militaire quel que soit l'endroit du monde.

Donc, oui, de la coordination, oui, de la capacité d'investir ensemble, notamment sur la recherche et le développement. Je crois que c'est un sujet essentiel, la recherche et le développement. Mais après, c'est entre les États d'agir.

26:41
Présentateur

Rachid Temal, on va terminer par des questions politiques. Tout ça est politique. Tout ça est politique, mais plus concentré sur le PS, j'allais vous dire. Les municipales sont terminées. Quelles conséquences votre parti doit en tirer ? On va écouter ce qu'en disait hier Patrick Cannaire, le patron du groupe socialiste au Sénat.

26:58
Invité

La ligne doit être clarifiée. Il nous faut un cap clair pour le parti socialiste. Et aujourd'hui, c'est vrai que la gaudille, permettez-moi cette expression un peu triviale, ne peut pas être une solution pour l'avenir de notre formation politique. Encore une fois, la première de la gauche.

27:12
Présentateur

La gaudille aujourd'hui, au PS ?

27:14
Invité

En tout cas, d'abord, je veux saluer tous ceux qui ont été au combat dans les municipales, ceux qui ont gagnés, aussi penser à ceux qui ont perdu chez les socialistes. Parce que ça veut dire que dans ces villes-là, on dirige, on vivra mieux quand je vois d'autres situations. Ça, c'est le premier point. Deuxième point. La question du part socialiste, c'est d'arrêter de parler à lui-même, d'arrêter d'être focalisé de la joie sur l'EFI et de se dire que dorénavant, comment on parle aux Français ? Et le vrai sujet, à mon sens, aujourd'hui, c'est quel projet socialiste pour les Français ?

27:44
Présentateur

C'est ça qu'on nous reproche. Vous croyez, vous écoutez les Français quand ça fait des mois que la direction du PS dit jamais d'alliance avec l'EFI, pas d'accord national, pas d'alliance, l'EFI, c'est terminé, et quand vous avez dans plusieurs villes des accords, dont la ville de Nantes, Johanna Roland, numéro 2 du PS, qui passe un accord avec l'EFI.

27:59
Invité

Chacun connaît ma position, je ne suis pas favorable. Je ne l'ai pas été en 2022, je ne l'ai pas été en 2024, ni là aujourd'hui, pour un accord avec l'EFI. Moi, je n'ai pas de débat là-dessus. Effectivement, les Français ne comprennent pas puisqu'ils nous voient avoir une attitude sur le budget responsable, mais en même temps, possiblement, parler avec Tondelier pour une primaire qui, elle, dit qu'il faut qu'il est Mélenchon et faire ces accords-là, possiblement, sur la question des municipales. Donc, ça ne peut pas tenir.

28:23
Présentateur

Mais ça a été une erreur

28:24
Invité

de la part des candidats ? Oui, non, ce qui a été une erreur, non, moi, je ne juge pas la... Ce qui a été une erreur, c'est que le parti dise non, puis, finalement, quand je suis le premier secrétaire, a dit, si j'étais à Toulouse, je voterais pour. Ça a donné de la confusion et donc, ça a eu un impact sur tout le monde.

28:36
Présentateur

Pour François Picmal, le candidat à l'EFI.

28:38
Invité

Oui, avec des méthodes, bon, bref. Donc, ça, c'est un sujet. Mais on peut rester là-dedans. Moi, je ne souhaite pas rentrer dans une guerre à l'interne socialiste. Aujourd'hui, vous parliez tout à l'heure de Lionel Jospin. Lionel Jospin, il a parlé du droit d'inventaire, souvenez-vous. Je pense qu'il est temps de faire un droit d'inventaire sur ces mois et ces dernières années avec cette direction-là. Moi, je pense qu'il faut changer totalement notre approche et je le redis.

29:01
Présentateur

Mais il faut changer la direction aussi ? Que vous appelez à la démission d'Olivier Vaud ?

29:04
Invité

Non, moi, je ne suis pas dans la logique de... Enfin, ce n'est pas mon propos. Mais je pense que quand on est un dirigeant, on tient des conséquences d'un certain nombre de choses. Là, notre problème au Parti Socialiste, ce n'est pas de faire la tactique.

29:15
Présentateur

Donc, vous ne demandez pas sa démission mais vous dites en responsabilité, il doit partir.

29:18
Invité

Je dis qu'en responsabilité, comme l'aurait fait Jospin, il s'interroge sur son droit d'inventaire. Je dis simplement qu'aujourd'hui, notre problème, ce n'est pas de faire la tactique. Je vois ce qui se passe à droite et la creuse de petits chevaux. C'est que structurellement, le Parti Socialiste et derrière ça, à la gauche, nous sommes aujourd'hui à peine à 30% dans ce pays-là. Donc, on ne gagne pas une présidentielle. Donc, le problème n'est pas de savoir si on ajoute des logos. Ça n'intéresse pas les Français. La question pour les Français, d'ailleurs, qui peuvent voter au municipal pour d'autres partis venir vers nous, c'est que si dorénavant on leur proposait un projet de société.

D'ailleurs, je rappelle, à chaque fois que la gauche a gagné des élections, il n'y avait pas de candidature unique. Donc, ça, c'est un fantasme. Ce qui fait que les gens votent pour nous, ce n'est pas l'addition de logos. C'est la proposition qu'on fait pour changer leur vie. Et donc, la priorité et l'urgence des socialistes, c'est d'avoir un projet de soutien, une vision de la société. C'est ça qu'on nous reproche aujourd'hui.

30:05
Présentateur

– Et la primaire, elle a encore un sens aujourd'hui ?

30:07
Invité

– Moi, je ne suis pas pour cette primaire-là. Il n'y en a aucun sens. Vous avez l'idée avec qui ? Avec qui ? Une primaire, pour quoi faire ? Là aussi, si on parlait des questions internationales, c'est un vrai sujet. Un président de la République, il a quand même une dimension affaires étrangères et défenses. Quand je vois un centre de partenaires, on a un sujet. Mais, encore une fois, ça, c'est une vision, on ne fait pas des légos. Moi, je suis pour sortir du monde des légos, pour aller dans le monde réel. Et dans le monde réel, les Français, c'est pas, et on l'a vu, vous pouvez mettre 25 logos, s'ils ne savent pas ce que vous dites et ce que vous leur proposez, ça ne les intéresse pas.

Donc, nous avons un problème puisque Jean-Luc Mélenchon est un problème pour la gauche. Moi, je n'en fais pas une obsession parce que je pense qu'il faut effectivement sortir de ce rapport-là depuis le début, je le pense, et surtout que les Français nous le reprochent très largement. C'est-à-dire que le mec qui a accéléré la dédiabolisation de l'extrême droite, celui qui contribue beaucoup, c'est Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, c'est le parti le plus, la personne la plus détestée, le parti le plus détesté plus que le RN. Il faut se dire de quoi on parle.

Alors que le danger en France, c'est l'extrême droite, on a le sentiment qu'aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, par ses propos, c'est un accélérateur. Donc, il faut, on vit face à l'histoire, au moment historique dans lequel nous sommes. Nous sommes la première visite l'extrême droite. Donc, il faut que les socialistes arrêtent, travaillent sur le fond, fassent un travail de fond avec les Français et c'est en faisant une offre aux Français sérieuse qu'on pourra effectivement gagner l'élection présidentielle.

31:33
Présentateur

Merci beaucoup, Rachid Temal, d'avoir été notre invité. Clémentine, on se retrouve dans 20 minutes ? Oui, on parlera d'un coup de gel qui fait craindre aux maraîchers que leur culture soit un peu abîmée ce matin.

31:42
Invité

Et possiblement, l'augmentation des prix comme pour le gazoil.

31:47
Présentateur

On a parlé des conséquences des municipales à gauche, on va parler de ce qui se passe à droite. C'est Agnès Évrenne, la porte-parole des Républicains. Bon courage. C'est d'avoir accepté notre invitation, sénatrice de Paris. Vous êtes porte-parole des Républicains. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien.

32:21
Invité

Bonjour Rianne. Bonjour Madame Évrenne.

32:22
Présentateur

Bonjour. Face à la hausse des prix des carburants, Agnès Évrenne, Sébastien Lecornu refuse la politique du chèque mais ce matin, le ministre de l'Économie annonce des mesures ciblées dans les prochains jours. Il faut savoir que 60% du prix du carburant est constitué de taxes. Et donc là, il y a un enjeu d'équité territoriale et de justice sociale. Nous, chez les Républicains, nous demandons une baisse de ces taxes. L'Espagne l'a fait, l'Italie l'a fait, la Grèce l'a fait et en fait, l'énergie est une dépense contrainte. Les Français n'ont pas le choix.

Ceux qui vivent dans des territoires où il n'y a pas d'alternative, il faut aller travailler, je pense aux artisans, aux commerçants, aux agriculteurs, ceux qui vont bosser, ceux qui ont tout simplement besoin de leur voiture. Est-ce que l'État profite de cette crise ? Oui, je ne vais pas dire que l'État est profiteur de la crise. L'État, ce n'est pas un profiteur de crise. Mais encore une fois, les Français, les plus modestes, subissent cette crise de plein fouet. Et donc, il faut les protéger, tout simplement. C'est pour ça que des aides ciblées sont importantes, mais moi, je pense qu'il faut une mesure immédiate et fiscale. La France est malade de ces taxes.

33:33
Invité

Mesures fiscales, j'entends, mais quand on est défenseur de l'orthodoxie

33:38
Présentateur

fine budgétaire, est-ce que, véritablement, on peut se permettre à l'heure actuelle, vu l'état des finances, cette baisse des taxes sur les énergies ? Vous avez raison de poser la question. Je pense qu'il faut aller faire des économies ailleurs. Là encore, je le redis, l'énergie est une dépense contrainte. Ce n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Les gens doivent aller emmener leur enfant à l'école, doivent aller travailler. Il n'y a parfois pas de transport. Mais est-ce que ça ne doit quand même pas être ciblé sur certaines populations ? Mais pas sur l'ensemble des Français ?

Parce qu'on l'a vu durant la crise énergétique de 2022, en baissant de façon générale les taxes ou en favorisant cela, on peut aussi amener un énorme trou dans les finances publiques. Vous avez d'autant plus raison qu'il est vrai qu'aujourd'hui, la situation budgétaire de la France est catastrophique. On le sait, 3,5 milliards de dettes, 6 % de déficit. Donc, en effet, ciblons, mais encore une fois, attention, ce sont les ménages les plus modestes qui sont frappés de plein fouet par cette crise énergétique. Et donc, il faut les protéger, encore une fois, je le redis. Donc, base de taxes, ciblées ? Ciblées.

Ciblées sur ceux qui en ont le plus besoin et ceux qui, dans certains territoires ruraux, n'ont tout simplement pas accès à des transports en commun. Par exemple, les agriculteurs, les commerçants, les artisans, les ingénieurs des premières mesures. Ce sont les bonnes ? Oui, ce sont les bonnes. Oui, ce sont les bonnes. Julien, on parle des municipales ? Oui. Il y a beaucoup de choses à dire. Oui, c'est un vaste sujet puisqu'on est en train de tirer les leçons et le bilan de ces élections. Il y a un chiffre qui a été donné par le ministre de l'Intérieur hier à l'Assemblée nationale qui fait réfléchir, voire même qui inquiète sévèrement.

Il annonce que plus de 120 faits judiciarisés ont été enregistrés durant la campagne. C'est autant de plaintes qui sont instruites, que ce soit pour des violences, des insultes ou autres. Cette campagne, est-ce qu'elle a été plus brutale que les autres ? Elle a été plus brutale, oui, parce qu'on a vu que la violence est en train de s'étendre dans la société et qu'aujourd'hui elle touche la classe politique et que c'est un combat pour nos valeurs démocratiques. Moi, j'ai été outrée de voir la violence dans certaines villes conquises par la France insoumise de maires sortants qui ont été humiliées, insultées, invectivées.

Je pense notamment à la maire d'Aubervilliers Karine Francklet qui a été extrêmement traumatisée de ce qui s'est passé. Elle a dû sortir avec des gardes du corps et cette violence est inacceptable, elle est intolérable et je vois bien qu'aujourd'hui il y a une gauche radicale qui sous l'influence, sous l'emprise de Jean-Luc Mélenchon en fait, brutalise encore plus le débat. Il avait d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon théorisé cette conflictualisation aujourd'hui de la vie politique. C'est pour ça que nous, chez Les Républicains, nous faisons un combat pour la démocratie contre ces violences qui sont juste inadmissibles.

Vous savez, récemment je regardais un sondage qui montrait en fait et c'est gravissime et ça fait froid dans le dos que seulement 22% des Français ont encore confiance dans la politique mais que comparativement ils étaient 60% à faire confiance à leur maire. Et on voit qu'aujourd'hui c'est d'autant plus inquiétant que même les maires qui étaient la seule représentation officielle respectée par les Français risquent d'avoir une image en fait comme celle des députés à l'Assemblée Nationale de cette brutalisation de la vie politique. Olivier Faure, il parle d'ouliganisation. Vous allez jusque-là ? ouliganisation de la vie politique ?

Oui, mais Olivier Faure a été soumis aujourd'hui je trouve à cette secte LFI qui donne ce spectacle affligeant, affligeant et je le redis c'est un combat pour nos valeurs, c'est un combat en fait pour la démocratie. Mais vous semblez résumer les violences ou en tout cas la brutalisation de la vie politique à une certaine gauche est-ce qu'il n'y a pas eu aussi des agissements du côté de la droite qui peuvent nourrir aussi ce sentiment

37:26
Invité

de brutalisation ?

37:27
Présentateur

Très franchement toutes les images que j'ai vues ce sont des villes qui ont été conquises par la France insoumise où on voyait ces maires humiliées. Il y avait aussi des maires sans étiquette mais par exemple votre collègue sénateur LR Thierry Ménien lui il a violemment insulté une journaliste il a menacé de mort hier dans l'hémicycle Patrick Cannaire président du groupe socialiste demande au Sénat de prendre les décisions qui s'imposent est-ce qu'il peut encore rester sénateur de votre groupe ?

Écoutez notre groupe je pense que le président Gérard Larcher va s'exprimer ou un autre président de groupe mais ses propos sont évidemment inacceptables et intolérables dans une démocratie comme la nôtre c'est une évidence il faut arrêter avec cette brutalisation de la vie politique et après on s'étonne de la progression des populismes non c'est pas acceptable

38:10
Invité

Elbert d'Arcachon aussi qui a été vu dans une vidéo en train d'insulter son adversaire écologiste vous parliez du fait qu'il y avait une brutalisation de la vie politique on ne peut pas s'empêcher de constater aussi qu'il y a un problème à droite

38:22
Présentateur

oui mais il y a une radicalisation aujourd'hui évidemment à tous les niveaux et vous savez moi je le regrette parce que c'est pas le bon niveau aujourd'hui la France fait face à des défis sécuritaires budgétaires géostratégiques démographiques écologiques et qu'on doit tous être responsables et qu'aujourd'hui moi je ne me résous pas en tant que parlementaire à l'idée que dans un an on bascule dans un duel mortifère entre deux populismes d'un côté la France insoumise et d'un autre le Rassemblement national c'est-à-dire d'un côté les démagogues et d'un autre les idéologues Julien sur l'enseignement de ces municipales pour les républicains

38:56
Invité

oui parce que vous pouvez légitimement vous sentir satisfait vous citez souvent le chiffre de 57% des villes

39:03
Présentateur

de plus de 9000 habitants qui ont été conquises ou bien gardées dans le giron de la droite des républicains mais on ne peut que constater des échecs aussi dans les grandes métropoles Paris, Lyon et Marseille qu'est-ce qui ne fonctionne pas chez les républicains pour que les grandes villes vous échappent c'est une très très bonne question alors attention à ne pas avoir une vision tronquée les grandes métropoles ça n'est que 15% des territoires en France et qu'il est vrai que franchement quand la droite est elle-même fidèle à ses valeurs et à ses combats non seulement elle gagne mais elle se renforce puisque ce chiffre est important 57% maintenant dans les grandes métropoles il est vrai que la droite moi je le dis en toute honnêteté la droite a perdu l'électorat urbain la droite sur certains sujets notamment sur l'écologie n'a pas eu un positionnement assez clair sur ces sujets-là et c'est un électorat qui avait basculé chez Macron et donc je pense que sur tous ces sujets en écologie culturelle on doit en effet être un peu plus présent il y a ça et puis il y a à Lyon peut-être un candidat qui n'a pas comment dire convaincu parce que la politique j'allais dire c'est aussi un métier on voyait bien que sur le terrain il n'était pas à l'aise il n'était pas à l'aise tout simplement et donc je pense que voilà pour nos candidats il faut faire attention est-ce qu'ils savent faire des débats est-ce qu'ils savent parler aux électorats Et à Paris Agnès Evren vous avez fait la campagne de Rachida Dati bien sûr est-ce que là aussi il y a eu un problème avec votre candidate est-ce que c'est un échec personnel de la part de Rachida Dati ?

Très franchement non et je le dis en toute objectivité il faut savoir que Paris est une ville très ancrée à gauche la gauche est en place depuis 25 ans à Paris il y a une sociologie électorale qui a changé à Paris puisqu'en fait les classes moyennes ont quitté Paris les classes moyennes ont quitté Paris on a 135 000 habitants qui ont quitté Paris en 15 ans et ce sont des familles de la classe moyenne des familles de droite en fait et aujourd'hui on a une ville qui est très fracturée polarisée entre des très aidés des très aisés et que un il y avait la sociologie électorale deux il est vrai que les reports de voix n'ont pas été faits malheureusement le retrait de Pierre-Yves Bournazel ne nous a pas aidés la déclaration de Clément Beaune a fait que tout simplement le centre-gauche a voté pour Emmanuel Macron ça aurait été de même si ça avait été une autre candidate que Rachida Dati vous n'auriez pas fait un meilleur score à sa place ?

Non je ne pense pas c'est elle qui était la mieux placée pour gagner cette ville et la faire basculer c'était une chance historique depuis 25 ans de pouvoir gagner et incarner l'alternance et c'est elle qui l'a incarné la mieux placée vous ne pouvez pas dire ça mais elle était dans les sondages quand on termine avec 9 points de retard sur son adversaire la mieux placée à droite ça veut dire que ce que vous espériez c'est qu'une partie de l'électorat de Pierre-Yves Bournazel se reporte sur Rachida Dati mais ça montre surtout ces résultats que l'électorat centriste ou à deux droites n'était absolument pas convaincu dès le départ par la candidature de Rachida Dati et ça on pouvait un peu le soupçonner Écoutez, en attendant factuellement c'était parmi les candidats de droite celle qui était la mieux placée pour faire basculer cette ville après vous savez moi je suis quand même élue depuis 20 ans à Paris j'ai toujours entendu dire ah Nathalie Koscius comme Morizet c'était pas le bon cheval pourquoi vous l'avez choisi ?

ah Philippe Séguin il était pas bon il était trop trop de tempérament un peu caractériel oui malheureux vaincu c'est ce que vous voulez dire mais j'entends mais là comment vous l'analysez puisqu'on imagine que vous en avez parlé avec Rachida Dati vous vous êtes posé l'équipe de campagne pour analyser ça comment vous l'analysez qu'est-ce qu'elle vous a dit est-ce que vous attendiez un tel écart honnêtement ?

non franchement je ne m'attendais pas à tel écart et d'ailleurs on a été elle n'était pas surprise de l'écart au premier tour déjà quand on a vu que la gauche était très haute 38% personne n'avait donné au premier tour Emmanuel Grégoire à 38% et elle à 25% parce que c'était quand même très faible et donc moi encore une fois on en a discuté il y a une sociologie électorale qui a changé encore une fois je le redis 135 000 habitants qui ont quitté Paris ce sont des électeurs de droite en fait des familles qui avec deux ou trois enfants ne peuvent plus vivre à Paris à cause du coût de l'immobilier et de la cherté de la vie ça veut dire vous ne gagnerez plus jamais Paris la droite ?

Je pense que ça va être honnêtement très très difficile pourquoi ?

parce qu'en plus il y a une politique de logement social aujourd'hui qui est faite avec un objectif dogmatique de 40% de logements sociaux on va ghettoiser cette ville et que par ailleurs beaucoup des habitants sont partis en fait vivre dans les Hauts-de-Seine parce que c'est moins cher et puis par ailleurs nous voilà Rachida elle va rester présidente de groupe nous avons nous avons demandé à ce qu'elle puisse garder la présidence du groupe parce que nous allons continuer le combat sur les questions de logements sociaux sur le périscolaire il y a eu quand même ce scandale épouvantable de fin de règne de Mme Hidalgo avec des violences sexuelles faites sur des enfants qui sont en maternelle il y a eu une omerta absolue sur ce sujet-là et donc voilà sur les questions budgétaires sur les questions de sécurité il y a aujourd'hui un déni sécuritaire on a plus de 118% en fait d'augmentation de narcotrafic à Paris et donc nous allons continuer évidemment le combat est-ce qu'elle a pas aussi payé pardon Julien est-ce que vous parlez de Pierre-Eve Manzel est-ce qu'elle a pas aussi payé une forme d'ambiguïté avec Sarah Knafo alors franchement il n'y a eu aucune ambiguïté moi c'est un mauvais procès qui est fait à Rachida Dati c'est malheureusement la gauche qui a commencé à dire que Rachida était facho que Rachida était raciste les électeurs de Sarah Knafo pour certains ce sont les nôtres moi j'ai organisé des réunions d'appartement ce sont les nôtres et on va les priver d'aller voter parce que Sarah Knafo s'est retirée au profit de l'alternance donc voilà moi ça me fait penser à la phrase de Lionel Jospin qui disait qu'à l'époque de Mitterrand l'antifascisme était tout simplement devenu un théâtre en fait ils ont tout fait pour rendre on est de droite on est du centre on est passé de centriste à fasciste franchement ça n'a aucun sens c'est pas le niveau du débat

44:52
Invité

Rachida Dati est-ce qu'elle a pas payé aussi son étiquette candidate macroniste ?

44:57
Présentateur

alors j'avoue j'avoue que sur le terrain on nous disait ah moi j'aimais bien Rachida Dati avant qu'elle entre au gouvernement il y a un rejet d'Emmanuel Macron sur le terrain et beaucoup nous disaient c'est une candidate macronisée macronisée mais là encore à partir du moment où on n'a pas réussi à convaincre de la nécessité d'une alternance à Paris c'est pas une bonne nouvelle parce qu'encore une fois je le redis il faut voir l'état de Paris on a 12 milliards de dettes malgré l'explosion délirante des impôts locaux 62% d'augmentation des taxes foncières et on se dit mais où va cet argent en fait 12 milliards de dettes où va l'argent des parisiens quand on regarde la sécurité la propreté les mobilités qui sont mises en concurrence alors que dans toutes les métropoles mondiales les mobilités sont en parfaite harmonie en fait il n'y a qu'à Paris où on oppose les piétons aux voitures par exemple Julien on va parler des républicains qui se tournent vers la présidentielle oui et on ne peut pas dire que ce soit un long fleuve tranquille trois pistes ont été proposées par les sages qui avaient été désignés pour étudier la manière de choisir le candidat à la présidentielle donc ce qu'on a compris c'est que les adhérents des républicains devront déterminer en avril s'ils désignent directement le patron du parti Bruno Retailleau s'ils préfèrent passer par une primaire alors je résume rapidement primaire fermée simplement les adhérents primaire semi-ouverte si j'ai bien compris c'est on ouvre aux sympathisants même si le terme de semi-ouverte on ne sait pas trop en fait à quoi ça correspond ouverte aux sympathisants tout simplement et primaire fermée c'est exclusivement les adhérents LR c'est aussi simple alors deux questions est-ce que vous avez une date plus précise sur ce choix des adhérents quant à la formule de départage et deuxièmement quelle est votre préférence alors d'abord je crois que c'est plutôt au mois d'avril je n'ai pas de date précise on n'a pas de date précise mais bon ce que je constate c'est que malheureusement la droite est rattrapée par le syndrome d'autodestruction alors qu'encore je vois le départ de David Listard vous le regrettez ?

oui je le regrette profondément parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique et j'aurais préféré qu'il mette ce talent au service de notre famille politique sauf qu'il dit aucune cohérence aucune constance chez les LR pardon ?

il dit il n'y a aucune cohérence il n'y a aucune constance chez les LR et bien voilà je vous dis on est rattrapé par le syndrome d'autodestruction la droite a aujourd'hui un boulevard sur les questions d'autorité parce qu'une majorité de Français dans ces municipales ont plébiscité l'action politique de droite c'est-à-dire plus de sécurité une gestion plus réelle mais il n'a pas raison vous la voyez vous la cohérence et la constance chez les Républicains ?

écoutez il faut que maintenant on se mette au travail tout simplement sur le projet on doit incarner un choix d'alternance parce que comme je le disais tout à l'heure moi je suis parlementaire je ne me résous pas à l'idée qu'en fait les électeurs de droite aient le choix entre d'un côté une gauche radicale et d'un autre le Rassemblement national et là on y va tout droit si on ne prend pas nos responsabilités la droite a une responsabilité historique mais autodestruction ça veut dire que vous craignez d'autres départs que celui de David Lissnard ?

je crains tout simplement la cacophonie je crains tout simplement que le meilleur ennemi de la droite c'est elle-même c'est-à-dire le poison de la division encore une fois on a des défis et la France doit être à l'auteur de l'histoire pour pouvoir incarner un choix d'alternance mais David Lissnard il va même plus loin il parle de vote truqué de vote biaisé et il n'est pas le seul en vérité à penser au sein de votre parti que tout est fait au final pour favoriser la candidature de Bruno Retailleau non mais franchement moi je trouve ça scandaleux de dire que le vote est truqué biaisé Bruno Retailleau il a été élu avec 74% des voix comme président du parti et d'où justement c'est pour ça vous pensez que les adhérents vont dire autre chose que le choix de Bruno Retailleau non mais les adhérents pourraient dire écoutez pourquoi pas une primaire à priori s'il y a trois quarts ou plus de trois quarts des gens qui disent Bruno Retailleau est notre candidat préféré c'est l'article 21 de nos statuts on doit consulter les militants donc la question est très simple est-ce que vous voulez une prête il n'y a pas grand risque pour Bruno Retailleau de convoquer un vote un vote interne quand on sait qu'il a fait 74% pour la présidence du parti non mais bien évidemment mais là encore les militants sont souverains pour choisir la question a été posée pour choisir Bruno Retailleau pour l'instant pour le coup vous savez moi je mais vous vous allez voter quoi vous allez voter quoi on critique Bruno Retailleau mais en l'occurrence heureusement qu'il a posé sa candidature il y a quelques mois parce que grâce à lui au moins on entend une voix LR dans ce duel entre deux populismes RN et LFI enfin il y a une voix LR c'est sympa pour Gérard Larcher par exemple Gérard Larcher ce matin il donne une interview aux parisiens alors là aussi on a l'impression qu'il y a un peu de ligne il y a Bruno Retailleau qui fait une interview au Figaro un candidat macroniste ne peut pas être élu président de la République la primaire de la droite et du centre c'est une usine à gaz et puis vous avez le même jour Gérard Larcher dans le Parisien qui dit il faut un candidat de la droite et du centre en novembre on est dans la cacophonie complète ?

moi je vais vous dire en fait c'est comment dire une fusée à deux étages le premier étage de la fusée c'est de choisir un champion dans notre famille politique LR et ensuite de voir en effet si on ouvre pour qu'on ait un seul et unique candidat parce que si on en a un et demi ça veut dire que c'est l'amor donc vous êtes d'accord avec Gérard Larcher RN ou LFI moi je pense qu'il faut moi chacun doit d'abord faire émerger sa candidature c'est sain c'est de faire avancer bon là il y en a déjà deux qui émergent il y a celle d'Edouard Philippe il y a celle de Bruno Retailleau et bien voilà mais soyons un peu collectivement intelligents mais est-ce que vous par exemple vous pourriez soutenir Edouard Philippe en disant mais Bruno Retailleau à l'heure actuelle dans les sondages c'est pas le mieux placé on se range derrière Edouard Philippe moi d'abord je veux Bruno Retailleau moi je veux un projet de droite pour la France parce que je vois bien que les Français veulent moins d'immigration plus de sécurité moins d'impôts et que le projet qui sera porté par la droite sera le bon pour les Français donc moi je regarde encore une fois le paysage politique je veux d'abord quelqu'un de notre famille politique et puis ensuite on peut ouvrir pour voir qu'il y ait un seul candidat sinon nous disparaissons du second tour la qualification elle est à 16-18 mais comment ils se mettent d'accord Edouard Philippe Bruno Retailleau comment ils se mettent d'accord peut-être Gabriel Attal alors après c'est le problème moi j'imagine absolument pas Bruno Retailleau derrière Gabriel Attal c'est pour ça qu'il faut qu'on garde un projet de droite et moi je plébiscite c'est normal c'est ma famille politique un candidat de droite mais pardon si tout le monde plébiscite le candidat de sa famille politique comment on trouve le candidat unique et du centre mais ce que je veux dire c'est qu'en fait il est vrai qu'il y a un grand écart entre Gabriel Attal et Bruno Retailleau de la droite et du centre mais ça veut dire que vous excluez la possibilité comme le soulève Laurent Wauquiez d'aller de Gabriel Attal de Gérald Darmanin jusqu'à Sarah Knafo Oui oui oui moi je suis plutôt sur un candidat unique de la droite et du centre en partant du principe que c'est d'abord un candidat de notre famille politique et ensuite on voit pour ne pas condamner les chances encore une fois de la droite et du centre d'être au second tour c'est aussi simple que ça Vous ne voyez pas vous ranger derrière Gabriel Attal est-ce que vous voyez vous ranger derrière Adolf Philippe ?

C'est plus compatible ?

Écoutez on verra le moment venu en fait avec Bruno Retailleau ce sera Bruno Retailleau oui pour le coup il aura un projet plus à droite mais je me rangerai derrière le candidat de la famille politique qui sera choisi ensuite Ça veut dire deux primaires au final une primaire côté LR puis après on refait une primaire à l'automne alors qu'Edouard Philippe ne va pas y participer Vous savez c'est très simple de toute façon si ce n'est pas un candidat de la droite et du centre ce sera le RN ou la France Insoumise Tout le monde dit ça c'est vrai on ne comprend pas comment vous trouvez le candidat de la droite et du centre le candidat commun parce qu'on a l'impression que personne ne veut s'effacer Personne ne veut s'effacer parce que là ils avancent chacun en fait leurs projets leurs idées Ils le font émerger Oui oui oui oui Il y a une autre interview ce matin toujours dans le Figaro c'est Jordan Bardella La droite française n'existe plus dit-il Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Oui il prend son rêve pour des réalités La droite française aujourd'hui elle existe bien La preuve c'est que nous sommes la première force politique au plan local Et ça ne se traduit pas au niveau national c'est quand même une difficulté Comment ça ?

Si au plan national nous sommes le premier parti d'élus locaux Élus locaux j'allais dire mais sur l'ancrage territorial personne ne vous le conteste mais le problème c'est que ça ne se traduit pas dans des élections nationales législatives ou présidentielles Oui vous avez raison c'est-à-dire qu'on est la première force politique locale mais on est un peu dans les choux au moment des élections c'est pour ça que là on doit se refaire une santé et puis Jordan Bardella tout le temps il nous parle de l'union des droites sauf qu'en fait c'est la disparition tout simplement de la droite la droite a un patrimoine idéologique qui ne peut pas disparaître on a donné 5 présidents à la France on a dominé la 5ème république on ne va pas disparaître derrière le rassemblement national Mais ce n'est pas ce que vous êtes en train de faire dans les Alpes-Maritimes On n'a jamais défendu le nationalisme anti-européen la retraite à 60 ans c'est deux entités différentes eux ils sont plutôt dirigistes et étatistes sur le plan économique nous on est plutôt libéraux sur le plan européen Jordan Bardella ne pense pas du tout comme Marine Le Pen elle elle est plus j'allais dire souverainiste ils sont très adaptables c'est presque même ça le problème du rassemblement national Non mais il y a un tiraillement idéologique même entre eux Merci beaucoup Agnès Évren Merci d'avoir été notre invité Julien Laune de la Voix du Nord protoxyde d'azote j'ai peur pour ma génération

54:20
Invité

Un désastre sanitaire

54:21
Présentateur

Et on va détailler tout ça dans la revue de presse dans quelques instants mais d'abord c'est l'heure de notre reportage en région on reparle des prix du carburant inquiétude évidemment chez les Français les prix qui s'envolent ça commence à peser sérieusement sur le porte-monnaie des automobilistes et pour ne pas exploser son budget essence quelles sont les solutions pour limiter sa consommation quand on est comme beaucoup de Français obligés de prendre sa voiture une des solutions c'est adapter et adopter une conduite plus économique On regarde ce reportage de Val-de-Loire TV il est signé Gabriel Dia

54:48
Invité

Des chiffres qui ne cessent de grimper Depuis maintenant trois semaines les prix du carburant augmentent presque chaque jour de quelques centimes un surcoût qui une fois le réservoir rempli peut rapidement peser sur le portefeuille alors pour économiser chacun a sa solution

55:04
Présentateur

Moi je réduis ma vitesse au maximum et tous les trajets que je peux effectuer en vélo autour de chez moi j'utilise le vélo

55:12
Invité

J'ai opté pour la conduite économique mais on y fait plus attention effectivement vu le prix actuel du carburant Cet après-midi là parmi les automobilistes rencontrés un mot revient sur toutes les lèvres l'éco-conduite L'éco-conduite oui effectivement je fais attention à la façon de rouler un petit peu moins vite un petit peu moins brutalement pour justement avoir une conduite plus en douceur et qu'ils consomment moins Alors concrètement comment adopter l'éco-conduite et réduire sa consommation pour répondre à cette question retour au base avec Boris moniteur d'auto-école qui nous explique les bons gestes à adopter On va essayer d'insister de faire au maximum de la vitesse constante d'essayer d'éviter les grosses variations de vitesse ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu'on va pas hésiter à accélérer de manière relativement dynamique si on est arrêté à un feu par exemple Réduire sa consommation c'est aussi être plus attentif sur la route On va pouvoir aussi insister sur toutes les notions de distance de sécurité Si vous avez des distances de sécurité suffisantes vous allez pouvoir beaucoup plus anticiper le trafic Enfin le moyen le plus simple pour limiter sa consommation de carburant reste un entretien régulier du véhicule chez un garagiste

56:28
Présentateur

Et Clémentine les hausses des prix du carburant ça fait la une ce matin de nos quotidiens régionaux des prix du carburant qui s'envolent Oui 27ème jour de conflit au Moyen-Orient et les prix à la pompe font fuir les automobilistes titre ce matin l'Ardennet ça va bientôt être plus cher que le Ricard ça l'arme un automobiliste à la station de Vrignes-au-Bois Les stations des Ardennes affichent pour la plupart des tarifs à plus de 2 euros le litre pour l'essence et le gazole Résultat les automobilistes cherchent la meilleure offre près de chez eux font aussi des demi-pleins avec l'espoir que les prix redescendent la station Esso de Mouzon a déjà perdu 20% de ses clients et face à ces hausses plusieurs pays comme l'Espagne ont décidé de baisser temporairement les taxes sur les carburants mais le gouvernement français refuse d'utiliser ce levier pour l'instant il préfère miser par exemple sur les capacités de raffinage par exemple à Gravenchon en Seine-Maritime Et justement on va parler de la raffinerie de Gravenchon puisque vous le dites face à la hausse des prix de l'énergie Sébastien Lecornu demande à cette raffinerie qui est la deuxième plus grande du pays d'augmenter rapidement sa capacité de production pour sécuriser l'approvisionnement énergétique du pays Bonjour Virginie Lutreau merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire sans étiquette de Port Jérôme sur Seine c'est là où se trouve cette raffinerie de Gravenchon d'abord un mot qu'est-ce qu'elle représente cette raffinerie pour votre commune l'histoire de la commune tout simplement puisqu'elle s'est installée il y a 100 ans sur le site pour pouvoir raffiner en France et à l'époque il y avait une loi très intelligente qui disait que si vous vouliez vendre votre essence sur le sol français il fallait raffiner sur le sol français et cette raffinerie qui a été achetée récemment par North Atlantic a effectivement reçu l'ordre d'augmenter ses capacités de 10% Vous l'avez accueilli cette annonce du Premier ministre qui demande donc à la raffinerie de Gravenchon d'augmenter ses capacités de production Pour nous c'est une bonne nouvelle une bonne nouvelle pour l'emploi local vous savez c'est un territoire qui a organisé la transition et la décarbonation de ces unités industrielles depuis toujours l'augmentation des capacités qui n'est pas une solution en soi j'ai envie de dire qui va permettre de faire baisser le prix d'essence tel que vous l'évoquiez dans votre reportage précédent elle est là pour pouvoir détendre le marché de 2 à 3% donc c'est forcément une solution temporaire mais ça marque quand même l'intérêt de l'État quant à notre souveraineté industrielle et énergétique et pour nous c'est une bonne nouvelle North Atlantique vient d'acheter le site il faut savoir que les marges qui vont être dégagées pendant cette crise énergétique et qui nécessitent une augmentation des capacités va permettre aussi au site d'engranger des bénéfices pour pouvoir organiser et continuer sa décarbonation telle qu'il s'était lancé sur l'électrification de certaines unités mais aussi sur des sites qui ont été fermés je vous rappelle que la chimie de la plateforme a fermé en 2024 et des sites libres d'occupation peuvent être intéressants pour produire demain du carburant d'aviation durable pour produire d'autres produits qui nous permettraient de garantir cette souveraineté pour nous il est hors de question d'opposer aussi l'environnement et l'emploi on travaille à une convergence de ces deux priorités et nous sommes vigilants avec la sous-préfecture pour faire en sorte que cette augmentation de capacité ne nuise pas les rejets en termes environnementaux on ne travaille pas comme en Australie où on enlève à peu près toutes les barrières le site est parfaitement conscient qu'il a une responsabilité en la matière et pour nous c'est aussi une bonne nouvelle pour l'écosystème vous savez c'est des entreprises qui travaillent ici d'ingénierie de tuyauterie de soudure qui permettent d'entretenir le site et de développer aussi des nouvelles unités sur ce site donc dans tous les cas pour l'emploi pour l'environnement puisque les normes sont très strictes et nous les surveillerons mais aussi pour la souveraineté industrielle énergétique c'est une très bonne nouvelle ça veut dire que l'État vraiment a pris conscience que cette dépendance de l'énergie fossile était une problématique et ce site est aussi une solution pour les énergies de demain vous parlez des emplois Virginie Lutrault ça veut dire que c'est aussi une bonne nouvelle ça vous rassure ça permet de sécuriser les emplois cette demande du Premier ministre alors déjà Nord-Atlantique qui ne fait pas partie du groupe ExxonMobil a la nécessité de recruter une centaine de personnes sur le site pour pallier au manque de services support donc déjà ça c'était pour nous une forme d'indépendance qui nous intéressait le deuxième sujet c'est effectivement l'augmentation de capacité va nécessiter des travaux d'ailleurs en ce moment il y a un arrêt sur les unités Pégase du site qui fabriquait pour l'unité mobile qui a fusionné avec Exxon il y a quelques années ça veut dire que c'est les entreprises du coin qui vont travailler sur ce site ça veut dire qu'il va y avoir aussi des embauches opérateurs parce qu'elle va tourner plus souvent de manière continue pour nous ce sont des bonnes nouvelles parce que ce savoir-faire industriel il ne faut pas qu'il quitte le territoire il ne faut pas qu'il quitte la France il ne faut pas qu'on soit dépendant des pays importateurs c'est 50% de nos importations sur le gasoil et sur le kérosène demain ce sont des vrais projets financés pour le carburant d'aviation durable que j'évoquais tout à l'heure mais ce sont aussi des partenariats forts avec les unités industrielles que l'on construit sur le territoire sur le recyclage de plastique moléculaire là aussi c'est la fin de l'indépendance de l'importation du PET pour l'utilisation et la fabrication du plastique c'est aussi un site qui a déjà engrangé beaucoup de révolutions industrielles notamment sur la production d'hydrogène puisque l'hydrogène est fabriqué ici par air liquide pour décarboner complètement le process industriel tout cela met en lumière ce site-là pour pouvoir faire en sorte que cette décarbonation soit une réalité merci beaucoup Virginie Lutroux merci d'avoir été avec nous maire de Port Jérôme sur scène c'est là où se trouve donc cette raffinerie de Gravenchon on passe aux autres titres à la une de la presse régionale on en parlait il y a quelques instants avec Julien Lécuyer c'est la une de la Voix du Nord qui consacre ce matin une double page Clémentine témoignage de consommateurs de protoxyde d'azote j'ai peur pour ma génération c'est la une ce matin de la Voix du Nord et c'est le témoignage d'une consommatrice qui nous explique avoir commencé à inhaler du protoxyde d'azote alors qu'elle avait 14 ans et depuis elle n'a plus réussi à arrêter elle explique enchaîner les ballons puisque c'est comme ça que ça se consomme plusieurs par jour jusqu'au jour de trop où elle n'arrive plus à arrêter et elle n'arrive plus à se lever et c'est une des conséquences gravissimes de la consommation de protoxyde d'azote une paralysie des jambes et ce témoignage fait écho aux mesures annoncées par le ministre de l'Intérieur il y a deux jours qui annonçaient la création de trois nouveaux délits sur la consommation et le transport de bonbonnes de protoxyde des mesures qui sont inscrites dans un projet de loi intitulé Riposte et qui vise à renforcer la réponse de l'Etat face à plusieurs formes de délinquance On reste dans le Haut-de-France mais on va en Picardie les maraîchers craignent un coup de froid Oui parce que le printemps a été particulièrement doux cette année et un coup de gel est attendu ce matin jusqu'à moins 3 or les cerisiers et les pruniers sont déjà temps fleurs et sont particulièrement sensibles à ces coups de froid pour y faire face pardon excusez-moi Vincent dont j'ai oublié le nom de famille et que je vais retrouver à l'instant Vincent Lienard pardon maraîcher à Saint-Gracia a prévu de déployer 350 bougies par hectare sur ces 3 hectares c'est pour éviter le gel et lui observe des printemps de plus en plus doux et donc qui mettent en danger ces cultures Coup de froid mais politique cette fois on va dans la métropole d'Aix-Marseille Martine Vassal après sa défaite au municipal elle devra céder normalement son siège à la métropole d'Aix-Marseille Oui l'ex-candidate d'hiver droite est aussi présidente aujourd'hui de la métropole d'Aix-Marseille mais plus pour longtemps Martine Vassal ne se représentera pas la bataille est donc lancée titre ce matin la Provence les nouveaux 238 élus de l'intercommunalité devraient désigner le ou la présidente de la métropole le 7 avril prochain et d'ici là les alliances vont bon train après la victoire de la gauche à Marseille pour conserver le pouvoir la droite devra choisir ces alliances soit avec la gauche soit avec l'extrême droite Merci beaucoup Clémentine on continue à parler des métropoles on était sur la métropole d'Aix-Marseille autre métropole c'est celle de Lyon où on vous retrouve Mathias Arraes bonjour Mathias on est ravis de vous retrouver dans cette émission alors les écologistes ils ont gardé la ville de Lyon Mathias mais petit séisme ils ont largement perdu la métropole au profit du camp de Jean-Michel Lolas

1:05:04
Invité

Oui c'est un peu une victoire en trompe-l'œil

1:05:08
Présentateur

pour les écologistes et Grégory Doucette les pouvoirs les véritables pouvoirs se trouvent à la métropole les compétences que ce soit la voirie la circulation les mobilités avec vous le savez des dossiers épineux comme celui du méga tunnel ou encore la création d'un nouveau métro l'argent aussi se trouve à la métropole un budget de 4 milliards contre seulement 1 milliard à la ville de Lyon la véritable question sous cette future cohabitation qu'on va découvrir ici à Lyon c'est la gouvernance dans le dernier mandat la droite a beaucoup reproché aux écologistes de gouverner contre les maires mais est-ce que eux-mêmes l'union de la droite et du centre pourra gouverner contre sa ville-centre et voire même contre plus de la moitié de sa population puisqu'on le rappelle entre Lyon Villeurbanne Vanvelin et Vénitieux c'est plus de la moitié de la population qui habite dans des villes de gauche la théorie qui domine ces derniers jours c'est celle de l'immobilisme tout simplement l'impossibilité de se mettre d'accord sur des gros dossiers Véronique Sarcelli qui est la candidate à la présidence pour la droite et le centre a répondu en disant qu'elle ne laisserait aucun maire sur le bord de la route maintenant c'est à elle de donner des gages

1:06:21
Invité

sous ce sens

1:06:22
Présentateur

Alors vous l'avez dit Véronique Sarcelli c'est la présidente de la droite et du centre pour cette métropole est-ce que cette présidence peut lui échapper est-ce qu'il peut y avoir des coups de Trafalgar ?

1:06:33
Invité

Alors effectivement

1:06:34
Présentateur

pendant la campagne la campagne c'était des bruits qui couraient il y a Sébastien Michel le maire d'Écully qui est un proche de Laurent Wauquiez Alexandre Vincendet également maire de Rieux-Lapape très proche d'Édouard Philippe on disait que Véronique Sarcelli qu'elle ne faisait pas l'unanimité au sein même de son camp depuis dimanche soir toutes ses voix ne s'élève plus contre elle elle a bien gagné elle a remporté 10 circonscriptions sur 14 c'est d'ailleurs elle dans sa circonscription de l'ouest de Lyon qui a été le mieux élu alors évidemment on peut toujours avoir une surprise vous savez le mode de scrutin dans cette métropole c'est un vote à bulletin secret d'ailleurs c'est déjà arrivé dans le passé Gérard Collomb avait été élu alors qu'il était minoritaire en siège en 2001 et en 2014 la fin du suspense c'est pour cet après-midi merci Mathias d'avoir été avec nous Mathias Ares pour nous parler des enjeux de cette élection à la métropole et vous l'avez dit élection cet après-midi on en parlera demain avec François-Noël Buffet sénateur élu du Rhône élu à la métropole qui sera avec nous depuis Lyon merci beaucoup Mathias Ares et on va revenir sur ces postes municipales ces enjeux métropolitains et politiques avec vous Aurore Malval merci d'être notre invité grand reporter Marianne Mickaël Darmon est avec nous comme tous les jeudis bonjour Mickaël merci également d'être là alors on a entendu parce que c'est vrai qu'on a beaucoup évidemment parlé des municipales des élections à la tête des villes mais il y avait aussi des élections à la métropole et le cas de Lyon il est assez typique Grégory Doucet sauve la ville de Lyon pour les écologistes mais les écologistes perdent largement la métropole ça va compliquer la tâche du maire de Lyon Tout à fait en fait Lyon c'est une métropole unique en France parce que c'est la seule la seule structure la seule métropole qui est élue dont les conseillers sont élus au suffrage universel direct il y avait trois votes à Lyon et non pas deux comme à Paris ou Marseille et effectivement la métropole on l'a vu ça c'est pas propre à Lyon les métropoles ont pris ces dernières années de plus en plus de pouvoir de plus en plus de compétences évidemment il y a celle des transports qu'on connaît tous parce que ce serait un petit peu stupide de raisonner un réseau de transport à l'échelle de la commune mais les métropoles elles investissent aussi des politiques sociales des politiques culturelles et en fait il y a quelque chose je pense qui est déterminant en France si on veut savoir à quel point un projet sérieux c'est quel est son budget et c'est vrai qu'on voit dans les budgets que c'est davantage d'ailleurs dans les grandes villes les métropoles qui ont les clés des cordons de la bourse et ça effectivement si Grégory Doucet doit affronter une opposition très dure à la métropole et bien ça peut bloquer un certain nombre de projets un certain nombre de choses dans son programme alors après il y a quand même quelque chose à souligner c'est que les métropoles longtemps ont été des espaces plutôt dépolitisés déjà le fait que leur élection ne soit pas sauf exception au suffrage universel direct c'est aussi des accords entre maires et d'ailleurs ça a été rappelé par notre collègue tout à l'heure Gérard Collomb avait réussi même lorsqu'il n'était pas majoritaire à gouverner parce qu'il avait négocié avec des maires justement parfois contre d'autres de sa couleur politique pour construire un petit peu cet espace de négociation donc ça c'est particulièrement vrai à l'échelle des métropoles donc parfois on peut assister à des alliances objectives un petit peu curieuses à cet échelon-là Oui alors à Lyon effectivement la ville sera écologiste la métropole sera à droite à Marseille aussi la ville est à gauche la métropole devrait rester à droite et c'était pas toujours simple entre Benoît Payan et Martine Vassal Non justement et c'est pour ça que ces répartitions entre ces assemblées entre la mairie et la métropole entre le conseil municipal et le conseil des métropoles

1:10:18
Invité

qui représentent effectivement l'ensemble des maires de la région montre bien à quel point le tissu politique est beaucoup plus fin beaucoup plus granulé que l'on veut bien à chaque fois le raconter ou le montrer lorsqu'on parle de polarisation d'étiquette politique d'ambiance idéologique on voit bien à quel point c'est beaucoup plus nuancé et ça permet de comprendre aussi à quel point effectivement les projections sur le scrutin à venir puisqu'on est tous maintenant entrés dans la préparation de l'après-présidentiel P.R.E. et bien ce point de vue là montre que ça va être très nuancé

1:10:57
Présentateur

Allez dans l'après dans le cap vers la présidentielle l'après-municipale on a vu cette semaine les divisions à gauche les divisions à droite justement alors ces dernières heures ça tangue un peu du côté des républicains David Lissnard qui a annoncé quitter le parti et puis ce matin quelques cacophonies divisions autour de la primaire on a Bruno Rutaillot qui dit qu'un candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République que la primaire est une usine à gaz on a Gérard Larcher qui dit qu'il faut un candidat unique de la droite et du cendre et ce en novembre c'est compliqué Oui c'est compliqué c'est intéressant de voir que chacun avec évidemment des enjeux des lignes de fractures un petit peu différentes mais on voit que le PS et LR qui ne font pas enfin qui sortent l'un et l'autre pas tellement affaiblis même si c'est plutôt des bonnes élections municipales même s'il y a des pertes de part et d'autre même s'il y a il y a eu des freins mais le récit qui est en train d'être fait autour de ces deux partis c'est ceux deux partis qui doivent clarifier leurs lignes qui doivent justement sortir quelque chose de plus efficace en vue de l'élection présidentielle alors effectivement Bruno Retailleau lui de toute façon il poursuit un objectif il s'est déjà déclaré candidat il veut être le candidat de la droite possiblement d'ailleurs de cet espace qui irait jusqu'au centre en s'imposant et bien dans le encore une fois le récit médiatique dans les sondages qui iront jusqu'à l'élection donc c'est vrai qu'il essaie de pousser de pousser cette ligne là Gérard Larcher lui et bien on voit bien que c'est pas quand même Bruno Retailleau son candidat lorsqu'il pousse Édouard Philippe c'est évidemment aussi parce que Bruno Retailleau ne lui apparaît pas comme celui pouvant gagner un second tour aussi face au rassemblement national et ce qui est intéressant c'est qu'en fait on voit que ces élections municipales elles ont quand même laissé des traces chez les LR et je pense notamment à Nice le fait que Bruno Retailleau n'ait pas soutenu dans un premier temps et soutenu quand même tout bout des lèvres en dénonçant enfin en revenant sur cette ambiguïté et bien le candidat horizon Christian Estrosi alors qu'il avait d'ailleurs alors que c'était un accord national entre les deux parties alors qu'il avait sur sa liste Christian Estrosi la sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassonne qui était la chef de file d'ailleurs des LR pour cette élection et bien on voit bien que ça a laissé plus qu'une petite ambiguïté vite balayée c'est véritablement aussi et bien ce désir de clarification est-ce que les LR regardent à droite vers l'extrême droite ou est-ce qu'ils regardent vers le centre et on va écouter ce que dit Agnès Évren porte-parole des Républicains de ce qui est en train de se passer dans son parti elle était notre invitée il y a quelques minutes bon ce que je constate c'est que malheureusement la droite est rattrapée par le syndrome d'autodestruction je crains tout simplement la cacophonie je crains tout simplement que le meilleur ennemi de la droite c'est elle-même c'est-à-dire le poison de la division La droite est rattrapée par l'autodestruction Michael ?

1:14:10
Invité

Elle n'a jamais vraiment quitté ça a toujours été on le sait malheureusement on est obligé de dire malheureusement comme nous l'avions dit comme on le disait depuis des mois à partir du moment où les municipales seront terminées on entrera dans une zone de turbulence parce que tout ce qui est enfermant tout ce qui est déjà intégré dans les tensions à droite ne feront que que se révéler maintenant au grand jour et maintenant c'est balais masque c'est-à-dire qu'il y a une incapacité de pouvoir s'entendre alors on a dit on a beaucoup dit depuis dimanche dernier et au lendemain ici même d'ailleurs des municipales c'était un peu l'école des fans tout le monde a gagné alors on va reprendre

1:14:52
Présentateur

le même système tout le monde est stupide la droite la plus bête du monde la gauche la plus bête du monde on se prépare dans le cadre de leurs qualités respectives

1:15:01
Invité

à l'élection présidentielle et ça va donner un carnage politique c'est évident parce que non seulement ce qu'on entend et ce qu'on voit à droite se passe également donc du côté du PS on va certainement l'évoquer et on voit bien qu'il y a une incapacité à créer de l'intelligence collective à savoir ce qui va se passer et à aller quand même dans le mur en klaxonnant

1:15:22
Présentateur

donc ça veut dire qu'à gauche ça paraît à peu près à qui qu'il y aura Jean-Luc Mélenchon et au moins un autre candidat à droite vous dites aussi ils n'arriveront pas à se mettre d'accord les Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau personne ne lâchera là on assiste à un phénomène très étrange on assiste à la prolifération des désirs de primaire c'est-à-dire qu'avant

1:15:38
Invité

c'était une primaire pour désigner un candidat et maintenant vous allez avoir plusieurs primaires pour désigner plusieurs candidats et décréter l'unité mais tout le monde derrière moi donc c'est Xavier Bertrand n'était pas au bureau politique Laurent Wauquiez non plus David Distin reclaque la porte bon pour l'instant on n'est pas vraiment dans la capacité de pouvoir respecter ou en tout cas s'aligner sur le conseil très avisé de Gérard Larcher mais qui malheureusement à cette heure-là a l'air d'un peu pieux

1:16:09
Présentateur

Effectivement on a à la fois aujourd'hui dans les sondages un ticket d'accès au second tour qui est assez bas c'est-à-dire situé entre 16 et 18% et en même temps trop haut encore pour les candidats putatifs qu'ils soient d'ailleurs chez les ALR ou au sein de l'espace de la social-démocratie élargie donc c'est vrai que pour un Bruno Retailleau et aussi pour je dirais ses adversaires ou en tout cas ses adversaires locaux au sein des ALR et bien tout le monde s'y voit tout le monde se dit finalement la route est encore longue est-ce que ça veut dire que ça durera jusqu'au bout ?

Je ne suis pas persuadée je pense que c'est très long un an et un peu plus jusqu'à l'élection présidentielle il peut y avoir encore beaucoup de surprises beaucoup de négociations et peut-être un principe de responsabilité qui prévaudra à la fin où certains se désisteront certains le disent d'ailleurs quand même un petit peu en off en disant bon un tel s'il voit que sa candidature ne prend pas et bien il se rangera derrière mais c'est vrai qu'aujourd'hui comme tout semble ouvert et bien on assiste à cette course des petits chevaux à l'intérieur des écuries ça sera le cas aussi à gauche on le voit c'est compliqué au PS pour Olivier Faure avec Boris Vallaud le patron des députés socialistes qui menacent de partir est-ce que c'est un peu paradoxal parce que les LR et le PS ce sont quand même les deux parties qui remportent ces municipales qui ont en tout cas le plus d'élus locaux et finalement ce sont les deux qui se fracturent le plus post-municipales

1:17:41
Invité

Oui parce qu'une fois de plus les scrutins

1:17:43
Présentateur

ne se ressemblent pas et que la capacité de pouvoir organiser un pouvoir local ne dit rien de la capacité de pouvoir conquérir le sommet de la Ve République c'est absolument différent parce qu'il s'agit de personnalité il s'agit d'incarnation c'est une personne qui finalement

1:18:03
Invité

s'installera dans le bureau de l'Elysée et pas deux on peut bien avoir les évolutions putatives sur les tickets mais une personne

1:18:12
Présentateur

aura le bouton nucléaire pas deux donc de ce point de vue là oui bien sûr ça fait en sorte que tout le monde est dans cette espèce

1:18:20
Invité

d'émulsion et d'effervescence

1:18:21
Présentateur

Mais est-ce que par exemple à gauche Michael un Olivier Faure peut encore être candidat à la présidentielle pour l'EPS après ce qu'il s'est passé autour des alliances PS Mais il va tenter de l'être parce que pour lui il considère qu'il détient une forme de vérité

1:18:34
Invité

il a encore su répondre à tous ses opposants et ses détracteurs lors de la réunion au parti socialiste où il a été mis en minorité d'ailleurs c'est la raison pour laquelle il n'a pas voulu mettre ce texte au vote parce qu'il aurait été minoritaire parce que les alliances ou les mésalliances ont été dénoncées je retiens parmi tous ceux qui se sont exprimés la personne qui m'a le plus impressionné on l'évoquait déjà dès le lendemain des élections municipales c'est Catherine Trottmann qui a adressé une leçon ces jours-ci dans la presse à Olivier Faure magistrale de la nouvelle maire

1:19:07
Présentateur

de Strasbourg

1:19:08
Invité

nouvelle maire de Strasbourg revenu donc effectivement à la mairie après l'avoir dirigé il y a 20 ans et avec toute sa son expérience et qui dénonce effectivement des alliances qui sont avec un parti qui de toute façon naît et qui est une réalité c'est l'impressario le LFI c'est l'impressario du RN et de ce point de vue-là elle a absolument raison et les événements malheureusement j'espère n'ont pas le prouvé

1:19:38
Présentateur

c'est vrai qu'on voit quand même au PS cette révolte anti-Fort notamment des courants alors évidemment celui de Nicolas Maillard-Rossignol qui est le plus à droite du PS qui est un opposant je dirais de longue date d'Olivier Faure pour Boris Vallaud je trouve qu'il y a quand même quelque chose de très politicien parce que finalement des maires faisant partie du mouvement du courant de Boris Vallaud ont passé des accords techniques avec la France Insoumise je pense notamment au maire de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi donc c'est vrai qu'aller reprocher cette tactique très solférinienne effectivement d'Olivier Faure tout en en ayant bénéficié et en n'ayant pas barré la route à ces accords c'est vraiment de la pure politique Absolument là vous avez entièrement raison c'est l'hypocrisie mais juste quand ça s'est bien passé c'était la gauche plurielle de Lionel Jospin

1:20:30
Invité

et regardez comment ça s'est terminé 21 avril parce que Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement ont maintenu leur candidature

1:20:38
Présentateur

Leçon à méditer c'est ce que vous dites On va passer à l'autre actualité du jour et c'est l'inquiétude face à la hausse des prix du carburant Sébastien Lecornu était hier devant le Parlement pas de politique du chèque elle est inefficace selon le Premier ministre mais ce matin le ministre de l'économie a fait des annonces Roland Lescure sur des mesures ciblées dans les prochains jours

1:21:01
Invité

Dans les tout prochains jours on sera en mesure d'annoncer des mesures nouvelles mais on a déjà fait des choses Pour qui ? On regarde ce qu'on appelle les gros rouleurs mais on va le faire là encore de manière ciblée un pour éviter de gâcher de l'argent que demain il faudra retrouver rembourser et deux en intégrant ce qu'on a déjà fait C'est qui les gros rouleurs ? C'est exactement ce qu'on est en train de regarder je ne peux pas vous faire les annonces qu'on fera dans les tout prochains jours C'est quand les prochains jours ? Les tout prochains jours

1:21:25
Présentateur

Voilà annonce dans les prochains jours il y a un teasing il y a un suspens sur ces annonces mais Aurore est-ce que politiquement le gouvernement se retrouve un peu coincé ? Il y a des inquiétudes chez les Français il y a des attentes chez les Français face à la hausse des prix du carburant et puis budgétairement parlant compliqué de faire la politique du chèque il se retrouve un peu sur une ligne de crête Sébastien Lecornu ?

Je dirais même oui coincé c'est la bonne expression ils sont complètement coincés d'ailleurs là on voit bien dans l'interview si on avait une question à poser à Roland Lescure il ne fallait pas lui demander en fait et c'est vrai qu'on a eu une communication au début très offensive Roland Lescure qui parle de chocs pétroliers et en fait on a vu ensuite tout de suite après ce rétro-pédalage et qui pour moi est totalement lié au fait qu'on n'a rien à mettre en face c'est-à-dire qu'on peut dramatiser l'enjeu ou en tout cas est-ce que c'est dramatisé ou est-ce que c'est finalement être lucide sur la situation mais il n'y a pas de mesure d'ampleur en tout cas il n'y a pas de mesure qui est programmée à la hauteur de la communication qui a dans un premier temps été déployée et effectivement vous l'avez dit la France n'a plus d'argent son budget est à l'os d'ailleurs si jamais le budget si une loi de finances rectificative était votée il y a potentiellement il y a potentiellement un risque qu'elle dépasse l'objectif justement des 5% de PIB réclamé d'ailleurs par l'Europe et dont nos voisins allemands sont extrêmement soucieux donc c'est quelque chose que le gouvernement veut veiller à respecter et donc il se retrouve totalement bloqué le bouclier tarifaire avait quand même coûté extrêmement cher à l'État et surtout a eu un effet assez pervers c'est-à-dire qu'on a du mal lorsqu'on ouvre comme ça un roubinet des aides lorsqu'on fait cette politique du chèque on a du mal à les couper donc ce sont des dispositifs qui finalement se prolongent beaucoup plus longtemps que la période où ils sont censés durer parce qu'effectivement il y a de l'inflation parce que la vie paraît même pas paraît la vie est toujours plus chère pour les Français et donc c'est très difficile de revenir en arrière donc là effectivement le gouvernement est un petit peu dans une impasse il va falloir quand même qu'il trouve autre chose que de la communication surtout quand il est anxiogène et puis il y a l'inquiétude des Français il y a aussi l'opposition qui réclame des mesures et certains le Rassemblement National qui parle d'un État profiteur de crise est-ce que ça ça va nuire à Sébastien Lecornu à son gouvernement ?

1:23:48
Invité

Non il n'y a pas besoin de ça il y a déjà beaucoup d'ennuis c'est pas la phrase un peu classique et démagogique du RN qui va l'embêter plus que ça le gouvernement est déjà bien bien ennuyé moi je reviens au fond à ce qu'a dit au mot du ministre Lescure il y a comme une sorte de vibration particulière dans ce fauteuil de ministre de l'économie dès qu'on parle des géopolitiques on dit des bêtises il faut se souvenir de Bruno Le Maire qui avait dit à ce même poste il faut mener une guerre totale à la Russie pour rétropédaler trois heures plus tard et c'était la même mécanique

1:24:22
Présentateur

la phrase forte

1:24:24
Invité

l'onde de choc trois heures plus tard je regrette j'aurais pas dû dire ça et le lendemain une matinale pour dire non seulement j'ai fait une erreur mais enfin bon j'ai quand même des choses très importantes à vous dire c'est sidérant mais ça veut bien effectivement dire je suis d'accord qu'il n'y a rien d'autre et qu'au lieu de dire on ne va rien faire on ne peut rien faire parce que la situation budgétaire étant ce qu'elle est on invente des discours des propos pour exister dans les médias bon il est temps qu'effectivement une forme de lucidité revienne mais là aussi ça paraît être pour l'ordre de la science-fiction

1:24:58
Présentateur

discours plus clair chez Edouard Philippe il était au 20h de France 2 cette semaine il a dit clairement si on avait fait des économies si on s'était attaqué plutôt au déficit on aurait pu aider les français là on ne peut pas oui après c'est toujours facile d'être à l'extérieur et de faire l'inspecteur des travaux funis que n'était-il là pour justement négocier le budget avec son groupe en ce sens je crois que certains députés enfin les députés en tout cas à Horizon n'ont pas censuré le gouvernement jugeant que c'était un mauvais budget et qu'on ne faisait pas les économies là où il fallait donc oui évidemment après c'est à la décharge du gouvernement cette crise et le fait qu'elle soit aussi violente et aussi forte n'était pas forcément anticipable c'est-à-dire que personne ne l'avait vu venir même d'ailleurs il y a quelques semaines encore au début de cette guerre on parlait des augmentations légères sur le prix du pétrole plus important d'ailleurs on pensait sur le prix du gaz qui était tout de suite une ressource en tout cas moins équitablement répartie pensait-on et qui aurait un impact plus fort sur la flambée des prix directement on nous disait que le pétrole finalement on pourrait gérer les flux notamment avec le Venezuela etc.

il se trouve que Donald Trump lui-même le grand Donald Trump qui avait toujours tout anticipé dit qu'il a été surpris donc c'est difficile d'en vouloir au gouvernement et à Roland-les-Cur de ne pas avoir vu ça venir mais c'est vrai que face à cette crise qui doit durer et bien il va falloir qu'il se passe quelque chose L'inaction, l'immobilisme ce n'est pas possible ça va être mal perçu par les Français ?

1:26:29
Invité

Ça l'est déjà mal perçu il suffit de voir je dirais

1:26:33
Présentateur

la cartographie politique qui ressort de ces élections municipales où vous avez quand même

1:26:40
Invité

une France dite des sous-préfectures des villes moyennes qui se sentent abandonnées loin des dispositifs pas intégrées dans la mondialisation dans l'ensemble je dirais

1:26:52
Présentateur

de tout l'écosystème contemporain qui a clairement soit c'est maintenu du côté de la droite soit a basculé du côté du RN parce que justement il y a un vote de colère

1:27:06
Invité

donc oui les Français perçoivent bien évidemment mal cette situation mais je dirais ça vient rajouter de la crise à la crise

1:27:16
Présentateur

peut-être qu'en ce moment ce qui se passe au Moyen-Orient joue un peu le même rôle qu'a joué la guerre d'Ukraine en 2022 dans la campagne présidentielle alors qu'elle était beaucoup plus engagée donc il est clair que c'est en train de rebattre les cartes et de faire en sorte qu'effectivement il y ait des positionnements qui soient peut-être plus entendus que d'autres Merci beaucoup annonce dans les prochains jours de la part On est transi Voilà de la part du gouvernement Merci beaucoup Michael Darmon Merci encore Malval d'avoir été avec nous Merci à tous de nous avoir suivis On se retrouve demain Très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Trouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

1:28:13
Locuteur

Merci à tous