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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 4 mars 2025 18 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Ukraine : François Bayrou appelle une Union européenne "qui ignore sa force" au sursaut

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30François BayrouFait
    « les États-Unis ont voté avec Russie et la Corée du Nord pour repousser une résolution dans laquelle était mentionné la responsabilité de la Fédération de Russie dans la tentative d'annexion de l'Ukraine »
  • 5:30François BayrouFait
    « la suspension dans la guerre des de l'aide à un pays agressé ça signifie qu'on abandonne le pays agressé et qu'on accepte tout qu'on souhaite que son agresseur l'emporte »
  • 8:00François BayrouChiffre
    « l'Union européenne c'est 17000 milliards et que la Russie c'est quelques 2000 milliards »
  • 11:00François BayrouPromesse
    « notre responsabilité de pays amis de l'Ukraine c'est d'être capable de se substituer le plus rapidement et le plus efficacement possible aux livraisons américaines »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

d'heure en heure évolue et nous place devant des responsabilités devant des rendez-vous que nous ne pouvons pas éluder hier encore nous en étions au choc qu'à constitué pour beaucoup d'entre nous euh l'épisode du rendez-vous dans le bureau oval de la Maison Blanche entre le 47e président des États-Unis monsieur Trump et le président ukrainien volodimir Zelenski nous avons tous je crois beaucoup de français et même une majorité de Français ressenti la manière brutale et méprisante avec laquelle le président des États-Unis a traité le président d'Ukraine comme une offense à une certaine idée que nous nous faisons du respect entre état entre responsable d'État et aussi du respect de principes et de valeurs auquelles nous sommes profondément attachés et auquel nous pensions que les États-Unis notre allié depuis la Seconde Guerre mondiale était aussi profondément attaché que nous le sommes ça a été euh très douloureux pour beaucoup de nos concitoyens une prise de conscience avoir abandonné y compris dans le langage et le raisonnement le le la solidarité avec l'Ukraine qui se bat pour sa survie et pour nos principes de droit avec déjà quelques 100000 morts avec des centaines de milliers de blessés avec on a on a peine à l'évoquer dans un discours officiel avec 20000 enfants qui ont été déplacés pour que soit changé par l'influence leur identité euh d'ukrainien qu'elle soi abandonnée cette déportation est pour nous un crime contre l'humanité et enfin euh le nombre les centaines de milliers de d'Ukrainiens de femmes et d'hommes qui ont été déracinés et au fond qui sont le visage de tout un peuple qui souffre et l'Ukraine souffre pour une raison extrêmement précise et datée le 24 février 2022 les forces armées de la Fédération de Russie ont été jetés sur l'Ukraine en vue d'annexion et en en vue de en vue d'écarter les responsables publics que le peuple ukrainien s'est choisi et qui font preuve d'un héroïsme tout à fait remarquable et j'ai dit à l'Assemblée nationale hier je veux dire devant le Sénat aujourd'hui à quel point nous avons été admiratif et nous nous sommes sentis solidaires devant l'attitude du président Zelenski qui a refusé de plier devant l' idation à cet instant il a été le visage de l'Ukraine le défenseur de l'honneur de la démocratie et il portait en même temps une partie de notre honneur européen le président Zelenski a honoré la mission qui est la sienne et nous nous sommes sentis profondément solidaires avec son refus de se plier à ses injonctions [Applaudissements] il y avait eu bien des signes avant couroureur avant que se produise ce rendez-vous de vérité et de dévoilement des intentions du président américain il y avait eu d'abord bien des Ros de montade l'annonce qu'il pourrait régler le it ukrainien en un jour par un claquement de doigt il y avait eu des déclarations extraordinairement inquiétante à l'égard du droit des nations avec l'affirmation que il pourrait annexer le canal de Panama que les États-Unis pourraient se rendre maître du Groenland que pourquoi pas le Canada devrait être euh à son tour euh intégré euh aux États-Unis et enfin que Gaza pourrait être mise sous contrôle euh de l'administration américaine euh c'était des au début on a cru c'est que c'était des rodauontades et puis on s'est aperçu ensuite que il arrive très souvent dans ce type de responsabilité politique dans ce type d'outrance et dans ce type de transgression que les rodomontade se transforme en acte et on a vu très vite un changement incroyablement inquiétant et extrêmement profond de la diplomatie américaine puisque la semaine dernière aux Nations Unies les États-Unis ont voté avec Russie et la Corée du Nord pour repousser une résolution dans laquelle était mentionné la responsabilité de la Fédération de Russie dans la tentative d'annexion de l'Ukraine que les États-Unis refuse de nommer l'agression dont l'Ukraine est victime a été pour beaucoup d'entre nous un une prise de conscience et puis il y a eu ensuite la agression dans le bureau oval et les mots que le président Trump a utilisé je vous rappelle la phrase la plus significative trouver un accord avec Poutine autrement nous vous laisserons tomber nation indépendante souveraine soumise à la pire des menace qui est une menace sur son existence même et qui est abandonnée par le pays qui fut le leader de l'Alliance des libertés ceci est pour beaucoup d'entre nous extrêmement violent et au fond la question se résume assez simplement si euh la Russie arrête les combats c'est la guerre qui s'arrête si l'Ukraine arrête les combats c'est l'Ukraine qui disparaît cette réalité si lourde et si choquante il est très important qu'elle soit rappelée aujourd'hui devant le Sénat de la République et enfin cette nuit a été annoncé une décision que beaucoup redoutaient mais dont chacun voit les implications l'annonce que les États-Unis stoppaient désormais les livraisons d'aide à l'Ukraine car le mot de suspension ne trompe personne la suspension dans la guerre des de l'aide à un pays agressé ça signifie qu'on abandonne le pays agressé et qu'on accepte tout qu'on souhaite que son agresseur l'emporte ceci est évidemment pour la France et pour nous tous et pour les Européens et pour tous ceux qui sont attachés aux libertés et aux droits pour ceux qui sont attachés à la Charte des Nations unies par exemple c'est évidemment absolument insupportable et que ce soit un pays membre du conseil des de sécurité des Nations unies c'est-à-dire garant de l'ordre international que les Nations Unies incarne qui est décidé de se lancer dans ce type d'agression c'est évidemment quelque chose qui profondément remet en cause tous les cadres de ce que nous avons cru depuis la guerre voulu depuis la guerre et construit depuis la guerre alors cette alliance que nous nous avions constru autour des États-Unis c'était comme énoncé dans la Charte c'était la primeuté du droit au lieu de la violence je cite presque exactement la charte des nations- Unies c'était le refus de la violence pour régler les conflits et c'était le droit du plus juste contre le droit du plus fort c'est ce mondelà que nous avons abandonné pour entrer dans un autre monde où au fond les principes sont abandonnés et cet abandon des principes menace l'existence même des relations internationales telles que nous les avons voulu et construites c'est vrai pour la guerre en Ukraine mais c'est vrai aussi dans les relations commerciales économiques dans l'idée que nous nous faisons du multilatéralisme du fait que les grands ensembles du monde participaient ensemble et un égal degré de responsabilité particip ensemble à la définition d'un ordre du monde respectueux de ce que nous avons voulu et construit ensemble et devant cette incroyable agression ce changement de cet abandon des principes et ce changement de l'ordre du monde alors beaucoup d'entre nous beaucoup d'entre nos concitoyens se trouvent désespérés et la le message et la vision du gouvernement c'est que nous ne pouvons pas désespérer et d'abord parce que nous sommes la France et que nous sommes l'Europe et nous sommes l'Europe ça signifie que contrairement à ce que nous croyons ou à ce que nous laissons croire nous sommes non pas faibles mais forts si l'on compare la capacité de l'Union européenne et la capacité de la Russie et bien et même des États-Unis nous sommes 450 millions d'habitants dans l'Union européenne et en ajoutant les habitants du Royaume-Uni nous sommes 520 millions et la et la population russe c'est 145 millions si l'on compare les PIB le produit intérieur des deux ensembles alors on s'aperçoit que l'Union européenne c'est 17000 milliards et que la Russie c'est quelques 2000 milliards si l'on compare les arsenaux alors on découvrira que sous les armes les armées européennes c'est 2,6 millions de soldats que c'est le double plus du double de ce que peut aligner la Fédération de Russie si l'on regarde les avions nous avons 15000 aéronef je parle sous le regard du ministre de la défense qui peut confirmer ces chiffres nous avons 15000 aéronef alors que la Russie en a quelques chose comme 9000 comme 5000 et si l'on compare les pièces d'art pror nous en avons 15000 et la Russie moins de 10000 nous ne sommes pas déséquilibrés simplement cette force là nous ne la mobilisons pas et nous ne savons pas qu'elle existe nos concitoyens pensent que nous sommes désarmés et je crois le contraire j'ai en mémoire un événement de cet ordre qui dit à peu près la même chose lorsqu été proposé à la à la signature le traité de Rome lorsque le général de Gaulle a été élu président de la République une partie des siens qui n'aimait pas le traité de Rome l'a apporté en a apporté le texte au nouveau président de la République au général de Gaulle en lui disant qu'il fallait y renoncer et le général de Gaulle a pris son stylo et en marche du traité de Rome en face de cette proposition de dénoncer le traité il a écrit de sa main non point ils sont forts mais ils ne le savent pas et ce que le général de Gaulle avait comme vision de son peuple du peuple dont il avait la charge nous devons l'avoir aussi pour l'Union européenne c'est notre force que nous ignorons et c'est à l'influence de cette force que nous renonçons oh il y a un très gros travail à construire pour que cette union européne fasse entendre ce qu'elle est ce qu'est sa volonté ce que sont ses principes mais ceci mesdames et messieurs les sénateurs ceci est une heure de vérité c'est le moment où nous devons dire non seulement ce que nous allons faire mais ce que nous sommes j'ai repris assez souvent l'idée que la question qui se posait à l'Europe c'est la question du dramaturge to be être ou ne pas être c'est notre question et nous avons choisi nous qui avons participé par les mouvements divers qui sont rassemblés sur la majorité des bans de cette de ce Sénat nous avons choisi que l'Union européenne soit et qu'elle soit forte alors les questions qui se posent maintenant elles sont de plusieurs ordres hiérarchisées dans le le temps le premier de ces ordres c'est la question de l'urgence l'arrêt des livraisons américaines a plusieurs conséquences ou risque d'avoir plusieurs conséquences sur les forces armées ukrainiennes risque de les mettre en grande difficulté du point de vue des munitions risque de les mettre en grande difficulté du point de vue du renseignement risque de de les mettre en grande difficulté je m'exprime de manière allusive sur les questions de connectivité les mett en difficulté sur les questions logistiques peut les mettre en difficulté sur les questions de la formation pour l'extension du modèle d'armée que l'Ukraine peut dont l'Ukraine peut avoir besoin notre responsabilité d'Union Européenne notre responsabilité de pays amis de l'Ukraine c'est d'être capable de se substituer le plus rapidement et le plus efficacement possible aux livraisons américaines de manière que l'Ukraine ne soit pas contrainte de craquer pour nous c'est un devoir de civilisation que nous avons à remplir ceci veut dire la mobilisation et le ministre des Armées naturellement est en réflexion sur ces sujets la mobilisation de nos moyens la mobilisation de nos stocks et des stocks c'est de l'argent la mobilisation de tous ceux qui peuvent apporter leur aide à un pays qui se trouve dans une si grave men devant une si grave menace militaire puis nous avons ensuite un choix fondamental c'est-à-dire davantage à moyen terme est-ce que nous sommes prêts à assumer nous-mêmes euréen la sécurité et la défense de l'Europe ceci est purement et simplement je le disais la question de notre existence et permettez-moi de dire même si ça apparaît paradoxal que c'est le sujet sur lequel je suis tout à fait prêt à accepter que la vision du président américain soit respectecter que que nous en préparions l'échéance je pense que continent une union aussi riche et aussi capable d'armement que celle que nous avons a le devoir d'exercer elle-même sa sécurité elle n'a pas à s'en remettre perpétuellement à d'autres et ce que je formule ici c'est le message qui a été au long des générations le message de la France à partir du général de Gaulle et depuis 8 ans à partir des interventions du Président de la République française le message a toujours été le même l'avenir de la défense européenne c'est en Europe qu'il se joue il nous appartient de dire et de savoir si nous voulons être fidèle à cette tradition française