Philippe Brun (PS) « La priorité c’est de parler aux ouvriers, aux employés, à la France oubliée »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes bien sur Sud Radio. Mon invité politique ce matin, c'est Philippe Brun, député de l'heure, candidat à la primaire interne du Parti socialiste. Philippe Brun, bonjour.
Bonjour madame et merci d'être avec nous. La France face aux incendies des chiffres qui donnent le tourni. Plus de 116000 hectares parcourus par les flammes depuis le début de l'année.
Plus de 13000 départs de feu, 30 à 40 de plus chaque jour. Est-ce que vous comme le RN, la France insoumise, vous dénoncez le manque de moyens matériel et financiers alloué aux pompiers, à la sécurité civile ? On a notamment l'insoumis Adrien Clou qui parle lui carrément de scandale d'État.
Vous êtes d'accord avec lui ? C'est une étrange défaite. Il y a chaque année un rapport qui est fait à la commission des finances par une députée socialiste qui s'appelle Sophie Pantel et qui pointe le manque de moyens et les risques notamment face à la recrudescence des incendies.
Moi, j'invite chacun à taper sur Google Sophie Pantel rapport. C'est une députée de l'user c'est elle la responsable des crédits des pompiers à l'Assemblée nationale. Et qu'est-ce qu'elle dit ?
Elle dit que les moyens manquent considérablement, qu' a une recrudescence du nombre d'intervention. Il faut se rendre compte Benjamin Glce qui une augmentation de 35 % du nombre des interventions depuis 10 ans aujourd'ement d'incendie et de secours et dans ces condition il faut que les moyens correspondent aux besoins et malheureusement ils sont très suffisant les incendies en disant on est passé de 2 à 8 avion d'âche le budget de la sécurité civile qui a été quasiment multiplié par de c'est ce qu'on dit hein du côté du du gouvernement du côté d'Emmanuel Macron ça vous satisfait pas c'est pas vrai baissé de 4,5 % en 2025 et puis je le rappelle la sécurité civile, c'est surtout les services départementaux d'incendie et de secours. Et qu'a fait le gouvernement ?
Le gouvernement a asséché complètement les finances des départements. Je rappelle que les départements contribue à presque 60 % du budget des services départementaux d'incendie et de secours. Quand on est aujourd'hui les départements sont en grave difficulté.
On va parler de la Gironde. La Gironde le département est sous menace de tutelle, vous le savez du préfet parce que pas assez de moyens. Aujourd'hui les départements, ils sont financés essentiellement par les frais de notaire.
Vous savez que vous payez quand vous achetez une maison ou un appartement. Il y a eu une baisse importante du marché immobilier parce que les taux d'intérêt de la Banque centrale européenne ont augmenté sur l'eau près. Donc il y a une baisse du marché immobilier.
Aujourd'hui, le département est en grande difficulté et donc n'a pas les moyens de faire face notamment euh à cette augmentation importante des besoins. Il faut aujourd'hui qu'on ait un mode de financement spécifique aux services départementaux d'incendier de secours. C'est ce que ce rapport de Sophie Pantel propose depuis maintenant des années et des années.
Il y a eu un beau veau de la sécurité civile qui proposait aussi de mettre en contribution les compagnies d'assurance. Il est temps maintenant de le faire. Les assurances qui vont payer mais en tout cas il faut trouver un mode de financement.
Elles vont augmenter leur tarif toute façon elles vont les augmenter quoi qu'il arrive. Vous rendez compte quand vous avez des villages entiers qui sont décimés des primes d'assurance qui vont augmenter. Moi je préfère que les primes d'assurance elles augmentent parce qu'on finance les pompiers plutôt qu'on les primes d'assurance augmentent parce que des maisons étaient brûlées et détruites et je pense qu'elles augmenteront moins si on augmente cette petite taxe sur les conventions d'assurance qui permettra de d'éviter des drames d'éviter des vies brisées plutôt que cette augmentation générale des primes d'assurance qui résultera de ces incendies à répétition.
Scandale d'État ou pas selon vous Philippe Brain ? En tout cas, il y a une insuffisance considérable des moyens et à chaque fois qu'on a une crise en France, on se rend compte à quel point notre état est défaillant. On a eu l'affaire des masques, on se rend compte pendant le Covid qu'on avait détruit par erreur nos stocks stratégiques de masque, que on était plus capable de produire des masques en France.
Là aujourd'hui, on a les incendies. On se rend compte qu' a des Canadaires qui marchent pas. On se rend compte que nos services départementaux d'incendier et de secours ont des moyens qui sont insuffisants.
Il faut maintenant que l'État c'est une question de volonté, c'est une question de volonté politique. Euh aujourd'hui, une forme d'incurie générale. C'est-à-dire que l'État s'occupe de beaucoup de choses mais s'occupe pas des choses importantes dont ont besoin les Français.
Il faut aujourd'hui revoir ses priorités. LFI qui réclame une session extraordinaire à l'Assemblée nationale pour donner davantage de de moyens à la sécurité civile. Vous y êtes favorable ou pas ?
Oui, je l'ai proposé moi-même lundi sur une chaîne concurrente. Il y a deux choses à faire. Un, il faut adopter ce que nous proposons sur les conventions d'assurance pour donner des moyens immédiats, importants.
Les incendies, c'est pas terminé. On va en avoir au cœur de l'été. Deuxièmement, il y a une loi euh que qui va être inscrite à l'ordre du jour qui est proposée par un député qui s'appelle Fabrice Barusseau qui est une loi d'adaptation au changement climatique et qui prévoit de revoir, vous savez, tout le droit applicable aux communes, aux plans communaux de sauvegarde euh pour euh s'adapter justement à ces incendies, au réchauffement climatique.
À cette loi, le gouvernement a dit qu'il était favorable à ce qu'elle soit inscrite. Je pense qu'il faut l'adopter rapidement. La loi de Fabrice Barusso, j'espère qu'elle sera inscrite à l'ordre du jour.
Par rapport à ce qui se passe en tout cas en ce moment de devant nos yeux, est-ce qu'il faudra en passer par une commission d'enquête ? Vous êtes député, est-ce qu'il faut en arriver là ? Ça sera nécessaire.
On peut le faire. Il y a un rapport, je vous le dis, chaque année, de la commission des finances qui est fait par une députée qui a les mêmes moyens qu'une commission d'enquête puisqu'elle a un contrôle sur pièce et sur place au ministère de l'intérieur. Donc moi, je vous invite à lire ce rapport.
On peut faire une commission d'enquête en plus, mais il ne fera que elle ne fera que reprendre les conclusions de ce rapport. Le retour, le temps du retour d'expérience viendra. On ne le fait pas au milieu de la bataille.
C'est Emmanuel Macron qui l'a dit à propos des des polémiques. Est-ce que la gauche, est-ce que vous, est-ce que le RN instrumentalise ce qui se passe actuellement, ces incendies en Gironde notamment, mais pas queil, il y en a d'autres bien sûr. Écoutez, il y a des vies qui sont brisées, il y a des villages entiers qui sont décimés.
Il y a quand même le sentiment d'une vraie rupture de de prise en charge à la fois des populations et des conséquences dramatiques de ce phénomène aujourd'hui sur les populations. Il faut aujourd'hui en tirer les conséquences. Président la République peut pas mettre sous cloche la démocratie.
Euh il est normal que les forces d'opposition disent ce qu'elles pensent et viennent aussi à faire des propositions. On a une élection présidentielle l'année prochaine et la question du changement climatique, elle sera au cœur. C'est pas la campagne présidentielle qui joue déjà.
Non. Oui. Faut se rendre compte d'une chose Benjamin Glaise, on est en train de vivre l'été probablement le moins chaud des 30 prochaines années.
C'estàd que aujourd'hui, on crève de chaud, il faut se rendre compte que on va crever de plus en plus de chaud durant les prochaines années. Il faut donc qu'on s'adapte et donc c'est aussi l'enjeu de sélection présidentielle. Les solutions d'hier n'ont plus lieu d'être.
On va rentrer dans une nouvelle France avec de nouvelles idées. Est-ce qu'il va falloir couper des arbres pour sauver nos forêts ? C'est ce que propose un certain nombre de forêts.
Si on était tout à l'heure avec Bruno Lafond qui est maire de Biganos, qui est président de l'association de défense des des forêts contre les incendies pour la Nouvelle Akitain. Est-ce qu'il va falloir un jour couper des arbres pour protéger nos nos forêts ? Oui.
Euh c'est possible euh qu'on crée des zones de tampon euh qu'on fasse en sorte que dans la gestion forestière il y ait des lieux coup feu euh parce que c'est pas la vie de certains écologistes. En tout cas ça fait pas voilà en tout cas il faut éviter je je pense que les conséquences climatiques euh d'un feu de forêt en terme d'émission de gaz à effet de serre sont bien supérieures à quelques coupes claires que l'on ferait pour éviter la propagation des feux. La gestion forestière il faut évidemment la faire et éviter et mettre et mettre à jour nos plans communaux de sauvegarde pour créer ces zones de tampon pour pouvoir arrêter les feux au bon endroit.
Philippe Brun, député de l'heure, je le rappelle, candidat à la primaire interne du Parti socialiste en vue de la présidentielle. L'un de vos combats, ça concerne les salaires. Vous souhaitez rapprocher le salaire net du salaire brut.
Comment vous vous comptez vous y prendre concrètement ? Parce que c'est une promesse que beaucoup de politiques ont fait jusqu'à présent. Bah écoutez, aujourd'hui, quel est le problème ?
Les salariés sont les vach allées du système. Entre ce que votre patron vous verse et ce que vous touchez sur votre feuille de paye, il y a une différence de 60 %. Le capital, lui, il est taxé qu'à 30 %.
Donc, on demande au salariés de payer à eux seuls la protection sociale de 70 millions de français. Il y a 27 millions de salariés en France, du public et du privé qui payent pour 70 millions. Moi ce que je propose c'est qu'on baisse de manière importante la CSG.
J'invite chacun à se connecter sur le site salairebrun.fr pour calculer combien il gagnerait simulateur que chacun calcule combien il gagnerait si j'étais élu à la tête de l'État. Ce que je propose donc c'est de baisser la CSG de manière progressive.
Et comment compense alors cette baisse de la CSG ? Je compense. Ça coûte 17 milliards.
Je compense par une taxation supplémentaire du capital. Il est pas normal que le capital soit aujourd'hui beaucoup moins taxé que le travail. Je propose aussi de taxer les gars femmes, l'intelligence artificielle, l'automatisation.
Aujourd'hui, on va avoir beaucoup d'emplois qui vont être remplacés par l'intelligence artificielle, beaucoup d'emplois qui vont être remplacés par le numérique. Il faut que le numérique contribue aussi au financement de sécurité sociale, sinon on s'en sortira jamais. L'instauration d'un salaire maximum, c'est ce que propose la France insoumise qui propose précisément un écart maximal de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise.
Est-ce que vous êtes favorable vous-même à une telle mesure ? Phil, nous l'avons fait, nous les socialistes au pouvoir dans les entreprises publiques. Aujourd'hui, il y a un écart maximal de 1 à 20 dans les entreprises publiques.
Là, on parle du privé notamment. En tout cas, ce qu'il faut, c'est que le travail paye. Moi, mon attention, c'est surtout que les gens, c'est Non, on peut le [raclement de gorge] faire mais moi mon intention, je suis pas en désaccord fondamental avec cette proposition.
Moi ce que je pense ce qui est important c'est moi je pense à tous les gens qui nous écoutent ce matin sur S de Radio qui vont bosser qui gagnent entre 2000 1800 et 2500 € par mois qui n'arrive pas à à finir les mois qui payent les crédits de la voiture qui payent les crédits de la maison, qui ont du mal à se loger, qui vivent très très loin de là où ils travaillent. Et cette France-là aujourd'hui euh personne ne la défend. Et c'est cette France que je veux défendre aujourd'hui.
Cette France des salaires qui n'arrivent plus à vivre de son travail tellement aujourd'hui les salaires sont bien des salaires avec un SMIC revalorisé à 1700 €. Je reprends encore une proposition de la la France insoumise pour le coup c'est c'est pas votre objectif. De toute façon, on y va.
C'est que la vérité c'est que le SMIC augmente naturellement. Le problème c'est que l'échelle des salaires, elle n'augmente pas et qu'on assiste à une smicardisation de la France. Bientôt, enfin c'est pas bientôt, c'est déjà le cas.
Aujourd'hui, un prof en début de carrière est au SMIC. [grognement] Ça paraît délirant pour quelqu'un qui a passé un concours difficile et qui a fait 5 ans d'études. Donc l'enjeu aujourd'hui, c'est augmenter l'ensemble de l'échelle des salaires.
Alors on peut raconter qu'on va faire une grande conférence nationale salariale, il faut la faire mais il faut aujourd'hui surtout baisser les impôts sur les salaires parce que il y a trop de mise à contribution des salaires. Trop les salariés payent trop et le capital ne paye pas assez. Moi je propose qu'on rééquilibre.
Philippe un député de l'UR candidat à la primaire interne donc du Parti socialiste. À part sur les salaires. Alors vous êtes en train de peaufiner votre programme économique justement pour pour cette primaire.
C'est quoi les là où les les mesures principales ? Mon programme sera dévoilé le 19 août prochain. Il s'appelle produire.
Moi je propose, je dis que l'essentiel pour les prochaines années, c'est que la France retrouve le chemin de la croissance. Le problème aujourd'hui, c'est que on a notre PIB par habitant qui est la moitié de celui des États-Unis. On a un pays qui s'apauvrit, qui n'a plus les moyens aujourd'hui de ses ambitions.
Je propose un grand plan de développement industriel. comment en renationalisant EDF, c'est déjà le cas et en sortant du marché européen de l'électricité pour offrir à nos entreprises l'électricité la moins chère d'Europe. En ayant l'électricité la moins chère d'Europe, on permettra l'arrivée de nouveaux data centers de on permettra aussi d'arriver à la frontière sur l'intelligence artificielle et l'installation de nouvelles usines parce que je crois que ça doit être la priorité sur les impôts aussi sur les entreprises.
Écoutez, les impôts de production déjà ont beaucoup baissé en France et le principal intran aujourd'hui euh il faut comprendre dans un monde monde certains euh dans un monde qui patron dans un monde qui va être robotisé, qui va être automatisé, h la chaîne de dans la chaîne de ver de l'industrie, c'est l'énergie qui sera le principal déterminant. Dans la métallurgie, par exemple, l'électricité, ça représente 35 % des coûts, la massale seulement 18 %. Vous pouvez faire toutes les baisses d'utilisation sociale du monde.
Vous pouvez faire tous les baisses d'impôts de production du monde. Ce qui compte, c'est le prix d'électricité. Et donc, il faut aujourd'hui qu'on garantisse les prix de tricé le moins cher possible à nos entreprises et ce sera et ce sera comme ça qu'on fera venir euh les industries dans notre pays.
Primaire du Parti socialiste, ce sera le 11 octobre prochain. Primaire interne, ça veut dire que ce sont seulement les adhérents qui vont pouvoir alors non, vous pouvez adhérer jusqu'au jour J pour une somme qu'on est en train de définir qui va être autour de entre 5 ou 10 € j'espère 5 € et donc vous pourrez adhérer le jour J et pas forcément au Parti socialiste. Vous adhérez à une sorte d'association qui vous permet de voter.
Moi, j'invite tout le monde à serv à quoi elle va servir à finalement mettre un terme aux divisions qui mine le Parti socialiste à tenter de se réunifier ? Ça va être compliqué non ? Ça va créer une dynamique parce qu'il va avoir des débats à la télévision, vous allez découvrir de nouveaux visages, j'en fais partie.
Et puis c'est un moment aussi de définition de nouvelles priorités. Vous aurez de choix entre plusieurs options. Il y aura l'option Raphaël Luxman la connaît, libéral européenne qui sera d'ailleurs sur un débat pour la présidentielle dans quelques semaines.
Je crois que c'est à la rentrée sur une a une option que l'on connaît qui est d'une gauche européenne et plutôt libérale. Très bien. Il y aura l'option d'Olivier Fortune gauche plutôt proche des idées de Jean-Luc Mélenchon, Unit et cetera.
Et puis il y aura la gauche populaire que je défends, celle qui parle du prix du carburant, celle qui parle des salaires, celle qui veut réconcilier la gauche avec les ouvri du RN, ceux qui sont partis au RN, ceux qui parlent aux électeurs du RN. Moi, je suis seul député non RN de l'heure. Je suis dans une circonscription qui vote Ren au niveau national et qui vote pour son député socialiste aux élections législatives et aux élections locales.
Et moi, je crois qu'aujourd'hui la priorité, c'est de parler aux ouvriers et employés à cette France oublié. Cette France qui gagne entre 1800 et 2500 € par Raphaël Gluxman aujourd'hui ? Je n'en sais rien.
En tout cas, moi je leur parle et moi je crois qu'il faut défendre cette gauche populaire entre la gauche libérale et la gauche radicale. Il faut que la gauche populaire prenne tout son envol et c'est la candidature que je défends. On me disait que Raphaël Gluxman était proche de participer à cette primaire interne du Parti socialiste.
Vous confirmez ? Oui. Oui, je crois qu'il y participera.
C'est acté. C'est acté. Bah en tout cas à place publique il participera sont partis et je vois pas qui d'autre à place publique peut-être candidat si ce n'est lui.
Bon en cas de victoire en tout cas votre objectif c'est l'union de la gauche. Un candidat unique pour la gauche. C'est ça l'objectif.
Une union ça veut dire avec la France insoumise sous quelle condition vous allez poser les conditions Jean-Luc Mélenchon dans ce cas-là si vous êtes élu sur il y aura pas de méd unique de la gauche. Moi je souhaite pas faire une candidature commune avec Jean-Luc Mélenchon. J sera candidat comme il y a toujours eu dans notre histoire, il y a toujours eu deux gauches François Mitterrand est élu en 81 et George March qui est candidat contre lui.
François Hollande est élu en 2012 et il y a à l'époque Jean-Luc Mélenchon déjà qui est candidat contre lui. Donc il il y aura deux candidats de gauche. Ce qu'il faut c'est qu'il y en ait un qui représente une gauche populaire pas une gauche radicale, une gauche populaire qui parle au congrès des gens.
Je crois que ce candidat là, il peut créer la surprise et il peut l'emporter face à Marine Le Pen. François Hollande, Bernard Cazu, toujours pas candidat, ils ont pas prévu d'être candidat à cette primaire interne. À la différence de Solan Royal qui est qui est candidate, qu'est-ce que vous pensez pouvoir apporter de de plus par rapport l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 ?
Moi, je j'apporte ma jeunesse, mes idées neuves. Moi, je vais parler des familles monoparentales, je vais parler des gens qui ont du mal à remplir leur réservoir de carburant. Je vais parler aussi de la parité populaire.
Je propose notamment qu'on crée des quotas d'ouvriers, d'employés à l'Assemblée nationale pour que on nit pas que des cadres comme c'est le cas aujourd'hui. Moi, j'amène mes idées neuves, celle d'un jeune parlementaire qui a battu deux fois le Rassemblement national dans l'heure et qui est soutenu aujourd'hui de manière importante et qui peut battre Jean-Luc Mélenchon à gauche. Député en tout cas cet effet de surprise, on le on verra jusqu'où il ira.
Mais imaginons que je sois élu à la suite de cette primaire, ça créera une situation nouvelle. Aujourd'hui, on voit bien que Jean-Luc Mélenchon domine le jeu de pouvoir à pouvoir passer devant Jean-Luc Mélenchon. Jchon domine le jeu sur les candidats qui sont connus des Français.
On verra. En tout cas, je crois que la primaire créera une dynamique pour le candidat qui en sera vainqueur. Vous êtes passé récemment par Château Chinon, j'ai vu sur sur vos réseaux sociaux, vous avez écrit sur les traces de François Mitterrand puis la force pour 2027.
Vous voyez un petit peu comme le François Mitteran de 2027 ? Non, je suis d'abord François Mitterrin avait 67 ans quand il est élu président de la République. Donc je me vois pas comme François Mitterrin.
Mais je crois qu'il faut tirer beaucoup de leçons de François Mitterrand à Château Chinon. Vous savez que le député maintenant est Eren euh d'ailleurs dans la circonscription de Léon Blou, le député aussi est Eren. Dans la circonscription de Jean-Pierre Chevellement, le député Eren.
Jean Jores, le député est Erne. Et François Mitteran, c'était quoi ? C'était la détermination.
C'était aussi la ruralité. C'est quelqu'un qui s'est enraciné d'abord dans la ruralité. Il faut pas oublier que la gauche, elle vient de là hein.
Elle vient pas des des centre-villes aisées. On n' pas été inventé nous la gauche pour défendre les bobos. C'est bien que les bobos votent pour nous.
On en a besoin parce qu'on a besoin qu'il y a une bourgeoisie éclairée qui défende nos combats. Mais nous, on a été inventé pour défendre les ouvriers et employés. C'est eux qu'on doit défendre.
Et là, je pense que c'est important dans la vie politique de savoir pour qui on se bat. Et François Mitteran, il savait pour qui il se battait. D'un mot pour conclure la loi d'urgence agricole qui est passée.
Réintroduction à titre dérogatoire de certains pesticides. Décision de de l'incès. Vous appelez tous ceux qui sont décorés de la légion d'honneur à la rendre.
C'est ce qu' a fait la romance Agnès Ledig. Non, je sais pas je les histoires de trafic de décoration m'intéresse pas tellement maintenant cette loi c'est elle va pas dans le bon sens et moi pourtant je suis un député rural soutenu par des agriculteurs localement ça ne va pas dans le bon sens aller contre la science on peut pas aller contre cette avancée qui fait qu'il faut réduire les produits phytosanitaires en France en revanche faut travailler sur quelque chose c'est tous ces produits importés qui sont bourrés de pesticides aujourd'hui 28 % des produits qu'on consomme sont composés de pesticides interdits sur le sol européen Moi, j'avais déposé un recours en justice qui s'appelait justice pour nos agriculteurs pour interdire l'importation de ces produits. Il est toujours en cours d'examen.
D'accord. Il a une loi qui avait inscrit ça dans loi égalibre. Il y avait un article qui normalement interdisait l'importation de ces produits mais il y a aucun contrôle aujourd'hui.
Donc ce qu'il faut faire c'est arrêter les pesticides en tout cas le moins possible en France et en échange évidemment arrêter d'importer ces produits étrangers. L'acétamiprite par exemple qui est toujours utilisé au Canada. On importe du maïs canadien bourré d'acrite qui est interdit en France depuis 20 ans.
Merci. Merci beaucoup Philippe Brun député de l'UR candidat à la primaire interne du Parti socialiste. Ce sera le 11 octobre prochain.
Grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio et très bonne journée à vous. Yeah.
Philippe Brun