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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 16 janvier 2017 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asile

Hollande : la tentation Macron ? Les questions SMS #cdanslair 16-01-2017

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07PrésentateurFait
    « Il commence à structurer quelque chose. D'abord, il a beaucoup d'experts. Il a eu le renfort de Jean-Pizani Ferry qui va chapeauter un peu le travail sur le projet. »
  • 0:19PrésentateurFait
    « Qui n'est pas connu du grand public, mais qui était au commissariat au plan, qui est un économiste, qui a une expérience aussi internationale et qui vient là pour fédérer ce qu'on reproche à Emmanuel Macron de n'avoir pas encore suffisamment fait, c'est-à-dire justement un programme ou un projet plus clair. »
  • 2:58InvitéFait
    « Qu'est-ce qui peut l'arrêter ? »
  • 6:03InvitéFait
    « Connaît-on la position d'Emmanuel Macron sur la question des migrants ? »
  • 6:08InvitéFait
    « Oui, il a parlé de quota, non, aussi ? Je crois qu'il a parlé de quota. »
  • 6:51InvitéFait
    « Quelle image François Hollande donne-t-il de la gauche quand il s'abstient de regarder le débat ? »
  • 7:19InvitéFait
    « Manuel Valls peut-il soutenir Emmanuel Macron en cas de défaite ? »

Temps de parole

  • Présentateur29 %
  • Invité23 %
  • Invité 218 %
  • Invité 316 %
  • Invité 413 %

5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Invité

Emmanuel Macron a-t-il une véritable équipe avec lui ?

0:07
Présentateur

Il commence à structurer quelque chose. D'abord, il a beaucoup d'experts. Il a eu le renfort de Jean-Pizani Ferry qui va chapeauter un peu le travail sur le projet.

0:16
Invité

C'est important pour les téléspectateurs qui nous regardent, Jean-Pizani Ferry ?

0:19
Présentateur

Qui n'est pas connu du grand public, mais qui était au commissariat au plan, qui est un économiste, qui a une expérience aussi internationale et qui vient là pour fédérer ce qu'on reproche à Emmanuel Macron de n'avoir pas encore suffisamment fait, c'est-à-dire justement un programme ou un projet plus clair. Et puis, il y a petit à petit des figures politiques, des soutiens, ce qu'on disait tout à l'heure, qui commencent à arriver. C'est encore insuffisant, mais on voit bien qu'un blocage est en train, je crois, d'être surmonté.

0:45
Invité

Et des personnalités médiatiques comme Laurent Saïm, qui sera porte-parole, le journaliste italien, qui sera porte-parole d'Emmanuel Macron. Il fait travailler beaucoup de monde, des personnes qui ne sont pas connues, mais qui sont expertes dans certains domaines. Je vois beaucoup de jeunes qui sont qualifiés dans tel domaine économique, social, à qui on demande des fiches. Il y a des réunions avec Emmanuel Macron lui-même, où il fait, et où probablement on l'a aidé, mais à faire une sélection parmi les offres qui lui sont faites, des offres programmatiques. Ce ne sont pas des programmes complets, ce sont des fiches extrêmement précises.

J'en ai vu quelques-unes, c'est pour ça que je vous en parle. Et c'est étonnant de voir quelle qualité il a pour mobiliser les autres et les faire travailler bénévolement, en dehors de leurs heures de travail, tout ça, bien évidemment. Mais c'est assez surprenant. Et si la gauche avait trouvé son Kennedy ?

1:31
Présentateur

Parlevé, c'est pour vous, ça. C'est intéressant. C'est très intéressant, parce que je crois qu'Emmanuel Macron, il y a un côté de séduction, il y a quelque chose de solaire. Et l'analogie avec Kennedy, je crois, renvoie à ça. Il donne le sentiment qu'il a du plaisir à faire cette campagne. Les autres, non. Il donne le sentiment qu'il y a une forme d'enthousiasme chez lui et qu'il arrive à faire passer chez ses troupes. Donc oui, c'est intéressant.

1:57
Invité

La différence, c'est que Kennedy s'est fait élire dans le cadre du Parti démocrate, alors que lui s'est mis en dehors du Parti socialiste. Et d'ailleurs, la difficulté qu'il va avoir, si jamais Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon sont désignés le 29 janvier, c'est qu'il va y avoir un afflux d'élus socialistes qu'il va falloir gérer, parce que du coup, il va se remettre... Enfin, le risque pour lui, c'est d'être dans la pâte. Il va redevenir le candidat du système. C'est ça, la difficulté. Ils en sont conscients, d'ailleurs, chez Emmanuel Macron. Ils disent qu'on va y aller doucement.

On veut bien accueillir les uns après les autres des gens, des individualités, mais on ne veut pas accueillir en masse comme ça des gens qui sont décriés par pas mal d'électeurs. Qu'est-ce qui peut stopper, Emmanuel Macron ? François François François ? Parce que, pardonnez-moi, je rallonge juste cette question de ce qu'on entend beaucoup dans le débat politique porté par les adversaires d'Emmanuel Macron, de dire, vous inquiétez pas, de toute façon, à un moment donné dans la campagne, la dynamique va s'arrêter, ça va dégringoler, mais il va faire des erreurs, il n'a pas d'expérience. Est-ce qu'on est trop loin pour que ça se dégonfle ? Qu'est-ce qui peut l'arrêter ?

Non, mais je pense que moi, il a quand même analysé sa situation en disant, les deux grands partis, son moribond et le système des primaires, ne fait que prolonger une survie qui n'existe pas. Deuxième paramètre, vous avez quand même Marine Le Pen dans le paysage, et qu'à un moment, il faudra quand même construire un front progressiste face à Marine Le Pen. Donc il y a quand même des choses assez fondamentales, et en plus, il est bien structuré intellectuellement, il a quand même des idées, et il arrive... Il peut faire des erreurs ? Oui, il peut faire des erreurs, mais la question qu'il avait à un moment, c'était, est-ce qu'il arrive à mobiliser des gens qui ne sont jamais allés voter ?

Est-ce qu'il peut aller récupérer des jeunes ? Et là, c'est en train de quand même marcher. Donc qu'est-ce qui peut l'arrêter ? Qu'il y ait tout d'un coup un phénomène de primaire socialiste énorme, où il y ait 5 millions de votants et un vainqueur incontesté ? Même à 4, ça peut l'engêner. Je ne crois pas, et par ailleurs, on n'a pas parlé de Fillon, mais moi, ce qui me frappe aussi, c'est que Fillon, grand vainqueur de la primaire de la droite, est en difficulté un mois et demi après. Donc il y a quand même aussi cette idée qu'il ne suffit pas de rassembler fortement son camp, il faut séduire les Français.

Donc il est assez positionné quand même sur une dynamique, et moi, je ne vois pas ce qui peut l'arrêter. Les nouveaux amis d'Emmanuel Macron issus du Modem ne vont-ils pas le lâcher s'ils ne réussissent pas ? Alors qui sont les nouveaux amis d'Emmanuel Macron issus du Modem ? C'est pas une foule, c'est pas une amie. Oui, c'est Jean-Marie Cavada, Corinne Lepage. Oui, alors ce n'est pas non plus les troupes les plus fortes. Le problème que va avoir Macron à un moment, c'est la cohérence. C'est-à-dire que tous ces gens qui le rallient, vous les avez cités, viennent d'horizons quand même très différents, de la gauche, du centre, de la droite.

À un moment, ça va se poser la question de la cohérence du programme d'Emmanuel Macron. C'est là-dessus qu'il peut y avoir des failles. Et l'autre problématique qu'il va y avoir aussi, c'est est-ce que dans un climat quand même qu'on oublie un petit peu, après les attentats, climat international lourd, est-ce que les Français privilégieront l'expérience ou la nouveauté ?

4:59
Présentateur

Ce sont deux éléments-là qui peuvent être compliqués pour nous. Je crois qu'il y a quand même plusieurs éléments encore de faiblesse chez lui. Il y a d'abord une image qui est très construite autour de l'économie et pas des sujets ou beaucoup moins des sujets régaliens. Donc s'ils reviennent en force, là, il y a une dimension qui est plus affirmée chez François Fillon ou chez d'autres. Il y a la dimension internationale aussi qui va un peu de pair. Mais si les Français, même si ça joue peu dans une campagne présidentielle, si les Français commencent à se dire en face de Vladimir Poutine, je mets François Fillon, il peut y avoir des interrogations, au moins des doutes.

Ce qui peut aussi jouer, c'est imaginons que ce soit Manuel Valls qui l'emporte lors de la primaire et qu'il y ait un rééquilibrage, même partiel, au sein de ces gauches-là qui sont très fracturées. Eh bien, pour Emmanuel Macron, s'il repasse de la zone des 20, par exemple, à la zone des 17, ce n'est pas du tout la même chose. Ça cassera la dynamique. Et autant par rapport à un François Fillon ou une Marine Le Pen dans la zone des 25 et un Emmanuel Macron à 20, il peut y avoir un petit surcroît et tout est ouvert, autant s'il y a ce schéma-là, ça peut amoindrir la dynamique. Et là, on revient à une configuration plus attendue jusqu'à maintenant, un duel Marine Le Pen-François Fillon.

6:03
Invité

Connaît-on la position d'Emmanuel Macron sur la question des migrants ? Oui, il a parlé de quota, non, aussi ? Je crois qu'il a parlé de quota. Il est sur une position d'ouverture, il a mis d'Angela Merkel. Il est ouvert, si vous voulez, mais dans certaines limites. Moi, je l'ai entendu parler dans un débat d'immigration économique, certes de la générosité, ça c'est la générosité, mais avec certaines limites.

6:30
Présentateur

Il s'est quand même démarqué, là, de Manuel Valls.

6:32
Invité

La semaine dernière, dans un dispo européen.

6:34
Présentateur

En étant beaucoup plus européen, beaucoup plus sur une ligne d'ouverture, et il récupère des valeurs qui sont des valeurs traditionnellement associées à une partie de la gauche.

6:43
Invité

Et il avait même rendu hommage à Angela Merkel, qui avait rendu l'honneur de l'Europe en accueillant des migrants. C'est dit. Quelle image François Hollande donne-t-il de la gauche quand il s'abstient de regarder le débat ? Karl Meus. L'image n'est pas exceptionnelle, comme disait d'ailleurs un élu de droite sur Twitter. Imagine-t-on Obama aller au cinéma ou au théâtre au moment de la primaire démocrate ? Voilà, c'est toute la difficulté. Il a été exclu de cette primaire. Il voulait quand même y aller. Ils l'ont tous mis dehors. C'est compliqué pour lui de s'afficher en disant « oui, je regarde la télévision ». Manuel Valls peut-il soutenir Emmanuel Macron en cas de défaite ?

Ça va être très difficile. Ils ont des relations... Humainement ? Ils ont des relations... Alors, je pense que des amis de Manuel Valls peuvent soutenir Macron. Valls, ça va être compliqué. Attendez, ils se sont tous engagés à soutenir le candidat élu à la primaire. Ça a été un des moments du débat. Ils ont tous dit, tous les sept, qu'ils soutiendraient. Donc, ça va être compliqué de faire l'inverse le moment. Et de soutenir Manuel Macron. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau « C'est dans l'air ». Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.