🔴 EN DIRECT - Sandrine Rousseau face aux Grandes Gueules.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 37 %Défensif 17 %
Questions et réponses
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- 1:27OuverteRéponse directe
Combien de candidats et de candidates à gauche aurons-nous finalement ?
- 2:09RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas aussi des problèmes de fond, de gauche irréconciliable ?
- 3:39RelanceRéponse directe
Vous pouvez les mettre d'accord sur des points aussi essentiels quand même ?
- 4:25RelanceRéponse directe
Mais sur ce sujet-là, vous n'êtes pas d'accord ?
- 4:38RelanceRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon veut une rupture du capitalisme. Là, c'est quand même une fracture majeure.
- 6:07FerméeRéponse directe
Qu'est-ce que vous comptez faire pour vous relancer du coup ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:46Invité politiqueFait
« L'histoire du communisme, ce n'est pas la même que l'histoire de l'écologie, ce n'est pas la même que l'histoire du socialisme ou de LFI. »
- 3:47Invité politiqueFait
« Le nucléaire n'est pas une énergie d'avenir. »
- 5:20Invité politiqueFait
« On ne va pas sortir du capitalisme en 5 ans. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Comment on fait en sorte que les multinationales ne s'enrichissent pas au détriment des plus précaires ? »
- 18:39Invité politiqueFait
« On a laissé les thèmes d'extrême droite s'imposer, les thèmes nationalistes s'imposer. »
- 18:56Invité politiqueFait
« La question de la fiscalité, c'est absolument central. »
- 21:40Invité politiqueFait
« Il n'est pas normal qu'en fonction de notre couleur de peau, nous n'ayons pas la même probabilité d'être contrôlés par la police. »
- 21:48Invité politiqueFait
« Il n'est pas normal qu'en fonction de notre genre, que l'on soit femme ou homme, nous n'ayons pas la même exposition aux violences. »
- 23:27Invité politiqueFait
« À partir de 2018 et à partir du moment où il y a cet article dans Hebdo qui dit qu'il y a eu une plainte qui a été prescrite, donc qui n'a pas été instruite. »
- 36:38Invité politiquePromesse
« Il faut un statut juridique des animaux, il faut un statut juridique même des écosystèmes. »
- 38:41Invité politiqueFait
« Le premier, c'est qu'on dit que le bio, c'est trop cher. »
- 38:47Invité politiqueFait
« Oui, aujourd'hui, en effet, c'est trop cher, mais la question, ce n'est pas le prix du bio, c'est pourquoi des gens n'ont pas assez d'argent pour acheter à manger. »
- 38:59Invité politiqueFait
« Et donc, il y a la distribution, évidemment, qui prend quand même des marges tout à fait considérables. »
- 41:04Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, les engagements d'Emmanuel Macron sur le climat font qu'on diminue uniquement de 40% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, alors qu'il faudrait les diminuer de 55%. »
- 41:30Invité politiqueFait
« non seulement de l'avoir fait, mais en plus de donner l'exemple. »
- 41:50Invité politiqueFait
« Je pense qu'on pourrait très bien se dire que c'est un sapin en verre avec des artistes qui ont travaillé sur du verre recyclé comme à Bordeaux. »
- 41:57Invité politiqueFait
« On pourrait très bien se dire qu'à la place du foie gras, on mange du faux gras qui est l'équivalent végétal et que ça ne serait pas dramatique pour personne en vrai. »
- 42:12Invité politiqueFait
« Parce que je rappelle que la première fois qu'il y a eu un Tour de France féminin, c'était cette année. »
- 42:33Invité politiqueFait
« notamment parce qu'elle diminue par exemple les subventions à des centres comme le centre Hubertine Auclair qui fait un travail absolument considérable à Paris sur l'égalité femmes-hommes. »
- 42:50Invité politiqueFait
« Donc Mme Pécresse n'est pas féministe ? »
- 43:24Invité politiqueFait
« Je rappelle quand même qu'il a été accusé d'agression sexuelle par plusieurs femmes, Eric Zemmour. »
- 48:58Invité politiquePromesse
« J'ai toujours dit que je prendrai ma responsabilité. J'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française. »
- 49:09Invité politiqueFait
« Je ne serai pas une candidate de plus. »
- 51:39Invité politiqueFait
« Benoît Hamon avait quand même un discours écologiste extrêmement fort. »
- 51:45Invité politiqueChiffre
« 10% c'est quand même que vous avez un sujet qui est ambitieux. »
Temps de parole
- Sandrine Rousseau55 %
- Présentateur13 %
- Intervenant12 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
- Invité 32 %
- Invité 42 %
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Ça y est aussi, on le sait.
Mais pas la viande, jamais.
Avec Mourad Boudjellal, qui est président du Hier Football Club, il est 11h03. Vous avez 17 minutes devant vous encore pour vous inscrire pour le Jeu de Noël. Jeu de Noël qui vous permet le 24 décembre de gagner 10 000 euros cash. Donc il suffit d'envoyer Noël par SMS au 732 16 pour jouer, pour gagner. Et quoi qu'il en soit, vous gagnez tout à l'heure à 11h20. Des bons d'achat de 1 000 euros sur ces discounts, des bons Bellembras pour partir vous balader en France, passer des vacances. Des vélos électriques, des tapis de course, des consoles de jeu, des cabes à 20, des télés 4K, des enceintes connectées. C'est pour vous Noël par SMS au 732 16 où le 32 16 touche 3.
Le gagnant ou la gagnante, tout à l'heure avec nous, à 11h20. En attendant, c'est l'heure de notre face au GG. La liste va commencer à être longue après Bruno Le Maire, ministre de l'économie, après Éric Zemmour, après Jean-Luc Mélenchon, après Arnaud Montebourg, après Valérie Pécresse, Marine Le Pen lundi, Marine Le Pen, Madame Sandrine Rousseau est face au GG.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes aujourd'hui aux côtés de Yannick Jadot pour faire gagner l'écologie à cette présidentielle. A gauche, c'est compliqué en ce moment, donc on est content que vous soyez là pour nous expliquer ce qui se passe. On attend par exemple, d'ici midi, une intervention de Christiane Taubira, l'ex-garde des Sceaux de François Hollande, qui devrait, semble-t-il, proposer elle aussi sa candidature à cette élection présidentielle. Combien de candidats et de candidates à gauche aurons-nous finalement ?
Je ne sais pas, ça ne dépend pas de moi. Moi, je respecte le résultat de la primaire. Mais là, je pense que finalement, ce qu'il y a d'intéressant, enfin on va voir ce qu'elle va annoncer, Christiane Taubira, mais ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'on pourrait presque faire le gouvernement là.
Oui.
Eh bien oui, et que c'est une des clés pour réussir l'union de la gauche.
Oui, mais il faut un gagnant pour faire le gouvernement.
C'est pour ça que j'ai invité déjà tout le monde au réveillon du premier de l'an chez moi. Et je compte bien les enfermer jusqu'à ce qu'il y ait une tête qui sorte et qu'il y ait un gouvernement qui soit formé.
C'est seulement une question d'union, de candidature unique, ou est-ce qu'il n'y a pas aussi des problèmes de fond, de gauche irréconciliable, comme le dit Manuel Valls, de désaccords qui ne peuvent pas se régler 4 mois avant un premier tour ?
Il y a des histoires politiques différentes, ça c'est sûr. L'histoire du communisme, ce n'est pas la même que l'histoire de l'écologie, ce n'est pas la même que l'histoire du socialisme ou de LFI, etc. Donc oui, il y a des histoires politiques différentes. Il y a des sociologies aussi de militants et de militantes et de votes qui sont différentes. C'est-à-dire que ce ne sont pas les mêmes personnes qui votent. Après, moi sur le programme, je pense que tous et toutes, en fait, on a participé à l'histoire du progressisme en France. Toutes ces formations politiques ont participé à l'histoire du progrès humain en France.
Et donc aujourd'hui, la présidentielle, c'est aussi un moment de rendez-vous avec cette histoire et de sublimation en quelque sorte de cette histoire pour aller vers le futur et l'avenir. Et justement, je pense que toutes nos forces et tout ce que l'on a porté chacun et chacune dans nos formations politiques sont très importants pour aller vers la présidentielle. Entre Fabien Roussel qui est plutôt pro-nucléaire et qui a une vision de la laïcité assez universaliste et républicaine et vous, par exemple, aux écologistes ou à la France insoumise qui est très opposée au nucléaire et plutôt une vision... Enfin, quoique Yannick Jadot, il se met un peu dans un...
Et en même temps, on ne comprend pas bien non plus sa vision de la laïcité républicaine. Vous pensez que tout ça peut se réunir, à part dans la nuit du réveillon chez vous, mais sinon après ? Ça serait déjà pas mal dans la nuit du réveillon chez moi. Mais vous pouvez les mettre d'accord sur des points aussi essentiels quand même ? C'est sur quoi il faut qu'on travaille, mais on peut quand même s'accorder sur le fait que oui, le nucléaire n'est pas une énergie d'avenir. Après, comment on sort du nucléaire, à quelle échéance, etc. ? Discutons-en avec le Parti communiste. Plutôt que de théoriser l'idée de gauche irréconciliable, auquel je ne crois pas du tout.
Je pense que ça, c'est vraiment le piège qui nous a été tendu par la droite et dans lequel on plonge, enfin certains plongent en tous les cas allègrement. Je ne pense pas qu'il y ait des gauches irréconciliables parce que tous et toutes, on veut fondamentalement la même chose. C'est-à-dire l'égalité, le progrès, le fait qu'on règle la question climatique et la question de la biodiversité. Je rappelle quand même que c'est le défi majeur. C'est-à-dire que si on oublie la question du réchauffement climatique et du dérèglement climatique, eh bien on n'assure aucun avenir à nos enfants.
Mais sur ce sujet-là, vous n'êtes pas d'accord ? Par exemple, il y en a qui sont plutôt décroissants, d'autres qui sont pour la croissance économique. Anne Hidalgo n'est pas décroissante par exemple.
Non, mais elle est pour l'encadrement du libéralisme. Accordons-nous.
Jean-Luc Mélenchon, lui, il veut une rupture du capitalisme. Là, c'est quand même une fracture majeure. On ne peut pas simplement se dire que ce n'est pas très grave, mettons-nous ensemble dans un gouvernement. Parce que la dernière fois, c'est ce qui s'est passé, François Hollande. Oui, on n'est pas tous d'accord, mais vous allez voir, on va tordre le cou au marché. On a vu ce que ça a donné. Les frondeurs sont nés et ça a fini quand même très mal.
Oui, mais ce qu'a fait François Hollande, c'est précisément d'être sourd aux revendications et aux positions des frondeurs, de la gauche, etc. Et qu'il a orienté, et c'est en ça qu'il porte une responsabilité dans le climat de gauche actuelle, c'est qu'il a orienté le tout vers le centre. Et ce n'est pas pour rien d'ailleurs qu'un des membres de son cabinet, Emmanuel Macron, devient président de la République après.
C'est la question de croissance, c'est des questions fondamentales ça.
Mais on ne va pas sortir du capitalisme en 5 ans là tout de suite. De toute façon, la question c'est comment on encadre le libéralisme, comment on fait en sorte que les multinationales ne s'enrichissent pas au détriment des plus précaires. Comment on fait en sorte que les marchandises ne fassent pas 8 000, 10 000 kilomètres avant d'arriver dans nos étals. Comment on fait pour redynamiser l'artisanat, les productions locales. Comment on fait pour faire en sorte qu'il n'y ait pas d'optimisation fiscale qui soit aujourd'hui à la source d'une fraude fiscale d'une bien plus grande ampleur que les fraudes sociales. Enfin voilà, comment on fait ça ?
Et comment on se redit que l'essentiel c'est quand même d'aller sur la protection des plus pauvres, l'augmentation des revenus des plus précaires et la reconnaissance du travail. Excusez-moi.
Non, je vous en prie, c'est moi. Désolé, mais j'étais pressé de vous poser cette question. Désolé, je voulais dire cash, vous êtes à la ramasse à gauche. Toutes vos candidatures, ça fait 24%. Le match, il se joue même à droite, à la droite nationale. Vous êtes à la rue, total. Et vous êtes là encore à prêcher la bonne parole en disant il faut qu'on se réunisse, qu'on se retrouve. Ah bah, retrouvons-nous chez moi le 31 décembre. Madame Rousseau, vous êtes à la rue.
On est à la rue parce qu'on est nombreux. Mais non, vous êtes nuls. Ah bah ça, je suis pas sûre.
Si vous étiez bon, si vous aviez une personnalité qui se dégageait, les gens diraient c'est bon, on les a.
Quand j'entends Emmanuel Macron faire son interview de deux heures, ne pas parler de l'écologie, ne pas parler du grand défi qui est face à nous, qui est vraiment le défi majeur, qui fait qu'on pourrait ne plus être en sécurité, ne plus être en paix, ne plus même plus pouvoir vivre dignement sur cette planète, qu'il n'en parle pas du tout pendant deux heures d'interview, c'est pas nous qui sommes à la ramasse, c'est lui qui est à la ramasse. Et en observant que les journalistes ont aussi une forme de responsabilité. Mais madame, vous n'avez pas répondu.
Qu'est-ce que vous comptez faire pour vous relancer du coup, et retrouver une dynamique, et redrainer du monde derrière vous, recréer une dynamique qui vous fasse remonter ?
Eh bien c'est pour ça que moi je pense qu'il nous faut l'union, il nous faut l'union très vite, il faut sortir de ce débat de l'union. Il faut qu'il y ait une fête qui sorte. Moi je pense que ça ne peut être que Yannick Jadot, et qu'ensuite on y aille. Voilà, et qu'on y aille franchement.
Yannick Jadot, vous estimez que sa campagne n'est pas assez rock'n'roll. Vous avez dit on s'emmerde, non Yannick a un côté trop sage. Ce qu'il nous faudrait c'est un type qui met les pieds dans la boue, un rockeur qui donne envie de passer nuit à Woustock avec lui. On n'a pas envie de passer nuit à Woustock avec Yannick Jadot ? Il ne fait pas une bonne campagne ?
Déjà vous avez associé deux phrases qui sont à deux bouts de l'article, et quand je disais on s'emmerde dans la campagne, je parlais de toute la campagne, et oui moi je n'ai pas envie de parler en permanence du nationalisme, je n'ai pas envie de parler des prénoms et tout ça. Franchement je n'en ai pas envie. A vous d'imposer vos thèmes ? Reconnaissez-moi au moins ça, pendant la primaire je l'ai fait.
Pourquoi Yannick Jadot n'arrive pas à imposer ces thèmes justement, puisque maintenant c'est le candidat ?
Je pense qu'après notre primaire, notre primaire a aussi été un moment où on nous a écoutés, où on nous a entendus, et après cette primaire on a eu les Républicains, on a eu Zemmour, et en fait on s'est fait complètement laminer par ces discours de droite, ce qui est un problème d'ailleurs, ce qui est un gros problème, parce que dans la primaire des Républicains, on n'a pas non plus parlé d'écologie. Et moi j'ai vraiment le sentiment, mais c'est un sentiment que je ressens extrêmement fort, c'est comme si on avait quelque chose d'important à faire, mais qui nous fasse un peu peur.
Vous voyez, on a un gros examen à passer, et en fait on se distrait en regardant des séries nulles à la télé, et la série nulle elle s'appelle Zemmour, alors qu'en fait le truc qu'on a à faire, c'est d'aller chercher nos solutions pour le dérèglement climatique, et faire en sorte qu'on assure un avenir. C'est ça qu'on doit faire. Et j'ai l'impression qu'on se distrait, et qu'en fait on trouve là-dedans une forme de réassurance pour ne pas affronter notre problème principal.
Pardon, mais pour rejoindre ce que dit Alain, peut-être avec d'autres termes, c'est que vous parlez beaucoup entre vous, mais vous parlez assez peu aux Français. C'est-à-dire qu'on passe notre temps, nous journalistes, à devoir commenter, alors est-ce qu'Hidalgo, elle veut une primaire, mais avec qui ? Est-ce qu'elle veut se retirer ? Montebourg, etc. C'est un jeu peut-être utile, mais qui n'intéresse pas à mon avis les Français. Et Zemmour par exemple, on peut être pas d'accord avec lui, mais lui, au moins il parle de la France, il dit quelque chose de la France, après on est d'accord ou pas, mais ça fait du débat.
C'est pour ça qu'il nous faut réinvestir le champ politique, et c'est pour ça qu'il nous faut sortir de cette question de l'Union, parce que tant qu'on est là-dedans, tant qu'on est là-dedans, on ne parle que de ça, je suis d'accord avec vous, et oui je suis d'accord avec vous, on est à la ramasse pour l'instant. Mais justement, c'est pour ça que je dis, il nous faut nous enfermer dans une pièce, trouver une solution, et que dans 15 jours on sorte de cette séquence-là pour aller parler aux Français et aux Françaises.
Pas de trêve de Noël, c'est ce que vous dites, n'attendons pas janvier, parce que ça va juste.
Mais moi je pense qu'il faut le faire pendant la trêve de Noël.
Parce qu'on vote en avril,
on vote un peu plus tôt ce soir.
Bon, on va continuer d'en discuter. Etienne, attends, Etienne. Madame Rousseau est avec nous jusqu'à midi, il n'est que 11h10.
Je sens une forme d'impatient à m'interroger.
Il y a une pub, Mourad Boudjela posera ses questions aussi, Madame Barbara Lefebvre également. On va passer par la Nièvre, pour retrouver Madame Véronique ou Mademoiselle, je ne sais pas. Bonjour Véronique. On ne dit plus Mademoiselle.
Bonjour.
Ma chère Véronique, c'est vous la gagnante du jeu de Noël, Véronique.
Ah ben génial, c'est incroyable.
Vous connaissez la mécanique, si je puis dire, le calendrier de l'avant et une personnalité d'RMC à choisir, Véronique. Oui. Alors je vous écoute.
J'ai choisi Apolline.
Vous avez choisi Apolline de Malherbe, qui vous offre, tiens, ça va faire plaisir à Sandrine Rousseau, vous gagnez un vélo électrique noir, 6 vitesses.
Génial. Bravo, bravo.
Alors vélo de ville, assistance électrique, 6 vitesses, Shimano, porte-bagages, batterie qui peut tenir 40 km. Et en fait, facile utilisation. Voilà, c'est pour vous, ma chère Véronique.
C'est une coïncidence. Bravo et félicitations à vous, c'est un beau cadeau de Noël.
Super, merci.
Pour un chasseur de taxi, c'est très bien.
Eh ben voyez, et je vous rajoute le t-shirt DGG et en plus, vous êtes inscrite d'office pour le tirage au sort des 10 000 euros le 24 décembre, ma chère Véronique.
Génial.
Super, merci beaucoup. Mais je vous en prie, passez de très bonnes fêtes de fin d'année, fêtes de Noël, fêtes de fin d'année et à bientôt dans les GG. C'est Sandrine Rousseau face aux Grandes Gueules. La suite dans un instant.
On va me faire jusqu'à midi.
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On dit les choses, on n'est pas l'angle de bois. Estelle Medi, du lundi au vendredi de midi à 15h, en direct sur RMC Story. Canal 23.
Contre la transmission, pensons aération.
Quand on parle, quand on rit et même quand on respire, des micro-gouttelettes invisibles à l'œil nu restent en suspension dans l'air et peuvent transmettre le virus du Covid-19. C'est pourquoi il est important d'aérer 10 minutes toutes les heures pour les faire disparaître. Même vaccinés, continuons à appliquer les gestes barrières. Ceci est un message du ministère chargé de la Santé et de Santé Publique France. On reçoit les uns des autres.
Pour les fêtes, ceci est un message du ministère des Solidarités et de la Santé. C'est Sandrine Rousseau qui nous accompagne aujourd'hui. Sandrine Rousseau qui est dans la campagne de Yannick Jadot. On parle donc de cette campagne électorale, on parle écologie, on parle politique.
Et on attend Christiane Taubira qui doit a priori se lancer dans cette bataille présidentielle. Etienne Rousseau, Barbara Lefebvre, on y va Etienne. Moi Sandrine Rousseau, j'aimerais avoir votre sentiment puisque vous êtes quand même au cœur de l'histoire. Moi, en tant que personne de gauche depuis toujours, j'ai l'impression qu'il y a des périodes politiques comme ça. Et qu'en ce moment, on est au creux de la vague. Pas seulement parce qu'on n'a pas des mauvais représentants ou parce qu'on n'a pas su défendre nos idées. Ou parce qu'on a été... Moi j'ai l'impression que tout ce que vous dites, je partage.
Et en même temps, j'ai l'impression que les Français ne sont en ce moment pas dans ce move-là. C'est-à-dire qu'ils sont dans autre chose. Et qu'on est à contre-courant, en quelque sorte, de quelque chose qui devient majoritaire. Et que peut-être les idées de gauche reviendront. Mais que là, peut-être dans 10 ans, peut-être, je ne sais pas. Mais que là, on est, comme disait Alain, à la rue. Mais pas seulement parce que vous êtes mauvais. Non, mais vous, pas vous. Mais pas seulement parce qu'on est mauvais. Je n'ai pas vu là pour me faire engueuler non plus. Pas parce qu'on est mauvais et qu'on n'a pas su discuter.
Mais parce que plus profondément, les choses auxquelles on tient sont soit trop en avance. Et je pense que c'est le cas pour ce que vous disiez. Effectivement, on n'a pas pris conscience de ce qui est en train de se passer au niveau de la planète. Et donc, du coup, on se dit, bon, on va laisser venir. Et puis, bon, moi j'ai lu une étude guatémaltèque qui dit le contraire. Donc, finalement, on nous en fume. Donc, voilà. Soit parce qu'on est trop en avance, soit parce qu'on est trop en retard et que le combat un peu à la coco des ouvriers et tout, c'est un peu dépassé par rapport au move actuel. Voilà.
Alors, je vais répondre en plusieurs temps à votre question, à votre remarque. Je pense déjà que, oui, d'une certaine manière, on a reculé sur une bataille culturelle. C'est-à-dire qu'en fait, on a laissé les thèmes d'extrême droite s'imposer, les thèmes nationalistes s'imposer. Et on n'a pas réussi à s'imposer, nous, à gauche, avec nos thèmes. Et moi, j'en veux à certains dirigeants de gauche là-dessus parce que je pense que, par exemple, la question de la fiscalité, c'est absolument central.
Je pense que la question de la solidarité, de l'écologie, du contrôle des entreprises, enfin, tout ça, ce sont des thèmes qu'on a complètement abandonnés au titre d'une forme de gouvernabilité, de raisonnable. Et ça, je pense que c'est une erreur. Parce que, du coup, on a laissé le champ libre et on voit bien que l'extrême droite rentre comme dans du beurre, maintenant, dans le débat politique. Après, là où je ne suis pas d'accord avec vous, c'est que je pense qu'au contraire, il y a une espèce de peuple de gauche et d'écologie endormi, voire grognon, voire qui se replie sur lui-même en disant « de toute façon, il n'y en a aucun qui me correspond, j'y arrive pas ».
Et ce que j'ai remarqué dans ma campagne des primaires, c'est qu'en posant de nouveaux mots, de nouveaux concepts, en faisant aussi de la politique de manière différente, eh bien, il y a énormément de personnes qui m'ont rejointe, mais des personnes qui n'allaient plus du tout voter. Et c'est ça, en fait, le défi auquel on est confronté, c'est renouveler la manière de faire politique, ne pas rentrer dans des codes politiques pour se dire « mais allez, on y va, oui, tu râles, t'as raison de râler, la situation est désespérante, mais viens avec nous faire de la politique, et viens avec nous faire le programme, et viens avec nous gagner le pouvoir. »
Pardon, on va faire un peu l'introspection, comme Emmanuel Macron sur Téphane, mais qu'est-ce que vous avez apporté de plus dans cette primaire ? Pourquoi tout d'un coup... Christiane Taubira parle en ce moment sur Facebook, donc on saura ça d'ici quelques minutes. Qu'est-ce que vous avez apporté de plus ? Et qui manque peut-être maintenant dans la campagne ?
Non, j'allais faire une blague, mais j'ai appris à aimer les Français, mais non, on est d'accord.
Vous les aimez les Français ?
Mais oui, je les aimais avant, oui. C'est un peu le sujet, je pense, d'ailleurs. Mais bon, qu'est-ce que j'ai amené dans cette campagne ? Je pense que j'ai amené ma personnalité, j'ai amené aussi des combats militants dans l'arène politique, et j'ai amené une forme, je pense aussi, de rupture avec un langage convenu politique, avec une manière d'être convenue en politique. Et peut-être que ça, ça a suscité l'intérêt, de se dire, voilà, elle emploie des mots, on est toujours surpris, elle n'est jamais là où on l'attend. Il y a quelque chose, un peu, de cet ordre-là, je pense.
Vous êtes woke ?
Ah, ce mot interrupteur, ce mot qui éteint tout débat politique extincteur, j'ai envie de l'appeler, c'est un mot extincteur. Moi, je ne me revendique pas du woke, jamais j'ai utilisé ce mot-là, jamais. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas mes combats, et que je respecte ceux qui les ont menés, qui sont, en l'occurrence, les personnes noires américaines, dans le cadre du mouvement des droits civiques. Donc moi, je n'utilise pas ce mot. Par contre, ce que je dis, c'est qu'il nous faut l'égalité, et que nous ne l'avons pas, et que ce n'est pas vrai que nous l'avons aujourd'hui. Et donc, il nous faut nous interroger sur qu'est-ce que cette égalité ?
Quelle égalité ?
Mais l'égalité de tous et toutes, aujourd'hui, il n'est pas normal, et vraiment, je le pose, il n'est pas normal qu'en fonction de notre couleur de peau, nous n'ayons pas la même probabilité d'être contrôlés par la police. Il n'est pas normal qu'en fonction de notre genre, que l'on soit femme ou homme, nous n'ayons pas la même exposition aux violences. Cela n'est pas normal. Mais vraiment. Et ça, ça transcende le revenu.
Tout le monde est d'accord avec ça ?
Oui, c'est pour ça que, en fait, je n'ai pas tellement compris pourquoi j'avais suscité autant de peur.
Votre anniversaire dise qu'Anne Rousseau, elle a un peu déclaré la guerre aux hommes. Ben, jamais. Ils ne sont pas quasiment déconstruits.
Sur l'homme déconstruit, je vis avec un homme déconstruit. Laissez-moi vivre avec qui je veux.
Mais c'est quoi un homme déconstruit ?
Un homme déconstruit, c'est un homme qui a réfléchi à ce qui était sa position, aux privilèges dont il pouvait bénéficier. C'est-à-dire que, oui, aujourd'hui, être homme dans la société, c'est ne pas avoir peur dans le métro, ou beaucoup moins qu'une femme. Être homme dans la société, c'est avoir 10 heures de moins de tâches ménagères que les femmes par semaine à faire. Être homme dans la société, aujourd'hui, c'est avoir 26% de salaire en moyenne en plus. Et que ça, ce sont des positions dominantes. Et donc, voilà, c'est juste au moins y penser, au moins le savoir, au moins l'avoir en tête.
Emmanuel Macron, est-ce qu'il est déconstruit ?
Ah ben, pas du tout, non. Pourquoi ? D'aucune manière, mon Dieu. Ben, quand je vois répondre...
Parce que tu ne fais pas le ménage.
Ben, déjà, je ne suis pas sûre qu'il fasse le ménage, oui. Et puis, en plus, quand je le vois répondre sur Hulot, je me dis, non, ça ne va pas.
Est-ce qu'il vous a choqué ? Parce qu'il dit, lui, Nicolas Hélo, je ne savais pas, je ne savais pas, une plainte n'avait pas abouti. Vous ne le croyez pas ? Quand il dit je ne sais pas, vous ne le croyez pas ?
Mais ça n'est pas vrai. Ce n'est pas que je ne le crois pas ou que je le crois, c'est que ça n'est pas vrai. À partir de 2018 et à partir du moment où il y a cet article dans Hebdo qui dit qu'il y a eu une plainte qui a été prescrite, donc qui n'a pas été instruite, c'est-à-dire qu'on n'a pas fait d'enquête sur cette plainte. Juste, elle a été classée sans suite parce qu'elle était prescrite. À partir du moment où il y a cet article, le minimum de responsabilité du président de la République, c'est de saisir le procureur pour voir s'il n'y a pas, pour qu'il y ait une enquête et pour juger sur la base de cette enquête.
Et les parlementaires auraient dû aussi se lever pour faire une enquête parlementaire. Il n'y a rien eu. C'est-à-dire que quand Emmanuel Macron en parle, il dit « j'ai vu un homme blessé, genre il pleurait, donc voilà, je l'ai cru ». Non mais c'est incroyable même de la part d'un président de la République d'être à ce point-là crédule.
Il a même été protégé.
Mais il a été complètement protégé.
Pour vous, Nicolas Lui est un prédateur.
Alors moi je n'utilise pas le terme de prédateur parce que quand on utilise le terme de prédateur, mais c'est important, laissez-moi une minute juste là-dessus, c'est que prédateur, on a l'impression que c'est le lion qui va prendre une gazelle dans la savane. Mais ça en fait c'est un ordre naturel. C'est-à-dire que le lion il a besoin de la gazelle pour se nourrir. Les hommes n'ont pas besoin de violer pour vivre, vraiment.
Donc Nicolas Hulot est un violeur ?
En tous les cas, il y a des soupçons de viol sur lui. Il y a des accusations sérieuses de viol sur lui. Je ne dirai pas qu'il est violeur parce que je ne veux pas... Il y a la présomption d'innocence. Mais en tous les cas, ces accusations mériteraient d'être enquêtées.
Il y a encore présomption d'innocence sur ces affaires ?
Bien sûr qu'il y a encore présomption d'innocence.
Comme c'est des personnalités, les noms sont forcément repris. On a l'impression que le procès est déjà insoui dans les médias. Et quel que soit d'ailleurs le résultat de procès, s'il y a procès, parce que souvent les affaires sont prescrites, en quelque sorte la personne n'est déjà jugée socialement.
Déjà, moi je récuse, vous ne l'avez pas utilisé, mais je récuse le terme de tribunal médiatique. Je l'ai pas utilisé. Oui, oui, vous ne l'avez pas utilisé, tout à fait. Mais parce que ça limite et ça délégitime le travail des journalistes. Or les journalistes ont une déontologie, ils font des enquêtes, ils ont un contradictoire, etc. Et là, ce qui apparaît dans l'affaire Hulot, mais comme sur l'affaire Bopin, dans laquelle j'étais concernée, c'est une véritable enquête de journalistes avec des méthodes journalistiques. Donc ce n'est pas un tribunal, c'est une enquête. Et puis l'autre chose, c'est qu'aujourd'hui, la justice ne passe pas sur les violences sexuelles en France.
Ou elle passe très mal ou très peu. Il y a souvent prescriptions. Non, il y a juste 1% des viols qui sont condamnés en France. Je rappelle que c'est vraiment des chiffres qui seraient inacceptables s'il s'agissait de n'importe quel autre crime ou délit.
Et pourquoi seulement 1% selon vous ?
Parce que la justice n'a pas toujours les moyens d'enquêter, parce qu'il y a des biais dans la justice, dans la police, sur la manière dont on prend les plaintes, sur la manière dont on enquête. Il y a des choses qui sont tout à fait moyenâgeuses, comme l'enquête psychologique ou l'expertise psychologique, qui vraiment est une honte en France.
C'est-à-dire ?
Souvent, les femmes qui accusent sont soumises à ce qu'on appelle une expertise psychologique. Sauf que quand vous regardez les rapports d'expertise, en général, dans de nombreux cas, en tous les cas, il y a des biais incroyables sur le fait qu'elle est hystérique, qu'elle aime séduire. Je rappelle qu'on peut être violé en aimant séduire ou en aimant pas séduire, qu'en fait, c'est pas le sujet. Et c'est pour ça, exactement, qu'il y en a plein qui ne vont pas porter plainte. Et donc, cette espèce de peur du système judiciaire et policier fait qu'il y en a plein qui ne vont pas jusqu'au commissariat.
On continue face à Sandrine Rousseau, dans un instant, avec les questions de Barbara Lefebvre, de Mourad Boudjellal. Voilà ce qu'a dit Madame Taubira. Ce qui compte, c'est vous. Il s'agit de vous représenter, ouvrir un chemin commun, agir sur notre présent et inventer l'avenir. Il y a des candidatures de personnes de grande valeur pour qui j'ai de l'estime et de l'amitié, mais je constate l'impasse. J'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle. Je ne serai pas une candidate de plus. Toutes mes forces dans l'Union. Voilà ce que dit Madame Taubira. C'est une candidature d'Union.
C'est bien.
Elle l'envisage.
Non, mais c'est bien. Moi, je trouve qu'elle met les pieds dans le plat de l'Union. Elle a raison de le faire. Et ce que je dis, c'est que là, on commence vraiment, mais je le disais en plaisantant, mais pas complètement. On commence vraiment à avoir un gouvernement de gauche, là. Et bien, donc, allons-y.
Et qui pour le part qui va être élu ? Yannick Jadot.
Pourquoi Yannick Jadot ? Déjà, parce qu'on a quand même un petit sujet qui est l'écologie et le réchauffement climatique dont j'ai déjà parlé, mais aussi la perte de biodiversité qui n'est pas un moindre problème.
Ça, ce sera la question, à mon avis, Barbara Lefebvre. Et puis Mourad Boudjela prendra la parole dans un instant.
Mais surtout, Jean-Luc Mélenchon ne veut pas faire juste avec le PS et le PS ne veut pas faire avec... Anne Hidalgo ne veut pas faire juste avec Jean-Luc Mélenchon. Donc, en fait, voilà, c'est ça. C'est une espèce de centralité et de modernisation aussi du discours de gauche. Je pense que c'est indispensable. Je pense que c'est indispensable. Et moi, j'appelle Jean-Luc Mélenchon à dire ne nous laisse pas dans un tête-à-tête avec le PS. Parce que ça, on l'a déjà fait et que ça, ça donne rien. Donc, viens et viens avec nous discuter.
Vous êtes pour l'union autour de vous ?
Pas moi, moi, j'y suis pas.
Oui, autour d'Yannick Jadot. A tout de suite avec le face OGG qui continue. Sandrine Rousseau est avec nous.
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Grande gueule en direction RMC. Aujourd'hui, Sandrine Rousseau qui est avec nous pour parler de cette campagne électorale. Bien sûr, ça bouge, ça bouge à gauche. Ça a du mal à décoller aussi chez les Verts. À l'instant, Christiane Taubira a dit qu'elle envisageait de se présenter à l'élection présidentielle. Si ça peut aider, pas sûr que ça puisse aider. Elle a vu déjà le nombre de personnalités qu'il y a à gauche. Madame Barbara Lefebvre.
Oui, alors Sandrine Rousseau, l'animal est un sujet politique. Oui, voilà. Dans la primaire des écologistes que j'ai suivi attentivement, on ne peut pas dire véritablement que la question animale et la question notamment de la dimension des droits des animaux a été au cœur de vos débats. Bon, j'ai bien entendu Yannick Jadot nous parler d'un ministère du bien-être animal. Ça reste assez vague. Il est essentiellement sur la question de l'élevage intensif, la question de la chasse, qui sont des sujets très importants.
Mais qui sont des sujets, à mon sens secondaire, dans la mesure où les arguments moraux sur la question de l'exploitation des animaux, cette guerre-là, vous le savez, elle a été relativement gagnée. On le voit dans toutes les enquêtes d'opinion. Les Français, globalement, sont massivement très soucieux de la question de l'exploitation des animaux. Néanmoins, l'exploitation des animaux, elle a cessé de croître malgré l'avancée des arguments moraux. Parce que notre économie, nos modes de vie, n'ont pas d'intérêt à changer cette exploitation des animaux.
Or, vous le savez, l'exploitation des animaux, c'est un des éléments majeurs de la destruction aujourd'hui de nos écosystèmes et de la biodiversité. Et en particulier, toutes les pratiques agricoles liées à la production de la viande, qui consomment énormément d'eau, le fait qu'il y ait cette colonisation humaine des habitats des animaux sauvages, qui produisent aussi les zoonoses et le Covid. On ne sait pas si c'en est un signe, mais enfin, ça n'est peut-être que le début d'autres zoonoses encore plus graves.
Vous ne connaissez pas encore l'origine.
Et comment est-ce que... Non, mais enfin, ça vient du monde animal. Si on était arrêté d'aller casser les pieds des chauves-souris, bon, bref. Donc, la question du droit des animaux, c'est une question que je n'entends pas dans le discours des écologistes, en particulier la question du statut juridique des animaux. Or, savez-vous qui sont les deux candidats, candidates, qui évoquent la question du statut juridique des animaux ? C'est Hélène Touy, d'un côté, parti animaliste, et Marine Le Pen, qui prévoit de lancer un débat législatif sur la question d'accorder un statut juridique de l'animal.
Donc, pourquoi vous ne vous exprimez pas assez sur ce sujet, qui est un sujet majeur en termes d'écologie ? Déjà, je vous trouve injuste, parce qu'on l'a porté, le statut juridique des animaux. Moi, je l'ai porté, par exemple, très fortement, mais je n'étais pas la seule. Yannick Jadot, pour le coup, l'a fait aussi. Pendant votre campagne des primaires ? Ah oui, tout à fait. Et je m'en suis pris d'ailleurs plein la tronche là-dessus, sur le fait que, ah, mais non, mais les animaux, ils ne vont pas avoir un procès, ou je ne sais pas quoi. Ben si, en l'occurrence, l'intérêt de l'animal aujourd'hui n'est pas représenté dans le code pénal et dans le code civil.
Et donc, on doit absolument s'interroger sur comment préserver les intérêts propres des animaux. Et en l'occurrence, vous parliez d'exploitation des animaux. Eh bien, aujourd'hui, on arrive à une forme de limite là-dessus. Et d'ailleurs, je salue L214, qui fait un travail assez monumental pour nous montrer la face cachée de notre alimentation, la face obscure de nos modes de consommation. Et moi, là-dessus, il n'y a pas d'ambiguïté. C'est-à-dire que l'écologie, c'est évidemment, en premier lieu, la protection de la nature. Et donc, à l'intérieur de cette nature, évidemment, les animaux.
Et oui, aujourd'hui, je suis d'accord avec vous, les animaux n'ont pas la place qu'ils doivent avoir ni dans notre droit, ni dans notre vie, j'ai envie de dire. Parce que quand vous dites que les Français et Françaises, on a gagné la bataille morale de reconnaissance des animaux, c'est en partie vrai, je suis d'accord avec vous. Mais je pense qu'il y a encore quand même des progrès à faire, notamment sur toutes les questions d'élevage, mais aussi d'exploitation des animaux pour le travail. Et au-delà de ça, aimer les animaux qui peuvent être dangereux ou qu'a priori, nous n'aimons pas, c'est aussi un sujet. Si il y a de respecter ces animaux-là...
Mais ce statut juridique, il doit être adapté à l'animal de rente, l'animal domestique, l'animal sauvage. C'est un trois volets. Cette question du statut juridique, elle est fondamentale. Parce que vous ne pouvez pas faire tout le travail sur l'élevage intensif, sur la chasse, sur la fourrure, sur tous ces éléments majeurs. Mais je suis entièrement d'accord. Il n'y a pas le travail sur le statut juridique. Vous êtes entièrement d'accord ? Non mais on ne l'entend pas assez dans la campagne.
Eh bien je le dis, il faut un statut juridique des animaux, il faut un statut juridique même des écosystèmes, je pense, parce qu'au-delà des animaux, il y a aussi le fonctionnement en système des différentes espèces. Et oui, il va nous falloir retravailler le droit là-dessus, faire aussi un crime d'écocide dans notre code pénal.
Moi, j'ai deux questions, deux réflexions. La première, c'est que je n'ai rien contre l'écologie, mais ça me choque toujours un petit peu quand on parle, par exemple du bio, je trouve que ça devient un parti politique de riche. Parce que pour une grande partie de la population sur cette planète, le problème n'est pas de bien manger, mais de manger. Je vais tenir juste à le rappeler, et éventuellement mal manger, ce n'est pas très grave, si on arrive à manger. Et donc, effectivement, dans les pays où on n'a pas ce genre de problème, on s'intéresse de plus près à la qualité de ce qu'on mange. La deuxième chose, c'est que je pense que l'écologie sera un courant mondial.
Et que quand on essaie de changer les choses à l'échelle d'un pays, ça devient une écologie punitive pour les gens qui vivent dans ce pays. Je ne suis pas certain que si demain on applique, on a un gouvernement écologique en France, et qu'on roule tous en vélo, et qu'on ne prenne qu'une douche par semaine, ça change de grand-chose sur la planète. Ça ne va changer rien du tout. À part que moralement, on aura l'impression de participer à quelque chose.
Moi, je pense que la chance que vous avez un jour d'accéder au pouvoir, c'est qu'il y a une jeunesse qui a envie d'écologie, et qu'il y a un mouvement mondial qui porte des écologistes un peu dans plein de pays, parce que ça sera une conscience mondialiste de dire « il est temps de s'occuper de la planète ». Mais à l'échelle de la France, vous ne pouvez absolument rien faire.
C'est un petit peu comme si moi tout seul, j'ai déclaré la guerre à la Chine, vous voyez. Je ne pourrais pas faire comme ça.
Eh bien, je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Mais pas du tout, sur plein de points. Le premier, c'est qu'on dit que le bio, c'est trop cher. Oui, aujourd'hui, en effet, c'est trop cher, mais la question, ce n'est pas le prix du bio, c'est pourquoi des gens n'ont pas assez d'argent pour acheter à manger. Et c'est ça la question. C'est un peu la distribution. Et donc, il y a la distribution, évidemment, qui prend quand même des marges tout à fait considérables. Pardon ?
Je dis qu'en Haïti, aujourd'hui, le gavage des oies pour le foie gras, par exemple, ce n'est pas un véritable problème.
Oui, mais c'est aussi un problème, le gavage des oies. Enfin, je veux dire, il ne faut pas non plus hiérarchiser complètement les choses. C'est plutôt le non-gavage des oies. Non, mais surtout, comment se fait-il qu'on ait une accumulation de richesses qui permette à certains d'aller sur Mars, sur des fonds privés, avec sa propre technologie, sa propre fusée, etc. C'est Elon Musk. Et comment ça se fait qu'il y a des gens sur Terre qui n'ont pas suffisamment à manger ? Donc, la question, ce n'est pas tant le prix du bio que pourquoi on a ces inégalités-là ? Et qu'est-ce qu'elles génèrent, ces inégalités ?
Eh bien, ce qu'elles génèrent, c'est précisément l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, parce qu'aujourd'hui, ce sont les plus riches qui mettent du CO2. Donc, moi, je veux bien qu'on parle du prix du bio, mais je veux surtout qu'on parle des salaires, des minima sociaux, et qu'on fasse en sorte que l'échelle des inégalités se restreinte, et que des personnes qui, aujourd'hui, sont dans la précarité, qui n'arrivent pas à manger à leur faim, qui n'arrivent pas à manger correctement, eh bien, voient leurs revenus considérablement augmenter pour ne plus avoir ce problème-là. Et par ailleurs, le bio est cher, parce qu'on rémunère aussi les personnes qui travaillent.
On parle de la France, là, vous ne voulez pas être maître du monde. La problématique de la faim dans le monde, ce n'est pas quelque chose que la France veut varier.
Sur la France et le monde, ça, c'est un discours en disant, nous, la France, on est un petit poussé dans le monde. Déjà, ça dépend quand même de quoi on parle, parce qu'en général, on se prend quand même pour la sixième puissance du monde, Jupiter, tout ça. Mais là, en l'occurrence, on est le pays dans lequel sont nées les Lumières. On est le pays dans lequel on a créé, écrit cette déclaration des droits de l'homme, qu'il faudrait d'ailleurs transformer en déclaration des droits humains. Petite assertion. Ou de l'homme et de la femme. Ou de l'homme et de la femme. On a vraiment quelque chose à jouer de l'ordre d'un rôle d'éclaireur dans le monde.
C'est pour ça d'ailleurs que c'est la COP21 à Paris qui a permis pour la première fois dans le monde d'avoir la signature unanime de l'ensemble des pays du monde sur un accord. Ça n'a pas été respecté. Mais nous-mêmes ne l'avons pas respecté. Et c'est ça le problème. Aujourd'hui, les engagements d'Emmanuel Macron sur le climat font qu'on diminue uniquement de 40% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, alors qu'il faudrait les diminuer de 55%.
En 2050, il n'y aura pas beaucoup de monde pour le vérifier.
Moi, je vous dis juste que là, on a un rôle d'éclaireur à jouer. Oui, ce ne sera pas facile. Et je l'ai dit plein de fois pendant la campagne. Oui, ça ne sera pas facile. Je ne vais pas vendre que du rêve. Ça ne sera pas facile. Mais par contre, on aura cette satisfaction, non seulement de l'avoir fait, mais en plus de donner l'exemple. Et c'est un soulagement énorme que de enfin prendre la mesure du défi qui est face.
Valérie Pécresse, l'une des adversaires de Yannick Jadot, dit le foie gras, le Tour de France, le sapin de Noël. C'est ça la France ? Vous êtes d'accord avec ça ?
Je pense qu'on pourrait très bien se dire que c'est un sapin en verre avec des artistes qui ont travaillé sur du verre recyclé comme à Bordeaux. On pourrait très bien se dire qu'à la place du foie gras, on mange du faux gras qui est l'équivalent végétal et que ça ne serait pas dramatique pour personne en vrai. Et que Miss France et le Tour de France, on peut faire le Tour de France à condition déjà qu'il y ait des femmes et des hommes dans ce Tour de France. Parce que je rappelle que la première fois qu'il y a eu un Tour de France féminin, c'était cette année. Et qu'il y ait moins de voitures autour du Tour de France. Ça ne me semble pas non plus révolutionner la compétition.
Et moins de gadgets en plastique made in China. Et moins de gadgets en plastique made in China qui soient balancés à la foule.
Elle est déconstruite Valérie Pécresse ?
J'en sais rien. Il faudrait que je parle avec elle. Je n'ai pas complètement l'impression, non ? Mais je n'ai pas complètement l'impression, notamment parce qu'elle diminue par exemple les subventions à des centres comme le centre Hubertine Auclair qui fait un travail absolument considérable à Paris sur l'égalité femmes-hommes. Et ce n'est pas parce qu'on est femmes ou parce qu'on est hommes qu'on est spontanément féministes ou qu'on est spontanément pour l'égalité. Donc Mme Pécresse n'est pas féministe ? Je dis juste à Mme Pécresse, montrez-nous que vous l'êtes. Montrez-nous, ça n'est pas qu'une question de déclaration. Montrez-nous que vous l'êtes.
Il n'y a pas qu'une façon d'être féministe ?
Non, il n'y a pas qu'une façon d'être féministe. Mais par contre, il n'y a qu'un seul combat et c'est l'égalité et l'égalité de toutes les femmes.
Quand Eric Zemmour dit hier soir « Je suis contre la parité » parce que finalement la parité, c'est insultant pour les femmes. On les choisit parce qu'elles ne sont pas.
Ne me dites pas qu'Eric Zemmour est féministe parce que sinon je quitte le plateau, je crois.
Lui, il s'est dit féministe hier.
C'est vrai, il s'est dit féministe mais comme quoi le ridicule ne le tue pas.
Allez, mais restez avec nous Sandrine Rousseau. Dernière partie de ce Face à Sandrine Rousseau.
Je rappelle quand même qu'il a été accusé d'agression sexuelle par plusieurs femmes, Eric Zemmour.
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Avec Estelle et son équipe, à l'heure du déjeuner, on peut tout se dire. Ça vous scandalise, Daniel Riolo ?
Mais c'est incroyable, cette histoire. T'es pas d'accord ? J'ai le droit de dire mon avis ? D'accord, mais c'est pas possible.
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Canal 23. Contre la transmission, pensons à aération.
Quand on parle, quand on rit et même quand on respire, des micro-gouttelettes invisibles à l'œil nu restent en suspension dans l'air et peuvent transmettre le virus du Covid-19. C'est pourquoi il est important d'aérer 10 minutes toutes les heures pour les faire disparaître. Même vaccinés, continuons à appliquer les gestes barrières. Ceci est un message du ministère chargé de la Santé et de Santé Publique France. Votre programme continue avec DERAD Pro. Spécialiste de l'assainissement pour les professionnels comme pour les particuliers. Avec DERAD Pro. Vivez tranquille.
J'ai les grandes gueules sur RMC. Dernière partie, c'est le face OGG de Sandrine Rousseau qui est avec nous. Madame Rousseau, on a les 25 secondes de Madame Taubira puisque c'est un post qu'elle a fait sur Facebook. On va écouter Christiane Taubira.
Je constate l'impasse. J'ai toujours dit que je prendrai ma responsabilité. J'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française. Je ne serai pas une candidate de plus. Je mettrai toutes mes forces dans les dernières chances de l'Union. Et je vous donne rendez-vous à la mi-janvier.
C'est un feuilleton.
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Qu'est-ce que vous avez compris dans ce qu'elle dit ? Parce qu'elle veut être candidate mais pas une candidate de plus. Et rendez-vous mi-janvier.
Je pense qu'elle met la pression sur l'Union. Et qu'elle a raison.
Oui mais c'est elle qui peut l'incarner.
Ça fait partie des discussions qu'on doit avoir. Mais là il faut qu'on se mette dans une salle. Maintenant je pense qu'il faut qu'on se mette dans une salle.
On peut imaginer par exemple que Yannick Jadot se retirait en faveur de Christiane Taubira ?
Moi je vous ai dit, je pense que l'écologie c'est la chose qui... Oui mais quand je dis l'écologie c'est très important en fait. C'est que ça fait des années et des années que les militants chez nous, les penseurs chez nous etc. s'affrontent au lobby. Pense le système et pense les biais du système. Et font en sorte qu'on ait la force pour lutter contre ces lobbies, contre ces forces productivistes etc. Là, aujourd'hui c'est ça qu'il va falloir faire. C'est-à-dire que quand la FNSEA ou d'autres vont manifester dans la rue, il va falloir tenir. Et donc c'est ça la question qu'on doit se poser. Mais elle porte des combats et j'admire au-delà de tout cette femme.
Mais pour l'instant elle n'est pas identifiée sur les questions écologiques. Donc c'est la question que moi je voudrais lui poser. C'est pour ça qu'il nous faut nous parler dans une salle et dire mais sur l'écologie Christiane, que dis-tu ? Évidemment que dans ces cas-là, la discussion doit être sur quelle est notre force de résistance à des lobbies très organisés aujourd'hui. Ça ne va pas jouer dans une chambre. C'est peut-être ça ce qu'elle veut jouer. Elle veut peut-être jouer le rôle elle aussi. Alors ce n'est pas Jupiter, ça va être Erra, je ne sais pas. Elle veut peut-être jouer le rôle de cette présidente au-dessus. Et puis avec un premier ministre comme M.
Jadot, qui serait avec un gouvernement extrêmement écolo. Peut-être qu'elle veut justement se positionner comme étant ni écolo, ni social-démocrate, ni insoumis, ni communiste. Qu'elle veut essayer d'être la prophétesse de toute cette gauche-là, qui va être une gauche extrêmement divisée sur les idées. Moi je ne crois pas aux prophètes. Aucun en plus.
Mais ça ne va pas jouer dans une chambre. Si demain, ça va jouer sur les sondages. Si demain, il y a un sondage qui dit que Christiane Taubira, avec l'union de la gauche, fait 30% au premier tour et est élit au second tour, je suis certain que vous allez trouver un accord très rapidement.
Mais moi je souhaite qu'on trouve un accord. La seule chose que je dise, c'est que vraiment, l'écologie ne peut pas être la cinquième roue du carrosse, là-dedans. C'est-à-dire que l'écologie doit être la force motrice de cette affaire.
Vous vous êtes fait avoir la dernière fois quand même, pardon ?
Ça dépend, parce que pour le coup, Benoît Hamon avait quand même un discours écologiste extrêmement fort. Extrêmement fort. 10% c'est quand même que vous avez un sujet qui est ambitieux. Oui, mais on n'avait pas d'union.
Mais Sandrine Rousseau, j'ai entendu dire, Yannick Jadot a dit, s'il était élu, il prendrait une femme à Matignon. Oui. Bon, mais ce n'est pas vous, c'est Anne Hidalgo.
Eh bien, c'est parce qu'il veut l'union. Voilà, qu'est-ce que je voulais que je vous dise.
Ah, il faut proposer des postes, en fait, pour faire l'union.
C'est nouveau.
Mais je n'en sais rien, moi. Là, en l'occurrence, je ne propose pas de postes. Je ne propose pas de postes. Non, mais si Yannick Jadot, il a fait une erreur, il a fait une erreur, il fait une erreur. Dans la Ve République, où on est dans quelque chose de très personnifié, c'est-à-dire que c'est vraiment le roi soleil en son royaume. Eh bien, on pourrait aussi, dans cette bataille culturelle, porter une autre manière que de faire cette campagne présidentielle et de présenter une équipe plutôt que de présenter un homme seul face à son destin. Et que ça, profondément, ça nous changerait dans le discours politique.
Et que ça serait très sain, en fait, parce qu'on l'a vu et on l'a subi pendant 5 ans d'une manière assez extraordinaire. Cette espèce d'homme seul face à son destin, à la fin, on finit par le détester autant que par l'aimer. Et on lui reproche tout et son contraire. Et moi, surtout, ce que je pense, c'est qu'il n'y a personne, il n'y a aucun humain en France qui ait l'intelligence suffisante ou la sensibilité suffisante pour tout comprendre du monde à l'instant T. Même pas Jadot. Même pas Jadot, mais aucun personne. Donc, il nous faut une équipe. Une équipe menée. Une équipe avec un leadership, mais une équipe. Et c'est ça qu'il nous faut faire.
Vous auriez dû être la chef d'équipe. Parce que depuis une heure, c'est vous qui donnez de la dynamique, Madame Rousseau.
Eh bien, il y a eu une primaire et j'ai perdu cette primaire. Et si vous me demandez si je le regrette, je vous dis oui. Mais la primaire, elle est passée et maintenant, on ne va pas refaire le match en permanence.
Est-ce qu'il pourrait y avoir une autre primaire ? C'est totalement exclu. Non, mais une autre primaire.
Une autre primaire, la primaire populaire, vous parlez, ou une primaire de gauche ? Ça, ça renvoie à la question, comment on fait cette union ? Moi, je vous dis, là, la primaire, ça nous renvoie dans des semaines de débats, etc. Moi, je préférerais vraiment qu'on s'enferme dans une pièce et qu'on trouve une solution. Vous pourriez jouer une solution, justement, d'union, vous, Madame Rousseau ? Ah ben ça, je ne veux pas rentrer sur ce débat-là.
Pourquoi vous ne voulez pas rentrer dans ce débat-là ?
Mais je ne veux pas rentrer dans ce débat-là parce que, voilà, ce n'est pas sur la table aujourd'hui et qu'il n'y a rien qui permet. Je ne veux me fâcher avec personne et surtout pas aujourd'hui.
Je défends, moi, toujours ici une écologie punitive parce que je trouve qu'il n'y a pas de raison d'avoir peur. Et je trouve que les jeunes sont prêts à assumer une écologie punitive. On est toujours en train de faire croire aux gens que l'écologie ne serait pas punitive. Or, par rapport à notre confort du quotidien ou par rapport à l'état d'habitude qu'on a prise, elle sera punitive. Pourquoi il y a toujours cette gêne par rapport à ça ? Ce n'est pas diabolique de faire une écologie punitive ? D'ailleurs, il ne prend plus de nous.
En tous les cas, moi, j'ai envie de vous dire que moi, je suis prête à diminuer mon niveau de vie pour sauver la qualité de vie de mes enfants et de nos enfants. Et que je suis prête à le faire. Et que si c'est ça, être punitif, alors je suis punitive. Mais qu'au fond, j'ai aussi cette volonté d'assurer un avenir à mes enfants, à nos enfants. Et le terme de punitif, il faut juste dire que c'est la sobriété et la sobriété et la frugalité. Exactement ! Vous comprenez ?
C'est la droite de punitif, c'est pas du tout !
Vous comprenez, Mme Rousseau, ces jeunes femmes qui aujourd'hui ne veulent pas d'avoir d'enfants au nom de la préservation de la planète ?
Je pense qu'elles se privent de quelque chose. Après, c'est des choix personnels et je respecte tous les choix personnels. Si elles n'en veulent pas, elles n'en veulent pas. Après, les enfants, c'est aussi une source de joie, évidemment. Mais là, ça révèle surtout l'inquiétude. Vous imaginez les sacrifices... Mais est-ce que c'est écologique de ne pas avoir d'enfants ? Parce qu'elles disent que c'est au nom de l'écologie de la préservation de la planète. Vous imaginez le sacrifice qu'elles font pour sauver la planète ? Et nous, on est là, on dit « Ah ben non, mais on va mettre une petite taxe là, c'est insupportable ».
Là, je rappelle juste qu'on est dans des enjeux où, en effet, la question, c'est est-ce qu'on est capable de garder la vie sur Terre, notre vie sur Terre ? Eh bien, oui, il nous faut prendre des mesures qui sont des mesures économiques. Elles ne seront pas toutes faciles, et ça, je suis d'accord avec vous. Mais ce sont des mesures qui nous permettent de nous regarder dans la glace, et ça, franchement, c'est une fierté.
Merci Sandrine Rousseau.
Nous sommes avec une femme déconstruite, j'en suis sûre, Estelle Denis.
Mais vraiment, ce mot vous a marqué, mais je vais vous envoyer un livre pour Noël. Je vais vous offrir un livre sur la déconstruction, qui s'appelle Derrida. L'auteur s'appelle Derrida.
Estelle Denis, Estelle Midi, mais pour d'autres choses. Bonjour Estelle.
Salut les GG, tiens, j'ai une question pour Sandrine Rousseau. Sandrine Rousseau, est-ce que vous faites partie du mouvement des Nobras, qui est en plein essor en ce moment ? On enlève le soutien-gorge.
Alors, imaginez, mais je n'ai pas encore eu le courage d'arriver sur un plateau télé sans soutien-gorge.
Mais vous y réfléchissez.
En tout cas, pendant le confinement, j'ai goûté cette joie de ne pas avoir cette contrainte. Vous savez que beaucoup de femmes ont fait comme vous, Sandrine Rousseau.
Tiens, par exemple, il y a une femme de moins de 25 ans sur 6 en France qui ne porte plus de soutien-gorge.
Sandrine Rousseau