Chloé Ridel : Faire le programme du PS, Mission Impossible ? | Personnage principal S01E24
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Personnage principal Asdinam Chaouch. Bienvenue dans personnage principal où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la réalité parce qu'on trouve en fait que la réalité et bien elle a dépassé la fiction. C'est une mission où on essaie donc d'aller au-delà de cette réalité.
Aujourd'hui, on se pose la question qui peut sauver le soldat PS ? Oui, le PS va mal. On ne sait pas qui sera le candidat socialiste, mais aujourd'hui, il y a une femme qui est le personnage principal du parti.
Elle s'appelle Chloé Ridel. Elle est en charge du programme du PS. Bonne chance.
Elle est eurodéputée. Bonjour Chloyd. Bonjour.
Euh imaginez le programme du PS, c'est pas être une scénariste qui n'a ni budget et un public un peu incertain aujourd'hui. Bah franchement, en tout cas, c'est un paris qui qu'on peut dire risqué. Mais en tout cas, moi, c'est un risque que j'ai pris parce que je crois que cette partie de la gauche quiincarne le Parti socialiste, qui a été une gauche qui a gouverné par le passé, qui a obtenu beaucoup de choses pour les gens que nous défendons aujourd'hui, il fallait qu'il renouvelle son projet et donc j'ai travaillé pendant près d'un an à la refondation du projet socialiste sur un logiciel ancré à gauche avec une méthode qui est la nôtre, démocratique, de recherche aussi du compromis, de ne pas exclure tout le monde, de priver en permanence, mais c'est ce qui fait à mon avis ce qui peut faire la force du Parti socialiste demain, une ambition, une radicalité sur les propositions et une méthode démocratique.
On va revenir sur ce programme. Mais avant, on a une petite tradition dans personnage principal, c'est de s'intéresser, comme on dit, dans les séries, vous savez, à l'origine story. Le public vous vous connaît pas trop, hein.
Les ceux qui suivent la politique, oui, dans les instances de parti, oui. Euh, comment on en vient à devenir la scénariste du PS ? C'est quoi votre parcours ?
Ben moi mon parcours le parcours d'une militante de gauche aujourd'hui. J'ai 34 ans. La première fois que j'ai voté à une élection présidentielle, c'était en 2012.
Hm hm. Et j'ai voté pour Jean-Luc Mélenchon. Ah !
Et en 2017 aussi, mais plus après. Et j'ai fait un chemin que peu de militants de gauche dans ma génération ont fait avant d'entrer en politique de allversant. Je vais m'expliquer.
Je pense pas. Je pense que j'anticipe j'anticipe euh en fait moi j'ai commencé dans le secteur associatif euh avant d'entrer en politique. Je suis entrée en politique, j'avais 31 ans.
J'ai fondé mon association, j'ai milité voilà euh dans dans des ONG, j'ai créé un un laboratoire d'idées et cetera parce que je comme beaucoup de gens de ma génération, j'étais un peu dégoûté par les partis politiques à gauche, par la division qu'on voyait et cetera. Euh et j'ai été déçu par Jean-Luc Mélenchon qui pour moi a failli à sa responsabilité historique de rassembler la gauche, de ne pas passer son temps juste à cracher sur le PS et je dis ça d'autant plus tranquillement qu'à l'époque j'étais pas du tout au PS et c'était le cadet de mes soucis mais j'ai trouvé que c'était contre-productif pour pouvoir l'emporter avec une majorité et changer les choses pour les gens qu'on défend et donc il m'a déçu par ailleurs, il m'a aussi déçu sur des positions qui m'ont beaucoup choqué en 2022 au moment de l'invasion totale de l'Ukraine. l'Ussie.
Euh donc j'ai j'ai des désaccords profonds avec Jean-Luc Mélenchon et je pense que si la gauche demain peut l'emporter dans ce pays, c'est en reconstruisant euh ben euh une une gauche à la fois ambitieuse sur le fond et sur l'ambition de transformation de la société, de justice sociale, de bifercation écologique, d'exemplarité démocratique consistante sur le droit international qu'on qu'on ne ne respecte pas à géométrie variable en Ukraine aussi bien qu'en Palestine et à Taïwan, ce qui n'est pas le cas de Mélenchon. Euh et en même temps avec une méthode qui est celle de la gauche radicale réformiste au sur la question de Gaza, on a on a pu trouver parfois pour être poli un démarrage lent sur ces questionsl vous avez été souvent considéré comme ayant une position molle. Vous êtes d'accord avec ça ?
C'est ce que vos adversaires politiques en tout cas à gauche vous ont reproché. Non, je pense que je ne suis pas si d'accord avec ça et je m'en explique. Je sais qu'il y a des gens au sein du Parti socialiste avec lesquels euh je suis moi-même en désaccord sur la question d'Israël-Palestine.
Donc euh j'ai aucun problème à dire cela. Par contre, la position qui a été celle d'Olivier Fort et la direction du Parti socialiste et la mienne a toujours été très claire sur le fait de d'exiger un cesser le feu tout de suite après le 7 octobre 2023, de dénoncer aussi les massacres du 7 octobre qui sont des crimes de guerre et du terrorisme. Ça, il faut pouvoir le dire et comme il fallait pouvoir dire après que il fallait incesser le feu à Gaza, le respect du droit international et dénoncer les crimes de guerre et contre l'humanité qui ont été commis par l'armée israélienne à Gaza et qui ont conduit à à un génocide.
Moi je le crois et je me suis exprimé très clairement pas le cas de tout le monde ce qui n'est pas le cas de tout le monde au PS mais si vous voulez moi j'ai une position qui consiste à éviter euh moi je suis au Parlement européen j'ai la droite et l'extrême droite en face de moi toute la journée. Je peux vous dire que eux c'est pas génocide pas génocide c'est eux ils sont prétania à 100 %. Et quand vous parlez à ces gens-là, vous apercevez que pour obtenir des choses, pour obtenir la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et et Israël, pour obtenir la sanction du gouvernement israélien, il s'agit pas de s'engueuler entre la gauche pour génocide, pas génocide, il s'agit de mener le combat ensemble contre la droite et l'extrême droite et les prétagiaux.
Et donc moi, je respecte les positions de chacun et je veux qu'on obtienne des résultats concrets sur le fond et on l'a fait d'ailleurs au Parlement européen où on a été capable de faire voter à une majorité la reconnaissance de l'État de Palestine, des sanctions et la suspension de l'accord d'association. Alors ça n'est toujours pas suivi des faits, mais c'était quand même significatif que le Parlement arrive à se positionner sur ce sujet. Donc moi je pense qu'il faut pas sur des sujets aussi graves, importants, on parle de la vie des gens et de s milliers d'enfants et d'un peuple qui a qui a subi des injustices monstrueuse euh de de tout au long de son histoire, il faut pas chercher à agiter des des sans arrêt les clivage entre la gauche et la gauche, des ases et cetera.
Faut dire les désaccords, mais faut d'abord regarder la droite et l'extrême droite parce que je peux vous dire que eux ce qu'ils pensent sur le sujet euh est très problématique. Moi, on a l'impression que pour la gauche, c'est un peu le le piège, la question de Gazac, ça a créé une cission que vous êtes irréconciliable à cause de ce sujet. On sent que sur d'autres sujets, on peut avancer sur l'économie, sur le social, même sur d'autres positions internationales, mais sur ça, ça a l'air difficile voire insurmontable.
Bah là aussi, je vais vous répondre sur le fond. Hm hm. Est-ce qu'on se rejoint sur la suspension de l'accord d'association UE Israël ?
Oui. Est-ce qu'on se rejoint sur la demande de sanction du gouvernement israélien ? Oui.
Euh donc quand on parle de fonds, on se rejoint pour la dénonciation des crimes de guerre et contre l'humanité. Donc il faut arrêter de faire ce que fait la France. Parce que non mais mais le PS soutient les demandes ce que je viens de vous dire et c'est ce que je porte au Parlement européen et ce que nous portons tous le groupe socialiste.
Donc voyez vous vous avez une pensée et une impression des choses qui est pour le coup formatée par dit à la fille. Je suis l'avocat, c'est mon rôle bien sûr, mais il faut s'intéresser au fait et à ce qu'on défend concrètement pour changer les choses au-delà des débats sémantiques qui sont très importants parce que la qualification de gnocide, c'est quelque chose de sérieux et moi je l'utilise parce que je pense que c'est notre rôle politique d'alerter et de tout faire pour que ces crimes s'arrêtent. Mais on peut tout à fait se rejoindre, je pense sur l'agenda politique, la demande et la question des deux états qui peut-être est d'ailleurs plus polémique et qui peut faire des bas à gauche.
Avant, ça n'était pas le cas. Maintenant, j'observe que il y a d'autres propositions qui émergent. Moi, je maintiens que pour moi, l'avenir c'est deux États parce que sinon on n'arrivera jamais à construire la paix et la justice.
Les juifs veulent leur état, c'est leur projet national. Les Palestiniens ont droit également à leur à leur état et qu'il faut trouver des solutions innovantes pour euh euh pour permettre à chacun de bien vivre en sécurité dans la dignité là où il se trouve. Et beaucoup de gens dans la société civile, du côté israélien comme du côté palestinien, y œuvrent et moi, c'est ces gens que j'ai envie de défendre.
Alors, vous avez un problème de casting au PS, on va reparler de politique nationale et même de politique d'appareil. Pas mal de seconds rôles qui se tirent dans dans les pattes, mais aucun qui ne se dégage. On va être franc.
Comment le gère ce casting ? Parce que quand même alors vous êtes en charge, vous êtes en charge du programme, du scénario, vous n'êtes pas forcément la directrice de casting, mais je pense quand même que vous allez jouer un rôle làdedans. Je suis pas la directrice de casting, vous avez raison.
Moi, je me suis 100 % dédiée à la question du projet parce que je pense que c'est ça le plus important, c'est les idées qu'on porte. et je me suis attelé à ce que le projet le Parti socialiste est de nouveau un projet euh avec euh radical avec euh plein de de ruptures euh sur le plan social de la justice fiscale, de la démocratie, de l'écologie. Euh et je me suis moins intéressé à la question du casting.
C'est important, c'est présidentiel quand même. Malheureusement que les choses sont compliquées, qu'il y a des candidatures multiples partout. Moi, j'ai une position simple.
Je pense que le Parti socialiste doit avoir son projet maintenant. C'est fait, il doit ensuite avoir un candidat et que ce candidat aille concourir à une grande primaire de la gauche. Moi, je pense que ça peut être un sursaut populaire, démocratique, capable de créer une dynamique euh pour parce que s'il y a des gauches irréconciliables, ça oui, il y a des gens qui sont irréconciliables à gauche.
Les électeurs eux ne le sont pas et ils ont envie euh voilà d'une d'une candidature qui puisse porter l'espoir de tous les électeurs de gauche. Donc moi, je souhaite cette primaire. Mais là vous utilisez un mot qui est sorti du scénario primaire, c'est enterré, c'est fini.
Je crois pas. Moi j'ai envie moi j'ai envie primaire entre vous ça s'appelle plus une primaire. Si vous parlez d'une primaire de la grande gauche parce que si si le parti en fait il faut que le Parti socialiste se décide fasse voter voilà fasse voter ses militants sur primaire ou pas primaire.
Tant que c'est pas voté, moi je ne désespère pas. Ah oui bon même François Ruffin qui était pour la primaire, il nous a dit c'est terminé. Je pense qu'il ira François Ruffin à la primaire s'il y en a une qui s'organise lui a dit qu'il ira quoi qu'il arrive.
Il s'en fiche de la primaire. Allez, je vous donne un nom pour chaque candidat ou presque candidat, je sais pas comment on peut les appeler parce qu'on peut on peut même pas dire candidat à la primaire vu qu'il y a pas de primaire. On va les appeler candidat ou presque candidat.
Et vous me dites bah il ou elle correspond à à quel film, quelle série, quel personnage ? Voilà, vous allez voir. On va commencer facile.
Jean-Luc Mélenchon. Facile, facile. Je sais pas.
Allez, je dirais retour vers le futur parce que ça fait ça fait trois fois qu'il y va, trois fois qu'il se qualifie pas au second tour et trois fois qu' enfin même quatre fois pardon et qui nous dit que cette fois-ci c'est la bonne. Mais moi j'ai vraiment beaucoup de mal à y croire. En même temps, il y en a plusieurs de retour le futur.
Il 1 2 et 3. C'est normal. Euh François Ruffin.
François Ruffin. Euh franchement je sais pas là. Vous me prenez au je sais pas, j'ai pas l'inspiration.
Mais François Ruffin euh pour moi ce qu'il incarne c'est quelqu'un qui est très inventif et créatif dans sa façon de faire de la politique euh qui innove. que moi j'aime bien ses entretiens d'embauche. C'est quelqu'un qui a qui a une forme de sincérité et qui est un peu en même temps solitaire euh qui a pas vraiment de parti politique derrière lui.
Je sais pas à quoi ça peut un inventeur B. Il y a le doc dans R le futur et on peut les mettre un peu ensemble. D'ailleurs, ils étaient ils étaient ensemble.
Ils étaient ensemble avant. Ouais. Et d'ailleurs vous l'avez trouvé bien ça BD ou pas ?
François Ruffin ? Il y a des passages que j'ai moins apprécié que d'autres. Ouais.
Lesquels ? Bah évidemment le passage qui a été le plus commenté que François Ruffin d'ailleurs a lui-même trouvé inadéquat. Mais c'est pas pour autant que je vais aller raconter que François Ruffin est raciste.
Il y a un moment il faut se calmer, boire de l'eau chaude et arrêter de s'insulter encore une fois les uns et les autres à gauche en permanence, de se faire des procès d'intention. Euh il y a des choses problématiques, il l'a reconnu et moi je souhaite qu'on avance et ça parce qu'en face il y a l'extrême droite et ça c'est pris de position par exemple sur sur les thèmes de l'immigration, il s'est dit hostile à une immigration professionnelle de travail. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Est-ce que ça c'est pas une manière d'aller comme titier les oreilles d'un électorat que lui n'a n'a pas il a pas de tabou ? Il veut aller les il va aller les chercher. Il le dit clairement.
Est-ce que ça c'est pas gênant quand on est à gauche ? Moi, j'ai pas 100 % compris sa position. H euh je peux souscrire au fait que il y a toute une partie du patronat qui cherche à exploiter de la main d'œuvre étrangère des travailleurs immigrés.
Euh d'ailleurs ne pas leur donner de papier comme ça ça leur permet de bien les exploiter et de les contrôler et que ça il faut le refuser parce que oui, ça maintient les salaires vers le bas. Mais en même temps on enfin je veux dire les travailleurs immigrés en France, moi je pense qu'il faut les régulariser. Je pense qu'il faut leur donner des papiers et que c'est bien qu'on ait des gens qui viennent travailler dans notre pays.
Donc je ne suis pas contre ce qu'on peut appeler l'immigration de travail, au contraire. Donc j'ai du mal à comprendre quelle est sa position concrètement. Est-ce qu'il veut régulariser les sans papiers ?
Oui ou non ? Est-ce qu'il veut faire des politiques de quota par secteur ? Il faudrait qu'il précise ce qu'il entend par là, même si l'intention qu'il qu'il affiche dire que il faut s'opposer au grands patronats qui veut manipul qui veulent manipuler les les travailleurs immigrés.
Ça c'est pas bon. Raphaël Gluxman. Ouais.
Est-ce que vous avez le film ou la série ? Oui. Ah mais je vous ai dit vous l'avez alors en un mot en un mot pour vous la candidature de Raphael Gusman, ça pourrait être votre candidat ou pas ?
Euh écoutez je ne sais pas. Moi, comme je vous le dis, je souhaite qu'il y ait une primaire de la gauche et j'aurais souhaité que Raphaël Luxman se prête à cet exercice. Moi ce qui est sûr c'est que j'ai fait le projet du Parti socialiste, je l'ai porté et il va être voté par les militants le 25 juin et je serai garante du respect de ce programme parce que c'est le respect tout simplement des militants et tous ceux tous les candidats qui voudront obtenir le vote le soutien du Parti socialiste pour moi devront reprendre le projet.
Donc, j'attends que Raphaël Gusman se positionne sur des propositions précises. Est-ce que vous pourriez être le choix surprise du casting ou pas ? Ça ça manque un peu de parité dans les instance de direction.
Une candidate. Vous avez 34 ans, c'est ça ou pas ? 34.
Ouais, j'ai bien fait les calculs. Ça renouve renouvellerait un peu le genre, non ? H alors je pense que la gauche a besoin de nouvelles tête.
Oui. Et je pense que mon parti n'y échappe pas. Euh mais non, je ne suis pas candidate, ça c'est c'est sûr.
C'est c'est dommage qu'il y ait si peu de femmes parce qu'il y a beaucoup le casting est très masculin et en particulier au Parti socialiste. Euh mais voilà, on verra ce qu'il se passe dans le futur. En tout cas, je pense que dans ma génération et dans tous les partis de gauche, il y a des gens qui ont beaucoup de talent, beaucoup d'idées, beaucoup de de combats à mener et que on pourra se retrouver, je l'espère.
Mais franchement, ça vous ça vous titie pas, non ? Vous dites pas pour la présidentielle ? Alors, pas du tout.
Quand vous voyez vos collègues qui galèrent, franchement, non, vous dites pas "J'ai le niveau." Non, mais ça c'est autre chose. Mais après une campagne présidentielle surtout dans le modèle de la 5e République et cetera, c'est quelque chose qui moi me déplaît et puis de toute façon, il faut être prêt pour faire ça.
C'est pas moi je trouve qu'il y a beaucoup de gens qui se présentent avec beaucoup de légèreté aujourd'hui à l'élection présidentielle sans avoir autour d'eux une équipe. On peut faire beaucoup de reproches à Mélanchon pour le coup, mais lui bon voilà. il a une équipe, il a sa stratégie, il est en campagne depuis 2012.
Euh, il faut réfléchir, bien réfléchir avant de se présenter avec son présidentiel. C'est pas rien que de que de gouverner un pays comme la comme la France. Et donc non, moi je ne suis ni au bon niveau de de notoriété et de préparation, mais je vous remercie de m'avoir posé la question et de vous inviter.
Ça vous permet de gagner en notoriété. Vous êtes donc en charge du programme du PS, on l'a bien dit. Parlons du script que vous avez écrit justement un an de travail, je crois. 150 pages, 600 mesures.
Euh, pourquoi on parle de tout au PS sauf de votre programme ? On parle de beaucoup de choses. Non, c'est pas vrai.
On parle on parle on parle exclusivement d'ailleurs en ce moment au PS de mon projet. Mais alors, c'est pas forcément ce qui sort dans la prête. Oui.
Non, mais les gens, je vous fais le parisi, on descend, je prends 10 personnes, je dit on parle de quoi au PS actuellement sur le PS dans les médias. Je pense qu'il y a pas beaucoup de gens qui vont nous dire d'accord. Les médias ont quand même couvert l'arrivée de notre notre projet et moi je j'arrive ici dans votre studio de Toulouse.
Avant hier j'étais à Lyon. Avant, j'étais à Carcasson, j'ai fait un Tour de France euh pour parler du projet des socialistes et tous les tous nos militants peuvent encore l'amender. Donc c'est un grand exercice de refondation qu'on a qu'on a conduit et dont je suis fière pour porter une valeur euh qui était qui a faussement été reprise par la droite et l'extrême droite qui est celle de la liberté, l'ambition de construire la liberté réelle pour toutes et tous, c'est-à-dire la possibilité de s'émanciper et de choisir sa vie.
C'est une grande promesse. La liberté, c'est une promesse révolutionnaire et qui le reste aujourd'hui et qui est une promesse qui n'est pas tenue et qui est de plus en plus mise en péril dans le monde dans lequel on vit où vous avez de plus en plus de concentration de la richesse, de dévastation du vivant, de l'avancée aussi de l'autoritarisme et des extrêmes droites. Et donc l'enjeu de pouvoir vivre libre aussi bien à l'échelle de l'individu que des peuples, c'est un enjeu premier.
Et pour vivre libre, tous libres, il faut pas des politiques de dérégulation. Il faut pas le libéralisme comme on dit, c'est-à-dire le tout marché. Il faut au contraire des politiques d'égalité, de fraternité, de redistribution, de puissance publique.
Donc vous voyez, c'est un objectif, une ambition, un concept qui nous permet de dire à la droite et à l'extrême droite que ils n'ont que le mot liberté à la bouche, mais qu'ils ne construisent en rien la liberté, ils construisent la domination par le programme qu'il mettent en œuvre. Donc, nous renversons euh les choses et je pense que par les temps qui courent, c'est quelque chose qu'il faut porter. Les profs d'économie traditionnelle, vous dirait qu'il y a une petite contradiction entre la liberté et l'égalité que vous prenez parce que plus d'égalité, c'est aussi plus d'intervention d'État.
Là, je parle quand même un homme de droite. Non, mais précisément pour que chacun soit libre dans sa vie, c'est-à-dire puisse vivre de son travail, accéder à un logement, ne pas subir de discrimination, s'éduquer, il faut de l'intervention de l'État. Il y a un antifasciste italien du 20e siècle qui disait "Le socialisme c'est quand la liberté arrive dans les foyers des gens les plus modestes." Ça résume notre pensée parce que pour que chacun soit libre, pour faire par exemple la liberté de la presse et du secteur de la culture, un monde où à un moment où les milliardaires cherchent à s'en emparer à des fins politiques, bah il faut des politiques de puissance publique pour fixer des seuils anticoncentration pour que chacun soit libre au travail et de vivre de son travail.
Bah, il faut réguler, il faut mettre des limites à la toute puissance des actionnaires. Il faut faire le partage de la richesse en entreprise. Là aussi, il faut des politiques d'intervention et de puissance publique.
Et je peux décliner ces exemples dans tous les domaines. Pour l'accès au logement, évidemment qu'il faut pas laisser faire le marché la spéculation immobilière. Pour que chacun soit libre d'accéder à un logement, il faut là aussi encadrer les loyers, planifier la production de nouveau logement, permettre de réquisitionner des logements vacaux en zone tendue et cetera.
Ce sont des politiques de puissance publique. Donc le le concept est de dire que pour que chacun soit libre et c'est une aspiration populaire, il y a plein de gens pour plein de gens, on veut chacun être pour être libre de choisir sa vie. Et ben il faut pas le libéralisme et la dérégulation, il faut au contraire le socialisme et des politiques de puissance publique et d'égalité de fraternité.
Je vais poursuivre sur ce paradoxe. J'ai un peu regardé votre script. Je retiend aussi le SMIC à 1690 €.
C'est ça 1600 pardon 90 € net. J'ai mal prononcé. instaurer la taxe Zukman de 2 % sur le patrimoine des fortunes de plus de 100 millions d'euros ou de créer un impôt sur les grandes successions au-delà de 200000 €.
Chez les fill ont dit que vous avez plagié leur œuvre et en même temps vous l'avez dit le texte est tourné autour de la notion de liberté plus cher à la droite et à l'extrême droite. Vous cherchez votre public en fait comme on dit dans le ciné. Non, on fait c'est un programme encore une fois original qui s'inscrit dans l'époque qui tient compte du fait que le capitalisme il a changé de nature.
On n'est plus dans la parenthèse néolibérale du libre échange et cetera. Aujourd'hui, on est dans un capitalisme que les économies que les économistes appellent de prédation. On a changé de scénario comme vous dites et on est dans un monde beaucoup plus dur où vous avez des grands multinationales, des grands états qui cherchent à s'approprier les ressources, les richesses par la force et par des méthodes impérialistes.
Et donc on a un programme qui en tient compte sur la question de la liberté. On en parle parce que c'est précisément ce qui est menacé dans ce monde-là. Donc on assume des mesures de rupture radicale sur le fond.
Le SMIC n'en fait pas partie. Je veux dire augmenter le SMIC à 1700 € net, je considère pas que c'est quelque chose de totalement fou. Mais le partage de la richesse en entreprise, le fait de de poser un principe qu'on qu'on pose dans le programme, pour 1 € de dividende versé aux actionnaires, doit y avoir aussi 1 € de versé aux salariés sous la forme de salaire ou de participation à l'ag.
J'ai l'impression que c'est une nouvelle définition de la social-démocratie. En même temps, vous parlez de radicalité. J'ai euh je je pense que les radicaux à gauche constituent aujourd'hui du côté des LFI, c'est même considéré comme l'extrême gauche selon selon le ministère de l'intérieur.
On on y verrait quand même une contradiction quand même avec la sociale démocratie. Et là, je j'entends quand même de la social-démocratie, c'est-à-dire la réalité du marché avec plus d'égalité. Mais c'est un c'est un programme qui porte une ambition radicale de transformation et qui sur le plan de la méthode n'est pas euh révolutionnaire ou euh d'extrême gauche comme vous l'avez dit euh euh du côté de Mélenchon qui est réformiste donc qui passe par la démocratie parlementaire, qui refuse la violence qui recherche aussi des compromis.
Donc c'est sur ces deux jambes, me semble-t-il, qu'on peut reconstruire une gauche à vocation majoritaire, afficher des mesures très radicales sur le fond. Il y en a plein dans le dans le projet. On propose la nationalisation des autoroutes, la massification de la location sociale de petits véhicules électriques euh produits en France pour les gens qui aujourd'hui peuvent plus se déplacer, faire une vraie écologie populaire.
On propose d'aborder la question des sécurités aussi au pluriel parce que là aussi pour rentrer dans la bataille culturelle vis-à-vis de l'extrême droite, l'extrême droite s'arroge le monopole de de la sécurité. mais réduit le débat sur l'insécurité à l'immigré à l'étranger. Nous, on veut parler de l'insécurité sociale, on veut parler de l'insécurité environnementale, écologique quand on est exposé aux pollutions et cetera qui menace notre santé.
Donc on a une on va on va construire une politique de sécurité globale. Donc il y a plein de ruptures comme ça dans le dans le projet et je vous assure que moi je n'ai pas du tout regardé ou copié le programme de Jean-Luc Merchon. on a notre notre identité et d'ailleurs euh moi il y a des choses que je ne comprends pas dans le dans le programme de Jean-Luc Mélenchon, notamment la question du financement parce que il annonce par exemple 250 milliards de recettes nouvelles avec 170 milliards d'impôts nouveaux.
Je ne sais pas où il va chercher ses recettes. Je le dis très sincèrement et je je le dis pas avec plaisir mais ça me pose un sujet quand on quand on ment aux gens sur ce qu'il est possible de faire. Donc nous, on est attaché quand même à ce sérieulà, cette ambition et cette méthode, je le redis réformiste parce que c'est comme ça que dans l'histoire la gauche a obtenu des progrès pour les gens toujours.
Vous essayez d'écrire donc le prochain chapitre du PS et écrire vous littéralement parce que vous écrivez le programme. Mais les derniers épisodes sont un peu chaotiques, hein. Les trahisons successives de Macron Evas, les législations contestées, les hésitations du quinquena de Hollande, la guéger guerre actuelle à gauche.
Qu'est-ce qu'on peut garder de positif du bilan du PS de ces 15 dernières années ? Bah le PS déjà, il a gouverné à plusieurs reprises dans notre pays. Il y a eu 80, il y a eu Jos Pin en 9721 et il y a eu 2012.
Et le mandat de François Hollande était un mandat social libéral. François Hollande le reconnaît lui-même. Le social libéralisme c'était un courant euh qui a existé avec Gérard Flauder en Allemagne, avec Tony Blair au Royaume-Uni pour essayer de s'adapter à la mondialisation néolibérale en négociant un peu avec le marché.
Bon, je pense que ça a échoué mais c'est pas toujours votre ligne la OPS mais pas du tout. Bah ce qu'on ce qu'on nous décrit, vous avez l'impression qu'Olivier Fort est sur la même ligne que François Hollande. En tout cas, ce qu'on m'a décrit dans votre Non mais non dans votre programme.
Bah, ils sont dans le même camp aujourd'hui en tout cas. On est d'accord. Ils sont pas du tout sur la même ligne politique.
Oui, je pense que on n pas beaucoup à voir les avoir les nuances. Ils ont quand même dans un champ aujourd'hui politique entre le centre droit et LFI, on vous on vous on les rangerait quand même dans une social démocratie. Alors, il y a peut-être Olivier Fort peut-être plus à gauche.
Mais pour vous, vous n'êtes pas dans la social-démocratie aujourd'hui. C'est ça qui est intéressant. Ça m'intéresse.
Mais je sais pas si on si vous prenez le débat par le bon bout. En tout cas, Olivier Fort et François Hollande, non, ça n'est pas la même chose. Et je termine ce que je voulais dire sur le mandat de François Hollande.
Il a assumé une ligne sociale libérale qui n'est pas la mienne. Je vous l'ai dit et redit dans les minutes qui ont précédé, mais pour autant, il a fait des choses, le mariage pour tous, les emplois jeunes, les accords de Paris sur le climat. Donc il faut être euh je pense qu'il faut être juste sur son bilan et dire que oui, il y a eu des trahisons, la loi travail, la déchéance de nationalité, mais reconnaître que des choses ont été faites.
Maintenant, il s'agit de faire mieux. Voilà. Et moi, c'est ce que j'essaie euh de faire et ce que j'espère que nous arriverons à faire à gauche pour prendre le pouvoir dans ce pays.
On va faire un peu de politique fiction. Un second tour, je sais que c'est pas le scénario que vous voulez mais moi je je vais l'écrire ce scénario. Un second tour RN LFI, vous faites quoi ?
Parce qu'il y a de plus en plus aujourd'hui qui nous disent tout se fait LFI, vous faites quoi vous RNF ? Non mais moi je je sais différencier la droite de la gauche donc je je certainement je je ne vote ni pour le Rassemblement national ni blanc. Donc les filles, j'aime bien ce que vous avez peur que la vidéo elle sorte mon ça veut dire les filles.
Même les enfants qui nous écoutent. Non, j'assume. Franchement, moi j'ai toujours assumé ce que ce que ce que ce que tu dis et franchement en politique, c'est rare que on fasse des choix qui nous enthousiasment à 100 %.
Oui, mais il faut faire des choix parfois et par élimination. Donc comme n'importe quel électeur, moi j'assume j'assume ses choix quand l'intérêt de mon pays est en jeu. Alors c'est intéressant ce que vous dites parce qu'il y a il y a un twist actuel presque un twist à 160° aujourd'hui le cordon sanitaire ne serait plus autour du RN mais autour de LFI notamment chez des responsables politiques de droite même de centre droit qu'on pourrait qualifier de centre droit.
Vous en pensez quoi là de cette nouvelle diabolisation ? Ben, je pense que la dédiabolisation du RN se fait en miroir de la diabolisation de la France insoumise. Ça c'est très clair.
Que euh ça a parti lié avec une offensive réactionnaire dans les médias qui gagne aussi la société euh et que euh ça s'appuie aussi sur des excès du côté de la France insoumise, je suis désolé. Euh mais après je je ne mets pas de voilà de de de toute proportion gardée. Mais si Jean-Luc Mélenchon par exemple ne jouait pas avec des nonjuifs à la tribune, peut-être que euh il donnerait moins de prise à ceux qui veulent le diaboliser.
Vous voyez ? Donc euh il y a des responsabilités qui sont partagées. Maintenant euh on fait face euh et c'est même euh pour nousistes hein, quand on va sur des plateaux télé, je peux vous garantir que euh euh par exemple sur notre projet, sur tout ce qu'on porte euh euh en terme d'ambition de justice fiscale, on nous dit "Mais c'est horrible, mais vous êtes d'affregauchistes et cetera." Il y a une droitisation du débat qui est généralisé.
Comment le PS a-t-il perdu le premier rôle à gauche ? Vous vous n'êtes plus aujourd'hui la première force politique à gauche en ayant gouverné. en ayant gouverné et ensuite en ne sachant pas pour l'instant se relever et euh donner le pouvoir à une nouvelle génération, même si Olivier Fort a beaucoup fait en ce sens, ça prend du temps de reconstruire après une expérience de gouvernement qui a aussi conduit à des erreurs.
Comme je l'ai dit juste avant, vous avez un camérade qui a quitté le tournage, Boris Vallot, on peut dire ça comme ça. Vous êtes comme Quentin Dupieu, ce sont des films avec peu de monde vous. C'est ça.
Oui, moi je regrette que que que Boris Valot et quitté la direction du Parti socialiste. Je pense que on doit pouvoir s'entendre et encore une fois, moi je souhaite que maintenant que le Parti socialiste a un projet, a renouvelé son projet, sa vision du monde, ses idées, qu'il s'entende sur un candidat et que ce candidat aille se présenter à la primaire. On reste dans le cinéma.
Vous avez défendu la la tribune anti boloré signée par 600 professionnels du ciné. Ça a grossit ensuite, il y a eu plus de de de signataires. On explique Vincent Bolloret qui euh ben assoit mamie sur le cinéma avec l'achat du GC.
Qu'est-ce que vous reprochez exactement à Vincent Boloré ? Bah Vincent Bolorayet, je lui reproche de vouloir progressivement prendre le contrôle de du secteur des médias mais aussi du secteur culturel, du monde du livre par exemple, de l'édition à la distribution parce qu'il a aussi racheté les antennes relais à des fins politiques. Voilà, il a une il a un but politique réactionnaire.
Moi, j'étais par exemple, j'avais signé un contrat chez l'éditeur Fayard et j'ai dû renoncer et changer de maison d'édition au moment où Vincent Boloray l'a acheté. Donc, j'ai été personnellement frappé par ce par ce sujet-là, mais pour moi, il était hors de question de rester dans une maison qui soit comme ça tenue par Vincent Brolet. Stait sympa au au salon du livre, vous auriez été à côté de Philippe Devilier, cool de Christine Kelly.
Oh là là ! parce qu' ils font des bonnes fêtes et tout, c'est cool hein. Donc voyez, moi je dénonçais notamment les propos de de David Lisnard qui dit "Mais tous ces artistes qui ont signé la tribune antiboler ils auraient dû se terire." Un gars comme Lisnar qui dit que il est libertarien et pour la liberté, encore une fois, ça revient à notre débat de tout à l'heure, et qui demande à des gens de se taire qui qui en fait est pas pour la liberté d'expression.
Donc vous voyez bien que on peut dénoncer l'hypocrisie de ces gens-là h qui en fait ont la liberté à la bouche mais défendre un programme de censure et dire que pour que la liberté des médias, la liberté du monde culturel, elle soit préservée, il faut une intervention publique euh pour fixer des seuils anticoncentration de la propriété pour éviter que des milliardaires puissent prendre comme ça le contrôle de ce que les gens pensent, de ce que les gens écoutent, de ce que les gens voient. loin d'être un défenseur de Boloré, je vais être un peu l'avocat du diable d'ailleurs, c'est quasiment euh synonyme, mais est-ce qu'il y a pas un peu d'hypocrisie chez les acteurs ? Certains ont pris des des millions d'euros pour leur film, pas pour eux personnellement pour financer les films.
Il y en a un qui a même rétropédalé, on va pas le reciter pour parce que je pense qu'il en a déjà assez souffert. Il y a pas cette cette hypocrisie, c'està-dire des gens ont pris, on tapait dans la main de Vincent Bolerie, il savaient que Canal Plus c'était ça et aujourd'hui euh parce que c'est le festival de Cann parce que voilà, il faut faire le chevalier blanc, on signe cette tribune. Euh vous vous trouvez pas qu'il y a quand même ce Oui, cette question, j'ai pris l'argent maintenant j'ai pas envie de juger les gens qui des en fait si tu veux Canal Plus, ça finance 85 % du cinéma en France.
Il y a pas d'alternative. Donc on ces ces artistesl se retrouvent piégés, c'est leur métier, ils sont face à un choix qui est très difficile. Donc moi, je ne vais pas jeter la pierre à ceux qui ont voulu continuer de se faire financer par Canal Plus quand ils ont pas d'alternative.
Il faut chercher à trouver à ce moment-là et à permettre d'autres sources de financement. Et en attendant, il faut exiger que Vincent Boloré, même propriétaire de Canal Plus, malheureusement c'est le cas, n'interfère pas dans les choix de films qui sont faits, qui sont diffusés. Le cinéma est-il obligatoirement de gauche ?
C'est pas sectaire de penser ça. Qui pense ça ? Je sais pas.
Non, je demande parce que là je vous avez compris, je vous provoque pour avoir cette question. C'estàd que chez Boloré, on peut euh imagineur, je sais pas, en tout cas ses défenseurs lui, j'en sais rien. Euh bien que le cinéma là, il a été un peu un peu à gauche et que c'est l'heure de la droite aujourd'hui voir l'extrême droite.
Ouais, ça c'est les les pensifs qu'on entend beaucoup à la droite et à l'extrême droite. Tous les les les acteurs sont de gauche, le cinéma est de gauche, les médias sont de gauche. C'est de la bonne vieille panique morale.
Le cinéma, c'est vrai, a toujours porté des valeurs d'ouverture et je crois que ça fait la fierté du cinéma français, la tolérance. Oui, c'est c'est que c'est peut-être des valeurs qu'on trouve un peu moins l'extrêmement. Profit profiter de sa visibilité h pour faire passer des messages qui sont encore une fois dans la droite ligne des valeurs républicaines qui font l'identité de la France et ça et et notre fierté.
Donc moi, je trouve que ça n'est pas un problème que les artistes défendent la liberté, l'égalité, la fraternité. Dans le cinéma, il y a toujours des des power couples. Vous savez, les les couples qui ont du pouvoir.
Est-ce que vous me voyez venir ? On peut dire que c'est le cas. Vous êtes euh je dis ça parce que c'est dans la presse, hein, je suis pas du tout gars là.
Vous êtes avec le patron du PS belge, ex-ministre président, c'est ça ? De la Wallonie, on dit comme ça. C'est un peu quoi le Ouais, c'est un peu le premier ministre de la Walloni quoi.
Le chef du gouvernement de la Belgique francophone, Paul Magnette. C'est ça. J'imagine que vous échangez sur l'état des deux pays.
J'aimerais moi être une petite souris. C'est quoi le pire la situation en Belgique ou en France ? Ouf !
En Belgique, la situation, elle est hyper préoccupante ou le Parti socialiste est dans l'opposition et vous avez un gouvernement avec euh bah voilà de droites, des nationalistes. D'ailleurs, le premier ministre belge est un nationaliste flamant. Donc quelqu'un qui veut désosser la Belgique et mettre la Wallonie de côté parce qu'on considère que les Wallons, c'est des pauvres qui travaillent pas, qui sont au chômage, je vous fais la caricature.
Donc la situation de la Belgique, ouais, elle est préoccupante. Euh mais en même temps, le Parti socialiste en Belgique est à l'offensive et fort et et mène des combats importants. Donc je pense qu'il nous il nous montre aussi l'exemple sur un tout un tas de sujets.
Euh mais justement, il y a un sujet sur il y a il y a un sujet qui qui est intéressant, c'est en en Belgique francophone, on interdit à l'extrême droite de de parler en direct. Euh c'estàd que le ben le parties d'extrême droite n'ont pas le droit de s'exprimer sans qu'il y ait de de fact checking en fait, c'est pour ça. Est-ce que vous pensez que ça aurait été une bonne idée en France d'interdire ben la parole extrême droite en direct ?
En Belgique, il y a ce qu'on appelle un cordon sanitaire en Walloni qui est qui a été jusque-là respecté par l'ensemble des partis politiques. C'est-à-dire qu'on ne débat pas avec l'extrême droite et on les invite pas sur les plateaux télé. Ça commence à se fissurer hein euh et de fait les idées d'extrême droite sont repris par la droite classique.
Donc vous pouvez pas empêcher, moi je pense en démocratie des idées de s'exprimer. Hm. La censure pour moi n'est pas souhaitable, sauf quand ça constitue des délits d'antisémitisme, de racisme, d'islamophobie.
Mais je crois que il faut discuter avec l'extrême droite et les mettre face à leur contradiction, que c'est plus efficace de montrer en quoi il racontent n'importe quoi sur la plupart des sujets qu'il se contredisent. Bah quand on voit les courbes, des si vous les laissez pas parler, vous pouvez pas pointer leur contradiction derrière. Mais quand on voit les les scores électoraux, euh cette visionl est un peu un échec.
En France, on a ouvert, on va dire après Jean-Marie Le Pen, peut-être après aussi l'élection de Nicolas Sarkozi, une parole qui s'est décomplexée. On a ouvert cette parole, Éric Zemour et autres ont parlé. Ben par contre, ce qu'il faut, c'est une vraie police de l'AR enfin que l'Arcom fasse fasse son travail et l'Arcom aurait dû faire fermer ses news.
C'est ça la réalité. vu la gravité des propos qui ont été tenus de façon répétée à l'antenne et des avertissements qui ont été lancés les uns après les autres. Ah ou c'est important.
Vous vous donc vous êtes pour une fermeture de ces news. Ah oui, je pense que on a fermé l'émission de Cyril Anouna. Pourquoi est-ce qu'on pourrait pas fermer ces news quand cette émission encore une fois invite des gens qui disent des horreurs sans qu'il y ait vraiment de contradiction à l'antenne ou de condamnation ou de rectification des faits.
Donc moi je pense qu'il faut laisser la parole libre mais il faut un vrai contrôle de ce qui est dit et le fait qu'il y ait une droitisation du débat public en France, on l'a dit juste avant c'est aussi parce que il y a prise de contrôle de grands médias le JDD repin ces news par des milliardaires qui sont des réactionnaires. Donc il y a une offensive avec beaucoup d'argent qui est mis derrière pour pousser les idées d'extrême droite. C'est aussi ça qui fait la force de l'extrême droite aujourd'hui dans notre pays et la parole décomplexée dont vous parlez.
C'est pas souvent on dit la gauche est nulle, la gauche est nulle. Alors, peut-être qu'on fait pas tout bien, mais en face faut voir ce qu'il y a comme artillerie lancée réactionnaire et à quel point elle est financée. Donc, il faut que on rétablisse une justice sur ce plan-là.
Et là, seule la règle de droit et la puissance publique est notre allié. Euh, pour finir, quel est votre scénario fantasmé rêvé pour la présidentielle ? C'est quel score au premier tour et contre qui au second tour pour votre candidat ?
Parce que je parle d'un scénario positif pour vous. Ben moi, le scénario dont j'aurais rêvé, c'est que à gauche, les irréconciliables puissent se mettre de côté. J'inclus là-dedans Mélenchon et j'inclus euh Hollande et qu'on puisse construire une gauche rassemblée sur un logiciel radical sur le fond dans les ambitions qu'elle porte pour les gens que nous défendons et en même temps euh voilà sur une méthode démocrate de refus de la violence d'ambition réformiste.
J'aurais souhaité que cette gauche là puisse s'exprimer et j'observe que bah c'est le retour des réconciliables sur le devant de la scène. Donc je pense ça inaugure rien de bon pour la fin du film si vous voulez mon avis mais je me battrai quand même jusqu'au bout avec cet optimisme de la volonté malgré le pessimisme de l'intelligence pour déjouer les prics et faire que nos idées l'emportent parce qu'en 2027 les enjeux ils sont trop importants pour notre pays. Ça y est l'extrême droite est aux portes du pouvoir donc il faut qu'on se mobilise tous.
Merci à vous Chloridel. Vous avez l'un des boulots les plus difficiles du moment faire le programme du PS. Vous êtes aussi eurodéputé.
Oui merci à vous. Merci. Personnage principalch.
Chloé Ridel