Geoffroy Didier, vice-président du parti Les Républicains, est l'invité politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La pétition contre la loi du plomb a dépassé le million de signatures. Une mobilisation contre un texte qui ouvre la voie à l'utilisation d'un pesticide extrêmement décrié dans l'agriculture. Alors, il va y avoir un débat à l'Assemblée nationale, mais ce sera un débat sans vote, sans perspective aussi d'abrogation de ce texte.
Les Français peuvent se dire "Bah en fait, on n'est pas écouté." D'abord, c'est une loi qui a été votée par 60 % des députés et 70 % des sénateurs, c'estàd par la grande majorité la représentation nationale. Mais il est vrai qu'il y a aujourd'hui une Vous savez qu'il y a eu une motion de rejet, ça a été un parcours.
Je rappelle juste les faits pour les téléspectateurs, il y a il y a aujourd'hui 1 million de signataires, ce qui est quand même une émotion de la société civile qu'il faut prendre en compte. Il n'y a pas d'un côté les écologistes et de de l'autre les non écologistes. Il y a aujourd'hui une émotion qui va susciter un débat au parlement qui ne va pas abroger la loi pour autant mais qui va permettre aussi de mieux comprendre pourquoi nous ne trouvons pas aujourd'hui de système qui permet d'éviter les pesticides.
Mais un débat pour rien puisque ce pesticide qui est interdit depuis 2018 va être réintroduit dans dans l'agriculture. Donc donc à quoi ça sert une pétition ? Vous savez qu'il est légal dans 26 autres pays de l'Union européenne.
Donc, on peut pas non plus abandonner les agriculteurs français qui eux n'aurait pas le droit d'utiliser certains pesticides comme par exemple l'acétamyde qui permet de lutter contre les ravageurs pour les producteurs de betteraves et puis laisser importer en France des produits qui sont mis en place par des agriculteurs qui eux auraient le droit d'utiliser ces pesticides et qui viennent d'Italie, d'Espagne, de Grèce et de partout dans l'Union européen de démocratie. À quoi ça sert ? Je repose ma question. 1168 signataires et une pétition qui va faire pit puisqueà l'arrivée, il se passera rien.
On peut comprendre les mois de ceux qui s'opposent à la réintroduction. Comprendsles-moi. Mais je veux aussi que nous trouvions des solutions pour les agriculteurs français qui ne peuvent pas être victimes de concurrence déloyal de produits venant de l'ensemble de l'Union européenne.
Il faut qu'il y ait une harmonisation européenne et la seule manière d'harmoniser à l'échelle européenne et de ne pas plomber les agriculteurs français, c'est justement d'autoriser même provisoirement ce que les autres pays européens acceptent et tolèrent légalement. C'est juste ça ce que je dis. On ne peut pas abandonner les agriculteurs français. après qu'il y ait une émotion de la société civile, j'en prends acte, cela va susciter un débat, mais est-ce que cela remet pour autant en cause une loi votée par la représentation nationale ?
Non, vous savez, c'est la démocratie et la démocratie fait qu'il y a les députés, les sénateurs qui ont voté une majorité une loi, qu'il y ait un débat au Parlement. Très bien. Mais encore une fois, pensons aux agriculteurs.
Marie Tondelier demande au président de la République une deuxième délibération de la loi du plomb. Est-ce que euh Emmanuel Macron doit l'entendre, doit l'écouter ? Moi, je ne suis pas contre le fait qu'il y a un débat, mais s'il y a un débat, on doit tout mettre sur la table.
Et mettons sur la table le fait que nous devons trouver absolument une solution pour les agriculteurs français. Pardon d'insister ce matin, mais c'est essentiel parce que encore une fois, j'ai commencé par vous dire, il y a pas les écologistes et de l'autre côté les non écologistes. Il y a pas ceux qui s'occupent de la santé des agriculteurs et des français et ceux qui ne s'en occupent pas.
Il y a juste des éléments majeurs qui sont un la santé des Français et de la souveraineté aussi et la possibilité pour les agriculteurs français de s'en sortir de continuer à vendre leurs produits. La semaine dernière le premier ministre présentait les grandes orientations de son budget. Il a frappé fort he près de 44 milliards d'euros d'économie à faire dès 2026.
Est-ce que déjà vous partagez son constat ? C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui à la dernière station avant la falaise et l'écrasement par la dette. Vous savez que la dette augmente de 5000 € par seconde.
Notre interview, elle dure quoi ? Une dizaine de minutes. Ça veut dire que le temps de notre interview, la dette publique aura augmenter de 3 millions d'euros.
Et surtout, nous avons un taux de dépense publique qui est de 10 points supérieur à celui de la zone euro. Là aussi, harmonisation européenne. Si nous pouvions ne serait-ce qu'harmoniser la dépense publique française sur la dépense publique européenne, on en serait très heureux.
Donc face à cela, il y a un choix. Il y a ceux qui sont des adeptes de la dépense publique qui veulent la retraite à 60 ans, qui veulent toujours plus de fonctionnaires. Ça c'est le Rassemblement national et LFI.
Et je vous le dis, si demain c'est LFI qui dirige, après-demain, ce sera le FMI. Et puis il y a un autre choix qui est celui des Républicains qui est celui du bloc central, même certes provisoire, qui est celui d'avoir un esprit de responsabilité à essayer de maîtriser la dépense publique et puis si possible d'avoir une politique de croissance. Alors donc vous dites maîtriser la débance publique.
Est-ce que vous validez dans les grandes lignes le gel des budgets des ministères hors hors défense cette fameuse année blanche, c'est-à-dire le gel de toutes les prestations sociales, des pensions, du barême de l'impôt sur revenu, des salaires des fonctionnaires sans tenir compte de l'inflation mais également de la suppression des de jours fériers. Tout ça vous semble cohérent ? Moi ce que je voudrais surtout c'est que l'effort soit demandé à ceux qui ne cotisent pas, ceux qui ne travaillent pas ou qui n'ont jamais travaillé.
Bah, il y a une allocation sociale unique qui est prévue par François Baou. Très bien parce que c'est un outil de simplification, mais j'aimerais par exemple qu'elle soit plafonnée à 70 % du SMIC pour que ceux qui travaillent soient toujours mieux rémunérés que ceux qui ne travaillent pas. Et puis après, il y a la question de l'année blanche.
Certes, pourquoi pas ? Je suis d'accord avec le principe de l'année blanche mais ce que je ne voudrais pas c'est que ceux qui ont toujours travaillé toujours cotisé comme les retraités pâtissent d'une double peine avec l'année blanche et avec la forfaitisation de l'abattement de 10 € c'est priorité quand même on vous entend moins les républicains sur la problématique on vous entend moins sur les retraités vous m'entendez ce matin je vous dis pas de dou bien sûr pas de double peine pour les retraités et ceux qui ont toujours fait l'effort de cotiser et concentrons l'effort sur ceux qui n'ont pas cotisé qui n'ont jamais travaillé et qui aujourd'hui ne travaillent pas suffisamment. Quand vous entendez les alliés de François Bau, alors il y en a qui sont très très discrets comme Gabriel Atal le patron des macronistes ou ou très bruyant comme Édouard Philippe le patron d'horizon qui dit que bah oui c'est un petit plan d'urgence mais que c'est pas l'essentiel parce qu'il y a aucune réforme structurelle qui est faite dans ce budget.
Vous dites quoi ? a raison Édouard Philippe. C'est vrai qu'il y a pas de réforme structurelle mais chacun a bien compris aussi que nous étions dans une majorité introuvable avec un plan qui ne pouvait être qu'un plan d'urgence et que les réformes structurelles c'est malheureusement pour 2027 est le vrai débat présidentiel.
Mais ce que je voudrais surtout c'est que nous ayons et là on pourrait tous se mettre d'accord une politique de croissance. On a un taux de croissance qui est prévu pour 2026 de 0,5 % du produit intérieur brut c'est-à-dire peinuts rien du tout. Comment voulez-vous aujourd'hui qu'on parle de justice ou d'injustice alors qu'en réalité ce qu'on ce qu'on doit absolument faire c'est produire une politique de croissance, produire de la richesse parce que là il y aura la justice pour tout le monde.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire augmenter la quantité de travail. Nous n'avons pas le choix dans la semaine de congé monétisé.
Ça aussi ça augmenter la quantité de travail parce que il y en a qui travaillent et qui travaillent dur et puis il y a ceux qui ne travaillent pas. Ce qui fait que aujourd'hui nous avons une quantité de travail insuffisante et on est en train encore de subir le poison lent des 35 heures qui a donné l'impression aux gens que finalement le travail devait être une souffrance alors que pour moi c'est un outil de libération et d'émancipation et puis la productivité du travail c'est-à-dire une plus grande dans une heure de travail plus de productivité et pour ça il faut la simplification il faut pouvoir investir dans la bonne dans la défense. Oui, mais pardon, c'est essentiel de l'intelligence.
Je voudrais quand même qu'on s'arrête un petit peu sur on vous entend sur la la stratégie des républicain. On a senti Bruno Rotaillot assez constructif he sous couvert qu'effectivement il y a une réforme de l'aide médicale d'État. Est-ce que les républicains vont conuer de l'être ?
Est-ce qu'il faut soutenir François Baot et voter ce budget à l'automne ? Mais nous verrons bien, il y aura des éléments que nous allons mettre sur la table. Nous allons mettre des propositions.
Nous ne voulons pas d'augmentation des impôts parce qu'on a déjà le taux de prélèvement obligatoire le plus important des pays le CDE. Nous voulons concentrer notre attention sur ceux qui travaillent, qui doivent être encouragés et que le travail paye toujours plus que l'assistana. Et puis nous voulons une politique de croissance, pardon, d'insister encore parce que nous voulons de la production de richesse.
On sent on sent que Bruno Retaillot a des fourmis dans les jambes. Il est à nouveau très offensif notamment sur l'Algérie où il critique une diplomatie euh qu'il appelle des bons sentiments. Il est en train de jouer un bras de fer avec Emmanuel Macron pour préparer sa sortie.
Il a raison en tout cas sur l'Algérie notamment où il y a une politique des bons sentiments qui n'a pas fonctionné alors qu'en fait il est temps d'avoir le le un un rythme de représaille massif à l'égard du gouvernement algérien qui en fait du sentage à la France alors que nous devrions par exemple couper tous les visas à tous les proches du du gouvernement algérien pour leur montrer à quel point il suffit pas de refuser des clandestins. On sait que c'est pas toujours efficace he la politique des visas mais mettons en œuvre et surtout on accepte encore malheureusement des visas à des proche du gouvernement algérien alors qu'il faut couper tous ces visas et on verra dans ce moment-là les choses évolué. Vous verrez s'il devait être candidat en 2027 est-ce qu'il doit rester au gouvernement le plus tard possible ?
C'est ce qu'avait fait en son temps Nicolas Sarkozi sous la présidence Chirac où est-ce qu'il doit s'émanciper bien avant ? Il a toujours dit que il serait fidèle à ses convictions, qu'il est loyal mais libre. Et nous verrons à quel point à un moment tout cela est possible dans un gouvernement qui est évidemment composé euh de personnes de gauche, de personnes macronistes, de personnes de la droite républicaine.
C'est pas facile. C'est un savant dosage. On tirera l'élastique jusqu'à ce qu'il craque mais toujours avec une seule boussole.
C'est l'intérêt des Français et puis après il y aura le débat présidentiel avec là pour le coup le vrai débat sur les réformes structurelles à mener. Merci beaucoup Didier. Bonne journée à vous.
M.
Geoffroy Didier