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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 1 octobre 2021 36 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

#RDLS145 - Débat contre Zemmour / Prix de l’énergie / Urgence sociale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00MélenchonChiffre
    « au total on a compté une moyenne de 3,8 millions de personnes en moyenne avec un pic à 4,2 millions sur l'émission elle-même »
  • 6:00MélenchonChiffre
    « 9 millions personnes qui sont passées sur l'émission »
  • 8:00MélenchonChiffre
    « 14 millions de personnes ont vu passer la bande annonce de l'émission »
  • 20:00MélenchonFait
    « il n'a jamais existé de "Grand Remplacement" »
  • 45:00MélenchonChiffre
    « 8 millions de personnes qui ont besoin d'une aide alimentaire pour arriver à survivre »
  • 55:00MélenchonChiffre
    « l'année dernière nous avons perdu 2000 personnes qui sont mortes de la rue »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon, c'est la 145e Revue de la semaine, vous n'en avez pas eu pendant un mois pour la raison que l'emploi du temps a été complètement embouteillé et qu'on n'arrivait plus à faire la pause qui est nécessaire pour cet enregistrement. Alors au passage on a créé à l'intérieur du nouveau siège de campagne ce studio et dans ce studio on a alloué ce que vous voyez autour de nous comme décor pour la Revue de la semaine, alors ça donne des facilités. D'abord Antoine qui reste derrière la caméra n'est pas obligé de trimballer avec lui tous les appareils d'éclairage suivant les endroits où je me trouve et puis on pense que c'est un petit peu plus élégant que ces endroits que vous avez déjà vu à plusieurs reprises, mon bureau, ma bibliothèque, le bureau à l'Assemblée nationale, bref voilà !

Vous direz ce que vous en pensez, si ça vous plaît ou pas. Moi j'ai pas d'avis sur la question pour moi l'essentiel c'est que le travail des gens qui m'aident à réaliser ça soit simplifié et puis pour vous, que ce soit plutôt un beau coup d’œil quoi. Bon allez, assez bavardé maintenant direction le générique. [Musique] Je commence cette Revue de la semaine évidemment par un commentaire sur le débat que j'ai eu avec monsieur Éric Zemmour sur BFM.

J'en parle alors que je ne parle jamais de ce que j'ai fait pendant la semaine parce que je considère que la Revue de la semaine est un moment où je peux aborder d'autres thèmes, ceux qu'il n'est pas possible d'aborder ici ou là au fil de mes rencontres médiatiques. Je l'aborde parce que je crois que c'était une 1ère d'un type tout à fait nouveau et ne croyez pas que je sois seulement en train de célébrer un résultat personnel. C'est parce que comme observateur de la vie politique autant que comme acteur depuis tant d'années je n'avais jamais vu un événement de cette nature et celui-ci à eu une onde de choc ans plusieurs directions de la réalité dans laquelle nous vivons qu'il a bousculé.

Le 1er événement, c'est évidemment l'événement médiatique imprévu parce que personne ne pensait que il y aurait un tel niveau d'intérêt pour ce débat. Bon au total on a compté une moyenne de 3,8 millions de personnes en moyenne avec un pic à 4,2 millions sur l'émission elle-même, ce qui en a fait la 1ère audience de la soirée toutes chaînes confondues, c'est-à-dire pas seulement ces malheureux de France2 à qui on nous compare souvent, mais également TF1 qui est quand même la grande machine du paysage audiovisuel français, mais toutes les autres émissions. Et d'ailleurs la reprise le lendemain avec Cyril Hanouna a, pour ce qui me concerne, je ne parle pas des émissions de Zemmour, je n'ai pas suivi.

Mais pour ce qui me concerne, a également été à nouveau un top d'écoute et ce soir-là, pulvérisé d'autres émissions comme "quotidien" par exemple. Donc tout ça est imputable je crois autant aux personnes, c'est-à-dire Zemmour d'un côté, moi de l'autre, que à la nature du sujet que nous abordions. Mais j'ai pas fini de donner des statistiques pour permettre de mesurer l'ampleur de l'événement qui va permettre ensuite de mieux comprendre les conclusions que j'en tire.

Là nous traitons de la bande étroite en quelque sorte de ceux qui ont été là tout le temps et qui sont branchés sur une box parce que c'est ça qui est mesuré par médiamétrie. Mais au total c'est 9 millions personnes qui sont passées sur l'émission et qui n'ont pas regardé jusqu'au bout sans doute parce que la forme d'émission était assez tardive et puis aussi parce que peut-être qu'il y en a qui au bout d'un moment ce sont dit que l'affaire était entendue. Peu importe, en attendant ça veut dire 9 millions de personnes qui ont pris pied dans le débat d'une manière ou d'une autre pour un temps ou pour un autre, et là on parle des gens qui ont participé directement devant l'écran.

Mais on doit aussi compter tous ceux qui ont procédé à des écoutes collectives et ça aussi c'est beaucoup de monde, nous-mêmes avec notre application "Action Populaire", nous avons pu mesurer l'organisation de je ne sais pas combien d'écoutes collectives, faites par des amis, des camarades d'ici et là, ça c'est la partie recensée. Et puis il y a la partie pas recensée, qu'on connait aussi parce qu'on nous en a parlé après, de ceux qui ont organisé une petite soirée entre copains pour suivre cette histoire-là, soit le jour même, soit, et c'est là qu'arrivent aussi d'autres statistiques à donner, en replay. En replay c'est-à-dire en réédition.

En réédition sur ma propre chaîne Youtube il y a eu plus de 2 millions de vues. La chaîne a été à un moment donné, l'émission a été coupée parce que l'algorithme a commis une erreur d'analyse. L'algorithme de YouTube qui surveille en permanence pour vérifier que vous n'êtes pas en train de voler des images à quelqu'un, et comme la chaîne Canal+ avait diffusé un extrait de cette confrontation avec Zemmour, alors l'algorithme qui n'est pas très malin, dit "mais ça, ça appartient à Canal+", donc quand ils ont vu nos images, "couic", ils ont dit : "Ils ont volé à Canal+", non ! c'est Canal+ qui a pris les images des autres.

Bref, après une petite intervention tout ça était rétabli et a repris le cours normal de son existence. Ce qui m'a frappé c'est que au total en plus de ces vues, donc vous voyez ça commence à monter, là on est dans les cinq, six millions de personnes qui suivent cette émission. C'est que tous ceux qui ont entendu parler du débat, avant, pendant, ou après.

Et là aussi c'est beaucoup de monde, j'ai dit tout à l'heure il y a bien sûr au total 9 millions de personnes qui sont passées sur l'émission. Vous avez donc les 2 millions sur ma chaîne Youtube, et puis vous avez tous ceux qui dans la journée, ma foi n'avaient pas très envie, il y avait quand même l'annonce qui était faite, du débat le soir. Il faut dire que BFM a mis le paquet pour faire connaître le fait que le soir, il y aurait cette émission, ça a été des spots à intervalles très réguliers, et nous on a calculé que 14 millions de personnes ont vu passer la bande annonce de l'émission de la vidéo sur Youtube, l'ont vu passer sur un quelconque de leurs fils d'actualité, d'accord.

Je vous ai donné tous ses chiffres pour que l'on prenne conscience du fait qu'il s'agissait, non seulement d'un événement médiatique, je viens de dire pourquoi, mais également d'un événement populaire. Des millions de gens se sont intéressé à ce qui se passait à ce moment-là. Et dès lors, comme toujours quand il y a un événement populaire de masse, la conscience collective, l'esprit public n'est pas le même après et avant.

Il est intéressant donc de comprendre quels étaient les mécanismes qui étaient à l’œuvre. Le 1er de ces mécanismes qu'il s'agit de bien comprendre pour nous en tout cas, qui faisons en même temps de la pratique et de la théorie, c'est que dans le propos extrêmement agressif et à maints égards injurieux de monsieur Zemmour contre toute une partie de la population française, notamment celle qui est de confession musulmane, mais pas seulement, il y a aussi tous les gens que le racisme insupporte. Il y a aussi tous les gens qui ne supportent pas qu'on s'en prenne à une religion ou à une autre d'ailleurs, celle-là, ça serait la même chose si c'était une autre religion qui était aussi grossièrement insultée, qui ne supportent pas que l'on veuille se mêler de la vie des gens au point de leur dire quelles sont les prénoms qu'ils ont droit de choisir pour leurs enfants ou pas.

Et bien pour cette masse de gens, on peut dire que l'affect est engagé. C'est une idée, le refus du racisme, de la xénophobie, mais c'est aussi un affect, c'est-à-dire les gens sont heurtés, blessés, et pour certains indignés dans ce qu'il y a de plus personnel de leur vie, c'est-à-dire leur foi religieuse et la manière avec laquelle ils ont nommé leurs enfants, ou bien les enfants qui ne sont d'ailleurs pas tous des enfants, bon nombre sont des adultes, qui tout d'un coup sont interpellés dans leur statut social, dans leurs relations quotidiennes, par le fait qu'ils ont un prénom qui déplaît à monsieur Zemmour. Bon donc il y a une charge énorme d'affect, et une circulation complète entre affects et idées, idées et affects.

Et ça ça bouleverse la relation de ceux qui ont regardé l'émission, à l'émission elle-même parce que les gens étaient engagés. Je parle-là, pour la partie qui nous concerne. Évidemment pour la partie qui est ralliée à monsieur Zemmour, il en va un peu de même.

Au fond ce sont surtout des gens morts de peur, qui sont là crispés autour de la position de monsieur Zemmour. Et bien eux aussi il y a une circulation d'affect, il y a beaucoup de haine, et derrière il y a une idée : le racisme et puis le retour à la haine et ainsi de suite. Donc on a eu dans le champ de tous ceux qui regardaient, c'est-à-dire 10, 12, 13 millions de personnes directement impliquées par cette émission, on a eu une intensité d'affect et un choc de vision du monde, qui a été extrêmement radicale, extrêmement tranchée.

Dès lors les uns se sont sentis vengés par moi, les autres se sont sentis représentés par monsieur Zemmour et agressés par moi. Tout ça laissera des traces et a eu d'ailleurs un résultat assez immédiat, en particulier sur les sondages parce que ne croyez pas qu'on gagne 2 points comme ça, sous le pas d'un cheval dans les sondages. Les sondages contiennent toutes sortes de méthodes pour accommoder les résultats bruts qu'ils trouvent, et quand on vous dit que c'est plus de points, c'est qu'en général vous êtes passés dans plusieurs tamis pour être sûr que c'est bien plus de points.

Donc aussi bien monsieur Zemmour que moi, nous avons progressé de 2 points, mais le résultat n'est pas le même dans les 2 cas. Et peut-être que certains vont dorénavant réfléchir avant de condamner certaines de mes initiatives et se demander si je ne suis pas au moins aussi capable qu'eux, de réfléchir moi-même et de trouver des idées qui ont une certaine efficacité tactique et stratégique, parce que le résultat de la progression de monsieur Zemmour a plus de points a un résultat immédiat, c'est d'abaisser le niveau des votes, des intentions de vote à l'égard de madame Le Pen, et donc de faire baisser le seuil d'entrée au 2ème tour. Aujourd'hui après cette émission, après le résultat statistique, eh bien le seuil d'entrée au 2ème tour est à 16%.

Par conséquent la carte électorale est complètement fracassée par la conséquence de ce débat. il y a une conséquence politique qui est donc majeure sur le plan du tableau général et il va de soi que pour nous le résultat est, de ce point de vue, extraordinairement positif parce que ça nous rapproche à portée de main de la possibilité d'un 2ème tour. Naturellement je ne me fais pas d'illusions, il y aura encore des hauts et des bas, des montagnes russes dans les sondages, dans la perception publique et puis sans doute que le très haut commandement va trouver quelque horreur à me faire subir d'ici à l'élection dans dans 7 mois hein.

Ils ont déjà fait preuve de beaucoup d'imagination donc je m'attends encore à des trouvailles de quelques-uns pour essayer de me salir puisque d'une manière générale personne ne s'est jamais attaqué ni à mon programme ni à mes idées, mais toujours à ma personne. En essayant soit de me mettre en scène dans le rôle d'un personnage extrêmement agressif et violent, soit en m'imputant des positions qui n'étaient pas les miennes : islamo-gauchiste, que sais je encore, complotistes, ennemis de la République, enfin tout y est passé si vous vous souvenez de ce qui s'est passé entre le 1er janvier et le 30 juin de l'année 2021. Bon on a résisté à tout ça, et au contraire, plus est tombée drue la pluie des attaques, plus progressivement en quelque sorte le grand parti sans mur que nous incarnons, cette vaste surface culturelle, s'est mobilisée et a affiché des traits forts d'existence politique, comme la série des 140 000 tweets disant : "ah bon je suis un ennemi de la République, ben regardez ma vie, est-ce que ça fait de moi un ennemi de la République ? " Et déjà assumant qu'ils étaient insoumis, ce qui était à mes yeux, bon d'abord quelque chose de magnifique à observer, mais absolument, on peut le dire dans les conditions qui sont celles de la vie politique aujourd'hui, beaucoup de courage de la part de ceux qui l'ont fait Donc voilà pourquoi cette émission ce face-à-face, on peut le dire a électrisé le champ politique, l'a mis en mouvement, lui a fait présenter pendant plusieurs heures des caractéristiques qui sont celles d'une fin de campagne présidentielle, c'est-à-dire que les informations circulent à toute vitesse.

Tout le monde est au courant de la dernière rumeur, s'y intéresse, regarde ce qui se passe. Bon et tout ça c'est pour ceux qui aiment la théorie politique des choses extrêmement intéressantes à observer. Et pour ceux qui comprennent que derrière toute cette agitation il y a quelque chose de profond dans l'identité-même de notre pays qui s'est mis en mouvement à cette occasion, eh bien on peut dire que c'est un événement médiatique, un événement populaire et un événement politique je viens de vous le dire parce que la carte électorale à partir de là a été assez profondément bousculée.

Mais je ne veux pas conclure cette série d'observations sur l'émission de confrontation entre monsieur Zemmour et moi sans vous dire qu'il y a aussi eu une dimension philosophique à la rencontre. Et à mes yeux c'est celle qui a le sens le plus profond. Monsieur Zemmour exprime la pensée traditionnelle de la réaction la plus aveugle telle qu'on la connaît depuis la révolution de 1789.

Monsieur Zemmour c'est le discours contraire à la révolution, tel qu'on le connaît depuis deux siècles. En quoi et pourquoi, et voyez l'habileté du personnage. Parce que pendant deux siècles nous avons été les porteurs du message sur l'égalité entre les êtres humains comme étant un fait de naissance imprescriptible.

C'est le 1er des articles de la Déclaration des Droits de l'Homme. "Les hommes, les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droits". Cette déclaration au demeurant s'appelle Déclaration des Droits de l'Homme ET du Citoyen. c'est à dire que non seulement les êtres humains sont semblables et égaux en droits, semblables quant aux besoins, donc egaux quant aux droits, mais ils sont des acteurs plénipotentiaires, souverains de la vie collective la vie publique, la vie de la société.

Et ce sont les deux idées qui ont été contre-battues par ceux qui se sont opposés à nous pendant 2 siècles, et ils nous disaient : "Vous être forcément à côté de la plaque, parce que l'égalité n'existe pas dans la nature". Il y a des petits, des grands, il y a des gros, des maigres, il y à des hommes, des femmes, et tout montre que l'égalité n'est pas un fait de nature, donc toute société politique qui serait fondée sur l'idée d'égalité serait une société qui sera nécessairement violente parce qu'il lui faudra aller contre la nature. Et ceux-là bien sûr ont sans cesse essentialisé les inégalités, c'est-à-dire que, au lieu de dire les inégalités sont le résultat d'une construction sociale, économique, politique, culturelle, non elles tiennent aux individus eux-mêmes.

Et c'est de l'intérieur que l'inégalité surgit dans la société. Cette thèse-là, c'est celle qui était encore présente sur le plateau, mais d'une manière qui situe monsieur Zemmour comme quelqu'un qui lui-même, est en porte-à-faux parce que vous l'entendez à intervalles réguliers se réclamer de la République, dire que les femmes sont maltraitées dans les quartiers qu'il juge islamisés. Bon et vous voyez bien que tout ça n'a guère de sens puisque lui-même pense que les femmes sont des êtres qui ont une incapacité mentale, cérébrale, hein, ça tient à leur cerveau, à avoir les possibilités qui seraient celles d'après lui, d'un garçon sur le plan de la conceptualisation, du sens de l'orientation, que sais-je encore.

Toutes ces folies qu'il a mis dans son livre "Le premier sexe", qu'au départ j'ai pris pour un canular, je croyais qu'il faisait ça pour provoquer, mais qu'il n'en pensait pas un mot, non il le pense vraiment. De la même manière comment peut-il se réclamer de l'égalité, lui qui précisément, suppose que les personnes qui ont la foi dans telle ou telle religion sont incapables de vivre à égalité avec les autres, ce qui d'après lui vaut qu'elles soient immédiatement reléguées. Il a dû également hypocritement dissimuler plusieurs de ses positions, et en particulier, comme je l'ai interpellé, sur ce qu'il appelle la "rémigration", c'est-à-dire le fait de faire repartir une partie de la population française pour l'envoyer je ne sais où, puisque pour une partie de cette population, vous savez qu'elle fait l'objet d'une désignation absurde, la 2ème génération de l'immigration", ça n'existe tout simplement pas, parce que il y a la 1ère génération, et puis ensuite tous les autres sont français, par conséquent on ne peut pas parler "d'une 2ème génération des migrations" Dans mon cas par exemple je serai quoi, la 4ème génération, la 5ème génération, à la fin c'est absurde, qu'est ce que j'ai à voir avec l'immigration de mes ancêtres qui sont partis d'Espagne, de Sicile, pour rejoindre l'Algérie alors française.

Et d'une manière générale, pourquoi ceux-là, plutôt que ceux d'avant, et si l'on va chercher plus loin, eh bien on trouvera des Ostrogoths, des Wisigoths, des Normands. Pour ce qui concerne la Sicile, bon on n'en finit plus… Vous savez à quel point comme moi, tout ça est absurde. Mais il a réussi à leur donner une apparence de vérité, lui-même répétant à intervalles réguliers : "Oui c'est un fait, oui c'est la vérité", comme si tout ça coulait de source alors que c'est une pure construction mentale qui n'a pas le début du commencement d'une réalité Il n'a jamais existé de "Grand Remplacement" les seuls "Grands Remplacements" qu'on a pu observer dans l'Histoire, c'est lorsqu'une population en massacre une autre, ou l'expulse en entier, par exemple les Turcs expulsant tous les Grecs de Turquie, du rivage méditerranéen de la Turquie, ou bien les maladies importées par les Espagnols au moment de la conquête, tuant les 3 quarts des Indiens qui se trouvaient là avant. dans ce cas-là, oui les uns ont remplacé les autres, mais qui sont les uns et les autres, car ce ne sont pas les Espagnols qui ont remplacé les Indiens, ce sont les métis qui ont remplacé globalement, et les Espagnols, et les Indiens.

Je ne vous prends que cet exemple pour montrer que la vie va toujours dans le sens d'englober d'inclure, plutôt que de rejeter et d'exclure. C'est la loi certainement la plus fondamentale que l'on puisse observer en matière d'anthropologie. Et d'une façon générale lorsqu'on lit dans les livres d'histoire, y compris les plus anciens comme par exemple la bible, vous voyez que, il est commandé aux tribus de faire ceci et de faire cela, et de massacrer tout le monde, mais qu'à la fin on massacre tout le monde sauf les femmes, sauf les enfants évidemment ça veut dire que la situation conduit à un amalgame de ces populations.

Alors ça m'a valu un procès à propos de la créolisation, qui lui aussi montre l'étroitesse de capacité de réflexion de ceux qui se sont opposés à moi sur le sujet. La créolisation ce n'est pas un projet politique ce n'est pas un choix, ça se fait tout seul c'est une fabrication commune d'une culture commune qui est le résultat de la présence concomitante au même endroit et au même moment de gens qui amènent des éléments culturels un peu différents, je dit un peu parce que tout n'est pas différent et il y a entre les différentes cultures, entre les différents enracinements, des éléments communs extrêmement nombreux. Ce n'est pas pour rien que, pour ma part je parle de civilisation humaine, parce qu'il y a des traits communs à toutes les civilisations que l'on peut observer dans le fil du temps et de l'histoire, et ces traits communs sont liés aux quelques principes auto-organisateurs que tout être humain, quel qu'il soit, quelle que soit sa culture doit assumer, tels que manger, boire, dormir en sécurité et fonder des familles.

Ça c'est tous les êtres humains du monde, et par conséquent il y a des formes communes qui sont des repères communs qui permettent la créolisation. Dans le monde entier on se marie, dans le monde entier il y a des fêtes pour les mariages, il y en a toujours eu et évidemment l'un observant l'autre eh bien on peut noter par exemple en France que depuis le retour des pieds-noirs, quand on sort de la salle du mariage eh ben tout le monde klaxonne, ce qui n'est pas la meilleure idée qu'on ait, pour célébrer sa satisfaction, ce qui est une attitude et une pratique qui n'existait pas en France hexagonale avant que les pieds-noirs n'introduisent ce petit rite, qu'on peut aussi comprendre. De la même manière, vous avez dans toutes sortes de noces des "you-you" et qui ne sont pas seulement le fait des maghrébins, c'est que ça s'est contaminé à tout le monde et tout le monde fait ça parce que c'est drôle, parce que ça manifeste de la bonne humeur, de la joie et de l'empathie.

Je donne ces quelques exemples après ceux que j'ai donnés déjà dix fois, de dire que le plat préféré des français était le couscous, aussitôt on m'a dit que non, ça n'était pas le préféré, qu'ils était seulement en 2ème position. Vous voyez l'intérêt de ce genre de correction qui va toujours dans le même sens hein. J'ai noté que beaucoup de mes contradicteurs ne se soucient plus des conséquences pratiques de ce qu'ils racontent.

Par exemple tous ceux qui ont trouvé à me critiquer avant la confrontation avec Zemmour, en réalité ont tous servi de protection à monsieur Zemmour parce qu'aucun d'entre-eux ne mettaient en cause Zemmour, mais ils me mettaient en cause moi, en disant : "c'est vous qui allez lui donner de l'importance". Bon comme si il avait besoin de moi pour en avoir, et inversement comme si moi j'avais besoin de lui pour augmenter ma notoriété. Alors ce qui à augmenté, c'est sûr oui, il y a quelque chose qui a augmenté, c'est la perception que les gens ont du fait que je suis prêt à aller jusqu'au bout pour défendre un certain nombre de valeurs que j'ai en commun avec eux.

Bon alors peut-être que c'est ça qui rendait un peu nerveux et fébriles quelques-uns de mes concurrents, mais ils ont qu'à en faire autant et puis même faire mieux que moi et comme ça ils prouveront qu'ils sont meilleurs défenseurs de ces valeurs que je ne le suis, et je suis prêt à accepter cette leçon si quelqu'un veut bien se donner la peine de le faire n'est-ce-pas ! Donc ça suppose qu'on n'aille pas manifester avec des policiers factieux, ça suppose qu'on arrête de tirer dans le dos de tous ceux qui se battent, et ainsi de suite, suivez mon regard, et je ne veux nommer personne ! Alors dernier élément que je veux évoquer ici devant vous, parce que la possibilité de l'évoquer ne s'est pas présentée, ou moi j'ai pas su réagir au bon moment, dans la confrontation que j'ai avec lui, c'est la question de l'avortement, pourquoi je traite cette question ?

Parce qu'on vient d'avoir la journée mondiale du droit à l'avortement qui s'est célébrée. Et à cette occasion, je me suis étonné que, bon moi je n'ai pas pu le placer dans le débat c'est une chose, mais que personne n'ait interpellé monsieur Zemmour le jour… alors il est passé sur je ne sais combien de plateaux ce jour-là… le jour où c'était la journée mondiale du droit à l'avortement m'a beaucoup surpris, pourquoi ? Parce que lui n'est pas pour, et que ça n'a pas été relevé jusqu'à présent.

Mais lui, il dit que le droit à l'avortement et l'avortement doit être réservé à certains cas limités et à des circonstances exceptionnelles. Autrement dit et conformément à sa doctrine, à sa vision des femmes, le corps des femmes n'appartient pas aux femmes, le corps d'une femme ne lui appartient pas, ce corps appartient à la société, à sa famille, à son époux, ou je ne sais pas à qui d'autre. Elle aurait donc en quelque sorte, son corps en copropriété, en co-souveraineté avec d'autres, ce qui est l'exact inverse de ce que nous pensons quand à nous, qui est que le corps de chaque personne appartient à la personne qui est ce corps.

Et je crois que ce serait une bonne chose que des journalistes femmes par exemple, pourquoi pas elles, mais aussi les autres, interpellent monsieur Zemmour, et qu'il dise lui, quelles sont l es circonstances exceptionnelles, et qu'est-ce qu'on fait le reste du temps ? Est-ce qu'il a le droit, est-ce qu'il a 'intention de supprimer ce droit ? D'ailleurs il prétend que c'est un droit quasi-constitutionnel.

Eh bien oui, si je suis élu le droit à l'avortement sera un droit constitutionnel, il sera dans la déclaration de principe qui fondera la 6ème République. Voilà je voulais vous le dire avant de passer au sujet suivant dès maintenant. Bon le sujet dont je veux parler maintenant c'est des catastrophes qui pleuvent sur les gens qui ont peu de moyens financiers à partir du 1er octobre.

S'ils sont eux-mêmes chômeurs, ils vont perdre jusqu'à 17% de leurs indemnités, mais ça monte, c'est 40 % du total des gens qui sont inscrits au chômage qui vont avoir une perte avec la nouvelle organisation, nouvelle réglementation qui a été mise en place par le gouvernement de M. Macron. Ça c'est pour la réforme qui est entrée en application au 1er octobre.

Il avait d'abord ajourné en disant : ça tombe mal en ce moment avec la pandémie les gens ont moins de sous. Qu'est ce qu'il croit ? Qu'ils ont plus de sous maintenant ?

Non bien sûr ! Ça veut donc dire que la pauvreté et le dénuement, avec les marques de la pauvreté et du dénuement vont encore se répandre dans la société. Parce que il faut pas parler de la pauvreté comme d'un phénomène comme on dirait, il fait beau, il fait chaud, ou bien il pleut, il fait mauvais, ce n'est pas une situation extérieure aux individus, c'est une situation intérieure, c'est dans la maison.

La pauvreté c'est : pas de chauffage, pas d'eau ou du chauffage mais pas d'eau, ou de l'eau mais pas de chauffage. Et j'en profite pour dire que les vérificateurs de BFM se sont trompés, bien sûr que c'est interdit de couper l'électricité, mais ce que nous savons tous, et plusieurs articles de presse, je veux saluer le fait, qui ont dit : "ben non, Mélenchon quand même raison" parce que dans les faits, ou bien les fournisseurs s'arrangent pour couper avant la période de la trêve hivernale, donc ben c'est coupé avant, vous ne l'avez pas après, hein. Ou bien au moment même de la trêve hivernale on change la capacité de résistance du système électrique d'un appartement, et il saute dès qu'il y a une certaine charge, cette charge peut correspondre au fait que vous mettez en route le chauffage, ou que vous mettez en route tel ou tel instrument qui se trouve dans la maison.

Donc oui il y a des coupures, oui il y a des gens qui restent dans le froid ou le noir pendant l'hiver. Oui, oui, et oui ! Et c'est une chose donc que personne n'a intérêt à nier, parce que c'est facile de nier la misère des autres hein, mais c'est une une nécessité au contraire d'en tenir compte pleinement, et essayer de régler les problèmes qui se posent, au lieu de faire comme si ils n'existaient pas.

Il va de soi que c'est le même problème qui avait été soulevé à propos de la vérification sur le nombre de personnes qui sont à l'aide alimentaire. Alors on va dire : "Ah mais Mélencho s'est trompé, il dit 8 millions, alors que c'est 2,1 millions". Alors ça m'ennuie parce que moi j'ai pas envie d'embêter les vérificateurs ni risquer de leur faire perdre leur travail parce que leurs vérifications ne valent rien, ce qui est quand même le cas dans cette affaire.

Parce qu'ils se sont trompés, ils ont confondu l'aide alimentaire qui passe par la banque alimentaire, et c'est un flux de 2 millions de personnes par jour en effet, mais il faut considérer l'ensemble de tous ceux qui participent aux secours alimentaire dans le pays, et c'est comme ça que le Secours Catholique" et le "Secours Populaire" ont évalué à 8 millions de personnes qui ont besoin d'une aide alimentaire pour arriver à survivre et pour arriver à se nourrir. Le chiffre est donc parfaitement juste. Mais si je viens sur les difficultés en vous disant, à partir du moment où les gens vont avoir encore leurs ressources diminuées, notamment du fait des allocations chômage, il faut penser à tout le reste c'est à dire à ceux qui continuent à perdre leur emploi, à ceux qui continuent à voir leurs usines fermer, ou leur bureau, enfin tous ceux qui n'ont plus de salaire ni de revenus réguliers.

Et ceux-là sont confrontés à 2 hausses foudroyantes sur le gaz et sur l'électricité, 80%, 60% pour l'autre voilà ! Voilà comment ça se présente. C'est considérable dans un budget familial.

Il n'y a bien sûr que 3 millions, mais c'est quand même 3 millions, de personnes qui se chauffent au gaz, bien. Je vous demande de suivre mon raisonnement juste sur cette question-là pour vous montrer comment tout ça est une affaire de répartition de la richesse produite, à supposer que produire des véhicules et du gaz ce soit générer une richesse alors qu'il s'agit d'une énergie fossile. Mais admettons, 3 millions de personnes !

Ces 3 millions de personnes ont vu leur facture de gaz augmenter de 500€ en 5 ans, c'est à dire depuis 2017. Figurez-vous qu'on prenne le total des profits de "Engie", le total. et sur ce total, on en prend 10%, réquisitionnés, en disant ça va, vous en avez eu assez comme ça !

On vous en prend 10%. Avec ces 10 % de profits distribués en dividendes aux actionnaires, nous avons la possibilité de redonner 500 euros à chacune des 3 millions de personnes qui sont chauffées au gaz ! Donc vous voyez le problème de la cherté n'existe pas dans l'absolu.

Il existe une fois que vous avez intégré dans le prix les profits à distribuer à certains. Sinon, je le répète, ça a coûté à ces 3 millions de personnes, 500€ de plus en cinq ans. Avec 10 % des profits de la société, nous pouvons redonner ses 500€ et effacer cinq ans de surcoût.

Voilà un exemple qui vous montre une règle de base. tout ce qui est privatisé et qui est en situation de fait, de monopole, tout coûte plus cher après, qu'avant. On vous avait promis une baisse des prix du gaz, c'est l'inverse qui s'est produit, ça a été des augmentations vertigineuses.

De la même manière pour l'électricité. C'est la raison pour laquelle tout ça doit revenir dans le domaine public parce que nous n'avons aucun besoin de la soi-disant concurrence, qui devait soi-disant faire baisser les prix, alors que c'est l'inverse qui s'est produit. Si nous étions tous propriétaires du gaz et de l'électricité, nous règlerions les tarifs dans des conditions telles que tout le monde puisse accéder au gaz et à l'électricité, et non pas que certains puissent y accéder et pas d'autres, pour que d'autres encore puissent avoir des revenus supplémentaires.

Je veux que tout ça soit entendu et redit. Tout ce qui est collectif coûte moins cher que ce qui est strictement privé. Ça ne veut pas dire que dans l'idée que je me fais de l'économie de demain il faudra tout nationaliser, ce n'est pas ce que je suis en train de dire.

Mais je dis qu'il y à toute une série de biens fondamentaux qui doivent-être la propriété collective de toute la Nation. Et en particulier ici, maintenant, dans l'immédiat, ce qu'il y a à faire c'est bloquer les prix des marchandises de 1ère nécessité, que ce soit de l'électricité, du gaz, des pâtes alimentaires, du riz, u des choses qui sont absolument indispensables à la survie de tous ceux qui ont besoin, ben comme tout le monde, de se chauffer, de s'éclairer et de manger. La famine existe dans des secteurs de la société, 1 français sur 5 se prive de repas, saute 1 repas ou 2, parce qu'il ne peut pas faire autrement, et les files que vous avez pu voir, d'étudiants attendant leur tour pour recevoir une ration alimentaire pendant la période de la pandémie, ne croyez pas que depuis, ils n'aient plus faim ou qu'ils aient trouvé de la nourriture en abondance, non !

La même misère existe, cachée, dissimulée, vous ne la voyez pas mais elle est là, et moi je suis partisan du fait qu'on la règle, qu'on l'éradique, que l'on fasse face aux tâches et aux devoirs qui sont les nôtres, notamment à l'égard de la jeune génération qui doit pouvoir manger à sa faim, qui doit pouvoir boire à sa soif, et c'est vrai évidemment aussi pour les adultes. Je vous le redis alors que nous allons entrer dans un moment que vous connaissez, qui s'appelle l'hiver. Et l'hiver vous avez des milliers de gens à la rue, et l'année dernière nous avons perdu 2000 personnes qui sont mortes de la rue !

Pas dans la rue, mais DE la rue. C'est-à-dire du dénuement, de l'abandon et de tout ce qui vient du fait qu'on est dépossédé de tout, et qu'on n'a même plus un bout de carton à se mettre sur la tête pour servir de toit. Voilà sans vouloir vous rendre plus tristes à la fin de cette revue que vous ne l'étiez au début en entrant, je dis à un grand bonjour à tous ceux qui viennent pour la 1ère fois, parce que dans la statistique que je vous ai présentée en début il n'y avait pas mes habituelles vantardises sur le nombre d'abonnés à la chaîne Youtube sur laquelle vous vous trouvez en ce moment, on a passé les 570 000, et on a gagné quelque chose comme 12 000 abonnés d'un coup, en quelques heures.

C'est pas d'ailleurs la seule fois qu'on a gagné quelque chose, parce que il y a également à peu près une quinzaine de milliers de gens, ou peut-être que là j'exagère, que c'est un peu moins, qui ont décidé de me donner leur parrainage personnel. Vous savez que vous pouvez le faire en allant sur le site "melenchon2022.fr", et vous m'apportez votre soutien, votre parrainage, donc vous êtes tenus au courant de ce qu'on fait tout ça, et vous augmentez évidemment le nombre de ceux qui me parrainent, et c'est LA source essentielle de ma légitimité.

Je veux dire : "Qui vous a désigné monsieur Mélenchon pour être candidat, à part mes camarades, ceux du Parti de Gauche, et du Mouvement des Insoumis qui m'ont demandé de le faire" ? Et bien essentiellement c'est vous ! C'est-à-dire les 250 000 personnes qui ont dit comme je l'avais demandé : "Vous devez être candidat monsieur Mélenchon".

J'avais dit : "Si il y en a 150 000, si je suis parrainé par 150 000, c'est bien je serai candidat". vous êtes 250000 et on continue à voir ce nombre augmenter, pour nous c'est une indication quand le nombre augmente, on fait pas tant que ça de publicité pour, on en fait même très peu, parce qu'on veut voir ce qui se produit de manière un peu spontanée, pour avoir une idée, comme un baromètre de ce qui nous entoure. J'achève puisque j'en suis à faire de la propagande, hein, électorale, pour dire que tous ceux qui parmi vous, ont la possibilité de solliciter une personne qui a le pouvoir, cette fois-ci officiel, institutionnel, de me parrainer, de parrainer ma candidature, parlez avec.

Alors c'est les conseillers généraux, les maires de toutes les communes, les membres des métropoles, les députés, les sénateurs, les députés européens, et je dois en oublier, les conseillers régionaux et sans doute d'autres échappent à cette liste, mais ils sont un certain nombre à pouvoir le faire. Leur dire qu'en parrainant ma candidature, en s'inscrivant pour parrainer ma candidature, ils m'aident à pouvoir être candidat. Ça ne veut pas dire qu'ils soutiennent mes positions politiques, mais ils pensent que ça vaut la peine que les gens qui, les 7 millions de personnes qui ont d éjà voté pour moi la dernière fois, et donc pour le programme L'Avenir en commun", si ce n'était que ma personne à la limite on dirait "ben il est pas là, il est pas là, hein bon", mais là il s'agit d'un programme, le programme "L'Avenir en commun". et bien ils permettent à ce programme d'être sur la scène.

Je compte sur votre initiative aux uns et aux autres, ceux qui sont de notre famille politique, de notre vaste mouvance hein, je vous demande de reprendre les bonnes habitudes de la précédente campagne, c'est-à-dire n'attendez pas les consignes, faites ce qui vous paraît utile, tout ce qui vous permet de faire avancer l'idée que, en allant voter et en votant on peut changer la France et la vie de tout le monde. Allez au revoir, des petits pouces bleus si vous trouvez ça bien. Vous pouvez vous abonner c'est gratuit et ça le restera, et Antoine vous dit merci comme moi, lui est de l'autre côté de la caméra. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -