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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 24 septembre 2024 36 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

Combien de temps le gouvernement Barnier peut-il tenir ?

Source d'origine 3 locuteurs

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 51 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:47OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la sortie du ministre de l'Économie est une bourde de débutants ou une stratégie ?

  • 7:55OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on fait des erreurs comme ça quand on est à ce niveau-là ?

  • 13:06OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Jacqueline a raison de dire que Barnier a une stature d'homme d'État ?

  • 16:40RelanceRéponse partielle

    Il faudra trancher, mais quand ?

  • 33:32OuverteRéponse directe

    Par rapport au manque d'inventivité mentionné, quel danger guette ce gouvernement ?

  • 34:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi le débat ne se centre-t-il pas sur ce qui nous unit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20InvitéFait
    « Le premier rendez-vous de vérité, ce sera le budget. »
  • 32:05InvitéFait
    « c'est la cinquième république et le tripartisme »
  • 32:26InvitéFait
    « il a essuyé des refus »
  • 32:30InvitéChiffre
    « il a réussi à convaincre un seul élu socialiste »
  • 32:36InvitéFait
    « ils l'ont mis en numéro 2 »
  • 32:50InvitéFait
    « Michel Barnier il annonce des ruptures »
  • 33:00InvitéFait
    « vous avez le ministre de l'économie Antoine Armand »
  • 33:09InvitéFait
    « Michel Barnier qui dit la situation budgétaire que je découvre est extrêmement grave »
  • 33:58AuditeurFait
    « je ne crois pas que ce soit dans le domaine de l'immigration de la sécurité de l'éducation des services publics de la santé etc »
  • 35:20AuditeurChiffre
    « c'est un sondage opinion way pour le parisien qui le montrait »
  • 35:41AuditeurFait
    « il n'y a plus d'argent dans les caisses »
  • 36:02InvitéFait
    « Guillaume Casbarian est un libertarien qui pense que l'Etat doit le moins intervenir possible »

Temps de parole

  • Auditeur28 %
  • Présentateur27 %
  • Invité18 %
  • Invité 214 %
  • Auditeur 23 %
  • Auditeur 33 %
  • Auditeur 42 %
  • Auditeur 52 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je veux bien admettre que c'est la question de faciliter combien de temps le gouvernement Barnier va-t-il tenir alors qu'en réalité peut-être qu'on devrait prendre le problème dans l'autre sens en fait parce que oui ça semble pas terrible sur le papier. En tout cas ça commence avec du tiraillement, un recadrage à l'économie après un coup de fil outré de Marine Le Pen, la justice et l'intérieur qui ont bien marqué leur différence. On sent bien que ces deux-là ne vont pas passer leurs vacances ensemble mais on ne sait pas encore dans quel sens Michel Barnier va arbitrer et ce sera une réelle indication.

Dans le même temps le RN, je ne vous apprends rien, rappelle à bon entendeur qu'il a la main sur le bouton motion de censure pour après le discours de politique générale qui aura donc lieu mardi prochain. Et à gauche aussi on parie sur une ligne de vie assez courte pour ce gouvernement mais sans parler encore de mêler ses voix avec ses voisins de l'Assemblée. Donc en réalité derrière, combien de temps ce gouvernement va-t-il tenir ? Est-ce que la vraie question n'est pas qui a intérêt à renverser ce gouvernement ? Qui est prêt à former un nouveau gouvernement qui lui passera le cap du premier vote ?

Et c'est peut-être ça surtout qui déterminera donc de la durée de vie du gouvernement de Michel Barnier, Barnier 1 en tout cas. Est-ce que les formations politiques n'ont pas plutôt intérêt à regarder fer sur les retraites, sur l'immigration, sur les impôts ? Est-ce que les formations politiques n'ont pas plutôt intérêt à cultiver leur jardin le temps d'eux ? Donc ne pas se rouer sur ce fameux bouton rouge tout de suite. Jusqu'à quel point tout cela arrange tout le monde ? C'est le sens de notre conversation ce soir, c'est le Téléphone Son, soyez les bienvenus. Bonsoir Bruno, c'est vous le premier et on vous salue, il paraît que vous vous êtes garé, rien que pour nous, bravo.

1:45
Auditeur

C'est ça. Allez-y. Bonsoir, merci et je suis tout à fait d'accord avec votre introduction. Effectivement, je pense que le gouvernement a des chances de durer parce qu'il arrange finalement assez de monde. Il dérange tout le monde mais en même temps, le Front National, le Rassemblement National par contre, pardon, n'a pas intérêt à prendre les manettes du gouvernement parce qu'on a bien vu de toute manière qu'ils n'avaient pas les capacités humaines de faire ça de toute manière.

Et de l'autre côté, au niveau du LFI et du nouveau Front Populaire, il y a tellement de désaccords entre les uns et les autres que de toute manière, même s'ils arrivaient à faire un gouvernement, ils n'arriveraient pas non plus à s'entendre. Donc finalement, effectivement, tout le monde se gosse en disant, ouais, le gouvernement, ça ne va pas aller, ça ne va pas aller. Mais en même temps, ils se calent derrière leurs petits doigts et ça les arrange bien.

2:35
Présentateur

Merci Bruno pour cette entrée en matière qui servira de début à notre discussion avec Emmanuel Rivière. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes politologue, vous êtes consultant en stratégie d'opinion, vous êtes enseignant à Sciences Po avec Ludovic Bigogne. Bonsoir. Bonsoir à tous. Journaliste politique à la Tribune dimanche avec Simon Le Baron. Bonjour Simon. Bonsoir. Journaliste politique à France Inter. L'un près l'autre peut-être en tour de table, Emmanuel Rivière, il a raison, notre ami Bruno ou pas ?

3:01
Auditeur

Oui, il a...

3:01
Présentateur

Il se cache derrière notre petit doigt.

3:03
Auditeur

Il a raison, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'inconnus, y compris pour la plupart des acteurs. Alors comme ça a été rappelé, il y a effectivement des gros boutons rouges avec marqué... Retenez-moi où je fais un malheur. Voilà, retenez-moi où je fais un malheur. Sauf que, voilà, la différence du bouton nucléaire, il faut être deux, de part et d'autre du mur de fer pour appuyer en même temps. Il faut qu'il y ait à la fois le Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire. Ah bah si c'est comme le nucléaire, alors il faut deux clés. Il faut deux clés à priori actionnées ou en tout cas détenues par des gens qui ne s'entendent pas.

Mais là où je trouve que l'intervention de Bruno est intéressante, c'est qu'il ne faut pas oublier les électeurs et les Français dans tout ça. Qui ont plutôt tendance à considérer que, à l'exception près, qu'effectivement on s'est prononcé sur oui ou non, Jordan Bardella à Matignon. Il n'y a pas Jordan Bardella à Matignon. Donc il y a cette conformité-là avec le sens de l'élection. Pour le reste, pas vraiment. Cependant, on voyait dans les enquêtes du mois de juillet, puis du mois d'août, puis du mois de septembre, une certaine impatience à ce que la France soit gouvernée. Et je pense que ça, ça fait partie des acteurs de l'équation.

Ce qu'on pense, ce qu'on attend de les Français, l'échéance du budget, l'inquiétude que peut susciter... Il n'y a pas que les Français d'ailleurs, il y a un certain nombre d'acteurs économiques, l'idée d'une instabilité. Donc la précipitation dans le renversement du gouvernement, probablement pas. Mais ce qui est fascinant, c'est que le principe en est quasiment posé. Si on entend les leaders du Rassemblement National, notamment M. Jacobelli, je ne sais pas si c'est sur votre antenne, si c'est sur une antenne de Radio France en tout cas, il annonçait qu'il y aurait à un moment une motion de censure votée par le Rassemblement National. Le tout, c'était de savoir quand.

Et donc c'est le petit bouton, le petit compte-gouttes de la douche écossaise qui commence à s'écouler, mais on ne sait pas à quel rythme.

4:51
Présentateur

Et Michel Barnier le sait aussi, non, Ludovic Vigone ? Parce que quand il dit à la télévision, ce sera deux ans, grosso modo, ou je ne me souviens plus de la phrase, je ne serai pas candidat à l'élection présidentielle. Ce que j'allais dire, quand on regarde les dates à venir, théoriquement, il devrait dire je suis là pour trois ans et pas pour deux ans. Donc ça dit, de toute façon, j'ai intégré de trois choses.

5:13
Invité

Dans son esprit, ça voulait sans doute dire jusqu'à la fin du quinquennat. Après, c'est dans son esprit, mais c'est juste qu'il sait aussi très bien que sa situation est extrêmement fragile. Le premier rendez-vous de vérité, ce sera le budget. Là, on l'a dit, le Rassemblement National qui aura le destin du gouvernement entre ses mains. Soit il s'associera à une motion de censure déposée par le nouveau Front Populaire, soit il ne le fera pas, mais à ce moment-là, il cautionnera la politique gouvernementale en matière économique, en matière budgétaire, des choix qui vont être lourds, douloureux, vu la situation du pays.

Donc c'est quand même quelque chose qui aura un impact, qui aura une signification très lourde pour Marine Le Pen et ses troupes. Mais il y a aussi une autre raison pour laquelle le gouvernement pourrait chuter. C'est si, au sein de la majorité relative que conduit Michel Barnier, il y avait une ou deux formations.

5:58
Présentateur

Vous croyez que les frictions de l'intérieur peuvent aller jusqu'à ?

6:03
Invité

Oui, enfin, peut-être pas tout de suite. En tout cas, on voit bien que ce qu'on vit est complètement inédit, que chaque jour, il y a des petits éléments, on l'a rappelé tout à l'heure, la sortie ce matin d'Antoine Armand expliquant qu'il ne recevrait pas le groupe des députés Rassemblement National, le coup de fil de Michel Barnier à Marine Le Pen pour dire que si, tout le monde serait reçu. Ça ne passe pas bien chez les députés Renaissance, ce coup de fil à Marine Le Pen. Ça donne vraiment le sentiment que c'est vraiment elle qui tient le destin de tout le monde entre ses mains.

Et donc, on va voir que chaque jour, il y aura des petits incidents comme ça qui vont montrer qu'au sein de la majorité relative, la vie quotidienne est très compliquée.

6:37
Présentateur

Alors, on reviendra sur qui est prêt ou qui n'est pas prêt. Pardon, Simon, allez-y.

6:40
Invité

Ça ne passe pas bien sans doute chez les députés macronistes, mais au moment d'accepter de participer à ce gouvernement, ils savaient que Marine Le Pen avait le pouvoir de faire tomber ce gouvernement.

6:52
Présentateur

Qu'ils, Simon, ils au singulier ou au pluriel ?

6:55
Invité

Ils savaient, les députés Renaissance, les députés Modem, d'ailleurs, qui le prennent encore plus mal que les députés Renaissance, savaient, au moment d'accepter de participer à cette coalition, si on peut l'appeler comme ça, en tout cas cette alliance de circonstances, savaient que Marine Le Pen tenait dans ses mains le sort de ce gouvernement.

Ce qui est inédit, en effet, c'est qu'on sache que le Premier ministre a appelé, dès les minutes suivant l'interview ce matin sur France Inter de son ministre de l'économie, dans laquelle il disait « je ne travaillerai pas avec le RN », dès les minutes suivant cette interview, il a appelé une chef de groupe parlementaire, en l'occurrence Marine Le Pen, pour lui dire « pardon, c'était une erreur ». Ça, c'est sans doute inédit, et c'est vrai que ça rend le pouvoir de Marine Le Pen sur ce gouvernement concret et factuel.

7:43
Présentateur

Alors, on va évidemment y revenir au fil des questions là-dessus, Simon Le Baron, mais moi, Ludovic Vigone, j'ai une question, je voudrais savoir, à votre avis, si la sortie ce matin du ministre de l'économie, c'est une bourde de débutants, ou si c'est une vraie manière de dire « je n'oublie pas où je suis sur cet échiquier-là, je sais que des électeurs m'entendent, j'ai été élu par indésistement et donc par les voix de gauche ». Enfin, est-ce qu'on fait des erreurs comme ça quand on est à ce niveau-là ?

8:11
Invité

Pas sûr. Donc, est-ce que c'était totalement téléguidé ? Je pense qu'il parle assez sincèrement, c'est le candidat aux législatives, Antoine Armand, qui a été élu dans un contexte particulier, avec le Front Républicain, qui s'en souvient, et qui parle à ce moment-là. Il n'a pas intégré la donne politique que lui a intégré Michel Barnier. Mais je voudrais ajouter un élément très concret pour montrer vraiment comment ça se passe. Aujourd'hui, on m'a rapporté une anecdote. Vous savez que trois ministres étaient présidents de commissions à l'Assemblée nationale. Et donc, ils vont devoir être remplacés.

Et ce matin, les groupes politiques ont choisi le candidat qu'ils allaient présenter pour les présidences de ces commissions en jeu. Par exemple, dans un groupe, il y avait plusieurs candidats en lice, et il y a un député RN qui a appelé le président de ce groupe pour lui dire « Si vous choisissez tel candidat, on fera élire le candidat du NFP ». Et donc, ils ont choisi un autre candidat, pour pas que ce soit le NFP qui prenne normalement la commission. Voilà, très concrètement, ça se passe comme ça, et ça montre vraiment le poids, le pouvoir, l'influence qu'a le Rassemblement national sur cette majorité relative.

Si je peux ajouter quelque chose sur ce qu'on disait tout à l'heure, sur le fait que l'ex-majorité d'Emmanuel Macron pourrait tanguer, parce que les députés seraient gênés d'être dans la main, si je puis dire, ou en tout cas de soutenir un gouvernement qui est dans la main de Marine Le Pen et de ses troupes. Juste rappeler qu'on avait déjà dit ça au moment du vote de la loi immigration, il y a quelques mois, en fin d'année dernière. Beaucoup de députés de la majorité relative de l'époque, celle d'Emmanuel Macron, avait dit c'est pas possible, on ne peut pas voter un texte avec l'assentiment du Rassemblement national.

Effectivement, le texte était passé uniquement parce que les députés RN s'étaient abstenus, et finalement, la majorité n'avait pas explosé, et il y a d'autres exemples comme ça par le passé. Finalement, ça reste un groupe politique qui est très discipliné.

10:04
Présentateur

Et puisque vous avez... Je voudrais d'abord qu'on écoute Jacqueline. Tiens, bonsoir Jacqueline. Oui, bonsoir. On vous écoute.

10:10
Auditeur

Oui, j'ai vu le thème de votre émission. Moi, je pense que quand même, Michel Barnier a une stature d'homme d'État. C'est quelqu'un à qui on peut avoir confiance. Enfin, il a une approche qui est quand même très pragmatique, mais je pense qu'il peut avancer. Donc, je trouve que les oppositions peuvent bien faire un peu les jacasser, comme on dit, et faire les...

10:34
Présentateur

Alors, c'est dans le sens de, Michel... Cela dit, c'est dans le sens, j'imagine, de l'air que vous avez voté, Jacqueline. Pardon ? C'est dans le sens de l'air, j'imagine, que vous avez voté, non ? Je vous pose la question juste comme ça, quand je vous entends parler de Michel Barnier, mais si vous ne voulez pas répondre, je vous en prie, allez-y.

10:51
Auditeur

Eh bien, écoutez, non, moi, je n'avais pas de LR sur mon secteur. D'accord.

10:53
Présentateur

Ok, ok, bah écoutez, comme ça, voilà. Mais merci pour votre remarque, Jacqueline. La raison pour laquelle je demandais à Jacqueline, Emmanuel Rivière, c'est aussi, ça va dans le sens de ce que vous disiez au début, à un moment, toutes ces... Alors, elle appellera déjà casseries, Jacqueline, mais le brouhaha, le bruit, le désordre, au fond, finissent par agacer les gens, et Jacqueline en est la preuve, en fait. Et c'est ça aussi qu'il faut regarder, peut-être même avant de faire tomber potentiellement un gouvernement.

11:23
Auditeur

Oui, déjà, tous les acteurs devraient se méfier de tout ce qui apparaît comme un discours très auto-centré, c'est-à-dire, en gros, la politique se regarde faire de la politique et les politiciens se regardent faire de la politique politicienne et sans rapport avec ce qui se passe dans le pays. Malheureusement, et c'est là où c'est intéressant, l'intervention de Jacqueline, par rapport à tout ce qu'on se disait tout à l'heure, finalement, le principal atout, c'est Michel Barnier, plus par la méthode, qu'il finit peu à peu par incarner, mais qui avait été, pour le coup, très éprouvé pendant la négociation du Brexit.

Et la réussite de la négociation du Brexit, où le plus difficile, c'était pas de négocier, de s'entendre avec les Anglais, d'ailleurs. Les Britanniques considèrent qu'il les a très maltraités. C'était de mettre les 27, d'accord ? Et c'était très, très, très difficile, alors que, précisément, la stratégie britannique, c'était de créer des divisions. Et c'est lui qui a un peu le ciment et qui a un peu le souffle de méthode, alors que tout le reste va quand même, dans le sens de, il va y avoir des couacs. Pourquoi ? D'abord, parce que tous ces acteurs doivent complètement réapprendre la grammaire politique. Ce serait trop long d'éliminer tout ce qui fait que la circonstance est exceptionnelle.

Bon, le gouvernement n'a pas de majorité, mais pas vraiment de mandat non plus, mais surtout, il n'a pas de programme. C'est quand même un peu la première fois qu'on a un gouvernement mis en place et où qu'on se retourne, enfin, voilà. Où est le document, le recueil dont on peut se dire, ils vont appliquer leur programme. Il n'y a rien qui fasse référence. Donc, finalement, chacun est amené à un peu improviser, surtout qu'on s'expose très, très vite à prendre la parole. Et il n'y a pas de ligne non plus. Enfin, un parti qui arrive au pouvoir, souvent, il a une ligne, elle est définie. Là, il n'y a pas de ligne.

13:05
Présentateur

Mais je voudrais revenir, Ludwig Wiggen, sur ce que disait Jacqueline, notamment, on a l'impression au fond que les électeurs se divisent peut-être en deux entre ceux qui disent, et après l'incident, l'événement avec le ministre de l'Économie, Michel Barnier se couche, et ceux qui disent, il est en train d'apprendre comment fonctionne le compromis, de nous apprendre comment fonctionne le compromis. Lui qui sait ce que c'est, la division, elle se situe là,

13:29
Invité

elle est là, la ligne de fracture, en fait. Il y a eu une enquête réalisée par Ipsos et la Fondation Jean Jaurès et cette maison Radio France sorties il y a quelques semaines où il y avait une question que je trouvais très révélatrice. Et on avait demandé aux Français est-ce qu'ils étaient satisfaits de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale ? Et deux tiers disaient que non. Voilà. En 2022, alors que déjà, il n'y avait pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale, la même question avait été posée aux Français. Et à l'époque, deux tiers étaient très contents qui n'étaient pas de majorité absolue parce que ça a obligé tout le monde à discuter.

Je crois que les Français, ils ont un peu tiré les conclusions de ce qui s'est passé depuis deux ans. Ils ont vu que ça ne marchait pas très bien, qu'il y avait effectivement beaucoup de vociférations, beaucoup de bruit et de fureur dans l'hémicycle, que tout était extrêmement instable, que ça les fatiguait sans doute. Et là, ils vont en voir encore plus pour leur argent parce que ça va être encore pire puisqu'il y a du côté de la gauche et il va évidemment y avoir beaucoup de rancœurs, beaucoup de frustrations par rapport à l'anonymisation de Michel Barnier. Et c'est sûr que Michel Barnier, lui, va jouer complètement la carte inverse, la contre-programmation.

Et c'est vrai que son âge, 73 ans, son image de vieux sage qui est d'abord là pour l'intérêt général, va le servir. Je trouvais intéressant ce que disait Jacqueline. C'est quelqu'un qui passe pour l'instant plutôt bien dans l'opinion, plutôt bien auprès d'une certaine opinion. Sans doute les gens âgés, provinciaux, qui ont un peu de mal, un peu conservateurs, qui sont un peu inquiets par l'imutation de la société. Et auprès de cela, je pense qu'il est plutôt efficace pour envoyer les messages

14:52
Présentateur

qu'il revoit. Mais c'est intéressant, Simon Le Baron, parce que Manuel Rivera nous disait tout à l'heure que c'est quand même dingue parce qu'il n'y a pas de programme, donc on est obligé d'être sur un non-programme. Ludovic Vigone nous dit qu'il est finalement plutôt bien accepté, Michel Barnier. Mais c'est quand même magique parce que pour l'instant, il n'a rien dit. On ne sait pas très bien ce qu'il va faire. On ne sait pas où il va trancher dans les querelles. Et notamment là, ça va venir tout de suite les retraites, les impôts, l'immigration, etc. Donc voilà quand même pour l'instant, un Premier ministre dont on ne sait pas ce qu'il y a dans son programme et qui ne dit rien.

15:20
Invité

On est encore dans un moment où ça peut... Alors ça c'est sûr puisque sa déclaration de politique générale c'est dans une semaine. C'est mardi prochain. Donc c'est là effectivement que les Français pourront, espérons-le, y voir plus clair. Mais ce qui est sûr c'est que Michel Barnier en attendant cette déclaration de politique générale devant le Parlement est dans une période où il peut laisser les débats prospères. En fait, on voit aujourd'hui, il a dit à ses ministres en les réunissant hier matin, pas d'esbrouf, pas de petites phrases, pas de communication inutile, on agit avant de parler, etc.

Et on voit aujourd'hui cette journée où ça part un peu dans tous les sens, on peut se dire voilà, ça commence mal. En fait, il y a des débats qui l'arrangent et d'autres qui ne l'arrangent pas. Le débat sur est-ce que le RN est ou pas dans l'acte républicain, on en a parlé, il ne veut pas en entendre parler, Michel Barnier, il est plus temps de tergiverser, on parle à tout le monde y compris aux électeurs du RN. Le débat en revanche entre le ministre de l'Intérieur et celui de la justice, entre l'un, Bruno Retailleau qui dit la justice est laxiste et l'autre, Didier Migaud qui dit le laxisme dans la justice ça n'existe pas.

Ça, ça peut arranger Michel Barnier et d'ailleurs, il laisse vivre volontairement ce débat-là pour dire regardez, dans une semaine ma déclaration de politique générale, ce sera le fruit de discussions internes, ce sera le fruit d'un gouvernement qui n'est pas monocolore, qui n'est pas d'un seul côté. On a parlé, on a débattu sauf qu'à un moment

16:40
Présentateur

il faudra trancher et ce sera bien sûr il faudra qu'il le fasse. Il a déjà tranché d'une certaine manière

16:43
Invité

parce qu'en choisissant Bruno Retailleau en fait, là ce débat il est un peu artificiel. Didier Migaud c'est le seul ministre qui vient de la gauche et il a quitté le parti socialiste il y a 14 ans. En choisissant Bruno Retailleau pour le ministère de l'Intérieur, Michel Barnier il a choisi une ligne qui est une ligne dure, une ligne de fermeté sur la sécurité, sur l'immigration qui partage d'ailleurs tout à fait ce que dit Bruno Retailleau depuis sa prise de fonction

17:09
Présentateur

Bonsoir Yves

17:10
Auditeur

Oui, bonsoir

17:11
Présentateur

On vous écoute

17:12
Auditeur

Eh bien, moi je trouve que notre classe politique fonctionne sur un logiciel un peu périmé et donc parlementaires et puis ministrables ils se comportent tous comme si leur gouvernement s'appuyait sur une majorité à l'Assemblée ce que fait aujourd'hui Barnier, Retailleau, etc.

Or que ce n'est pas le cas s'il y a un signal des électeurs c'est que c'est que, pardon le seul signal des électeurs c'est qu'ils ne voulaient pas du RN à Matignon et que maintenant c'est à eux de se débrouiller pour trouver une majorité et donc moi ce que j'attends du gouvernement des trois prochaines années c'est qu'ils gouvernent en gros de LFI aux macronistes ceux qui se sont rassemblés sur le front républicain et donc ben voilà donc quand on a déposé des motions de censure pendant cinq ans et qu'on dit avec 190 députés mon programme rien que mon programme c'est pas possible et en même temps quand on refuse le résultat des urnes en nommant pas un premier ministre issu du premier groupe et ben on refuse aussi le signal des Français

18:21
Présentateur

merci beaucoup pour votre remarque Yves Emmanuel Rivière il va l'entendre tout le temps que durera ce gouvernement la remarque d'Yves il va l'entendre est-ce le sens de mon vote et ça pour le coup est-ce qu'à un moment le fait de se remettre au travail et c'est vrai qu'on avait l'impression que les gens attendaient est-ce qu'il y a enfin un gouvernement est-ce que ça recommence à rouler est-ce que le fait de se remettre au travail ne va pas faire oublier ça dans la société française

18:46
Auditeur

oui absolument enfin de toute façon la question maintenant c'est à quelle sauce on va être mangé et comment on va être gouverné mais c'est aussi ce qui sous-tendait ce que fait observer Yves et donc très peu de gens avaient conscience il y a eu plusieurs sondages sur les souhaits des Français en matière de composition du gouvernement Barnier pas d'un gouvernement du gouvernement Barnier qui tous disaient une chose très étonnante c'est que les sympathisants LFI à 93% souhaitaient des ministres LFI les sympathisants Péas etc.

dans toutes les familles de sympathisants ont souhaité à plus de 80% 90% en général avoir des représentants ce qui semble aller à l'encontre de toutes les logiques politiques qui régissent les comportements des uns et des autres et c'est une illustration du grand décalage du grand malentendu entre des gens qui se disent au fond si j'ai des gens qui portent un peu mes valeurs dans un gouvernement ça tirera les choses dans ce sens là et ça fait un petit peu écho quand même au débat certes très orchestré très habituel par ailleurs entre le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux et que ça peut rééquilibrer les choses donc à charge sans doute pour ne pas rester complètement dans ce décalage là notamment vis-à-vis de la gauche et des électeurs de gauche on peut vouloir ne pas maîtriser les 11 millions d'électeurs du Rassemblement National mais il y en a 9 millions qui ont voté pour le nouveau Front Populaire de montrer qu'il y a cet équilibrage là et c'est vrai qu'aujourd'hui comme la figure saillante le seul un peu connu par Rachida Dati de ce gouvernement c'est Bruno Retailleau pas très connu d'ailleurs mais qui est un peu plus repéré que les autres puis comme le dit Simon le Baron avec une certaine constance dans les thèmes ça penche à droite donc la question ça va être la capacité de rééquilibrer cela pour ne pas totalement mécontenter une partie non négligeable du pays

20:35
Présentateur

Combien de temps pour un gouvernement barnier avec Ludovic Vigogne dans le téléphone sonne ce soir qui est journaliste politique à la tribune dimanche et qui chronique aussi sur France Inter le dimanche à 7h40 j'avais oublié tout à l'heure maintenant je le redis Emmanuel Rivière vous êtes politologue consultant en stratégie d'opinion enseignant en Sciences Po Simon le Baron vous êtes journaliste au service politique de France Inter et Jean-Marc vous nous appelez du Rhône bonsoir

20:57
Auditeur

Oui bonsoir

20:58
Présentateur

On vous écoute

20:59
Auditeur

Eh bien écoutez moi tout spécialiste qui est autour du ventre moi je veux bien les entendre mais nous on nous a demandé d'aller voter encore une fois moi mon père il y a 41 ans aujourd'hui 42 ans il a sauté au plafond quand il y a eu une élection qui lui a bien plu il nous a appris à aller voter il était instituteur on a bien voté on est allé sans problème j'allais voter il était très content de l'aller voter il est très heureux et maintenant on nous a appris une chose c'est qu'on va voter mais les résultats des courses c'est que eh bien ils font ce qu'ils veulent ces gens là ils nous disent vous êtes gentils les gars vous avez voté nous on vous explique comment ça va se passer et bien il y a un moment moi je veux bien mais après on s'étonne moi j'ai des enfants qui ont maintenant 38 ans les nés à 36 ans le petit à 26 ans enfin je dis le petit non mais c'est vrai mais c'est des gens qui ont une carte d'électeur mais ils vont c'est pas forcément le petit je sais pas ce qu'il va voter mais je veux dire on sait pas ce qu'on fait de cette population là parce qu'on leur apprend mal les choses

22:08
Présentateur

pardon Jean-Marc de vous avoir interrompu on vous a entendu merci beaucoup je voudrais rajouter le message de Géraldine sur Whatsapp et qui dit ceci nous sommes gouvernés par le RN la clarification est faite or c'est le front républicain qui a gagné respect de la démocratie dit-elle avec deux points d'interrogation derrière et ce serait bien que vos intervenants en parlent et c'est ce que je disais tout à l'heure Ludovic Vigogne est-ce qu'on traînera pas ça la remarque de Jean-Marc comme un boulet pendant les trois ans qui viennent soit jusqu'en 2027 soit s'il y a à nouveau des élections législatives

22:36
Invité

jusqu'à l'année prochaine si si il y a au mieux du désarroi au pire une grande colère mais il faut quand même rappeler les choses c'est pas tout à fait juste de dire que le nouveau Front Populaire a gagné le problème de cette élection c'est que personne n'a gagné pour gagner des élections législatives il faut avoir 289 députés à l'Assemblée Nationale c'est ce qui permet d'avoir la majorité absolue aucun camp ne les a eu de loin le nouveau Front Populaire avait 193 députés ah 193 députés la majorité relative qu'a constitué Michel Barnier c'est quoi c'est 220 députés à peu près donc c'est un tout petit peu mieux c'est encore très loin des 289 mais c'est plus que 193 donc ça peut peut-être vivoter un peu plus mais c'est sûr que c'est très compliqué pour les gens à entendre à comprendre que ça suscitera beaucoup de colère dans l'hémicycle et qu'on en ressentira les répercussions lors des prochaines élections à coup sûr et que ce qu'on a vu se formaliser entre les deux tours le Front Républicain peut-être que la prochaine fois ça ne se passera pas tout à fait de la même manière Emmanuel Rivière

23:33
Présentateur

on avait un auditeur tout à l'heure c'était le premier auditeur qui disait de toute façon en dehors des formations qu'on voit là personne n'est prêt en fait le Rassemblement National n'est de toute façon pas prêt pour l'instant parce qu'il faut former des cadres il faut tout ça parce qu'ils nous ont bien montré aux dernières élections que là-dessus ils n'y étaient pas donc ils ont besoin de toute façon quoi qu'ils en disent et même s'ils ont la main au-dessus du bouton rouge ils ont besoin de ce temps-là ils nous disaient la gauche a aussi besoin de temps parce que pour l'instant il n'y a pas de raison qu'ils arrivent mieux à s'entendre là entre en gros les sociodémocrates et LFI dans une formation éventuelle de gouvernement pas plus maintenant qu'au tout début après l'élection est-ce que c'est vrai ça de toute façon

24:13
Auditeur

tous ces gens ont besoin de temps c'est assez vrai et par ailleurs il y a une circonstance incontournable c'est qu'il ne peut pas y avoir de dissolution avant le mois de juillet donc renverser le gouvernement

24:24
Présentateur

du coup je vais le dire à l'envers est-ce qu'une année ça suffit à la fois pour que le RN se mette en ordre de marche avec l'argent qu'il a gagné lors de cette élection pour avoir des cadres etc et pareil à gauche

24:36
Auditeur

je ne sais pas exactement quel diagnostic était fait au RN de toute évidence ils ont fait le diagnostic et fait quelque chose qui n'allait pas d'ailleurs ils ont assez peu joué la carte de l'élection dont ils auraient été privés je pense que leur attention est plus portée sur les faiblesses du côté de leurs candidats que sur leur incapacité à gouverner je pense qu'à un moment ils se voyaient vraiment exercer le pouvoir et être à Matignon la gauche est un peu différente eux ils s'estiment prêts de toute façon ils avaient un programme ils avaient une candidate la question c'est est-ce que vraiment cette gauche dans ses divisions est prête à régler tous les problèmes que poserait aujourd'hui le pouvoir puis si ce gouvernement était renversé et c'est là où effectivement ça complique un peu l'équation ça voudrait dire qu'effectivement il y a eu une motion de censure votée à la fois par la gauche et le Rassemblement National ce sera plus compliqué de dire après avoir fait tomber un gouvernement sur une motion de censure de dire maintenant laissez-nous faire on n'a pas plus de majorité mais on va faire texte par texte etc c'est-à-dire en gros de demander ce qui aurait été refusé à Michel Barnier mais c'est quand même le RN qui tient un peu les clés de l'horloge et au fond il y a aussi leurs électeurs ils ne sont pas très contents de Michel Barnier mais ils en sont moins mécontents que les électeurs de gauche si à un moment l'électorat du RN qui n'était pas le dernier à réclamer un profond changement donnent le sentiment que on ne peut pas très bien comprendre pourquoi leurs parlementaires leurs dirigeants permettent ce qu'ils estiment être une prolongation du macronisme peut-être qu'à un moment le RN se dira c'est peut-être pas notre intérêt d'attendre trop longtemps

26:12
Présentateur

vous parlez de l'hypothèse très très improbable où il y aurait une alliance ou pas une alliance ou en tout cas des votes additionnés entre le nouveau pro-populaire et le RN on est d'accord qu'on est dans une espèce de politique fiction totale non pas du tout j'allais vous demander jusqu'à quel point

26:28
Invité

on était dans la politique lors de la précédente législature on a vu des motions de censure déposées par la gauche auxquelles le RN a porté ses voix donc ça peut tout à fait se produire

26:39
Présentateur

juste avant que vous entriez en studio il y a eu cette information qui disait je vous le mets dans l'oreille sur l'abrogation de la réforme des retraites le PS ne votera pas la proposition de loi du Rassemblement National je pose ça là il y a un mécanisme

26:53
Auditeur

asymétrique qui s'est produit depuis 2022 c'est-à-dire que la gauche ne vote pas les motions de censure du RN mais le RN ne refuse pas si c'est l'IOD qui dépose une motion de censure on l'a vu à 9 voix près là tout le monde peut s'y retrouver

27:07
Présentateur

allez voici Catherine bonsoir Catherine

27:09
Auditeur

on vous écoute alors moi il y a quelque chose vraiment je suis stupéfaite de voir le manque d'inventivité ils ne vont pas chercher les bonnes personnes en fait nous on a envie d'inventivité de création de nouvelles visions de personnes qui prennent à bras le corps les problèmes actuels qui se donnent les moyens de résoudre moi je me pose la question si ces personnes qui détiennent les règnes politiques ont vraiment envie de résoudre je me la pose parce que je trouve qu'on fait toujours du vieux avec du vieux on fait bouillir les vieux pots on remet les mêmes choses dedans mais l'inventivité fédérer les français leur donner envie etc moi je vois ça nulle part c'est pour ça que je me pose la question ces gens là ont-ils vraiment envie de résoudre les grands problèmes

27:56
Présentateur

Catherine merci beaucoup Simon Lebaron

27:59
Invité

le problème c'est que déjà avec un gouvernement avec une France gouvernable on va dire il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas aller au gouvernement parce que déjà il n'y a que des coups à prendre et puis c'est plus difficile ensuite c'est très très difficile de retourner dans le privé parce qu'il y a des critères de transparence la haute autorité pour la transparence de la vie publique doit valider un poste qu'on pourrait convoiter qu'un ancien ministre pourrait convoiter dans le secteur privé pour éviter les conflits d'intérêts donc il y a beaucoup de gens si j'ai bien entendu ce à quoi pense l'auditrice c'est-à-dire des gens qui ne seraient pas des politiques professionnelles qui auraient une autre vision peut-être une vision plus moderne un peu plus originale plus proche des gens à apporter et ceux-là on les trouve selon ce que disait cette auditrice on ne croit pas

28:48
Présentateur

qu'on a déjà essayé surtout c'était 2017 on disait

28:50
Invité

la société civile alors déjà beaucoup de gens ne voulaient pas aller au gouvernement beaucoup de talents si on peut dire ça comme ça de la société civile hésitaient à aller au gouvernement en se disant qu'est-ce que je vais devenir après alors imaginez dans le bourbier actuel forcément on en revient à la vieille politique si j'ose dire à la politique politicienne bon c'est le retour du vieux monde en fait et déjà dans le vieux monde on voit que beaucoup ont refusé d'aller mettre les mains dans le cambouis parce que forcément il n'y arrive pas grand chose à gagner dans ce gouvernement-là

29:21
Présentateur

il y a certains de nos auditeurs qui nous proposent une usine à gaz qui aurait été intéressante d'essayer de voir en place c'est Anne sur Whatsapp qui dit mais pourquoi Michel Barnier n'a-t-il pas composé un gouvernement de gauche ou centre-gauche pour les sociales et de droite ou centre-doigt pour l'intérieur dans le cas de peut-être davantage de français se serait senti mieux représenté plutôt que d'avoir ce sentiment d'un putsch par LR est-ce que c'est faute de volontaires et on a Valentin également qui dit l'une des conséquences du vote des législatifs n'aurait-il pas été d'avoir un gouvernement de cohabitation avec trois blocs de ministres qui auraient été certes en opposition mais représentant les sensibilités moi je trouve ça intéressant parce que ça veut dire que ce que les auditeurs nous disent c'est encore une fois et peut-être depuis le mois de juin en fait apprenez le compromis apprenez le compromis apprenez le compromis s'ils imaginent là que c'est même faisable à l'intérieur d'un même gouvernement je vous sens un peu le compromis

30:13
Auditeur

de faire au Parlement en fait

30:14
Présentateur

oui non mais on est d'accord mais

30:16
Auditeur

il y a quelque chose de très astucieux dans ce que disait l'auditrice qui s'est exprimé sur Whatsapp je n'ai pas retenu son prénom c'est qu'en plus elle énonce en fait bonne compréhension de la sociologie de ce pays ce qu'elle attribuerait à la droite c'est quand même le domaine dans lequel souvent les propositions exprimées par la droite sont assez majoritaires

30:34
Présentateur

sociale à gauche ordre à droite

30:36
Auditeur

cette France qu'on dit avoir basculé à droite sur tous les sujets sociaux franchement c'est faux franchement que ce soit sur la redistribution sur les retraites sur les services publics même sur le libéralisme économique on ne peut pas vraiment dire que la France soit de droite donc voilà confier ça à la gauche pourquoi pas en tout cas ça montre bien en fait qu'il y a encore une fois une espèce de décalage entre les murs et c'est en fait c'est aussi un peu le malentendu qu'on se traîne depuis le début c'est à dire que depuis la dissolution et depuis surtout la nouvelle désignation Ludovic rappelait qu'on a plutôt regretté qu'il n'y ait pas de majorité mais enfin les gens ont dit nous on a fait le job en choisissant oui ou non RN maintenant débrouillez-vous et ils disent vraiment débrouillez-vous ils disent comme viennent de le dire Valentin aussi faites avec les uns les autres et face à cela la classe politique n'a fait que dire pas lui surtout pas ligne rouge hors de question je n'irai pas si etc c'est à dire tracer des murs et des impossibilités

31:29
Présentateur

et vous voyez ce que j'ai sous les yeux j'ai le message de Margot par exemple et qui dit il faut que les politiques se remuent ils ont un devoir d'agir dans l'intérêt général de travailler à chercher un consensus et ils semblent l'oublier alors je ne vais pas être trop ouvertement pessimiste et optimiste pardon et trop optimiste pour les électeurs que nous sommes tous mais on a l'impression que ce pas là qui dit mélangez-vous les gars apprenez à faire des compromis soyez bon là-dessus les électeurs l'ont compris les politiques pas encore en fait peut-être qu'on a un coup d'avance ou pas je ne sais pas

31:58
Invité

en tout cas c'est sûr qu'aujourd'hui on essaye de faire entrer un rond dans un carré et que ça ne fonctionne plus c'est d'abord il y a un problème c'est la cinquième république et le tripartisme la cinquième république c'est une majorité une opposition c'est pas une majorité des oppositions c'est pas trois blocs et donc c'est aujourd'hui ça qui est extrêmement compliqué on parlait tout à l'heure de l'idée de faire entrer des personnalités de gauche au gouvernement pour tous les coups de fil qu'a passé Michel Barnier à des grands élus locaux de gauche il a essuyé des refus il ne l'a pas caché très concrètement il a réussi à convaincre un seul élu socialiste ancien élu socialiste Didier Migaud qui est aujourd'hui à la justice et pour cacher la misère ils l'ont mis en numéro 2 mais bon beaucoup de gens aujourd'hui ne sont pas prêts à ça dans la classe politique mais parce qu'ils craignent pour leur réélection prochaine oui c'est compliqué regardez moi ce qui me frappe c'est la schizophrénie de tout ça au sein du gouvernement Michel Barnier il annonce des ruptures il y a 7 ministres sortants du gouvernemental ces gens là ils ne vont pas faire des ruptures avec eux-mêmes ça s'appelle la rupture dans la continuité vous avez le ministre de l'économie Antoine Armand qui dimanche soir lors de sa passation de pouvoir avec Bruno Le Maire dit je suis fier d'hériter d'un tel bilan et puis quelques jours avant vous aviez Michel Barnier qui dit la situation budgétaire que je découvre est extrêmement grave bon alors il faut savoir et c'est très compliqué ça va être très compliqué au quotidien ça va être une expérience très intéressante in vivo de voir comment ça se passe je ne suis pas sûr que ça soit une grande réussite et qu'au final les français se disent associer des gens qui pensent très différemment ce sera très produit au final peut-être qu'ils reviendront à une envie que ce soit beaucoup plus cohérent en fait Emmanuel Rivière rapidement et on retourne au standard

33:32
Auditeur

par rapport au manque d'inventivité que mentionnait Géraldine je pense qu'il y a un autre danger qui guette ce gouvernement qui se sait en sursis et en plus qui ne sait pas pour combien de temps c'est qu'au motif d'agir et de répondre à l'urgence aux attentes des français on ne fasse que multiplier les effets d'annonce vous allez voir ce que vous allez voir on va mettre de l'énergie alors que c'est peut-être un jugement personnel mais je ne crois pas que ce soit dans le domaine de l'immigration de la sécurité de l'éducation des services publics de la santé etc et quoi que ce soit qui se résolve sans patience sans longueur sans une vraie durée sans évaluation comme l'a dit d'ailleurs le premier ministre qui a l'air d'y regarder de l'importance et du coup il risque d'y avoir un décalage à nouveau entre ce que les gens entendent et ce qu'ils voient dans la réalité bonsoir Mathieu

34:18
Présentateur

oui bonsoir on vous écoute vous aussi vous êtes arrêté mais tout le monde est sur la route en ce moment pour nous écouter allez-y

34:23
Auditeur

merci pour ma question je voulais savoir le débat se centre beaucoup sur la différence qui finalement déchire les différents partis mais pourquoi est-ce que le débat n'est pas plus centré sur ce qui nous unit les thèmes qui rassemblent plutôt qu'à chaque fois parler passer des heures à essayer de voir qu'est-ce qui différencie tout le monde est-ce qu'on ne peut pas plutôt recentrer le débat sur ce qui nous rassemble

34:48
Présentateur

merci beaucoup Mathieu il nous reste une minute pour essayer de rassurer Mathieu y a-t-il des choses qui nous rassemblent est-ce qu'il y a un silence autour du plateau

34:57
Auditeur

bien plus qu'on ne le dit bien sûr

35:00
Présentateur

alors qu'on soit moins en colère et moins polarisé les uns les autres là-dessus Manuel Rivière je vous suis totalement mais si on disait là voilà ça c'est quelque chose autour duquel nous pouvons tous nous rassembler ce serait quoi

35:13
Auditeur

la question des services publics qui semble prioritaire de plus en plus de gens ressentent l'impression de revivre dans un désert médical c'est un sondage opinion way pour le parisien qui le montrait alors il y a la question du pouvoir d'achat ça c'est un sujet qu'on pense être derrière nous mais il ne l'est pas pour les français et la dernière fois qu'il y a eu des difficultés à affronter le fait de ne pas avoir de majorité en juillet 2022 on a su dépasser des clivages sur cette question-là il n'y a plus d'argent dans les caisses donc c'est vrai que c'est un peu compliqué et puis il y a brodé autour des JO mais il y a quand même une espèce de volonté de retrouver du commun qui est aussi un moteur pour tout ça

35:54
Invité

même sur les services publics par exemple est-ce que tout le monde est d'accord pour qu'il y ait plus de services publics plus d'Etat on voit que le ministre qui vient d'être nommé à la fonction publique Guillaume Casbarian est un libertarien qui pense que l'Etat doit le moins intervenir possible donc vous voyez que même sur la question des services publics tout le monde n'est pas d'accord

36:10
Présentateur

vous avez cassé notre union on venait à peine d'essayer de la monter merci beaucoup merci à tous les trois merci à tous pour vos nombreux appels

Combien de temps le gouvernement Barnier peut-il tenir ? · Pourquijevote