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Interviewyoutube.com· 14 juin 2016 25 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsTravail & emploi

Invité : Edouard Philippe - Territoires d'infos (15/06/2016)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Édouard PhilippeFait
    « je plaide pour une réponse essentiellement organisée autour des moyens »
  • Édouard PhilippeChiffre
    « il y a plus de 2 millions de fonctionnaires d'État »
  • Édouard PhilippeFait
    « la liberté de manifester en France c'est une liberté constitutionnelle »
  • Édouard PhilippeFait
    « au Havre il y a eu des grèves y compris des grèves dures il y a une situation sociale qui est tendue »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] territoire d'info Cyril Viguier bonjour à tous et bienvenue dans la matinale d'info de Public Sénat et de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale aujourd'hui notre invité c'est Édouard Philippe bonjour vous êtes député maire du Havre les républicains et soutient d'Alain Jupé merci d'être avec nous ce matin pour vous interroger à mes côté aujourd'hui Véronique Jacquier de su radio bonjour Véronique bonjour et Lecler de Public Sénat bonjourour Édouard Philippe l' Rossi Abala le meurtrier qui a tué euh un commandant et une secrétaire administratif de la police nationale lundi à Magnanville dans les ivelines était fiché s connu écouté par les services de renseignement français vous avez dit hier les réponses apportées ne suffisent pas à faire taire l'angoisse alors quoi faire de plus d'abord c'est un fait et que l'angoisse se développe et que au fur à mesure qu'on passe des Caps euh qu'on passe des étapes euh dans euh l'horreur et dans le euh et dans la violence euh on voit bien poindre partout dans le pays une angoisse une colère aussi euh à laquelle il faut apporter des réponses autant à la colère d'ailleurs qu'à la situation qui est une situation de grande de grand danger euh et les réponses qui sont apportées aujourd'hui euh manifestement elles sont pas encore à la hauteur des défis euh puisqu'on a pas le sentiment queon ferait marche arrière sur ce chemin dangereux mais bien au contraire qu'on continue à avancer dans quelque chose qui n'est pas maîtrisé qu'est-ce qu'il faut faire c'est sans doute très compliqué d'apporter la réponse moi ce qui me frappe c'est que la réponse la plus naturelle la plus immédiate des responsables politiques c'est souvent une réponse juridique normative je suis frappé d'entendre beaucoup de mes collègues expliquer que pour résoudre cette crise il faudrait prendre de nouvelles mesures alors soit permettre l'incarcération ou en tout cas l'éloignement administratif de toute une partie de la population moi je je je crois pas du tout que la solution à cette crise soit une solution juridique depuis depuis les attentats de Charlie euh je crois même l'avoir déjà dit sur ce plateau je plaide pour une réponse essentiellement organisée autour des moyens je crois pas que ce soit de nouvelles lois dont nous ayons besoin je pense qu'en revanche que nous avons besoin de nouvelles pratiques que nous avons besoin de nouveaux moyens dans des domaines assez diversifiés dans les justices dans la justice dans les prisons dans la police nous avons besoin d'une réorganisation du renseignement nous avons besoin de faire en sorte qu'il y ait plus d'hommes plus d'intelligence encore plus de moyens humains techniqu budgétaire aussi consacré à cette lutte contre le terrorisme consacré à cette dérive d'individus et à cette prévention du passage à l'acte voilà je je vois bien que c'est à la fois plus plus de moyens et meilleure organisation mais est-ce que sans faire de jeux de mot est-ce qu'on a les moyens de de de de de cette politique là on a un peu l'impression qu'aujourd'hui on est un peu au bout du bout non je crois pas vous pensez pas je c pas c mettre plus d'effectifs de police plus probablement de magistrats absolument mais non seulement on a les moyens mais il faut le faire alors ça veut peut-être dire et ça veut ça veut donc dire que c'est un choix difficile ça veut peut-être dire que ces moyens qu'il faut consacrer à cette priorité il faut les dégager en en en supprimant d'autres moyens exemple euh mais je je je ne sais pas mais peut-être qu'on peut considérer que la priorité pour l'État c'est la lutte contre le terrorisme et si cette priorité est réelle et je crois que ça l'ai benah dans ce cas-là il faut accepter l'idée l'État va faire moins de choses ailleurs ou va les faire autrement où est-ce qu'on ferait des coupes budgétaires par exemple écoutez il y a plus de qu'est-ce qui n'est plus une priorité par les temps qui cour il y a plus de 2 millions de fonctionnaires d'État on peut peut-être imaginer des réorganisations de service qui feraient passer je ne sais pas moi des personnels administratifs d'un ministère vers le ministère de l'Intérieur histoire de permettre à des policiers déjà formés d'être moins dans les tâches administratifs et plus dans les tâches de terrain je je crois vraiment que si on si on veut prendre la mesure de ce qui est en train de se passer et du risque et du risque considérable de délitement de la société française de la nation française euh et ben il faut y mettre les moyens et en tout cas il y a une chose dont je suis absolument certain c'est que ça n'est pas le vote d'une loi ou d'une mesure symbolique emblématique qui changera quoi que ce soit à l'affaire à chaque fois qu'en France il y a un événement de cette nature vous voyez ensuite les gouvernements successifs d'ailleurs apporter une loi à l'Assemblée en disant c'est cette loi qui va nous permettre d'engager ça n'est pas vrai c'est plus facile par exemple l'état l'état d'urgence par exemple fallait fallait quand même le faire ou pas l'état d'urgence ou est-ce qu'il faut s'habituer à vivre avec il fallait évidemment au soir du 13 novembre prendre la mesure d'état d'urgence nous l'avons d'ailleurs voté je dis nous les députés républicains l'ont voté sans hésiter il y a pas de sujet là-dessus mais depuis qu'est-ce qui s'est passé il s'est passé une chose quand même sidérante nous avons déshabillé l'état d'urgence l'état d'urgence c'est quoi au fond juridiquement c'est un régime d'exception légal bien entendu mais d'exception la possibilité euh pour les forces de l'ordre de procéder à des perquisitions la nuit ou des perquisitions administra pas du tout pas du tout on nous dit aussi enfin ber dit qu'il y a des attentats qui sont déjoués on sait pas tous les jours maisord mais ce qui est vrai c'est que la dernière fois que nous avons voté la prolongation de l'état d'urgence nous avons enlevé la possibilité de ces perquisitions nous nous sommes revenus sur quelque chose qui était permis par l'état d'urgence deuxième élément de l'état d'urgence interdire le cas échéant les rassemblements et les débordements je je ve dire je peux même pas le dire sans avoir presque honte de constater que dans notre pays il y a eu hier des scènes apocalypti en plein Paris avec un hôpital donc là un hôpital pour enfants malad attaqué voulez dire on peut donc on peut donc corriger là puisque vous dites finalement ce que je veux dire c'est que il fallait faire l'état d'urgence le 13 novembre mais qu'on est rentré dans un système où même l'état d'urgence n'est plus appliqué comme il devrait l'être c'est-à-dire qu'encore une foism déjà vrai état d'urgence ça me semble ça me semble un minimum ensuite édard Philippe il faut peut-être prendre plus au sérieux aussi la lutte contre la radicalisation oui bien sûr bien sûr alors de quelle façon mais typiquement voilà bien un élément qui demande des moyens des moyens technologique parce que ce qu'on constate c'est une forme de radicalisation très solitaire maintenant très j'allais dire technologique si si on peut en tout cas par des moyens lié à la technologie numérique lié à l'Internet donc des moyens technologiques supplémentaires des moyens humains aussi pour prévenir pour suivre et éventuellement quand on a constaté la radicalisation pour mettre en œuvre une politique qui permet de déradicaliser mais est-ce sincèrement que la déradicalisation est possible est-ce que c'est pas un peu de l'angélisme ça je d'abord je crois pas que ce soit de l'angélisme et puis je vous dis pas que la déradicalisation ça se passe tranquillement au café en disant tu sais c'est pas bien ce que tu as fait je dire ça peut aussi je suis évidemment partisan j'espère que c'est fait tous les jours et je n'en suis pas sûr je suis évidemment partisan que tous ceux qui décident de partir sur des zones de guerre et qui décide de revenir soit placé dans une situation administrative et judiciaire qui ne leur permet pas de se promener un peu partout sur le territoire bon c'est ça me semble l'évidence mais ça il faut le faire durablement et ça repose immédiatement la question des moyens où est-ce qu'on les met en prison ou pas dans les prisons elles sont surpeuplées ou pas donc encore une fois la question c'est pas véritablement une question d'instrument juridique c'est une question de moyens qu'on consacre à cette priorité Alain Jupé prône la création d'une police pénitentiaire justement pour tenter d'éviter la radicalisation en prison elle ressemblerait à quoi cette police pénitentiaire la police pénitentiaire son objectif c'est pas d'éviter la radicalisation en prison encore une fois je pense que si on veut éviter la radicalisation en prison il y a d'abord des questions de moyens matériels à mettre et d'éviter la surpopulation dans les prisons mais la police pénitentiaire elle doit notamment faire du renseignement c'est-à-dire savoir ce qui se passe c'est-à-dire avoir les moyens d'écouter avoir les moyens de prévenir les communications c'est-à-dire au fond apporter un service qui aujourd'hui est difficilement euh rendu par les surveillants pénitenciires que je mets absolument pas en cause parce que s'il y a des gens qui ont un job compliqué en ce moment c'est bien eux alors vous me dire il y a beaucoup de gens qui ont des jobs compliqués en ce moment mais enfin les surveillants pénitentiaire je veux dire ils sont ils sont pas c'est pas facile pour eux c'est vraiment pas facile donc il faut les soutenir bien entendu mais il faut qu'on apporte là encore plus de moyens pas simplement dans les mètres carrés pénitentiaires mais dans euh dans la capacité qu'on ceux et celles qui servent le ministère de la Justice ou le ministère de l'Intérieur à entendre à comprendre à prévenir à interdire les communications à faire en sorte encore une fois que ces prisons ne soient pas les incubateurs du Radi mais bien des lieux où au moins on a la certitude qu'il ne se passe rien le vous parlez de l'islam radical est-ce qu'on peut aller plus loin est-ce qu'on peut parler de l'islam je regardais votre champion Alain jupet à TF dimanche dernier parlant de l'identité et il dis il parlait de l'identité heureuse est-ce qu'au fond il y a 2 3 ans il aurait pas eu le même discours qu'aujourd'hui est-ce que il est pas un peu en retrait par rapport à ce qui se passe et si j'ai j'ai envie de vous demander ce matin au fond la marque de fabrique d'Alain Jupé sur cette question d'identité d'abord est-ce que ce sera le thème de de votre point de vue le numéro 1 de l'élection présidentielle qui qui s'approche je je je suis pas devin et il y a peut-être des gens qui choisiront de faire de l'identité le thème numéro 1 de leur campagne il y en a peut-être d'autres qui penseront que just qui ont chois un peuse on commencé à parler d'angoisse au début de cette émission est-ce que c'est pas un petit peu décalé comme concept peut-être des gens qui diront que le thème numéro 1 c'est l'économie c'est je très bien l'identité heureuse qu'est-ce que c'est c'est pas un con ça s'il y a une chose qui est certaine aujourd'hui c'est que dans notre pays on n'est pas on n'est pas dans la joie et on n'est pas dans la légèreté on est dans l'angoisse on est dans la peur du déclassement individuel et collectif on est dans la constatation de menaces considérables qui s'agrège à nos frontières et même d'une certaine façon dans notre pays on est face à une sorte déélitement de notre puissance donc bien entendu qu'il y a une angoisse le thème de l'identité heureuse ça n'est donc pas un constat c'est une proposition c'est comment est-ce qu'on fait pour collectivement dans ce pays la France qui a une histoire qui a des ressources qui a des potentiels se dire que on ne va pas rester dans cet état d'angoisse mais on va construire une société où tous ensemble tous ceux qui sont français ici tous ceux qui vivent en France tous ceux qui vivent en France qui aiment ce pays vont essayer de construire quelque chose un modèle positif j'ai souvent l'habitude de demander à ceux qui m'interrogent sur l'identité heureuse en me demandant si c'est pas trop léger ou ou ou d'une certaine façon un peu naïf ou angélique quelle est l'alternative à l'identité heureuse c'est quoi l'alternative à l'idée que collectivement on construisse un projet de société dont nous serions fiers et qui serait partagé c'est quoi l'alternative c'est qu'on va commencer à dire 10 on aurait pu dire que l'objectif était sûrement salutaire mais c'était c'était probablement le même j'entends votre mararque mais entendez ma question c'est quoi l'alternative c'est dire telle ou telle catégorie de Français n'a pas sa place sur le territoire ou telle ou telle catégorie de Français n'a pas avoir les mêmes droits que d'autres c'est ça le sujet c'est évidemment pas ça la France qu'on aime et qu'on veut construire donc il faut que par l'école par les institution par aussi une certaine un certain rapport à la force à l'autorité à la puissance on revienne dans une dans une dans une patrie dans une nation qu'on a envie de construire ensemble Édouard Philippe qui est notre invité ce matin député maire du Havre proche d'alin Jupé vous avez parlé tout à l'heure des moyens de lutter contre la radicalisation il y a des images qui ont choqué les gens hier ce sont les images de la manifestation contre la loi travail dans la violence vous en avez vous y avez fait allusion tout à l'heure est-ce qu'il faut s'habituer à vivre à chaque manif avec les casseurs je parle au au maire d'une grande ville hein Le Havre non mais d'abord évidemment il faut pas s'habituer à vivre avec des casseurs c'est c'est c'est parfaitement attaquer l'hôpital Necker il y a un hôpital pour enfant c'est parfaitement scandaleux alors un mot puisque vous avez cité Le Havre la ville dont je suis le maire au Havre il y a eu des grèves y compris des grèves dures il y a une situation sociale qui est tendue avec des blocages avec des blocages sur la zone industrielle avec des interventions des forces de l'ordre donc on n'est pas du tout dans une situation simple mais à la différence de Rennes ou de Nantes et de beaucoup d'autres villes il y a pas eu véritablement de violence urb alors c'est pas ma recette je pense que c'est lié au fait qu'il y a une une organisation syndicale assez puissante au Avre et qu'elle a choisi volontairement d'interdire au casseurs de se mêler au C des sy pens que la c c là met de l'huile sur le feu par raort ce je vous dis le contraire je vous dis le contraire en tout cas c'est ce que j'ai observé vous préconisez quoi donc ce que j'ai vu en revanche sur les images diffusées hier de la situation parisienne c'est c'est des fait mais absolument scandaleux avez dit vous-même on a défoncé à coup de masse les vitres de l'hôpital ncker où sont soignés onappelle enfant malad non mais mais c'est c'est c'est honte honte à ceux qui parce que il n'acceptent pas le pacte démocratique parce qu'il n'accepte pas l'économie de marché parce qu'il n'accepte pas fondamentalement ce que nous sommes défonse casse et remett en cause les fondement notre pays c'est pas du tout accessoire c'est exactement la même chose qui se passe à Nant c'est pas simplement une opposition sur un on a le droit d'être contre un projet c'est la remise en cause fondamentalement du pacte démocque interd mais c'est pas une question d'interdire les manifestations la liberté de manifestation vient de déclarer qu'il fallait internir les manifestations en cas de menace pour l'ordre public voyez bien que c'est pas la même chose la liberté de manifester en France c'est une liberté constitutionnelle moi je crois aux liberté je les défends évidemment qu'il faut défendre les libertés de manifester mais on manifeste pas partout tout le temps dans les mêmes condition en ce moment nous avons une crise majeure sur le plan sécuritaire nous avons eu avanthier soir des événements abominables dans les ivelines donc il y a une émotion très forte notamment des forces de l'ordre mais de toute la population et on a aujourd'hui on a donc eu hier pardon une manifestation probablement mal encadré de la part de ceux qui l'organisent puisque des casseurs puisque des casseurs sont venus Sisser dans le cortège et donc évidemment il faut accepter l'idée que parfois la liberté de manifester elle se concilie avec d'autres impératifs c'est ça qu'a voulu dire Jup et il a raison et que doit faire le gouvernement comment on gère ça et ben je pense que le gouvernement il a maintenant une discussion très sérieuse à avoir avec les organisation syndicale qui organise les mouvements d'opposition actuel parce que je pense que si ça dure ça va très mal se terminer j'ai le Clair Édouard Philippe dans dans ce contexte justement extrêmement tendu le retour de la loi et le comerie à l'Assemblée après le vote probable au Sénat avec un texte qui sera pas le même est-ce que dans cette hypothèse le dépôt d'une nouvelle éventuelle mauchon de censure est-ce que ce paraît pas totalement dérisoire par rapport à ce qui se passe faudra la faire quand même parce que je m'adresse au députés de droite vous posez la question à un député de l'opposition vous imaginez bien que ma prise le dépôt d'une motion de censure c'est plutôt l'opposition en général c'est assez simple si le gouvernement choisit une fois encore à l'Assemblée nationale d'avoir recours au 493 c'est-à-dire un texte qui ne permet pas aux députés qui sont pour ou contre le texte ils sont députés ils ont été élus par le peuple ils représentent le peuple ils essaient de représenter le peuple qui ne leur permet même pas de discuter le texte la la la sanction automatique qui est d'ailleurs prévu par la Constitution lorsque le gouvernement refuse la discussion députés c'est évidemment le dépôt d'une motion de censure y a y a rien de surprenant là-dedans vous savez vous savez parfaitement d'ailleurs le 493 ça n'a jamais été une arme destinée à museler l'opposition c'est une arme destiné à musler la majorité c'est quand le gouvernement n'a pas de majorité à l'Assemblée quand il n'est pas sûr de faire adopter un texte par l'Assemblée qui l'utilise le 493 bon la sanction de cette absence de majorité sur un texte c'est évident le dépôt par l'opposition d'une motion de censure est-ce que cette motion de censure aura vocation à être adoptée ça m'étonnerait parce que je vois mal les députés socialistes la voter est-ce que c'est à la hauteur des enjeux aujourd'hui bien entendu non mais est-ce que vous voulez accepter quand vous êtes député de l'opposition ce gouvernement qui est totalement je je crains de le dire parce que je j'essaie en général de pas être excessif dans les termes que j'emploin qui est totalement débordé par les événements il est débordé par le éélitement de sa propre majorité il est débordé par la situation sécuritaire il est débordé par la crise sociale ce gouvernement est débordé on peut pas assister à un gouvernement aussi débordé on pourrait imaginer que l'opposition l'aide justement dans des circonstances comme ça mais attendez d'abord est-ce qu'il nous a demandé notre aide est-ce que est-ce que véritablement il est dans un dans une logique est-ce que véritablement il est dans une logique d'union nationale par ailleurs je vous rappelle que les députés droite et notamment moi ont votter un certain nombre de textes proposés par le gouvernement on n'est pas dans une logique d'opposition stérile mais vous pouvez pas non plus nous demander d'accepter tout n'importe quoi et et de soutenir un gouvernement qui est débordé et qui est débordé de son propre fait un mot 30 secondes la campagne d'Alain jupet comment se porte-t-elle avec l'arrivée progressif de Nicolas Sarkozi on le voit bien comment le vit Alain Jupé comment ça se passe bah écoutez proch de lui he c'est pour ça que je pose la question oui non ben elle se passe bien elle se passe comme nous avons pensé l'organiser l'arrivée comme vous dites de la candidature de Nicolas Sarkozy dont j'ai compris qu'elle n'était pas véritablement officielle mais qu'en même temps elle ne faisait mais qu'en même temps elle ne faisait aucun doute puisque il était d'ailleurs bien naturel à l'évidence il est en campagne à l'évidence il a choisi d'être candidat et c'est avec les moyens du parti aujourd'hui bah écoutez ça c'est une question qu'il faut lui poser il faut faut simplement qu'on fasse attention à pas se retrouver dans une situation qui a d'ailleurs déjà connu la droite et le centre c'est-à-dire à une forme de confusion entre l'utilisation des moyens d'arti et et et la candidature de tel ou tel mais en tout état de cause ça n'est pas une nouvelle ça n'est pas une surprise et nous nous continuons notre campagne parce que notre objectif c'est pas de faire campagne contre quelqu'un c'est de faire campagne sur un projet le plus clair possible le plus détaillé possible c'est pas toujours facile et surtout d'avoir la possibilité d'obtenir du peuple français s'il fait confiance à l'injupé en 2017 un mandat clair qui permette au pays pendant 60 mois d'avoir une action réformatrice qui lui permette de se réparer et de rebondir merci Édouard Philippe député maire du Havre les républicains soutient d'in Jup d'avoir été invvité de cette matinale d'info on passe à l'analyse de l'actualité mais aussi de vos propos avec les éditorialistes dans un instant [Musique] voilà et aujourd'hui j'accueille Nathalie Moret de l'Alsace un des journaux du groupe Ebra et Zoé Cadio de l'indépendant et du Midi Libre bonjour et merci d'être avec nous ce matin on démarre ce débrief de l'actualité et des propos d'édard Philippe qui était l'invité de notre matinale d'info ce matin le député maire du Havre larussi Abala était connu écouté par les services de renseignement français Édouard Philippe a dit que les réponses porter ne suffiseent pas plus en tout cas à faire taire l'angoisse lui il voudrait mettre plus de moyens plus de moyens de l'État zoécadiou plus de moyens de l'État c'est une manière de voir les choses il faut pas oublier quand même qu'on est en démocratie et que pour pouvoir arrêter quelqu'un il faut avoir des preuves tangibles et réelles et avoir un dossier bien constitué aujourd'hui on sait qu'il y a à peu près 10000 personnes qui sont sous une qui sont suivies par une fiche s d'après les services de police il y en a une centaine qui ont déjà été arrêtés après justement les écoute mais on peut pas comme ça arrêter les gens sur simple suspicion même si il est vrai que on est arrivé à une situation assez dramatique Nathalie Moret on voit bien qu'à droite en fait il y a deux thèses qui s'affrontent il y a celle d'Édouard Philippe qui est donc un soutien d'Alain Jupé qui est plus pour effectivement plus de moyens pour le renseignement mais surtout une réorganisation des moyens regroupement des moyens existant et pas une è loi une niè annonce de mesures comme l'a fait des des 8h du matin hier Nicolas Sarkozi par un communiqué donc on voit qu'effectivement il y a un affrontement Édouard Philippe a été très habile puisque jamais il n'a cité Nicolas Sarkozi jamais il a été dans dans dans l'affrontement ni dans la politique politicienne mais on voit bien que à droite bah il y a ceux qui comme Christian Jacob comme Eric cioti comme tous les proches de Nicolas Sarkozi qui sont pour une méthode dure c'est-à-dire on enferme les fichiers on les met hors d'état de nuire et ceux qui disent attention le terrorisme a changé et ch ons nous changeons nous et changeons les moyens qu'on a de d'y faire face al le deuxième thème qui a marqué l'actualité c'est la loi travail avec des manifestations hier dans la violence est-ce qu'il faut s'habituer à vivre à chaque manif avec des casseurs hier ils ont quand même c'est des images qui ont choqué la France entière ils se sont attaqués à un hôpital pour enfants l'hôpital Necker à Paris l'hôpital Necker oui les images sont assez violentes maisce qu'on peut faire alors qu'est-ce qu'on peut faire c'est c'est quand même difficile parce qu'il faut savoir que les gens qui enfin il y a quand même 95 % des gens qui qui manifeste qui sont pacifistes on les voit arriver hein ces casseurs ils sont cagoulés ils sont casqués on voit bien qu'ils sont là pour en découdre avec la police c'est même un jeu de chat et de la souris hein moi hier soir j'étais hier j'étais sur l'esplage des Invalides c'est impressionnant de les voir aller les chercher et il y a vraiment une véritable violence donc maintenant qu'est-ce qu'on peut faire qu'est-ce qu'on peut faire contre la bêtise humaine à vrai dire c'est ça la question Alain Jupé ce matin et pour l'interduction des menaces contre l'ordre public il est il est pour qu'on interdise des manifestations en cas de menace euh Édouard Philippe vous voulez dire non alin Jup déclaré qu'il était absolument pour l'interdiction des manifestations en cas de menace euh le problème c'est que on est quand même dans un état de droit et que la la possibilité de de manifester fait quand même partie partie de notre histoire en même temps Édouard Philippe l'a souligné on est en état d'urgence et depuis qu'on est en état d'urgence il y a jamais eu des manifestations autant alors que ce soit sur des petites manifestations des petits rassemblement type nuit debout ou des grandes manifestations comme hier où il y avait 100000 personnes je crois on voit quand même que c'est assez compliqué regarde la semaine dernière il y a eu des interdictions de il y avait une centertaine de personnes qui ont a eu des interdictions de de manifester et il y a eu une décision quand même du tribunal ministtif qui a levé ses interdictions et où est-ce qu'on aevu ces casseurs c'est eux qui se sont pris à la voiture de police et qui ont essayé de brûler cette voiture de police donc c'est très compliqué comme dit Nathalie on est quand même dans un état de droit et qu'on est obligé de faire avec les règles et la loi et aussi avec l'organisation des manifestations Édouard Philippe l'a un petit peu souligné il a il a souligné le l'implication des des organisateurs de la manifestation la CGT a longtemps été connu pour l'encadrement de ces manifestations même eux ouais il semble complètement débordé donc non interdire les manifestations objectivbordé quand il y a 1 million de personnes dans la rue qu'on le vaille ou non quand même c'est quand même difficile 1 million de personne dans la rue je suis désolé hein il y avait quand même pas mal de gens hein enin excuse-moi entre ENF 1annonce les manifestants la police pas quand même de 80000 personnes dans la rue ça veut dire que quand même il y avait quand même du monde quoi oua 100000 personnes ça fait du monde encadré effectivement alors il reste quelques minutes pour parler de de la gauche dans quel état est-elle la gauche de la gauche semble remonter Jean-Luc Mélenchon est en passe de reléguer François Hollande à la 4e place au premier tour de la présidentielle c'est en tout cas l'hypothèse émis par un sondage BVA pour la PQR dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozi serait le candidat investi par les républicains zcadio euh oui enfin méenchon vient de rentrer en en campagne hein donc c'est normal aussi qu'il a une nouvelle visibilité et il est un jeanl mchon 14 François Hollande 13 he c'est ça précisément exact oui ce qu'on peut peut-être souligner c'est que malgré les bons résultats économiques François Hollande n'arrive pas à émerger mais il est pas en campagne alors est-ce qu'il est pas en campagne on pourrait un peu faire un parallèle avec la droite en disant que Nicolas Sarkozi n'est pas en campagne alors que tout le monde sait que les deux vont y aller quoi c'est ce qui a pointé d'ailleurs Édouard Philippe Nicolas Sarkozi est en campagne Nicolas Sarkozi est en campagne on voit bien que ça commence un petit peu à frémir dans les sondages et ce n'est rien à partir quand il va vraiment y être je pense que ça va être un petit peu ça va se resserrer entre Nicolas Sarkozi et c'est logique et tout le monde le sait mais puisque la question sur la gauche euh le le vrai problème c'est qu'effectivement François Hollande ne décolle pas qui a une impopularité mais terrible euh contre lui qui avait des slogans dans les manifestations hier qui étaient vraiment très très violents et j'ai vu un certain nombre de députés socialistes qui ne sont pas parmi les frondeurs qui s'intéressent enfin qui s'interrogent maintenant clairement sur la possibilité qu'il a ou pas de se représenter dans dans faut quand même remettre il faut se souvenir aussi de Jacques Chirac hein euh quand il est reparti pour un deè m faut relativiser les choses ENF je ne sais pas enfin moi je je je je suis incapable de lire l'avenir et ni dans une Mar dans une tasse de café je dis simplement que il faut pas jeter l'eau du bas avec le bébéadio la Une de votre journal L'Indépendant évidemment terreur à domicile avec la photo de ce policier et de sa femme alors de ce policier aussi qui était originaire de la région de pena pour exact donc il y a une véritable une véritable émotion autour de ça enfin les gens se retrouvent un peu là-dessus surtout que c'était un personnage qui était assez attachant il semblerait d'après les témoignages qu'on publie justement dans le journal ce matin euh l'Alsace policié tué aussi le passé trouble du terrorisme vous soullignez là qu'en fait on savait euh beaucoup de choses sur lui euh mais que évidemment euh oui voilà ça met en exact effectivement aujourd'hui on connaît les terroristes on sait qui ils sont mais bon voilà ils ont une façon de de de s'organisé qui est très solitaire à priori et qui les rend assez invulnérabl l'autre titre c'est la loi travail et la forte mobilisation qu'on a connu hier à Paris merci Nathalie Moret de l'Alsace et merci zoéadio de l'indépendant et du Midi Libre on se retrouve demain pour une nouvelle matinale d'info et les programmes continuent sur Public Sénat et SUD RADIO bonne journée à tous au revoir [Musique]

Invité : Edouard Philippe - Territoires d'infos (15/06/2016) — Édouard Philippe · Pourquijevote